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Voodoo. (In The South Of Witches Valley)
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Pure Instinct
Pure Instinct

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 "Pure Instinct" : When The Rage Is Going Down., 24 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pure Instinct (CD)
Qu'il est slow ce "Pure Instinct" de Scorpions, (à l'instinct cool). Pur (sûrement), mais slow.
La musique des Scorpions, a toujours été faite d'un hard-rock mélodique et de slows ravageurs. C'est cette seconde option qui va prendre le dessus sur ce treizième album studio (publié en '96). Aux côtés des Meine, Schenker et Jabs, on retrouve le bassiste Ralph Rieckermann et c'est Curt Cress qui tient la batterie en studio. Car Herman Rarebell (même s'il assura la promotion du LP en France), refusa de participer à son enregistrement. Cet album est produit par Erwin Musper hormis deux titres, "Wild Child" et "When You Came Into My Life" qui sont réalisés par Keith Olsen (producteur de "Crazy World" en '90). Ce mid-tempo de "Wild Child" qui démarre en trombe (avec des samples de cornemuse) et de gros riffs et solos de guitares, est bien isolé. Alors si ce nerveux p'tit rock met le cerveau à l'envers, where is the problem Doc' ? Et bien ce n'est ni dans l'interprétation ni dans la qualité des chansons, qu'il faut chercher. "But The Best For You" et "Does Anyone Know" deux compositions de Klaus sont de parfaits exemples du contenu de cet album, bien réalisé certes mais manquant de mordant. Le premier sur un faux rythme fou, possède quand même de quoi vous retourner à nouveau grâce à son tempo et son solo. Le second est une (énième) ballade placée bien tôt dans un album qui n'en manque pas. Un soupçon d'instinct sauvage persiste sur un rock 'n' roll "Stone In My Shoe" remuant, et un "Oh Girl (I Wanna Be With You)" qui (passé une horrible intro), s'avère assez convaincant (grâce à un bon groove). Les six autres titres étant des slows, (dont cinq composés par Rudolf). Alors "Soul Behind The Face" mélodique, sympa possède bien un bon refrain, à "When You Came Into My Life" (une remarquable composition) il faut reconnaître une superbe interprétation. La ballade "Where The River Flows" à des airs de rock sudiste avec Matthias à la slide, et "Time Will Call Your Name" (autre excellent titre) est acoustique et possède une chouette mélodie orientale. "You And I" écrit par Klaus (même s'il est réussi) est un slow de plus, et "Are You The One" évoque un petit côté Beatles (avec ses cordes), et est encore une fois super bien interprété.
Avec seulement quatre titres de pur hard-rock sur onze, "Pure Instinct" est un album de Scorpions à l’instinct (plutôt) inoffensif. Un album à plutôt réserver aux homo sapiens fans, les plus irréductibles.


Live Bites
Live Bites
Prix : EUR 8,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Live Bites" : une piqûre live pour les irréductibles !, 23 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live Bites (CD)
"Live Bites" (publié en '95), est le troisième live des Scorpions. S'il faut saluer le risque pris par le groupe de ne pas proposer les standards habituels, il ne comporte en revanche que treize titres en concert (ce qui s'avère un peu maigre), lorsqu'on sait combien de titres tueurs possède le répertoire de Scorpions revigorés.
Capté lors de leurs dernières tournées mondiales ce "live Bites" (produit par le groupe), bénéficie d'un son redevenu plus naturel (et très bon). Il est vrai que les Scorpions ont (aussi) laissé tomber les paillettes, un peu too much de la fin des 80's. Entamé par un "Tease Me, Please Me" de vieux titres refont (très) agréablement surface. "Is There Anybody There" avec à la basse un Ralph Rieckermann plus technique qu'un Francis Buchholz (qu'on retrouve) sur un "Rhythm Of Love" (capté à Berlin en '90), mais aussi un "In Trance" (toujours aussi incroyable), et un "When The Smoke Is Going Down" (aux côtés d'un récent) "No Pain No Gain". L'interprétation est irréprochable avec (notamment) un Klaus Meine (encore) très convaincant, mais on assiste plus à une compilation de titres live qu'à un concert. Une impression confirmée par les trois titres suivant "Ave Maria No Morro" (capté en acoustique à Mexico City), un (bon) "Living For Tomorrow" (avec un Klaus s'exprimant en Russe à Leningrad), et un mélodique "Concerto In V" (un instrumental de Rudy Schenker avec Herman Rarebell aux keyboards), qui s'ils restent captivants rompent l'intensité du live. Il est regrettable qu'il n'y ait pas plus de véritables brûlots (comme en possède par camions entiers les Scorpions). Où sont donc passés les "Don't Stop At The Top" et "Restless Nights" ou, "Someone To Touch" "Unholy Alliance" et "Woman" d'un "Face The Heat" taillé pour le live et peu représenté ? Heureusement l'assaut reprend avec une triplette démentielle avec le martial "Alien Nation" le redoutable "Hit Between The Eyes" et un terrible "Crazy World" à San Francisco, qui montrent un excellent Scorpions (bien piquant). C'est le pacifiste "Wind Of Change" qui clôt le live, mais pas le CD car deux ballades "Heroes Don't Cry" et "White Dove" (produites avec Keith Olsen), ont été rajoutées dans un but caritatif.
Malgré une (excellente) interprétation et cette (courte) sélection de titres en concert, "Live Bites" ne détrônera pas (mission impossible) ses illustres prédécesseurs (couronnés de succès planétaires), il semble plus destiné aux fans irréductibles des Scorpions.


Face The Heat
Face The Heat
Prix : EUR 8,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Face The Heat" : No Pain No Gain !, 21 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Face The Heat (CD)
Fort du succès de leur dernier album "Crazy World" et d'un "Wind Of Change" à l'âme pacifiste (alors que tout semblait rouler parfaitement), ce sont de sombres histoires de business qui vont enrayer la machine Scorpions, avant la publication d'un "Face The Heat".
Après la guerre froide disputée contre leur producteur Dieter Dierks en '87, l'année '92 sera elle gâchée par des problèmes juridiques (qui déboucheront sur l'éviction de Francis Buchholz qui dans l'ombre du groupe était aussi leur comptable). Il sera remplacé par Ralph Rieckermann un bassiste Allemand (aussi bon que discret). C'est déterminé et fort de cette nouvelle recrue que les Scorpions vont publier (leur douzième album), "Face The Heat" en '93, produit avec Bruce Fairbain (qui a enregistré les derniers Aerosmith). Un peu attendu au tournant, les Scorpions ont effectué un véritable retour au hard-rock pur et dur. Le puissant "Alien Nation" qui entame cet album montre un groupe ragaillardit. Le (réaliste) "No Pain No Gain" avec Matthias au Talk Box enfonce le clou, et un remuant "Someone To Touch" confirme le bon début d'un album très chaud. Les compositions sont à nouveau principalement l’œuvre du tandem Schenker/Meine (excepté quatre participations de Mark Hudson), dont le slow "Under The Same Sun" (un brin trop calculé) que Klaus a écrit avec Bruce Fairbain. "Unholy Alliance" un morceau heavy avec un break judicieux au thème oriental, et un terrible "Woman" un surprenant Blues (totalement inédit pour les Scorpions avec un Klaus Meine bluffant), sont de totales réussites. Même l'ironique "Hate To Be Nice" avec un Jabs jazzy, mérite d'être cité parmi les meilleurs extraits. Six titres qui laissent entrevoir un net regain de mordant chez des Scorpions à nouveau venimeux. La seconde moitié de l'album (sans atteindre le même niveau) est faite de titres pourtant loin d'être anecdotiques. Avec ce "Taxman Woman" clin d’œil aux problèmes vécu par les musiciens, un rock 'n' roll "Ship Of Fools" (avec sa sirène à la voix d'opéra), et le speed "Nightmare Avenue" (écrit par Matthias) qui sont assez captivants. Quant à "Lonely Nights" c'est LA ballade de l'album tout en feeling, du pur Scorpions. Avec l'avènement du CD les groupes lors de cette décennie vont chercher à remplir l'espace proposé sur ce nouveau support, proposant des plages dispensables. Et sur la version Européenne les Scorpions ont inclus deux ballades "Destin" et "Daddy's Girl" contre "(Marie's The Name Of) His Latest Flame" popularisé par Elvis Presley, sur la version U.S.
Revigoré et exécuté avec une grosse production heavy, ce "Face The Heat" (avec au moins dix brûlots), montre un Scorpions à la carapace tout en cuir et revanchard qui s'est bien ressaisi. L'album se bonifie même avec le temps, un signe qui ne trompe pas.


Crazy World
Crazy World
Prix : EUR 10,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Crazy World" : A Wind Of Change !, 18 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Crazy World (CD)
Si changement dans l'air il y eut en ’90 (l’année où paru) ce "Crazy World" (un album de hard-rock rutilant) des Scorpions, ce fut réellement en bien des points.
D'abord avec cette nouvelle décennie (leur troisième), qui est aussi l'avènement du CD (qui verra la durée des disques s’allonger). C'est le premier album à couper les ponts (définitivement) avec Dieter Dierks. Cette fois la production est l’œuvre de Keith Olsen un producteur renommé qui a déjà bossé avec Whitesnake en 1987. Pour la première fois le groupe fera appel à des professionnels de l’écriture (des bâtisseurs de hits), qui aident de nombreux groupes établis comme Aerosmith et même Bon Jovi. C’est Jim Vallance qui apparaît crédité sur sept des onze morceaux. L’ambiance y est (clairement) programmée pour séduire un large public. De toute façon, les Scorpions n'effrayent personne maintenant. Poliçant de plus en plus leurs albums, les Scorpions (même s'ils ont chargé Dierks), ne s'écarteront pas tellement du son développé sur les dernières productions. Le groupe a conservé ce son propre, permettant de séduire à la fois un grand public mais restant encore fidèle à ce qu'il est à l'origine. Cette production possède cependant un son plus naturel (avec une batterie qui sonne enfin comme celle d’un batteur de hard), et on réentend la basse. Son contenu demeure du hard-rock (mais très calibré et tout en retenue), aux alentours chromés comme ce "Tease me Please Me" écrit par Matthias qui ouvre les portes de ce onzième album. Les guitares y ont toujours leurs places, comme le prouvent les compositions encore convaincantes de Rudolf Schenker (les "Don't Believe Her" "Restless Nights" et "Hit Between The Eyes"). Mais l’agressivité de ce hard reste très cadrée, très contenue avec des chœurs très propres (comme sur un "To Be With You In Heaven" un peu bateau). Cette fois tous les membres du groupe ont participé à l'écriture des titres, Herman a pas mal contribué aux textes, Francis Buchholz y va aussi de sa première composition et envoie un speed "Kicks After Six". Klaus lui amène ce qui sera le plus gros succès du groupe ce "Wind Of Change" qui traite de l'effondrement de l'ex URSS (où ils ont pu effectuer leurs premiers concerts en '88), et un assez bon "Lust Or Love". Matthias signe une deuxième composition avec un heavy "Money And Fame" où il excelle encore une fois à la Voice Box. Et Rudolf (qui a écrit six titres), balance l'éponyme "Crazy World" (qui résume parfaitement le ton du disque). Le slow "Send Me An Angel" clôt l'album dans la grande tradition des Scorpions, mais sur un ton assez commercial.
Avec ce "Crazy World" qui est un album d'un hard-rock rutilant et chromé (qui lui permet de toucher un très large public), les Scorpions risquent aussi d'essuyer un revers de médaille, en se mettant une frange de son public de base à dos. Comme du changement dans l'air quoi.
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Sacrifice
Sacrifice
Prix : EUR 16,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Saxon : un "Sacrifice" efficace., 9 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sacrifice (CD)
Avec ce "Sacrifice" (au son très actuel), Saxon balance son vingtième album.
Après une "Procession" introductive et grandiloquente, qui annonce le titre éponyme (l'efficace) "Sacrifice", le Biff Band alterne les tempos (tout en restant assez imaginatif pour être captivant), ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas à l'écoute de cet album. Que ce soit sur le solide "Made In Belfast" à l'intro et l'ambiance celtique (un bon titre qui passe tout seul avec son tempo medium et sur sa fin des riffs assassins). Saxon alterne avec des morceaux plus speed, comme "Warriors Of The Road" (au titre explicite), plus convenu qui heureusement possède un break et un solo bienvenus. De judicieuses trouvailles s'incrustent ainsi dans les titres qui ont des tournures assez classiques (comme cette intervention mélodique à la guitare), très proche dans l'esprit d'un Iron Maiden sur "Guardians Of The Tomb" ou (le pont mélodique) d'un "Stand Up And Fight". "Walking The Steel" possède également un break et un solo bien fichus, et c'est ou l'ambiance épique d'un "Night Of The Wolf" (qui illumine ce morceau) ou les terribles riffs et rythme d'un "Wheels Of Terror" infernal, qui finissent de nous convaincre qu'on tient bien là l'album d'un (bon) Saxon, qui s'achève sur un "Standing In A Queue" (qui possède une grosse ligne de basse).
Le point fort de ce vingtième album, est bien d'y avoir incrusté d'intéressantes idées au travers de neuf titres qui auraient pu paraître assez convenu sans cela, servi par une production adéquat (le tout en à peine quarante minutes), "Sacrifice" s'impose tel un rituel aux Saxon.


World Wide Love(Remastered-20 Bit-1997)
World Wide Love(Remastered-20 Bit-1997)
Prix : EUR 11,93

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Scorpions : (Crazy) "World Wide Live" !, 6 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : World Wide Love(Remastered-20 Bit-1997) (CD)
"World Wide Live" le (second) double live des Scorpions publié en '85, célèbre la fulgurante ascension du groupe de Hanovre.
Enregistré aux quatre coins de la planète, il est le résultat de statistiques et de tournées mondiales toujours plus affolantes effectuées, par des bariolés Scorpions. Une (grosse) machine parfaitement huilée à son apogée. Et la set-list est (et ne pouvait être) qu'impressionnante. Entamé par un bref "Countdown" et un "Coming Home" (bien speedé), ce sont les (quatre) titres qui introduisaient les (quatre) albums enregistrés par ces venimeux Scorpions qui s'enchaînent. "Blackout" et "Bad Boys Running Wild" puis "Loving You Sunday Morning" et "Make It Real". Les versions des titres apparaissent accélérées (ce qui laisse moins de nuances au chant de Klaus), sur cette production live qui reflète (fidèlement) le son des Scorpions lors du "Love At First Sting Tour". "Big City Nights" et un "Coast To Coast" assassin (à trois guitares) précèdent les deux slows "Holiday" et "Still Loving You". La seconde partie du show est encore plus dingue, avec cette fois les seconds titres des albums évoqués, excepté toutefois pour un "Animal Magnetism" (trop peu représenté) avec seulement deux extraits (mais qui ne quitteront plus jamais les set-list du groupe). Ce sont ainsi "Rock You Like A Hurricane" "Can't Live Without You" et (le génial) "Another Piece Of Meat" (qui précèdent) les explosifs "Dynamite" et "The Zoo" (placé au meilleur moment du show vers la fin). Le mélodique "No One Like You" et l’énergique "Can’t Get Enough" entrecoupé d’un "Six String Sting" (un solo de Matthias Jabs), qui sort grandit de cette tournée (gigantesque), clôturent cet imposant chapitre de l'aventure des Scorpions.
Ce (crazy) "World Wide Live" est le témoignage d’un groupe à son apogée, avec un tel carré d'as constitué d'albums exceptionnels comme "Lovedrive" "Animal Magnetism" "Blackout" et "Love At First Sting" il ne pouvait en être autrement. Le plus dur pari pour les Scorpions étant désormais de rester au top.


Love At First Sting
Love At First Sting
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Love At First Sting" : Rock You Like A Hurricane !, 4 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Love At First Sting (CD)
Lorsque "Love At First Sting" (à l'artwork glamour) sort en '84 (soit deux ans) après un "Blackout" de folie, c'est bien à cause du succès de cet album de la consécration. La dernière tournée des Scorpions étant la plus importante jamais réalisée par un hard-rock band (Allemand).
Les Scorpions (qui ont atteint un sommet), vont rencontrer quelques difficultés en réalisant ce nouveau challenge. La production de ce neuvième enregistrement en studio, s'avérera bien compliquée. D'abord côté musicien (le succès éreintant a laissé quelques traces au sein du groupe), ce fêtard de Herman Rarebell incapable de tenir sa batterie, laissera son siège occupé par Bobby Rondinelli (lors de la pré-production du disque). Francis Buchholz l'emblématique bassiste des débuts, se verra contesté par un Dieter Dierks (dépassant son rôle de producteur), et sera remplacé par Jimmy Bain (un autre ex Rainbow), jusqu'à ce que tout rentre (finalement) dans l'ordre. Dierks leur producteur attitré (depuis pratiquement une décennie) qui a toujours su les conseiller, impose de plus en plus ses directives. Sa production cette fois apparaît plus policée (plus commerciale et grand public), il va imposer d'interminables semaines en studio rien qu'à chercher ce son de batterie (bien synthétique). Le travail réalisé par le tandem Schenker/Meine est pourtant absolument génial, les parties lead de Matthias y sont superbes, et Rudolf (qui a tout composé) a encore réalisé un sacré boulot. "Bad Boys Running Wild" "Rock You Like A Hurricane" et ce "Coming Home" dédié à leur public et la vie en tournée, sont de très bons morceaux (du pur Scorpions). Mais globalement les titres comme le mélodique "I'm Leaving You" (où Matthias décroche un solo terrible), et l'excellent (et speed) "The Same Thrill" apparaissent moins féroces, avec une production trop aseptisée et moins typiquement hard. "Big City Nights" en est la parfaite démonstration, un très bon titre avec d'excellentes guitares mais une batterie bien légère. L'enivrant "As Soon As The Good Times Roll" et "Crossfire" (sans être les titres les plus marquants) possèdent de belles mélodies, et précèdent le (fécondateur) slow "Still Loving You" (qui leur fait décrocher la timbale dans le monde entier).
Des pluies de disques d'or s'abattent désormais sur les Scorpions. Aidé de ses illustres prédécesseurs "Love At First Sting" bat tous les records, mais est aussi l'album d'une fissure avec son mentor de toujours, Dieter Dierks. Heureusement sur scène les Scorpions restent les maîtres, et ils sillonnent désormais la planète entière.


Blackout
Blackout
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Blackout" : Dynamite !, 3 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blackout (CD)
Lorsque les Scorpions resurgissent enfin avec ce "Blackout" (l'album de toutes les stupeurs) début '82 (soit deux ans après leur album précédent), c'est parce que son chanteur avait perdu sa voix lors de sa pré-production.
Avec cet artwork peint (où l'on jurerait reconnaître Rudolf), l'enragé "Blackout" (allusion au cauchemar de Klaus), est le plus agressif des trois albums réalisé alors par cette formation (après un mélodique "Lovedrive" et un plus sombre "Animal Magnetism"). D'entrée c'est un riff tranchant de Rudolf qui présente des Scorpions surexcités, sur une intro des plus énergique du groupe. Klaus (piqué au vif) et remonté comme pas deux délivre une sacrée performance sur ce "Blackout" (le titre comme l'album), comme pour confirmer que sa convalescence appartient désormais au passé. Matthias lui est complètement intégré et se lâche furieusement lors de ses interventions. "Can't Live Whithout You" déboule avec ses guitares affolantes (dédié à leur public), avec un Klaus revanchard (conscient que son retour est attendu comme celui du messie). Dieter Dierks leur a conçu un son métallique et compact qui s'allie, à des compositions tantôt mélodiques comme "No One Like You" (au clip filmé dans la prison d'Alcatraz) et "You Give Me All I Need". Tantôt (extrêmement) rapides comme ce "Now!" (et ses deux minutes de speed effarantes), et un explosif "Dynamite". Après une telle furie, les Scorpions balancent un exotique "Arizona" (avec un Klaus subjuguant), puis "China White" et sa spirale envoûtante avec un tempo lourd dont le groupe à fait sa spécialité, avec un solo hyper tendu de Rudolf (qui s'empare de quelques solos désormais), et un Klaus (encore une fois) au top, un must. "When The Smoke Is Going Down" est encore un très bon slow (avec une approche radiophonique), mais ne décrochera pas le jackpot attendu (ce sera pour la prochaine fois).
En '82, les Scorpions sont bien les numéros un du hard-rock. Lentement (mais sûrement), le groupe de Hanovre a gravit les échelons un à un ("Lonesome Crow" sorti en '72 n'a que dix ans à l'époque). Grâce déjà à deux solides albums et à cet enragé "Blackout" ils ont atteint des sommets jusqu'aux U.S.A. et le prochain challenge va s’avérer plus compliqué que prévu à réaliser.


Lovedrive
Lovedrive

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Lovedrive" : Can't Get Enough., 2 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lovedrive (CD)
Lorsque "Lovedrive" paraît (en '79), c'est deux ans après leur précédent album (studio). Car même si entre temps les Scorpions réalisèrent un célèbre live, ils eurent (surtout) la lourde tâche de remplacer leur soliste démissionnaire, Uli Jon Roth.
Une tâche compliquée à résoudre même si les Scorpions y étaient préparés (Roth ayant déjà émis le désir de les quitter depuis quelques temps). Uli fondera Electric Sun, un trio (comme celui de son idole) le Jimi Hendrix Experience. Après avoir auditionné une centaine de postulants (dont Pete Townsend des Who), les Scorpions jetèrent leur dévolu sur un guitariste Allemand, Matthias Jabs. Son inexpérience posera quelques incertitudes, et lorsque le groupe regagne à l'automne '78 les Dierks-Studios, Rudolf se verra rejoint par son frère Mickael Schenker (démissionnaire d'un UFO), qui va enregistrer quelques solos (avec son touché si particulier). Il prendra même officiellement la place de Jabs, qui sera rappelé définitivement lorsque Mickael les plantera avant un concert. Avec un important changement de label, Rudolf (conscient qu'une nouvelle ère s'ouvre à son groupe) bâti un album charnière (fait d’un hard-rock mélodique et concis), et s’impose comme le compositeur aux rythmiques d’acier, comme en atteste les deux puissants titres qui présentent ce nouveau Scorpions "Loving You Sunday Morning" et "Another Piece Of Meat", où c'est Mickael qui décroche le solo comme sur le démentiel instrumental "Coast To Coast" et l'éponyme "Lovedrive". Les titres ont perdu le côté mystique propre à Uli et sont désormais plus compact, un format plus viable pour s'attaquer à l'immense marché Américain. Très inspiré (et très varié) l'album contient un reggae hard "Is There Anybody There?" (aussi génial qu'original), ainsi que deux superbes slows "Holiday" et le sublime "Always Somewhere" (chantés par un Klaus Meine impérial). "Can't Get Enough" est une tuerie speed impitoyable, prouvant que le groupe sait tout faire.
Avec ce mélodique (et imparable) "Lovedrive" (au design sensuel d'Hipgnosis), ces venimeux Scorpions vont répandre leur venin à travers les U.S.A. (l'Europe et le Japon étant déjà conquis).


Taken By Force
Taken By Force
Prix : EUR 13,53

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Taken By Force" : We'll Burn The Sky !, 29 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Taken By Force (CD)
"Taken By Force" (qui sort en '77), est le quatrième (et dernier) enregistrement en studio du mythique guitariste Uli Jon Roth, aux côtés de Rudolf Schenker et Klaus Meine (un trio fantastique). Il ne fait qu'enfoncer la solide réputation (acquise de force) sur scène, par des Scorpions qui se sont forgés un sacré répertoire désormais.
C'est le brûlot "Steamrock Fever" qui introduit (dans une ambiance live) ces nouveaux rois du heavy Allemand. Suivi de l'épique "We'll Burn The Sky" (un hard mélodique), dont est spécialiste Rudolf qui l'a composé, et écrit par Monika Danneman (pour Jimi Hendrix dont elle fut la compagne), et chanté par un Klaus tout aussi poignant que le titre peut l'être. Comme sur chaque album réalisé par ce trio, on trouve d'un côté les titres du tandem Schenker/Meine comme ce splendide "The Riot Of Your Time" (écrit en hommage au King Elvis Presley disparu en ce début d'année '77), et ceux d'Uli Roth (qui va délivrer trois compositions d'enfer), mais pour la dernière fois. Car un fossé s'est creusé entre les trois leaders (musicalement mais surtout humainement). Les paroles de l'endiablé (mais énervé) "I've Got To Be Free" sont d'ailleurs écrites par Uli à l'encontre de son chanteur à qui il fait interpréter ses textes (mais à son insu). Uli qui a toujours composé des titres d'une autre dimension (que ce soit "Fly To The Rainbow" "Dark Lady" ou "Polar Nights"), balance cette fois un evil "The Sails Of Charon" (mystique et énigmatique), mais il ne chante plus aucune de ses compositions (pas même un "Your Light" planant). La bombe "He's A Woman-She's A Man" aux riffs assassins de Rudolf, est coécrite par leur nouvelle recrue le batteur (Allemand) Herman Rarebell, qui avec ses textes ne fera pas rire Uli Roth (qui les trouvaient déplacés). Et comme sur chaque album des Scorpions qui se respecte il y a un slow (ravageur), ce "Born To Touch Your Feelings" mélodique à la fin originale. Aujourd’hui (sur la réédition CD) figure un rare b-side, "Suspender Love" un titre bien heavy et catchy, (tellement bon que le groupe l’inclura sur un célèbre live).
Avec ce cinquième et terrible album de "Taken By Force" (à la pochette originelle encore censurée), toujours produit par leur mentor Dieter Dierks, les Scorpions vont brûler toutes les frontières. L’Europe est déjà conquise, le Japon succombe également à un point où les Scorpions y scelleront le plus merveilleux live de leur histoire le légendaire "Tokyo Tapes".


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