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Voodoo (In The South of Witches Valley.)
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Some Enchanted Evening
Some Enchanted Evening

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Some (Other) Enchanted Evening" : with Blue Öyster Cult., 11 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Some Enchanted Evening (CD)
"Some Enchanted Evening" le second live du Blue Öyster Cult publié en '78, était censé montrer le (nouveau) visage d'un groupe (devenu) moins sombre, avec un extrait de concert fait de sept morceaux inédits en live, dont cinq titres originaux du groupe.
Après deux albums de plus en plus soft (qui leurs permirent de jouer en tête d'affiche dans leur pays), le live débute avec trois morceaux écrient avec leur mentor Sandy Pearlman. "R.U. Ready 2 Rock" (de l'album "Spectres"), "E.T.I" (de "Agents Of Fortune"), et le superbe "Astronomy" (de "Secret Treaties"). "Godzilla" et le tube "(Don't Fear) The Reaper" (qui intégreront à jamais les shows), figurent autour de reprises du MC5 et de The Animals, "Kick Out The Jams" et "We Gotta Get Out Of This Place". Sa version "Legacy Edition" est plus intéressante (avec en supplément le DVD "Some Other Enchanted Evening" qui en plus contient le titre "Golden Age Of Leather"). Transformant un album simple en double live avec sept morceaux supplémentaires (enregistrés durant la même période principalement en '78 aux USA), et montrant les concerts complets tels qu'ils se déroulaient. Ces titres plus anciens (et plus foncièrement hard), "ME 262", "Harvester Of Eyes" et "Hot Rails To Hell", reflétant plus fidèlement l'image live d'un groupe de heavy metal. Un rageur "This Ain't The Summer Of Love", précède le fameux "5 Guitars" et l'infernale reprise de Steppenwolf, "Born To Be Wild".
D'abord destiné à montrer la nouvelle facette d'un Blue Öyster Cult plus accessible, "Some Enchanted Evening" démontre maintenant avec cette "Legacy Edition", que le B.Ö.C. demeurait toujours une machine implacable en live.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 8, 2015 8:05 PM CET


Spectres
Spectres
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "Spectres" : Nösferatu., 9 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spectres (CD)
"Spectres" le cinquième album du Blue Öyster Cult publié en '77, porte (musicalement parlant) remarquablement son titre. Il diffuse une ambiance heavy (somme toute fantomatique), à travers un ton où la trace d'une musique violente n'apparaît que de façon très contenue.
Creusant encore plus l'évolution perçue sur "Agents Of Fortune" (son album précédent), le Blue Öyster Cult pousse plus loin l'effet de sophistication recherché. Seul un "Godzilla" fait un temps soit peu illusion. Les autres morceaux de ce soft "Spectres" sont fait d'atmosphères (souvent réussies et prenantes propre au B.Ö.C.), plus qu'autour de riffs comme le veut la tradition des heavy metal bands. Ainsi des chœurs introduisent un réussi "Golden Age Of Leather" qui (malgré ce chant clean de Roeser), parvient à diffuser un (léger) ton heavy, grâce à des guitares qui parviennent à sonner metal (ce qui reste une prouesse dans ce contexte). Un flot d'ambiances calmes navigue ainsi sur ce doux "Spectres", comme si le heavy metal des débuts s'était volatilisé aux profits de mélodies sevrées d'ambiances grandiloquentes, comme sur les ballades "Death Valley Nights" et "Fireworks" (de l'extravagant Albert Bouchard), ou le "I Love The Night" de "Buck Dharma". On retrouve un semblant de hargne propre au chanteur, lorsque Eric Bloom s'empare du chant sur un morceau comme "Searchin' For Celine" qui possède un surprenant solo heavy, d'où émane toute la classe et la science de ce Cult nouveau. Deux titres sonnent plus vivants, "R.U. Ready 2 Rock" écrit avec Sandy Pearlman qui permet à Roeser de se lâcher (un peu), et le titre qu'Eric Bloom a écrit avec Ian Hunter (des Mott The Hoople), un glam-rock "Goin' Through The Motions" (proche dans l'esprit du T-Rex). "Celestial The Queen" est composé par Joe Bouchard avec un nouvel auteur H. Wheels, qui à eux deux ont écrit un fantomatique "Nosferatu" qui clôt cet étrange "Spectres", qui sera le dernier album studio à porter le sceau de leurs producteurs attitrés, les Krugman et Pearlman.
Fait d'atmosphères savamment distillées et sophistiquées, ce doux "Spectres" (pas effrayant pour un sou mais tout de même bien fichu), ne fait que très rarement allusion au heavy metal d'antan. C'est le savoir faire d'un Blue Öyster Cult nouveau qui opère, mais l'album demeure étrange à appréhender.


Agents of Fortune
Agents of Fortune
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Agents Of Fortune" : Don't Fear The Reaper., 8 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Agents of Fortune (CD)
"Agents Of Fortune" le quatrième album studio de Blue Öyster Cult paru en '76 (après une excellente première trilogie résumée par le live "On Your Feet Or On Your Knees"), marque une évolution dans la perception du groupe.
Si on évoque tant la fameuse première trilogie du B.Ö.C., c'est parce qu'elle représente la facette la plus franchement heavy metal du groupe de Long Island. Or (malgré une qualité incontestable), le groupe souffrait d'un manque de reconnaissance à une très grande échelle. Le discours du Cult va alors volontairement muer et sa musique va progressivement s'adoucir, l'opération apportera cette reconnaissance recherchée par les musiciens. Le B.Ö.C. en '76 demeure bien un groupe de heavy metal Américain, mais sa musique s'est parée de plusieurs tons, d'apparats chromés, et quelques titres s'écartent des rivages d'un hard-rock pur, flirtant désormais avec un feeling pop. Pour ne pas trop brouiller les pistes, l'album est entamé par un efficace "This Ain't The Summer Of Love" heavy, scandé par un Eric Bloom assez discret sur ce disque (lui qui incarne le côté le plus hard du groupe). Le "True Confessions" d'Allen Lanier, au demeurant très réussi a un feeling très proche des Rolling Stones, et surprend comme ce disque qui apporte son lot de surprises. Le racé "(Don't Fear) The Reaper" du guitariste Donald Roeser, à l'intensité qui monte crescendo est une magnifique composition (et deviendra leur plus gros succès). Si le groupe s'est légèrement détaché de ses paroliers attitrés, Sandy Pearlman est crédité sur l'épatant rocker "E.T.I. (Extra Terrestrial Intelligence)", qui renoue avec les inspirations de la première trilogie. Les morceaux suivants sont tous marqués du sceau des frères Bouchard (surtout celui du prolifique ovni Albert), qui envoie un splendide "The Revenge Of Vera Gemini" écrit avec Patti Smith, qui d'ailleurs chante sur une ambiance démoniaque et captivante. Un étrange "Sinful Love" fait apparaître un (nouveau) parolier H. Robbins, qui écrit aussi un malsain "Tattoo Vampire", au chant dément d'Eric Bloom. La fin du disque à un feeling très calme (toujours avec cette patte propre au B.Ö.C.), avec la ballade "Morning Final" de Joe Bouchard le bassiste, le "Tenderloin" de Lanier, et le pop "Debbie Denise" du duo Bouchard/Smith.
Si une partie des titres de cet "Agents Of Fortune" s'écartent des sentiers du heavy metal des débuts, artistiquement ce quatrième album déploie toute la subtile science du Blue Öyster Cult, et demeure un cru captivant.


On Your Feet Or on Your Knees
On Your Feet Or on Your Knees

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "On Your Feet Or On Your Knees" : The Amazing Blue Öyster Cult., 7 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : On Your Feet Or on Your Knees (CD)
"On Your Feet Or On Your Knees" est le premier album live du gang de New York (publié en '75). C'est un condensé de la (fameuse) première trilogie du Blue Öyster Cult.
Comme de nombreux albums live des seventies, il a été copieusement retouché. Durant cette période le B.Ö.C. ne jouissait pas encore d'une énorme notoriété, et ce live (capté aux USA) fut enregistré lors de premières parties. Mais peu importe le principal demeurant son efficacité, et de ce côté là il n'y a rien à redire. Sur scène (les deux magiciens), Eric Bloom (le noir) et Donald "Buck Dharma" Roeser (le blanc), mènent le bal. Et le quintet de Long Island taillé pour le live, ne tarde pas à atteindre son but avec d'entrée deux titres de "Secret Treaties", "Subhuman" et "Harvester Of Eyes". Puis avec trois bombes, "Hot Rails To Hell", "The Red & The Black" et "7 Screaming Diz-Busters" issues du terrible "Tyranny And Mutation". "Buck Dharma" le lead guitar interprète l'entraînant "Buck's Boogie", repris lors de chaque messes (noires) du Cult, suivi d'un apaisant "(Then Came The) Last Days Of May". "Cities On Flame" rempli parfaitement son office en live, comme le "ME 262" (qui intègre le fameux "5 Guitars", un morceau où sur scène les cinq membres du Cult se munissent tous d'une guitare). La fin de l'album est tout aussi terrible avec "Before The Kiss, A Redcap" (du premier album éponyme), et deux tonitruantes reprises, "Maserati GT" et un "Born To Be Wild", qui sied si bien à ce commando Américain prédestiné à la scène.
"On Your Feet Or On Your Knees" demeure un très bon extrait live (d'un vert) Blue Öyster Cult, qui symbolise sa fameuse première trilogie. La plus franchement hard et heavy du B.Ö.C..


Secret Treaties
Secret Treaties
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Secret Treaties" : Döminance And Submissiön., 6 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Secret Treaties (CD)
"Secret Treaties" le (fantastique) troisième album de la confrérie du Blue Öyster Cult (publié en '74), impose toujours plus le groupe dans une imagerie intrigante et inquiétante.
Présenté avec un artwork aux airs menaçants, des bergers Allemands sont tenus devant un avion de combat, le Messerschmitt 262 avec la mort à ses commandes, et la fameuse croix renversée du Cult sur ses ailes. Aidé par les (sombres) paroliers du groupe, Sandy Pearlman, Richard Meltzer et aussi Patti Smith, une image plutôt pessimiste du groupe se propage. Entamé par le terriblement bien nommé "Career Of Evil" (un mid-tempo pesant), qui puise sa force dans une ambiance forte et inquiétante, il est suivi d'un superbe "Subhuman" mélodique, mais toujours intrigant (prétexte à un bon solo de Roeser). L'obsédant et malsain "Dominance And Submission" (aux riffs puissants), et l'alarmant "ME 262", constituent une première partie d'album exceptionnelle. Au milieu de ce chaos, même l'intense "Cagey Cretins" séduit. La suite toute aussi puissante, est fulgurante avec ce terrible et cinglant "Harvester Of Eyes", au trip assez dément. Les splendides "Flaming Telepaths", qui permet à Donald "Buck Dharma" Roeser de s'illustrer sur de grandioses parties de guitares, et le classique (interplanétaire) "Astronomy", achèvent cet album sur une note astrale et planante. Sa réédition contient des démos inédites, toutes aussi intéressantes que son contenu, déjà extrêmement qualitatif.
Considéré comme son album le plus abouti, "Secret Treaties" clôt la (fameuse) première trilogie du Blue Öyster Cult, la plus franchement métallique de sa discographie.


Tyranny And Mutation
Tyranny And Mutation
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Tyranny And Mutation" : The Red & The Black., 5 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tyranny And Mutation (CD)
"Tyranny And Mutation" publié en '73, est le second album du groupe de Long Island. Il est le prolongement de leur premier album éponyme, avec cette imagerie astrale intrigante et ce heavy metal à l'atmosphère glaciale, pratiqué par The Blue Öyster Cult.
On retrouve autour du line up du B.Ö.C. (la Secte de l'Huître Bleue), la même équipe de producteurs, mentors ou paroliers, Murray Krugman, Sandy Pearlman et Richard Meltzer, auxquels s'ajoute désormais Patti Smith. La pochette énigmatique avec cette croix renversée symbole du chaos, est encore dessinée par Bill Gawlik. Sa production s'est cependant métallisée, le côté psychédélique des premiers jours s'estompant. Il est présenté comme un album à deux faces distinctes. La première baptisée "The Black", est faite de quatre titres radicaux très hard, avec le rapide "The Red & The Black", le heavy "O.D.'D On Life Itself", ou le démoniaque "7 Screaming Diz-Busters" (interprétés par l'excellent chanteur Eric Bloom, qui incarne le côté le plus agressif du groupe), et ce nerveux "Hot Rails To Hell" écrit et chanté par le bassiste Joe Bouchard, (qui sera sa plus célèbre contribution au groupe). La seconde face baptisée "The Red", est aussi plus mélodieuse, (derrière une imagerie énigmatique, la musique du B.Ö.C. a finalement toujours été hard mais mélodique), contient le rocker "Baby Ice Dog", la ballade "Wings Wetted Down" des frères Bouchard, un "Teen Archer" interprété par le virtuose Donald "Buck Dharma" Roeser, (où les keyboards d'Allen Lanier évoquent le son des Doors, dont ils reprendront d'ailleurs le "Roadhouse Blues" sur scène). L'intrigant "Mistress Of The Salmon Salt (Quicklime Girl)" entérinant l'album sur un ton mystérieux, mais captivant et toujours mélodique.
"Tyranny And Mutation" confirme que Blue Öyster Cult sans véritable leader apparent, est constitué d'excellents musiciens. Les cinq membres du B.Ö.C. passant aisément de la composition à l'interprétation. Opérant ainsi, une mutation plus saine que tyrannique.


Blue Oyster Cult
Blue Oyster Cult
Prix : EUR 7,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Blue Öyster Cult" : les débuts du Cult., 4 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue Oyster Cult (CD)
C'est du côté de Long Island, à New York que surgit le Blue Öyster Cult. C'est le guitariste Donald Roeser qui est à l'origine du groupe, et qui recrute le batteur Albert Bouchard, puis Allen Lanier aux keyboards. Le groupe s'appellera sous l'influence de son manager, le Soft White Underbelly puis le Stalk-Forrest Group, avant de devenir définitivement en Janvier '72, le Blue Öyster Cult (la Secte de l'Huître Bleue).
Richard Melzter qui tenait le micro au sein de S.W.U. deviendra finalement parolier pour le groupe, comme Sandy Pearlman leur manager (qui sont tous deux issus de la presse rock). Eric Bloom devint leur chanteur définitif, et le bassiste recruté fut Joe Bouchard, le frère du batteur. Si c'est Roeser qui en est à l'origine, il n'est pas évident de désigner un leader de prime abord. En plus des nombreux paroliers qui œuvrent dans l'ombre du groupe, Roeser le lead guitar chante aussi, les frères Bouchard interprètent également leurs titres, sur scène Allen Lanier s'empare aussi d'une guitare, le chanteur également guitariste rythmique passant inversement aux keyboards, tout ce monde se retrouvant même, le temps d'un morceau à cinq guitares. Dès leurs débuts avec ce premier album éponyme publié en '72, le B.Ö.C. intrigue, cultivant un côté glacial et énigmatique, comme avec ce symbole qui orne la pochette du disque. Dessinée par Bill Gawlik, cette croix renversée est un signe cabalistique, symbole Grec du chaos, et représente également la planète Saturne. Musicalement encore emprunt de psychédélisme, l'album part dans plusieurs directions. Il y a d'un côté ce heavy sombre et intrigant, plutôt incarné par l'excellent chanteur Eric Bloom, comme sur "Transmaniacon MC" et "I'm On The Lamb But I Ain't No Sheep", ou hard avec "Before The Kiss, A Redcap". Mais il y aussi un côté beaucoup plus clean qui apparaît, lorsque Donald Roeser (désormais affublé du surnom "Buck Dharma"), s'empare du chant sur "Then Came The Last Days Of May". Sa production sonne aujourd'hui forcément un peu datée, et des restes de psychédélisme subsistent dans "Screams", "She's As Beautiful As A Foot" et "Redeemed". Mais l'album contient deux classiques du groupe, "Stairway To The Stars" et "Cities On Flame With Rock And Roll", ainsi que l'excellent "Workshop Of The Telescopes".
Ce premier album publié début '72, est produit par Sandy Pearlman et Murray Krugman (qui les fit signer chez Columbia), et qui resteront longtemps leurs mentors, en travaillant dans l'ombre du B.Ö.C.


Sting In The Tail
Sting In The Tail
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "Sting In The Tail" : It Rocks., 28 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sting In The Tail (CD)
"Sting In The Tail" le dix-septième album des Scorpions (annoncé comme le dernier de leur carrière), paru en 2010 se devait d'être réellement rock 'n' roll.
Il est produit par un nouveau tandem, Mikael Nord Andersson et Martin Hansen, qui participent également à l'élaboration de plusieurs titres. De nombreux auteurs et compositeurs se sont également associés au duo majeur des Scorpions, comme Eric Bazilian (autour du groupe depuis un "Unbreakable"), que l'on peut comparer à ce dernier disque, ces deux albums s'inscrivant dans cette même volonté d'un retour au classic (hard) rock. Dès l'introductif et énergique "Raised On Rock" les riffs de guitares surgissent, Matthias ressort la démente talk box, sur ce remuant rock conçu par les producteurs. Sur l'éponyme "Sting In The Tail" sans pouvoir rivaliser avec ses prouesses d'antan, cette rock 'n' roll star de Klaus Meine pousse ce morceau, avec son timbre de voix exceptionnel. Le heavy "Slave Me" est peut être le meilleur titre, écrit par un Rudolf qui ressort les riffs mortels, où Matthias abuse encore du talk box pour le meilleur. Trois titres qui confirment un regain de personnalité, après un "Humanity" moins proche de l'esprit du groupe. Trois slows figurent au contenu de ce dernier album, "The Good Die Young", "Lorelei" et ce "SLY" (aux initiales d'un "Still Loving You", avec plusieurs clins d'œil à d'anciens slows des Scorpions. "No Limit" et le speed "Rock Zone" maintiennent ce flot puissant d'énergie. "Turn You On", le hard "Let's Rock!" et le bien nommé "Spirit Of Rock" incarnent les Scorpions des dernières années. Et en guise d'épitaphe, l'album se termine (comme sur "Unbreakable") avec un titre aux allures d'hymne, la ballade "The Best Is Yet To Come" en guise d'adieu aux fans.
Ce revigorant "Sting In The Tail" clôt peut-être l'histoire officielle des Scorpions, maintenant gageons que les maisons de disques ne manqueront pas de publier quelques raretés enfouies dans leurs archives.


Humanity Hour 1
Humanity Hour 1
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "Humanity . Hour 1" : Robot Man., 27 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Humanity Hour 1 (CD)
En 2007, "Humanity . Hour 1" qui fait suite à un "Unbreakable" sonnant le retour au bon vieux hard-rock, est le premier concept album des Scorpions. L'histoire décrit un monde déchiré par une guerre civile, entre robots et humains.
Une pochette futuriste et des guitares aux sonorités très modernes, semblent annoncer des Scorpions prêt à en découdre dans un milieu musical en constante évolution. Mais ce "Humanity Hour 1", sonne peut-être comme l'oeuvre la moins personnelle du groupe. Sans doute à cause du concept où les producteurs de l'album, James Michael et Desmond Child, ont beaucoup oeuvrés, (crédités qu'ils sont avec divers auteurs sur chaque morceaux). Et même s'il débute avec l'alarmant "Hour I" (co-écrit avec John 5 guitariste de Manson), ce titre moderne (aux guitares limite indus.) et au tempo heavy est trop isolé. Avec des titres majoritairement composés de tempos lents, le côté moderne de l'album passe un peu au second plan. On retient surtout des refrains mélodiques, de titres narrant une histoire. Quelques morceaux se détachent du lot en plus du premier titre, "Game Of Life", "We Were Born To Fly", ou "Humanity". Mais les musiques qui accompagnent l'histoire ne sont pas immédiatement mémorisables, même si elles sont dotées de refrains mélodiques (sur "The Future Never Dies", ou "We Will Rise Again"). Il manque de ces morceaux basés sur les riffs propre aux Scorpions, comme "You're Lovin Me To Death" et "321" (d'un Rudolf Schenker jamais aussi peu crédité avec quatre compositions à son actif), et c'est finalement l'interprétation d'un surprenant Klaus Meine,, que l'on retient le plus à l'écoute de ce seizième album. Les deux ballades "Your Last Song" et "Love Is War", ne passeront pas à la postérité, de même que "The Cross" (les deux derniers titres cités étant écrits par Matthias Jabs), qui lui n'a jamais autant participé à l'écriture d'un album (avec quatre compositions et même cinq si l'on compte le bonus "Cold").
"Humanity . Hour 1" reste cependant un album doté d'une bonne production, et de titres encore une fois très bien interprétés. Du fait du concept, cet album studio ne sera pas évident à interpréter dans un contexte live. Mais les Scorpions vont avoir une idée de génie pour pimenter les concerts de cette tournée, un "Reunion Tour" avec en guest Uli Jon Roth.


Unbreakable
Unbreakable
Prix : EUR 7,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 "Unbreakable" : the only one who can make a change., 21 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Unbreakable (CD)
"Unbreakable" annoncé comme "le retour aux sources du groupe légendaire", sonne le réveil de Scorpions quelques peu en hibernation. S'il montre un groupe repartant sur de bonnes bases, il montre aussi un groupe qui apparaît moins solide que par le passé.
Publié en 2004, et produit par Erwin Musper (également producteur de "Pure Instinct"), les Allemands accompagnés de leur batteur Américain James Kottak, et d'un nouveau bassiste, le Polonais Pawel Maciwoda (pris en renfort pour la scène), n'avaient pas sonné aussi hard depuis un "Face The Heat". S'il y a un point commun entre ces deux albums (en plus d'y voir apparaître un nouveau bassiste), c'est que (pour une moitié de leurs contenus), ils pourraient s'inscrire dans la lignée des meilleures réalisations des Scorpions. Cet album en studio (leur quinzième) démarre sur des fondations plutôt rassurantes, avec d'abord un bon "New Generation" (aux guitares acérées), qui (sans tout déchirer) s'avère assez incisif, avec un air et un refrain obsédants. Succèdent deux titres hard "Love 'em Or Leave 'em" et "Deep And Dark" (de Matthias Jabs), solides (mais auxquels il manque un réel mordant) et pas encore assez furieux. Plus efficaces sont les "Borderline", "Blood Too Hot" (les must du disque), et un mélodique "Through My Eyes", interprétés par un Klaus Meine assurant encore et toujours au chant (avec un soupçon d'agressivité en moins toutefois), et composés par un Rudolf Schenker qui demeure bien cette machine à riffs (et qui balance les titres les plus convaincants de cet album). "Maybe I Maybe You" (écrit avec une aide extérieur au groupe), est une ballade (interprétée avec le plus récent feeling du groupe). La suite de l'album moins efficace est aussi moins homogène (avec des titres de chaque membres du groupe), "Someday Is Now" de Rudolf, "My City My Town" de Klaus, "Can You Feel It" d'un James Kottak (aux sonorités plus modernes), "This Time" de Matthias, et "She Said" écrit avec Christian Kolonovits. "Remember The Good Times" apparaissant comme un titre bonus (en hommage aux sixties), sur un p'tit air d'hymne rock au son volontairement rétro.
Après des expériences électro ou symphonique et acoustique, les Scorpions avec cet "Unbreakable" tentent un retour au hard-rock qui à fait leur réputation, en cherchant à retrouver les vibrations d'antan (avec plus ou moins de bonheur), avec (quelques) bons titres et une production béton, forcément incassable.


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