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Voodoo. (South of Witches Valley)
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Crazy World
Crazy World
Prix : EUR 6,19

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Scorpions, "Crazy World", Wind Of Change !, 18 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Crazy World (CD)
Si changement dans l'air il y eut en ’90, l’année où paru ce "Crazy World" des Scorpions ce fut réellement en bien des points.
D'abord avec cette nouvelle décennie qui est aussi l'avènement du CD, qui verra la durée des disques s’allonger, amenant parfois quelques longueurs. Il est le premier album à couper les ponts définitivement avec Dieter Dierks. Cette fois la production est l’œuvre de Keith Olsen un producteur renommé qui a déjà bossé avec Whitesnake en 1987. Mais c’est aussi la première fois que l’on verra le groupe faire appel à des professionnels de l’écriture, et c’est ici Jim Vallance qui apparaît crédité sur sept des onze morceaux. Tous les membres du groupe se sont attelés à l’écriture des titres. Rudolf a écrit six titres, deux sont signés de Matthias Jabs, Herman Rarebell a lui pas mal contribué aux textes, même Francis Buchholz y va aussi de son morceau, et enfin Klaus a apporté deux compositions à lui seul. L’ambiance y est clairement programmée pour séduire un large public. De toute façon, les Scorpions ne font plus peur à personne maintenant, depuis l’après "Blackout" en somme. Poliçant de plus en plus leurs productions, sur les conseils de leur mentor attitré, même s'il n'est pas le seul responsable. Car les Scorpions même s'ils ont chargé Dieter Dierks à qui ils ne feront plus appel, resteront proche du style désormais développé, un Hard-Rock rutilant très cadré et de moins en moins effrayant. Le groupe a trouvé ce son, permettant de séduire à la fois un grand public mais restant fidèle à ce qu'il est à l'origine, un groupe de Hard-Rock mélodique. Et ce nouvel album possède un son qui se veut plus naturel, à l'image de la batterie qui sonne enfin comme celle d’un batteur de Hard-Rock, et on réentend la basse. Le groupe sonne comme heureux d’être libéré du joug de Dierks. Le contenu de ce onzième album demeure du Hard-Rock mais très calibré, aux alentours chromés comme ce "Tease me Please Me" qui ouvre l'album. Les guitares y ont toujours leurs places, comme le prouvent les compositions encore convaincantes d'un Rudolf Schenker, les "Don't Believe Her", "Restless Nights" et "Hit Between The Eyes", mais l’agressivité de ce Hard-Rock reste très cadrée, très contenue avec des choeurs très propres, comme sur un "To Be With You In Heaven" un peu bateau. Klaus lui amène ce qui sera le plus gros succès du groupe, ce "Wind Of Change" qui traite de l'effondrement de l'ex URSS, où ils ont pu effectuer leurs premiers concerts en '88/'89 et un assez bon "Lust Or Love". "Kicks After Six" première composition de Francis Buchholz est un p’tit rock speed. "Money And Fame" de et avec un Matthias Jabs excellent, encore au talk box, est un titre bien heavy. Le titre éponyme "Crazy World" résume bien à lui seul le ton du disque, un Hard-Rock chromé aux gros refrains entraînants. Et "Send Me An Angel" clôt l'album dans la grande tradition des Scorpions, avec un bon slow.
Mais il est indéniable qu'avec ce "Crazy World" qui est encore un bon album et ce Hard désormais tout en réserve, qui lui permet de toucher un très large public, les Scorpions risquent aussi d'essuyer un revers de la médaille, en se mettant une frange de son public de base à dos. Comme du changement dans l'air quoi.

Sacrifice
Sacrifice
Prix : EUR 13,41

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Saxon, un "Sacrifice" efficace !, 9 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sacrifice (CD)
Après une "Procession" grandiloquente qui annonce un "Sacrifice" au son très actuel, aux guitares limites thrash, Saxon balance un vingtième album bien carré et efficace.
Le Biff Band alterne les tempos tout en restant assez imaginatif pour être captivant, ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas à l'écoute de cet album, que ce soit sur le solide "Made In Belfast" à l'intro et l'ambiance celtique, un bon titre qui passe tout seul avec son tempo medium et sur sa fin des riffs assassins. Saxon alterne avec des morceaux plus speed, comme "Warriors Of The Road" au titre explicite, plus convenu qui heureusement possède un break et un solo bienvenu. De judicieuses trouvailles s'incrustent ainsi, dans les titres qui ont des tournures assez classiques comme cette intervention mélodique à la guitare, très proche dans l'esprit d'un Iron Maiden sur "Guardians Of The Tomb", ou le pont mélodique d'un "Stand Up And Fight". "Walking The Steel" possède également un break et un solo bien fichu, et c'est ou l'ambiance épique d'un "Night Of The Wolf" qui illumine ce morceau ou les terribles riffs et rythme d'un "Wheels Of Terror" infernal, qui finissent de nous convaincre qu'on tient bien là l'album d'un bon Saxon, qui s'achève sur un "Standing In A Queue", qui possède une grosse ligne de basse.
Le point fort de ce vingtième album, est bien d'y avoir incrusté d'intéressantes idées au travers de neuf titres qui auraient pu paraître assez convenu sans cela, servi par une production adéquat le tout en à peine quarante minutes, "Sacrifice" s'impose tel un rituel aux Saxon.

World Wide Love(Remastered-20 Bit-1997)
World Wide Love(Remastered-20 Bit-1997)
Prix : EUR 15,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Scorpions, (Crazy) "World Wide Live" !, 6 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : World Wide Love(Remastered-20 Bit-1997) (CD)
"World Wide Live" le second double live des Scorpions publié en '85, célèbre la fulgurante ascension des cinq de Hanovre.
Enregistré aux quatre coins de la planète, il est le résultat de statistiques et de tournées mondiales toujours plus affolantes, effectuées par des bariolés Scorpions. Une grosse machine parfaitement huilée, à son apogée. Là où le groupe a fait très fort, c’est qu’il a réussi à complètement renouveler son répertoire. Et la set-list est et ne pouvait être qu'impressionnante. Entamé par un bref "Countdown" et un "Coming Home" bien speedé, ce sont les quatre titres qui introduisaient les quatre magnifiques albums enregistrés par ces venimeux Scorpions qui s'enchaînent. "Blackout", "Bad Boys Running Wild" puis "Loving You Sunday Morning" et "Make It Real". C'est la cohésion du groupe de Rudolf Schenker, qui a été retenue sur cette production live, qui reflète fidèlement le son des Scorpions lors du "Love At First Sting Tour". "Big City Nights" et un "Coast To Coast" assassin (à trois guitares) précèdent les deux slows "Holiday" et "Still Loving You". (Pas de "Always Somewhere" sans doute plus difficile à interpréter par Klaus désormais). La seconde partie du show est encore plus dingue, avec cette fois les seconds titres des albums évoqués, excepté toutefois pour un "Animal Magnetism" trop peu représenté, avec deux (mais quels) extraits puisque "Make It Real", et "The Zoo" placé au meilleur moment du show vers la fin, ne quitteront plus jamais les set-list du groupe. Et ce sont ainsi "Rock You Like A Hurricane", "Can't Live Without You" et le génial "Another Piece Of Meat", qui précèdent les explosifs "Dynamite" et "The Zoo", (live in California where the people really know how to party), qui laissent pantois. Ce sont ensuite le mélodique "No One Like You" et l’énergique et complètement fou "Can’t Get Enough" entrecoupé d’un "Six String Sting", un solo de Matthias Jabs qui sort grandi de cette tournée (gigantesque), qui clôturent cet imposant chapitre de l'aventure des Scorpions.
Ce Crazy "World Wide Live" est le témoignage d’un groupe à son apogée, avec un tel carré d'as constitué d'albums exceptionnels comme "Lovedrive", "Animal Magnetism", "Blackout" et "Love At First Sting", il ne pouvait en être autrement, le plus dur pari pour les Scorpions étant désormais de rester au top.

Love At First Sting(Remastered-20bit-1984)
Love At First Sting(Remastered-20bit-1984)
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Love At First Sting", Rock You Like A Hurricane !, 4 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Love At First Sting(Remastered-20bit-1984) (CD)
Lorsque "Love At First Sting" à l'artwork glamour sort en '84, soit bientôt deux ans après un "Blackout" de folie, c'est bien à cause du succès de cet album de la consécration, la dernière tournée des Scorpions étant la plus importante jamais réalisée par un Hard-Rock Band.
Les Scorpions qui ont atteint un sommet, vont rencontrer quelques difficultés à réaliser un nouveau challenge. La production de ce neuvième enregistrement en studio, s'avérera bien compliquée. D'abord côté musicien, le succès éreintant a laissé quelques traces au sein du groupe, Herman Rarebell ce fêtard de batteur incapable de tenir sa batterie, laissera son siège occupé par Bobby Rondinelli lors de la pré-production du disque. Francis Buchholz l'emblématique bassiste des débuts, se verra contesté par un Dieter Dierks dépassant son rôle de producteur, et sera remplacé par Jimmy Bain un autre ex Rainbow, jusqu'à ce que tout rentre dans l'ordre. Dierks leur producteur attitré depuis pratiquement une décennie, qui a toujours su les conseiller, impose de plus en plus ses directives. Sa production cette fois apparaît plus policée, plus grand public, il va imposer d'interminables semaines en studio rien qu'à chercher ce son de batterie bien synthétique. Le travail réalisé par le tandem Schenker/Meine est pourtant absolument génial, les parties lead de Matthias y sont superbes, et Rudolf qui a tout composé a encore réalisé un sacré boulot. "Bad Boys Running Wild", "Rock You Like A Hurricane" et ce "Coming Home" dédié à leur public et la vie en tournée, sont de très bons titres du pur Scorpions. Mais les titres, comme Le mélodique "I'm Leaving You" où Matthias décroche un solo terrible, et l'excellent "The Same Thrill" un morceau speed, sont étouffés dans une production avec une batterie bien trop kitsch. Le gros "Big City Nights" en est la parfaite démonstration, un très bon titre avec d'excellentes guitares mais une batterie bien trop légère. L'enivrant "As Soon As The Good Times Roll" et "Crossfire" possèdent de belles mélodies, et précèdent le fécondateur slow "Still Loving You", qui leur fait décrocher la timbale dans le monde entier.
Des pluies de disques d'or s'abattent désormais sur les Scorpions. Aidé de ses illustres prédécesseurs, "Love At First Sting" bat tous les records, mais est aussi l'album d'une fissure avec son mentor de toujours Dieter Dierks. Heureusement, sur scène les Scorpions sont les rois et sillonnent désormais la planète entière.

Blackout
Blackout
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Scorpions, this "Blackout", it's Dynamite !, 3 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blackout (CD)
"Blackout", l'album de toutes les frayeurs sorti en '82, soit deux ans après leur précédent disque, non pas par manque d'inspiration mais parce que son chanteur avait perdu sa voix.
Avec cet artwork peint où l'on jurerait reconnaître Rudolf, l'enragé "Blackout" allusion au cauchemar de Klaus, est le plus agressif des trois albums réalisé alors par cette formation, après un mélodique "Lovedrive" et un plus sombre "Animal Magnetism". D'entrée c'est un riff tranchant de Rudolf, qui présente des Scorpions surexcités sur une intro des plus énergique du groupe, et Klaus remonté comme pas deux délivre une sacrée performance sur ce "Blackout", le titre comme l'album, comme pour confirmer que sa convalescence appartient désormais au passé. Matthias lui est complètement intégré et se lâche furieusement lors de ses interventions. "Can't Live Whithout You" déboule avec ses guitares affolantes, dédié à leur public avec un Klaus revanchard, conscient que son retour est attendu comme celui du messie. Dieter Dierks leur a sorti un son métallique et compact, qui s'allie à des compositions tantôt mélodiques comme "No One Like You" (au clip filmé dans la prison d'Alcatraz) et "You Give Me All I Need", tantôt (extrêmement) rapides comme ce "Now!" sauvage et obsédant avec ses deux minutes de speed effarantes, avant un explosif "Dynamite" aux riffs speeds et puissants, et un solo de folie de Matthias qui précède un break énorme. Après une telle furie, les Scorpions balancent un exotique "Arizona" avec un Klaus subjuguant sur un morceau ensorceleur. Puis le dément "China White" un titre lourd dont le groupe à fait sa spécialité, dans un trip totalement hypnotisant et envoûtant avec son rythme de plomb et un solo hyper tendu de Rudolf, qui s'empare de quelques solos désormais, et un Klaus encore une fois au top, un must. "When The Smoke Is Going Down" est encore une tuerie de slow, mais ne décrochera pas le jackpot, (ce sera pour la prochaine fois).
En '82, les Scorpions sont bien les numéros un du Hard-Rock, lentement mais sûrement ils ont gravi des échelons un à un, "Lonesome Crow" sorti en '72 n’a que dix ans à l'époque, il faut se souvenir que les Scorpions sont partis d'Hanovre en Allemagne. Grâce déjà à deux solides albums et à cet enragé "Blackout", ils ont atteint des sommets jusqu'aux U.S.A, et le prochain challenge va s’avérer plus compliqué que prévu à réaliser.

Lovedrive
Lovedrive
Prix : EUR 6,57

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Scorpions "Lovedrive", I Can't Get Enough !, 2 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lovedrive (CD)
"Lovedrive" paru en '79 deux ans après leur précédent lp, car même si entre temps les Scorpions réalisèrent un célèbre live, ils eurent surtout la lourde tâche de remplacer leur guitariste démissionnaire, Uli Jon Roth.
Une tâche compliquée à résoudre même si les Scorpions y étaient préparés, Roth ayant déjà émis le désir de les quitter depuis quelques temps. Uli fondera lui Electric Sun un trio comme celui de son idole le Jimi Hendrix Experience. Après avoir auditionné une centaine de musiciens, dont Pete Townsend des Who, ils jetèrent leur dévolu sur un jeune guitariste Allemand du nom de Matthias Jabs. Avec un important changement de label, Rudolf conscient qu'une nouvelle ère s'ouvre à son groupe bâti un album charnière, fait d’un Heavy mélodique et s’impose comme LE compositeur aux rythmiques d’acier, comme en atteste un introductif et puissant "Loving You Sunday Morning". Les titres ont perdu le côté mystique propre à Uli et sont désormais plus compact, un format plus viable pour s'attaquer à l'immense marché Américain. Car les Scorpions se sont toujours lancé ce défi un peu fou. L’inexpérience de Matthias leur posera quelques incertitudes, et lorsque les cinq gars de Hanovre rejoigne à l'automne '78 les Dierks-Studios, ils se virent rejoint par le frère de Rudolf, Mickael Schenker démissionnaire d'un UFO qui va enregistrer trois solos sur l'album, sur le génialement hot "Another Piece Of Meat", l'instrumental "Coast To Coast" absolument démentiel et le sensuel "Lovedrive", et prend même officiellement la place d'un Jabs à l’aube de la tournée, mais pas pour longtemps. Mickael se montrant trop instable, les plantant même avant un concert. Matthias sera alors rappelé pour de bon. Très inspiré et très varié, l'album contient deux superbes slow, "Holyday" et "Always Somewhere" chanté par ce tueur de Meine, un reggae "Is There Anybody There?" aussi superbe qu'original, avec encore une fois un Klaus impérial, montrant que le groupe sait tout faire et un très speed "Can't Get Enough" impitoyable, où Jabs fait ses preuves (aisément dans un autre style que son illustre prédécesseur).
Avec ce mélodique et imparable "Lovedrive" (au design sensuel d'Hipgnosis), les venimeux Scorpions vont pouvoir répandre leur venin, grâce à leur magnétisme (animal), à travers les U.S.A.

Taken By Force
Taken By Force
Proposé par groovetemple77
Prix : EUR 23,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Scorpions, with "Taken By Force", We'll Burn The Sky !, 29 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Taken By Force (CD)
"Taken By Force" qui sort en '77, est le quatrième mais dernier enregistrement en studio du mythique guitariste Uli Jon Roth aux côtés de Rudolf Schenker et Klaus Meine, un trio fantastique. Il ne fait qu'enfoncer la solide réputation acquise de force sur scène par des Scorpions, qui se sont forgés un sacré répertoire désormais.
C'est le brûlot "Steamrock Fever", qui introduit dans une ambiance live ces nouveaux rois du Heavy Allemand. Suivi de l'épique "We'll Burn The Sky" un Hard mélodique dont Rudolf est le spécialiste, écrit par Monika Danneman pour Jimi Hendrix dont elle fut la compagne, et chanté par un Klaus tout aussi poignant que le titre peut l'être. Comme sur chaque album réalisé par ce trio, on trouve d'un côté les titres du tandem Schenker/Meine, comme ce splendide "The Riot Of Your Time" écrit en hommage au King Elvis Presley disparu en ce début d'année '77, et ceux d'Uli Roth qui va délivrer trois compositions d'enfer, pour la dernière fois car un fossé s'est creusé entre les trois leaders musicalement mais surtout humainement. Les paroles de l'endiablé mais énervé "I've Got To Be Free" sont d'ailleurs écrites par Uli à l'encontre de son chanteur à qui il fait interpréter ses textes, mais à son insu. Uli qui a toujours composé des titres d'une autre dimension, que ce soit "Fly To The Rainbow", "Dark Lady" ou "Polar Nights", balance cette fois un evil "The Sails Of Charon" mystique et énigmatique, mais il ne chante plus aucune de ses chansons pas même ce "Your Light" planant. La bombe "He's A Woman-She's A Man" aux riffs assassins de Rudolf, est coécrite par le nouveau batteur Allemand Herman Rarebell, leur cogneur de fûts le plus costaud, qui avec ses textes ne fera pas rire Uli Roth qui les trouvaient déplacés. Et comme sur chaque disque des Scorpions qui se respecte il y a un slow ravageur, ce "Born To Touch Your Feelings" mélodique à la fin originale. Aujourd’hui sur la réédition CD, figure un rare b-side "Suspender Love" un titre bien Heavy et catchy, tellement bon que le groupe l’inclura sur un célèbre live.
Avec ce cinquième et terrible "Taken By Force" (à la pochette originelle encore censurée) toujours produit par leur mentor Dieter Dierks, les Scorpions vont brûler toutes les frontières, l’Europe est déjà conquise le Japon succombe également, à un point où les Scorpions y scelleront le plus merveilleux live de leur histoire le légendaire "Tokyo Tapes".

Virgin Killer
Virgin Killer
Prix : EUR 8,89

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Virgin Killer", Catch Your Train (Of Success) !, 25 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Virgin Killer (CD)
"Virgin Killer" le troisième album délivré par le trio Schenker/Meine/Roth, ne fait que confirmer l’aura que dégage ces Scorpions et montre un groupe sûr de son fait, ce qui est d’autant plus remarquable en ’76, l’année ou il paru, pour un groupe émergeant d’une Allemagne pas vraiment connue pour ses groupes de Rock.
"Virgin Killer" est encore plus furieux que son prédécesseur ("In Trance") et même un brin plus trash, ils sont quand même passés d’une femme adulte à une gamine, sur un artwork qui sera d’ailleurs censuré dans de nombreux pays. Cette fois la formation est restée inchangée, Francis Buchholz tenant toujours la basse et Rudy Lenners étant encore à la batterie, mais il réalise là son dernier enregistrement aux Dierks-Studios, puisqu'il ne supportera plus la pression qu’engendrait le succès grandissant des Scorpions. D'entrée, les venimeux arachnides attaquent avec un nouveau brûlot, un sérieux "Pictured Life" un mid-tempo bien tripant, c’est le premier titre coécrit par les trois leaders (ce qui ne se produira plus). Aucun titre ne sera repris simultanément par les deux lead vocals, les compositions d’Uli Roth sont soient interprétées par Klaus seul, comme ce foudroyant "Virgin Killer" endiablé et l’émouvant slow "Yellow Raven", soient interprétées par Uli lui-même comme le déjanté "Hell-Cat" et un ahurissant "Polar Nights" assez hallucinant, aux guitares si volubiles de ce soliste exceptionnel, qui réalise encore de sacrés ravages lors de ses interventions avec des solos endiablés déchirant tout, sur cet album très Hard. Les compositions du tandem Schenker/Meine qui s’impose avec ce qui deviendra leur marque de fabrique désormais, avec ces slows souvent irrésistibles comme "In Your Park" et la ballade "Crying Days", et des titres typiquement Hard-Rock comme le speed "Catch Your Train" exécuté à grande vitesse et ce "Backstage Queen" rythmé aux riffs ondulés. Ces deux excellents titres étaient interprétés, lors de la tournée qu'effectuèrent les Scorpions au Japon pour l'enregistrement des "Tokyo Tapes" en '78, mais le premier morceau lui n’apparaîtra pas sur le célèbre live.
Avec comme bagage ce solide quatrième album de "Virgin Killer", le second produit par Dieter Dierks, les Scorpions consolident les bases d’un style avec un cachet qui leur est propre, et continuent à asseoir leur réputation surtout en live où ils sont intenables. Les Scorpions ont le train du succès à attraper et ils ne vont pas le rater.

In Trance
In Trance

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 a Dark Lady, "In Trance". La métamorphose !, 22 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : In Trance (CD)
C'est avec "In Trance" le bien nommé, que va s'opérer la réelle métamorphose des Scorpions ceux-ci s'affirmant, avec d'un côté leur Hard-Rock racé et de l'autre leurs mélodies raffinées.
"In Trance" sort en '75, après deux essais encore emprunt de psychédélisme. C'est donc leur troisième disque, mais le second avec Ulrich Roth (et Francis Buchholz) et le premier (d'une très longue série) produit par un certain Dieter Dierks. C'est désormais Rudy Lenners originaire de Belgique, qui occupe le siège de batteur laissé vacant, et pour la seconde et dernière fois, Achim Kirschning est crédité aux keyboards. Entamé par une foudroyante composition d'Uli, cette démoniaque "Dark Lady" de folie où le guitariste possédé crame tout (sûrement jusqu'à ses amplis), secondé qu'il est au chant par un Klaus Meine réellement impressionnant, le groupe enchaîne sur "In Trance" une superbe ballade envoûtante composée par le tandem Schenker/Meine, qui ne cessera de s'affirmer. Les Scorpions semblent prévenir avec leur artwork que les femmes qui succomberont à leur venin ne seront plus jamais tout à fait les mêmes, après cette entame d'album absolument imparable. Avec ce mélange de titres furieux alliés à des titres mélodiques, une recette qui s'avérera irrésistible et contaminera le monde entier. Sacrée performance pour un p'tit groupe venu d'Allemagne. Le groupe compte alors deux compositeurs, Rudolf spécialiste du riff en rythmique et Uli un soliste extrêmement pointu, qui dans un style très différent arrive cependant à s'accorder et composer ensemble comme le slow "Life's Like A River" assez magique et un "Longing For Fire" assez cool. L'album oscille ainsi, entre titres Hard à l'image des "Top Of The Bill" et "Robot Man" déjà très convaincants dans leur version studio, et ballades à la "Living And Dying" composés par Rudolf, et chantés par un Klaus Meine exceptionnel. Les autres compositions sont dans le style plus particulier d'Uli Roth, et sont parfois interprétées par Klaus, comme sur "Evening Wind" ou par Uli comme l'excellent "Sun In My Hand" avec ces solos déjantés caractéristiques de ce guitariste tout aussi exceptionnel. L'éclairé "Night Lights" étant un instrumental.
On le sait maintenant, l'harmonie au sein du groupe ne durera pas éternellement, mais à cette époque les zébrés Scorpions sont sur un nuage, tout roule pour le mieux et c'est sûrement ce qui leur permettra d'avancer à pas de géants à travers toute l'Europe et bientôt le Japon.

Fly To The Raimbow
Fly To The Raimbow
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "Fly To The Rainbow", Scorpions 's Coming !, 20 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fly To The Raimbow (CD)
"Fly To The Rainbow", peut-être considéré comme le véritable point de départ de la carrière des Scorpions, même si le groupe a déjà publié un 33 tours deux ans auparavant.
Le groupe avait carrément splitté à l'issue d'une tournée Germanique, en ouverture des shows des Anglais d'UFO, qui en perdant Bernie Marsden leur lead guitar piquèrent alors Michael Schenker, à des Scorpions en piteux état. Après quelques semaines de flottements, les persévérants Rudolf Schenker et Klaus Meine vont relancer le groupe. Le binôme va s'associer avec un trio du nom de Down Road où officiait un remarquable lead guitar, ce fameux Ulrich Roth ainsi que Francis Buchholz à la basse et Jürgen Rosenthal à la batterie. Ces nouveaux Scorpions, vont ainsi produire "Fly To The Rainbow" en '74. Il ne s'agit pas encore de Hard-Rock pur et dur, même si le tandem Schenker/Meine commence à faire des ravages avec l'époustouflant "Speedy's Coming" introductif, où Roth déchire déjà tout avec ses solos endiablés. "They Need A Million" (où Rudolf intervient au chant) et "This Is My Song" montrent un groupe cherchant encore sa voix, entre Hard-Rock un peu progressif et ballades planantes comme ce "Fly People Fly" composé par le p'tit frère Michael tout comme "Far Away" qui ont des réminiscences de "Lonesome Crow". Rudolf même s'il est le leader apparaît assez discret, effacé qu'il est par ce chanteur époustouflant qu'est Klaus Meine et encore plus par cet Uli Jon Roth, petit frère caché de Jimi Hendrix, qui amène souvent seul ses morceaux d’un autre trip, plus épiques et mystiques, comme ce "Drifting Sun" dominé par ses guitares puissantes et possédées. Ses compositions seront souvent chantées ou accompagnées à deux voix, ce qui leur confèrent un cachet vraiment original, les deux lead vocals s'accordant dans un registre complètement différent, avec la voix d'un Roth grave et caverneuse et celle d'un Meine haut perchée. Mais c'est bien avec ses guitares et ses solos flamboyants que s'impose cette nouvelle recrue en or, comme sur ce magnifique "Fly To The Rainbow" qui débute en acoustique, où c'est Klaus qui interprète les premiers couplets mélodiques, avant que le morceau ne décolle vers des horizons et des contrées perdues, avec un thème un brin Asiatique et planant pour un rendu magique et superbe, où c'est Roth qui interprète ses textes avant de faire planer ce titre épique dans une transe obscure, à coups de vibrato et de distorsions hystériques, un voyage sublime.
"Fly To The Rainbow" va d’abord permettre aux Scorpions de tourner intensément en Allemagne, en ouvrant pour des groupes plus renommés, et ainsi se faire remarquer par un certain Dieter Dierks, qui voit en eux un sérieux espoir.

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