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Contenu rédigé par G. Sébastien
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Commentaires écrits par
G. Sébastien "ederlezi~~~~*)" (Ici et ailleurs)
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Azulando
Azulando
Prix : EUR 13,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 N'hésitez plus, laissez vous porter!!!, 14 mai 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Azulando (CD)
Dernier album du guitariste compositeur de Cesaria Evora, "Azulando" apporte un vent de fraîcheur dans ce monde bien morose. Le spleen est toujours aussi palpable, contrebalancé par des rythmes chaloupés, un jeu de guitare savament dosé, des percussions discrètes et bien senties, qui vous donneront irrésistiblement envie de voyager (au moins dans votre tête) et de bouger.
Teofilo Chantre n'est peut être pas le meilleur vocaliste qui soit, mais son timbre de voix (proche de Cesaria Evora d'ailleurs) et son accent portugais, vous charmeront. Il s'essaie même avec succès au français sur "Des bleuets dans les blés", sans une faute de prononciation.
L'album alterne entre mornas du type "Mãe Pa Fidje" (tiens tiens Cesaria en guest!) et rythmes plus dansants ("Amor Dum Sô" ou "Canta Cabo Verde" avec l'excellent Bonga). Il s'essaie même à l'exercice jazzy sur "Fonte Di Nha Sodade", et clôt l'album sur une note positive avec un "Um Novo Amor", sorte de slow plein d'espoir traitant des amours passés et futurs (les textes sont magnifiques, et d'ailleurs tous disponibles en portugais avec leur traduction en français).
L'ensemble reste cohérent et s'écoute d'une traite sans difficulté. Les arrangements subtils vous caressent l'oreille, entre douceur et amertume, chaque titre fait mouche et saura vous envoûter. Une sensation de bien être même, vous envahira.
"Azulando" est tour à tour apaisant, dansant, mélancolique, radieux, toute l'âme du Cap Vert en sorte.
Sans artifices, Teofilo Chantre se livre avec sincérité, simple et touchant, alors n'hésitez plus, laissez vous porter!!!


Impaled Nazarene/Driller Killer
Impaled Nazarene/Driller Killer

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un must rare pour les fans, 14 mai 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Impaled Nazarene/Driller Killer (CD)
Split single sorti juste après "Nihil", sur un petit label Finlandais (Solardisk) pour l'occasion, d'abord sorti en nombre limité sur vynil puis sur cd. IN partage l'affiche avec les Suédois Driller Killer (sorte de "Crust punk survitaminé bien gras"). Chaque groupe proposant un nouveau titre inédit et une reprise de l'autre groupe (c'est le principe du split single).
Concernant IN, l'inédit "Impotent Mankind" est plutôt sympa, et la reprise de DK est excellente, reboostée à la sauce "Nuclear metal" avec un solo bien senti d'Alex "Wildchild" Laiho (gratteux de Children of Bodom présent sur "Nihil"). Le son est nikel car mis en boîte aux studios Astia comme à l'habitude par Ansi Kippo.
Driller Killer s'en sort pas mal non plus avec un 1er titre faisant penser à un Motorhead survitaminé. La reprise d'IN, "Ghettoblaster" reliftée, est géniale avec un son crade et épais, la voix est quasi death et ressemble étrangement à celle de Barney Greenway de Napalm Death (la reprise aurait d'ailleurs pu apparaître sur le EP de reprises de Napalm intitulé "Leaders not followers", tant le son et les influences sont les mêmes). Le tempo est un chouilla moins apocalyptique mais le groupe s'approprie le titre et l'arrange parfaitement à sa sauce.
L'esprit punk est présent chez les 2 groupes, qui chacun à leur manière, donne leur version du style ("Nuclear Black Metal" pour IN, "Crust Punk Death"...ça existe ça ?!...pour DK) avec une approche bien à eux. Un joli cadeau pour les fans.


Depopulate
Depopulate

5.0 étoiles sur 5 L'alchimie retrouvée du brutal death, 26 avril 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Depopulate (CD)
"Depopulate" démarre sur les chapeaux de roue avec un titre éponyme ravageur. Ce 2ème opus de Vile (9 titres/30min.) s'avère bien plus intéressant que son prédécesseur "Stench of the deceased". Le groupe a trouvé ses marques et peut désormais rivaliser avec les plus grands. Vile se paie même le luxe d'aller guerroyer sur les terres d'Incantation, de manière très convaincante. L'ombre des pères spirituels (Incantation) plane sur un "Depopulate" incandescent digne de figurer dans toute bonne cdthèque dédiée au "métal de la mort qui tue", et plus précisément dédiée au brutal death en l'occurence, puisque Vile ne fait pas dans la dentelle. La recette est éprouvée mais tellement efficace. Là ou "Stench of the deceased" était bon bien que banal, "Depopulate" vous caressera violemment l'oreille en captant votre attention du début à la fin.
En bons chimistes, les membres du groupe ont su trouver l'alchimie: sens du riff qui cartonne alternant avec plans lourds savament dosés, des solos bien "evil" de ci de là, quelques passages techniques mais point trop, un hurleur de service qui assure, un son parfait (toujours enregistré à la maison). La machine est désormais bien huilée et a su trouver le parfait équilibre pour que chaque titre fasse mouche et vous accroche dès la 1ère écoute. On se retrouve même un peu déboussolé en tombant sur l'outro acoustique qui clôt l'album...30 minutes c'est court, mais fichtre que c'était bon!!! A peine terminé, vous n'aurez qu'une envie: vous le repasser de suite . "Depopulate" est bigrement efficace, et s'écoute fort, qu'on se le dise! Un album quasi jouissif donc, à se procurer de toute urgence. On en redemande!!!


Strench Of The Deceased
Strench Of The Deceased

4.0 étoiles sur 5 Un bon album de death conventionnel, 26 avril 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Strench Of The Deceased (CD)
1er album de Vile, réédité par Listenable (un label français qui monte qui monte!), "Stench of the deceased" est un album de death assez classique. Non pas qu'il soit mauvais, mais l'on sent que le groupe se cherche musicalement. Quelques sonorités à la Incantation par ci, quelques touches de Cannibal par là, des titres bien violents et assez directs qui cotoient des rythmes plus lourds, voire techniques parfois; un chanteur qui vaut largement un Corpsegrinder Fisher (Cannibal Corpse, encore eux!). Ces californiens ont le niveau (technique) et ont enregistré dans leurs propres studios (2 des membres du groupe possèdent leur propre studio d'enregistrement). Le son n'a d'ailleurs rien à envier aux autres grosses pointures US.
Listenable nous a gratifié de 3 titres live (là aussi le son est nikel) qui nous permettent d'apprécier la puissance du groupe sur scène, et d'une démo (encore une fois le son est d'une qualité largement supérieure à la norme, bien que le titre soit plutôt fade).
Au final, une impression mitigée: vous passerez un agréable moment dans l'ensemble, avec un bémol toutefois; une désagréable sensation de banalité quant à la recette (comprenez "le style") proposée. Vile se cherche, et va surtout confirmer son potentiel sur un 2ème opus bien plus intéressant, "Depopulate", que je vous recommande chaudement.
"Stench of the deceased" est donc en priorité destiné aux fanas du genre.
Nota Bene: Sven d'Aborted a conçu le design (lui aussi banal) du cd;


Planet Pandemonium
Planet Pandemonium

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un retour en demi teinte, 21 avril 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Planet Pandemonium (CD)
L'album de la reformation des Loudblast est sans concessions instinctif et brutal.
Alex Colin-Tocquaine, frontman d'Agressor, vient renforcer la formation à la 2ème gratte. Il avait déjà collaboré avec Buriez, puisque ce dernier avait produit "Medevial rites" et le EP "Spirit of evil". Alex avait ensuite dépanné les Loud' au concert hommage à feu - Chuck Shuldiner (Death), avant de devenir un membre permanent. (Il n'intervient pas au niveau des voix par contre).
Nouvel album, nouveau label (Next music), mais toujours le même dessinateur pour la pochette, Bolek Budzyn, indissociable du groupe.
Produit à la maison au LB studio, le son n'a rien à envier aux grosses prod. étrangères, Stéphane Buriez n'ayant plus rien à prouver de ce côté là, puisque cela fait des années qu'il produit à la pelle une bonne partie de la scène metal française. Au moins quelqu'un qui se bouge et vient casser ce complexe bien franco-français d'auto-sous-estimation.
Le son de gratte est donc massif, la basse ronronne, la batterie est claire et puissante.
Finis les titres épiques à rallonge type "Cross the threshold", fini le groove mélodique mid tempo de "Fragments", Loudblast revient 10 ans en arrière avec un album sans concession, musicalement plus proche de "Disincarnate". Buriez a qualifié "Planet pandemonium" d'album plus mature. Il est vrai qu'il sonne plus direct, plus carré que ses prédécesseurs.
D'entrée de jeu, l'excellent "Bow down" (traduisez "prosternez vous!") donne le ton: brutal.
"The serpent's circle" est plus lourd avec quelques accélérations bien furieuses. "Pain brothers" cartonne. "Last sabbath" est assez froid, lent avec des accélérations mid tempo. "The descent" aurait pu figurer sur "Fragments". Le rouleau compresseur "Mindless mankind" est brutal avec des cassures froides. "Words of vanity" est un hymne guerrier qui n'aurait pas dépareillé sur "Sublime dementia". "Scarlet mist" est basé sur un riff lent et rampant, emmené par la voix écorchée de Buriez. "Roaming in between worlds" joue sur les cassures entre riff mid tempo et accélérations tordues. Le pessimiste "Days in black" (qui devrait cartonner en concert)clot l'album sur une note brutale dans la lignée de "Bow down", avant de sombrer dans un énième ralentissement.
Au final, un aspect général assez froid, un album plus direct certes, et moins mélodique, mais avec beaucoup de cassures. Non pas que les riffs soient complexes comme par le passé, mais ils jouent plutôt sur les dissonances avec des sonorités quasi cliniques et des rythmes différents qui tournent en rond.
"Planet pandemonium" est bon, mais sans plus...je m'attendais personnelement à mieux. L'approche est plus carrée que dans le passé, mais on a l'impression qu'il manque un petit quelquechose pour que l'album ne captive réellement votre oreille, tant la recette proposée paraît classique...
Les Loud' ne sont pas des manchots, loin de là, et il est bien évident qu'il vous faudra plusieurs écoutes pour apprécier pleinement ce cd et rentrer dedans. Mais il m'a, pour ma part, laissé sur ma faim. On annonçait un retour en fanfare, c'est plutôt un retour en demi teinte.
A voir tout de même sur scène.


Reign Forever World
Reign Forever World

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un mini album à posséder absolument!!!, 19 avril 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Reign Forever World (CD)
Vader a su affirmer son style et devenir une référence au fil des ans, tant sur scène que sur cd.
"Reign forever..." était prévu comme un mini album dédié aux fans, sorte d'intermède entre "Litany" et "Revelations". Comme à son habitude, le groupe a enregistré à la maison en Pologne et nous gratifie encore une fois d'une production excellente (qui a dit que la Pologne était un pays de sous-développés?!)et n'a rien a envier aux concurrents ricains ou aux autres gros studios suédois ou allemands par exemple. Et comme d'habitude, la section rythmique est impeccable et implacable!!!
Pas radins, Vader vous propose au menu 3 nouveaux titres, 3 reprises, 2 live, et 2 bonus tracks japonais...soit 10 titres!!! (pas mal pour un soi disant mini album).
Ces nouveaux titres sont inspirés, et ne sont pas de simple chutes de studio au rabais. Le cd débute avec l'excellent titre éponyme sur un rythme quasi militaire. Les 2 suivants sont dans la même veine.
"Total disaster", reprise de Destruction est dévastatrice, "Rapid fire" de Judas Priest est survitaminée. Le groupe ne cherche pas justement à sonner comme Judas Priest, puisque de toute façon le registre vocal de Peter en est bien éloigné. Vader se l'approprie et lui fait un lifting tout bonnement excellent.
"Freezing moon" de Mayhem à la sauce Vader utilise la même méthode. Les reprises s'enchainent sans que cela ne choque (Destruction, Judas Priest, Mayhem...plutôt éclectique comme mélange). Les titres originaux ne sont pas dénaturés, mais sont au contraire investis d'une nouvelle aura. On les reconnait directement, mais ils ont une nouvelle saveur particulière. "L'interprétation" prend ici tout son sens, et semble tellement naturel chez nos compères.
"Creatures" et "Carnal" live sont magistraux, le son live est propre et puissant.
Le tout se termine par 2 bonus tracks de la version japonaise de "Litany": "Red dunes" l'interlude, et "Lord of desert" du même tonneau que le reste.
Au final, 10 titres hétérogènes à priori bien différents (nouveaux titres, reprises, live, bonus), mais bigrement cohérents dans leur ensemble, tant au niveau du son que de la puissance et de la qualité. Pas une fausse note ni une faute de goût.
"Reign forever..." est plus qu'un mini album: Vader ne fait pas dans la demi mesure et honore largement ses fans. Prévu pour patienter entre "Litany" et son digne successeur ,"Revelations", ce mini LP n'est pas qu'un simple amuse bouche fade ni une compile opportuniste bricolée avec des faces B de qualité moyenne. "Reign forever..." a tout d'un véritable album, un grand. 32 minutes au total, malgré 10 titres, vous sembleront trop court. On en redemande!!!


Gore Metal
Gore Metal
Prix : EUR 19,06

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une bonne baffe directe dans la face!!!, 19 avril 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gore Metal (CD)
2ème album pour ces barbares US, "Gore metal" n'a rien à voir avec l'idée qu'on se fait du death metal gore traditionnel à la Cannibal Corpse, Carcass dans un registre différent ayant de toute façon été ze pionnier. Et c'est justement dans ce deuxième registre qu'Exhumed se positionnerait.
La pochette de l'album est hideuse et assez explicite (pas de dessin à la "mord-moi-le-noeud" style Cannibal, mais plutôt photo réaliste à la Carcass...), et tellement crade qu'on la croirait tirée d'une mauvaise série B, type massacre à la tronçonneuse. LEs lyrics sont d'ailleurs dans la plus pure tradition, sans ambiguité dira-t-on...
Musicalement, Exhumed oscille entre plans grind et passages plus lourds savamment dosés ponctués de solos bien sentis, un peu à la manière de Napalm Death époque "Harmony corruption", croisé avec un Cryptopsy époque "Blasphemy made flesh".
Voix criardes alternent gaiement avec grognements à la Dying Fetus. A vrai dire, les 13 titres sont ultra-efficaces et ne laissent pas une seconde de répit, ça dépote sec du début à la fin pour notre plus grand plaisir.
Le groupe n'a pas la prétention de révolutionner le genre mais sait brillamment se montrer très convaincant. Tous les titres s'avèrent intéressants et sont composés intelligemment.
On a l'impression de se prendre une claque sans que l'ensemble ne soit brouillon ou qu'à un moment donné, on ait un sentiment de répétition. Il faut dire que l'album a été mixé par James Murphy himself (petits veinards!!!) qui leur a concocté un son bien puissant et épais, pour que justement les parties brutales sonnent justes et restent audibles, et que les plans lourds soient bien gras. La batterie elle aussi est bien mise en valeur (le son de caisse claire, claquant à souhait, est monstrueux à l'instar d'un Cryptopsy par exemple, et ajoute une patate non négligeable à chaque brulot incandescent).
L'album se termine en beauté par une reprise survitaminée de Sodom, en osmose parfaite avec le reste.
La dernière chanson terminée, vous aurez l'agréable sensation d'avoir pris une énorme baffe, et une désagréable impression de silence oppressant, un vide soudain angoissant...qui vous poussera sûrement à appuyer une nouvelle fois sur "play".
A écouter très fort donc, et à consommer sans modération.


Three in one
Three in one
Prix : EUR 20,91

5.0 étoiles sur 5 Un groupe qui se bonifie avec le temps, 19 avril 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Three in one (CD)
La Morgan family est de retour (4 frères et 1 soeur, descendants directs du jamaïcain Denroy Morgan père) avec un 5ème album studio tout simplement excellent. Recollaboration pour l'occasion avec le producteur Bobby "Digital" Dixon , qui avait déjà mis sa griffe sur "Protect us jah" et "Don't haffi dread" (NB: il a aussi produit les albums de Sizzla les plus posés et typés roots, cf. "Black woman and child", "Good ways" et "Da real thing").
Les Morgan sont devenus au fil des ans, une valeur sûre et surtout une entité originale dans la sphère du dancehall, faisant même des émules (cf. LMS). Au menu, conscious lyrics, rythmiques roots à l'ancienne(ne cherchez pas ici une quelconque sonorité électronique), 5 voix originales différentes et subtilement arrangées, mélange de reggae et de soul, chaque chanson fait mouche. L'album déboule sur le dansant "jump around", s'ensuivent de purs joyaux roots dont vous chanterez les refrains en boucle.
Junior Kelly (procurez vous ses albums, cet artiste fait partie de la nouvelle génération reggae/ragga, au même titre que Jah Cure ou Jah Mason par exemple, qui est largement à la hauteur d'un Capleton ou Anthony B) fait une apparition remarquable sur l'excellent "Ah who dem". "The truth" est typique: rythmique mid tempo dont le groove pourtant simple, vous donnera envie de remuer, avec un refrain qui se gravera dans votre tête et que vous ne cesserez de fredonner.
"Rebel" au contraire est plus posé, bien qu'aussi typique du groupe, sorte de berceuse roots relaxante.
"Everything is still everything" se situe dans la lignée de "Jump around", quasi ska et toujours aussi entrainant.
"A man in love" fait office d'intermède soul.
"Judge not" est dans la veine de "the truth", "works to do" propose ce que le groupe fait de mieux...
Bref, on pourrait continuer sur ce registre élogieux jusqu'à la dernière chanson...la 19ème tout de même...
Là où justement "More teachings" proposait autant de titres, mais dans un ensemble plus hétérogène et à mon avis moins cohérent, "3 in 1" nous livre ici le meilleur(entendez par là: il n'y a rien à jeter), sans renier les mélanges et influences diverses qui font le charme et l'identité du groupe. Cet album est à ranger à côté du génial "Don't haffi dread", assez similaire, l'expérience et l'assurance des années en plus (même si à l'époque, le groupe était déjà largement au dessus du lot), autant dire que Morgan Heritage se bonifie avec le temps.
Insérez donc ce cd le matin, et vous vous sentirez heureux et positifs pour toute la journée. Ne manquez pas ce groupe taillé pour la scène, qui n'hésite pas à passer du temps avec ses fans après chaque concert...fait plutôt rare, qui mérite donc d'être souligné!!!


Rough Inna Town
Rough Inna Town
Prix : EUR 21,72

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Découvrez le son "F. Burell", architecte sonore du dancehall, 13 avril 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rough Inna Town (CD)
Cette compilation jamaïcaine reggae/ragga regroupe des titres inédits pour la plupart, à la gloire du producteur phare Fatis Burell alias "X-Terminator". Celui-ci est ze référence en matière de production dancehall depuis le milieu des années 90's , a imposé sa griffe dans l'univers musical jamaïcain, et reste même indissociable d'artistes tels que Sizzla ou Luciano qu'il aidé à propulser au top en se faisant leur architecte sonore.
"Rough inna town" nous propose justement autant de grosses pointures (Sizzla, Capleton, Ini Kamoze, Luciano plusieurs fois en duo) que la nouvelle génération (LMS, Jah Cure).
L'ensemble est bien tranquille, cohérent, et rend bien compte de la palette sonore qu'a pu modeler le producteur, du roots traditionnel de Luciano aux hybrides novateurs LMS.
Ne venez pas chercher ici des hits bien calibrés, même si Fatis Burell peut se targuer dans le passé, et même encore aujourd'hui, de s'être fendu de purs joyaux avec les artistes ici présents et bien d'autres encore.
Cette compile est un bon moyen de découvrir des artistes aux styles variés , même si certains titres ne sont pas à la hauteur de leur talent (cf. Prince Malachi, Turbulence). La plupart des titres reste néanmoins de bonne qualité et vous permettra de passer un bon moment.
A réserver aux fans, ou à conseiller aux curieux.


Straight from the Root
Straight from the Root
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 37,58

4.0 étoiles sur 5 LMS: Le renouveau du dancehall, 13 avril 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Straight from the Root (CD)
3ème album pour ce trio vocal, petits protégés des Morgan Heritage qui nous livrent ici un cd moins axé "reggae-dancehall-roots", et plus typé "soul-musiques urbaines", toujours produit par ze pape jamaïcain Fatis Burell alias "X-Terminator".
L'évolution du groupe est constante. "Straight from da root" reprend les choses ou l'excellent "Zion gates " les avait laissées, tout en brouillant les pistes et en allant beaucoup plus loin.
Le titre paraît clair: "direct de la racine", il y a toujours quelques chansons bien typées roots jamaïcaines, mais le reste est plutôt issu des racines américaines du groupe (n'oublions pas que ce sont des jamaïcains vivant dans le Bronx à New York).
LMS a su se créer un univers très personnel, soutenu par une production moderne justement respectueuse de l'identité du trio. L'esprit roots est donc toujours bien présent (cf. les lyrics), même si l'album est plus varié musicalement, et lorgne plutôt comme je l'ai dit, vers les "musiques urbaines" et soul avec des arrangements électroniques prononcés et des rythmiques bien éloignées des riddims traditionnels. Malgré tout, le groupe a su évité les clichés et les sons trop typés Hip Hop ou US, ainsi que les riddims rabachés. L'ensemble est donc cohérent , ne ressemble pas à un bricolage hybride , et s'éloigne définitivement du reggae/soul typique de l'heritage Morgan (bien que la filiation tienne toujours).
Les arrangements des voix sont toujours aussi superbes, les 3 personnalités se complètent parfaitement, LMS n'est plus un jeune espoir ou une quelconque révélation, et se place définitivement comme une entité originale à part entière, au même titre que leurs compatriotes Morgan Heritage, mettant fin à toute comparaison réductrice.


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