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Contenu rédigé par ebolavir
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ebolavir
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WALDEN ou La Vie dans les Bois (annoté) VERSION FRANCAISE + VERSION ORIGINALE EN ANGLAIS
WALDEN ou La Vie dans les Bois (annoté) VERSION FRANCAISE + VERSION ORIGINALE EN ANGLAIS
Prix : EUR 1,34

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La bonne édition numérique, 1 mars 2016
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Je en vais pas essayer de dire du bien du livre de Thoreau, qui a chez beaucoup de gens le même statut que la Bible, aussi vénéré et aussi peu lu (c'est un gros livre). Voir les commentaires de l'édition "La République des Lettres" Walden ou la vie dans les bois. Je dis du bien de cette édition numérique bien réalisée. La traduction de Louis Fabulet avec ses notes, plus quelques illustrations pertinentes. Le texte est celui de ELG (site ebooks-gratuits, ce n'est pas dit, mais l'éditeur a oublié de supprimer quelques notes ajoutées par ELG) Et l'original en anglais, repris ailleurs et médiocrement présenté, mais lisible. La table des matières fonctionne. L'autre édition numérique dont je parlais plus haut, aussi Louis Fabulet avec les notes, est plus chère et pas meilleure.


Causeur mensuel
Causeur mensuel
Prix : EUR 0,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le concepteur aurait pu se fatiguer un peu, 29 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Causeur mensuel (App)
Quand on est abonné à Causeur et qu'on utilise une tablette, on installe l'appli, c'est logique. Légère déception: à part la fonction de téléchargement des numéros passés et courant, l'usager n'est pas mieux servi que s'il consultait un PDF. Les pages sont celles du magazine papier (qu'on peut agrandir, quand même) et il faut revenir au format pour changer de page.Il y a juste un "accès direct" aux articles depuis la page de sommaire, mais je ne sais pas y revenir, la circulation (s'il y en a une) est cachée, l'ergonomie pas intuitive. Visiblement, c'est la spécialisation d'une appli générique, et pas la meilleure. Bon, c'est gratuit.


Un silence religieux: La gauche face au djihadisme
Un silence religieux: La gauche face au djihadisme
Prix : EUR 11,99

13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le Monde a changé, 28 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Un silence religieux: La gauche face au djihadisme (Format Kindle)
Jean Birnbaum est un des gardiens de la pensée correcte d'un journal dont la communauté des rédacteurs a toujours cru qu'il y avait une pensée correcte, et que le choix des nouvelles à publier, la taille grande ou petite qu'on leur donne, et l'opinion qui accompagne toujours les faits dans un article, doivent être guidé par cette pensée. Elle a varié au cours du temps, bien sûr, mais son existence n'a jamais été mise en doute. C'est comme ça, ceux qui n'aiment pas peuvent lire autre chose, les lecteurs fidèles seraient égarés sans leur guide.

Or l'auteur fait l'exposé de la grande repentance. Oui, Dieu existe, au moins dans la tête de ceux qui y croient, et ceux qui agissent ne sont pas seulement déterminés par les forces sociales qui dépendent des rapports de production (dogme marxiste, donc). Il n'a pas osé citer "L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu." (évangile selon Matthieu, chapitre 4), c'est pourtant bien de cela qu'il s'agit. Pas d'analyse "ceci est dans le Coran, ceci n'y est pas, donc ...", mais la grande revue d'un demi-siècle d'histoire immédiate à la lumière de la grande découverte: les hommes en agissant dans l'Histoire font ce qu'ils croient entendre de Dieu.

Pour moi qui ai l'âge d'avoir des souvenirs de ce temps-là, je vois maintenant que je n'avais rien vu. Personne ne m'avait dit que la guerre d'Algérie était une guerre pour reconquérir la terre sainte envahie par les mécréants, que derrière le discours du FLN c'était cela qui l'avait enraciné dans le peuple. J'avais cru aussi que la chute du Shah d'Iran était le succès d'une lutte anti-impérialiste, et que le discours sur l'idéal religieux de Michel Foucault n'était pas du délire, il avait vu avant les autres.

Ceci établi, l'auteur se permet de développer sur tout un chapitre la pensée religieuse de Marx et des socialistes. Jean Jaurès était un héritier des prophètes bibliques et continuait leur discours de libération, il les connaissait et savait. L'auteur ose titrer un chapitre "Aux origines du marxisme, la question religieuse". Il ne va pas jusqu'à écrire que le marxisme-léninisme était devenu une Eglise établie, c'est un discours de droite, mais l'idée y est. Dans le chapitre suivant, le lecteur se retrouve aujourd'hui, et visite les débris de l'extrême-gauche après l'explosion qu'a provoqué la présence d'une militante voilée dans une élection provinciale, c'est jubilatoire.

Le dernier chapitre "Des brigadistes aux djihadistes" met en parallèle le départ des volontaires socialistes pour soutenir l'Espagne républicaine contre Franco et celui des jeunes radicalisés vers la Syrie, en soulignant la grande différence: la croyance à une "apothéose politique" sur la Terre en ce temps-là, et la course vers le salut dans l'au-delà aujourd'hui. (un petit regret personnel, j'aurais aimé que l'auteur parle aussi des Chinois partis vers le Yan'An de Mao Zedong dans les années 1920-1930; d'un poids plus grand pour l'avenir du monde que l'Espagne; mais on ne peut tout traiter).

La conclusion, très modeste, rappelle que "sur la question de la religion, la gauche a la mémoire courte, la conscience vaine", alors que nombreux sont les gens de gauche qui ont découvert les forces spirituelles, et dont le discoureur de gauche moyen a dit qu'ils avaient déserté. Il va falloir changer la pensée correcte.

Mon petit commentaire ne rend absolument pas la richesse de ce livre (et celui qui l'a lu en sort avec à lire une pleine bibliothèque de livres actuels et récents écrits par des gens qui avaient compris un peu avant tout le monde). Il faut le lire et le relire ; c'est écrit simplement mais la pensée n'est pas simple.


Il est avantageux d'avoir où aller
Il est avantageux d'avoir où aller
Prix : EUR 16,99

10 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Il a toujours où aller, 21 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Il est avantageux d'avoir où aller (Format Kindle)
Emmanuel Carrère, artisan des lettres, fils du (de la) secrétaire perpétuel de l'Académie Française, est un homme qu'il s'aime bien; il est persuadé que tous les autres sont du même avis, et en général il a raison. Cette fois il s'est mis en scène lui-même dans le genre court, en écrivain qui écrit sur des supports chics lus par des gens intelligents : XXI, Télérama, les Inrocks, à la rigueur l'Obs ou l'Atelier du roman. Ce sont ses aventures d'écrivain à la recherche d'histoires, de cinéaste à la recherche d'histoires, de journaliste qui veut rencontrer le réel pour le raconter. Quand on lit tout à la file comme je viens de le faire, on a l'impression d'être avec Tinitin reporter, qui sort de la jungle sans rien à la fin d'une page et est dans un avion au début de la suivante, comme si l'argent, le temps, la fatigue n'existaient pas. C'est supposé se passer dans la réalité, pourtant on ne croise jamais des "vrais gens", médiocres et contents de l'être, qui ennuieraient le lecteur (ceux qui ont besoin de s'ennuyer iront ailleurs, Katerine Pancol par exemple, l'agence de voyage Kindle a tout). Il se plaint sans arrêt de ses pannes d'écriture, et pourtant tout est facile, tout se transforme en oeuvre (pour ma grande satisfaction, j'en témoigne). Un danger: comme il s'agit presque toujours de livres et de l'aventure pour les écrire (les siens mais pas seulement), le lecteur sort de l'ouvrage avec vingt ou trente livres qu'il faut qu'il lise, tellement l'auteur en a parlé avec transport, et comme la plupart sont disponibles sur Kindle, il peut finir ruiné et avec une dette de temps gigantesque (le temps qu'il ne pourra pas éviter de dépenser pour justifier ce qu'il vient d'acquérir). Un conseil pour celui qui est vraiment pauvre en temps: qu'il lise Luc Rhinehart, le dernier article sur l'homme qui laisse un dé décider ce qu'il fera. Il choisira la même méthode pour savoir quel sera le prochain chapitre à lire. Un voyage dans le monde réel d'Emmanuel Carrère, en bonne compagnie.


Péchés capitaux : Les sept impasses de la diplomatie française
Péchés capitaux : Les sept impasses de la diplomatie française
par Le Club des Vingt
Edition : Broché
Prix : EUR 5,00

Aucun internaute (sur 10) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Inaccessible de l’étranger., 10 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Péchés capitaux : Les sept impasses de la diplomatie française (Broché)
Manifestation de mauvaise humeur: je suis en ce moment à l’autre bout du monde, dans un pays où on s’intéresse beaucoup à la France et où les livres qui viennent de l’étranger sont regardés avec suspicion. Et pas de livre numérique ! J’attendrai d’être en métropole pour donner une opinion sur le livre. En attendant mon opinion sur l’éditeur est au plus bas.


DRAM Mémoire vive: Roman (Littérature Française)
DRAM Mémoire vive: Roman (Littérature Française)
Prix : EUR 2,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Confabulations numériques, 3 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : DRAM Mémoire vive: Roman (Littérature Française) (Format Kindle)
DRAM, c'est un vieux mot. Ca signifiait, au temps où je faisait de l'informatique pour de l'argent (il y a longtemps), la direct-random-access-memory, cette ressource coûteuse et limitée qui forçait les programmeurs à faire des prodiges pour écrire des applications qui tournent vite. Une chose dont nul ne se soucie plus aujourd'hui, sauf quelques pointus spécialistes. Super-Jaimie, ça me disait vaguement quelque chose. J'avais dû voir ça passer à l'époque où je ne regardais plus la télévision. Et puis Wikipedia, dépositaire du savoir universel, m'a dit que c'était au début des années 1970, il y a un siècle, un feuilleton avec une fille bionique super-musclée et super-intelligente. Bien sûr, elle devait avoir une direct-access memory immense et surpuissante. Non, je confonds, c'étaient d'autres feuilletons, pour elle c'étaient des muscles et des organes des sens. Et puis ça me revient, j'en ai sûrement vu des morceaux. Bon, avec ça j'ai situé l'auteur: il doit avoir le même âge que Sarkozy et Hollande, et au lieu de faire de la politique ou des affaires, il confabule avec le matériel intellectuel qu'il a recueilli dans son jeune temps (qui était aussi le mien). Je lis: il y a une histoire, boy meets girl et la suite. Il la rencontre, il s'enfuit, il revient, elle le rejette, il en est malade, son médecin le traite avec les remèdes de ce temps-là, ça finit mal (ou bien, un peu comme le pauvre bûcheron qui, ayant épuisé les voeux de la bonne fée, est transformé en chat châtré, adopté par une vieille fille, et est enfin heureux, ça finit bien; non, il n'est pas transformé en chat). L'histoire a de quoi émouvoir, mais pour faire un roman il en faut plus. Le plus se passe dans le cerveau du narrateur, son énorme disque dur chargé d'images qui bougent de Jaimie, son amoureux, ceux qui ont financé ses super-pouvoirs (on est dans un monde matérialiste, pas de magie ici).
J'ai aimé, j'ai presque cru à l'histoire. Et puis l'obsession de l'auteur avec ses confabulations de téléspectateur du siècle passé m'a un peu agacé. Mais il s'est rattrapé quand il s'est rêvé en malade anesthésié avant la grande opération de ... on ne saura pas, dans le livre il ne se réveille pas. Je soupçonne que c'est du vécu, que ça date du temps où les médicaments ne donnaient pas l'oubli aussi vite. J'ai été repris par l'histoire et j'ai fini le livre en pleine nuit. C'est bien, la littérature. J'attends le prochain roman, l'auteur aura-t-il une nouvelle idée pour nous emmener dans la même histoire ?
(disclosure: the publisher induced me to write this comment by giving the .azw3 file for free).


Laissez Couler le Titanic
Laissez Couler le Titanic
Prix : EUR 3,50

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le charme du conteur, 27 janvier 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Laissez Couler le Titanic (Format Kindle)
Commençons par dissiper le suspense, qu'est-ce que Aldo Sterone, à qui le Dieu Unique a donné le talent de conter, et qui ne conte que ce qu'il a vécu personnellement, veut faire avec cette histoire cent fois dite, redite, mise en images, et que tout le monde a l'impression de connaître. Si c'est pour s'instruire, autant lire Robin Gardiner "The Great Titanic Conspiracy" (gros livre digne d'être lu, si on a le temps, il existe pour le Kindle) ou consulter les articles de Wikipedia (à lire en anglais et en français, c'est de haute qualité).

Donc le paquebot Olympic, gravement endommagé et irréparable, a pris la place de son jumeau le Titanic tout neuf, pour son premier voyage qui devait se terminer en naufrage tranquille, par beau temps, entouré d'autres navires à qui il aurait transbordé ses passagers avant de rejoindre les grands fonds, paradis des assurances maritimes. Mais raconté par Aldo Sterone, cela devient un drame social de notre temps. Il fait vivre devant nous la première classe des riches, ceux qui ont monté la conspiration, fait prendre un risque mortel aux autres (et un peu à eux-mêmes, le grand-maître était à bord). Et la classe des troisièmes classes, les immigrants enfermés derrière les grilles et à qui personne n'avait montré le chemin pour sortir, les matelots qui savent à peine lire et n'imagineraient pas parler contre ceux qui les commandent. Mais au moment où tout devait bien se passer, une erreur de transmission, une consigne égarée, une petite erreur de calcul, et les morceaux ne se rejoignent pas. A quelques heures près le Titanic laisse dans l'eau froide ceux qui n'auraient même pas dû se mouiller.

Ou bien le grand méchant banquier qui possède tous les navires ou presque avait décidé de faire disparaître tout le monde sous les eaux, ceux qui devaient jouer un rôle dans la tromperie, et aussi ses amis de la première classe qui risquaient de l'empêcher de réaliser l'arnaque financière du siècle. C'est là que le conteur nous sort de la nuit sur l'Océan. Il nous parle de la Réserve Fédérale, celle qui fabrique les dollars et les loue au gouvernement américain. Ceux qui ont lu "Comprendre l'Empire" (Alain Soral, 2011) reconnaîtront le paysage (mais pas les personnages, aucun méchant n'est là en qualité de Juif), pour les autres ce sera peut-être une révélation, ou bien ils jugeront que le conteur s'égare.

Le conteur nous emmènera encore dans les audiences des commissions d'enquête, celle du sénateur américain qui passe très près de faire émerger la vérité, celle des fonctionnaires anglais résolus à la laisser au fond de l'eau. Et nous partagerons les pensées des marins survivants, qui retraverseront l'Atlantique comme des prisonniers dès le lendemain du sauvetage et ne seront relâchés qu'après avoir dit ce qu'on leur a dicté.

Le livre a un gros défaut, à mon avis, mais ce n'est pas l'avis de l'auteur qui a choisi d'écrire ainsi: c'est un roman, alors que derrière chaque phrase ou presque il y a un témoignage, un document, un point historique, un avis d'expert; il aurait pu écrire un essai avec plus de notes et références que de pages, sans rien changer ou presque. Mais je ne suis pas qualifié ; je n'avais qu'à écrire le livre moi-même.

Un dernier point: Aldo, si tu me lis, la prochaine fois fais relire ton texte par un ami, avant de le mettre en ligne; il est plein de fautes d'orthographe et de loupés grammaticaux, justement ce que l'auteur ne voit plus à force de travailler dessus. Heureusement, ça n'atteint pas le charme du conte.


L'Innocence du carbone : L'effet de serre remis en question
L'Innocence du carbone : L'effet de serre remis en question
Prix : EUR 14,99

4.0 étoiles sur 5 On croit ce qu'on veut, ce livre aide à penser, 13 décembre 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Innocence du carbone : L'effet de serre remis en question (Format Kindle)
L'auteur (et le bandeau assez inepte ajouté à la couverture) annoncent un livre de polémique et de dénonciation. On n'est pas déçu de ce point de vue, pas mal de confrères scientifiques en sortent tout cabossés moralement, mais ce n'est pas le plus intéressant. Comme l'auteur est lui aussi un scientifique, avec le goût d'enseigner, il n'hésite pas à emmener le lecteur au milieu des molécules vibrantes et des raies d'absorption du rayonnement électromagnétique. Pour moi dont le savoir en ce domaine date de lointains travaux pratiques d'école d'ingénieur (et je n'en avait rien fait depuis), j'ai enfin compris comment fonctionne l'effet de serre et pourquoi (pour quelle raison physique) il fait plus chaud sous une cloche à melon que dehors. Après ça, on peut ne pas suivre l'auteur dans les conséquences sur les choix politiques, mais au moins on sait de quoi il s'agit. Ca m'a changé de (par exemple) "Le réchauffement climatique pour les nuls", écrit par des prédicateurs, pas des enseignants. Quand même, ne pas lire que ça.


La Bible Segond 21
La Bible Segond 21
Prix : EUR 1,90

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du grand art numérique, le texte aussi, 13 décembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Bible Segond 21 (Format Kindle)
Commençons par ce qui m'a persuadé d'acheter cette édition de la Bible (une de plus). Ce livre numérique est une perfection technique, la navigation dans l'immensité du texte, si pénible avec d'autres éditions, est un plaisir. Et cela pour le prix que des amateurs incompétents prétendent extraire de l'acheteur de leur ouvrage inepte sur des textes qu'ils ont empruntés ailleurs. Les éditions "chères" de même qualité se justifient par leur contenu.

Justement, le texte (la Bible canonique protestante, sans Judith ni Suzanne et les Vieillards), est tout à fait contemporain, et rafraîchit ceux qui sont habitués au "style biblique". Un exemple (Genèse 4.1). " Segond 21: "Adam eut des relations conjugales avec sa femme Eve. Elle tomba enceinte et mit au monde Caïn. Elle dit 'J'ai donné vie à un homme avec l'aide de l'Eternel.'. " On a échappé à la platitude de la Bible en français courant: "De son union avec Adam, son mari, Eve devint enceinte. Elle mit au monde Caïn et dit alors 'J'ai fait un homme grâce au Seigneur.' " Et on n'a pas eu besoin de se plonger dans un autre monde comme Segond, 1880-1910 "Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit : 'J’ai formé un homme avec l’aide de l’Éternel'."

Les textes qui entourent le Livre, une introduction courte et claire pour aider le lecteur non savant à connaître la réponse aux questions de base, un paragraphe à la tête de chaque livre pour le situer, les sous-titres courts, les synopses et parallèles essentiels en notes de fin de chapitre, donnent l'impression d'être accueilli par les éditeurs. Le plan de lecture pour le débutant est excellent. Et la présentation (des paragraphes, pas des versets, les numéros sont assez discrets pour être oubliés du lecteur quand il n'en a pas besoin) aide encore à l'impression de lire un livre d'aujourd'hui.

Il y a d'autres traductions, celle-ci est une de celles que j'aime, ces temps-ci je m'en sers de préférence. Et tout cela pour un prix qui semble dire que l'éditeur pense plus à faire lire qu'à faire rapporter. Une bonne oeuvre.


L'enfant dans la Tamise
L'enfant dans la Tamise
Prix : EUR 14,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Vie et mort entre l'Afrique et l'Europe, 13 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'enfant dans la Tamise (Format Kindle)
Richard Hoskins raconte. Il était en Afrique, logisticien d'une ONG, chargé des équipements d'un hôpital au fond de la forêt au bord du fleuve Congo, et jeune marié. Il a appris le français et le lingala, les langues du lieu, et aussi la puissance des forces spirituelles ou magiques sur l'âme des Africains. Quelques années après, la police l'appelle après la découverte à Londres du corps sans tête d'un enfant noir flottant dans la Tamise. Il est devenu universitaire, spécialiste des religions africaines. Pendant que les experts de la police scientifique trouvent dans le corps et les os de la victime de quoi savoir d'où il vient, l'Afrique en Europe envahit la vie de Richard: voyageurs clandestins, trafic d'êtres humains, enfants victimes des communautés délirantes qui greffent la Bible sur la sorcellerie africaine, services sociaux qui aident sans le vouloir à la floraison d'une Afrique en Europe fatale à ses habitants. A la fin nous aurons presque toutes les réponses, mais cela n'aura pas servi à grand-chose.

L'auteur dit "je" puisque c'est sa propre histoire, et entrelace habilement ses débuts en Afrique et sa prise de possession du cas d'Adam, l'enfant qui donne son titre au livre. Puis les deux lignes se rejoignent au présent. Il emmène le lecteur plusieurs fois à Kinshasa, ville chaque fois plus délabrée et plus cruelle. On a du mal à se persuader que ce que l'auteur raconte est vrai. Aussi vrai pourtant que serait "Tristes tropiques" écrit par un écrivain engagé dans les évènements et pas seulement observateur de profession. Le lecteur blanc européen a, en sortant du monde de cette histoire, une idée de ce qui se passe chez lui et qu'il ne voit jamais.

Richard Hoskins, qui a 23 ans quand l'histoire commence et 45 quand il en sort, quelque peu changé et pas seulement vieilli, réussit à ne pas être le héros de sa propre histoire, juste un support pour raconter celle des autres. Je ne sais pas s'il le voulait mais c'est une grande réussite.

J'ai lu le livre dans la version originale en anglais (The Boy in the River, 2012, enfin porté en français par le succès). La traduction, pour ce que je peux en juger, est plate et honnête, mais lisez-le plutôt en anglais, vous sentirez mieux la tension sous le style volontairement simple et retenu.


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