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orion (Vinland)
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Generation goodbye
Generation goodbye
Prix : EUR 17,00

4.0 étoiles sur 5 Génération 80's !, 17 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Generation goodbye (CD)
En préambule, je dois faire un mea culpa...
Oui, je dois bien avouer que j'ai été un peu sévère sur la chronique du dernier album de Kissin’ Dynamite, j'aurais dû laisser les choses mûrir un peu. Car, après la publication de la chronique, je me suis aperçu que les défauts que j'y avais trouvé lors de la rédaction s'estompaient au fil des écoutes. Depuis, je l'ai acheté en CD et je l'écoute finalement pas mal...

Je ne vais donc pas réitérer la même erreur et j’ai donc bien pris le temps cette fois-ci d’écouter ce nouvel album des jeunes Allemands avant d’écrire ce qui suit.

Sur ce nouvel album, le groupe n’a pas totalement laissé tomber les bidouillages électro découverts sur l’album précédent, mais il y en a moins. Du coup, ce qui m’avait un peu rebuté aux premières écoutes de "Megalomania" s’avère ici en retrait et c’est donc un très bon point pour les premières écoutes, on rentre encore plus facilement dans l’album. Ceci étant dit, Kissin’ Dynamite veut montrer par là qu’il ne se contente pas de reproduire une recette qui certes marche parfaitement mais qui commence à dater. Les touches de modernité sont les bienvenues pour dynamiser leur Sleaze Metal enjoué et toujours rafraîchissant !
Après, il n’y a pas de surprise à attendre, ce "Generation Goodbye" est dans la droite lignée stylistique des albums précédents. Mais, personnellement, je n’attends rien d’autre de ce groupe car ce qu’il fait, il le fait très bien.
On remarque dès la première écoute que le groupe nous propose pour la seconde fois un duo sur le titre "Masterpiece", le premier depuis celui en compagnie de Udo Dirkschneider sur leur second album, "Addicted To Metal". Ce second duo n’est pas franchement surprenant puisque l’on découvre que c’est Jennifer Haben de Beyond The Black qui vient donner la réplique à Hannes, comme lui l'avait fait sur le premier album du groupe.
Comme je l’avais expliqué dans la chronique du "Lost In Forever" de Beyond The Black, les deux groupes sont étroitement liés car ils sont tous les deux les produits du duo de producteurs allemands, Hartmut Krech et Mark Nissen, qui participent activement à la composition dans les deux groupes. On notera aussi un autre parallèle entre les deux formations puisque leurs vocalistes (Hannes Braun pour Kissin’ Dynamite et Jennifer Haben pour Beyond The Black) sont tous les deux passés par des émissions de la télé réalité allemande, type Popstars ou The Voice.
En tout cas, la force de ces deux groupes est de proposer des compos bien ficelées avec gros refrains bien entraînants Et c’est encore le cas ici. On pourrait citer tous les morceaux mais ceux de "Generation Goodbye", "Hashtag Your Life", "She Came She Saw" et "Larger Than Life" sont diablement efficaces. Refrains sur lesquels on peut aussi glisser quelques "Oh Oh Oh" fédérateurs de temps en temps ("Flying Colours"). Les rythmes donnent envie de bouger, les riffs sont simples mais efficaces, les solos ne sont pas là pour faire du remplissage… Bref, la parfaite définition du Rock And Roll qui ne se prend pas la tête.
En revanche, il va falloir faire attention de ne pas trop se servir des compositions de l’un des groupes pour alimenter l’autre. Je m’explique : sur le dernier Beyond The Black, on retrouvait une reprise de "Against The World", un titre du premier album de Kissin’ Dynamite, en version symphonique. Sur cet album, on trouve "Utopia" dont une partie du refrain est construite à partir de la mélodie du refrain de "Lost In Forever" (avec un rythme différent, certes, mais ce sont bien les mêmes notes !) et la mélodie du refrain de "If Clocks Are Running Backwards" ressemble pas mal à celle du "Beyond The Mirror" (toujours avec un rythme différent pour tromper l’ennemi) du dernier album du groupe de Metal Symphonique. Evidemment, on ne peut s’en rendre compte que si l’on connaît les deux groupes, qui jouent dans un registre assez différent et donc pas sûr que ça saute aux oreilles de grand monde. De plus, ça ne retire rien à la qualité des morceaux, ce sont en l’occurrence deux belles ballades. Mais quand même…

Au final, tout cela nous donne encore un album de Kissin’ Dynamite qui va tourner un moment sur ma platine. Décidément, ce groupe n’en finit plus de me surprendre par la qualité constante de ses sorties. Ce que l’on aurait pu prendre au départ pour un coup marketing (un groupe de gamins épaulés par de gros producteurs qui se lance dans le Hard Rock typé US) s’avère être au final un projet qui tient sacrément la route. Cinq albums, cinq réussites. Tous les groupes actuels ne peuvent pas en dire autant.
16.5 / 20

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The unknown
The unknown
Prix : EUR 18,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Toujours aussi envoûtant !, 13 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The unknown (CD)
Suite au petit hors-d'oeuvre paru en avril, "The Kindred Of The Sunset", un EP quatre titres, voici enfin le nouvel album des maitres du gothic horror metal : The Vision Bleak.

Déjà, on commence par un très bel artwork signé Dan Seagrave, artiste qui s'est fait connaître en illustrant notamment pas mal de pochettes d'albums de groupes de Death Metal au début des années 90 (Entombed, Pestilence, Malevolent Creation, Morbid Angel, Benediction, Nocturnus...). Du coup, on a ici une oeuvre assez différente de l'artwork habituel du groupe, aussi bien dans le thème que dans la palette de couleurs utilisée. Est-ce que tout ceci ne nous prépare pas au saut dans l'inconnu annoncé par le titre de l’album ? On va voir ça de suite.

Et c'est effectivement carrément une petite surprise qui nous attend sur ce début d'album. L'intro et le premier morceau sont assez différents du style habituel du groupe. Le morceau démarre sur un rythme rapide. La voix de Konstanz est moins martiale, plus mélodique sauf sur le refrain où il lâche des growls. Le riff de Schwadorf est, lui, très gothique, notamment sur la partie centrale du morceau, on pense un peu à Paradise Lost à ce moment-là. Voilà qui place déjà cet album sur le thème de la diversité car le morceau suivant, on le connaît déjà. C'est "The Kindred Of The Sunset" qui, lui, entre complètement dans le moule Vision Bleak, comme on avait pu s'en rendre compte il y a deux mois.
Ambiance plombée pour "Into The Unknown", avec riff inquiétant comme Vision Bleak sait les écrire. Une nouvelle fois, la voix de Konstanz est narrative sur les couplets mais pas martiale. Sur le refrain, il se met même à véritablement chanter.
"Ancient Heart", avec sa longue intro ritualiste, nous propose encore une autre ambiance, plus sombre. Excellent titre une nouvelle fois, avec un break central acoustique de toute beauté. Le morceau suivant, "The Whine Of The Cemetery Hound", on le connaît également depuis deux mois puisqu'il était lui aussi sur le EP. Il est nettement plus sombre. Lourdeur du riff, chant mortifère de Konstanz, ambiance cauchemardesque parfaitement rendue, comme d’habitude avec ce groupe. La rythmique au milieu du morceau s’accélère puis on a un final piano / violon encore plus sombre. Excellent titre !
"How Deep Lies Tartaros?" renoue avec le tempo speed du premier morceau, ce qui n’empêche pas quelques belles cassures de rythme et des parties plus posées avec chant moins agressif.
C'est un instrumental reposant qui arrive ensuite. Il rappelle un peu celui qui concluait le EP (guitare acoustique et cordes) mais en un peu moins mélancolique. Enfin, le dernier titre de cet album, "The Fragrancy Of Soil Unearthed", apporte encore son lot de renouvellement. Pas de doute, The Vision Bleak a décidé de donner un coup de neuf à sa musique sans pour autant renier son style assez unique. Au final, nous avons ici sans doute l’album du groupe le plus varié.

C'est donc presque une plongée dans l'inconnu que nous proposent Konstanz et Schwadorf sur ce sixième album de The Vision Bleak. Presque car si le groupe n’a pas totalement changé de créneau (on retrouve bien l’ambiance propre au combo tout au long de l’album), le duo allemand n’a pas hésité à élargir son champ d’action en amenant des éléments nouveaux qui entrent parfaitement dans le concept et l’enrichissent. The Vision Bleak nous l’annoncent haut et fort, ils n'ont pas encore dit leur dernier mot.
17 / 20

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Crimes against reality
Crimes against reality
Prix : EUR 20,00

4.0 étoiles sur 5 Italian Area Thrash !, 4 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Crimes against reality (CD)
Le Revival Thrash se porte très bien ! En Europe notamment, avec de jeunes groupes qui entretiennent la flamme de belle manière. Il y a notamment les Finlandais de Lost Society, dont le dernier album est hautement recommandable. Et voici, tout droit venus de l'autre bout du continent, les Italiens de Game Over dont je vous ai déjà dit le plus grand bien et ce, dès leur premier album sorti en 2012.

"Ne cherchez pas plus loin les dignes héritiers de la Bay Area, ils sont italiens et se nomment Game Over". C'était la conclusion de ma chronique de leur album précédent, "Burst Into The Quiet". Inutile de vous dire que cette phrase reste valable pour qualifier ce nouvel album des Thrashers italiens.

Après une intro au démarrage acoustique très mélodique et qui monte doucement en puissance ("What Lies Within"…), on débouche sur un titre 100% Thrash, "33 Park Street". Ca commence fort, ce morceau correspond totalement à ce que j’ai envie d’entendre quand j’écoute un album de Thrash : énergie communicative, riffs inspirés, petit break mélodique, batteur monté sur double pédale. Et on a même une basse bien audible (très bonne production au passage, avec toujours Simone Mularoni de DGM derrière la console). Je trouve en plus que la voix du chanteur colle parfaitement à leur style estampillé Bay Area. Ils s’y entendent aussi pour placer des solos bien foutus.
On continue dans le même esprit avec "Neon Maniacs".
"With All That I Left" s’inspire directement des ballades Thrash à la Metallica (même dans la voix, il y a quelque chose) avec final bien rapide et, encore une fois, les Italiens montrent qu’ils maîtrisent l’exercice. J’irais même jusqu’à dire que si Metallica pouvait encore en écrire des comme celle-là, j’en serais très heureux.
Mais tout ne se résume pas à une bonne interprétation des canons du genre. "Astral Matter" par exemple est doté d’une structure plus moderne et montre que le groupe n’a aucun problème à faire évoluer sa musique tout en restant fidèle à ses racines. Très bon titre, au demeurant… Un de plus.
"Fugue In D Minor" est un joyeux délire de cinquante-sept secondes (surtout les vingt-deux dernières secondes, je vous laisse la surprise de la découverte) et on enchaîne avec de nouveaux brûlots thrash, avec du gang vocals à foison (le groupe est un adepte, il en colle un peu partout).
Le titre éponyme est encore un petit modèle du genre, une leçon de Thrash en sept minutes trente. Tout y est : les guitares aiguisées comme des rasoirs, une basse virevoltante, une batterie qui imprime un rythme de dingue et marque de bonnes cassures, un break instrumental impressionnant, des solos mélodiques, un chant vindicatif et le refrain qui donne envie de gueuler et de sauter dans tous les sens. Un seul mot d'ordre : THRASH !!!

Troisième album et troisième réussite pour nos Thrashers italiens. Les compos sont solides, l’interprétation est sans faille, c’est du bon boulot. Avec cet album, le groupe gagne encore en maturité et en qualité. Il ne vous reste plus qu’à les découvrir au plus vite, si ce n’est pas encore fait.
16.5 / 20

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Where Shadows Forever Reign
Where Shadows Forever Reign
Prix : EUR 16,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Sept ans de réflexion..., 3 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Where Shadows Forever Reign (CD)
Revoilà Dark Funeral ! Sept ans après leur dernier album, "Angelus Exuro Pro Eternus". On a failli les oublier !
Et pour leur retour (après sept ans, on peut appeler ça un retour), on remarquera forcément qu’ils ont fait de nouveau appel à Kristian Wahlin alias Necrolord pour illustrer l’artwork de ce nouvel album. Rappelons qu'il avait illustré la pochette du premier album du groupe, "The Secrets Of The Black Arts", qui propulsa Dark Funeral leader de la scène black suédoise, en compagnie de Marduk. Un superbe artwork au passage, égalé ici à mon avis (oui, entre les deux, le groupe ne nous a pas offert que des superbes pochettes), dans les mêmes tons, et tout ceci nous replonge forcément dans les heures les plus glorieuses du groupe. Un hasard ?

En sept ans, il y a eu du changement chez Dark Funeral. L'inamovible et seul membre originel Lord Ahriman (guitares) est aujourd'hui entouré de Chaq Mol à la seconde guitare, Dominator à la batterie (déjà présent sur l’album précédent) et Heljarmadr au chant (dernier arrivé), qui remplace donc Emperor Magus Caligula, le chanteur emblématique du combo.
Sept ans d’absence, c’est long. Le groupe avait toutefois préparé le terrain de son retour en sortant un single vinyle deux titres en fin d'année dernière ("Nail Them To The Cross" – "Temple Of Ahriman"), deux titres que l’on retrouve sur cet album. Deux titres qui nous ont permis de constater une chose que l’on sentait de toute façon venir : les sept ans qui séparent ce "Where Whadows Forever Reigns" du précédent album et tous les changements de line-up du monde n'ont rien changé à la donne, car Dark Funeral fait du Dark Funeral. Vous vouliez autre chose ? Tant pis. Mais de toute façon, les amateurs de ce groupe veulent-ils autre chose que du Black blasté bien direct dans la face, avec des riffs linéaires mais non dénués d’une certaine mélodie ?
Du coup, avec cette nouvelle offrande, personne ne sera blasé et tout le monde trouvera sa dose de Dark Fu, neuf morceaux dans la continuité de l’œuvre du groupe suédois. On a quand même quelques moments de répit comme le titre "As I Ascend" notamment, judicieusement placé en milieu d'album, qui est plus lourd que rapide. Un titre intéressant qui se détache du lot, tout comme le titre éponyme, bien prenant et un peu moins linéaire que d’autres et qui est, selon moi en tout cas, le meilleur titre de ce nouvel album.
La "grosse" différence (et je mets grosse entre guillemets) réside uniquement dans le chant (enfin, chant…) puisque Heljarmadr n’est pas Emperor Magus Caligula. Après, il va falloir être pointilleux pour vraiment déceler une différence entre les deux vocalistes (d’où le "grosse"). Tout ça pour dire que cette nouvelle recrue assure au moins autant que son prédécesseur, pas de souci de ce côté-là.

Même si "Where Shadows Forever Reigns" n’égale pas le culte "The Secrets Of The Black Arts" ou même "Diabolis Interium", il remplit tout à fait son office et devrait satisfaire les fans du groupe, en manque depuis sept ans tout de même !
15 / 20

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Flotsam and jetsam
Flotsam and jetsam
Prix : EUR 18,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pas mal du tout..., 29 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Flotsam and jetsam (CD)
Flotsam And Jetsam... Si j'ai véritablement craqué sur les deux premiers albums du groupe dans les années 80, leur troisième opus, "When The Storm Comes Down" (1990), a été une vraie douche froide pour moi. Peu inspiré, mal produit… une horreur (surtout en comparaison des deux précédents) ! Du coup, j'ai failli passer à côté du très bon "Quatro" qu'un ami avait eu raison d'insister pour me le faire écouter, dans un style différent certes (moins Thrash, plus Heavy : le syndrome "Black Album") mais pas inintéressant. Mais depuis (et c'était quand même en 1992), j'avoue que rien de ce que le groupe a sorti ne m'a vraiment intéressé. J'avais pourtant acheté les deux suivants ("Drift" et "High") qui n'étaient pas de mauvais albums, mais je n'y trouvais rien de véritablement palpitant. Bref, tout ça pour vous dire que ça fait un moment que je ne me suis plus vraiment intéressé aux sorties de ce groupe.
Ca n’a évidemment pas empêché les Américains de continuer à sortir des albums assez régulièrement et nous voici aujourd'hui en présence du douzième album du groupe, treize si l'on compte la réédition (totalement inutile) de leur second album, "No Place For Disgrace".

Le line-up de Flotsam est aujourd’hui constitué de deux des musiciens fondateurs : le chanteur Eric AK Knutson (qui représente quand même l’identité forte du groupe avec sa voix caractéristique, bien mélodique, qui s’éloigne des standards du Thrash) et le guitariste Michael Gilbert. A leurs côtés, on trouve Jason Bittner (ex-Shadows Fall) à la batterie, Steve Conley à la seconde guitare et Michael Spencer à la basse.
Vous me demanderez sûrement, vu l’introduction au-dessus, pourquoi je m'intéresse de nouveau à ce groupe aujourd'hui, au point de vouloir rédiger une chronique ? Non ? Tant pis, je vais vous le dire quand même : les extraits que j'ai pu entendre de ce nouveau disque m'ont donné envie d'approfondir un peu la question. Après tout, on a eu droit à l'excellent retour d'Exodus, un très bon dernier album de Slayer et de Megadeth... Bref, les vétérans du Thrash semblent être en forme en ce moment.

Le groupe nous propose donc cette année un album éponyme, quatre ans après son dernier véritable album, "Ugly Noise". Et évidemment, on ne pourra pas ne pas remarquer que 2016, c’est tout juste les trente ans de leur premier album, l’excellent "Doomsday For The Deceiver". Bref, on peut y aller pour les supputations car tout semble réuni pour nous proposer un bon petit flashback, très en vogue actuellement chez les groupes de Thrash. Vous ne le sentez pas venir, le coup du retour aux sources ?

Mais en fait, pas vraiment.
On pourrait y croire à l’écoute de quelques morceaux comme les bien speed "Life Is A Mess" et "Taser" et surtout du morceau baptisé "L.O.T.D." dont le couplet ressemble à s’y méprendre à celui de "Der Führer" (issu du premier album). Là oui, ça rappelle pas mal ce que le groupe faisait dans les années 80. Mais sur le reste de l’album, Flotsam And Jetsam propose son Thrash aux relents Power qu’il nous offre depuis quelques années déjà. Les Flotsam n’ont pas cédé aux sirènes du revival Thrash façon années 80. Attention, que ce ne soit pas un retour aux sources ne veut pas nécessairement dire que l’album est inintéressant (le contraire aussi d’ailleurs, tous les albums estampillés retour aux sources ne sont pas forcément géniaux). Personnellement, comme déjà expliqué plus haut, j’ai une très nette préférence pour le Flotsam des années 80 et plus de morceaux comme les trois que je viens de citer ne m'aurait pas déplu, mais le groupe ne démérite pas pour autant sur ce nouveau disque. De plus, l’album est, je trouve, plus orienté Thrash que le dernier effort en date ("Ugly Noise" de 2012, que j’ai tout de même réécouté avant de rédiger cette chronique). Ca blaste globalement un peu plus. Eric AK assure toujours autant avec ses lignes de chant mélodiques (il n'a vraiment rien perdu de ses capacités), on a droit à quelques bons échanges de solos ("Seventh Seal", "Forbidden Territories"), le son est excellent, la basse ronronne et elle est particulièrement audible, ce qui très appréciable. A côté des morceaux bien thrash évoqués plus haut, on trouve de bons titres plus mélodiques comme le "Iron Maiden" qui porte ma foi très bien son nom (les galopades de la rythmique et le chorus de guitare sonnent bien Maiden) ou encore "Verge Of Tragedy" et ses guitares aux mélodies orientalisantes. Mais tout n'est pas de qualité équivalente, j'aime par exemple beaucoup moins les morceaux "Creeper" et "Monkey Wrench", un peu trop "passe-partout"...

En résumé, pas vraiment de surprise à attendre de ce nouvel album mais Flotsam And Jetsam nous propose tout de même un album de Thrash tout à fait honnête qui devrait satisfaire ceux qui suivent régulièrement les sorties du groupe et pourquoi pas convaincre les autres, notamment ceux qui, comme moi, ont un peu lâché l’affaire depuis quelques années…
15 / 20

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Dark Masterpiece
Dark Masterpiece
Prix : EUR 25,70

4.0 étoiles sur 5 Retour en activité., 20 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dark Masterpiece (CD)
Ca y est ! Inactive Messiah ne l'est plus... Inactif, je veux dire. Car voici enfin leur nouvel album, après huit ans d'attente. Eh oui, huit ans ! Il y a des groupes comme ça qui portent bien leur nom...

Ceci étant dit, les Grecs ne sont pas vraiment restés inactifs ces huit années puisqu'ils ont sillonné les routes de l'Europe et ont participé à pas mal de festivals. Ils ont aussi composé ce quatrième opus (cinquième si l'on compte celui réalisé sous le nom de Womb Of Maggots), sobrement intitulé "Dark Masterpiece"... Un chef-d'oeuvre, donc. Attention, après huit ans d’absence et un retour avec un titre d’album pareil, les attentes vont être énormes. Les deux albums précédents, "Be My Drug" (2006) et "Sinful Nation" (2008), sortis sur le label Holy Records, avaient été particulièrement bien reçus par la critique. Inactive Messiah apparaissait comme les petits protégés du grand Septicflesh, puisqu’on retrouvait Chris Antoniou à la composition des parties orchestrales et son frère Spiros "Seth Siro" derrière l’artwork. C’est toujours le cas (on reconnaît bien le style de Seth Siro sur la pochette), avec en plus Fotis Benardo à la production (ex-batteur de Septicflesh).

Et si on se fie juste au dossier de presse fourni par le label, ça sent effectivement le chef d'oeuvre : on nous cite Paradise Lost et Sentenced pour les structures des titres, Rammstein et Manson pour le côté indus, The Kovenant ou Samael pour le côté novateur, des guitares inspirées par Septicflesh ou Amorphis (période "Elegy") et une voix rappelant Anathema ou Sisters Of Mercy dans les passages clairs... Stop ! Stop ! On n'en peut plus, on veut écouter ce que ça donne immédiatement !
Oui, bon, ne vous inquiétez pas, j’ai appris à me méfier de ce genre de déclaration…

En huit ans, pas de gros changements au niveau du line-up puisque les trois musiciens du groupe, Xristos (chant), Thanos (guitares, chant) et Michalis (batterie) étaient déjà sur l’album précédent. Les autres (Sotiris et Lefteris) ont par contre disparu, le groupe se retrouvant en trio aujourd’hui. En studio en tout cas, on se doute que s’ils veulent tourner, ils vont devoir recruter.
Par contre, musicalement, il y a eu du changement !

Et comme on pouvait s’en douter, tout ce qui est écrit dans le dossier de presse n’est pas forcément à prendre au pied de la lettre. Je n’ai notamment pas trouvé de trace de Sentenced ou d’Amorphis période "Elegy" (ni autre période d'ailleurs). Par contre, effectivement, le groupe a puisé dans des influences aussi diverses que nombreuses pour composer ce nouvel album. C’est vrai par exemple que le riff de "24 Carat Blood" fait penser à du Rammstein. Sur "Farewell Tonight", c’est du côté de Septicflesh qu’on penche, avec le riff assez typé de l’époque "Ophidian Wheel" et l’alternance voix gutturale / voix claire. Et on ne s’arrête pas aux influences annoncées : "Dark Masterpiece" par exemple me fait penser musicalement à du Deathstars mais avec un chant guttural (il y a juste deux petits passages en voix claire au début). On a un passage très électro / indus au milieu du titre. C’est nouveau pour Inactive Messiah, ce genre de morceau. Comme beaucoup de choses sur cet album. En témoigne encore "Blood Needs Blood", sur lequel on voit l’apparition d’une voix claire sur le refrain (au passage, la ressemblance avec la voix de Vincent Cavanagh ou celle d’Andrew Eldritch n’est pas franchement évidente). Personnellement, je trouve que l’alternance de cette voix avec les growls ne fonctionne pas terriblement sur ce morceau.
"My Funeral" est le morceau le plus surprenant. Le démarrage est acoustique, comme une ballade. Ca se durcit un peu sur la seconde partie mais le titre est construit principalement sur la mélodie de la guitare acoustique. Le chant est majoritairement clair. Voilà encore quelque chose de très éloigné des albums précédents. Mais pas inintéressant pour autant...
Sans tourner complètement le dos aux albums précédents, comme en témoignent les titres "Lord Of Avaris", "Apocalypse" ou "Army Of Darkness" qui restent assez symphoniques et dans l'esprit de ce que Inactive Messiah faisait avant, le groupe a bien élargi son champ d’action.

Alors, chef d'oeuvre du Dark Metal ? Je n’irai pas jusque là mais c’est tout de même un bon album, assez varié, qui brasse pas mal d’influences. En revanche, il est clair que le groupe a bien changé en huit ans. Ceux qui espéraient une oeuvre dans la lignée des superbes "Sinful Nation" et "Be My Drug" risquent d’être un peu déstabilisés. Il vaut mieux le savoir avant pour éviter la déception…
15.5 / 20

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Old routes new waters
Old routes new waters
Prix : EUR 13,99

3.0 étoiles sur 5 Du neuf avec du vieux..., 19 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Old routes new waters (CD)
Visions Of Atlantis n'est pas un groupe que je trouve sensationnel. Je dis ça en préambule car je sais qu’il compte pas mal d’amateurs. Je trouve qu’il y a des groupes bien meilleurs dans ce style et nettement moins reconnus. J'ai toujours trouvé qu'il manquait quelque chose à ce combo autrichien, malgré un premier album assez prometteur paru en 2002 et qui flirtait énormément avec le style Nightwish. Les deux albums suivants, "Cast Away" (2004) et "Trinity" (2007), s'en éloignaient un peu et étaient sympas, sans plus. Quant aux deux derniers, je n'ai pas du tout accroché. Le problème, pour moi en tout cas, venait de plusieurs choses. En premier lieu, des compositions trop inégales, des bons titres côtoyant des titres dispensables sur tous les albums. Ensuite, un chanteur (Mario Plank) apparu sur le second album avec une voix un peu trop souvent nasillarde qui ne me plaisait pas. Ces deux problèmes n’étaient hélas pas compensés par des chanteuses pourtant compétentes, celle m’ayant fait la plus forte impression étant l’américaine Melissa Ferlaak qui officiait sur "Trinity". On aura également une pensée pour la pauvre Nicole Bogner, première chanteuse du groupe, qui est décédée en 2012 à seulement vingt-sept ans des suites d’un cancer…

Aujourd'hui, Visions Of Atlantis prend un nouveau départ. L'équipe au chant a été totalement renouvelée et c'est un certain Siegfried Samer qui a hérité du chant masculin et notre compatriote Clémentine Delaunay (après un séjour chez un autre groupe autrichien, Serenity) qui officie au chant féminin.
Et pour présenter cette nouvelle équipe, quoi de mieux que de sortir un EP cinq titres qui comprend des ré-enregistrements d’anciens morceaux. C’est ce que suggère le titre de ce EP, "Old Routes, New Waters"…
Le groupe n'a pas trop pris de risque en sélectionnant cinq de ses meilleures compositions, issues des trois premiers albums (les meilleurs, donc). Comme quoi, je ne dois pas être le seul à penser qu'ils n’ont pas fait des étincelles depuis...
Au programme, le morceau d’ouverture de leur premier album, "Lovebearing Storm" (sans la petite intro), trois morceaux de "Cast Away", leur second album (et le plus populaire) dont leur hit "Lost" et un dernier titre issu de leur troisième album, "Trinity" : "Seven Seas".
Le groupe n’a pas foncièrement changé l’orchestration de ces morceaux (seule la partie instrumentale de "Lovebearing Storm" a été rallongée et la fin du titre modifiée), la différence étant donc au niveau du chant. Toutefois, même si le chant de Siegfried est différent de celui de Mario et surtout moins pénible à mon goût, la tonalité reste à peu près la même. Par contre, par rapport au tout premier chanteur qui officiait sur le premier album (et donc sur le titre "Lovebearing Storm"), le résultat est bien plus professionnel.
La plus grosse différence, vous l'avez compris, se joue au niveau du chant féminin. Les deux chanteuses qui sont reprises ici, Melissa Ferlaak et Nicole Bogner, avaient leur propre style, Clémentine a le sien. A chacun de dire quelle chanteuse il préfère. Pour situer, le chant de Clémentine est moins lyrique que celui de Melissa, mais plus puissant que celui de Nicole. Après, on n’est pas obligé de comparer. Tout est question de goûts. Ce qui est sûr, c’est que ça reste du travail de qualité et Clémentine n’a pas à rougir des comparaisons.

Visions Of Atlantis, par le biais de cet EP, présente donc son nouveau duo de chanteurs, sur des titres déjà connus de tous. Du coup, ce EP ne me paraît pas foncièrement indispensable. A réserver aux collectionneurs ou pour ceux qui voudraient découvrir le groupe. Les autres attendront sans doute le nouvel album et surtout des nouvelles compositions pour se faire une opinion...
13.5 / 20

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Feathers & Flesh
Feathers & Flesh
Prix : EUR 16,09

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 The Circus is back in town !, 19 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Feathers & Flesh (CD)
J'ai découvert ce groupe loufoque (je fais référence à leur look, mais c’est aussi un peu le cas de leur musique) il y a deux ans avec leur album "Hail The Apocalypse".
Avatar est un groupe suédois fondé au début des années 2000 et qui évoluait alors dans un Death Metal mélodique. Mais ça, c'était avant... Car depuis un moment, on ne peut plus vraiment considérer la musique du groupe comme du Death, même mélodique. Et avec ce "Feathers And Flesh", le groupe franchit encore un cap.

Première surprise avec le premier titre, "House Of Eternal Hunt", qui est encore une fois très éloigné de l'opus précédent. Intro avec guitares mélodiques à la Helloween, chant clair la plupart du temps, on croirait entendre un mix de NWOBHM et de Speed Mélodique germanique, quelques passages en voix death en plus. Le délire commence et on n’est pas au bout de ses surprises.
Après avoir été un peu déstabilisé par ce premier titre, on tombe sur "The Eagle Has Landed" qui rentre tout à fait dans le moule des morceaux que l’on trouvait sur "Hail The Apocalypse" : gros riff, rythme qui groove, refrain mélodique. Pas étonnant que ce titre ait été choisi pour illustrer la vidéo extraite de cet album, histoire de ne pas trop dérouter le fan. Encore que, le fan de ce genre de groupe, je pense qu’il a envie d’être dérouté.
On change encore de décor avec "New Land". « Sleep my child and dream of the new land ». Ambiance berceuse… mais à la mode Avatar. Le chant mélodique est encore plus présent mais ça n’empêche pas quelques passages plus énervés. Le chanteur, Johannes Eckerström, montre sur cet album une voix très versatile, encore plus que sur l’épisode précédent, allant de chant death à un chant clair de plus en plus utilisé, en passant par des envolées complètement allumées. Ecoutez donc "Tooth, Beak And Claw", où le chant est une sorte de rencontre Rob Zombie / Jonathan Davis (Korn).
Cet album, comme le précédent, offre des parties bien barrées. Le court "For The Swarm" fait carrément penser à du System Of A Down dans son aspect le plus déjanté.
La pseudo ballade bien glauque qui suit, "Fiddler’s Farewell", contribue à construire l’ambiance zarbi qui se dégage de ce nouvel opus. Cette suite de titres, c’est comme assister à la parade d’un cirque complètement déjanté, avec ses bêtes de foire et ses clowns qui font plus peur que rire…
Et ce n’est pas fini : sur "Black Waters", le groupe nous balance du gros riff bien lourd, ambiance Southern Metal / Sludge, ça pourrait être du Down… jusqu’au refrain, en tout cas. Tout ça pour dire qu’avec Avatar, difficile de savoir de quoi sera fait le titre suivant. La preuve, "Night Never Ending" qui suit, avec son intro bien mélodique et ses "Oh Oh Oh" sur le refrain, très entraînant, nous emmène dans un tout autre univers, avec sa mélodie centrale qui fait carrément folk. "Pray The Sun Away" va jouer dans la cour du Néo Metal américain avec sa rythmique très Kornienne sur les couplets. Le milieu du titre n’a rien à voir par contre, bien barré lui aussi. Ce groupe ne s’impose aucune limite.

Allez, je ne vous gâche pas le suspense, je vous laisse découvrir le reste par vous-mêmes. En tout cas, on n’a pas le temps de s’ennuyer à l’écoute de ce "Feathers & Flesh". Il y a, avec cet album comme avec le précédent, cette impression d’écouter quelque chose de frais, très varié et original et c’est déjà beaucoup par les temps qui courent, où les trois-quarts des groupes se contentent de reproduire des recettes déjà maintes et maintes fois utilisées.
16.5 / 20

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Voices of Fire
Voices of Fire
Prix : EUR 15,51

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4.0 étoiles sur 5 Des voix de feu !, 12 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voices of Fire (CD)
Van Canto est un groupe particulier, le seul en fait à nous proposer du Metal a cappella. Je ne vais pas vous ré-expliquer tout le concept Van Canto, je pense que maintenant, tout le monde connaît. On va donc se concentrer sur l'essentiel : ce nouvel album du sextet vocal allemand.

Pour cet album, Van Canto accueille un nouveau membre dans son équipe de vocalistes-instrumentistes puisque Jan Moritz a remplacé Ingo "Ike" Sterzinger à la voix-basse. les autres restent fidèles aux postes : Sly et Inga aux voix lead, Stefan et Ross aux voix-guitares et Bastian à la batterie, seul véritable instrument du groupe.
Et cette fois-ci, nos Van Canto se sont lancés dans le concept album. "Voices Of Fire" est en lien avec le roman intitulé "Feuerstimmen" ("Voices Of Fire" dans la langue de Goethe) de l’auteur d’Heroic Fantasy, Christoph Hardebusch. L’album suit l’histoire du bouquin et les morceaux sont tous reliés entre eux par de la narration, un peu à la façon du "Warriors Prayer" de Manowar (notamment le Prologue en intro, qui nous offre près de trois minutes de bla bla). Cela nous donne du coup pas mal de parlotte entre les différents titres. A noter que le narrateur n’est pas n’importe qui puisque le groupe a choisi John Rhys Davies, acteur gallois surtout connu pour avoir incarné Gimli dans la Trilogie "Le Seigneur Des Anneaux". Evidemment, ces nombreuses parties narratives sont totalement dans l'esprit du projet mais je trouve que ça casse un peu le rythme du disque.
On notera que c'est aussi le premier album du groupe sans reprise. Logique, vu le contexte de l'album concept.

Une nouvelle fois, on peut dire qu’au niveau de la composition, le groupe ne s'est pas loupé. Les mélodies sont parfaitement travaillées, notamment les refrains qui rentrent en tête plus vite que je ne peux l’écrire. Il est évident que ce genre de groupe qui n'utilise qu'une batterie comme réel instrument se doit de composer des lignes de chant au top et c’est une nouvelle fois le cas. Je trouve à ce propos qu’on a trop tendance à se focaliser sur ce qu'est ce groupe et qu'on ne prend pas assez le temps d'écouter les voix. On a par exemple au sein de ce groupe une excellente chanteuse en la personne d'Inga Scharf (une des meilleures du circuit à mon avis – écoutez sa prestation sur le refrain de "We Are One"). Il semble que Van Canto lui laisse de plus en plus de place album après album et je m'en réjouis (chant lead sur "Dragonwake", "All My Life", "The Betrayal", duo sur "Battleday’s Dawn" et "The Oracle" avec son partenaire Sly et participation active sur tous les autres titres évidemment).
On trouve sur la plupart des titres des choeurs qui viennent répondre aux deux chanteurs lead et que l’on doit au London Metro Voices, qui a participé à la musique du "Seigneur des Anneaux". Le tout pour un rendu encore plus épique que d’habitude qui donne au groupe un penchant symphonique que l’on peut trouver chez des groupes tels que Nightwish ou Epica ("The Oracle", "The Betrayal"). "Voices Of Fire" a été travaillé comme une bande originale de film et ça se ressent. L’autre influence assez évidente étant toujours Manowar ("Battleday’s Dawn", "Firevows"…), on sait que les Allemands sont de grands fans du groupe américain. Mais nos bardes cherchent aussi à ne pas trop se répéter. Cela nous donne par exemple un "Time And Time Again" très groovy.
Le seul truc que je trouve dommage est que le groupe continue de vouloir absolument placer sur quasiment chaque titre ces pseudos solos de guitare à la bouche. Les titres n’ont, je trouve, pas besoin de ça. Pas de guitare, pas besoin de coller ces solos qui n’apportent rien. Sur "All My Life" et "Dragonwake" par exemple, le solo est remplacé par un très beau passage de choeurs bien épique. Voilà la piste que le groupe devrait suivre à l'avenir à mon avis.

Ce sixième album du groupe allemand est encore une réussite. Les amateurs seront ravis. Les autres ? Amateurs de Power Metal épique, vous ne connaissez pas encore Van Canto ? Alors, dépassez vos a priori : "Voices Of Fire" est un très bon album de Power, le meilleur qu'il m'ait été donné d'écouter cette année dans ce style, vrais instruments ou pas. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire : franchissez le pas !
16 / 20

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Spectrum of Death (Extended Édition)
Spectrum of Death (Extended Édition)
Prix : EUR 22,92

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une réédition qui vaut le coup !, 1 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spectrum of Death (Extended Édition) (CD)
Très bonne idée de la part de Century Media d'avoir réédité cet album !
Alors il convient tout d’abord de rappeler (ou d’apprendre) qui est Morbid Saint car je ne suis pas certain que tout le monde connaisse…
Morbid Saint est un groupe de Thrash américain formé en 1984. Au départ constitué de Jay Visser (très drôle, ce nom pour nous francophones, non ?) et Jim Fergades aux guitares, Lee Reynolds à la batterie et Mike Chappa à la basse et au chant, le combo reprend des titres d'autres groupes (parmi lesquels Judas Priest, Mötley Crüe, Metallica et Slayer) et commence à composer son propre matériel dès 1985.
Avec un chanteur recruté au tout dernier moment, Patrick Lind, et un nouveau bassiste, Tony Paletti, Morbid Saint enregistre sa première démo en 1988 ("Lock Up Your Children") sous la houlette de Eric Greif (manager de Death notamment) et commence à se faire connaître en assurant pas mal de premières parties de groupes tels que Death ou Dark Angel. Puis en 1990, leur premier album, "Spectrum Of Death", sort enfin sur un obscur label mexicain. Il s'agit en fait exactement des mêmes morceaux que sur la démo, ils n’ont même pas été réenregistrés puisque la production de la démo était déjà de qualité. Le visuel par contre a été changé, pour cette espèce de mort-vivant ressemblant étrangement à Eddie (la mascotte d'Iron Maiden).
Cet album a déjà été réédité un certain nombre de fois mais Century Media a fait les choses en grand car il s’agit ici d’un double album qui, en plus de proposer le fameux "Spectrum Of Death", compile tous les morceaux écrits par Morbid Saint au cours de sa carrière. Oui, ça tient sur deux CD car le groupe a eu une carrière assez brève.

Sur le premier CD, on peut donc découvrir ce premier (et seul) album du groupe qui n'a pas fait beaucoup de vague à l'époque (manque de promo évident) mais c'est vraiment dommage car la qualité était là. Avec l’avènement du Death Metal en cette fin de décennie, la musique proposée par Morbid Saint était tout à fait dans l’air du temps, c’est-à-dire suffisamment teigneuse pour intéresser ceux qui se tournaient vers le Death. Morbid Saint propose ici un Thrash solide, hyper rapide et qui arrache bien comme il faut. La voix de Pat Lind est agressive à souhait et les riffs abrasifs de Jay Visser et Jim Fergades, rappelant parfois un peu Slayer ("Lock Up Your Children", "Beyond The Gates Of Hell") mais aussi les premiers Kreator ("Crying For Death", "Scars") font de cet ensemble de titres un excellent concentré de violence. Comme c’est joué à fond les ballons, l'album n'est pas long (trente-deux minutes) mais c'est un bon glaviot radioactif à prendre en pleine tronche. A conseiller à tous les Thrashers qui ne connaissent pas encore cet album !

Cette nouvelle version de "Spectrum Of Death" nous offre donc en plus les morceaux de la démo "Destruction System", sortie en 1992 à quelques exemplaires, qui auraient dû constituer le second album du groupe mais celui-ci n'est jamais sorti. Explications : Morbid Saint, une fois les morceaux de ce futur album composés, n’avait plus assez d’argent pour les mettre en boîte. Le label mexicain étant aussi dans la panade, il a donc été décidé d’enregistrer une démo quatre titres pour financer l’enregistrement des autres morceaux. C’est cette démo qu’on retrouve à la fin du premier CD. Il s’agit en fait de quatre titres que l’on retrouve sur le second CD, mais avec un son plus cru. Quand le groupe revient au studio quelques mois plus tard pour terminer son album, le studio n’existe plus et les bandes ont disparu. C’est le coup dur et ça plus le désintérêt grandissant pour ce type de musique (on est alors en pleine période grunge aux Etats-Unis) vont conduire le groupe au split, après un ultime concert fin 1993.
Sur les morceaux de ce "second album", on retrouve la hargne du premier album. Mais on sent aussi une évolution dans le son du groupe, qui est un peu plus réfléchi et moins cru. Les compos sont plus techniques, on ne retrouve pas tout à fait la folie furieuse du premier jet (sauf dans la voix du chanteur, toujours aussi possédé). Je trouve ces morceaux un peu moins accrocheurs que ceux du premier CD mais c’est peut-être dû au fait que je connais moins ceux-là. Les autres sont entrés depuis longtemps dans mon patrimoine auditif !
A cela s'ajoute, toujours sur ce second CD, quatre compositions inédites et enregistrées entre 2010 et 2011, quand le groupe s’est reformé. Ces titres ont été enregistrés par deux line-up différents : les anciens Jay Visser, Pat Lind et Jim Fergades (ce dernier a quitté le groupe depuis) et les nouveaux : Bob Zabel (basse), Chris Jacobs (batterie sur "Dying Day" et "Life’s Blood") et Randy Wall (actuel batteur du groupe) sur "Thrashaholic" et "Death Before Dawn".
Vous ne noterez pas de différence stylistique importante entre ces quatre nouveaux titres et les titres précédents. Et pour cause, ils ont été composés à la même époque que les autres ("Thrashaholic" est même un très vieux morceau puisqu’il a été écrit en 1985). Mention spéciale à ce dernier d’ailleurs, hyper efficace.

Voilà donc une occasion parfaite pour faire connaissance avec ce groupe oublié depuis longtemps et cet album killer qui méritaient pourtant une reconnaissance qu’ils n’ont pas obtenue à l’époque. L’occasion aussi pour ceux qui connaissent déjà le groupe et qui ne possèdent pas la moitié de ces morceaux (ce qui paraît très probable) de compléter leur collection.
Et qu’est-ce qu’on dit ? Merci monsieur Century Media !

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PS : 16/20 pour le premier CD, 13/20 pour le second, ce qui nous donne une moyenne de 14.5/20.


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