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orion (Vinland)
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El Pistolero
El Pistolero
Prix : EUR 18,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le son du désert., 30 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : El Pistolero (CD)
Quoi de neuf du côté des Antipodes ? L'Australie a très souvent été un vivier de groupes particulièrement intéressants et, une fois encore, c'est de chez les kangourous que nous vient une petite perle du nom de Tracer.
Tracer est un trio formé à l'origine par deux frères, Michael Brown (chant, guitare) et Leigh Brown (basse mais qui a laissé sa place depuis à un certain Jett Heysen-Hicks) et Dre Wise à la batterie.
Le groupe a sorti un premier album en 2011, plutôt bien accueilli par la critique, "Spaces In Between".

Voici donc le second opus du groupe et je dois dire que je me suis pris une petite claque. Ca fait du bien de temps en temps, surtout quand on ne s'y attend pas.
Si le groupe est australien, c'est pourtant dans la musique américaine que celui-ci puise ses influences. Tracer nous sert un Stoner Rock bien groovy. Parfois, la musique du groupe n'est pas sans me rappeler celle des Queens Of The Stone Age quand ils étaient à leur top, c'est à dire sur l'album "Songs For The Deaf" (c'est assez flagrant sur "El Pistolero" et "Dirty Little Secret") et donc, dans une certaine mesure aussi, celle des regrettés Kyuss ("Dead Garden", "Santa Cecilia"). On a ce son bien gras des grattes et de la basse associé à un chant mélodique qui nous donnent des compos bien entraînantes (le tubesque "Lady Killer", "Now I Ride"). Mais Tracer ne se contente pas de pomper des recettes existantes, il y met également une bonne dose de personnalité. Michael Brown possède une voix agréable, éraillée juste ce qu'il faut sur les parties les plus agressives. Une voix sur laquelle traîne quelques intonations héritées de la vague grunge. Par exemple sur "Hangman" qui, avec ses sonorités orientales, nous emmène vers un autre désert de la planète. Sur ce morceau, on pense à Soundgarden, la voix de Michael rappelant celle de Chris Cornell. Ses solos, quant à eux, sont inspirés.
Le résultat de tout cela, c'est un album très agréable à écouter. Les compos possèdent un groove assez irrésistible. De plus, Tracer sait varier les plaisirs en se lâchant totalement et en devenant plus agressif ("Manic For Ya") ou en jouant la carte de la subtilité (sur la très belle "Scream In Silence") ou encore tout en retenue avec la superbe "Until The War Is Won" qui est une autre belle surprise, allant flirter avec le Rock des années 60.

Tracer incarne parfaitement à mes yeux le son du "Desert Rock". Sauf qu'il ne s'agit pas ici de celui du Sud-Ouest des Etats-Unis mais des grandes étendues arides de l'Australie. Mais ça marche tout pareil. Les Australiens ont su capter ce feeling si particulier et le graver pour la postérité sur une galette en plastique.
"El Pistolero" est un sans faute et Tracer, un groupe à suivre... à la trace !
16 / 20

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Oscillation ltd edition
Oscillation ltd edition
Prix : EUR 22,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 En guise d'adieu ?, 30 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oscillation ltd edition (CD)
A la fin des années 90, le Gothic Dark Metal Symphonique était un peu devenu la spécialité des groupes norvégiens. Bien guidés par les pionniers Theatre Of Tragedy, on a vu apparaître de très bons combos tels que Tristania, The Sins Of Thy Beloved puis Trail Of Tears. J'ai toujours trouvé ces derniers un peu en retrait qualitativement des deux locomotives qu'étaient Theatre Of Tragedy et Tristania (The Sins Of Thy Beloved n'ayant rapidement plus donné signe de vie). Mais aujourd'hui, qu'en est-il ? Theatre Of Tragedy s'est éloigné depuis un moment de ses racines et Tristania n'est plus que l'ombre du groupe qu'il fut. La relève a été assurée un temps par Sirenia mais le dernier album bien décevant du groupe de l'ex-leader de Tristania nous fait craindre le pire pour la suite. Il faut donc bien reconnaître que Trail Of Tears reste le dernier de ces groupes à perpétuer la tradition. Et même si certaines de ses réalisations étaient un peu en dessous, son dernier album, Bloodstained Endurance (2009), sans être un chef d'oeuvre du genre, était un bon album, leur meilleur depuis un moment en tout cas.

Aujourd'hui sort le septième album de Trail Of Tears. Et force est de constater que le groupe est sur la bonne piste. Bien sûr, la recette reste inchangée. Mais c'est peut-être bien justement cette vieille recette que l'on souhaite entendre. On y retrouve cette alternance growls et voix féminine sur fond de Dark Metal symphonique. Une dualité vocale que beaucoup d'autres groupes du genre ont abandonné et c'est bien dommage. Les growls de Ronny Thorsen se marient très bien avec la voix puissante de Cathrine Paulsen. Mais devrait-on dire "se mariait" car le groupe s'est disloqué à la suite de l'enregistrement de cet album. Ronny, Endre Moe (basse) et Bjørn Dugstad Rønnow (batterie) ont décidé de quitter Trail Of Tears à cause de tensions de plus en plus palpables (un beau déballage s'est fait directement devant les fans sur le facebook du groupe). Bref, il ne reste plus aujourd'hui que Cathrine et Bjørn Erik Naess (guitares) dans le groupe (et donc plus aucun membre originel). Un groupe dont l'avenir semble aujourd'hui incertain. Le navire échoué sur la pochette était-il un signe annonciateur du naufrage du groupe ?
En attendant, ce "Oscillation" est bien là et ça fait toujours plaisir de voir (ou plutôt d'entendre) que Trail Of Tears s'emploie à nous composer des morceaux bien sympathiques à l'image de "Scream Out Loud", "The Dawning" ou de "Crimson Leads On The Trail Of Tears". Aucun titre ne fait tâche et l'ensemble s'écoute avec un réel plaisir. Les orchestrations sont bien présentes mais le groupe n'oublie pas non plus de rester agressif dans son propos, ce que certaines autres formations ont aussi oublié depuis longtemps...
Bref, sans prendre de risque mais sans décevoir non plus, les Norvégiens nous offrent (en guise d'adieu ?) un album tout à fait recommandable. Ajoutons que la production, aux bons soins de Terje Refsnes, un maître du genre, est impeccable.

Par forfait de tous les autres prétendants, Trail Of Tears était devenu le meilleur groupe du style aujourd'hui. Mais tout cela est sans doute terminé car l'avenir semble bien noir. "Oscillation" est peut-être tout simplement le dernier album de Trail Of Tears (en tout cas, pour Ronny Thorsen, cela semble certain). Un bon album qui nous fera sans doute regretter cette fin en eau de boudin.
Ceci étant dit, dans l'histoire du groupe, ce genre de déconvenue est déjà arrivée (l'album "Existentia" était paru après un premier split du groupe.) En sera-t-il de même cette fois-ci ? Trail Of Tears arrivera-t-il à survivre à ce nouveau coup dur. On verra...
15 / 20

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Epitome of torture ltd edition
Epitome of torture ltd edition
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 S.O.D.O.M., 30 avril 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Epitome of torture ltd edition (CD)
Les légendes du Thrash européen sont en forme. L'année dernière, Kreator et Destruction nous ont sorti leurs nouvelles galettes. Cette année, c'est au tour de Sodom de faire parler la poudre.

Le groupe allemand qui est passé par des hauts et des bas, se cherchant un peu dans les années 90, est revenu à un Thrash bien incisif ces dernières années. Ce "Epitome Of Torture" est fait du même bois que les dernières sorties du groupe ("Sodom", "In War and Pieces"). Autrement dit, ça bastonne du début à la fin, ce qui est un peu la touche caractéristique de Sodom.
La pochette nous met directement dans l'ambiance. Le guerrier termo-nucléaire lourdement armé et couvert de sang n'est clairement pas venu pour nous épargner. Et ne vous fiez surtout pas à l'intro acoustique du premier titre, "My Final Bullet". Ca part très vite dans le brut de décoffrage. Sodom, c'est aussi léger que la charge d'une panzer division. C'est aussi printanier qu'un vol de stukas. C'est aussi doux que la caresse d'un lance-flammes.
"Epitome Of Torture" propose son lot de morceaux hyper speed tels que "S.O.D.O.M" (le nouvel hymne du groupe ?), "Shoot Today Kill Tomorrow", "Stigmatized". Ce dernier me rappelle un peu l'esprit du premier méfait de Sodom, le cultissime "In The Sign Of Evil". Tom Angelripper chante d'ailleurs de manière plus grave sur ce morceau, comme à l'époque.
On a bien sûr aussi du titre un peu plus lourd comme "Tracing The Victim" ou "Cannibal", construit sur un riff à décorner les boeufs. Au passage, Bernemann est toujours drôlement efficace aussi bien sur les riffs que les solos (qui savent être mélodiques comme celui de "Invokating The Demons"). "Into The Skies Of War", plus mélodique, montre aussi un peu d'accalmie par rapport au reste de l'album (des morceaux où Makka n'est pas en mode double grosse caisse du début à la fin).
"Katjuschka" nous surprend avec sa petite mélodie slave en intro. Ne vous inquiétez pas, ça ne dure pas et Sodom enchaîne avec un morceau dans la grande tradition du défouraillage en règle, à la manière de l'engin destructeur utilisé par les Russes pendant la seconde guerre mondiale dont il est question dans la chanson.

Alors c'est sûr, celui qui recherche un peu de subtilité peut passer son chemin. Mais bon, les gars, c'est Sodom tout de même. Déjà le patronyme du groupe laisse peu de place au doute quant au côté poétique du truc. On est dans le Thrash bourrin qui n'a qu'un seul objectif : vous atomiser sur place par une succession de missiles sol-sol. Vous demandez quoi d'autre, vous, à un album de Sodom ?

Sodom, c'est du solide. Les fans du groupe ne seront pas déçus par cette nouvelle livraison. Après quelques écoutes, je trouve même ce "Epitome Of Torture" meilleur que les derniers albums du groupe.
Décidément, même si la relève montre de réelles qualités, les vétérans savent encore nous sortir des albums décoiffants et montrent qu'il ne faut surtout pas les enterrer trop vite. Et c'est tant mieux !
16 / 20

PS : l'édition limitée contient deux titres bonus, deux vrais inédits, qui s'avèrent vite indispensables.

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 11, 2013 6:58 PM MEST


Circle [Edition limitée]
Circle [Edition limitée]
Prix : EUR 19,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le cercle parfait !, 29 avril 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Circle [Edition limitée] (CD)
Parmi vos groupes préférés, il y en a bien au moins un qui ne vous a jamais déçu, non ? Moi, c'est Amorphis. C'est d'autant plus remarquable que le groupe existe depuis plus de vingt ans et a déjà à son actif dix albums studio. Et ce n'est pas ce onzième opus des Finlandais qui changera la donne.

Depuis ses débuts, Amorphis est passé par pas mal de styles différents mais toujours avec un réel bonheur. Death Metal au tout début ("The Karelian Isthmus"), puis Death avec des éléments folk (le fantastique "Tales From The Thousand Lakes") puis de plus en plus progressif, voire psyché ("Elegy", "Tuonela", "Am Universum"), pour abandonner toute trace de Death et devenir carrément mélodique ("Far From The Sun").
Depuis l'album "Eclipse" (2006) et l'intégration dans le groupe du chanteur Tomi Joutsen qui excelle aussi bien dans les vocaux clairs et mélodiques que dans les growls monstrueux, Amorphis semble bien avoir définitivement trouvé son terrain de jeu : un Dark Metal puissant agrémenté de touches progressives et toujours teinté d'ambiances folk. Les albums sortis depuis "Eclipse" représentent un peu la synthèse de tout l'univers du groupe puisque s'y côtoient tous les éléments décrits précédemment.
Cette fois-ci, et pour la première fois, le groupe s'est offert les services de Peter Tägtgren à la production. Peter (Hypocrisy) et Amorphis se connaissent depuis bien longtemps mais ils n'avaient jamais bossé ensemble. Peter, on ne le présente plus, il a travaillé avec les plus grands (Dimmu Borgir, Immortal, Children Of Bodom...) et il est devenu l'un des producteurs les plus réputés de Scandinavie. Mais on peut tout de même se poser une question : que peut-il apporter à un groupe aussi établi et expérimenté qu'Amorphis ? Eh bien la réponse se trouve dans le son de cet album, plus brutal, plus agressif que les productions précédentes du groupe. On a l'impression que la présence de Peter derrière la console a dopé tout le monde.
Un son plus agressif donc mais dans le fond, rien n'a vraiment changé. On retrouve dans "Circle" le Amorphis que l'on connaît bien et que l'on apprécie : impérial dans l'interprétation, magistral dans la composition, qui sait tour à tour vous caresser dans le sens du poil pour mieux vous l'arracher ensuite. Démonstration avec le premier morceau, "Shades Of Gray", qui démarre les hostilités en mode bien agressif avec un refrain superbe et toujours cette touche mélodique amenée par ce synthé et ces guitares en symbiose parfaite. Tomi Joutsen est toujours parfaitement à l'aise dans ses deux registres. La partie instrumentale centrale aux consonances folk est typiquement la marque d'Amorphis.
Je ne vais pas me lancer dans un track by track car on retrouve bien sur tout l'album tous les ingrédients qu'Amorphis nous distille depuis Eclipse. La constance de ce groupe dans les compositions de qualité est exemplaire. Les mélodies sont magnifiques ("The Wanderer", "Narrowpath", "Into The Abyss", "A New Day"), le travail des guitaristes est exempt de tout reproche. Tout en gardant un aspect mélodique prépondérant, le groupe sait nous rappeler qu'il vient du Death Metal avec des passages bien agressifs, aussi bien vocalement que rythmiquement ("Shades Of Gray", "Enchanted By The Moon", "Nightbird's Song"). Ce qui n'empêche pas "Nightbird's Song", par exemple, d'abriter un passage folk à la flûte. C'est cette diversité qui fait tout le charme de ce groupe : ambiances plus cool, proches du Metal progressif ("A New Day" avec flûte, saxo et piano) ou totalement folk ("Narrowpath"). Sur ce dernier titre, Amorphis prend un virage celtique prononcé, encore plus marqué que d'habitude. La mélodie est fortement imprégnée d'une touche irlandaise, une sorte de rencontre de l'univers des Finlandais avec Gary Moore ou Thin Lizzy.
Si je devais résumer en un seul mot : fabuleux !

Aucun doute, les fans du groupe vont adorer "Circle". D'ailleurs, ceux-là n'ont pas besoin de cette chronique pour se ruer sur l'album car ils connaissent la qualité de ce groupe et savent qu'Amorphis soigne toujours ses sorties.
Aux autres qui ne connaîtraient pas encore, je leur conseille de se pencher rapidement sur le cas de ce groupe finlandais, en espérant les avoir convaincus que ce "Circle" est un excellent album. Un des meilleurs du groupe ? Difficile à dire tant la plupart de leurs albums frisent l'excellence. Un des albums de l'année ? Sans aucun doute en ce qui me concerne.
19 / 20

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Hellfest 2013
Hellfest 2013
Proposé par collectorsheaven
Prix : EUR 22,99

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 La compil inutile., 23 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hellfest 2013 (CD)
Comment reconnaître un produit purement mercantile d'un autre ?

Voici quelques pistes pour vous, mesdames et messieurs, en quelques points.
Déjà le label : Sony Music. Quand Sony s'intéresse au metal, c'est que les responsables pensent qu'il y a des tunes à se faire. Méfiance, méfiance...
Deuxièmement : on surfe sur un évènement populaire. Ici, le Hellfest. Des milliers de festivaliers attendus donc des milliers d'acheteurs potentiels. Si c'est pas de l'étude de marché, ça !
Troisièmement : l'intérêt : aucun. On a regroupé ici une quarantaine de groupes figurant à l'affiche du festival 2013 mais sans aucun autre rapport les uns avec les autres. Bon, c'est vrai, on a pris soin de séparer les groupes extrêmes des autres en les plaçant tous sur le second CD. Un bon point par rapport à l'édition précédente où l'on sautait joyeusement d'un extrême à l'autre en passant d'un titre à l'autre. Mais même comme ça, il reste des fautes de goût. Ainsi, les pauvres Amorphis se retrouvent avec "Alone", un morceau assez soft par rapport à ce qu'ils font maintenant, juste avant Haemorrhage. Waouh, la transition ! De là à dire que les gars qui ont préparé cette compil n'y connaissent pas grand chose...
Bon, mais pour l'acquéreur, est-ce que cela signifie qu'il y a un des deux CD qu'il n'écoutera jamais ? Dans un festival de cette importance, vous le savez, on fait son tri, on ne peut pas tout voir et surtout tout aimer. Les concepteurs de cette compil ne doivent pas être au courant. Combien de fans de Europe adorent Asphyx ? Combien de fans qui se presseront devant la scène de Marduk iront avec le même enthousiasme devant celle de Whitesnake ? On avait émis les mêmes réserves à propos du volume 2012. Ils récidivent, c'est donc qu'ils ont dû en vendre quelques-unes quand même...
Le choix des morceaux maintenant : de l'inédit ? Du titre rare ? Du live ? Que nenni ! Que des morceaux archi-connus, genre on ne prend pas de risque, on colle le morceau le plus vendeur du groupe (allez, au hasard, "The Final Countdown" pour Europe, "Hard Rock Hallelujah" pour Lordi, "Balls To The Wall" pour Accept, "Heavy Metal Thunder" pour Saxon, "A.D.I.D.A.S." pour Korn, quelle originalité ! Même pas des morceaux de leurs derniers albums respectifs !) A la limite (je dis bien à la limite), si ces morceaux étaient en live, enregistrés après les prestations de ces groupes au Hellfest, pourquoi pas, cela ferait office de souvenir pour les festivaliers. Mais là...
Enfin, ils ont oublié toutes les têtes d'affiche. Autrement dit, les groupes dont on a connu plus tard la participation. On a aussi ceux qui, depuis la conception du truc, ne sont plus à l'affiche (Arch Enemy). Cela sent donc bien le produit fait à la va-vite, sans queue ni tête et qui n'a qu'un seul but : vous faire claquer du pognon !

En fait, le seul intérêt à acheter cette compil est à l'intérieur, il y a peut-être un sésame pour un pass 3 jours pour le Hellfest. Ca fait quand même peu, surtout si l'on prend en compte les probabilités pour que vous ne tombiez pas sur ce fameux coupon. Et si le hasard vous titille autant, mieux vaut garder votre argent pour jouer au loto, les gains sont plus importants.
Bien sûr, la notation ne reflète pas le contenu mais bien la démarche.
Rendez-vous donc au Hellfest et faites votre "compil" personnelle sur place, elle aura bien plus de valeur.

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 12, 2013 2:54 PM MEST


v8
v8
Proposé par Buzic
Prix : EUR 11,00

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une bière, un riff de guitare..., 22 avril 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : v8 (CD)
En 1998, Vulcain stoppait la machine. Quinze ans plus tard, alors qu'on n'y croyait plus, Vulcain refait tourner le moteur. Mieux, c'est un V8. Autant dire la promesse que ça va dépoter.

Vulcain, c'est un peu comme un super pote que l'on avait perdu de vue et que l'on retrouve après quinze ans. On est heureux de le retrouver comme si on s'était quitté la veille. On s'aperçoit que rien n'a changé, le plaisir est toujours là. Eh bien voilà, Vulcain, c'est ça. Comment voulez-vous être déçus dans ces conditions ?
Je ne cache pas que de tous les groupes français qui ont éclos dans les années 80, Vulcain a toujours été mon préféré. Son premier album, Rock'N Roll Secours, m'avait filé une de ces claques... En 1998, quand ils ont tiré leur révérence, avec un excellent album-retour aux sources qui plus est (oui, j'ai un peu décroché entre "Big Brothers" et ce dernier), je dois dire que j'ai été un peu triste.

Alors bien sûr, ce retour discographique, on l'avait un peu pressenti depuis la reformation de Vulcain, la série de concert et la sortie du DVD "En Revenant". Oui. Mais revenir avec de nouveaux titres, ce n'est pas pareil. Tant que ce n'est pas fait, on se pose toujours un tas de questions : ont-ils vraiment envie de continuer ? Sont-ils toujours capables de composer des tueries ? L'alchimie entre les membres du groupe marche-t-elle toujours ?
La réponse à ces trois questions semble être oui à l'écoute de cet album. Quinze années se sont écoulées depuis Stoppe La Machine mais le temps ne semble pas avoir de prise sur Vulcain. "V8", c'est du Vulcain 100 %. On y retrouve le Vulcain qu'on a adoré.
Le groupe aussi est heureux d'être de retour et le dit clairement sur le premier morceau, "Avec Vous". Dans l'esprit, il me rappelle "Ebony" qui ouvrait leur premier album. Un morceau idéal pour attaquer les prochains concerts du groupe. Daniel et Vincent Puzio, toujours épaulés par Marc Varez à la batterie forment un trio décapant, à l'image de l'équipage du bombardier dont l'ombre plane toujours au dessus du groupe et c'est flagrant dès ce premier morceau. La basse ronronne (elle est particulièrement à l'honneur sur cet album), la batterie est souvent en mode double grosse caisse et Daniel nous balance des solos inspirés ("Call Of Duty", "Croix De Bois") et nous crache ses textes parfois drôles, parfois un peu énigmatiques, un peu démago aussi... du Vulcain 100 %, vous dis-je ! En tout cas, la philosophie du groupe, bière et riff de guitare (et gonzesses aussi) est, elle, bien résumée par le titre "Rien à Voir".
"V8" propose donc une bonne série de titres bien speed dans un esprit Motörhead mais le groupe sait aussi jouer avec plus de subtilité en se rapprochant du vieux Hard Blues des premiers AC/DC ("Croix De Bois", "Limite").
Vulcain se fend aussi d'une reprise, puisée dans le répertoire de la chanson française (comme à l'époque de "Big Brothers" avec le "On Nous Cache Tout, On Nous Dit Rien" de Jacques Dutronc). Ici, c'est celle de "L'Arrivée Du Tour" de Alain Bashung (qui, en terme de textes bien énigmatiques et décalés, se posait-là aussi. Si quelqu'un a un décodeur pour les paroles de cette chanson...) En tout cas, le résultat est très réussi. Le morceau est remis à la sauce Vulcain c'est à dire dopé au guronsan. Un autre titre nous ramène indirectement à la chanson française, c'est "Sale Temps Pour Les Cons" avec sa référence évidente au "Requiem Pour Un Con" de Gainsbourg.
Au final, ce nouvel album du dieu Vulcain est presque un sans faute (presque car j'aime un peu moins le dernier morceau, "Dans Mes Rêves"). Toujours est-il qu'il ne quitte plus ma platine depuis plusieurs semaines, comme "Rock And Roll Secours" en son temps... c'est un signe !

Oui, cette chronique est celle d'un "vieux hardos" qui écoutait Vulcain dans les années 80. Oui, elle est forcément subjective. Mais j'en ai rien à fou**e. Ceux qui, comme moi, ont adoré Vulcain me comprendront et se rueront sur ce nouvel album des frangins Puzio. Les autres devraient y jeter une oreille, au moins par curiosité, pour découvrir que le dernier dieu vivant du Metal français est toujours en très grande forme, même après une pause de quinze ans. Comme quoi, ce n'est pas une légende : les dieux sont bien immortels.
Hé les gars, ça fait vraiment plaisir que vous soyez de retour !
17 / 20

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The black side of the moon
The black side of the moon

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Hommage à Pink Floyd., 13 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The black side of the moon (CD)
Ceux qui ont un tant soit peu de culture musicale se disent qu'avec une pochette et un titre d'album pareil, on est forcément dans la relecture de l'album culte de Pink Floyd, "The Dark Side Of The Moon". Gagné !
Musicart Project est, comme son nom l'indique parfaitement, un projet réunissant quelques musiciens de groupes italiens (Pier Gonella, Steve Vawamas, Giorgia Gueglio, Andrea Vulpani, Peso) évoluant principalement au sein de deux formations, Mastercastle et Necrodeath et tous profs à l'école de musique "Musicart". Et ces musiciens ont décidé de s'attaquer à de grands classiques du Rock et de les relooker façon Metal. Première victime donc, Pink Floyd et son légendaire "Dark Side Of The Moon".

Evidemment, et comme pour tout projet de ce type, on a quelques appréhensions avant l'écoute de l'album. Vont-ils être fidèles à l'oeuvre originale ? Vont-ils s'approprier intelligemment les compositions ou bien, au contraire, va-t-on assister à un massacre en règle ? Connaissant la qualité des musiciens cités ci-dessus, j'avoue que je ne me suis pas inquiété outre mesure. Ce ne devrait pas être ici la pénible relecture du "Back In Black" d'AC/DC par Six Feet Under.

Le début de l'album est assez déconcertant, on a l'impression d'écouter l'album original... et on se demande évidemment où est l'intérêt. Première différence quand la voix arrive puisque c'est Giorgia Gueglio, la chanteuse de Mastercastle, qui chante. Le morceau s'énerve juste sur la fin (la batterie passe en double pédale) et les premières différences apparaissent. Le son est bien sûr plus "Metal" et aussi plus moderne mais ça, c'est logique, l'album original à tout de même presque quarante ans ! L'instrumental "On The Run" garde son côté psychédélique. C'est avec "Time" que ça commence à envoyer du lourd. Nous avons droit à un duo de voix féminines et masculines (c'est le batteur de Necrodeath, Peso qui se charge des vocaux masculins). Le chant est plus agressif, la rythmique forcément plus appuyée, les guitares sont plus méchantes... mais dans le fond, on reste sur les mélodies et le tempo de l'album d'origine. Et le guitariste Pier Gonella, tout comme dans Mastercastle, nous éblouit de son jeu sur le solo. La fin du titre est vraiment différente, hyper speed, presque Black Metal. Ce morceau est la première belle surprise. Le piano vient calmer toute velléité de durcissement du tempo sur "The Great Gig In The Sky" et on continue dans une ambiance très fidèle à l'album original avec le tube "Money". En fait, la suite de l'album ne réserve que peu de surprise. Le groupe s'autorise quelques écarts mais finalement pas tant que ça. On est de toute manière, au mieux, dans du Metal progressif.
On sent que les musiciens se sont avant tout fait plaisir en enregistrant cet album. D'ailleurs, le niveau technique ne peut être à aucun moment remis en cause. L'interprétation est sans faille, proche (parfois trop à mon goût) de l'oeuvre originale. Ils ont même gardé les fameux effets stéréophoniques (synthés, bruitages en tout genre dont la fameuse caisse enregistreuse de "Money") qui ont fait le succès de l'album des Pink Floyd.

Cet album n'est certainement pas destiné à ceux qui adorent Pink Floyd et notamment cet album (ou alors, par curiosité, ils peuvent toujours y glisser une oreille). Non, il s'adresse plutôt aux amateurs de Metal qui ne connaissent pas trop Pink Floyd, qui trouvent que c'est trop mou et/ou trop vieux. Voilà pour eux une belle occasion de découvrir cet album phare du groupe britannique dans une version plus metallisée mais pas si différente en fin de compte. A la limite, je me demande si je n'aurais pas préféré un truc bien plus sauvage, plus aventureux, plus éloigné de l'oeuvre originale. Il s'agit ici bien plus d'un hommage que d'autre chose...
13 / 20

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Tales from the kingdom of fife ltd edition
Tales from the kingdom of fife ltd edition
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Rhapsody en marteau majeur., 1 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tales from the kingdom of fife ltd edition (CD)
Et un "Hammer" de plus, un ! Après Hammerfall, Hammerforce, Dragonhammer, Axehammer, Stormhammer (et j'en passe sûrement), voici Gloryhammer. L'avantage avec un nom pareil, c'est qu'on sait déjà à peu près dans quel créneau musical ça va jouer. Avec Gloryhammer, pas de surprise. Les Ecossais nous la jouent Rhapsody (Of Fire). Metal épique et symphonique, récits de batailles et de quêtes dans des royaumes imaginaires peuplés de magiciens et de dragons... tout ça, on connaît. On connaît même bien.

Bon, tout ça, c'est bien beau. Mais pour ceux qui ne sont pas déjà partis en courant en lisant cette introduction, ça donne quoi, ce Gloryhammer ?
Evidemment, le genre a ses clichés et Gloryhammer en évite peu. Par exemple, comment débute l'album à votre avis ? Gagné ! Une intro symphonique avec un brin de causette en grosse voix qui enchaîne sur un morceau au tempo plutôt rapide. Et on termine l'album comment ? Re-gagné ! Par un long titre bien épique.
En clair, vous aimez Rhapsody (Of Fire) ? Vous allez être servis. Ecoutez donc "Angus Mc Fife", le single. Ca y ressemble bien, avouez. En peut-être un peu moins grandiloquent quand même. On pense principalement aux premiers albums du combo italien (qui a dit "les meilleurs ?") ou au premier Luca Turilli (ce qui revient globalement au même). Et puis, il y a "The Epic Rage Of Furious Thunder", si ça ne sonne pas comme un titre de Rhapsody, ça !

Et en dehors de cet aspect résolument peu original ? Et bien, on se surprend à trouver ça pas mal foutu du tout. Oui, c'est vrai, c'est du déjà entendu mais c'est plutôt bien emballé. Et je dirai même, toujours en comparant avec Rhapsody, que Gloryhammer n'a pas le côté un peu pénible, un peu pompeux qu'a Rhapsody parfois. On a un chanteur, Thomas Winkler, qui n'en fait pas des caisses. Sans être un vocaliste remarquable, il assure comme il faut. Les orchestrations ne sont pas envahissantes. Au passage, Gloryhammer est en fait le projet Metal épique de Christopher Bowes, leader de Alestorm, que l'on retrouve ici aux claviers. Le registre est donc totalement différent de son groupe principal mais après tout, quitte à mener deux projets en parallèle, autant qu'ils soient bien différents l'un de l'autre.
Quelques morceaux sont bien speed ("The Unicorn Invasion Of Dundee", "Amulet Of Justice", l'instrumental "Beneath Cowdenbe", "The Epic Rage Of Furious Thunder"). Les refrains sont globalement bien entraînants (quelques-uns sont parfois à la limite du pompage du groupe italien). Seul les morceaux "Quest For The Hammer of Glory" et "Hail To Crail" sont un peu différents du reste, plus Power Metal, dans l'esprit d'un Hammerfall avec toutefois la présence d'orchestrations.
Un faux pas tout de même : la ballade "Silent Tears Of Frozen Princess" (encore un intitulé qui pourrait être attribué à Rhapsody) qui, comme souvent dans ce genre musical, n'est pas des plus inoubliables.

Que dire pour conclure ? Gloryhammer nous a sorti là un album totalement prévisible qui ne va rien révolutionner du tout mais qui est agréable à écouter, sous réserve qu'on aime le style, bien entendu. Et si cela suffit à votre bonheur...

PS : petit ajout au sujet de la description du produit faite par le site : pour fans de Rhapsody et Hammerfall : oui, bien sûr. Pour fans d'Alestorm... de loin. Et pour les fans de Bal Sagoth, il vaut mieux passer son chemin... ;-)
14 / 20

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Out Of The Cellar
Out Of The Cellar
Prix : EUR 16,20

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Directement au sommet !, 28 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Out Of The Cellar (CD)
En 1984, les rats sortent enfin de la cave. Bien leur en a pris car ils vont jouer directement les premiers rôles sur la scène Hard US, en quête de nouvelles idoles.

Les origines du groupe formé par le chanteur Stephen Pearcy remontent à 1976 à San Diego, sous le patronyme de Mickey Ratt. Un groupe qui a vu passer entre autres les guitaristes Jake E. Lee et Chris Hager, le batteur Dave Alford et le bassiste Matt Thorr. Mickey Ratt déménage ensuite à Los Angeles, ville où tout semble possible, et le nom du groupe est ramené à Ratt. Ils recrutent un nouveau guitariste, Robbin Crosby mais le groupe se scinde en deux. Stephen Pearcy reste seul avec ce dernier, les autres partent fonder un nouveau groupe, Rough Cutt. De nouveaux musiciens intègrent alors Ratt : Juan Croucier (basse), à l'époque chez Dokken, Bobby Blotzer (batterie) et un tout jeune guitariste de dix-huit ans, Warren De Martini. Ratt enregistre alors avec ce line-up son premier EP en 1983 sur un label indépendant. Le succès étant au rendez-vous, c'est une major qui signe alors le groupe (par l'odeur alléchée des billets verts qu'ils vont pouvoir se faire) et "Out Of The Cellar" est enregistré dans la foulée.
L'album sort en mars 1984. Et tout comme le EP, cet album est unanimement salué, aussi bien par les fans que par les critiques. Il faut dire qu'il a tout pour faire un carton. Des tubes en pagaille à commencer par "Round and Round", LE tube du groupe, mais aussi "Wanted Man", "Back For More" (le réenregistrement d'un morceau du premier EP du groupe) ou "Lack Of Communication". Les gars ont le sens de la mélodie et du refrain qui fait mouche ("You're In Trouble" - autre titre issu du EP et réenregistré -, "Lack Of Communication", "Round and Round" évidemment). Les belles gueules des membres du groupe, c'est aussi un aspect non négligeable du succès. Et la pochette assez sulfureuse de l'album n'y est pas pour rien non plus. La belle jeune fille qui rampe n'est autre que le mannequin Tawny Kittaen, petite copine de Robbin Crosby à l'époque, avant qu'elle n'aille faire un tour quelques années plus tard dans les bras (et sur toutes les vidéos) de Mister Coverdale. L'anecdote de la pochette n'en est pas tout à fait une car, à partir de cet album, on en verra défiler pas mal des belles jeunes femmes en couverture des albums de Hard Glam US... Ratt avait lancé la mode.
Alors pour ceux qui ne connaîtraient pas du tout la musique de ce groupe, disons que Ratt propose un peu un croisement de Van Halen et d'Aerosmith. Aerosmith pour le côté groovy, parfois un peu bluesy de leur musique, et Van Halen pour le côté fun mais aussi et surtout pour les prouesses des guitaristes, et notamment du tout jeune prodige Warren De Martini. La complémentarité des guitaristes évoquera aussi un peu Judas Priest avec un peu moins d'agressivité quand même. Les morceaux sont globalement en mode mid-tempo mais Ratt sait aussi faire du titre plus rapide comme le prouve "She Wants Money". Et, contrairement à ce qu'on pourrait penser, pas une seule ballade sur cet album. Comme quoi, on peut aussi faire un carton uniquement avec des titres bien rock and roll.

Grâce au succès rencontré avec son premier album, Ratt est catapulté en haut de l'affiche et devient l'une des grosses stars du Hard Rock US, aux côtés des Van Halen, Quiet Riot et Twisted Sister.
"Out Of The Cellar" est toujours considéré aujourd'hui comme le meilleur album du groupe.

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War of ages ltd edition
War of ages ltd edition
Prix : EUR 21,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Confirmation., 25 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : War of ages ltd edition (CD)
Les Autrichiens de Serenity, après la très bonne impression laissée par leur précédent opus, Death & legacy, vont-ils confirmer avec ce nouvel album ? C'est évidemment la question que l'on peut se poser et elle est légitime. Le style dans lequel ils évoluent ne laisse pas beaucoup de place à l'approximation et même s'ils ont montré de réelles capacités à captiver l'auditeur sur l'album précédent, personne n'est à l'abri du coup de moins bien. Ca arrive même aux plus grands (on l'a vu avec Kamelot et son Poetry For The Poisoned). Bref, sortir un bon album est souvent à double tranchant puisque le groupe est forcément attendu au tournant et a moins le droit à l'erreur. De plus, dans le cas présent, suite au départ de Mario Hirzinger (claviers), l'un des compositeurs du groupe, on pouvait craindre un changement de direction musicale.
Je rassure tout le monde d'emblée : il n'en est rien. "War Of Ages" reprend les choses où "Death and Legacy" les a laissées. Dès le premier titre, "Wings Of Madness", on retrouve les orchestrations bien en place, la mélodie est bien fichue et on pense toujours autant à Kamelot.

Il y a toutefois un changement de taille, du moins sur le papier : l'intégration dans le groupe d'une jeune chanteuse française, Clémentine Delaunay (ex-Whyzdom). Attention, elle ne remplace pas le chanteur du groupe, Georg Neuhauser, elle vient juste apporter une touche féminine à Serenity. Touche féminine que le groupe avait amené subtilement par la mise en place de duos de voix masculines et féminines sur les albums précédents et surtout sur le dernier en date avec les participations de Ailyn (Sirenia), Charlotte Wessels (Delain) et Amanda Somerville. Evidemment, l'intégration à plein temps de Clémentine pouvait faire penser qu'il y aurait encore plus de duos de ce genre et que la place du chant féminin serait plus importante encore. D'autant qu'à l'écoute du premier morceau, c'est l'impression que ça donne. Finalement, ce n'est pas vraiment le cas. "For Freedom's Sake", la ballade, nous offre un vrai duo et c'est en fait quasiment le seul morceau à en proposer un digne de ce nom avec le dernier titre, "Royal Pain", où le couple se partage les couplets et le refrain (et on a encore plus de regrets car Clémentine y livre une prestation énorme). Sur le premier titre, "Age Of Glory", et "The Matricide", on entend Clémentine chanter une ou deux phrases. Sur le reste des morceaux, sa participation se limite à un chant d'appui, principalement en backing vocals sur les refrains. C'est un peu dommage que sa présence ait été si peu exploitée, à mon avis en tout cas, d'autant qu'elle possède une belle voix. Je m'attendais à plus de vocaux féminins. Sinon, à quoi ça sert d'engager une chanteuse ? Elle risque de s'embêter sur scène...
A part cette légère déception (oui, ça reste léger, c'était histoire de critiquer quelque chose), il faut reconnaître que tout cela fonctionne parfaitement. Serenity n'a rien perdu de son talent de composition et d'interprétation. Les morceaux sont accrocheurs et réussis, les refrains sont efficaces (celui de "Legacy Of Tudors" est particulièrement entraînant), Georg chante bien, sa voix est un peu le chaînon manquant entre celles de Roy Khan (ex-Kamelot) et de Tony Kakko (Sonata Arctica). Les orchestrations sont savamment dosées, c'est à dire ni trop envahissantes, ni trop en retrait (du style deux ou trois trompettes de temps en temps pour faire genre, comme on le voit parfois) et pour les amateurs de passages rapides, la double pédale est souvent présente. Bref, le cahier des charges est parfaitement respecté et au final, il n'y a pas de morceau faiblard.
Au niveau des thèmes des chansons, l'idée développée sur "Death and Legacy" a fait son chemin et ils récidivent. "War Of Ages" nous narre les péripéties de quelques personnages historiques (Napoleon, Henri VIII, Alexandre le Grand...). Quand quelque chose marche bien, pourquoi changer ?

"War Of Ages" est un bon album, dans la lignée de "Death and Legacy". Ceux qui ont apprécié l'album précédent des Autrichiens ne pourront pas être déçu par cette nouvelle livraison.
Et pour répondre à la question de l'introduction : oui, Serenity confirme sa bonne santé avec son quatrième album et s'affirme donc comme une valeur sûre du Power Metal Symphonique.
16 / 20

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