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orion (Vinland)
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Lightning to the Nations (the White Album)
Lightning to the Nations (the White Album)
Prix : EUR 15,55

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Culte !, 15 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Lightning to the Nations (the White Album) (CD)
Si je vous dis "Am I Evil", ça vous évoque sans doute quelque chose. Metallica bien sûr. Mais ce morceau popularisé par les Four Horsemen, vous le savez sans doute, est à l'origine un titre de Diamond Head, issu de leur premier album, "Lightning To The Nations", paru en 1980, alors que la New Wave Of British Heavy Metal connaissait ses premiers soubresauts.

La pochette proposée ici n'est pas la pochette originale. Cette dernière (reproduite sur le livret) possède une vraie histoire. Car au tout début de la vague heavy metal britannique, avant qu'elle n'intéresse les gros labels, c'est le système D qui dominait. Sortir un album coûtait cher et comme le manager du groupe était propriétaire d'une usine de cartons et pouvait produire des pochettes à très bas coût, la pochette initiale du "Lightning To The Nations" fut toute blanche, sans le logo du groupe, sans même la tracklist, avec simplement la signature d'un des musiciens sur les mille premiers exemplaires. L'album fut d'ailleurs bien vite rebaptisé le "White Album" par les fans.

"Sans NWOBHM, pas de Metallica" avait dit Lars Ulrich. Et cet album précisément a dû fortement marquer le batteur danois puisque pas moins de quatre titres sur les sept que compte "Lightning Of The Nations" ont été repris par son groupe. Après "Am I Evil" (1984, en face B de "Creeping Death"), ce fut "Helpless" (1987, sur le EP "Garage Days Re-Revisited") puis "The Prince" (1988, face B de "Harvester Of Sorrow") et enfin "It's Electric" (1998, sur l'album "Garage Inc."). Cinq même si l'on compte "Sucking My Love", mais la version des Américains ne fut jamais éditée officiellement. Alors dire que Diamond Head a influencé Metallica est un euphémisme !
Evidemment, si l'on a connu les versions de Metallica avant, ces versions originales semblent un peu ternes. Moins hargneuses, moins bien produites, avec un chant moins puissant, des guitares moins tranchantes. C'est notamment évident sur le refrain de "Helpless" que Metallica a rendu percutant alors qu'il l'était bien moins à la base. Mais le talent d'écriture est là. Et on reste scotché par les riffs simples mais hyper efficaces ("Am I Evil" en tête, "Sucking My Love") de Brian Tatler. Et on ne peut pas dire que Metallica a rendu ces compos plus speed ("The Prince" et "Helpless" par exemple) car elles l'étaient déjà. Alors oui, c'est une évidence, cet album a influencé le mouvement Thrash.
Au niveau des influences des deux têtes pensantes du groupe, Brian Tatler (guitares) et Sean Harris (chant), on retrouve Judas Priest (celui des années 70, évidemment, sur "Lightning To The Nations" ou "Sweet And Innocent"), un peu de Led Zeppelin (plus flagrant sur les titres du second CD comme "Waited Too Long", "I Don't Got" et "Diamond Lights" que sur l'album) et Black Sabbath bien sûr, au niveau de certains riffs. Tatler se dit influencé par le jeu de Ritchie Blackmore, même si ce n'est pas hyper évident à l'écoute de cet album.
Des sept morceaux que contient ce disque, rien n'est à jeter. Que ce soit sur des morceaux assez longs ("Sucking My Love" avoisine les dix minutes) ou sur des titres plus immédiats ("It's Electric", "Sweet And Innocent"), Diamond Head montre une grande maîtrise de tout l'éventail du Heavy Metal de l'époque. Ce n'est pas pour rien que cet album fut cité si souvent (et pas seulement par Lars Ulrich) comme une influence majeure.

L'album a été réédité en version double et celle-ci est intéressante car en plus de proposer bien sûr l'album "Lightning To The Nations" sur le premier CD, elle nous offre sur le second les singles du groupe parus à cette même époque et les trois titres de leur EP (1981), c'est à dire sept morceaux introuvables autrement, pour une petite demi-heure de musique. Et ces titres valent le détour (mention spéciale pour les deux premiers, "Shoot Out The Lights" et "Streets Of Gold").

Il paraît incroyable, à l'écoute de ce disque, qu'aucune grosse major de l'époque n'ait voulu sortir cet album qui, aujourd'hui, fait figure d'album fondateur de la NWOBHM, au même titre que les premiers Def Leppard, Iron Maiden et Saxon.
Hélas pour Diamond Head, quand les compagnies de disques vont commencer à s'intéresser à son cas, le groupe va vite se montrer incapable de rééditer l'exploit artistique de ce premier opus et va aller rejoindre la horde de groupes de la NWOBHM qui n'ont pas survécu à deux ou trois albums.
Grâce au regain d'intérêt que Metallica a fait naître en reprenant leurs morceaux, Diamond Head se reformera en 1990 et sortira encore quelques albums mais sans pour autant gagner l'attention des fans de Metal.
Diamond Head, un groupe cité en exemple et adulé par les musiciens mais qui n'aura jamais réussi à passionner le public... sauf, rétrospectivement, avec ce premier album.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com" dans la rubrique "back to the past"


Chasing the dream
Chasing the dream
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 New Wave of Canadian Heavy Metal., 10 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chasing the dream (CD)
On dirait que les groupes canadiens se sont fait une spécialité du heavy metal old school. Nous vous avons déjà parlé de Cauldron et de Striker, étudions maintenant le cas de Skull Fist. Comme ses petits copains, Skull Fist s'est mis en tête de remettre au goût du jour un Heavy Metal bien daté (début des années 80) mais qui a fait ses preuves.

Ce qui est amusant, c'est que ces gars ne se contentent pas de nous faire revivre la musique de l'époque, ils essayent de remettre aussi le look au goût du jour (vestes en jean patchées sur perfectos), ce qui va sans doute être moins évident... Amusant car de toute évidence, vu leur jeune âge, ils n'ont pas connu cette époque et ne se rappellent donc pas que ce look était devenu tout de même bien ringard dans les années 90. Mais bon, les modes passent alors pourquoi pas ?
Mais revenons à l'essentiel : la musique. Toujours en comparant avec ses compatriotes nostalgiques des grandes heures du Metal, Skull Fist est aussi doué que Striker et Cauldron. Sans rien inventer, en calquant chaque riff, chaque mélodie, chaque chorus de guitare, chaque phrasé sur ce qui existait il y a trente ans, Skull Fist fait figure de bon élève. Je veux dire par là que les devoirs ont bien été faits, les leçons bien apprises, les albums d'Iron Maiden, de Judas Priest, de Saxon, de Diamond Head ou de Tokyo Blade ont dû tourner en boucle sur les platines de nos petits Canadiens et ils ont pris des notes. Résultat des courses, ça ressemble à pas mal des choses qu'on écoutait dans ces années-là : un peu de Maiden par ci ("Call Of The Wild"), de Tokyo Blade par là ("Chasing The Dream"). Sur un tapis de double ("Hour To Live", "Sign Of The Warrior", "Don't Stop The Fight", "Mean Street Rider") ou sur un rythme plus posé ("Bad For Good"), on retrouve le type de chant bien rétro avec un léger écho que l'on croyait abandonné depuis bien longtemps et qui manifestement revient en force depuis quelques temps. On n'oublie pas le petit instrumental ("Shred's Not Dead")... ma foi, pas grand chose à reprocher à cet album si ce n'est que tout cela a déjà été fait.
Mais l'avantage avec Skull Fist, comme avec ses compatriotes cités plus haut, c'est que tous ces groupes savent ne pas franchir la limite. On reste dans l'influence bien maîtrisée, on n'est pas dans le pompage éhonté.

Toutefois, et cet avis n'engage évidemment que moi, quand je suis en présence de l'un de ces groupes revival, j'ai toujours tendance à lui préférer ce qui s'est fait dans les années 80. Oui, c'est comme ça, je préfère me réécouter un bon vieux Maiden, Judas Priest, Tokyo Blade ou Saxon que cet album. Peut-être est-ce dû au fait que j'ai connu cette musique à cette époque... bref, un album qui devrait satisfaire les nostalgiques en quête de nouveautés et ceux qui aiment le style et qui n'étaient pas là à l'époque...
14 / 20

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Divide and conquer ltd edition
Divide and conquer ltd edition
Proposé par Edealcity
Prix : EUR 13,29

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Thrash... what else ?, 10 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Divide and conquer ltd edition (CD)
Ce n'est un secret pour personne (je pense, après cinq albums), Suicidal Angels aime Slayer, au point de leur ressembler parfois un peu beaucoup. Même riffing à deux guitares, même façon d'envoyer les solos, même manière de déclamer les paroles (les couplets du morceau "Divide And Conquer", c'est sur quel album de Slayer, déjà ?), même rythmiques rapides calquées sur les éternelles références que sont "Reign In Blood", "South Of Heaven" et "Seasons In The Abyss"...
Mais aujourd'hui, le combo essaye de s'affranchir (un peu) de cet héritage assez lourd qui lui colle à la peau, ce qui n'est pas plus mal. Déjà amorcée sur l'album précédent, "Bloodbath", cette tentative de se forger une autre image est poursuivie par le groupe ici... en puisant ses influences chez d'autres formations américaines de Thrash. Pas sûr qu'au niveau de la personnalité du groupe...
En effet, sur ce nouvel album, Suicidal Angels élargit son spectre d'influences puisqu'en plus de Slayer, qui reste toutefois la référence ultime ("Marching Over Blood", "Divide And Conquer", "Terror Is My Scream", "Pit Of Snakes", "Lost Dignity"), on retrouve des constructions de titres rappelant Metallica ("Control The Twisted Mind") et Exodus ("Seed Of Evil", "In The Grave"), le tout bien mélangé avec du Slayer quand même, histoire de tromper l'ennemi.
Maintenant, quitte à être sous influence, autant s'inspirer des meilleurs. Et en matière de Thrash, nul doute que les combos cités plus haut sont des références. Après, il faut aussi savoir s'approprier ces références et Suicidal Angels y parvient. Les Grecs frappent juste et fort. L'efficacité est de mise tout au long de cette galette et l'ensemble passe comme une lettre à la poste. Juste un petit bémol en ce qui concerne le dernier morceau, assez long (presque neuf minutes) qui n'est pas aussi intéressant que le reste, tendant à prouver que le groupe a du mal à développer son thrash incisif sur une durée aussi conséquente.

Alors, oui, Suicidal Angels n'invente rien. Oui, au détour d'un riff, on se pose parfois la question : "mais où je l'ai déjà entendu, celui-là ?". Mais il faut se rendre à l'évidence : les Grecs connaissent leur sujet sur le bout des doigts, savent composer des morceaux prenants, ce qui fait que l'écoute de l'album est plaisante.
Pas le disque de l'année, pas un chef-d'oeuvre du genre non plus mais un album de Thrash bien ficelé qui réjouira les amateurs. C'est déjà pas si mal. Il vaut parfois mieux être un suiveur assez doué plutôt qu'un original qui ne propose rien de bien intéressant...
15 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 1, 2014 2:00 PM CET


De la Cruz / Street Level
De la Cruz / Street Level
Prix : EUR 9,22

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Sleaze... what else ?, 8 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : De la Cruz / Street Level (CD)
Le Hair Metal, Glam Metal, Sleaze Rock, appelez ça comme vous voulez, se porte bien, et ce partout dans le monde. Alors qu'on nous avait annoncé sa mort au début des nineties, je vous le rappelle. Les Suédois ont, dans le domaine, carrément une longueur d'avance avec une palanquée de bons groupes comme Crazy Lixx ou Crashdiet mais nous avons nous aussi nos représentants en France avec Blackrain, nos voisins allemands se défendent bien avec Kissin' Dynamite, les States restent bien sûr dans la course avec les Steel Panther et voici maintenant que les antipodes s'y mettent avec De La Cruz qui nous vient d'Australie. Et matez-moi cette pochette ! Avouez que le style du groupe se lit dès la couverture de l'album, non ?

Ces petits nouveaux dont voici le premier album ont de l'énergie à revendre et aussi un gros potentiel, notamment grâce à leur guitariste, un certain Casey Jones, pas manchot du tout et surtout homme à tout faire dans le groupe (production, enregistrement, artwork et compositeur principal).
A l'écoute de ce "Street Level", on pense principalement à Def Leppard, période "Pyromania" évidemment ("Turn It Up", "Legions Of Love", "Gimme Love", "Dreaming") pour la façon de chanter du jeune Roxxi Catalano et la façon d'amener les gros choeurs sur les refrains. Mais on trouve aussi tout un tas d'autres influences qui se greffent là-dessus, et toutes de belles références pour un groupe de ce genre (en vrac, Ratt, Dokken, Van Halen...). On a du bon gros tube potentiel avec "Street Level" ou "Gimme Love", dont les refrains sont très bien construits et n'attendent plus que d'être repris par les foules en concert. Je vous le disais un peu plus haut, le soliste assure grave et ses interventions sont remarquables, c'est le petit plus de ce groupe par rapport à tous ses frères d'armes du revival Glam Metal.
C'est frais, c'est sans prise de tête, super bien produit (le son est dément)... bref, que demande le peuple ?
Ils auraient par contre pu éviter la ballade acoustique qui termine l'album, "Shine", qui commence par un soupir bien pompé sur celui de Bret Michaels sur la ballade incontournable du style qu'est "Every Rose Has Its Thorn" (Poison) et qui surtout, n'apporte pas grand chose.

Evidemment, n'attendez rien d'original de ce "Street Level" mais c'est un bon album. Malheureusement, on a appris qu'à la suite de la sortie du disque, Casey Jones a quitté le groupe. Est-ce que le reste du groupe saura sortir un album aussi intéressant sans lui ? On verra... En attendant, on a toujours celui-ci à se mettre entre les oreilles.
14 / 20

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Under the Blade
Under the Blade
Prix : EUR 24,35

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Bad Boys of Rock n'Roll., 2 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
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Twisted Sister. Aujourd'hui, ce nom est connu de tous les amateurs de musique musclée. Le groupe est même carrément devenu culte. Mais il n'en a pas toujours été ainsi.

Car, on le sait moins, Twisted Sister a connu des débuts bien difficiles.
C'est sous le nom de Silver Star que ce qui va devenir Twisted Sister voit le jour en 1972. L'année suivante, les musiciens qui le composent accueillent en tant que guitariste un nouveau membre, John Segall (alias Jay Jay French). Celui-ci venait d'auditionner pour un certain Wicked Lester, un autre petit groupe new-yorkais, qui connaîtra un certain succès l'année suivante sous le nom de Kiss.
C'est à ce moment que Silver Star change de nom pour Twisted Sister. Après de multiples changements de musiciens, Jay Jay se retrouve également en charge des vocaux. En 1975, c'est Eddie Ojeda, un ami de longue date de Jay Jay, qui rejoint le groupe en tant que second guitariste et second chanteur. Le groupe est alors surtout influencé par le Glam Rock (Slade, Mott The Hoople, David Bowie, New York Dolls). C'est en 1976 qu'est engagé Daniel "Dee" Snider en tant que chanteur. Avec lui, Twisted Sister prend une direction plus heavy (AC/DC, Led Zeppelin, Alice Cooper sont alors les influences principales), tout en restant fan du mouvement Glam. Le groupe commence à pas mal tourner aux States et se fait connaître. Ce n'est qu'en 1982 que le line-up définitif voit le jour avec l'arrivée de AJ Pero à la batterie et Mark Mendoza à la basse. C'est à cette époque aussi que le groupe travaille son image avec des maquillages outranciers, rappelant les groupes de glam mais en plus moche.

Et c'est donc seulement en 1982, soit dix ans après la création du groupe, que paraît leur premier album, "Under The Blade". L'album est produit par Pete Way de UFO mais possède un son assez faiblard, défaut qui sera corrigé sur la seconde version de l'album, réédité en 1985 par Atlantic Records et qui comprend un titre en plus, "I'll Never Grow Up Now!", un morceau datant de 1979.
Cet album, intitulé "Under The Blade" (un de leurs plus vieux titres) sert donc de carte de visite aux soeurs tordues. Et malgré les apparences dues au look des musiciens, il ne fallait pas s'attendre à écouter un album de Glam. Le premier morceau, "What You Don't Know (Sure Can Hurt You)", sorte de croisement entre AC/DC et Judas Priest fin années soixante-dix/début années quatre-vingt, montre un groupe bien plus heavy que l'image qu'il donne. La voix de Dee Snider ne manque pas d'agressivité et les deux guitaristes envoient des duels de guitares sur les solos, assez typiques de la NWOBHM. L'influence AC/DC devient flagrante sur le riff qui mène "Shoot `Em Down" et dans une moindre mesure sur "Day Of The Rocker". Si bien que quand le groupe reprendra du AC/DC ("Sin City"), on ne verra pas une si grande différence. Certains riffs, plus heavy, ("Bad Boys", "Under The Blade") ne sont pas sans rappeler le Priest de "Point Of Entry" (l'album le plus américanisé des Anglais à l'époque).
Bien lourds sont des titres comme "Run For Your Life", "Day Of The Rocker" ou "Destroyer". Le groupe aime aussi le tempo un peu speed comme le prouvent "Sin After Sin" et surtout "Tear It Lose" où un invité de marque, Fast Eddie Clarke (Motörhead), vient poser un solo. Non vraiment, ces soeurs-là aiment le Metal, le vrai !
Un mot sur le morceau rajouté sur la seconde édition, "I'll Never Grow Up Now!", plus léger avec refrain hyper fédérateur (un genre de "We're Not Gonna Take It avant l'heure"), à se demander pourquoi il n'avait pas été ajouté à l'album dès sa première édition.

Si à sa sortie cet album n'a pas connu un succès foudroyant, il s'est bien rattrapé trois ans plus tard lors de sa réédition, profitant du succès du tout récent "Stay Hungry". "Under The Blade", comme presque tous les albums du groupe (du moins, tous du premier au quatrième inclus) est un incontournable du Hard Rock américain. A posséder !

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Tout l'Art du Métal
Tout l'Art du Métal
par Martin Popoff
Edition : Relié
Prix : EUR 34,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Magnifique !, 30 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tout l'Art du Métal (Relié)
Voilà une belle idée !

Cet ouvrage fait un tour assez complet de l'art lié au Metal, des pochettes d'album principalement mais aussi des affiches de concert, des logos des groupes, etc...
Chapitré par style (le black, le stoner, le prog, la NWOBHM, etc...), le livre nous plonge dans cet art assez injustement sous-estimé à travers les pochettes d'albums les plus représentatives du genre. Haut en couleur (le Glam Metal) ou plutôt austère en noir et blanc (le Black), macabre (le Death) ou psychédélique (le Stoner), chaque genre a ses codes. Les auteurs survolent chaque style en nous faisant un petit topo et en glissant des anecdotes et des commentaires des musiciens ou des artistes eux-mêmes à propos de leurs oeuvres.
Il y a, malheureusement, quelques lacunes. On note des grands absents tels que Andreas Marschall, créateur de nombreuses pochettes pour des groupes de Metal (Running Wild, Blind Guardian, Immolation, Obituary, In Flames...) qui n'est ici représenté que par une seule oeuvre alors qu'il aurait mérité une bonne double page à lui tout seul. D'autres sont carrément passés à la trappe comme, entre autres, Seth Siro Anton de Septicflesh dont le travail est assez conséquent maintenant (Serenity, Moonspell, Kamelot, Paradise Lost) ou Felipe Machado Franco (Iced Earth, Rhapsody) dont on ne parle pas du tout. Mais bon, les auteurs ont voulu essayer de faire un tour complet de la question, ce qui fait qu'ils sont parfois un peu restés à la surface des choses par moment et qu'ils ont oublié quelques artistes incontournables. On note aussi quelques erreurs : que fait la pochette du "In War And Pieces" de Sodom dans la partie dédiée au Black Metal ? Et il ne me semble pas que Amorphis nous ait fait un album Doom ou de Stoner à l'époque de "Karelian Isthmus"... sans oublier quelques erreurs de traduction (on a même deux articles pas traduits du tout !!!)
Ceci étant dit, cet ouvrage, premier du genre, se parcourt avec plaisir et nous fait (re)découvrir les pochettes d'album sous un autre angle, celui de l'oeuvre pour ce qu'elle est et non plus comme le simple habillage d'un disque.

Un peu cher peut-être mais une bonne idée de cadeau, car comme le dit Lemmy dans la préface : "si vous ne pouvez pas vous le payer, essayez de vous le faire offrir par un pote".


Retrospect (2 DVD + 3CD)
Retrospect (2 DVD + 3CD)
Prix : EUR 37,00

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Gros regrets..., 24 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Retrospect (2 DVD + 3CD) (CD)
"Retrospect" est la mise en images du concert exceptionnel donné par le groupe à Eindhoven, le 23 mars, pour célébrer son dixième anniversaire. Pour l'occasion, Epica a fait appel à un orchestre complet et à un choeur d'une trentaine de choristes. Ils ont également invité quelques amis comme Floor Jansen (ex-complice de Mark Jansen dans After Forever et Mayan) qui vient donner la réplique à Simone sur deux morceaux, "Stabat Mater Dolorosa" et "Sancta Terra", ainsi que les anciens membres du groupe (Yves Huts, Jeroen Simons, Ad Sluijter) venus pour interpréter "Quietus".

Tout est donc réuni pour faire de ce DVD un grand moment. La prestation des musiciens est impeccable. En ce qui concerne Simone Simons, pour qui ça n'a pas toujours été le cas, ici, elle maîtrise son chant lyrique et s'en sort plutôt bien, même sur le difficile "Chasing The Dragon". Certains trouveront peut-être qu'elle en fait un peu beaucoup scéniquement, avec ses mimiques un peu enjôleuses mais après tout, c'est son personnage. Les growls de Mark Jansen, appuyés parfois en renfort par ceux de Isaac Delahaye (le second guitariste) sont impressionnants.
Côté setlist, vu le thème de la soirée, le groupe revisite bien sûr tous ses albums. Epica ne favorise pas son dernier opus (heureusement, ce n'est pas celui que je préfère) mais en joue tout de même cinq morceaux, à égalité avec "The Divine Conspiracy" (à ma plus grande joie puisqu'il reste mon préféré). En revanche, "Consign To Oblivion" n'est représenté que par deux morceaux et "Design Your Universe" (l'un des meilleurs, toujours selon moi) par trois morceaux. Epica n'oublie toutefois pas les incontournables du premier album ("Cry For The Moon", "The Phantom Agony", "Sensorium"), nous propose des raretés issues de "Classical Conspiracy" (puisqu'ils jouent avec un orchestre, autant en profiter) et propose même un titre inédit ("Retrospect"). L'orchestre, puisqu'on en parle, a aussi son moment de gloire puisqu'il interprète seul un medley de plusieurs titres du groupe.
Epica n'a donc pas lésiné sur la quantité puisque le show dure environ trois heures (réparties sur deux DVD).
Au niveau du son, c'est également du haut niveau. Alors attention, je n'ai pas un système super dolby surround avec méga boost machin mais sur ma chaîne à moi, ça le fait !
Tout était réuni pour faire de ce concert un moment inoubliable, gravé à jamais sur DVD... Hélas, ce n'est pas le cas.

Passons maintenant à ce qui fâche : l'aspect visuel de la chose.
Le gros point noir de ce DVD, c'est le light show. En effet, d'énormes faisceaux blancs balayent quasi-continuellement la scène, rendant le concert difficile à regarder. Peut-être que sur le moment, dans la salle, ça rendait super bien mais sur le film, c'est une autre histoire. Les caméras sont éblouies par cette lumière aveuglante, les musiciens sont parfois totalement masqués, noyés sous des tonnes de lights. Sans compter les effets stroboscopiques de ces lumières qui, à la longue, sont fatigants pour les yeux. Les plans de la scène vue de loin sont édifiants : on ne voit qu'une explosion de lumière, on ne distingue aucun musicien. Si bien que ça se transforme en vrai jeu de cache-cache sur scène : on aperçoit entre deux éclats un manche de guitare, une jambe, un bras, une crinière... j'exagère à peine. Heureusement qu'il reste les gros plans pour qu'on puisse parfois profiter du spectacle.
Le mieux est l'ennemi du bien et trop d'effets tue l'effet. Du coup, d'autres effets notamment pyrotechniques, plus sobres, passent quasiment inaperçus à cause de ces lumières. Bref, vous l'avez compris, ce choix n'était pas le bon et la qualité du show en pâtit énormément. Mais qui a eu cette très mauvaise idée ?

En bonus, on a droit à un "behind the scenes" d'un quart d'heure qui ne présente comme seul intérêt que l'interview des anciens membres du groupe et nous avons droit également aux interviews des membres du groupe, le tout sans sous-titrage évidemment, ce qui, comme d'habitude pour les non anglophones, rend les choses un peu difficiles à suivre.

Moralité, ça mérite un bon 16/20 pour la partie audio mais il s'agit d'un DVD et un DVD, ça se regarde... c'est regrettable car il aurait vraiment pu s'agir d'un excellent produit. Là, je ne sais pas si je le regarderai de nouveau un jour.
De plus, comme beaucoup de fans, j'ai été privé du dernier titre puisqu'un bug empêche la lecture du dernier morceau du second DVD. Sachez toutefois que si vous écrivez au service consommateur de Nuclear Blast, ils vous proposeront un échange du DVD défectueux. C'est déjà ça...
11 / 20

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Waiting for the End to Come (Edition limitée)
Waiting for the End to Come (Edition limitée)
Prix : EUR 12,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 The End is not yet to come., 16 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Waiting for the End to Come (Edition limitée) (CD)
Je ne suis sûrement pas le mieux placé pour chroniquer un album de Kataklysm dans la mesure où je ne connaissais qu'un seul de leurs albums avant d'écouter celui-ci... et sur les dix albums déjà sortis par le groupe canadien, ça ne fait pas lourd.

Cet album est vendu dans un beau digipack et possède en fait deux pochettes différentes. Celle du digipack ici présente, assez sombre (travail de Eliran Kantor) et une autre, celle du livret, représentant la mort en haut d'un autel qu'un bébé escalade (oeuvre de Peter Sallai). Nuclear Blast, le label des Deathsters canadiens, a bien fait les choses. De plus, cette édition contient un titre bonus, j'y reviendrai.

Question Death Metal, Kataklysm connaît son sujet. On sent bien l'expérience acquise par les Canadiens durant toutes ces années dès le premier morceau, "Fire". Ca envoie ! Le son est massif, la production est bien solide. Parfait.
Alors clairement, Kataklysm n'est pas là pour révolutionner le genre musical, on est ici dans du classique, bien fait et bien interprété. Le chant de Maurizio Iacono est profond bien comme il faut, la rythmique partagée par Stéphane Barbe (basse) et le petit nouveau, Oli Beaudoin (batterie) est d'une efficacité à toute épreuve.
Toutefois, le Death Metal bien bourrin au premier abord de Kataklysm n'oublie pas d'être mélodique grâce aux guitares de Jean François Dagenais, ce qui amène des variations appréciables. Tiens, jetez une oreille (et un oeil) à la vidéo (très sympa) du titre "Elevate" (à trouver sur youtube) pour voir de quoi je parle. Voilà le genre de morceaux death que j'aime, bien puissant mais bien mélodique aussi. Du coup, quelques plans ne sont pas sans m'évoquer l'école death mélodique scandinave, At The Gates en tête ("If I Was God", "Dead And Buried", "The Darkest Days Of Slumber"). Evidemment, si l'on est rebuté par l'aspect mélodique du Death Metal, on n'aura pas le même regard sur cet album.
Le titre bonus de la version digipack est la reprise du "The American Way" de Sacred Reich. Outre la bonne idée de reprendre un titre de ce groupe génial et peu connu, la reprise n'apporte pas grand chose par rapport à l'original, sauf l'envie de la réécouter (ou de la découvrir pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore - ce que je vous conseille de faire rapidement, ainsi que tout l'album du même nom).

Alors j'ai lu ici ou là que cet album ne valait pas certains autres de la discographie de Kataklysm, que le groupe était en pilotage automatique.... Peut-être, n'ayant pas, comme je l'ai déjà dit, une connaissance approfondie du groupe pour pouvoir affirmer ou infirmer cela, je laisse à chacun le soin de se faire sa propre opinion sur cet opus. Néanmoins, ce "Waiting For The End To Come" remplit complètement son contrat en ce qui me concerne et me satisfait pleinement. Alors, avant de réviser mon jugement quand j'aurai absorbé toute la discographie du groupe (ce qui n'est pas pour tout de suite), pour l'amateur de Death Metal mélodique que je suis, ça le fait !
15 / 20

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Winterborn,ltd Ed.
Winterborn,ltd Ed.

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Before The Dawn, la suite..., 15 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Winterborn,ltd Ed. (CD)
Tuomas Saukkonen, vous connaissez ? Si vous êtes familiers des groupes Before The Dawn, Black Sun Aeon ou Dawn Of Solace, vous connaissez. Pour les autres, Saukkonen est un multi instrumentiste qui a fondé pas mal de projets dont le plus prolifique fut Before The Dawn (sept albums quand même, entre 2003 et 2012). Si chaque projet avait sa propre spécificité au départ, il est vrai que, sur les derniers albums de Before The Dawn et Black Sun Aeon notamment, il devenait assez difficile de les différencier l'un de l'autre : Black Sun s'était adouci, avec l'arrivée des voix claires et des voix féminines alors que dans le même temps, Before The Dawn perdait les voix claires et devenait plus agressif. Et donc, Tuomas a décidé de donner un grand coup de balai sur tous ses projets précédents pour se concentrer sur un seul petit nouveau, baptisé Wolfheart, et dont voici le premier album, "Winterborn". On est au moins sûr d'une chose avec ce titre et ce nom de groupe, l'univers du bonhomme reste le même.

L'intro acoustique du premier morceau fait très fortement penser à du Before The Dawn. Le morceau dans son ensemble aussi d'ailleurs, quand la rythmique bien hargneuse se met en place. Autrement dit, musicalement, Tuomas ne nous a pas pris à contre-pied. Et finalement, à l'écoute de l'album, on se rend compte qu'en fait de coup de balai, Tuomas a fusionné ses différents projets en un seul. On retrouve chez Wolfheart la continuité de son travail sur ses autres groupes. La mélodicité des guitares, l'aspect mélancolique, les rythmiques bien agressives et sa voix toujours aussi puissante sont au rendez-vous. A ce sujet, il n'y a plus de vocaux clairs ou féminins chez Wolfheart, on se retrouve du coup tout à fait dans la lignée du dernier album de Before The Dawn. Le morceau "Routa pt. 2" montre lui le lien évident avec Black Sun Aeon (pour rappel, "Routa" était le titre du second album du groupe et aussi d'un morceau de cet album). Parallèle que l'on retrouve en toute fin d'album car le dernier couplet de la chanson "Breathe", chanté en finnois, est le même que celui du titre "Routa".
A partir de là, si vous connaissez ces deux groupes, vous n'allez pas être dépaysés. Ce "Winterborn" aurait pu sortir sous le nom de Before The Dawn, on n'aurait pas trouvé cela suspect. Les morceaux de cet album se baladent entre l'agressivité et la mélodie propre à ce groupe. "Routa pt.2" s'ouvre par exemple sur une très belle intro au violoncelle et ce sont quelques arpèges de guitare acoustique qui introduisent "The Hunt" et "Chasm". "Ghosts Of Karelia" sonne très Death Metal dans sa première partie. Sans doute le morceau le plus agressif du lot. "I" qui suit est plus mélancolique, malgré les attaques de growls monstrueux de mister Saukkonen. Enfin, "Breathe", le morceau le plus sombre, renvoie un peu à du Dawn Of Solace, sans les voix claires.

Comme souvent dans ses projets, Tuomas est en charge de tous les instruments (et il a également produit l'album). Quelques solos de guitare sont laissés à Mika Lammassaari (Eternal Tears Of Sorrow) et il s'est fait aidé de son ex-partenaire de jeu au sein de Before The Dawn, Juho Räihä, pour l'enregistrement et le mastering mais c'est tout pour les acteurs extérieurs.
Et à ce propos, le son de cet album est tout simplement énorme.

Encore une fois, et quel que soit le nom de son projet, Tuomas Saukkonen montre sa grande capacité à composer des morceaux à la fois mélodiques et puissants. L'amateur du travail de ce stakhanoviste ne sera pas dépaysé par son nouveau groupe, totalement dans la continuité de son oeuvre précédente. Encore du beau boulot !
16 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Showtime, Storytime
Showtime, Storytime
Prix : EUR 21,00

24 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 It's Showtime !, 3 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Showtime, Storytime (CD)
Ce nouveau DVD de Nightwish comprend le concert que le groupe a donné au Wacken cet été (le 3 août pour être précis), autrement dit, l'un des derniers concerts de la monumentale tournée d'Imaginaerum, commencée début 2012.
Ce concert, comme "End Of An Era" avant lui, nous fait tourner une nouvelle page de la vie de Nightwish. Mais plutôt que de clore un chapitre comme "End Of An Era", "Showtime, Storytime" en ouvre un nouveau. Du coup, le premier intérêt de ce live est de découvrir la performance de la nouvelle chanteuse de Nightwish sur des morceaux qu'elle n'a pas chantés à l'origine. Et à ce jeu-là, Floor Jansen marque des points. On comprend aisément pourquoi Tuomas Holopainen n'a pas cherché plus loin la nouvelle chanteuse du groupe, ayant sous la main la personne qui correspondait parfaitement. Floor Jansen est un peu le pont entre les deux ex-chanteuses de Nightwish. Moins technique et lyrique que Tarja Turunen, moins typée pop rock que Anette mais à l'aise dans les deux registres. Du coup, grâce à elle, Nightwish ressuscite des morceaux que l'on n'entendait plus ("Ghost Love Score") pour le plus grand plaisir des fans. Et cela, sans pour autant condamner les titres de son répertoire le plus récent. En attaquant ces compos avec sans doute moins de lyrisme que la diva (mais de toute façon, à part elle...), mais avec énormément de puissance, elle est loin d'être ridicule et en les arrangeant à sa façon, elle s'en sort brillamment. Quelle performance sur le final d'"Ever Dream" et, bien sûr, lors du monumental "Ghost Love Score" ! Du coup, la période Tarja est autant représentée que les deux derniers albums en date dans la setlist de ce show. Loin d'être ridicule aussi sur les morceaux plus récents et même si je garde une préférence pour les versions d'"Imaginaerum" chantées par Anette, Floor se débrouille plus que bien sur ces titres aussi, qu'elle réadapte également à sa voix.

Côté image, j'appréhende toujours le visionnage d'un DVD car la mode consiste au montage épileptique, à savoir des plans qui changent toutes les deux ou trois secondes et c'est quelque chose que je n'aime pas. Appréhension confirmée puisque sur Dark Chest Of Wonders, le premier titre joué par le groupe, je compte pas moins de soixante-deux plans différents pendant la première minute ! Ca commence très mal... Heureusement, ça se calme un peu après mais bon sang, quand est-ce que les réalisateurs vont comprendre qu'on a envie de prendre le temps d'observer un musicien dans ses oeuvres ? Que pendant un solo, celui de Troy sur I Want My Tears Back par exemple, on veut voir le musicien jouer de son instrument et pas des plans de tout et n'importe quoi qui s'enchaînent à la vitesse de la lumière !
Ce qui m'amène à la seconde critique : les trop nombreux plans du public. Un peu, c'est bien, trop, c'est pénible. Si on achète un DVD de Nightwish, c'est pour voir le groupe sur scène, pas la tronche du public de Wacken sous tous les angles.
Voilà pour les deux petits moins de ce DVD. Pour le reste, c'est plutôt du positif ! Evidemment, la reine de la soirée, c'est Floor Jansen. Elle a la faveur des caméramans (ou du réalisateur) et il faut dire qu'elle assure. Tuomas, derrière son imposant clavier, est toujours aussi discret et laisse ses partenaires, Marco et Floor, se partager les annonces et animer la soirée. Jukka est concentré sur son kit et Emppu se balade de chaque côté de la scène, guitare en bandoulière quand il ne joue pas, et il a toujours l'air aussi heureux d'être là. Troy Donockley apparaît en milieu de concert pour interpréter trois morceaux : "I Want My Tears Back", "Nemo" et "Last Of The Wilds". Son apport est vraiment appréciable, c'est une bonne chose qu'il ait été intégré au groupe de manière permanente. Enfin, le light show est conséquent sans être trop envahissant (cf le dernier DVD d'Epica).
Après la partie "Showtime" (le concert), on attaque sur le second DVD la partie "Storytime" (le documentaire, intitulé de manière amusante "s'il te plait, apprends la setlist en 48 heures"). Celui-ci nous relate la dernière tournée du groupe, la tournée "Imaginaerum" qui a connu l'évènement que l'on sait. Evidemment, au départ, il n'était pas question de ce changement de chanteuse donc le documentaire démarre au moment précis où le bouleversement a eu lieu, sur la tournée aux States, puis revient en arrière pour raconter toute la tournée de façon chronologique. Seulement, comme Anette Olzon n'a pas donné son accord pour qu'on la voit ou qu'on l'entende dans ce reportage (c'est expliqué dès le début du documentaire), tous les extraits des concerts avec Anette au chant son tronqués. On ne la voit pas, on ne l'entend pas (sa voix a été effacée des bandes) et donc, Marco se retrouve seul au chant... c'est assez spécial, on a l'impression qu'Anette n'a jamais fait partie du groupe. C'est dommage évidemment, on aurait aimé des extraits complets. Mais pour des raisons légales, le groupe n'a pas pu faire autrement. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'un reportage intéressant pour le fan du groupe, bien plus positif que celui qui accompagnait "End of an era" malgré l'épisode de l'éviction d'Anette qui a forcément dû être un moment assez douloureux pour tout le monde.
Le reportage est sous-titré en anglais.

Au final, un DVD bien sympathique qui, comme je le disais dans la chronique du CD, permet de découvrir la nouvelle chanteuse du groupe dans ses oeuvres, sur un répertoire qui n'est pas le sien. Verdict : elle a tout a fait sa place dans Nightwish. Espérons que la nouvelle ère qui s'ouvre ne se terminera pas, comme deux fois déjà, en eau de boudin.
Et maintenant qu'ils ont Floor avec eux, on parie que le prochain DVD de Nightwish, ce sera le gros truc avec orchestre symphonique et choristes ?
16 / 20

PS : Comme amazon mélange les produits, il est impossible de faire deux commentaires distincts sur le CD et le DVD. Les deux chroniques sont donc résumées en une seule ici. Vous pouvez retrouver l'intégralité des deux chroniques sur le site "auxportesdumetal.com".
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