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Commentaires écrits par
orion (Vinland)
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Powertrip
Powertrip
Proposé par zoreno-france
Prix : EUR 4,17

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Monster trip !, 2 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Powertrip (CD)
Dave Wyndorf, le leader de Monster Magnet, est un personnage quelque peu déroutant. Après s'être envoyé dans le pif toutes les substances possibles et imaginables durant près d'une décennie et avoir essayé dans le même temps de mettre en place un nombre conséquent de groupes (qui ont tous splittés), le voilà toujours debout à l'aube des 90's avec son ultime projet appelé Monster Magnet (en référence à un jouet qu'il aimait étant gosse). Celui qui va enfin tenir la route et résister à l'épreuve du temps... et des excès de toutes sortes.
Principalement influencé par le Rock des années 70 et notamment par Hawkwind, Wyndorf sort avec Monster Magnet plusieurs albums pourtant de qualité certaine mais sans rencontrer le succès. L'album "Dopes To Infinity" (1995) a toutefois soulevé un frémissement d'intérêt. Mais ce n'est qu'avec "Powertrip", sorti en 1998, que la carrière et le succès du groupe vont véritablement exploser.

C'est à Las Vegas que Wyndorf s'isole pour trouver l'inspiration pour son nouvel album. Son but : écrire une chanson par jour durant les vingt-et-un jours de son séjour. Las Vegas, haut lieu de la déchéance humaine, va effectivement inspirer Wyndorf au-delà de toute espérance et c'est ainsi que "Powertrip" va naître, petit à petit. L'argent et le sexe, les moteurs de la ville de toutes les tentations sont aussi les moteurs de "Powertrip". Armé de ses textes, Wyndorf retrouve son groupe (Ed Mundel à la guitare, Joe Calandra à la basse et John Kleiman à la batterie) et enregistre treize chansons. Treize titres dont le fameux "Space Lord" qui va être le déclencheur du succès du groupe. Un titre largement diffusé sur les radios et sur MTV grâce à sa vidéo. Et évidemment, parce qu'on doit être politiquement correct pour passer à la télé et à la radio et pour ne pas effrayer les oreilles chastes des jeunes américains, la phrase du refrain de la version originale de la chanson a été modifiée subtilement grâce à un l'ajout d'un écho et est devenue "Space Lord Mother Mother". Ce qui, au final, n'a pas franchement la même signification... mais bon, quelques petites concessions sont parfois nécessaires pour s'ouvrir les portes du succès.

"Crop Circle" qui ouvre l'album donne des fourmis dans les jambes, on a une envie irrépressible de bouger. Idem avec le titre éponyme. Aucun doute, il se passe quelque chose de magique avec cet album. La doublette "Space Lord" et "Temple Of Your Dreams" assure l'aspect radio diffusable de Monster Magnet tout en ne reniant pas sur l'énergie et le groove.
Avec "Baby Götterdämerung", on entre de plain-pied dans le côté psychédélique du groupe. "19 Witches" n'est pas en reste à ce niveau. Ca plane pour tous les auditeurs ! D'autant que "Third Eye Landslide" enfonce le clou dans votre cerveau déjà tourneboulé par l'ambiance enfumée qui s'échappait des deux titres précédents. Et "See You In Hell" avec son synthé aux sonorités d'une autre époque vous entraîne encore un peu plus loin dans le même tourbillon. Mention spéciale à Ed Mundell pour ses solos venus de l'espace.
Riffs hallucinatoires ("Atomic Clock", "Goliath And The Vampires" - plus psyché tu meurs) ou percutants ("Tractor"), avec "Powertrip", Monster Magnet explore de nouveaux horizons et vous offre un véritable trip. Cet album porte bien son nom.

Powertrip est considéré comme le meilleur album réalisé par Mister Dave. Et à juste titre. Tour à tour heavy, psychédélique, hallucinante, groovy, la musique de Monster Magnet synthétise ici le Rock des années 70 avec une bonne dose de modernité et de talent en plus value. Un must !

Retrouvez cette chronique (et un tas d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com" dans la rubrique "back to the past".
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 9, 2013 11:24 PM CET


Curse and Chapter
Curse and Chapter
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Back from Hell., 2 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Curse and Chapter (CD)
Hell, le groupe ressuscité par Andy Sneap (qu'on ne présente plus), nous revient pour nous offrir son second opus en... trente-trois ans. Une moyenne un peu faussée puisque le groupe n'a rien sorti pendant les trente premières années et nous sort finalement ses deux albums en l'espace de deux ans.

Alors que le premier album, "Human Remains", sorti il y a deux ans, ne reprenait en fait que des titres écrits au début des années 80, ce second opus nous offre une bonne partie de morceaux composés récemment. Cela change pas mal de choses.
Si le style musical reste le même dans ce second épisode, un heavy metal théâtral mené de main de maître par le chanteur, David Bower (qui s'est un peu calmé tout de même), certaines compositions sonnent bien plus modernes que sur le premier opus. C'est le cas du premier titre une fois passée l'intro, "The Age Of Nefarious", un morceau plus direct que d'habitude, déjà par sa durée qui ne dépasse pas les quatre minutes et par sa construction, moins alambiquée que les morceaux du premier album.
En fait, "Curse and Chapter" est composé pour moitié de titres anciens (donc, qui se rapprochent forcément de ceux du premier album puisque composés à la même époque) et d'une autre moitié de titres récents et sur lesquels, on s'en doute, l'empreinte des deux "nouveaux" membres, David Bower et Andy Sneap, est plus forte. Sans savoir exactement quels morceaux sont les plus récents et lesquels sont les plus anciens, j'ai l'impression que les titres tels que "The Disposer Supreme", "Darkhangel" et "A Vespertine Legacy", qui dépassent tous les trois les six minutes trente, font partie des anciens titres, étant ceux qui ressemblent le plus à ceux du premier album. De même, "Harbinger Of Death" sonne plus vieux avec son passage aux influences Maideniennes (tout comme l'instrumental "Deathsquad"), influences que l'on notait déjà sur le premier album.
A l'opposé, les morceaux les plus concis tels que "The Age Of Nefarious" évoqué plus haut, "End Ov Days", "Land Of The Living Dead" ou "Faith Will Fall" seraient bien les plus récents car ils sont plus "catchy". Sur ces titres, Hell va à l'essentiel et les morceaux gagnent en efficacité, efficacité qu'il manque un peu aux titres les plus longs (et qui était le défaut de certains morceaux du premier opus). Ils possèdent de vrais refrains, plus faciles à assimiler. On a l'impression que le groupe a pensé à la scène pour l'écriture de ces morceaux, leur énergie n'est pas dévorée par des tours et des détours qui finissent par perdre l'auditeur. On a aussi ce "Deliver Us From Evil" un peu fou (Bower se lâche sur ce morceau) qui nous surprend, car très différent du reste, mais qui est intéressant.

Au final, ce second album à la pochette moins alléchante que celle du premier opus est plus intéressant et nous montre que le groupe qui ne vivait que sur son passé a aussi un avenir. Et surtout que cet avenir a l'air plus intéressant. Autrement dit, si Hell choisit de privilégier les morceaux courts plutôt que les longues pièces où l'on se perd un peu, il est assurément sur la bonne voie.
15 / 20

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If You Have Ghost
If You Have Ghost
Prix : EUR 8,07

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Des goules et un EP..., 2 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : If You Have Ghost (CD)
Vous connaissez Ghost (Ghost B.C. de l'autre côté de l'Atlantique) ? Comment ? Pas encore ? Eh bien il serait temps de vous intéresser à ce phénomène avant que tout le monde ne le connaisse, sauf vous !
Ghost est tout simplement le dernier truc metal qui déchire aussi bien visuellement que musicalement. Le concept est original (et pour faire encore de l'original de nos jours, il faut faire fort) : un chanteur déguisé en pape (gestuelle à l'appui) arborant une tête de mort entouré de musiciens anonymes encapuchonnés, il fallait y penser. Il se dégage de ce groupe une aura mystique parfaitement rendue sur scène.
L'album sorti cette année, "Infestissumam", est tout simplement magique, un mélange de hard rock occulte teinté seventies avec des influences rock/pop. Et voilà déjà le groupe qui refait parler de lui par le biais de cet EP. Rien d'étonnant, le groupe suédois surfe sur la vague du succès qu'il rencontre, notamment outre Atlantique. Et c'est justement la tournée aux USA à peine terminée que sort ce "If You Have Ghost".

Attention toutefois, cet EP contient essentiellement des reprises. Il n'y a qu'un seul morceau écrit par le groupe, c'est "Secular Haze", présent sur l'album précédent et que l'on découvre ici en version live.
Le premier morceau, qui donne son nom au EP, est une reprise de Roky Erickson. Ne connaissant pas du tout, je suis allé écouter la version originale par curiosité et il s'avère que la chanson a été bien transformée à la sauce Ghost, si bien qu'on croirait qu'elle a été écrite par le groupe. Elle entre complètement dans l'univers musical des Suédois et aurait pu faire partie de l'album Infestissumam.
La seconde reprise est celle de "I'm A Marionette" de Abba que certains connaissent déjà sûrement puisqu'elle était parue en titre bonus sur le dernier album de Ghost. De nouveau, le groupe tourne ce disco vieillot à sa sauce et ça fonctionne.
Puis c'est au tour de "Crucified", le tube de Army Of Lovers. Je l'avoue, j'ai eu peur car la version originale m'est insupportable. Mais là encore, Ghost parvient à rendre cette daube parfaitement écoutable en y ajoutant leur patte. Le morceau, hormis le refrain, a une atmosphère inquiétante en partie grâce à la voix de Papa Emeritus, son aspect mièvre a disparu et c'est tant mieux.
Dernière reprise à passer à la moulinette Ghost, c'est "Waiting For The Night" de Depeche Mode. Là aussi, le morceau est peut-être déjà connu de certains puisque paru en bonus sur l'édition japonaise du dernier album. Le titre a évidemment plus de pêche que la version originale, presque doomisée ici, mais Ghost a gardé le côté mélancolique du morceau. Une version sympathique à défaut d'être renversante.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Ghost n'a pas choisi de reprendre des morceaux ou des artistes trop convenus ou similaires, tous s'éloignant énormément du style du groupe. Pourtant, aussi différentes soient-elles à la base, les quatre reprises nous donnent un résultat très cohérent ici et se retrouvent complètement intégrées au répertoire de Ghost.
A noter que le EP est produit par Dave Grohl (Foo Fighters, ex-Nirvana), grand admirateur du combo suédois, qui aurait joué avec le groupe en concert, caché sous le masque de la goule batteur et qui jouerait de la batterie sur le morceau éponyme. Une rumeur de plus ou une vérité ? Difficile de faire la part des choses avec ce groupe mystérieux...

Voilà donc un EP bien sympathique en attendant la suite discographique des aventures de Papa Emeritus et de ses goules. Pourquoi se refuser ce petit plaisir ?
15 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 3, 2013 8:47 AM CET


No More Hell to Pay
No More Hell to Pay
Prix : EUR 26,34

8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Révélation !, 19 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : No More Hell to Pay (CD)
Bénissez-moi mon père car j'ai péché !
Oui, je le confesse mon père, j'ai un peu honte sur ce coup-là. J'écoute du Metal depuis le milieu des années 80 et je ne découvre Stryper qu'aujourd'hui. Il faut dire aussi, pour ma défense, que le trip Metal chrétien ne m'a jamais emballé, étant plus attiré par le côté obscur de la force. Je préfère les mecs qui hurlent "Satan" ou "Evil" plutôt que "Jesus Christ"... c'est comme ça. Et puis le look des musiciens qui les faisaient ressembler à des insectes (bah oui, les costumes rayés noirs et jaunes, ça faisait plus penser à Maya l'abeille qu'à un groupe de Metal), je trouvais ça carrément ridicule. Bref, voilà les raisons de mon désintérêt.
Mais aujourd'hui, de l'eau (bénite) est passée sous les ponts, les costumes noirs et jaunes se sont envolés (enfin, je crois... ou plutôt j'espère !). Reste le côté chrétien qui m'exaspère, étant foncièrement contre toute forme de religion... Mais ça, je n'aurai peut-être pas dû vous le dire, mon père...

Du coup, j'ai fait pénitence : je me suis écouté deux de leurs albums cultes, histoire de comparer ("Soldiers Under Command", 1985 et "To Hell With The Devil", 1986). Il est clair que, sans que ce soit la révélation, j'ai entendu là quelques morceaux bien efficaces ("Soldiers Under Command", "Reach Out", "To Hell With The Devil", "Sing-Along Song") qui ont dû bien marcher à l'époque.
Bon, mais revenons à ce nouvel album. L'art du refrain bien fichu ("No More Hell To Pay", "Jesus is Just Alright", "Sympathy"), des mélodies gentillettes qui restent, des solos classieux ("Revelation", "Saved By Love"), Stryper n'a pas perdu la main. C'est clair, on a affaire à un groupe de Hard US qui a de la bouteille et qui sait encore composer des morceaux prenants. Le chanteur, Michael Sweet, a gardé son organe intact et sait toujours pousser de bonnes gueulantes. La foi, ça conserve ! A noter aussi que le groupe est resté le même qu'à son époque dorée (ou plutôt jaune et noire), il est toujours composé des frères Sweet (Michael à la guitare et au chant et Robert à la batterie), Oz Fox à la guitare et Tim Gaines à la basse (même si ce dernier leur a fait une petite infidélité durant quelques années).
Bref, un album sans surprise mais dont l'écoute est agréable, pour peu qu'on apprécie le Hard US. On n'évite quand même pas l'écueil de la ballade qui ne sert à rien (avis personnel) avec "The One", pleurnicharde comme il faut à grands renforts de "Ouh Ouh Ouh"... Reste que quelques compos sont franchement pas mal fichues, avec des refrains gaulés un peu comme ceux du Bon Jovi des années 80 ("Sticks And Stones", "Sympathy", "Water Into Wine"...). Le groupe sait aussi durcir le ton quand le besoin s'en fait sentir ("Legacy", "Saved By Love", "Renewed"), tout en gardant la mélodie bien présente. Bien vu !
Mais quand même... "Jesus is Just Alright", sérieusement ! Franchement, si on enlève les instruments, la mélodie et les paroles font complètement penser à un chant enthousiaste des églises afro-américaines. On s'imagine bien tous les paroissiens chantant avec un sourire béat en tapant dans les mains. Et puis heureusement que les paroles sont en anglais, je les comprends moins bien. Je crois que la même chose en français me ferait fuir très loin...

Verdict : je ne suis pas devenu fan du groupe, ni adepte du Metal chrétien. En revanche, l'album est bien ficelé et ravira sans aucun doute les amateurs du groupe. En tout cas, je l'ai trouvé aussi bon que les deux classiques cités plus haut. Allez, promis, je m'intéresserai désormais aux sorties de ce groupe et n'en dirai plus du mal. C'est bon, j'ai l'absolution ?
En tout cas, j'ai fait ma BA, j'ai écouté assez de bondieuseries pour l'année. Allez, un petit Deicide maintenant, pour rétablir l'équilibre !
14 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 8, 2015 7:47 PM CET


Symphonies of the night - Edition Limitée
Symphonies of the night - Edition Limitée
Prix : EUR 19,36

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Retour en arrière., 18 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonies of the night - Edition Limitée (CD)
Leaves' Eyes, le groupe de l'ex-chanteuse de Theatre Of Tragedy est sur les rails depuis 2004 et nous a déjà offert quatre albums studio, des EPs et même un DVD live.
J'avais personnellement trouvé que le groupe avait visé juste en allant, avec Njord (2009) mais plus encore avec Meredead (2011), vers des ambiances celtiques marquées et de ce fait, commençait à avoir une vraie personnalité en s'éloignant ostensiblement de la kyrielle de groupes symphoniques à chanteuses balançant des growls masculins à tout-va. "Meredead", le dernier album en date, était devenu mon album préféré du combo, la perte d'agressivité étant, je trouve, largement compensée par cette approche mélodique originale issue de la musique celtique. Je pensais que Leaves' Eyes avait trouvé sa voie et j'attendais donc de découvrir la suite des aventures celtico-symphoniques de Liv Kristine et son groupe.

Mais contrairement à ce que j'attendais, avec ce "Symphonies Of The Night", l'Irlande s'éloigne et l'Allemagne revient en force. Traduction : les influences celtiques sont bien moins présentes. Par contre, le côté bourrin amené par le chant d'Alexander Krull (le mari de madame et accessoirement chanteur d'Atrocity) fait un retour fracassant. Car si on ne l'entendait quasiment plus sur "Meredead" (un seul titre), le revoilà qui vient pousser ses beuglements sur la plupart de ces nouveaux morceaux. Et là, autant j'aime quand Sirenia nous met des growls masculins partout, autant je trouve qu'ils n'ont pas (plus ?) forcément leur place chez Leaves' Eyes.
Ceci étant dit, toute l'influence du dernier album en date n'a pas disparue. On retrouve bien encore une approche folk celte sur le titre "Galswintha" qui est bien plus dans l'esprit de ce que j'attendais de ce nouvel album. Sur le reste des morceaux, ces touches celtiques sont assez furtives (intro de "Hymn To The Lone Sands" et sa partie centrale, intro de "Maid Of Lorraine", "Nightshade") et la plupart du temps, carrément absentes. On a l'impression que le groupe n'ose pas. Ou n'ose plus. Ont-ils eu peur d'aller trop loin ? Un grand nombre de fans a-t-il demandé au groupe de revenir à quelque chose de plus musclé avec des growls partout ? Il faudra leur poser la question.
A partir de là, il va y avoir deux écoles. Ceux qui, comme moi, auraient souhaité voir le groupe continuer sur sa lancée de "Meredead" avec toute l'originalité que cela donnait au groupe, et ceux qui vont être heureux du retour en arrière. Car retour en arrière il y a. Et l'on s'en rend compte dès le premier morceau : plus aucune influence celtique, le retour des growls sur des guitares qui font "crontch crontch" et un refrain touché par le syndrome Nightwish époque Tarja (sans évidemment en posséder la saveur). Le second titre nous replonge également à l'époque de "Vinland Saga". Mais avec un peu moins d'inspiration. Certes, ces deux morceaux sont corrects, tout comme d'autres (avec mention spéciale pour "Éléonore de Provence" qui claque bien), mais on a aussi quelques morceaux trop passe-partout comme "Symphony Of The Night", "Angel And The Ghost", "Saint Cecelia" ou "Nightshade" pour, au final, un ensemble où l'on éprouve peu de frissons et surtout, vous l'avez compris, où il manque dorénavant quelque chose. Après, c'est évidemment leur choix artistique, on l'approuve ou pas. L'avenir nous dira si c'était le bon.

Alors c'est sûr que globalement, Leaves' Eyes a durci le ton et cela va sans doute ravir ceux qui n'avaient que modérément apprécié le virage celtique, l'adoucissement du propos et la disparition des growls de monsieur Krull. Moi, je reste sur ma faim. Certes, "Symphonies Of The Night" n'est pas un mauvais album mais Leaves' Eyes perd la particularité que le groupe semblait s'être forgée avec "Meredead" et se replace dans le peloton de groupes faisant peu ou prou la même chose. Et à ce jeu là, il faut être meilleur que les autres. Ce n'est pas forcément le cas avec cet album.
Tant pis pour eux, ils laissent le champ libre à un certain Nightwish et quelque chose me dit qu'ils ne vont pas hésiter, eux, à s'engouffrer dans ce créneau celtico-symphonique puisqu'ils en ont déjà bien posé les bases sur Imaginaerum et en intégrant Troy Donockley, leur joueur de cornemuse, en tant que membre permanent il n'y a pas longtemps, ils ne vont certainement pas se priver.
C'est dommage de n'avoir pas senti le truc et d'avoir toujours un coup de retard...
13 / 20

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Wagner Reloaded - Live in Leipzig
Wagner Reloaded - Live in Leipzig
Prix : EUR 13,13

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Apocalyptica meets Wagner, 18 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner Reloaded - Live in Leipzig (CD)
"Live In Leipzig - Wagner Reloaded" n'est pas un simple live d'Apocalyptica qui reprendrait des titres des albums. Non, ce live est la version audio d'un évènement exceptionnel auquel le groupe a pris part. Un spectacle total, son et lumière avec orchestre complet, choristes, danseurs et grosse mise en scène pour la célébration du deux-centième anniversaire de la naissance de Wagner dans sa ville natale. Un spectacle hallucinant que l'on peut déjà voir sur le net et dont une sortie DVD ne devrait assurément pas tarder.

Et donc, vous l'avez compris, vous ne trouverez pas sur ce live les morceaux habituels d'Apocalyptica. Ce sont surtout des extraits de l'oeuvre de Wagner, revus et corrigés pour l'occasion par Eicca Toppinen. Mais on reconnaît parfois un titre des Finlandais (par exemple, "Creation Of Notes" est en grande partie le morceau "Worlds Collide").
Dans ce spectacle à la fois classique et moderne, les violoncellistes finlandais ont tout à fait leur place. Grâce à eux et à quelques autres (Rage, Therion, Haggard...), on a pu s'apercevoir que la musique classique et le Metal pouvaient très bien se marier. Et si dans les autres pays, ce genre de spectacle rencontre un succès énorme, je ne parierai pas sur le même succès d'un tel mélange des genres en France puisque chez nous, le Metal est considéré comme une sous-culture, tout juste une musique pour ados. Bref, on ne va pas disserter là dessus pendant des lignes et des lignes, c'était juste pour faire un parallèle.
Enfin, il ne s'agit pas d'un concert d'Apocalyptica dans la mesure où les membres du groupe se sont prêtés à la mise en scène du spectacle et en sont les acteurs, au même titre que les autres musiciens et les danseurs, le spectacle ne tourne pas autour d'eux. Le rôle principal, c'est Wagner et sa musique.

Les titres ne sont pas dans l'ordre du spectacle et ont été réagencés pour cet album. Il n'y a pas non plus l'intégralité du concert. Le spectacle complet dure une heure quarante, le live ici présent : cinquante-six minutes. C'est vrai que lors du spectacle, quelques titres sont joués sans Apocalyptica. Evidemment, pour un live sorti sous son nom, le groupe a retenu les morceaux sur lesquels il a joués. En revanche, ils n'ont pas retenu la célèbre "Chevauchée des Walkyries". Et même si leur rôle était purement rythmique sur ce titre, je trouve cela étrange car c'est quand même "le tube" de Wagner et surtout, je trouve que ce live manque de morceaux qui pètent bien. Car au final, les titres avec batterie et grosse rythmique ne représentent que la moitié des morceaux. Et quand on a vu le spectacle entier, on se dit que la fameuse chevauchée manque à l'appel. C'est un des grands moments du show, et un peu le fil rouge car il revient plusieurs fois.
Il reste que si vous appréciez Apocalyptica et notamment la première partie de sa carrière (les morceaux uniquement instrumentaux), ce live devrait vous combler car nos violoncellistes ont eu là l'occasion de jouer avec un orchestre complet.

Voici donc un album live intéressant pour découvrir une autre facette de nos quatre Finlandais, plus classique que Metal. En tout cas, un spectacle qui vaut vraiment le coup d'être vu dans son intégralité. Je vous conseille d'aller jeter un oeil sur internet, on peut trouver le spectacle complet et c'est tout simplement grandiose !
15 / 20

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Womb of lilithu
Womb of lilithu
Prix : EUR 19,26

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 For those who stayed satanic., 29 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Womb of lilithu (CD)
Doit-on encore présenter Necrophobic ? Allez, oui, tout le monde ne connait peut-être pas, d'autant qu'ils ont été absents quatre ans. C'est suffisant pour les oublier... ou ne pas en avoir entendu parler pour les plus jeunes d'entre vous.
Necrophobic est un groupe suédois de Death Metal au début, puis de Blackened Death Metal, fondé en 1989 et ayant à son actif six albums studios (sept maintenant). Necrophobic s'est tout de suite fait un nom dans le milieu du Death Metal en sortant son premier album, "The Nocturnal Silence", que beaucoup considèrent comme un indispensable du genre. On retrouve aujourd'hui parmi les membres du groupe des membres ou ex-membres d'Unleashed, de Dismember, Siebenburgen ou Naglfar, d'autres piliers du Death / Black suédois.

J'avais bien apprécié "Death To all" (2009), qui corrigeait le défaut de l'album précédent, "Hrimthursum" (2006) à savoir sa durée. Un défaut apparemment récurrent puisque "Womb Of Lilithu" dure plus d'une heure. Le groupe va-t-il réussir cette fois-ci à me captiver sur la durée complète de son dernier opus ?
Vous avez vu la note, donc je ne vais pas faire durer le suspense plus que de raison. Non, il n'a pas réussi à me convaincre complètement, tout en proposant quand même un album honnête.
Pourtant, tout a plutôt bien commencé. J'ai retrouvé sur "Womb Of Lilithu" les quelques choeurs incantatoires judicieusement placés sur les refrains ou sur les intros et qui aèrent bien la musique rapide et sombre du groupe ("Astaroth", "The Necromancer"). La fluidité des solos de la paire de guitaristes est toujours présente, en cela, on n'est pas dépaysé si on connaît le groupe. Les ambiances sombres sont de la partie (intro de l'album, de "Black Night Raven" ou encore celle de "Marchosias"), il y règne une atmosphère blasphématoire. Le chant de Tobias Sidegard apparaît toujours autant possédé... mais c'est sans doute pour la dernière fois. En effet, en plus de la sortie de son album, Necrophobic a une autre actualité, beaucoup moins glorieuse. Le Tobias vient de se faire virer du groupe, suite à sa condamnation et son incarcération pour violences conjugales... Necrophobic continuera donc sans lui et lui cherche d'urgence un remplaçant. Ce qui ne va sûrement pas être simple car son chant était devenu l'une des clefs de voûte du groupe.
Bref, c'est tout cela que j'aime chez Necrophobic et le groupe a su préserver son identité avec ce nouvel album.
Oui mais voilà, comme "Hrimthursum", "Womb Of Lilithu" est trop long (une heure huit) et, par conséquent, finit par lasser sur la fin. Attention, longueur n'est pas toujours synonyme d'ennui et certains groupes arrivent très bien à nous sortir des albums à la fois longs et intéressants de bout en bout. Mais dans d'autres styles. Plus d'une heure de Blackened Death Metal, ce n'est pas forcément facile à ingérer et, après une dizaine de morceaux, rien n'y fait, je décroche. L'aspect massif de la musique finit pas se transformer en une certaine linéarité et plus on avance, plus l'impression d'écouter le même morceau se fait forte. Quelques titres de moins ("Marchosias", "Matanbuchus", "Opium Black") ou quelques morceaux écourtés ("Infinite Infernalis") auraient fait gagner en cohésion et en intérêt au lieu de nous assommer avec un pavé qui se révèle un peu indigeste au final.
Par exemple, ce "Opium Black" avec ses voix claires était-il utile ? Cette intro longuette de "Infinite Infernalis" l'était-elle également ? Vous noterez que je cite les derniers morceaux de l'album mais ce n'est pas un hasard puisque ce sont ceux-là qui ont le plus de mal à passer. L'outro, avec son piano mélancolique, est toutefois réussie et rompt la monotonie de cette fin d'album.

Pas de quoi bouder ce "Womb Of Lilithu", évidemment, l'ensemble est plutôt pas mal fichu et si l'idée vous prend de l'écouter en plusieurs fois, le problème soulevé ici est réglé. Mais voilà, je me dois de juger l'album dans sa globalité et s'il demeure tout à fait recommandable, j'ai un peu de mal à me l'envoyer d'une traite. J'espère que vous n'éprouverez pas le même problème que moi à son écoute mais vous voilà prévenus.
14 / 20

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Aftershock
Aftershock
Prix : EUR 20,00

24 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Indestructible !, 21 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aftershock (CD)
Les légendes ne meurent jamais. Et en terme de légende, Motörhead en est assurément une. C'est bien simple, ils sont là depuis si longtemps qu'on a l'impression qu'ils ont toujours été là.
Motörhead dont plus grand monde ne pariait dessus après un été bien compliqué, des concerts annulés ou écourtés, un Lemmy fatigué et malade... eh bien contre toute attente, revoilà la bête, plus solide que jamais ! Décidément, Motörhead est increvable, inusable, indestructible... à l'image du Snaggletooth de la pochette qui a livré des centaines de combats mais qui est toujours debout.

Un Snaggletooth que je me rappelle avoir découvert pour la première fois de ma vie sur la pochette d'un disque (ce devait être "Overkill"), dans la médiathèque où mes parents allaient emprunter des disques, alors que j'étais tout minot. Premier choc ! Un groupe que je découvris quelques années plus tard et ce fut le second choc, le vrai, celui qui vous marque à jamais. Aujourd'hui, environ trente ans après, c'est l'heure de l'"Aftershock" ! Et si le silence qui suit une symphonie de Mozart est encore de Mozart, le choc qui suit l'"Aftershock" est bien de Motörhead. Et bon sang, que ça fait du bien !
Car non seulement le bombardier revient mais il revient avec quatorze compositions en béton armé, dont pas une ne dépasse les quatre minutes trente, quatorze missiles "made in Lemmy and co" dont le style est reconnaissable entre mille, quatorze compositions trempées dans l'acier et le rock and roll avec au passage une petite pointe de blues.
Si "Heartbreaker" et "Coup De Grace", les deux premières bombes larguées, ne peuvent pas nous rassurer sur l'état de santé de Lemmy (rien à voir !), elles ne laissent planer aucun doute sur la faculté inaltérée du groupe à nous concocter des morceaux heavy speed rock and roll bien groovy qui font plaisir à entendre. On peut même dire d'entrée qu'il s'agit d'un bon cru.
Effet confirmé sur "Lost Woman Blues" avec lequel, comme son nom l'indique, le groupe nous balance un bon vieux blues rock des familles.
Autre belle surprise avec "Dust And Glass", où Lemmy se fend d'une ballade. Mais pas de la ballade époque "March Or Die" ("I Ain't No Nice Guy", mauvais souvenir), non, de la ballade trempée dans le blues, de la ballade mortelle, quoi !
"End of Time", "Going To Mexico" (le petit frère du "Going To Brazil" de "1916"), "Queen Of The Damned" ou "Paralysed" sont des tueries bien speed à la Motörhead. Les "Death Machine", "Knife" et autre "Keep Your Powder Dry" nous mettent la Rickenbacker du Godfather Of Metal à l'honneur. Oui, rien de neuf, mais c'est toujours aussi efficace. Les solos du père Campbell ont rarement été aussi trempés dans le bon vieux rock and roll ("Do You Believe", "Heartbreaker", "Crying Shame", "Knife"). C'est un vrai bonheur ! Et s'il y a bien quelques titres un peu plus anecdotiques ("Silence When You Speak To Me", "Keep Your Powder Dry"), au sein d'un tel album et à ce stade de la carrière du groupe, qui s'en soucie encore ?
Alors, "Aftershock", plus fort que les derniers albums en date ("Motorizer" et "The World Is Yours") ? A mon sens, ça ne fait aucun doute.

Certains pensent qu'il s'agit du dernier album de Motörhead, à cause de l'état de santé du Lemmy (presque soixante-dix ans tout de même !). Eh bien, si ce doit être le dernier, c'est une belle manière de clore une carrière aussi riche ! Mais ce serait dommage car après un album pareil, on a qu'une envie : qu'ils remettent ça le plus longtemps possible encore ! Oui, pourvu qu'ils soient encore là quelques années. Car le monde du Rock sans Lemmy et son inusable Snaggletooth, ça ne serait plus tout à fait la même chose.
16 /20

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Witching hour
Witching hour
Prix : EUR 10,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Histoires de sorcières..., 15 octobre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Witching hour (CD)
Cinquième album pour les maîtres du Gothic Horror Metal.
Après nous avoir conduit sur un navire perdu dans les glaces, dans les Carpathes, au milieu des loups et de nouveau sur les océans déchaînés, le nouveau décor pour leur cinquième recueil de contes horrifiques, ce sont les histoires de sorcières.

Pour apprécier un album de Vision Bleak, il faut entrer dans leur univers, fortement influencé par la culture gothique d'il y a plus d'un siècle. C'est assez facile car tout est fait pour nous plonger dans cette ambiance particulière et ça commence dès l'artwork majoritairement en couleur sépia, comme à chaque fois. Le dessin de la sorcière traversant la forêt, en ombre chinoise, rappelle les petits carrousels d'images du XIXème siècle, appelés lanternes magiques, dans lesquels on pouvait voir ce genre de personnage se mettre en mouvement.
Musicalement, une ambiance glauque se met en place dès l'intro avec ses sonorités inquiétantes, le bruit du vent... la tension monte pour aboutir sur le premier vrai morceau, "A Witch Is Born". Konstanz (chant et batterie) utilise un phrasé plus dynamique que d'habitude. C'est au refrain que l'on reconnaît bien le style particulier de son chant déclamatoire. De son côté, Schwadorf (guitares, basse, claviers) dresse son mur habituel à grands coups de sa guitare-hachoir.
Le second titre, "The Blocksberg Rite", comme le précédent, nous montre un Konstanz qui donne de la variété à son chant, le rendant moins linéaire que par le passé. La petite flûte (ou le petit synthé qui imite le son de flûte) qui vient siffler sa mélodie folk tout au long de ce morceau, et notamment sur le break, le rend presque joyeux.
Puis arrive l'excellent "Cannibal Witch". Konstanz fait monter la tension avec son chant récitatif, la musique devient plus pesante au fur et à mesure que l'on avance dans le morceau. Le rythme devient martial, le chant est doublé sur le refrain pour lui donner encore plus de profondeur. Et quand on ne s'y attend plus, le rythme accélère pour finalement arriver sur une longue déclamation en fin de morceau (par un invité, Skald Draugir du groupe Helrunar, qui joue aussi de la guimbarde sur ce morceau). Et bien sûr, comme à son habitude, le duo sait nous concocter des récits sordides à écouter toutes lumières éteintes.
"The Wood Hag" est un titre plus entraînant avec sa mélodie entêtante jouée aux synthés, tout en restant typiquement dans l'esprit Vision Bleak. Ce morceau a été illustré par une vidéo (il s'agit en fait d'un véritable petit film d'animation) que je vous conseille vivement de découvrir.
"Hexenmeister" speede bien et se révèle un titre très entraînant lui aussi. "Pesta Approaches" alterne parties speed et plus lentes. Encore une fois, Konstanz varie ses vocaux pour notre plus grand plaisir. Guitares et synthés se partagent la mélodie.
L'ultime titre nous propose tout le panel du savoir-faire du groupe : rythmique béton, guitare mélodique, refrain rehaussé de choeurs, parties rapides et d'autres plus lourdes. Un must, encore une fois.
Certains pourront toutefois regretter l'absence d'orchestrations, qui étaient présentes sur les premiers albums. Cette évolution ne me gène pas personnellement car la musique de The Vision Bleak a gardé son âme et sa force malgré tout.

Trois ans se sont écoulés depuis le précédent effort, "Set Sail To Mystery", tout comme trois ans s'étaient écoulés entre celui-ci et celui d'avant alors qu'une ou deux années séparaient les premiers albums. Apparemment, le duo allemand a décidé de prendre son temps entre chaque sortie. Mais tant que la qualité sera au rendez-vous, comme c'est le cas ici, on ne leur en voudra pas.
"Witching Hour" est un album que je trouve au final plus varié que le précédent (qui était déjà très bon !). Les fans le possèdent tous déjà, n'attendez pas trop pour découvrir ce groupe formidable et son univers cauchemardesque.
17 / 20

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PS : les autres éditions, plus chères, comprennent a priori un titre en plus.
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Blessed Are The Sick’
Blessed Are The Sick’
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le trésor de satan., 9 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blessed Are The Sick’ (CD)
Deuxième album pour les brutes de Morbid Angel... et deuxième chef-d'oeuvre.
C'est bien sûr aux incontournables Morrisound Studios de Tampa qu'est mis en boîte ce nouvel opus, haut lieu de production des albums de Death Metal à l'époque.
Avec "Blessed Are The Sick", le groupe de Floride, l'un des leaders du style avec ses compatriotes de Death, Obituary et Deicide, tente une approche plus subtile qu'avec "Altars Of Madness". Une approche que l'on pouvait pressentir dès la pochette représentant "Les Trésors de Satan", une oeuvre du peintre belge Jean Delville, réalisée à la fin du XIXème siècle. Un artwork bien loin des stéréotypes en vigueur dans le style.

Bien sûr, on retrouve des morceaux joués pied au plancher, marque de fabrique des anges morbides. C'est le cas dès le départ, après une intro qui annonce le chaos, avec "Fall From Grace". Le morceau démarre sur une intro bien lourde mais derrière, ça envoie la purée. Pete Sandoval marque un tempo de fou. Trey Azagthoth et Richard Brunelle rivalisent de riffs improbables sur cassures de rythmes incessantes. David Vincent grogne toujours avec autant de conviction et maltraite sa basse. Mais même si le rythme est rapide, une certaine lourdeur apparaît dans le son des guitares. "Brainstorm" ne fait pas de quartier non plus. Avec "Rebel Lands", on sent que le groupe cherche à alourdir son propos, le rythme se fait plus pesant, renforçant ainsi le côté lourd des guitares.
Puis surprise totale avec l'instrumental "Doomsday Celebration" joué aux claviers, créant une ambiance sombre mais aussi teintée de mysticisme. "Day Of Suffering", bien que rapide dans son tempo, nous donne toujours cette impression de lourdeur. Enfin, le titre éponyme montre de nouvelles ambitions pour le groupe. Tempo bien lourd et une fin hallucinante à la flûte ("Leading The Rats") qui rend cette fin de première partie d'album totalement invraisemblable. Histoire de trancher un peu plus avec la seconde partie, plus "classique".

En fait, la seconde partie de l'album est constituée de morceaux plus anciens. Ces morceaux ("Thy Kingdom Come", "Unholy Blasphemies", "Abominations" et "The Ancient Ones") proviennent des premières démos du groupe. Bien sûr, ils ont été réenregistrés en même temps que les premiers titres mais cette seconde partie d'album marque un peu une rupture avec le début. On y retrouve le Morbid Angel de "Altars of Madness", plus direct. Mais le groupe a aussi eu l'intelligence de glisser dans cette seconde partie l'instrumental "Desolate Ways" (seul titre composé par Brunelle), superbe respiration d'une minute quarante à la guitare acoustique et l'outro aux claviers (comme sur "Doomsday Celebration") qui confèrent à cette partie le côté mystique qui planait sur la première. Il n'en reste pas moins que ces anciens morceaux sont déments (vitesse d'exécution, solos flamboyants) et apparaissaient comme les plus immédiats de ce nouvel album, c'est-à-dire ceux dans lesquels on entrait le plus facilement si, comme moi, on avait découvert et aimé le groupe avec l'album précédent. La première partie du disque, j'ai mis plus de temps à l'apprivoiser.

Avec seulement un demi nouvel album, Morbid Angel avait frappé un très grand coup en sortant là l'un des meilleurs albums de Death Metal de cette fameuse année 1991 (ce qui n'est pas peu dire car il y en a eu un sacré paquet - et des bons !) et sans doute, l'un des meilleurs du genre, toutes années confondues. En tout cas, le meilleur album du groupe, ça ne fait pas l'ombre d'un doute.

Retrouvez cette chronique sur "auxportesdumetal.com" dans la rubrique "back to the past".


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