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orion (Vinland)
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Out Of The Cellar
Out Of The Cellar
Prix : EUR 16,20

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Directement au sommet !, 28 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Out Of The Cellar (CD)
En 1984, les rats sortent enfin de la cave. Bien leur en a pris car ils vont jouer directement les premiers rôles sur la scène Hard US, en quête de nouvelles idoles.

Les origines du groupe formé par le chanteur Stephen Pearcy remontent à 1976 à San Diego, sous le patronyme de Mickey Ratt. Un groupe qui a vu passer entre autres les guitaristes Jake E. Lee et Chris Hager, le batteur Dave Alford et le bassiste Matt Thorr. Mickey Ratt déménage ensuite à Los Angeles, ville où tout semble possible, et le nom du groupe est ramené à Ratt. Ils recrutent un nouveau guitariste, Robbin Crosby mais le groupe se scinde en deux. Stephen Pearcy reste seul avec ce dernier, les autres partent fonder un nouveau groupe, Rough Cutt. De nouveaux musiciens intègrent alors Ratt : Juan Croucier (basse), à l'époque chez Dokken, Bobby Blotzer (batterie) et un tout jeune guitariste de dix-huit ans, Warren De Martini. Ratt enregistre alors avec ce line-up son premier EP en 1983 sur un label indépendant. Le succès étant au rendez-vous, c'est une major qui signe alors le groupe (par l'odeur alléchée des billets verts qu'ils vont pouvoir se faire) et "Out Of The Cellar" est enregistré dans la foulée.
L'album sort en mars 1984. Et tout comme le EP, cet album est unanimement salué, aussi bien par les fans que par les critiques. Il faut dire qu'il a tout pour faire un carton. Des tubes en pagaille à commencer par "Round and Round", LE tube du groupe, mais aussi "Wanted Man", "Back For More" (le réenregistrement d'un morceau du premier EP du groupe) ou "Lack Of Communication". Les gars ont le sens de la mélodie et du refrain qui fait mouche ("You're In Trouble" - autre titre issu du EP et réenregistré -, "Lack Of Communication", "Round and Round" évidemment). Les belles gueules des membres du groupe, c'est aussi un aspect non négligeable du succès. Et la pochette assez sulfureuse de l'album n'y est pas pour rien non plus. La belle jeune fille qui rampe n'est autre que le mannequin Tawny Kittaen, petite copine de Robbin Crosby à l'époque, avant qu'elle n'aille faire un tour quelques années plus tard dans les bras (et sur toutes les vidéos) de Mister Coverdale. L'anecdote de la pochette n'en est pas tout à fait une car, à partir de cet album, on en verra défiler pas mal des belles jeunes femmes en couverture des albums de Hard Glam US... Ratt avait lancé la mode.
Alors pour ceux qui ne connaîtraient pas du tout la musique de ce groupe, disons que Ratt propose un peu un croisement de Van Halen et d'Aerosmith. Aerosmith pour le côté groovy, parfois un peu bluesy de leur musique, et Van Halen pour le côté fun mais aussi et surtout pour les prouesses des guitaristes, et notamment du tout jeune prodige Warren De Martini. La complémentarité des guitaristes évoquera aussi un peu Judas Priest avec un peu moins d'agressivité quand même. Les morceaux sont globalement en mode mid-tempo mais Ratt sait aussi faire du titre plus rapide comme le prouve "She Wants Money". Et, contrairement à ce qu'on pourrait penser, pas une seule ballade sur cet album. Comme quoi, on peut aussi faire un carton uniquement avec des titres bien rock and roll.

Grâce au succès rencontré avec son premier album, Ratt est catapulté en haut de l'affiche et devient l'une des grosses stars du Hard Rock US, aux côtés des Van Halen, Quiet Riot et Twisted Sister.
"Out Of The Cellar" est toujours considéré aujourd'hui comme le meilleur album du groupe.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com" dans la rubrique "back to the past".
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 13, 2013 3:13 PM MEST


War of ages ltd edition
War of ages ltd edition
Prix : EUR 21,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Confirmation., 25 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : War of ages ltd edition (CD)
Les Autrichiens de Serenity, après la très bonne impression laissée par leur précédent opus, Death & legacy, vont-ils confirmer avec ce nouvel album ? C'est évidemment la question que l'on peut se poser et elle est légitime. Le style dans lequel ils évoluent ne laisse pas beaucoup de place à l'approximation et même s'ils ont montré de réelles capacités à captiver l'auditeur sur l'album précédent, personne n'est à l'abri du coup de moins bien. Ca arrive même aux plus grands (on l'a vu avec Kamelot et son Poetry For The Poisoned). Bref, sortir un bon album est souvent à double tranchant puisque le groupe est forcément attendu au tournant et a moins le droit à l'erreur. De plus, dans le cas présent, suite au départ de Mario Hirzinger (claviers), l'un des compositeurs du groupe, on pouvait craindre un changement de direction musicale.
Je rassure tout le monde d'emblée : il n'en est rien. "War Of Ages" reprend les choses où "Death and Legacy" les a laissées. Dès le premier titre, "Wings Of Madness", on retrouve les orchestrations bien en place, la mélodie est bien fichue et on pense toujours autant à Kamelot.

Il y a toutefois un changement de taille, du moins sur le papier : l'intégration dans le groupe d'une jeune chanteuse française, Clémentine Delaunay (ex-Whyzdom). Attention, elle ne remplace pas le chanteur du groupe, Georg Neuhauser, elle vient juste apporter une touche féminine à Serenity. Touche féminine que le groupe avait amené subtilement par la mise en place de duos de voix masculines et féminines sur les albums précédents et surtout sur le dernier en date avec les participations de Ailyn (Sirenia), Charlotte Wessels (Delain) et Amanda Somerville. Evidemment, l'intégration à plein temps de Clémentine pouvait faire penser qu'il y aurait encore plus de duos de ce genre et que la place du chant féminin serait plus importante encore. D'autant qu'à l'écoute du premier morceau, c'est l'impression que ça donne. Finalement, ce n'est pas vraiment le cas. "For Freedom's Sake", la ballade, nous offre un vrai duo et c'est en fait quasiment le seul morceau à en proposer un digne de ce nom avec le dernier titre, "Royal Pain", où le couple se partage les couplets et le refrain (et on a encore plus de regrets car Clémentine y livre une prestation énorme). Sur le premier titre, "Age Of Glory", et "The Matricide", on entend Clémentine chanter une ou deux phrases. Sur le reste des morceaux, sa participation se limite à un chant d'appui, principalement en backing vocals sur les refrains. C'est un peu dommage que sa présence ait été si peu exploitée, à mon avis en tout cas, d'autant qu'elle possède une belle voix. Je m'attendais à plus de vocaux féminins. Sinon, à quoi ça sert d'engager une chanteuse ? Elle risque de s'embêter sur scène...
A part cette légère déception (oui, ça reste léger, c'était histoire de critiquer quelque chose), il faut reconnaître que tout cela fonctionne parfaitement. Serenity n'a rien perdu de son talent de composition et d'interprétation. Les morceaux sont accrocheurs et réussis, les refrains sont efficaces (celui de "Legacy Of Tudors" est particulièrement entraînant), Georg chante bien, sa voix est un peu le chaînon manquant entre celles de Roy Khan (ex-Kamelot) et de Tony Kakko (Sonata Arctica). Les orchestrations sont savamment dosées, c'est à dire ni trop envahissantes, ni trop en retrait (du style deux ou trois trompettes de temps en temps pour faire genre, comme on le voit parfois) et pour les amateurs de passages rapides, la double pédale est souvent présente. Bref, le cahier des charges est parfaitement respecté et au final, il n'y a pas de morceau faiblard.
Au niveau des thèmes des chansons, l'idée développée sur "Death and Legacy" a fait son chemin et ils récidivent. "War Of Ages" nous narre les péripéties de quelques personnages historiques (Napoleon, Henri VIII, Alexandre le Grand...). Quand quelque chose marche bien, pourquoi changer ?

"War Of Ages" est un bon album, dans la lignée de "Death and Legacy". Ceux qui ont apprécié l'album précédent des Autrichiens ne pourront pas être déçu par cette nouvelle livraison.
Et pour répondre à la question de l'introduction : oui, Serenity confirme sa bonne santé avec son quatrième album et s'affirme donc comme une valeur sûre du Power Metal Symphonique.
16 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 11, 2013 1:20 PM MEST


Blodsvept
Blodsvept
Prix : EUR 13,99

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les Trolls en grande forme., 25 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blodsvept (CD)
Nos trolls préférés sont ressortis de leurs cavernes en cette fin d'hiver et ont mis fin à près de trois ans d'hibernation. Et attention, comme tout prédateur terminant son long sommeil hivernal, nos trolls sont affamés ! Le sang va gicler ("plongé dans le sang", traduction approximative du titre de ce nouvel album) ! Il ne va pas faire bon se promener dans les forêts sombre de Finlande ces prochains jours.

Et pourtant, ces trolls-là n'ont pas l'air si belliqueux. Le titre éponyme qui nous accueille nous fait tout de suite rentrer dans la danse et donne le ton à l'album : plus festif, plus folk que les deux albums précédents. Deux albums qui avaient montré la face la plus sombre du groupe. Ceci dit, le chemin vers un style plus trollesque était déjà amorcé sur "Nifelvind" avec des morceaux tels que "Ett Norrskensdad" ou "Under Bergets Rot". En tout cas, il s'avère que cette fois-ci, les trolls ont remisé l'aspect sombre au fond de la caverne et montrent ici une envie de faire la fête ("Ett Folk Förbannat", "Mordminnen", "Rösets Kung", "Skogsdotter" et son côté polka endiablée ou encore "Fanskapsfylld" qui vous lancera immanquablement dans un pogo trollesque de folie). Cuivres un peu partout, accordéon, instruments typiquement troll... on a l'impression qu'ils ont utilisé bien plus d'instruments hors Metal que d'habitude.
Attention, ça ne veut pas dire qu'ils se sont mis à nous faire du Korpiklaani. Non, un troll reste un troll et même s'il est d'humeur guillerette, il reste dangereux. Les vocaux de Vreth sont bien agressifs tout au long de l'album, on sent bien que celui-là ne mange pas que de la verdure. D'ailleurs, on retrouve une ambiance plus pesante sur "Skövlarens Död". Les instruments traditionnels sont ici mis un peu en retrait au profit d'une rythmique qui écrase tout sur son passage. Le dernier titre, "Midvinterdraken", est aussi dans une tonalité plus grave, plus guerrière. Quant à "Häxbrygd", sous ses aspects festifs se cache un petit côté inquiétant.
Avec ce "Blodsvept", Trollhorn (connu aussi sous le nom humain de Henri Sorvali, de Moonsorrow) et sa bande de bêtes sanguinaires vous ont concocté un album pervers. Oui pervers, car l'invitation à entrer dans leur danse est irrésistible et une fois qu'ils vous auront attirés et capturés, leur seul objectif sera de vous bouffer tout cru.

"Blodsvept" est un excellent album. Le petit côté de folie qui manquait, je trouve, aux deux albums précédents est revenu en force.
Evidemment, je n'ai pas encore le recul nécessaire pour l'affirmer mais il me semble bien que ce "Blodsvept" est en bonne position pour devenir mon album préféré du combo.
En tout cas, si les trolls faisaient de la musique, sûr que ce serait celle-là !
16 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 29, 2013 5:42 PM CET


Fast Loud Death
Fast Loud Death
Prix : EUR 19,00

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Thrash under pressure., 25 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fast Loud Death (CD)
Ainsi, voilà le groupe dont tout le monde parle. Enfin, tout le monde... Adoubé par ses pairs (Mille de Kreator, Schmier de Destruction, Craig Locicero de Forbidden, Andreas Kisser de Sepultura) qui ne tarissent pas d'éloges à son encontre, Lost Society présente son premier album avec de sérieux atouts en poche. Ce qui est sûr, c'est que Nuclear Blast semble vouloir miser le paquet sur ce jeune poulain. Le groupe a même eu droit à la couverture de leur magazine de merchandising (alors qu'à la même période sortent les nouveaux Hypocrisy, Soilwork, Avantasia et Amorphis).

Lost Society est donc un tout jeune groupe finlandais (encore un !), fondé en 2010 par de tout jeunes gens (tous âgés de moins de vingt ans) : Samy Elbanna (chant, guitare), Arttu Lesonen (guitare), Mirko Lehtinen (basse) et Ossi Paananen (batterie).
Alors, si les noms cités plus haut ne vous sont pas totalement inconnus, vous avez déjà une petite idée du style musical de Lost Society. Le Thrash Metal, pardi ! Du bon vieux Thrash à l'ancienne, qui puise ses influences dans la Bay Area principalement... mais aussi du côté de la côte Est (Anthrax, Nuclear Assault). Ce qui, en soi, n'a rien de repoussant puisque c'est quand même ce qui s'est fait de meilleur dans le genre. D'autant qu'ils ne se limitent pas au Thrash américain et connaissent aussi le Thrash européen (Sodom, Kreator, etc...). Sur la pochette, vous aurez sans doute reconnu la patte de Ed Repka (Megadeth, Death, Nuclear Assault, Evil Dead...). Eh oui, quitte à faire les choses "à l'ancienne", autant y aller complètement.
Evidemment, à l'écoute de l'album, on ne tombe pas d'étonnement de son siège si l'on connaît le Thrash et tous les groupes qui ont brillé à cette époque. Ces jeunes gens ont bien étudié tous ces combos talentueux et force est de constater qu'ils ont bien fait leurs devoirs. On dit que la Finlande, c'est le meilleur système éducatif du monde. Je veux bien le croire. Quand en France, les jeunes de dix-sept ou dix-huit ans auront la même culture musicale que ces quatre-là, on aura gagné ! Blague à part, nos garnements ont l'art du riff hachoir, de la rythmique à la mitraillette et des refrains beuglés tous ensemble à la Exodus.
La particularité du groupe est de proposer des morceaux très courts (le plus long, "Bitch, Out' My Way" atteint tout juste les quatre minutes) et donc, forcément, hyper rapides et intenses ("Kill", "Piss Out My Ass" ou "Toxic Avenger" sont de très bons exemples de la folie furieuse dégagée par ce groupe). Sur les morceaux un peu plus subtils (on va dire un peu plus groovy) comme "Lead Through The Head" ou "This Is Me", on retrouve une autre influence, celle de Pantera. Décidément, ces jeunes gens n'ont peur de rien et se frottent à ce qui s'est fait de meilleur dans le genre. De surcroît, leur musique ne manque pas de maturité (rappelons qu'il s'agit seulement d'un premier album). Ils ont également décidé de ne pas se prendre trop au sérieux, ce qui nous ôtera tout doute sur les prétentions du combo. Des petits malins !

Ces quatre jeunes Finlandais ne font pas avancer le schmilblick tant tout ce qu'ils proposent sur ce premier album a déjà été fait des centaines de fois avant eux. Mais c'est frais, c'est très bien fichu, il y a quelque chose de communicatif dans leur énergie et ça donne la patate.
Alors si vous êtes en manque d'un peu de nouveauté dans le genre, "Fast Loud Death" devrait combler vos attentes.
Pour être complet, précisons que l'édition limitée comprendra deux titres supplémentaires dont une reprise de Kiss, "I Stole Your Love".
16 / 20

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The plague of a coming age
The plague of a coming age
Prix : EUR 19,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Scandinavian Metal., 16 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The plague of a coming age (CD)
October Falls est un groupe finlandais. Comme pas mal de groupes finlandais, il nous sert une musique pas franchement joyeuse mais chargée en émotion. Comme pas mal de groupes finlandais, on y retrouve des musiciens issus d'autres formations. Ici, c'est Marko Tarvonen (batterie - Moonsorrow, Barren Earth). Et comme pas mal de groupes finlandais, il mérite que vous vous attardiez un peu sur son cas.

October Falls est le projet d'un seul homme, Mikko Lehto qui est en charge du chant et de tous les instruments excepté de la batterie donc (laissée à Marko Tarvonen). "The Plague Of A Coming Age" est son quatrième album longue durée.
On débute l'album par un instrumental, "At the Edge Of An Empty Horizon", qui nous met tout de suite dans l'ambiance.
Dark ? Black ? Pagan ? Ambient ? Folk ? October Falls a eu droit à plusieurs étiquettes pour classer sa musique. Mais les étiquettes, on leur fait dire un peu ce qu'on veut et de plus, certains combos font évoluer leur musique et ne restent pas figés dans un seul créneau. C'est le cas ici. October Falls, c'est un peu tout cela à la fois. On est au croisement de plusieurs styles. Du Black Metal, on retiendra le chant et quelques passages assez violents ("The Verge Of Oblivion", "Mouth Of A Nation's Harlot"). La musique, dans l'ensemble, nous renvoie plutôt vers des combos comme Before The Dawn, les vieux Opeth ou Katatonia avec des guitares aux accents mélancoliques. Des mélodies typiquement Metal scandinave. Du côté Pagan, on a gardé les bruitages divers (vent, bruits métalliques), les thèmes des chansons ainsi que les petits passages acoustiques disséminés ici et là. Et cette ambiance particulière qui nous donne l'impression de sillonner les forêts enneigées de Finlande.
Du chant clair fait quelques apparitions (sur le titre éponyme et "Boiling Heart Of The North") pour encore plus de variété. Ce dernier morceau, entièrement chanté en voix claire, est absolument superbe. Cette voix, très belle, fait un peu penser à celle de Tomi Joutsen (Amorphis). On regrette presque que Mikko ne chante pas plus souvent dans ce style. Ce sera peut-être la prochaine étape pour le groupe.
La production elle aussi fait assez Black Metal dans la mesure où elle n'est pas exceptionnelle (mais pas pourrie non plus, entendons-nous bien !). On sent que ce groupe ne possède pas des moyens financiers énormes.

Au final nous avons un album intéressant, avec des morceaux proposant diverses ambiances. La qualité est là, les compositions sont inspirées.
A recommander à tous les amoureux du Metal typiquement scandinave, avec de belles mélodies toujours un peu dépressives mais associées à de bonnes parties bien agressives.
16 /20

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The house of wonders
The house of wonders
Prix : EUR 12,82

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Premier album prometteur., 14 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The house of wonders (CD)
Lovelorn Dolls, anciennement Loverlorn, est un groupe qui nous vient de chez nos voisins belges. Nous avions déjà chroniqué leur premier EP (paru en 2011) sur notre site.
Le groupe s'est formé autour de la chanteuse Ladyhell (ex-Skeptikal Minds et membre de Eve's Apple, projet créé par l'ex-Xandria, Lisa Middelhauve) et Corpus Christi (guitares, programmations). Chez Loverlorn Dolls, le Metal côtoie des sonorités indus et électro.
Au niveau look et atmosphère, le groupe la joue Gothic avec une forte inspiration du côté de chez Tim Burton pour l'ambiance (comme pour le visuel de la pochette, d'ailleurs, qui rappelle celle du premier EP).

L'intro, "House Of Wonders", met tout de suite dans l'ambiance tant elle ressemble à une musique d'un film du fameux cinéaste sus-cité. Les premiers morceaux nous emmènent dans un Goth Rock Electro Metal assez bien fichu et dont les refrains vous entêtent assez rapidement ("Purple", "Frozen Inside", "No Life"). Les morceaux sont assez courts, dans des formats standards (autour des quatre minutes) puisqu'ils ne s'encombrent pas de solos, breaks ou autres détours. Là n'est en effet pas le propos du combo. Les morceaux vont directement à l'essentiel, avec recherche du refrain qui fait mouche et de mélodies bien senties. Et il faut reconnaître que ça fonctionne.
Musicalement, on peut parfois penser aux premiers albums de Linkin Park ("No Life", "Inside My Head"), à des groupes dans la mouvance d'Evanescence ("Afterdark", "Rats") et aux deux derniers albums de Nemesea pour le penchant électro.
Ladyhell a une voix qui colle bien à la musique du groupe, pas trop agressive, alternant le froid et le chaud suivant les titres. Elle est épaulée par quelques vocaux masculins sur "Feel Myself With You". Le chant est majoritairement en anglais mais sur "Aux Dieux", la jeune femme utilise le français, ce qui est bien sympa car cela amène un peu de variété. Ce titre, à cause de l'emploi du français probablement, me fait un peu penser à du Dolly, dans ses morceaux les plus pêchus.
Evidemment, tout n'est pas parfait. Quelques morceaux sont un peu moins captivants à mon sens comme "Euphoria" dont le refrain est un peu répétitif et lassant. Mais l'ensemble se révèle être de bonne facture.
Dernière chose : l'album est produit par Victor Love (Omega Lithium, Dope Stars Inc...) et possède un son puissant qui rend justice à tous les instruments.

Pour un premier véritable album, Lovelorn Dolls montre de belles qualités. "The House Of Wonders" s'avère être un album agréable à écouter, assez varié et qui devrait satisfaire les fans du genre.
15 / 20

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Aenigma
Aenigma
Prix : EUR 16,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Troisième album, troisième chef d'oeuvre., 14 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aenigma (CD)
In Vain est de retour avec son troisième album. In Vain, vous ne connaissez pas ? C'est un tort ! In Vain est un groupe que je qualifierai tout simplement de génial, à défaut de pouvoir lui coller une étiquette. Car la musique jouée par In Vain est bien difficile à définir en un ou deux mots tant ce groupe puise un peu où il veut. Les deux opus précédents, The Latter Rain etMantra m'avaient littéralement scotchés.

"Against The Grain", le premier titre, me rassure (mais avais-je besoin d'être rassuré ?). Le groupe norvégien n'a rien perdu de sa faculté à composer des morceaux monumentaux. La production est au top (Jens Bogren - Soilwork, Opeth, Kreator, Rotting Christ, etc... derrière la console) ce qui ne gâte évidemment rien.
La recette est restée la même : alternance voire superposition de vocaux death, hardcore et de voix claires (il faut dire qu'ils sont trois à se partager le chant, ça aide) sur des morceaux alambiqués où il se passe toujours quelque chose. On est littéralement transporté.
Evidemment, pour le chroniqueur que je suis, pas simple d'évoquer avec des mots la musique d'In Vain. Imaginez Opeth, Dream Theater, Into Eternity, Immolation, un peu de Black Metal... tout ça dans un mixer géant. Vous mélangez le tout, vous laissez mariner un peu et vous obtenez quelque chose qui pourrait ressembler à la musique d'In Vain. Leur talent est bien là : faire de toutes ces influences quelque chose de fantastique et de ne pas se contenter d'un simple amalgame de références qui part dans toutes les directions. Au sein d'un même morceau, on peut passer de plans presque brutal death à des passages acoustiques sortis de nulle part ("Times Of Yore"), de parties en chant clair majestueux à des parties qui arrachent ("To The Core"). Joyeux fatras instrumental ("Hymne Til Havet") ou passages épurés ("Southern Shores"), tout y passe. Rien n'est téléphoné avec In Vain. Vous ne savez jamais à l'avance où va vous emmener un titre. Ecoutez donc "Rise Against" pour avoir un aperçu des possibilités (qui semblent illimitées) de ce groupe. L'utilisation du saxo ne leur fait pas peur ("Floating On A Murmuring Tide"), pas plus que de coller quelques orchestrations (final de "Culmination Of The Enigma"). Je n'évoque même pas les prouesses instrumentales. A ce stade de la chronique, vous avez compris que nous n'avions pas affaire à des charlots (le plan de batterie sur le morceau "Culmination Of The Enigma" est tout simplement monstrueux).
Ne pensez pas avoir tout capté dès la première lecture. C'est le genre d'album dont on découvre les subtilités écoute après écoute.

Bien sûr, ce Aenigma ne fera pas l'unanimité. Des refrains peut-être trop mélodiques pour les fans de Death et des passages bien trop puissants pour les fans de Heavy. Pas assez barré pour certains, trop difficile à cerner pour d'autres. Peut-être qu'il faut aimer tous les genres de la grande famille du Metal pour aimer In Vain. Ou alors, il faut juste aimer le Metal de qualité. Celui qui procure des frissons, celui qui propose des choses inattendues. Celui qui nous fait voyager.
Cet album est un chef d'oeuvre. Le troisième du groupe. Chapeau bas, messieurs !
19 / 20

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Pinnacle of Bedlam [Edition Limitée]
Pinnacle of Bedlam [Edition Limitée]
Prix : EUR 21,00

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Vous avez dit "brutal" ?, 5 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pinnacle of Bedlam [Edition Limitée] (CD)
Je ne suis pas le mieux placé pour parler de cet album.
Pourquoi ? Tout simplement parce que Suffocation ne m'a jamais vraiment intéressé, n'étant pas particulièrement friand de Brutal Death (mais je commence à m'y intéresser de près, la preuve). Et qu'est-ce que j'apprends ? Il s'agirait de leur meilleur album depuis des lustres. Fichtre, quelle pression ! Je ne vais même pas pouvoir comparer avec les oeuvres antérieures que je ne connais pas. C'est donc avec une oreille (presque) totalement neuve que j'aborde "Pinnacle Of Bedlam", le septième album studio des Américains.

Premier boulot, se pencher sur l'historique du groupe. Car si je ne connais pas (bien) la musique du groupe, je sais tout de même qu'ils se sont formés il y a bien longtemps (1988 pour être précis) et qu'ils sont considérés comme les initiateurs du Brutal Death.
Aujourd'hui, le groupe revient après une pause discographique de quatre années. "Pinnacle Of Bedlam" est donc le septième album du groupe, faisant suite à un "Blood Oath" qui a réussi à propulser Suffocation dans le US billboard 200 (les 200 plus grosses ventes de disques aux USA) pour la première fois de leur carrière et ce, malgré des critiques de fans qui avaient trouvé cet album assez moyen.
Cet album voit aussi revenir Dave Culross derrière les fûts, lui qui fut le batteur du groupe entre 1996 et 1998. Il remplace donc le batteur originel du combo, Mike Smith, qui a de nouveau quitté ses partenaires car le courant ne passait plus entre eux. Quoi qu'il en soit, Dave connaît le boulot et même si Mike était un batteur reconnu et respecté, Dave le remplace de manière très convaincante. Ca tabasse ferme !

Entrons maintenant dans cet album. Ce qui est bien avec Suffocation, c'est qu'on est tout de suite dans le bain. Le premier morceau vous déboule dessus à la vitesse d'un trente tonnes qui n'a plus de freins dans une descente à vingt pour cent. La voix de Frank Mullen est impressionnante de puissance, ce n'est pas pour rien qu'il est considéré comme l'un des meilleurs beugleurs du genre. "Purgatorial Punishment" qui suit, du haut de ses même pas trois minutes, continue le travail de sape. Le groupe n'est pas là pour rigoler. Côté guitares, Terrance Hobbs et Guy Marchais nous sortent des riffs hallucinants de vitesse mais aussi des solos clairs et mélodiques (oui, j'ai bien dit mélodiques, je sens que je vais me faire arracher la tête par les fans absolus du groupe) et même une intro et une outro acoustiques tout en finesse ("Sullen Days"). Histoire de mettre un peu de douceur dans cet album de brutes. Car oui, pour du brutal, c'est du brutal. Les rythmiques vous moissonnent les entrailles, les blast beats vous laminent les oreilles ("Cycles Of Suffering", "Eminent Wrath", "Rapture Of Revocation"...).
Inutile de proposer un track by track mais je retiendrai principalement "As Grace Descends" qui est un morceau monumental dans le genre, inouï de brutalité et de vélocité. "Sullen Days", plus lourd et plus subtil (du moins dans sa première partie), n'est pas pour me déplaire non plus.

Comme je l'ai dit au début, je ne connais pas bien Suffocation. Je ne comparerai donc pas cet album au reste de la discographie et vous dirai encore moins s'il est meilleur ou moins bon que celui-ci ou celui-là. Mais entendons-nous bien, en terme de Brutal Death, Suffocation n'a de leçon à recevoir de personne. Les Américains maîtrisent parfaitement leur sujet et même le non spécialiste que je suis a trouvé tout cela extrêmement bien ficelé. Je ne saurai donc trop vous conseiller de jeter rapidement une oreille dessus si vous êtes amateur du style car il se pourrait bien que ce "Pinnacle Of Bedlam" devienne un de vos albums de chevet.
A titre personnel, cet album m'a convaincu et m'a donné envie de me repencher sur les albums cultes de Suffocation. Comme quoi, il n'est jamais trop tard...
16 / 20

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Sacrifice
Sacrifice
Prix : EUR 20,90

5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une valeur sûre., 4 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sacrifice (CD)
Si l'on est fan de Saxon, on sait globalement à quoi s'attendre avec ces vieux briscards britanniques. Si le groupe s'est perdu dans une musique très commerciale et américanisée à la fin des années 80, cette époque est bel et bien révolue depuis belle lurette et Saxon nous abreuve régulièrement d'albums de Heavy Metal que l'on va qualifier de "old-school", pas tous excellents mais jamais médiocres. Le petit dernier semble être taillé dans le meilleur des moules car à la première écoute, je n'ai pas eu l'impression que j'ai parfois en écoutant un album de Saxon (on exclut de cette remarque les albums compris entre "Wheels Of Steel" et "Power and The Glory") : de très bons morceaux qui côtoient des titres plus anecdotiques. Avec Sacrifice, nous avons un ensemble homogène en qualité.

Après une intro à l'ambiance amazonienne déboule un premier morceau au riff efficace et au pré-chorus bien entraînant. Le grand Biff Byford est en voix. Il faut dire que ce chanteur n'a jamais vraiment forcé dans les aigus durant sa carrière et a donc gardé ses capacités intactes. Mais n'oublions pas tout de même qu'il accuse les soixante-deux ans. Il a donc de très beaux restes ! Bref, voilà un bon morceau de Heavy Metal, certes très classique mais qui risque de faire rapidement partie des setlists du groupe. Très bon départ et on n'est pas au bout de nos (bonnes) surprises.
"Made In Belfast", comme son nom l'indique, nous envoie faire un petit tour en Irlande avec son ambiance celtique qui vient égayer le morceau. Original de la part de Saxon et bonne idée. Ou comment se renouveler un peu sans tourner le dos au Heavy traditionnel. Au passage, si Byford n'a rien perdu de ses capacités vocales, on notera que Nigel Glockler, lui non plus, n'a rien perdu de sa frappe (soixante ans tout juste pour lui).
Preuve que les vétérans ont encore la niaque : ce "Warriors Of The Road" qui fait du bien. Oui, Saxon est encore capable d'écrire des morceaux bien rapides dans la lignée des "Heavy Metal Thunder" et autre "Motorcycle Man".
Le voyage continue avec "Guardians Of The Tomb" dont l'intro semble nous emmener du côté de l'Orient cette fois-ci. Encore une fois, la mélodie est accrocheuse. Un morceau que l'on chantonne une fois le CD terminé, c'est bon signe !
Les titres suivants sont aussi bien fichus que ce début d'album. "Stand Up and Fight" et "Night Of The Wolf" se glissent sournoisement dans votre cortex avec leurs refrains bien torchés et leurs solos magiques (encore de belles prestations de la part du duo Paul Quinn et Doug Scarratt). "Walking The Steel" et "Wheels Of Terror" (vous aurez bien sûr remarqué qu'avec la fin du premier titre et le début du second, on forme "Wheels Of Steel" !), deux morceaux bien lourds un peu dans la lignée de... "Wheels of Steel" justement. Sans atteindre la qualité de ce dernier, Wheels Of Terror possède ce riff dévastateur auquel on accroche immédiatement.
"Standing In A Queue" termine l'album sur une note heavy et encore une fois, le morceau ne souffre pas d'un manque d'inspiration.
Au final, pas de ballade, pas de titres avec des orchestrations (ce qui n'avait pas plu à tout le monde sur les deux albums précédents), juste du bon vieux Heavy Metal à l'ancienne. Mais Saxon ne sombre pas pour autant dans la nostalgie en recopiant une recette éculée, comme bien des groupes se contentent de le faire aujourd'hui. Oui, c'est du travail à l'ancienne mais ça reste résolument moderne. C'est la NWOBHM comme elle doit sonner en 2013.
Comme je le disais plus haut, à la fin de cette écoute, pas moyen de trouver le morceau faible, celui qui fait office de remplissage. Le groupe s'est concentré sur la qualité, pas sur la quantité. Alors c'est vrai, l'album dure moins de quarante minutes. Mais quarante minutes de ce niveau seront toujours meilleures que soixante minutes pendant lesquelles on se fait ch... la moitié du temps.

L'album est présenté avec un CD bonus de cinq titres qui sont des adaptations ou des versions réenregistrées de vieux morceaux.
Au sujet de la version orchestrale de "Crusader", je dois vous avouer que je n'aime pas trop le traitement que le titre a subi. Cet excellent morceau n'avait pas besoin de cela. D'une manière générale, je ne pense pas que les orchestrations collent trop à l'univers Saxon.
En ce qui concerne les autres titres, ils ne présentent pas trop d'intérêt non plus pour celui qui connaît les versions originales. Seule la version acoustique de "Frozen Rainbow" (morceau tiré du tout premier album) me semble intéressante, sans être toutefois indispensable. Bref, un petit plus qui n'apporte pas grand chose au final.

Saxon a fêté dignement son vingtième opus en offrant à ses fans de toujours son album le plus abouti depuis un bon moment. Franchement, quel meilleur cadeau pouvait-ils nous faire ? Les papys de la NWOBHM ont toujours la niaque et peuvent encore en montrer à tous les p'tits jeunes se revendiquant de cet héritage. Et c'est un juste retour des choses.
N'ayons pas peur des mots : "Sacrifice" est, je pense, le meilleur album de Saxon depuis... "Power & The Glory". Tout simplement.
16 / 20

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To beast or not to beast
To beast or not to beast
Prix : EUR 20,48

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 The beast is yet to come !, 3 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : To beast or not to beast (CD)
Lordi, tout le monde connait ? Nos monstres bien sympathiques venus tout droit de Finlande qui ont réussi le tour de force (indéniablement, c'en est un) de décrasser la misère musicale de l'Eurovision au moins une année. Quelle bouffée d'oxygène ! Ce fut d'ailleurs une grande année pour le groupe qui venait de livrer son album le plus abouti, "The Arockalypse", album dont les ventes furent relancées avec la parution rapide de la réédition qui offrait un DVD live et quelques titres bonus en prime. Mais était-ce déjà l'apogée du groupe ?
Car depuis, Lordi a fait retomber la sauce. La faute à un "Deadache" (2008) nettement moins accrocheur que son prédécesseur et surtout un "Babez For Breakfast" (2010) vraiment pas au niveau. Il n'en fallait pas plus pour que tout le monde aille voir ailleurs ce qu'il s'y passe.

"To Beast Or Not To Beast" arrive aujourd'hui pour essayer d'attirer de nouveau l'attention sur le monstrueux combo. Le groupe a pas mal changé puisqu'il ne reste plus que Mr Lordi (chant) et Amen (guitares) du groupe originel. Le dernier membre arrivé est Mana (batterie) qui remplace l'infortuné Otus, décédé en 2011, qui n'aura tenu les baguettes du groupe que quelques mois.
Cette nouvelle offrande démarre sur un morceau au rythme rapide, dont le refrain est assez entraînant, "We're Not Bad For The Kids (We're Worse)". Le groupe ne bouleverse pas son style et nous sert un bon vieux Hard Rock des familles qui puise principalement ses racines dans les groupes américains des années 80. L'humour est toujours de mise avec Lordi et tout ceux qui n'ont vu en ce groupe que des promoteurs du satanisme (véridique, il y en a eu !) devraient essayer de se pencher un peu sur les paroles avant de foncer tête baissée dans les clichés à deux balles... mais je m'égare.
On enchaîne avec "I Luv Ugly" qui possède lui aussi un refrain bien fichu qui rentre petit à petit dans la tête. Ce morceau me fait penser à du Twisted Sister. Puis arrive "The Riff", choisi comme premier single. Tout comme le morceau précédent, le rythme est entraînant et ça passe plutôt bien. Le synthé vient balancer des sonorités extravagantes. Avec ces trois premiers morceaux, "Babez For Breakfast" est déjà oublié. Le groupe retrouve ses automatismes sur des morceaux qui passent bien, avec refrains qui restent bien en tête. Pas de doute, l'inspiration est de retour.
On continue dans le bon avec "Something Wicked This Way Comes" qui possède un côté bien lourd à la "I Love It Loud" de Kiss. Rappelons que Mr Lordi est un grand fan des quatre maquillés, ça se ressent parfois dans sa musique.
C'est de nouveau sur un rythme rapide que déboule "I'm The Best". Encore une fois, le morceau est efficace. Après une aussi bonne première partie d'album, on est en droit de se demander si "To Beast Or Not To Beast" ne va pas détrôner "The Arockalypse" dans le coeur des fans. Hélas, la suite est un peu moins géniale. "Horrorfiction" a un goût de déjà entendu chez Lordi. Sympa mais ça sent un peu le réchauffé. "Happy New Fear" et "Schizo Doll" ont un côté moins immédiat que les morceaux précédents. Sans être mauvais, ils font un peu retomber l'enthousiasme. Heureusement, "Candy For The Cannibal" réveille l'attention avec son refrain sympa et son chant saccadé un peu particulier. Ce titre pourrait bien faire un single lui aussi. Enfin, "Sincerely With Love" est assez efficace même si ce morceau est un peu "téléphoné" également.
Vous aurez remarqué qu'il n'y a pas de ballade cette fois-ci, Lordi ne nous balance que des titres qui bougent.
Le dernier morceau est un hommage à leur batteur disparu. C'est un extrait de concert mixé avec une intro aux synthés. On peut y entendre un solo de batterie. Le son, sans doute pris dans la fosse par un fan, n'est pas génial mais on sent que l'intérêt n'est pas là, Lordi voulait garder un témoignage du passage d'Otus dans le groupe. La séquence émotion de l'album...

Lordi est de retour avec son album le plus intéressant depuis "The Arockalypse". Car si la surprise est absente (difficile de renouveler un style qui puise ses influences dans les combos des années 80), "To Beast Or Not To Beast" n'en reste pas moins un album avec des compos solides, efficaces et bien entraînantes qui devraient satisfaire les fans du groupe... et même au-delà.
15 / 20

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