undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos FIFA16 cliquez_ici Shop Fire HD 6 Shop Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo
Profil de orion > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par orion
Classement des meilleurs critiques: 68
Votes utiles : 2523

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
orion (Vinland)
(TOP 100 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1-10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21-30
pixel
De la Cruz / Street Level
De la Cruz / Street Level
Prix : EUR 9,22

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Sleaze... what else ?, 8 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : De la Cruz / Street Level (CD)
Le Hair Metal, Glam Metal, Sleaze Rock, appelez ça comme vous voulez, se porte bien, et ce partout dans le monde. Alors qu'on nous avait annoncé sa mort au début des nineties, je vous le rappelle. Les Suédois ont, dans le domaine, carrément une longueur d'avance avec une palanquée de bons groupes comme Crazy Lixx ou Crashdiet mais nous avons nous aussi nos représentants en France avec Blackrain, nos voisins allemands se défendent bien avec Kissin' Dynamite, les States restent bien sûr dans la course avec les Steel Panther et voici maintenant que les antipodes s'y mettent avec De La Cruz qui nous vient d'Australie. Et matez-moi cette pochette ! Avouez que le style du groupe se lit dès la couverture de l'album, non ?

Ces petits nouveaux dont voici le premier album ont de l'énergie à revendre et aussi un gros potentiel, notamment grâce à leur guitariste, un certain Casey Jones, pas manchot du tout et surtout homme à tout faire dans le groupe (production, enregistrement, artwork et compositeur principal).
A l'écoute de ce "Street Level", on pense principalement à Def Leppard, période "Pyromania" évidemment ("Turn It Up", "Legions Of Love", "Gimme Love", "Dreaming") pour la façon de chanter du jeune Roxxi Catalano et la façon d'amener les gros choeurs sur les refrains. Mais on trouve aussi tout un tas d'autres influences qui se greffent là-dessus, et toutes de belles références pour un groupe de ce genre (en vrac, Ratt, Dokken, Van Halen...). On a du bon gros tube potentiel avec "Street Level" ou "Gimme Love", dont les refrains sont très bien construits et n'attendent plus que d'être repris par les foules en concert. Je vous le disais un peu plus haut, le soliste assure grave et ses interventions sont remarquables, c'est le petit plus de ce groupe par rapport à tous ses frères d'armes du revival Glam Metal.
C'est frais, c'est sans prise de tête, super bien produit (le son est dément)... bref, que demande le peuple ?
Ils auraient par contre pu éviter la ballade acoustique qui termine l'album, "Shine", qui commence par un soupir bien pompé sur celui de Bret Michaels sur la ballade incontournable du style qu'est "Every Rose Has Its Thorn" (Poison) et qui surtout, n'apporte pas grand chose.

Evidemment, n'attendez rien d'original de ce "Street Level" mais c'est un bon album. Malheureusement, on a appris qu'à la suite de la sortie du disque, Casey Jones a quitté le groupe. Est-ce que le reste du groupe saura sortir un album aussi intéressant sans lui ? On verra... En attendant, on a toujours celui-ci à se mettre entre les oreilles.
14 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com"


Under the Blade
Under the Blade
Prix : EUR 24,47

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Bad Boys of Rock n'Roll., 2 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Under the Blade (CD)
Twisted Sister. Aujourd'hui, ce nom est connu de tous les amateurs de musique musclée. Le groupe est même carrément devenu culte. Mais il n'en a pas toujours été ainsi.

Car, on le sait moins, Twisted Sister a connu des débuts bien difficiles.
C'est sous le nom de Silver Star que ce qui va devenir Twisted Sister voit le jour en 1972. L'année suivante, les musiciens qui le composent accueillent en tant que guitariste un nouveau membre, John Segall (alias Jay Jay French). Celui-ci venait d'auditionner pour un certain Wicked Lester, un autre petit groupe new-yorkais, qui connaîtra un certain succès l'année suivante sous le nom de Kiss.
C'est à ce moment que Silver Star change de nom pour Twisted Sister. Après de multiples changements de musiciens, Jay Jay se retrouve également en charge des vocaux. En 1975, c'est Eddie Ojeda, un ami de longue date de Jay Jay, qui rejoint le groupe en tant que second guitariste et second chanteur. Le groupe est alors surtout influencé par le Glam Rock (Slade, Mott The Hoople, David Bowie, New York Dolls). C'est en 1976 qu'est engagé Daniel "Dee" Snider en tant que chanteur. Avec lui, Twisted Sister prend une direction plus heavy (AC/DC, Led Zeppelin, Alice Cooper sont alors les influences principales), tout en restant fan du mouvement Glam. Le groupe commence à pas mal tourner aux States et se fait connaître. Ce n'est qu'en 1982 que le line-up définitif voit le jour avec l'arrivée de AJ Pero à la batterie et Mark Mendoza à la basse. C'est à cette époque aussi que le groupe travaille son image avec des maquillages outranciers, rappelant les groupes de glam mais en plus moche.

Et c'est donc seulement en 1982, soit dix ans après la création du groupe, que paraît leur premier album, "Under The Blade". L'album est produit par Pete Way de UFO mais possède un son assez faiblard, défaut qui sera corrigé sur la seconde version de l'album, réédité en 1985 par Atlantic Records et qui comprend un titre en plus, "I'll Never Grow Up Now!", un morceau datant de 1979.
Cet album, intitulé "Under The Blade" (un de leurs plus vieux titres) sert donc de carte de visite aux soeurs tordues. Et malgré les apparences dues au look des musiciens, il ne fallait pas s'attendre à écouter un album de Glam. Le premier morceau, "What You Don't Know (Sure Can Hurt You)", sorte de croisement entre AC/DC et Judas Priest fin années soixante-dix/début années quatre-vingt, montre un groupe bien plus heavy que l'image qu'il donne. La voix de Dee Snider ne manque pas d'agressivité et les deux guitaristes envoient des duels de guitares sur les solos, assez typiques de la NWOBHM. L'influence AC/DC devient flagrante sur le riff qui mène "Shoot `Em Down" et dans une moindre mesure sur "Day Of The Rocker". Si bien que quand le groupe reprendra du AC/DC ("Sin City"), on ne verra pas une si grande différence. Certains riffs, plus heavy, ("Bad Boys", "Under The Blade") ne sont pas sans rappeler le Priest de "Point Of Entry" (l'album le plus américanisé des Anglais à l'époque).
Bien lourds sont des titres comme "Run For Your Life", "Day Of The Rocker" ou "Destroyer". Le groupe aime aussi le tempo un peu speed comme le prouvent "Sin After Sin" et surtout "Tear It Lose" où un invité de marque, Fast Eddie Clarke (Motörhead), vient poser un solo. Non vraiment, ces soeurs-là aiment le Metal, le vrai !
Un mot sur le morceau rajouté sur la seconde édition, "I'll Never Grow Up Now!", plus léger avec refrain hyper fédérateur (un genre de "We're Not Gonna Take It avant l'heure"), à se demander pourquoi il n'avait pas été ajouté à l'album dès sa première édition.

Si à sa sortie cet album n'a pas connu un succès foudroyant, il s'est bien rattrapé trois ans plus tard lors de sa réédition, profitant du succès du tout récent "Stay Hungry". "Under The Blade", comme presque tous les albums du groupe (du moins, tous du premier au quatrième inclus) est un incontournable du Hard Rock américain. A posséder !

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com" dans la rubrique "back to the past".


Tout l'Art du Métal
Tout l'Art du Métal
par Martin Popoff
Edition : Relié
Prix : EUR 34,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Magnifique !, 30 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tout l'Art du Métal (Relié)
Voilà une belle idée !

Cet ouvrage fait un tour assez complet de l'art lié au Metal, des pochettes d'album principalement mais aussi des affiches de concert, des logos des groupes, etc...
Chapitré par style (le black, le stoner, le prog, la NWOBHM, etc...), le livre nous plonge dans cet art assez injustement sous-estimé à travers les pochettes d'albums les plus représentatives du genre. Haut en couleur (le Glam Metal) ou plutôt austère en noir et blanc (le Black), macabre (le Death) ou psychédélique (le Stoner), chaque genre a ses codes. Les auteurs survolent chaque style en nous faisant un petit topo et en glissant des anecdotes et des commentaires des musiciens ou des artistes eux-mêmes à propos de leurs oeuvres.
Il y a, malheureusement, quelques lacunes. On note des grands absents tels que Andreas Marschall, créateur de nombreuses pochettes pour des groupes de Metal (Running Wild, Blind Guardian, Immolation, Obituary, In Flames...) qui n'est ici représenté que par une seule oeuvre alors qu'il aurait mérité une bonne double page à lui tout seul. D'autres sont carrément passés à la trappe comme, entre autres, Seth Siro Anton de Septicflesh dont le travail est assez conséquent maintenant (Serenity, Moonspell, Kamelot, Paradise Lost) ou Felipe Machado Franco (Iced Earth, Rhapsody) dont on ne parle pas du tout. Mais bon, les auteurs ont voulu essayer de faire un tour complet de la question, ce qui fait qu'ils sont parfois un peu restés à la surface des choses par moment et qu'ils ont oublié quelques artistes incontournables. On note aussi quelques erreurs : que fait la pochette du "In War And Pieces" de Sodom dans la partie dédiée au Black Metal ? Et il ne me semble pas que Amorphis nous ait fait un album Doom ou de Stoner à l'époque de "Karelian Isthmus"... sans oublier quelques erreurs de traduction (on a même deux articles pas traduits du tout !!!)
Ceci étant dit, cet ouvrage, premier du genre, se parcourt avec plaisir et nous fait (re)découvrir les pochettes d'album sous un autre angle, celui de l'oeuvre pour ce qu'elle est et non plus comme le simple habillage d'un disque.

Un peu cher peut-être mais une bonne idée de cadeau, car comme le dit Lemmy dans la préface : "si vous ne pouvez pas vous le payer, essayez de vous le faire offrir par un pote".


Retrospect (2 DVD + 3CD)
Retrospect (2 DVD + 3CD)
Prix : EUR 37,00

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Gros regrets..., 24 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Retrospect (2 DVD + 3CD) (CD)
"Retrospect" est la mise en images du concert exceptionnel donné par le groupe à Eindhoven, le 23 mars, pour célébrer son dixième anniversaire. Pour l'occasion, Epica a fait appel à un orchestre complet et à un choeur d'une trentaine de choristes. Ils ont également invité quelques amis comme Floor Jansen (ex-complice de Mark Jansen dans After Forever et Mayan) qui vient donner la réplique à Simone sur deux morceaux, "Stabat Mater Dolorosa" et "Sancta Terra", ainsi que les anciens membres du groupe (Yves Huts, Jeroen Simons, Ad Sluijter) venus pour interpréter "Quietus".

Tout est donc réuni pour faire de ce DVD un grand moment. La prestation des musiciens est impeccable. En ce qui concerne Simone Simons, pour qui ça n'a pas toujours été le cas, ici, elle maîtrise son chant lyrique et s'en sort plutôt bien, même sur le difficile "Chasing The Dragon". Certains trouveront peut-être qu'elle en fait un peu beaucoup scéniquement, avec ses mimiques un peu enjôleuses mais après tout, c'est son personnage. Les growls de Mark Jansen, appuyés parfois en renfort par ceux de Isaac Delahaye (le second guitariste) sont impressionnants.
Côté setlist, vu le thème de la soirée, le groupe revisite bien sûr tous ses albums. Epica ne favorise pas son dernier opus (heureusement, ce n'est pas celui que je préfère) mais en joue tout de même cinq morceaux, à égalité avec "The Divine Conspiracy" (à ma plus grande joie puisqu'il reste mon préféré). En revanche, "Consign To Oblivion" n'est représenté que par deux morceaux et "Design Your Universe" (l'un des meilleurs, toujours selon moi) par trois morceaux. Epica n'oublie toutefois pas les incontournables du premier album ("Cry For The Moon", "The Phantom Agony", "Sensorium"), nous propose des raretés issues de "Classical Conspiracy" (puisqu'ils jouent avec un orchestre, autant en profiter) et propose même un titre inédit ("Retrospect"). L'orchestre, puisqu'on en parle, a aussi son moment de gloire puisqu'il interprète seul un medley de plusieurs titres du groupe.
Epica n'a donc pas lésiné sur la quantité puisque le show dure environ trois heures (réparties sur deux DVD).
Au niveau du son, c'est également du haut niveau. Alors attention, je n'ai pas un système super dolby surround avec méga boost machin mais sur ma chaîne à moi, ça le fait !
Tout était réuni pour faire de ce concert un moment inoubliable, gravé à jamais sur DVD... Hélas, ce n'est pas le cas.

Passons maintenant à ce qui fâche : l'aspect visuel de la chose.
Le gros point noir de ce DVD, c'est le light show. En effet, d'énormes faisceaux blancs balayent quasi-continuellement la scène, rendant le concert difficile à regarder. Peut-être que sur le moment, dans la salle, ça rendait super bien mais sur le film, c'est une autre histoire. Les caméras sont éblouies par cette lumière aveuglante, les musiciens sont parfois totalement masqués, noyés sous des tonnes de lights. Sans compter les effets stroboscopiques de ces lumières qui, à la longue, sont fatigants pour les yeux. Les plans de la scène vue de loin sont édifiants : on ne voit qu'une explosion de lumière, on ne distingue aucun musicien. Si bien que ça se transforme en vrai jeu de cache-cache sur scène : on aperçoit entre deux éclats un manche de guitare, une jambe, un bras, une crinière... j'exagère à peine. Heureusement qu'il reste les gros plans pour qu'on puisse parfois profiter du spectacle.
Le mieux est l'ennemi du bien et trop d'effets tue l'effet. Du coup, d'autres effets notamment pyrotechniques, plus sobres, passent quasiment inaperçus à cause de ces lumières. Bref, vous l'avez compris, ce choix n'était pas le bon et la qualité du show en pâtit énormément. Mais qui a eu cette très mauvaise idée ?

En bonus, on a droit à un "behind the scenes" d'un quart d'heure qui ne présente comme seul intérêt que l'interview des anciens membres du groupe et nous avons droit également aux interviews des membres du groupe, le tout sans sous-titrage évidemment, ce qui, comme d'habitude pour les non anglophones, rend les choses un peu difficiles à suivre.

Moralité, ça mérite un bon 16/20 pour la partie audio mais il s'agit d'un DVD et un DVD, ça se regarde... c'est regrettable car il aurait vraiment pu s'agir d'un excellent produit. Là, je ne sais pas si je le regarderai de nouveau un jour.
De plus, comme beaucoup de fans, j'ai été privé du dernier titre puisqu'un bug empêche la lecture du dernier morceau du second DVD. Sachez toutefois que si vous écrivez au service consommateur de Nuclear Blast, ils vous proposeront un échange du DVD défectueux. C'est déjà ça...
11 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Waiting for the End to Come (Edition limitée)
Waiting for the End to Come (Edition limitée)
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 The End is not yet to come., 16 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Waiting for the End to Come (Edition limitée) (CD)
Je ne suis sûrement pas le mieux placé pour chroniquer un album de Kataklysm dans la mesure où je ne connaissais qu'un seul de leurs albums avant d'écouter celui-ci... et sur les dix albums déjà sortis par le groupe canadien, ça ne fait pas lourd.

Cet album est vendu dans un beau digipack et possède en fait deux pochettes différentes. Celle du digipack ici présente, assez sombre (travail de Eliran Kantor) et une autre, celle du livret, représentant la mort en haut d'un autel qu'un bébé escalade (oeuvre de Peter Sallai). Nuclear Blast, le label des Deathsters canadiens, a bien fait les choses. De plus, cette édition contient un titre bonus, j'y reviendrai.

Question Death Metal, Kataklysm connaît son sujet. On sent bien l'expérience acquise par les Canadiens durant toutes ces années dès le premier morceau, "Fire". Ca envoie ! Le son est massif, la production est bien solide. Parfait.
Alors clairement, Kataklysm n'est pas là pour révolutionner le genre musical, on est ici dans du classique, bien fait et bien interprété. Le chant de Maurizio Iacono est profond bien comme il faut, la rythmique partagée par Stéphane Barbe (basse) et le petit nouveau, Oli Beaudoin (batterie) est d'une efficacité à toute épreuve.
Toutefois, le Death Metal bien bourrin au premier abord de Kataklysm n'oublie pas d'être mélodique grâce aux guitares de Jean François Dagenais, ce qui amène des variations appréciables. Tiens, jetez une oreille (et un oeil) à la vidéo (très sympa) du titre "Elevate" (à trouver sur youtube) pour voir de quoi je parle. Voilà le genre de morceaux death que j'aime, bien puissant mais bien mélodique aussi. Du coup, quelques plans ne sont pas sans m'évoquer l'école death mélodique scandinave, At The Gates en tête ("If I Was God", "Dead And Buried", "The Darkest Days Of Slumber"). Evidemment, si l'on est rebuté par l'aspect mélodique du Death Metal, on n'aura pas le même regard sur cet album.
Le titre bonus de la version digipack est la reprise du "The American Way" de Sacred Reich. Outre la bonne idée de reprendre un titre de ce groupe génial et peu connu, la reprise n'apporte pas grand chose par rapport à l'original, sauf l'envie de la réécouter (ou de la découvrir pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore - ce que je vous conseille de faire rapidement, ainsi que tout l'album du même nom).

Alors j'ai lu ici ou là que cet album ne valait pas certains autres de la discographie de Kataklysm, que le groupe était en pilotage automatique.... Peut-être, n'ayant pas, comme je l'ai déjà dit, une connaissance approfondie du groupe pour pouvoir affirmer ou infirmer cela, je laisse à chacun le soin de se faire sa propre opinion sur cet opus. Néanmoins, ce "Waiting For The End To Come" remplit complètement son contrat en ce qui me concerne et me satisfait pleinement. Alors, avant de réviser mon jugement quand j'aurai absorbé toute la discographie du groupe (ce qui n'est pas pour tout de suite), pour l'amateur de Death Metal mélodique que je suis, ça le fait !
15 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Winterborn,ltd Ed.
Winterborn,ltd Ed.

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Before The Dawn, la suite..., 15 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Winterborn,ltd Ed. (CD)
Tuomas Saukkonen, vous connaissez ? Si vous êtes familiers des groupes Before The Dawn, Black Sun Aeon ou Dawn Of Solace, vous connaissez. Pour les autres, Saukkonen est un multi instrumentiste qui a fondé pas mal de projets dont le plus prolifique fut Before The Dawn (sept albums quand même, entre 2003 et 2012). Si chaque projet avait sa propre spécificité au départ, il est vrai que, sur les derniers albums de Before The Dawn et Black Sun Aeon notamment, il devenait assez difficile de les différencier l'un de l'autre : Black Sun s'était adouci, avec l'arrivée des voix claires et des voix féminines alors que dans le même temps, Before The Dawn perdait les voix claires et devenait plus agressif. Et donc, Tuomas a décidé de donner un grand coup de balai sur tous ses projets précédents pour se concentrer sur un seul petit nouveau, baptisé Wolfheart, et dont voici le premier album, "Winterborn". On est au moins sûr d'une chose avec ce titre et ce nom de groupe, l'univers du bonhomme reste le même.

L'intro acoustique du premier morceau fait très fortement penser à du Before The Dawn. Le morceau dans son ensemble aussi d'ailleurs, quand la rythmique bien hargneuse se met en place. Autrement dit, musicalement, Tuomas ne nous a pas pris à contre-pied. Et finalement, à l'écoute de l'album, on se rend compte qu'en fait de coup de balai, Tuomas a fusionné ses différents projets en un seul. On retrouve chez Wolfheart la continuité de son travail sur ses autres groupes. La mélodicité des guitares, l'aspect mélancolique, les rythmiques bien agressives et sa voix toujours aussi puissante sont au rendez-vous. A ce sujet, il n'y a plus de vocaux clairs ou féminins chez Wolfheart, on se retrouve du coup tout à fait dans la lignée du dernier album de Before The Dawn. Le morceau "Routa pt. 2" montre lui le lien évident avec Black Sun Aeon (pour rappel, "Routa" était le titre du second album du groupe et aussi d'un morceau de cet album). Parallèle que l'on retrouve en toute fin d'album car le dernier couplet de la chanson "Breathe", chanté en finnois, est le même que celui du titre "Routa".
A partir de là, si vous connaissez ces deux groupes, vous n'allez pas être dépaysés. Ce "Winterborn" aurait pu sortir sous le nom de Before The Dawn, on n'aurait pas trouvé cela suspect. Les morceaux de cet album se baladent entre l'agressivité et la mélodie propre à ce groupe. "Routa pt.2" s'ouvre par exemple sur une très belle intro au violoncelle et ce sont quelques arpèges de guitare acoustique qui introduisent "The Hunt" et "Chasm". "Ghosts Of Karelia" sonne très Death Metal dans sa première partie. Sans doute le morceau le plus agressif du lot. "I" qui suit est plus mélancolique, malgré les attaques de growls monstrueux de mister Saukkonen. Enfin, "Breathe", le morceau le plus sombre, renvoie un peu à du Dawn Of Solace, sans les voix claires.

Comme souvent dans ses projets, Tuomas est en charge de tous les instruments (et il a également produit l'album). Quelques solos de guitare sont laissés à Mika Lammassaari (Eternal Tears Of Sorrow) et il s'est fait aidé de son ex-partenaire de jeu au sein de Before The Dawn, Juho Räihä, pour l'enregistrement et le mastering mais c'est tout pour les acteurs extérieurs.
Et à ce propos, le son de cet album est tout simplement énorme.

Encore une fois, et quel que soit le nom de son projet, Tuomas Saukkonen montre sa grande capacité à composer des morceaux à la fois mélodiques et puissants. L'amateur du travail de ce stakhanoviste ne sera pas dépaysé par son nouveau groupe, totalement dans la continuité de son oeuvre précédente. Encore du beau boulot !
16 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Showtime, Storytime
Showtime, Storytime
Prix : EUR 21,00

24 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 It's Showtime !, 3 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Showtime, Storytime (CD)
Ce nouveau DVD de Nightwish comprend le concert que le groupe a donné au Wacken cet été (le 3 août pour être précis), autrement dit, l'un des derniers concerts de la monumentale tournée d'Imaginaerum, commencée début 2012.
Ce concert, comme "End Of An Era" avant lui, nous fait tourner une nouvelle page de la vie de Nightwish. Mais plutôt que de clore un chapitre comme "End Of An Era", "Showtime, Storytime" en ouvre un nouveau. Du coup, le premier intérêt de ce live est de découvrir la performance de la nouvelle chanteuse de Nightwish sur des morceaux qu'elle n'a pas chantés à l'origine. Et à ce jeu-là, Floor Jansen marque des points. On comprend aisément pourquoi Tuomas Holopainen n'a pas cherché plus loin la nouvelle chanteuse du groupe, ayant sous la main la personne qui correspondait parfaitement. Floor Jansen est un peu le pont entre les deux ex-chanteuses de Nightwish. Moins technique et lyrique que Tarja Turunen, moins typée pop rock que Anette mais à l'aise dans les deux registres. Du coup, grâce à elle, Nightwish ressuscite des morceaux que l'on n'entendait plus ("Ghost Love Score") pour le plus grand plaisir des fans. Et cela, sans pour autant condamner les titres de son répertoire le plus récent. En attaquant ces compos avec sans doute moins de lyrisme que la diva (mais de toute façon, à part elle...), mais avec énormément de puissance, elle est loin d'être ridicule et en les arrangeant à sa façon, elle s'en sort brillamment. Quelle performance sur le final d'"Ever Dream" et, bien sûr, lors du monumental "Ghost Love Score" ! Du coup, la période Tarja est autant représentée que les deux derniers albums en date dans la setlist de ce show. Loin d'être ridicule aussi sur les morceaux plus récents et même si je garde une préférence pour les versions d'"Imaginaerum" chantées par Anette, Floor se débrouille plus que bien sur ces titres aussi, qu'elle réadapte également à sa voix.

Côté image, j'appréhende toujours le visionnage d'un DVD car la mode consiste au montage épileptique, à savoir des plans qui changent toutes les deux ou trois secondes et c'est quelque chose que je n'aime pas. Appréhension confirmée puisque sur Dark Chest Of Wonders, le premier titre joué par le groupe, je compte pas moins de soixante-deux plans différents pendant la première minute ! Ca commence très mal... Heureusement, ça se calme un peu après mais bon sang, quand est-ce que les réalisateurs vont comprendre qu'on a envie de prendre le temps d'observer un musicien dans ses oeuvres ? Que pendant un solo, celui de Troy sur I Want My Tears Back par exemple, on veut voir le musicien jouer de son instrument et pas des plans de tout et n'importe quoi qui s'enchaînent à la vitesse de la lumière !
Ce qui m'amène à la seconde critique : les trop nombreux plans du public. Un peu, c'est bien, trop, c'est pénible. Si on achète un DVD de Nightwish, c'est pour voir le groupe sur scène, pas la tronche du public de Wacken sous tous les angles.
Voilà pour les deux petits moins de ce DVD. Pour le reste, c'est plutôt du positif ! Evidemment, la reine de la soirée, c'est Floor Jansen. Elle a la faveur des caméramans (ou du réalisateur) et il faut dire qu'elle assure. Tuomas, derrière son imposant clavier, est toujours aussi discret et laisse ses partenaires, Marco et Floor, se partager les annonces et animer la soirée. Jukka est concentré sur son kit et Emppu se balade de chaque côté de la scène, guitare en bandoulière quand il ne joue pas, et il a toujours l'air aussi heureux d'être là. Troy Donockley apparaît en milieu de concert pour interpréter trois morceaux : "I Want My Tears Back", "Nemo" et "Last Of The Wilds". Son apport est vraiment appréciable, c'est une bonne chose qu'il ait été intégré au groupe de manière permanente. Enfin, le light show est conséquent sans être trop envahissant (cf le dernier DVD d'Epica).
Après la partie "Showtime" (le concert), on attaque sur le second DVD la partie "Storytime" (le documentaire, intitulé de manière amusante "s'il te plait, apprends la setlist en 48 heures"). Celui-ci nous relate la dernière tournée du groupe, la tournée "Imaginaerum" qui a connu l'évènement que l'on sait. Evidemment, au départ, il n'était pas question de ce changement de chanteuse donc le documentaire démarre au moment précis où le bouleversement a eu lieu, sur la tournée aux States, puis revient en arrière pour raconter toute la tournée de façon chronologique. Seulement, comme Anette Olzon n'a pas donné son accord pour qu'on la voit ou qu'on l'entende dans ce reportage (c'est expliqué dès le début du documentaire), tous les extraits des concerts avec Anette au chant son tronqués. On ne la voit pas, on ne l'entend pas (sa voix a été effacée des bandes) et donc, Marco se retrouve seul au chant... c'est assez spécial, on a l'impression qu'Anette n'a jamais fait partie du groupe. C'est dommage évidemment, on aurait aimé des extraits complets. Mais pour des raisons légales, le groupe n'a pas pu faire autrement. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'un reportage intéressant pour le fan du groupe, bien plus positif que celui qui accompagnait "End of an era" malgré l'épisode de l'éviction d'Anette qui a forcément dû être un moment assez douloureux pour tout le monde.
Le reportage est sous-titré en anglais.

Au final, un DVD bien sympathique qui, comme je le disais dans la chronique du CD, permet de découvrir la nouvelle chanteuse du groupe dans ses oeuvres, sur un répertoire qui n'est pas le sien. Verdict : elle a tout a fait sa place dans Nightwish. Espérons que la nouvelle ère qui s'ouvre ne se terminera pas, comme deux fois déjà, en eau de boudin.
Et maintenant qu'ils ont Floor avec eux, on parie que le prochain DVD de Nightwish, ce sera le gros truc avec orchestre symphonique et choristes ?
16 / 20

PS : Comme amazon mélange les produits, il est impossible de faire deux commentaires distincts sur le CD et le DVD. Les deux chroniques sont donc résumées en une seule ici. Vous pouvez retrouver l'intégralité des deux chroniques sur le site "auxportesdumetal.com".
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 11, 2015 8:36 PM CET


Powertrip
Powertrip
Proposé par zoreno-france
Prix : EUR 4,01

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Monster trip !, 2 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Powertrip (CD)
Dave Wyndorf, le leader de Monster Magnet, est un personnage quelque peu déroutant. Après s'être envoyé dans le pif toutes les substances possibles et imaginables durant près d'une décennie et avoir essayé dans le même temps de mettre en place un nombre conséquent de groupes (qui ont tous splittés), le voilà toujours debout à l'aube des 90's avec son ultime projet appelé Monster Magnet (en référence à un jouet qu'il aimait étant gosse). Celui qui va enfin tenir la route et résister à l'épreuve du temps... et des excès de toutes sortes.
Principalement influencé par le Rock des années 70 et notamment par Hawkwind, Wyndorf sort avec Monster Magnet plusieurs albums pourtant de qualité certaine mais sans rencontrer le succès. L'album "Dopes To Infinity" (1995) a toutefois soulevé un frémissement d'intérêt. Mais ce n'est qu'avec "Powertrip", sorti en 1998, que la carrière et le succès du groupe vont véritablement exploser.

C'est à Las Vegas que Wyndorf s'isole pour trouver l'inspiration pour son nouvel album. Son but : écrire une chanson par jour durant les vingt-et-un jours de son séjour. Las Vegas, haut lieu de la déchéance humaine, va effectivement inspirer Wyndorf au-delà de toute espérance et c'est ainsi que "Powertrip" va naître, petit à petit. L'argent et le sexe, les moteurs de la ville de toutes les tentations sont aussi les moteurs de "Powertrip". Armé de ses textes, Wyndorf retrouve son groupe (Ed Mundel à la guitare, Joe Calandra à la basse et John Kleiman à la batterie) et enregistre treize chansons. Treize titres dont le fameux "Space Lord" qui va être le déclencheur du succès du groupe. Un titre largement diffusé sur les radios et sur MTV grâce à sa vidéo. Et évidemment, parce qu'on doit être politiquement correct pour passer à la télé et à la radio et pour ne pas effrayer les oreilles chastes des jeunes américains, la phrase du refrain de la version originale de la chanson a été modifiée subtilement grâce à un l'ajout d'un écho et est devenue "Space Lord Mother Mother". Ce qui, au final, n'a pas franchement la même signification... mais bon, quelques petites concessions sont parfois nécessaires pour s'ouvrir les portes du succès.

"Crop Circle" qui ouvre l'album donne des fourmis dans les jambes, on a une envie irrépressible de bouger. Idem avec le titre éponyme. Aucun doute, il se passe quelque chose de magique avec cet album. La doublette "Space Lord" et "Temple Of Your Dreams" assure l'aspect radio diffusable de Monster Magnet tout en ne reniant pas sur l'énergie et le groove.
Avec "Baby Götterdämerung", on entre de plain-pied dans le côté psychédélique du groupe. "19 Witches" n'est pas en reste à ce niveau. Ca plane pour tous les auditeurs ! D'autant que "Third Eye Landslide" enfonce le clou dans votre cerveau déjà tourneboulé par l'ambiance enfumée qui s'échappait des deux titres précédents. Et "See You In Hell" avec son synthé aux sonorités d'une autre époque vous entraîne encore un peu plus loin dans le même tourbillon. Mention spéciale à Ed Mundell pour ses solos venus de l'espace.
Riffs hallucinatoires ("Atomic Clock", "Goliath And The Vampires" - plus psyché tu meurs) ou percutants ("Tractor"), avec "Powertrip", Monster Magnet explore de nouveaux horizons et vous offre un véritable trip. Cet album porte bien son nom.

Powertrip est considéré comme le meilleur album réalisé par Mister Dave. Et à juste titre. Tour à tour heavy, psychédélique, hallucinante, groovy, la musique de Monster Magnet synthétise ici le Rock des années 70 avec une bonne dose de modernité et de talent en plus value. Un must !

Retrouvez cette chronique (et un tas d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com" dans la rubrique "back to the past".
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 9, 2013 11:24 PM CET


Curse and Chapter
Curse and Chapter
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Back from Hell., 2 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Curse and Chapter (CD)
Hell, le groupe ressuscité par Andy Sneap (qu'on ne présente plus), nous revient pour nous offrir son second opus en... trente-trois ans. Une moyenne un peu faussée puisque le groupe n'a rien sorti pendant les trente premières années et nous sort finalement ses deux albums en l'espace de deux ans.

Alors que le premier album, "Human Remains", sorti il y a deux ans, ne reprenait en fait que des titres écrits au début des années 80, ce second opus nous offre une bonne partie de morceaux composés récemment. Cela change pas mal de choses.
Si le style musical reste le même dans ce second épisode, un heavy metal théâtral mené de main de maître par le chanteur, David Bower (qui s'est un peu calmé tout de même), certaines compositions sonnent bien plus modernes que sur le premier opus. C'est le cas du premier titre une fois passée l'intro, "The Age Of Nefarious", un morceau plus direct que d'habitude, déjà par sa durée qui ne dépasse pas les quatre minutes et par sa construction, moins alambiquée que les morceaux du premier album.
En fait, "Curse and Chapter" est composé pour moitié de titres anciens (donc, qui se rapprochent forcément de ceux du premier album puisque composés à la même époque) et d'une autre moitié de titres récents et sur lesquels, on s'en doute, l'empreinte des deux "nouveaux" membres, David Bower et Andy Sneap, est plus forte. Sans savoir exactement quels morceaux sont les plus récents et lesquels sont les plus anciens, j'ai l'impression que les titres tels que "The Disposer Supreme", "Darkhangel" et "A Vespertine Legacy", qui dépassent tous les trois les six minutes trente, font partie des anciens titres, étant ceux qui ressemblent le plus à ceux du premier album. De même, "Harbinger Of Death" sonne plus vieux avec son passage aux influences Maideniennes (tout comme l'instrumental "Deathsquad"), influences que l'on notait déjà sur le premier album.
A l'opposé, les morceaux les plus concis tels que "The Age Of Nefarious" évoqué plus haut, "End Ov Days", "Land Of The Living Dead" ou "Faith Will Fall" seraient bien les plus récents car ils sont plus "catchy". Sur ces titres, Hell va à l'essentiel et les morceaux gagnent en efficacité, efficacité qu'il manque un peu aux titres les plus longs (et qui était le défaut de certains morceaux du premier opus). Ils possèdent de vrais refrains, plus faciles à assimiler. On a l'impression que le groupe a pensé à la scène pour l'écriture de ces morceaux, leur énergie n'est pas dévorée par des tours et des détours qui finissent par perdre l'auditeur. On a aussi ce "Deliver Us From Evil" un peu fou (Bower se lâche sur ce morceau) qui nous surprend, car très différent du reste, mais qui est intéressant.

Au final, ce second album à la pochette moins alléchante que celle du premier opus est plus intéressant et nous montre que le groupe qui ne vivait que sur son passé a aussi un avenir. Et surtout que cet avenir a l'air plus intéressant. Autrement dit, si Hell choisit de privilégier les morceaux courts plutôt que les longues pièces où l'on se perd un peu, il est assurément sur la bonne voie.
15 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


If You Have Ghost
If You Have Ghost
Prix : EUR 8,07

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Des goules et un EP..., 2 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : If You Have Ghost (CD)
Vous connaissez Ghost (Ghost B.C. de l'autre côté de l'Atlantique) ? Comment ? Pas encore ? Eh bien il serait temps de vous intéresser à ce phénomène avant que tout le monde ne le connaisse, sauf vous !
Ghost est tout simplement le dernier truc metal qui déchire aussi bien visuellement que musicalement. Le concept est original (et pour faire encore de l'original de nos jours, il faut faire fort) : un chanteur déguisé en pape (gestuelle à l'appui) arborant une tête de mort entouré de musiciens anonymes encapuchonnés, il fallait y penser. Il se dégage de ce groupe une aura mystique parfaitement rendue sur scène.
L'album sorti cette année, "Infestissumam", est tout simplement magique, un mélange de hard rock occulte teinté seventies avec des influences rock/pop. Et voilà déjà le groupe qui refait parler de lui par le biais de cet EP. Rien d'étonnant, le groupe suédois surfe sur la vague du succès qu'il rencontre, notamment outre Atlantique. Et c'est justement la tournée aux USA à peine terminée que sort ce "If You Have Ghost".

Attention toutefois, cet EP contient essentiellement des reprises. Il n'y a qu'un seul morceau écrit par le groupe, c'est "Secular Haze", présent sur l'album précédent et que l'on découvre ici en version live.
Le premier morceau, qui donne son nom au EP, est une reprise de Roky Erickson. Ne connaissant pas du tout, je suis allé écouter la version originale par curiosité et il s'avère que la chanson a été bien transformée à la sauce Ghost, si bien qu'on croirait qu'elle a été écrite par le groupe. Elle entre complètement dans l'univers musical des Suédois et aurait pu faire partie de l'album Infestissumam.
La seconde reprise est celle de "I'm A Marionette" de Abba que certains connaissent déjà sûrement puisqu'elle était parue en titre bonus sur le dernier album de Ghost. De nouveau, le groupe tourne ce disco vieillot à sa sauce et ça fonctionne.
Puis c'est au tour de "Crucified", le tube de Army Of Lovers. Je l'avoue, j'ai eu peur car la version originale m'est insupportable. Mais là encore, Ghost parvient à rendre cette daube parfaitement écoutable en y ajoutant leur patte. Le morceau, hormis le refrain, a une atmosphère inquiétante en partie grâce à la voix de Papa Emeritus, son aspect mièvre a disparu et c'est tant mieux.
Dernière reprise à passer à la moulinette Ghost, c'est "Waiting For The Night" de Depeche Mode. Là aussi, le morceau est peut-être déjà connu de certains puisque paru en bonus sur l'édition japonaise du dernier album. Le titre a évidemment plus de pêche que la version originale, presque doomisée ici, mais Ghost a gardé le côté mélancolique du morceau. Une version sympathique à défaut d'être renversante.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Ghost n'a pas choisi de reprendre des morceaux ou des artistes trop convenus ou similaires, tous s'éloignant énormément du style du groupe. Pourtant, aussi différentes soient-elles à la base, les quatre reprises nous donnent un résultat très cohérent ici et se retrouvent complètement intégrées au répertoire de Ghost.
A noter que le EP est produit par Dave Grohl (Foo Fighters, ex-Nirvana), grand admirateur du combo suédois, qui aurait joué avec le groupe en concert, caché sous le masque de la goule batteur et qui jouerait de la batterie sur le morceau éponyme. Une rumeur de plus ou une vérité ? Difficile de faire la part des choses avec ce groupe mystérieux...

Voilà donc un EP bien sympathique en attendant la suite discographique des aventures de Papa Emeritus et de ses goules. Pourquoi se refuser ce petit plaisir ?
15 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 3, 2013 8:47 AM CET


Page : 1-10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21-30