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Contenu rédigé par orion
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orion (Vinland)
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Gateway to the antisphere
Gateway to the antisphere
Prix : EUR 23,00

4.0 étoiles sur 5 Un futur grand du Death ?, 13 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gateway to the antisphere (CD)
"Gateway To The Antisphere" est le second album de Sulphur Aeon, qui a également réalisé une démo en 2010 et un EP en 2012. Le groupe est allemand et il est composé de membres dont les noms sont faciles à retenir : M au chant (oui, non, je sais ce que vous allez dire… c’est pas lui), T à la guitare et à la basse et D à la batterie. Le trio évolue dans le Death Metal. Apparemment, le premier album, "Swallowed By The Ocean's Tide" (2013), a reçu d’excellentes critiques d’un peu partout. Les Allemands n’auraient-ils pas réussi à rééditer l’exploit ? Je vais avoir du mal à vous le dire puisque je ne connais pas le premier album et je vais donc juger celui-ci sans le comparer au premier.

L’intro assez mélodique et avec des voix claires fait lentement monter l’ambiance. Après, c’est le chaos. Musicalement, au premier abord, le groupe me rappelle Behemoth. Ce qui n’est pas pour me déplaire, évidemment. Il paraît que ce second opus est également plus accessible que le premier. Et là aussi, ce n’est pas pour me déplaire : puissance dévastatrice, ambiance apocalyptique mais mélodie bien présente derrière ce maelström instrumental. Le chanteur, M (en fait, il s’appelle Martin Hellion, le cachottier), a une voix qui sied parfaitement à l’ensemble, puissante et profonde. Blast beats, roulements de toms, des plans rythmiques destructeurs qui se succèdent, créant une atmosphère bien dense, les Allemands livrent un Death Metal dévastateur, parfaitement maîtrisé et très inspiré aussi.

Difficile d’extraire un morceau de ce bloc monolithique, car l’album ne souffre d’aucune faiblesse ; mais j’aurais toutefois une petite préférence pour le premier morceau, "Devotion To The Cosmic Chaos", ainsi que pour "Into The Courts Of Azathoth", à la fois mélodique sur l’intro et la conclusion (les grattes me rappellent un morceau de Before The Dawn) et particulièrement intense entre les deux.

Allez hop, cet album de Sulphur Aeon va rentrer très prochainement dans ma collection de CD. Je vais vite aller jeter une oreille sur le premier pour voir s’il ne va pas lui aussi le rejoindre très vite, puisqu’il paraît qu’il est meilleur. Ceci dit, j’ai trouvé que celui-ci remplissait déjà parfaitement son rôle. Cet album est une bonne claque et, pour moi, une belle découverte.
16 / 20

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Propaganda
Propaganda
Prix : EUR 14,99

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'énergie de la colère., 8 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Propaganda (CD)
Voici venir "Propaganda", sixième album pour les No One Is Innocent. Le groupe français fait un retour éclatant dans l'actualité musicale puisqu'ils viennent juste d'assurer la première partie d'AC/DC sur leurs deux dates au stade de France (c'était le 23 et le 26 mai...)
Avec No One, j'étais resté bloqué à "Gazoline" (2007). Le suivant et dernier album en date, "Drugstore" (2011), empruntant énormément aux sonorités électro, ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.
Premier constat en regardant les titres de ce disque : voilà un album qui colle au plus près à l'actualité. Et c’est peut-être justement dans ces moments-là que nos gars sont les plus inspirés. Rappelez-vous, en 2007, le très bon "Gazoline" qui était imprégné de l'élection présidentielle. Avec "Propaganda", on est dans l'actu chaude du moment (du moins de ce début d'année) : entre attentat contre Charlie Hebdo ("Charlie"), les extrémistes et fanatiques de tous poils qui veulent façonner le monde à leur image en éliminant ceux qui ne sont pas comme eux ("Djihad Propaganda", "... Si Ca Revient") et même les engins bizarres qui volent au dessus de nos têtes, on ne sait pas trop dans quel but ("Drones")…

A ceux qui, comme moi, n'ont pas trouvé le virage électro de "Drugstore" des plus intéressants, je les rassure tout de suite : "Propaganda" revient sur les terres des albums comme "Gazoline" ou même "Utopia", les guitares en avant et le punch bien présent !
Charlie, premier titre de l'album, s’ouvre sur les slogans des manifs de janvier. "Nous sommes tous Charlie". "Ca sent la poudre", musicalement et verbalement. Là, on retrouve un No One en grande forme, qui a la rage et qui passe le message. Kemar insuffle une bonne dose de hargne au morceau : "fiers d’être infidèles comme des chiens", "plutôt mourir debout que de vivre à genoux ; face à eux, 'faut faire front". Il faut dire que les événements récents ont de quoi énerver... et Kemar, on le sait, n’a pas la langue dans sa poche : "Silencio", spéciale dédicace aux espoirs déçus par la présidence Hollande ; "Djihad Propaganda" (excellent texte), spéciale dédicace à tous ces faibles d'esprit au cerveau laminé qui s'embarquent pour le Djihad en Syrie ou ailleurs, croyant que là-bas, ils seront quelqu’un ; "... Si Ca Revient", spéciale dédicace aux électeurs du FN qui n'ont toujours pas compris où se trouve le danger. "Les sales idées ont toujours faim, pour flatter les bas instincts". Que ça fait plaisir des textes pareils ! Pas besoin de dire de quoi parle "Un Nouveau Scottsboro", le titre est assez explicite.
Dans un autre registre, plus joyeux, "20 Ans" fleure bon l'hymne pour le groupe. Eh oui, ça fait déjà vingt ans que les No One prêchent la bonne parole en faisant "du bruit dans l'Hexagone". "Dans le silence général, il y aura toujours une petite étoile, No One Is Innocent, le feu sacré de vos âmes". Un titre en hommage à leur carrière.. mais aussi à leurs fans. Je vois bien le groupe commencer ses concerts par ce morceau hyper punchy et fédérateur.

Bon, les paroles c’est une chose, mais la musique dans tout ça ? Comme évoqué plus haut, là aussi, No One ne fait pas semblant. Le groupe a retrouvé une niaque qu’il n’avait plus depuis un moment. Même "Gazoline" n’était pas si explosif. Les guitares sont repassées devant, finis les bidouillages électro de "Drugstore". Plusieurs titres nous rappellent Rage Against The Machine, comme ce "Silencio" par exemple. Ce n’est pas pour rien qu'on avait baptisé No One les Rage Against français à une époque.
Pas de baisse de régime, même quand il y a un départ assez calme comme sur "Massoud" qui, comme son titre l’indique, est un hommage au Lion du Pandjchir (assassiné lui aussi par des extrémistes islamiques, comme quoi tout se tient sur cet album). Le titre s’électrise rapidement et le rythme devient bien lourd. On a même des influences Punk sur le dernier morceau, "Holy Fire".
Ce retour des guitares et cette énergie sur chaque titre font de ce "Propaganda" l’album le plus Metal de No One depuis "Utopia".

Avec "Propaganda", un album court mais intense, les No One ne lâchent rien : pas de temps mort, pas de ballade. Ca sent le soufre d'un bout à l'autre. Du riff bien teigneux, des paroles telles des uppercuts... C’est bien simple, on écoute ce disque et on se dit : "Voilà ce que doit être le Rock !". Ils sont tellement rares les albums de cette trempe dans notre paysage musical hexagonal.
Merci, No One !
17 / 20

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Revolucion
Revolucion
Prix : EUR 12,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 C'est pas la révolution... mais c'est bien quand même !, 6 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Revolucion (CD)
Attention, grosse berline !
The Dead Daisies est ce qu'on peut appeler un super groupe, comme on en voit pas mal en ce moment. Il regroupe en effet aujourd'hui John Corabi (chant, ex-Mötley Crüe, ex-Ratt), Marco Mendoza (basse, ex-Black Star Riders, ex-Whitesnake) et Dizzy Reed (claviers, Guns N'Roses), accompagnés d'artistes un peu moins connus mais pas des novices non plus : Richard Fortus (guitares, Guns N'Roses), David Lowy (guitares, Red Phenix) et Jackie Barnes (batterie, Jimmy Barnes). Ce dernier sera remplacé sur la tournée par Tommy Clufetos (actuel batteur de Ozzy Osbourne, ex-Black Sabbath et Rob Zombie). Et ça, c'est le line-up actuel. Précisons que le groupe a aussi vu passer dans ses rangs des ex-The Cult, un ex-Nine Inch Nails, un ex-INXS et même un membre des Rolling Stones (le bassiste Darryl Jones).
Le collectif a sorti un premier album éponyme en 2013. Voici donc le second, "Revolución".

Ce titre en espagnol n’annonce pas un album chanté dans la langue de Cervantès. Non. Il n’annonce d’ailleurs pas non plus une révolution (musicale en tout cas) car les petits malins auront peut-être vu qu’une partie du mot "Revolución" est à l'envers sur la jaquette, pour formé le mot "love". Qu’est-ce à dire ? Est-ce un album bien suave qui nous chante l’amour ? Que nenni ! A l’écoute du premier morceau, finalement le seul rapport avec le titre en espagnol de l’album puisqu’il s’agit de "Mexico", on se dit que tout ce beau monde s'est réuni pour nous sortir un album de bon gros Hard boogie qui groove sa mère. Ce "Mexico" est un titre bien construit, tout à fait emballant, avec bon riff, bon solo et bon refrain. Avec "Evil", le titre suivant, on comprend qu’avec les marguerites mortes, on ne va pas se faire laminer la tronche sur chaque morceau à coup de riff bulldozer mais plutôt prendre du plaisir à l’écoute d’un album de Hard Rock mélodique qui donne envie de chanter et de bouger.
Et la suite confirme cela. Certes, c’est sans surprise (mauvaise), mais c'est carré, ça joue bien, c'est groovy... difficile de résister à l'envie de taper du pied ou de bouger la tête sur la plupart des morceaux, c’est un signe.
Le groupe nous offre quelques petites touches country par moment ("Something I Said") ou dans l'esprit Southern Rock ("Looking For The One", "With You And I" et sa talkbox), lorgnant parfois vers le Blues Rock ("My Time") pour varier le propos. La voix du nouveau venu, John Corabi, un peu cassée par moment, sonne super bien sur ces chansons, alors que j'avais du mal avec lui quand il était chez Mötley Crüe (il faut dire que passer après Vince Neil n'a pas été simple pour lui auprès des fans du groupe). Dizzy lâche quelques solos de synthé ("Get Up, Get Ready") et se met souvent en mode piano ("Mexico", la ballade "Sleep", pas inoubliable comme souvent dans pareil cas, "Devil Out Of Time" ou "Midnight Moses" qui est une reprise du Alex Harvey Band et qui possède un groove du diable).
Il y a du tube en puissance ("Mexico", "Looking For The One", "Empty Heart", "Make The Best Of It", "Critical") avec du refrain hyper bien gaulé. Les guitares ont les premiers rôles, les deux guitaristes Richard Fortus et David Lowy formant une sacrée paire. Ca me rappelle des groupes comme Tesla ou Tyketto au meilleur de leur forme, qui proposent aussi ce genre de Hard Rock pas trop violent mais bien attractif. Le groupe sait toutefois aussi envoyer la sauce, comme le prouve le bien rock and roll "Devil Out Of Time" (avec encore un solo de gratte qui démonte).

"Revolución" est un album qui n'échappe pas à quelques pistes moins intéressantes (la ballade "Sleep", un "Get Up Get Ready" un peu trop passe-partout) mais qui, dans l'ensemble, s'avère bien agréable à écouter.
The Dead Daisies sera en première partie de Kiss au Zénith de Paris très prochainement (le 16 juin). L'occasion de voir ce que vaut ce groupe sur scène. Et avec des types traînant une telle expérience derrière eux, ça devrait forcément le faire !
15 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 26, 2015 12:47 PM MEST


Last of Our Kind
Last of Our Kind
Prix : EUR 19,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un excellent début d'album..., 6 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Last of Our Kind (CD)
The Darkness ou le phénomène qui a affolé l'industrie musicale britannique le temps d'un album'

Ce groupe anglais s'est formé en 2000. Il se compose au départ de Justin Hawkins au chant, son frère Dan à la guitare, Chris Mc Dougal à la seconde guitare, Frankie Poullain à la basse et Rufus Taylor, fils de Roger Taylor (batteur de Queen) à la batterie, ce dernier étant rapidement remplacé par Ed Graham. Justin récupère la seconde guitare quand Mc Dougal quitte le groupe. Ils sortent en 2003 leur premier album, "Permission To Land", qui connaît un énorme succès en Angleterre (numéro un des ventes), suivi en 2005 de "One Way Ticket To Hell... and Back" (mais bien moins gros succès). Puis le groupe a connu un split en 2006, quand le Justin est entré en cure de désintox. Reformé en 2011, ils enregistrent un nouvel album, Hot Cakes (2012). Puis le batteur Ed Graham quitte le groupe, remplacé par une demoiselle, Emily Dolan Davies, qui a enregistré ce nouvel album (et qu'on voit sur la vidéo de Open Fire) mais qui ne fait déjà plus partie du groupe.
The Darkness est le genre de groupe qui ne laisse pas indifférent, on aime ou pas. Il faut notamment apprécier le chant assez particulier de son leader, Justin Hawkins, qui en fait souvent des tonnes.
Pour ma part, j'avais bien aimé le premier album. Il y avait quelque chose de frais dans ce mélange d'AC/DC et de Queen (et paraît-il de Thin Lizzy, dont les frangins Hawkins sont fans mais ça ne m'avait pas sauté aux oreilles). Mais l'album suivant, "One Way Ticket To Hell... and Back" (2005), à part le titre éponyme, ne m'a pas vraiment marqué. J'ai par contre trouvé meilleur l'album de la reformation, "Hot Cakes" (où l'influence de Queen se faisait peut-être encore plus sentir qu'avant), bien que celui-ci ne m'ait pas laissé une aussi bonne impression que le premier album.

Ce quatrième album commence pas mal ; on va même dire qu'il commence par les deux meilleurs morceaux, "Barbarian" et "Open Fire". Les deux titres dont le groupe a déjà tiré une vidéo, est-ce étonnant ? "Barbarian" et son riff bien heavy ouvre donc le bal. La vidéo de ce premier titre est d'ailleurs assez originale et sympa, sous forme de bande dessinée.
On retrouve les cris perçants de Justin Hawkins sur le refrain (ce qui contraste avec le gros "Barbarian" lâché juste avant). Je le trouve personnellement plus convaincant sur le morceau suivant, "Open Fire", où il n'exagère pas trop sur les effets. Il faut aimer le style du bonhomme, et c'est sûr que ceux qui ont du mal avec ce type de chant qui part d'un coup dans les aigus (même s'il maîtrise parfaitement son art) risquent de ne pas plus apprécier cet album que les précédents. Par contre, on sent moins l'influence Queen sur ces premiers titres, influence très présente sur les albums précédents, tout comme on ne sent plus trop celle d'AC/DC. A l'écoute de ces deux premiers titres, on dirait que The Darkness a durci le ton sur ce "Last Of Our Kind" et tente de s'éloigner de ses influences les plus évidentes.
"Open Fire" est une belle réussite, un tube en puissance, doté d'un excellent solo bien rock n'roll. Définitivement le meilleur morceau de l'album. C'est d'ailleurs là que le bât blesse un peu. Car la suite n'est pas forcément du niveau de ce début d'album.
Le titre éponyme reste pourtant de bonne facture, rappelant déjà plus le premier album, avec un bon refrain et une mélodie gentillette (sans être mièvre). "Roaring Waters" reste aussi dans la bonne moyenne, avec toujours le côté heavy en avant. C'est après que ça se gâte un peu.
La ballade "Wheels Of The Machine", passage obligé de chacun de leurs albums, n'est pas ignoble, loin s'en faut, mais ce n'est pas non plus leur plus grosse réussite à ce niveau. La seconde ballade qui termine l'album, "Conquerors", est déjà nettement plus sympathique de mon point de vue, car moins "stéréotypée". Avec "Mighty Wings", là, on atteint la limite. Le titre ne présente pas un grand intérêt et Justin en fait beaucoup trop. "Mudslide" retourne bien puiser ses influences dans le Queen des années 70 mais, même dans ce créneau, The Darkness nous a déjà proposé des morceaux plus intéressants que celui-ci. Il reste toutefois dans la bonne moyenne. "Sarah O'Sarah" n'est pas spécialement renversant non plus et c'est aussi le cas du titre suivant, "Hammer & Tongs". Non pas que ces morceaux soient mauvais, loin de là, mais ils ne dégagent pas l'intensité du début d'album ou la même envie d'y revenir d'un "Open Fire". C'est un peu plus "passe partout"...

Au final, on se retrouve avec une bonne moitié d'album intéressante et une seconde qui l'est un peu moins. Bref, une fois encore, je ne suis pas totalement convaincu par ce nouvel album de The Darkness qui laisse finalement un goût un peu amer tant le début d'album était prometteur. Dommage, j'y ai cru pourtant... Il reste tout de même une poignée de bons morceaux qui peuvent tout à fait justifier l'achat de l'album.
Allez, pour la peine, je vais me remettre "Open Fire" !
14 / 20

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Torn banners
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Prix : EUR 12,96

4.0 étoiles sur 5 Peut mieux faire... mais prometteur quand même., 27 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Torn banners (CD)
C'est la très belle pochette qui a attiré mon regard... et du coup ma curiosité pour cet album.
Artaius (que je ne connaissais pas, donc) est un groupe italien fondé en 2008, auteur d'un EP autoproduit en 2011 et d'un premier album, "The Fifth Season", en 2013. Comme de nombreux groupes de folk, il est composé d'un grand nombre de membres (sept) puisqu'on y trouve une joueuse de violon (Elena Mirandola), un clavier (Giovanni Grandi), les musiciens classiques d'une formation metal (Massimo Conneli à la guitare, Enrico Bertoni à la basse, Alessandro Ludwig Agati à la batterie), un chanteur (Francesco Leone) et une chanteuse (Sara Cucci).

Si la pochette de cet album nous promet un voyage au bord de la mer dans des ambiances celtiques, on peut dire qu’il n’y a pas tromperie sur la marchandise avec le premier morceau. Violon et flûte nous créent une belle mélodie celtisante, vite rejoints par les instruments metal. Le chant mélodique de la chanteuse, Sara, contraste avec les growls du chanteur, Francesco. Et immédiatement, on pense à un autre groupe : Eluveitie. D’ailleurs, musicalement, ça pulse autant que chez nos bardes suisses. Ce premier titre nous met donc dans de bonnes dispositions.
Le second morceau, "Daphne", est dans le même esprit, entre touches festives amenées par les flûtes (en fait jouées par le synthé j’ai bien l’impression) et le violon et une rythmique qui bétonne. Ce synthé justement qui tient une grande place ("Leviathan", "Pearls Of Suffering", "Dualita", "By Humans Claimed") notamment lors des solos ("Daphne", "Eternal Circle"), ce qui démarque tout de même pas mal ces Italiens de leurs voisins Eluveitie qui, eux, n’en utilisent pas. Autre différence notable : ce chant féminin que l’on retrouve ici sur chaque morceau, à part égale (au minimum) avec le chant masculin.
Dans l’ensemble, on trouve de bonnes choses parmi ces onze titres. "Seven Months", "Daphne", "Eternal Circle" ou "Torn Banners" me laissent une très bonne impression.
Quelques morceaux toutefois me semblent moins captivants comme "Leviathan" (le chant de la chanteuse y est un peu pénible et la partie centrale au synthé sonne trop prog à mon goût) ou "Pictures Of Life", placée au milieu de l’album, qui est une ballade acoustique entièrement chantée par Sara et qui n’apporte pas grand chose je trouve, en plus de casser le rythme.
Après, et toujours pour comparer avec Eluveitie dont le style se rapproche tout de même pas mal, je trouve qu’il manque encore quelque chose à ce groupe pour passer à la vitesse supérieure. Le chant féminin par exemple est perfectible car un peu trop monocorde. Et les sonorités des flûtes sonnent trop artificielles, c’est dommage. Des petits défauts à corriger à l’avenir…

Artaius nous propose un album sympathique à défaut d’être renversant. On passe un bon moment à son écoute. Il leur reste encore du chemin pour arriver à nous captiver autant qu’un Eluveitie mais nul doute que ces Italiens sont sur la bonne voie. A découvrir.
14 / 20

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Invictus
Invictus
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Du bon Death Metal de la part du batteur de Nile !, 23 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Invictus (CD)
George Kollias est un batteur d'origine grecque qui a contribué à l'oeuvre de plusieurs combos dont les plus connus sont Nightfall (deux albums), Tyr (un album), Sickening Horror (un album) et surtout Nile avec sa participation aux quatre derniers albums du groupe.
Dans sa bio, on apprend qu’il a commencé à jouer de la batterie à l’âge de douze ans, en reprenant ses groupes préférés de l’époque, Sepultura et Slayer. Puis il prend des cours, il peaufine sa technique. Ses modèles sont alors Dave Lombardo, Lars Ulrich, Richard Christy, Gene Hoglan, Paul Bostaph, Igor Cavalera et Pete Sandoval. Bref, les meilleurs batteurs de Thrash et Death. Aujourd’hui, en plus de Nile, il donne aussi des cours et fait pas mal de clinics. Il a même écrit un livre, "The Odyssey of Double Bass Drumming".

Batteur est souvent un rôle ingrat dans un groupe. Derrière tous les autres sur scène, planqué par son kit, rarement sollicité pour la composition, il en est pourtant une pièce maîtresse, surtout dans notre style musical préféré. Certains batteurs éprouvent donc des envies de liberté artistique. C’est le cas de George qui nous propose aujourd’hui son premier album solo. Alors, je vous entends déjà, un album solo d’un batteur, ça va vite être pénible. Ca peut. Mais pas là. George a choisi de ne pas proposer un album instrumental. Et il s'agit vraiment d'un album solo dans le premier sens du terme puisque George a composé seul tous les morceaux, il joue de tous les instruments et il chante. Un vrai Remy Bricka ! Mais version Death Metal, car "Invictus" est un album de Death Metal de la première à la dernière note. Notre homme-orchestre a toutefois pensé à inviter quelques amis, des membres de Nile et de la scène Metal grecque (Nightfall, Rotting Christ, Firewind, Cerebrum).

Musicalement, ce n’est pas parce que Kollias fait partie de Nile qu’il nous sert un album de Brutal Death technique. George nous livre un disque de Death que l’on va qualifier de classique dans ses structures mais moderne dans ses sonorités, globalement bien rapide, avec quelques touches mélodiques sur les solos notamment.
Les percussions sont bien sûr à l’honneur, notamment sur les intros. Tribales au début de "The Passage", indus sur "Aeons Of Burning Galaxies", roulements énormes de double ("Epitaph")…
Sans tomber dans la démonstration stérile, George nous réserve quelques plans quand même bien alambiqués ("Aeons Of Burning Galaxies") et du blast-beat en veux-tu en voilà. Je ne vais pas entrer dans le détail technique de son jeu, déjà parce que je ne suis pas spécialiste en batterie et surtout parce qu'on s'en moque un peu, non ?
Au niveau jeu de guitare et voix, il n’est pas ridicule non plus. Le riffing rythmique est toutefois assez simple, c’est évidemment la batterie qui est à l’honneur sur l'album. Ce riffing un peu répétitif rend quelques-uns des morceaux, notamment les plus rapides, un poil linéaires. C’est pourquoi j’ai une préférence pour "Voices", un titre bien plus lourd et sombre, ambiance "Puritania" (le morceau de Dimmu Borgir). Ce titre est une tuerie ! Je suppose (car je n’ai pas plus d’indication là-dessus) que les solos ont été laissés aux invités. Je n'ai pas le détail des interventions, je sais juste que c’est Mike Papadopoulos (guitariste de Cerebrum) qui joue celui du dernier morceau, le fantastique "Buried Under The Flames", avec ses choeurs religieux en intro et son rythme bien pesant là aussi. Autre tuerie de l'album.
Il y a tout de même un titre instrumental, "Apocalypse", assez différent du reste car plutôt ambient, où George joue des percus et où des synthés viennent jouer la mélodie. Le morceau est, je dois dire, assez réussi et aère l’album.
La production de l’album met bien en valeur son travail : c’est propre, net et sans bavures.

Cette première escapade solo de George Kollias est plutôt une bonne surprise. Il nous propose ici dix morceaux (onze avec l’intro parlée) d’un Death Metal moderne et inspiré qui passe tout seul, pour peu qu’on aime le style, évidemment. Aucun titre n’est dispensable et on a notamment deux titres particulièrement excellents qui valent à eux seuls que l’on jette une oreille attentive sur son album. Avis aux amateurs de batterie / percussions et de Death Metal !
16 / 20

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Sol Invictus
Sol Invictus
Prix : EUR 13,99

13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Retour très attendu... et très réussi !, 18 mai 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
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Faith No More. Groupe phare du metal dans les années 90, un combo novateur, visionnaire, surprenant qui se sépara en 1998, après avoir livré un dernier album, leur sixième, sobrement intitulé "Album Of The Year".
En 2009, le groupe se reforme pour une série de concerts et festivals. On commence à croire à un nouvel album… qui ne vient pas. Déception. Faith No More ne semble pas vouloir donner suite à cette reformation, les déclarations des membres sont assez ambiguës, on n’y croit plus. Entre 2012 et 2014, c’est silence radio. Puis, l’espoir renaît quand le groupe joue deux nouveaux titres sur scène le 4 juillet 2014, en première partie de Black Sabbath. A la suite de ce concert, Faith No More annonce que le processus de créativité est relancé et qu’un nouvel album verra le jour en 2015.

On y est ! Le groupe reprend exactement où il s'est arrêté, avec le même line-up que sur "Album Of The Year" (1997), à savoir Mike Bordin à la batterie, Billy Gould à la basse (les deux membres fondateurs), Roddy Bottum aux claviers, Mike Patton au chant et Jon Hudson à la guitare, qui n’a enregistré que ce dernier disque avec le groupe. J'aurais bien sûr aimé un retour de Jim Martin (qui officiait sur les deux joyaux du groupe, "The Real Thing" (1989) et "Angel Dust" (1992) mais bon, on ne peut pas tout avoir... et apparemment, le contentieux entre les protagonistes était (et est toujours ?) trop sérieux.

Ce n’est pas sans une certaine fébrilité que j’entame l’écoute de ce nouvel album, dix-huit ans après la sortie de leur dernier disque. J’ai adoré Faith No More dans les années 90 et le risque d’être déçu existe forcément, même si j’ai confiance en leur faculté à composer des morceaux assez envoûtants.
Petit piano tranquille, batterie en roulements façon jazz, Mike chante calmement, le refrain est à peine plus énergique… l'album démarre très sobrement par le titre éponyme. Une petite mise en bouche signée Faith No More dans son style bien à part, avant que les choses sérieuses ne commencent. Et elles commencent avec le titre suivant, "Superhero". La grosse basse de Billy Gould est aux avant-postes, Patton commence à lâcher les chevaux avec ses cris de sauvages dès le début du titre, plans de batterie extravagants de Mister Bordin (n’attendez pas ici une batterie qui fait boum boum boum boum) et toujours ce petit piano tranquille qui amène le côté posé à la composition pendant que les autres envoient la sauce. La guitare, qui n’a jamais été l’élément principal de la musique du groupe mais qui fait partie d'un tout, complète l’ensemble et nous gratifie tout de même d'un solo. Je retrouve bien là mon Faith No More, celui des albums précédents. Ce titre me rappelle même l’album emblématique "Angel Dust". Ca démarre donc très bien.
Sans entrer dans le détail de chaque titre, chose compliquée avec Faith No More, sachez que le groupe a gardé son potentiel à nous sortir des morceaux qui sont tout sauf linéaires. Au programme, quelques titres bien déjantés comme "Rise Of The Fall" ou "Separation Anxiety". Ce dernier est redoutable, on y retrouve un Mike Patton qui nous sort le grand jeu. On est carrément rassuré, il n’a rien perdu de ce qui faisait sa particularité il y a une vingtaine d'années, il est au top du début à la fin de cet album ! Il se met d'ailleurs au rap sur les couplets de Mo****er, ce qui nous rappelle (si besoin était) que ce groupe fut l’un des précurseurs dans le mélange des genres.
D’autres morceaux d'apparence plus calme au début peuvent se révéler au final bien barrés ("Sunny Side Up", "Black Friday"). Avec Faith No More, attendez-vous toujours à l'inattendu ! Et pour terminer la visite de ce "Sol Invictus", vous passerez par le titre où la montée en puissance se fait crescendo ("Matador" – excellent morceau !) et finirez calmement, comme cela a commencé, avec une compo qui reste assez cool du début à la fin ("From The Dead").
En trente-neuf minutes (que c’est court !), Faith No More nous fait faire le tour du propriétaire. Comme à leur habitude, les Américains nous livrent un album varié, les ambiances changent, parfois western ("Rise Of The Fall", "Cone Of Shame"), un brin orientales ("Superhero") ou piano bar (le titre éponyme). Je trouve (mais c’est peut-être à cause de sa durée) que "Sol Invictus" propose globalement moins de fantaisies que les albums précédents, moins de folie aussi, on sent un groupe plus sage (c’est sans doute la sagesse de l’âge).

Un album de Faith No More ne s’apprivoise pas totalement au bout de trois écoutes, surtout en streaming, temps dont j’ai disposé pour écrire cette chronique. Il me reste encore des subtilités à découvrir, c'est certain. Toutefois, je peux déjà affirmer que les Américains signent leur retour avec un très bon album. Je n'en attendais pas moins d'eux, c'est vrai, mais c'est tout de même plus rassurant d'en avoir la preuve par l’écoute !
Ceux qui ont aimé ce groupe doivent se procurer ce "Sol Invictus", ça me paraît obligatoire. Ceux qui ne le connaissent pas encore ont tout intérêt à le découvrir très vite, en tout cas avant leur prestation au Hellfest, qui s'annonce forcément comme l'un des grands moments de l'édition 2015 ! Vous voilà prévenus.
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Arrival
Arrival
Prix : EUR 15,99

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le voyage continue..., 18 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Arrival (CD)
Et revoilà déjà les gamins de Vintage Caravan, dont je vous avais dit le plus grand bien en début d'année dernière par le biais de la chronique de leur second album, "Voyage".
Enfin, quand je dis "déjà", il faut mettre un bémol. Car ce fameux album, réédité par Nuclear Blast début 2014 datait en fait de 2012. Donc, finalement, nos trois jeunes musiciens ont eu pas mal de temps pour nous concocter ce nouvel opus.

Peu de changement pour ce groupe islandais depuis le dernier épisode. Il est toujours constitué d’un trio avec Óskar Logi à sa tête (chant, guitare et composition de quasiment tous les morceaux), Alexander Örn à la basse et Gudjón Reynisson à la batterie.

Vous aviez aimé "Voyage", ses ambiances seventies bien retranscrites, sa musicalité, son aura psychédélique ? Eh bien, je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, vous allez forcément adorer celui-ci. Aucun changement notable dans la démarche du groupe depuis le premier album. On retrouve sur "Arrival" tous les ingrédients qui faisaient le charme de leur précédent album. Nos trois lascars n’ont de toute façon pas eu envie de changer quoi que ce soit à leur musique.
Vous aurez remarqué de toute manière que dès l'artwork, on sent bien que le groupe islandais n'a pas eu franchement envie de s'éloigner de ses influences seventies. Les couleurs, le style, le thème (toujours spatial)... on est en quelle année déjà ? On y retrouve aussi la roulotte du premier album, tiré par les deux ours. On peut aussi voir une continuité entre les titres des deux albums, "Voyage" et "Arrival" : après le voyage intergalactique, voici l’arrivée, dans un endroit tout aussi spatial... et psychédélique.

Les deux premiers morceaux sont assez monstrueux. On retrouve avec plaisir ce son hyper daté mais toutefois remis au goût du jour pour que ça sonne tout de même bien puissant. Il y a un groove assez irrésistible qui se met en place dès les premières mesures de "Last Day Of Light" et le très immédiat "Monolith" qui suit est le titre idéal pour devenir un single. On est scotché dès la première écoute.
Le refrain du dynamique "Babylon" (qui ferait aussi un très bon single), martelé de cette manière, me fait vaguement penser à autre chose mais je n’arrive plus à me souvenir quoi. Même chose pour "Shaken Beliefs". The Vintage Caravan n’a rien inventé, c’est sûr, on sent évidemment que ce groupe puise pleinement ses influences dans le Rock de la fin des années 60 / début des années 70, entre proto Hard Rock, Blues Rock et Rock Psyché. Comment ne pas penser à Grand Funk Railroad, Cream, Blue Cheer et tous ces groupes en écoutant ça ? Mais tout est parfaitement digéré et les Islandais y ajoutent leur patte avec un côté bien plus heavy qui laisse toutefois une grande place à chaque instrument. La basse par exemple est toujours aussi audible, c’est même elle qui fait le premier solo sur le morceau "Carousel". L'aspect psychédélique de leur musique reste aussi d'actualité avec par exemple le passage central du morceau "Sandwalker".
La semi-ballade "Eclipsed", tout comme "Do You Remember" sur l’album précédent, nous montre que ce groupe est à l’aise aussi bien pour composer des titres touchants que plus percutants. De même, la première partie de "Innerverse" est magnifique de feeling, avant que le titre ne s’emballe sur la partie instrumentale (pour un échange de solo synthé / guitare digne du pourpre profond). Le jeune Óskar Logi est vraiment très habile de ses doigts et nous sort des solos incroyables tout au long de cet album. C’est évidemment lui qui est particulièrement à l’honneur tout au long de ces dix nouvelles compositions.
Comme sur l’album précédent, on termine par un titre assez long, "Winter Queen", de presque neuf minutes. Moins long toutefois que "The Kings Voyage" qui durait douze minutes, moins psyché aussi mais doté encore une fois de solos spatiaux.

Second album qui parvient jusqu’à nous (rappelons qu’ils ont un premier album paru en 2009 qui est resté coincé en Islande) et second voyage dans le temps et l’espace. The Vintage Caravan a l’art de nous concocter des morceaux intemporels, que l’on croirait avoir été écrits il y a quarante ans (ce qui est tout juste la moitié de leur âge !). Ces gars-là ont réussi à donner à cette musique, pourtant bien ancrée dans le passé, un côté moderne en la dotant d’un son actualisé tout en préservant son côté vintage. Chapeau !
Ce sera donc encore un coup de coeur cette fois-ci, même si l’effet de surprise est passé, car ce Arrival le mérite autant que son grand frère.
17 / 20

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Songs from the black hole
Songs from the black hole
Prix : EUR 20,00

4.0 étoiles sur 5 Reprises à la sauce Prong., 13 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Songs from the black hole (CD)
J'ai toujours eu du mal à définir exactement la musique de Prong.
Thrash ? Indus ? Punk ? Il y a un peu de tout ça, non ? Eh bien voilà un album qui va éclairer ma lanterne puisqu'il s'agit d'un album de reprises. Le trio américain composé de Tommy Victor (chant, guitare), Tony Campos (basse) et Alexei Rodriguez (batterie) a en effet décidé de rendre hommage à ses influences.

Après une dizaine d'albums studio et après les très bien reçus par la critique "Carved Into Stone" (2012) et "Ruining Lives" (2014), le groupe s'offre une récréation discographique.
Sur cet album, on trouve dix reprises de groupes ayant influencé Prong, dans des styles parfois assez éloignés comme vous allez pouvoir en juger.
Première référence évidente toutefois, le Punk. Ce style est largement le plus représenté à travers un titre de Discharge ("Doomsday"), un de Black Flags ("The Bars"), un de Adolescents ("Kids Of The Black Hole") ainsi que plusieurs reprises de groupes évoluant dans un registre influencé par le Punk (Punk Rock, Hardcore). On croisera donc également du Bad Brains ("Banned In DC"), Butthole Surfers ("Goofy’s Concern"), Hüsker Dü ("Don't Want To Know If You're Lonely") et Fugazi ("Give Me The Cure"). Le groupe nous livre des versions énergiques (elle l’étaient déjà au départ ceci dit, il aurait été dommage de dénaturer cet aspect) et a redonné à ces morceaux une touche de modernité bienvenue (il faut dire que la plupart date des années 80). La voix de Tommy Victor est toutefois moins marquée Punk que celles des chanteurs originaux. Dans cet échantillon Punk/Hardcore, j’ai une petite préférence pour "Doomsday" (de loin, le titre qui bastonne le plus du lot), "Don't Want To Know If You're Lonely" et "Goofy’s Concern".
Le côté indus que l’on a retrouvé chez Prong à une époque est aussi présent par le biais de la reprise de "Seeing Red" de Killing Joke, tiré d’un album assez récent ("Killing Joke 2", 2003). Encore une fois, cette version à la sauce Prong est plutôt réussie.
Ici sont donc réunies les références les plus évidentes.
On sera sans doute un peu plus étonné par les deux reprises restantes. Surpris sans doute de retrouver ici du Sisters Of Mercy (avec "Vision Thing"), encore que le groupe britannique soit très souvent cité (et repris) par des groupes d’horizons très différents (Paradise Lost, Kreator, In Extremo…). Mais la plus grosse surprise, c'est cette reprise de "Cortez The Killer" du rocker Neil Young qui clôt cet album. Tommy Victor s’est fait un petit plaisir car au niveau guitare, c’est le morceau qui en offre la plus belle démonstration. On découvre aussi un chanteur qui sait faire passer une émotion. Bravo pour la prise de risque et pour la version que nous livre le groupe !

En règle générale, je ne suis pas très fan de l’exercice des reprises, mais il faut reconnaître que certains groupes savent mieux que d’autres s’approprier des morceaux qui ne sont pas les leurs. Je pense bien sûr à Metallica (les reprises compilées dans leur "Garage Inc.") ou Ministry (compilées sur "Cover Up"). Et je trouve que Prong s’en sort plutôt bien dans cet exercice. Le fait que les morceaux ne soient pas hyper connus pour la plupart joue aussi en faveur de l’intérêt de cet album qui est donc une bonne surprise… en attendant le prochain véritable album du trio.
15 / 20

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Requiem for apocalypse
Requiem for apocalypse
Prix : EUR 15,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un troisième volet bien plus abouti !, 12 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Requiem for apocalypse (CD)
"Opera Of The Ancient War Spirit" de Daemonium, ça vous rappelle peut-être quelque chose ? En 1993, si vous étiez un lecteur assidu des premiers numéros de Metallian, vous êtes forcément tombés sur les pubs Adipocere qui vantaient cet album, une combinaison quasiment inédite alors de Black Metal et musique orchestrale, on parlait même d'Opéra extrême. Forcément alléchant ! Comme beaucoup, je l'avais acheté (le pouvoir de la pub !). Et comme beaucoup, j'avais été très déçu. Déjà parce que la production de l'album, vraiment pitoyable, gâchait tout. Ensuite, opéra extrême... il faut le dire très vite. Pas franchement extrême puisque du black metal, on n'en entendait pas des masses sur cet album (qui était plus à considérer comme un EP, puisqu'il durait à peine une demi-heure) majoritairement ambient. Et pas opéra non plus ; du moins, pas la définition que j'en ai... je ne dis pas qu'il n'y a pas un public pour ce genre d'album, mais ça ne me correspondait tout simplement pas.
Lord Vincent, le responsable de ce one man band, donna une suite à ce premier jet sous le nom de Akhenaton cette fois-ci, deux ans plus tard. Un album plus long ("Divine Symphonies", toujours chez Adipocere), dans le même esprit musical, avec passages black metal (peu) sur une musique majoritairement ambient et orchestral, un peu mieux produit (mais pas tellement plus). Un album écouté mais pas acheté, malgré les pubs de nouveau alléchantes. On ne se fait avoir qu’une fois…

Après Daemonium et Akhenaton, Sangdragon est donc le troisième (et dernier ?) volet de cette aventure musicale (on note la continuité dans le style du logo du groupe). Vous allez me dire que je suis un peu maso de tenter de chroniquer ce troisième album en n'ayant pas apprécié les deux premiers. C'est pour le descendre ? Pas du tout... Car, de toute évidence, il y a eu du changement. Il faut dire que près de vingt ans se sont écoulés entre le second volet et celui-ci. Et en vingt ans, il s'en passe des choses !
Déjà, première chose et pas la moindre puisque c'est ce qui m'avait gêné sur le premier volet, le son est bon (Stéphane Buriez de Loudblast a été appelé en renfort pour la production). Il n’apparaît pas complètement aplati comme il l'était avant.
Second point, le projet n'est plus un one man band mais un vrai groupe avec de vrais musiciens. Lord Vincent est au chant et il est épaulé par Edouard Verneret (claviers), Matthieu Asselberghs (Nightmare) à la guitare et Will Hien à la basse. On a aussi une vraie batterie cette fois-ci, tenue par Régis Cognard.
Et est-ce la raison du troisième changement ? La musique !
En effet, ce troisième volet est bien plus marquée par le Metal que les deux premiers. On pourrait même dire que c'est l'opposé, tant les parties metal sont majoritaires et en avant alors les parties ambient sont reléguées au second plan.
J’ai pourtant cru qu’on repartait sur les mêmes bases avec l’intro de deux minutes faite de chœurs en latin sur un fond ambient / orchestral, un peu comme sur les deux volets précédents où il fallait attendre cinq minutes avant d’avoir le son d’une guitare électrique. Mais ici, ce n’est que l’intro qui lance l’album. Car derrière, on trouve des morceaux d’un vrai Black/Death Metal qui déchire, avec des choeurs ici et là qui habillent parfaitement les titres (gros travail sur les choeurs, on se croirait parfois chez Epica). On rencontre aussi quelques voix féminines qui viennent régulièrement mettre un peu de relief à l’ensemble. Quelques titres me font penser à l’esprit du Septicflesh, époque "Ophidian Wheel" / "A Fallen Temple" notamment ("Deep Dark… Descent", "The Silent Plague"). Du très bon, quoi !
Les bonnes idées fusent sur chaque morceau, on ne reste pas cantonné dans un seul style musical du début à la fin. Illustration avec "Father Of All Kings", un titre plus heavy que black avec pas mal de variations, entre guitare hispanisante, chœurs médiévaux du plus bel effet et solo de guitare bien sympa. A mon avis, le moment fort de cet album.
Il reste bien sûr des traces de l'esprit des deux premiers volets comme sur le morceau "Krakenfyr", le seul de cet album entièrement ambient / orchestral ou sur la première partie de "Thy Foe's Funeral". Mais quand ce n'est pas sur toute la durée d'un album, ça passe bien mieux. On trouve aussi quelques ambiances médiévales ("Winged Blade", "Father Of All Kings" évoqué plus haut) et orientales ("Krakenfyr") qui viennent enrichir le propos et font le lien avec l’œuvre précédente.

Oubliez donc ce que vous saviez / aviez écouté de Daemonium et Akhenaton. Si comme moi, vous avez boudé les deux réalisations précédentes pour les raisons citées plus haut, il n’y a plus de raison de le faire aujourd’hui. Car si ce "Requiem For The Apocalypse" en est la continuité au niveau du concept, il peut être considéré comme l’album d’un tout nouveau groupe, bien plus professionnel.
En revanche, si vous aviez apprécié ou si vous ne connaissez pas les œuvres précédentes, vous pouvez vous ruer sur cet album sans aucune appréhension, la qualité est là !
16 / 20

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