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Contenu rédigé par orion
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Commentaires écrits par
orion (Vinland)
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Extermination
Extermination
Prix : EUR 15,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le corbeau est en forme !, 12 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extermination (CD)
Allez hop, encore un vieux de la vieille qui reprend du service !
Bon OK, Raven, ils ne se sont jamais vraiment arrêtés. Depuis 1981, date de leur premier album en pleine vague NWOBHM, ils ont sorti des albums plus ou moins régulièrement : sept dans les années 80, trois dans les années 90 et trois encore en comptant celui-ci depuis 2000, le dernier datant de 2009. On note quand même le ralentissement de la production ; ceci dit, le groupe a été mis un temps en standby à cause de l’accident de voiture de son guitariste en 2001. Mais finalement, on ne les a pas trop remarqués tout ce temps car on ne peut pas dire que, depuis leur heure de gloire (début des années 80 – pensez que Metallica a fait leur première partie !), ils se soient véritablement imposés dans leur catégorie.

Enième tentative donc pour les Britanniques que ce "ExtermiNation" (vous noterez le jeu de mots). Celui-ci sera-t-il enfin le disque qui va les remettre sur les rails ?
Selon le label, ce nouvel album renoue avec la "sainte trinité" des débuts du groupe (les albums "Rock Until You Drop", "Wiped Out" et "All For One"). Ben voyons… ce sont les meilleurs ! Vérifions cela immédiatement (ton narquois).
Eh bien, j’étais très sceptique (vous vous en êtes peut-être rendu compte) mais ça démarre carrément bien avec "Destroy All Monsters" qui fout bien la patate ! On aurait pu éviter la dernière minute du titre à la Manowar (c’est-à-dire le titre qui ne semble pas finir avec cacophonie de guitares et roulements de batterie). Mais comme ça enchaîne sur un "Tomorrow" inspiré lui aussi, un "It’s Not What You Got Fight" sympathique et un "Fight" au riff qui bastonne et au solo décoiffant, on leur pardonne.
Si le groupe n'est plus tout jeune, le line-up d'origine n'a presque pas bougé. C'est un exploit ! Il faut dire que Raven n’est composé que de trois membres, les deux frangins Gallagher (John, au chant et à la basse et Mark, à la guitare) qui sont les membres fondateurs et le batteur Joe Hasselvander, dans le groupe depuis 1987. Bref, nos papys de la NWOBHM sont en grande forme. La preuve encore avec "Battle March Tank Treads" et sa rythmique rouleau compresseur, "Feeding The Monster" qui me rappelle les vieux Saxon, "One More Day" au refrain bien mélodique ou le bien speed "Scream".
Hélas, tout n’est pas aussi prenant jusqu’à la fin. Une poignée de titres, les "Fire Burns Within", "Silver Bullet", "Thunder Down Under", la ballade "River Of No Return" et "Malice In Geordieland" (sur les quinze morceaux, ça ne fait pas tant que ça !), font un peu remplissage ; ce qui me fait dire qu'en enlevant ces quelques titres, l’album (qui dure plus d’une heure) aurait gagné en homogénéité et en qualité. C’est un peu dommage car du coup, on n’évite pas quelques longueurs à l’écoute de ce disque qui comprend pourtant de bonnes choses.

Finalement, "ExtermiNation" est plutôt un bon album dans une discographie très inégale. Le label avait raison...
Sans devenir le disque incontournable du revival NWOBHM (mais y en a-t-il un ?), "ExtermiNation" remplit bien son rôle et nous rappelle que Raven a été, à une époque, un groupe important de la scène Metal anglaise.
14 / 20

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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le retour des violoncelles., 11 mai 2015
Apocalyptica est un groupe en perpétuelle évolution.
Au départ, ce quatuor finlandais composé de violoncellistes se contentait de proposer des reprises (les deux premiers albums). A partir du second album, ils ont commencé à composer leurs propres morceaux. Ils ont ensuite ajouté une batterie à leurs quatre violoncelles (qui sont devenus trois) puis, pour avancer encore, ils ont demandé à des chanteurs guests de venir pousser la chansonnette. On a ainsi vu défiler des musiciens d'horizons divers tels que (entre autres) Till Lindemann (Rammstein), Corey Taylor (Slipknot, Stone Sour), Gavin Rossdale (Bush), Lacey Sturm (Flyleaf), Christina Scabbia (Lacuna Coil), Lauri Ylönen (The Rasmus) et même (cocorico !) des frenchies avec Joe Duplantier (Gojira) et Manu Monet (Dolly).
Toujours dans cette optique d'évolution, cette fois-ci, le groupe s'est offert les services d'un seul chanteur sur tout l’album. Il s'appelle Franky Perez (qui fut notamment chanteur / guitariste des Scars On Broadway et a bossé avec Slash). Et un chanteur attitré, ça amène forcément des changements.

Le groupe ne nous avait pas sorti d’album studio depuis "7th Symphony" (2010), ce qui fait quand même cinq ans. On n'a jamais eu un tel trou entre deux albums du groupe. Ceci dit, nous avions pu patienter avec le live "Wagner Reloaded" qui nous montrait un autre aspect de la musique des nos Finlandais, plus axé sur la musique classique.
Avec "Shadowmaker", retour sur un album plus traditionnel pour Apocalyptica. D’ailleurs, le premier extrait de ce nouveau disque fut le titre "Cold Blood", premier morceau chanté (après la courte intro instrumentale, "I-III-V-Seed of Chaos"), et tout à fait dans la lignée de l'album précédent. On y découvrait donc ce nouveau chanteur, avec une voix très Metal alternatif américain (Stone Sour, Sixx AM…) ; en cela, on n'est pas trop dépaysé avec les anciens titres chantés du groupe.
Mais c'est avec la suite qu'on commence à noter des changements. Le titre éponyme est un long morceau (sept minutes trente), chanté de nouveau, avec de bonnes parties instrumentales sur le break au milieu du titre. C'est un des grands moments de ce nouvel album. Nos violoncellistes s'en donnent à coeur joie. Et là, je trouve que le son des violoncelles parait bien plus "naturel" que sur "7th Symphony", c'est à dire moins saturé, les faisant un peu moins ressembler à des guitares électriques. Puis c'est au tour de "Slow Burn", de nouveau chanté. On dirait qu'Apocalyptica a privilégié les chansons aux morceaux instrumentaux sur ce nouvel album. Cela s'explique évidemment par l’arrivée du chanteur qui, de plus, a pris part au processus de création de l'album. Et ça devient évident si je vous dis qu'il faut attendre le septième titre (le cinquième si on prend l'édition limitée qui comprend deux bonus) pour rencontrer le premier morceau instrumental (en dehors de l'intro), "Riot Lights".
Au total, sur les dix morceaux de l'édition standard, vous aurez droit à deux titres instrumentaux, "Riot Lights" et "Till Death Do Us Part" (trois sur la version limitée qui comprend en plus "Reign of Fear"). Voici donc le gros changement avec ce nouvel album : ce sont les titres chantés qui priment.
Priorité au chanteur donc. Et ce Franky Perez montre une certaine versatilité, chantant de manière assez agressive sur "House Of Chains" alors que sur la jolie ballade "Hole In My Soul", il nous transmet beaucoup d’émotion avec l'aide des violoncelles qui, sur ce genre de morceau, ne sont pas en reste pour faire vibrer l’auditeur). Il en est de même sur le dernier morceau, "Dead Man's Eyes", qui est le plus long de l'album (pas loin des dix minutes) mais c'est un peu un piège car passées les six minutes, ce sont essentiellement des bruitages de cordes frottées jusqu'à la fin du morceau. En tout cas, le fait que ce soit le même chanteur sur tous les morceaux amène forcément bien plus d’unité dans l’album, ce qui était le but recherché, selon les dires de Eicca Toppinen.
Musicalement, "Come Back Down" (second titre bonus) montre que nos Finlandais sont encore très attachés à leurs premiers amours (le gros clin d'oeil à "Master of Puppets" sur les premières notes !). Le reste du titre n'y ressemble toutefois pas. Néanmoins, il arrive qu'au détour d'un passage, on s'aperçoive que l'influence de Metallica reste toujours assez présente dans la composition, notamment des titres les plus lourds du groupe ("Reign Of Fear", "Till Death Do Us Part").

Les fans du groupe ne devraient pas être dépaysés avec ce nouvel album, même s'il contient bien plus de titres chantés que les précédents. Les instrumentaux sont, comme toujours avec Apocalyptica, assez énormes (privilégiez l'édition limitée car le titre "Reign Of Fear" vaut le coup à lui seul). On note quand même que le son a évolué. Le groupe a voulu, je pense, retrouver un son plus naturel et ceux qui avaient été déçus par le son du dernier album, trop "metallisé", devraient en être ravis.
Avec maintenant un batteur et un chanteur dans ses rangs, Apocalyptica nous montre qu’il est un vrai groupe. Reste à savoir si Franky Perez sera également présent sur le prochain album ou s’il n’était l’invité exceptionnel que d’un seul album.
15 / 20

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Awakening the World
Awakening the World
Prix : EUR 10,07

5.0 étoiles sur 5 Perfect Warriors !, 10 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Awakening the World (CD)
Après le succès rencontré par Hammerfall, on a vu proliférer les groupes de Heavy Metal, Power Metal ou True Metal, un peu partout... et surtout en Suède. Dans le lot, certains méritaient l'attention plus que d'autres. Lost Horizon, par exemple.

Lost Horizon a tenté de se démarquer de la masse dès le départ par le look des musiciens et le concept. Et là, ce n’était peut-être pas la meilleure idée qu’ils aient eu. On pense un peu à une sorte de Manowar visuellement (ce qui n’est déjà pas la référence ultime en terme de bon goût) : torses nus, assez baraqués, les peintures de guerre et des capes en plus. Alors bien sûr, tout dépend des goûts ; mais quand même, ça fait vraiment kitsch. Et vous n’avez pas fini de vous marrer, vous allez voir. Le concept, lui, est spatial. Chaque musicien est censé venir de l’espace et il est affublé d’un pseudo à coucher dehors, comme l'instigateur du projet, Transcendental Protagonist (avouez qu'il fallait aller le chercher, celui-là !). Il s'agit en fait de Wotek Lisjcki, guitariste du groupe de Death Metal Luciferion.
On peut voir là un parallèle avec Hammerfall justement, puisque Oscar Dronjak, fondateur de Hammerfall, était aussi guitariste d'un groupe de Death (Ceremonial Oath). L'autre parallèle, encore plus évident, est que Patrick Rafling, Stephan Elmgren et Joacim Cans, tous futurs membres de Hammerfall, ont fait partie du groupe à ses débuts.

Et la musique dans tout ça ? On y vient. Et là, finie la rigolade !
Intro à grand renfort de coups de tonnerre, de vent, d'éclairs (enfin, on pense) et badaboum ! c'est parti ! "Heart Of Storm" vous scotche à votre siège. Le batteur, Preternatural Transmogrifyer (ou plutôt Christian Nyquist, de son nom terrestre) est monté sur double pédale tout du long ou presque. C'est guerrier, c'est épique avec l'utilisation parcimonieuse de synthés. Et rapidement, on se rend compte que le point fort du groupe, c'est son chanteur. Un certain Daniel Heiman, caché sous le pseudo de Ethereal Magnanimus. Ce type a un sacré coffre et il est aussi à l'aise sur les notes aiguës que plus graves.
Boum, re-tonnerre et on déboule sur le second morceau, "Sworn In The Metal Wind". La rythmique est toujours aussi speed, la mélodie toujours présente grâce au chant de Daniel Hei… pardon, Ethereal Magnanimus.
Une petite aération qui sent la ballade mais qui est juste un interlude ("The Song Of Air") et on repart de plus belle avec "World Through My Fateless Eyes". Grosse prestation de Daniel (c’est quand même plus simple que son pseudo) sur ce morceau.
Le ralentissement de l'album, le voici. c'est "Perfect Warrior", un titre au tempo plus lourd mais sur lequel le Daniel semble toujours aussi aérien et voler au-dessus de tout ça. Sur "Denial Of Fate", il utilise un timbre plus médium, sauf sur quelques cris. Musicalement, c'est une orgie depuis le départ. Vous vouliez du Power Metal ? Vous êtes en train de vous en manger une pleine assiette !
Mais tout à coup, surprise : l'intro de "Welcome Back" est hyper mélodique, avec plein de synthé. On dirait presque du Bon Jovi et soudain, badaboum ! Coup de tonnerre et c'est reparti pour une cavalcade effrénée. Même rapide, ce morceau est le plus mélodique de l'ensemble grâce aux superbes lignes de chant de Daniel et le solo de guitare qui n'est pas crado non plus.
Le dernier morceau, "The Kingdom Of My Will", s'ouvre aussi sur pas mal de synthé ; mais après, ça dépote. C'est le morceau épique par excellence. On change plusieurs fois de rythme et de mélodie conductrice. Daniel y pousse des cris quasiment inhumains (les montées dans les aigus ne lui font pas peur).
L'album se termine sur une outro au synthé qui nous donne des sons assez spatiaux, on a l’impression d’assister au décollage d’un vaisseau. Je suppose que c’était l’effet recherché, vu le concept.

Et enfin, le groupe n'a pas fait les choses à moitié. Le livret du CD est en papier glacé avec une photo centrale style Braveheart (en format cinéscope en plus) - peut-être pour nous rappeler que le premier nom du groupe fut Highlander - et chaque musicien a droit à une page (deux pour le chef) pour s'exprimer : remerciements en tout genre, influences, matos dont il se sert, etc... difficile de faire plus complet.

Il ne fallait pas rester bloqué par le côté kitsch de la pochette, du concept et des clichés en tout genre ; ce premier album de Lost Horizon est une sacrée baffe, comme on aimerait en prendre plus souvent dans ce style musical.
Malheureusement, le groupe ne nous offrira qu'un album de plus, "A Flame To The Ground Beneath" en 2003 (presque aussi intéressant), et puis c'est tout. On retrouva Daniel Heiman dans un autre groupe, Heed, quelque temps plus tard. Lost Horizon semble toujours en activité pourtant, mais rien depuis 2003. Alors, il attend quoi, le Transcendental Protagonist, pour nous offrir une suite à ces deux albums dantesques ?

Retrouvez cette chronique sur le site "aux portes du metal" dans la rubrique "back to the past".


The seventh life path
The seventh life path
Prix : EUR 18,99

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un Sirenia plus incisif !, 28 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The seventh life path (CD)
Superbe artwork pour ce nouveau Sirenia. Mais est-ce que le ramage va se rapporter au plumage ?
Résumé des épisodes précédents : un excellent premier album, "At Sixes And Sevens", sorti en 2002. Puis un très bon "An Elixir Of Existence" (2004) suivi d'un un peu trop soft à mon goût "Nine Destinies And A Downfall" (2007). Le tout avec une chanteuse différente par album. La stabilité arrive enfin avec l'arrivée de Ailyn sur "The 13th Floor", de nouveau un album correct. Malheureusement, la suite m'a moins enchanté. Tout d'abord "The Enigma Of Life" (2011) que je trouve bien pauvre puis "Perils In The Deep Blue" (2013), un peu meilleur mais ce n'était pas le retour du grand Sirenia. Toutefois, je suis persévérant et j'espère que ce "Seventh Life Path", septième album du groupe donc, sera enfin l'album du retour en forme.

Pour ce nouveau disque, la troupe de Morten Veland a quitté Nuclear Blast (après quatre albums pour le compte du gros label indépendant) pour retrouver Napalm Records avec qui elle avait réalisé ses deux premiers albums (soit les deux meilleurs). Et si ça sentait le retour aux sources, tout ça ?

"Seti" est une intro de deux minutes, très cinématographique avec plein de choeurs, qui fait bien son boulot, à savoir nous plonger lentement mais sûrement dans l’ambiance de l’album. Sur "Serpent", le premier morceau, Ailyn chante les couplets et Morten intervient pas mal sur les refrains, ce qui n'est pas pour me déplaire. On y croise aussi un solo de guitare pas dégueu.
"Once My Light", le premier single, ce n'est pas mon morceau préféré, mais il faut noter que la version de l'album ici présente est rallongée d'une minute trente par rapport à la version que l'on a pu entendre sur la vidéo. Ces deux premiers morceaux sont honnêtes mais sans plus, ce disque démarre doucement. Mais à partir de maintenant, ça devient sérieux !
Depuis quelques albums, Morten nous réserve un titre chanté par une voix claire masculine. Cette fois-ci, c'est "Elixir". Excellent morceau d'ailleurs, avec une bonne mélodie et un chanteur en voix claire qui assure. Ailyn intervient tout de même sur la seconde partie du morceau.
"Sons Of The North" s'ouvre sur des chants religieux assez traditionnels chez Sirenia puis voilà une basse énorme en avant, rejointe par les autres instruments et les orchestrations. Des choeurs arrivent par paquet de douze. Morten enchaîne sur le couplet et y tient le rôle principal (logique, c'est plutôt lui le "fils du Nord", Ailyn étant espagnole). Elle s'occupe toutefois du refrain. Encore une fois, musicalement, c'est bien construit et pas lassant, les orchestrations sont judicieuses et il y a pas mal de trouvailles tout au long de ses huit minutes trente. Tiens, à propos, il s'agit du morceau le plus long, Morten n'est pas parti cette fois-ci dans un morceau à rallonge qui n'apportait pas grand-chose ("Stille Kom Doden" sur l’album précédent).
Belle entrée en matière aussi sur le titre suivant. Et surprise, c’est de nouveau Morten que l’on entend en premier, Ailyn étant plus présente sur la fin du morceau.
Sans entrer dans le détail des titres suivants, on constate qu’avec ce nouvel album, Morten Veland a choisi de durcir le ton. L’ensemble est plus agressif tout au long de ce nouveau disque des Norvégiens. Morten intervient énormément et finalement, Ailyn se retrouve avoir un rôle complémentaire sur de nombreux titres ("Concealed Disdain", "Insania", l'excellent "The Silver Eye") et non plus celui de chanteuse lead. Et sur cet album, sa voix est plus posée, elle utilise moins le timbre parfois criard de l’album précédent. Voilà qui rappelle en quelque sorte l'époque des premiers Tristania. Du coup, on comprend mieux le choix de "Once My Light" comme single, étant le morceau le plus soft et qui contient le plus de voix féminine.

Avec ce "Seventh Life Path", Sirenia a retrouvé cet équilibre growls masculins / voix féminine qui n'était plus d'actualité depuis quelques albums. Certains regretteront peut-être ce retour à un style plus agressif. Moi, je fais partie de ceux qui trouvent que c'est la bonne piste à suivre. D’autant que, rassurez-vous, Sirenia garde un aspect mélodique important, avec l’ajout de choeurs très fréquents, des orchestrations virevoltantes et la voix de Ailyn qui vient, sur chaque titre, contrebalancer le côté agressif du chant masculin. "Contemptuous Quitus" par exemple est plus dans l’esprit des albums précédents, avec Ailyn en lead vocal quasiment tout du long. Le second single ? Ca se pourrait, d’autant que le morceau est plus attractif à mon avis que "Once My Light". L’album se termine également sur le très beau "Tragedienne", une ballade essentiellement au piano avec orchestrations (sur l’édition limitée, vous aurez droit en plus à sa version chantée en espagnol) où cette fois encore, Ailyn est seule à intervenir.

Sirenia propose ici un album me semble-t-il plus inspiré (même durée que le précédent, mais à aucun moment je n’ai décroché), plus tonique et plus incisif. Il manque encore quelques titres de la trempe de "Elixir", "Silver Eye" ou "Sons Of The North" pour que la note soit plus élevée. Mais oui, Sirenia est de retour aux affaires !
15 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 30, 2015 12:41 PM MEST


Laguz
Laguz
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Histoire belge..., 16 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Laguz (CD)
A l'origine formé en 1988, Ancient Rites a débuté sa carrière en oeuvrant dans le Black Metal sataniste.
Depuis l'excellent "Dim Carcosa" (2001), le groupe belge s'est orienté vers une musique épique, symphonique et même teintée de passages folk par moments. En fait, la dénomination Black Metal ne collait plus vraiment à la musique du groupe, même si la base musicale restait assez extrême. La thématique avait changé aussi, Gunther Theys, le leader du combo et responsable de tous les textes, puisant dorénavant son inspiration dans les livres d'Histoire.
En 2006 est paru "Rubicon", dans la même veine musicale que "Dim Carcosa", un album relatant des combats épiques à travers les âges. Et depuis ce dernier album, plus rien. Dommage pour tous ceux qui, comme moi, attendaient la suite de ces deux albums particulièrement réussis. D'autant que Ancient Rites est un groupe unique, ils sont à ma connaissance les seuls à oeuvrer dans ce style musical bien à eux.

C'est donc avec un réel plaisir que l'on a appris le retour d'Ancient Rites. Et neuf ans (!) après leur dernier opus, rien n'a changé. Déjà au niveau du line-up, on retrouve les mêmes protagonistes que sur "Rubicon" : Gunther Theys (chant), Erik Sprooten (guitare), Domingo Smets (guitare, basse, claviers) et Walter Van Cortenberg (batterie).

Musicalement, pas de surprise sur ce "Laguz", on retrouve le Ancient Rites qui nous a éblouis sur les deux derniers albums en date. Un Ancient Rites qui maîtrise parfaitement un certain mélange des genres. Illustration dès le premier morceau, "Carthago Delenda Est", qui fait suite à une intro piano, guitare sèche et orchestrations aux consonances orientales. Les arrangements symphoniques sont immédiatement aux avant-postes, peut-être même sont-ils encore plus marqués qu’avant. Le rythme est très rapide. Avec la voix de Gunther, agressive, qui récite plus qu’il ne chante, le groupe devrait ravir les amateurs de Metal Extrême autant que ceux qui apprécient les orchestrations et la mélodie.
Car les mélodies sont bien présentes grâce aux orchestrations et aux solos de guitare. Illustration parfaite sur le titre "Van Gott Entfernt", avec ce petit piano jouant des notes virevoltantes avant que les violons ne se pointent, suivis par tout l’orchestre. La partie metal se met en branle, la mélodie est imprimée par l'orchestre. L'atmosphère est épique. Le tempo est une nouvelle fois très rapide. Et le solo, bien que rapide lui aussi, est assez aérien.
Le track by track est inutile, il n’y a pas une seule faute de goût. Les petites touches folk, peut-être plus légères que sur "Dim Carcosa", ne sont toutefois pas oubliées ("Legio V Alaudae", "Frankenland").
Cela nous donne huit morceaux bien denses, entre orchestrations qui occupent bien l'espace et instruments metal qui impriment un tempo bien speed tout au long de l’album sauf sur le dernier titre, "Fatum (III Fate/Noodlot)". Un petit morceau bien teinté folk pour le coup, acoustique et orchestral, un peu comme le morceau "Dim Carcosa" qui concluait l'album du même nom.

Pas l’ombre d’une déception à l’écoute de ce nouvel album des Belges, neuf ans après "Rubicon". L’album loupe les cinq étoiles de peu car je trouve qu’il manque un peu de l’audace que l’on trouvait sur "Dim Carcosa", au niveau des choeurs et des arrangements folk notamment. Ceci étant dit, le groupe n’a rien perdu de son inspiration et on espère juste qu’il ne faudra pas encore attendre une dizaine d’années avant de voir arriver l’album suivant.
16 / 20

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American Dream Died
American Dream Died
Prix : EUR 16,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 NYHC... what else ?, 9 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : American Dream Died (CD)
Agnostic Front, ce n’est pas aux fans de Hardcore que je vais l’apprendre, c’est du lourd ! Le groupe a vu le jour à New York en 1982, fondé par Roger Miret (chant) et Vinnie Stigma (guitare), toujours là aujourd'hui. Ces gars sont tout simplement les fondateurs du Punk Hardcore américain (le fameux NYHC). Autant dire qu'un nouvel album de ce groupe est toujours un événement dans le petit monde du Hardcore.

Seize morceaux, vingt-huit minutes. Les forts en maths ont fait un rapide calcul : ça donne une moyenne d’une minute quarante-cinq par morceau. Ca ne va pas rigoler !
L’album est court (très court !) mais propose tout de même une intro de deux minutes à grand renfort de sirènes, de messages radio... on est bien dans du Hardcore revendicatif. Oui, ça ne va pas rigoler !
Colère, rage, revendications… voilà le moteur de ce groupe. En seize chapitres (quinze si on enlève l'intro), les New-Yorkais nous donnent ici une vraie leçon de Punk Hardcore intense. Ca démarre d’ailleurs sur un tempo explosif avec le titre éponyme et le bien agressif "Police Violence" avec son refrain ponctué de gros "FTP!" (je vous laisse chercher la signification). "Police Violence" ou l'art d'être efficace en une minute chrono.
A côté de morceaux hyper vite torchés comme ce "Police Violence" ("Only In America", "Enough Is Enough", "I Can’t Relate", "Reasonable Doubt") on trouve aussi des compos qui prennent un peu leur temps comme "Test Of Time" ou la mélodique "Never Walk Alone" (presque trois minutes, un record !) et ses "Hey! Hey! Hey!" et "Oh! Oh! Oh!" qui vont bien. Ce titre me fait penser à du Bad Religion – pas sûr que les fans de Hardcore apprécient la comparaison. Sur ce morceau, on retrouve des potes de passage : Freddy Cricien de Madball – qui produit aussi l’album -, Lou Koller de Sick Of It All et Toby Morse de H2O.
Le propos est donc varié. On n'oublie pas les refrains bien fédérateurs (Old New York, "Just Like Yesterday"), les riffs qui décalquent ("Social Justice", "Attack!"), du tempo bien lourd ("A Wise Man") ou même du solo bien mélodique ("Just Like Yesterday").
Ce que je n’aime pas généralement avec le Hardcore, c’est l’impression de redite, de morceaux toujours calqués sur le même modèle. Je n’ai pas cette impression avec ce "American Dream Died". Il faut dire qu’en même pas une demi-heure, on n’a pas trop le temps de trouver des répétitions ou des longueurs. C’est l’avantage de l’inconvénient (la durée).

Trente ans après leurs débuts, les parrains tatoués du Hardcore sont toujours debout, en forme et plus remontés que jamais. "The American Dream Died" m’a convaincu, moi qui ne suis pas adepte de Hardcore. J’espère qu’il saura convaincre aussi les spécialistes du style. Mais à vrai dire, je ne suis pas trop inquiet à ce sujet.
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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 21, 2015 10:44 AM MEST


On Lonely Towers
On Lonely Towers
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un nouveau chanteur et un virage plus progressif., 31 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : On Lonely Towers (CD)
Barren Earth, le "super groupe" finlandais, nous revient en cette fin mars avec sa nouvelle offrande.
Petit rappel historique : le groupe s'est formé en 2007 autour de Olli-Pekka Laine (basse - ex-Amorphis) et Marko Tarvonen (batterie - Moonsorrow). Les ont rejoints Sami Yli-Sirnö (guitare - Kreator), Kasper Mårtenson (claviers - ex-Amorphis également), Janne Perttilä (guitare - Rytmihäiriö) et Mikko Kotamäki (chant - Swallow The Sun, Kuolemanlaakso). Après deux albums, ce dernier a laissé sa place à Jón Aldárá au chant. C'est en outre le seul changement dans le line-up du groupe, mais pas le moins important évidemment. Changement aussi au niveau du label, le groupe passe de Peaceville à Century Media.

Le premier morceau est en fait une intro très douce au piano et guitare acoustique, d’une minute trente, qui n’est pas du tout représentative de ce qui suit. "Howl" qui enchaîne directement nous met dans une ambiance early-Amorphis, ce qui ne nous dépayse pas trop puisque les deux premiers albums du groupe côtoyaient par moment cet autre groupe finlandais. On a toutefois droit à un gros ralentissement doom en milieu de titre suivi d’une belle accélération bien death.
On découvre surtout sur ce morceau la voix du nouveau chanteur sur des growls tout d’abord (pas de grande différence à ce niveau-là) puis en voix claire. Et là, rien à voir avec celle de Mikko Kotamäki, elle est plus mélodique, plus aérienne… plus lyrique même. C’est le changement principal sur ce nouvel album.
"Frozen Processions" sonne encore plus Amorphis au niveau des guitares mais la voix de Aldárá amène vraiment quelque chose de très original.
Avec "A Shapeless Derelict", on entre véritablement dans le Doom Metal. C’est d’ailleurs le premier morceau de l’album qui dépasse les sept minutes, les deux précédents étant plus concis. Le titre prend une teinte très mélancolique, du moins sur sa première partie. On note des éléments progressifs sur ce morceau, notamment sur le pont instrumental. Et sur les morceaux qui suivent, tous assez longs (on ne repasse plus sous la barre des sept minutes et deux dépassent même les onze minutes), on retrouve ces influences progressives dans la musique des Finlandais, de manière nettement plus marquée que sur les deux albums précédents. Le groupe déclare avoir réalisé ici son album le plus aventureux, en explorant des territoires bien plus atmosphériques. C’est clairement ça. Un petit piano ouvre "Set Alight", ce titre sonne vraiment progressif. Il faut plusieurs écoutes pour vraiment le cerner. La prestation du chanteur est remarquable, on a là vraiment une nouvelle facette de la musique de Barren Earth. La seconde partie du titre est plus classique, dans le style des Finlandais, avant de terminer comme cela a commencé. Les deux longs morceaux (le titre éponyme et "The Vault") sont évidemment très progressifs aussi dans leur structure, avec de grosses parties instrumentales (solos de guitares, claviers et même basse sur "The Vault".)
Au milieu de cette seconde partie d’album très progressive, on a le morceau "Chaos The Songs Within" qui porte bien son nom et qui est carrément plus rentre-dedans, notamment sur sa partie centrale, où le synthé est très marqué par les sonorités black metal).

Ce troisième disque est donc assez différent des deux premiers, bien plus progressif dans son ensemble même si le début d’album montrait une certaine continuité. On retiendra surtout la prestation du nouveau chanteur, Jón Aldárá, impeccable, qui amène vraiment une nouvelle personnalité à Barren Earth.
16 / 20

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Ungod
Ungod
Prix : EUR 17,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 C'est reparti pour un tour !, 31 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ungod (CD)
Dans la série des résurrections inattendues, je demande Morgoth.

Morgoth. Pour les plus jeunes d'entre vous, pas sûr que ça évoque grand-chose. En revanche, pour les Deathsters qui ont peu de bouteille (j’en suis), ça doit leur rappeler des souvenirs. Ce groupe allemand fut à l'origine fondé en 1987 sous le nom tout d’abord de Cadaveric Smell et jouait à cette époque du Grind évidemment (avec un nom pareil, what else ?). Puis ils prirent le nom de Morgoth quand le chanteur - bassiste Mark Grewe les rejoignit. Ils se tournèrent vers le Death Metal (que l’on appelle aujourd’hui old school) et enregistrèrent deux EP devenus cultes ("Resurrection Absurd" en 1989 et "The Eternal Fall" en 1990). Signés par Century Media (les mêmes qui viennent de les récupérer – au moins, on ne peut pas dire qu’ils dénigrent les groupes avec lesquels ils ont travaillé), ils enregistrèrent deux albums, "Cursed" (1991) et "Odium" (1993).
Puis, changement radical en 1996 avec la sortie de "Feel Sorry For The Fanatics". Le groupe se tourne alors vers une musique plus heavy/indus et délaisse le Death Metal. Certains fans ne leur pardonneront pas. C’est en tout cas le dernier méfait du groupe qui splitte deux ans plus tard.
Aujourd'hui, soit presque vingt ans après son dernier album, le groupe effectue son retour discographique.

Au niveau du line-up, il y a eu des changements depuis cette époque. Le guitariste Carsten Otterbach et le batteur Rüdiger Hennecke, deux des membres fondateurs, ne sont pas revenus. C’est l’ancien bassiste Sebastian Swart qui a repris la guitare, l’autre étant toujours entre les mains de Harald Busse. La basse est maintenant tenue par Sotirios Kelekidis. Le nouveau batteur est Marc Reign (ex-Destruction). Mark Grewe a fait partie de la reformation en 2011 mais a quitté le groupe depuis. C’est le chanteur de Disbelief, Karsten Jäger, qui le remplace. Mais autant le dire tout de suite, ça ne fait pas une grande différence tant celui-ci chante dans le même registre vocal que son prédécesseur. Une bonne grosse voix Death bien écorchée, entre Martin Van Drunen (Asphyx) et Chuck Schuldiner (Death).
D’entrée, cet album me rappelle "Odium". Le chant, le son, les rythmiques puissantes, un peu mécaniques parfois, qui créent un mur infranchissable, les solos inspirés. Tout y est. Etant donné que c’est l’album du groupe que je préfère, inutile de vous dire que je suis ravi ! Vlan, un gros flashback de vingt-deux ans dans les gencives ! C’est reparti comme en 14… enfin, 93 pour le coup. L’impasse est donc faite sur le controversé "Feel Sorry"... On pouvait s’y attendre, mais c’est confirmé dès les premières mesures de "House Of Blood". Du coup, ce retour ressemble totalement à celui de Carcass qui lui aussi, avec son "Surgical Steel" paru il y a deux ans, après une vingtaine d’années de silence, a fait l’impasse sur son dernier album sorti ("Swansong" – en 1995) pour retrouver l’essence death metal de son "Heartwork", paru lui aussi en 1993. Marrant, les coïncidences…
Comme pour prouver cette filiation, le titre éponyme est un instrumental (excellent), tout comme "Odium" l’était sur l’album du même nom. Et nous avons même un autre instrumental, tout aussi excellent ("The Dark Sleep"), plus progressif (dans la lignée du titre "Odium", donc), à la fin de l’album, c’est-à-dire à la même place que ce dernier. Si ce n’est pas fait exprès...
Inutile de tourner autour du pot pendant des lignes et des lignes, "Ungod" reprend exactement où "Odium" s’est arrêté. Tout pareil, je vous dis, avec un son plus actuel évidemment. Pas un morceau ne fait office de remplissage tout au long de ces quarante-six minutes. Autrement dit, cet album fera plaisir à ceux qui aimaient ce groupe et il devrait plaire aussi à ceux qui apprécient le Death Metal old school bien exécuté, efficace, inspiré et bien produit.

Le come back de ce groupe sur la scène Metal ne pouvait pas mieux tomber, le Death Metal old school étant plutôt dans l’air du temps en ce moment. On pourra évidemment discuter de l’opportunisme de la démarche, mais quelle importance finalement ? C’est avec un réel plaisir que j’ai écouté cet album, qui m’a ramené bien des années en arrière. Même si Morgoth ne faisait pas vraiment partie des groupes les plus incontournables du Death à l’époque, devancé par les poids lourds américains et scandinaves, il avait réussi à tirer son épingle du jeu en proposant une musique suffisamment originale et attractive.
Bref, le retour de Morgoth est une bonne nouvelle, c’est en tout cas mon avis et je le partage !
16 / 20

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Endless Forms Most Beautiful 2CD Digibook
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Prix : EUR 16,99

11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Très bon album... mais en deçà de Imaginaerum., 30 mars 2015
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La raison des 4 étoiles est dans le titre. Oui, ce nouvel album de Nightwish est très bon. Il y a même d'excellents morceaux tels que l'agressif "Weak Fantasy", le très celtique "My Walden" ou encore le très beau "Our Decades In The Sun". J'aime bien aussi le surprenant "The Eyes Of Sharbat Gula" qui est un instrumental très calme. Surprenant car on l'aurait plutôt vu figurer sur l'album solo de Tuomas ("Life And Times Of Scrooge") que sur un disque de Nightwish, c'est tout à fait dans le style.
Côté orchestrations, c'est toujours ENORME ("Shudder Before The Beautiful", "The Greatest Show On Earth").
Floor chante très bien, plus dans le style Anette que Tarja. C'est à dire qu'on ne lui a pas demandé de chanter de façon lyrique. On ne l'entendra faire quelques vocalises lyriques que sur le début du titre fleuve, "The Greatest Show On Earth" (24 minutes !). On remarque qu'on entend beaucoup moins Marco Hietala que sur les deux albums précédents. On a par contre un nouvel intervenant, c'est Troy Donockley qui chante sur le début de "My Walden".
Mais car il y a un mais...
Je trouve que dans l'ensemble, cet album est moins inventif que le précédent. On a déjà du recyclage de riff déjà utilisé chez Nightwish ("Shudder Before The Beautiful", "Your Is An Empty Hope", "Alpenglow"). Ces morceaux sont bons mais on ne peut s'empêcher de se dire qu'on a déjà entendu ça quelque part. Je regrette aussi (mais ça, c'est histoire de goût) que le côté celtique ne soit pas plus prononcé. En effet, avec Troy engagé comme membre permanent, je m'attendais à ce qu'il y ait plus d'utilisation d'instruments celtes. Certes, il y en a ("My Walden", le single "Elan", "Edema Ruh", "Alpenglow") mais pas plus que sur "Imaginaerum", finalement.
Et puis il y a le dernier morceau, "The Greatest Show On Earth" évoqué plus haut, qui aurait peut-être gagné à ne pas durer si longtemps. Déjà, il met prêt de 5 minutes à véritablement démarrer. Ensuite, quand on croit que ça démarre enfin, on a un narrateur qui vient parler... S'il le jouent en concert, je sens qu'ils ne vont garder que la partie centrale (entre 5 minutes 50 et 16 minutes 30) qui, elle, pète bien (le refrain notamment est très classe). La suite du morceau est de nouveau très calme, au piano accompagné de quelques orchestrations et flûte et de nouveau le narrateur intervient (c'est un peu long là aussi), ça s'énerve un peu au niveau des orchestrations et on termine sur le bruit des vagues (et le narrateur, encore...) et des bruits d'animaux (qu'on trouvait aussi dans la partie centrale) Bref, vous l'avez compris, sur ces 24 minutes, je retiens surtout les 11 minutes centrales.

Ce n'est donc pas la claque à laquelle je m'attendais. Petite déception... mais petite. Nightwish reste le maître du Metal Symphonique, aucun doute là dessus. Et cet album passera, comme ces prédécesseurs, très souvent sur ma platine.
16 / 20
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Epistemology
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Black cosmique., 19 mars 2015
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Keep Of Kalessin fait ce qui lui plait.
Ce groupe norvégien, né en 1993, a longtemps officié dans le Black Metal. Mais ce serait très réducteur de qualifier aujourd’hui Keep Of Kalessin de groupe de Black Metal. En fait, depuis un moment (l’album "Armada" de 2006), leurs albums sont assez différents les uns des autres, au point qu’il est difficile de deviner de quoi sera fait le prochain. Avec "Reptilian", le dernier opus en date, on était parti sur du Black mélodique et symphonique avec quelques passages en voix claires et même des choeurs. Que va donc nous réserver ce nouvel album, au superbe artwork ?

Après une intro symphonique qui ne nous donne pas trop d’indice sur la suite dans la mesure où quasiment tout le monde, quel que soit le style pratiqué, en propose une, c’est "The Spiritual Relief" qui donne le ton. Si la musique, très rapide, fait bien penser à du Black Metal, au niveau des voix, ça n'a plus rien à voir. Le morceau est entièrement en voix claires, doublées voire triplées (les pistes de voix sont, à mon avis, nombreuses) pour donner l’impression de choeurs. On pense un peu à leurs compatriotes de Enslaved, quand ils utilisent les voix claires eux aussi. Le refrain est assez grandiose. Le pont du morceau fait carrément prog, avec piano et solos de guitare fluides. La claque ce titre ! Si tout l'album ressemble à ce premier pavé (presque dix minutes), ça sent le chef-d'œuvre !
Le second morceau, "Dark Divinity", voit l'arrivée d'une voix moins mélodique, plus dans l'esprit black. Le tempo est toujours hyper rapide. Le premier pont fait très Thrash Metal puis lorgne vers le prog avec partie parlée / synthé et derrière, Obsidian C. attaque un solo de guitare bien mélodique lui aussi. Un second morceau peut-être moins impressionnant que le premier mais tout de même inspiré et incroyablement touffu en bonnes idées.
"The Grand Design" avec son intro prog surprend car c’est finalement un matraquage bien violent qui suit, le groupe revient d'un coup d'un seul sur les terres Black Metal. La fin du morceau est plus mélodique grâce au retour du chant clair (toujours à plusieurs pistes) mais le tempo reste hyper rapide. Comme sur "Reptilian", le chanteur, qui n'est pourtant plus le même (c'est Obsidian C. qui a repris le micro), utilise un large panel vocal. L'album se place d'ailleurs musicalement dans la continuité de "Reptilian", en plus mélodique je trouve.
"Necropolis" me plait moins. Le titre est bien plus linéaire que tout ce qu’on vient d’écouter jusqu’à présent, alors que sa durée dépasse les sept minutes, comme les trois morceaux précédents. Ca n'en fait pas un mauvais morceau pour autant mais il y a tout simplement moins d’idées sur ce titre… c’est qu’on avait commencé à prendre des habitudes ! Je pense qu’il aurait pu durer deux ou trois minutes de moins.
"Universal Core" est le seul morceau qui ne dépasse pas les quatre minutes (l’intro mise à part) et on se doute que ça va speeder à fond les ballons, dans la grande tradition du groupe. Gagné ! Ca blaste à mort du début à la fin. La voix est black sauf sur le refrain. Un bon titre bien "in your face" à ce stade de l'album, c'est nickel !
"Introspection" (morceau déjà connu puisqu'il a fait l'objet d'un EP et la vidéo du titre tourne depuis 2013 sur youtube) dispose d’un refrain assez dément encore une fois, très mélodique. On est à mille lieues du Black des premiers albums avec ce nouvel opus, c’est certain, même si le rythme reste très souvent hypersonique, comme c’est encore le cas sur ce morceau.
Enfin, le titre éponyme (plus de neuf minutes) nous entraîne encore une fois sur un rythme endiablé qui ne faiblit pas. Du moins, jusqu’à une accalmie avec synthé et guitare où, là encore, on se sent plus proche de Pink Floyd que de Dark Funeral. Le redécollage, plus lourd, est encore l’occasion d’envoyer du solo de guitare à foison. Des chœurs se joignent au reste et vont ainsi accompagner la musique jusqu’à la fin du morceau. Là encore, je m’attendais à mieux sur une durée aussi longue. Le morceau reste sympa mais n’est pas aussi percutant que le tout premier. Il n'en reste pas moins que l'album, dans son ensemble, vaut le déplacement.

Black ? Thrash ? Heavy ? Prog ? Tout ça à la fois sans doute. Mais au final, qu’importent les étiquettes, l'important est que Keep Of Kalessin nous livre là un album vraiment intéressant et réussi, même si la fin d’album n’a pas tout à fait répondu aux promesses du début.
Alors, c’est sûr, il va falloir être un peu ouvert d'esprit pour entrer dans ce "Epistemology". Autrement dit, une nouvelle fois, les fans des premiers albums vont être dégoûtés (et ceux qui n’ont pas aimé "Reptilian" peuvent d’ores et déjà passer leur chemin). Mais les autres, ceux qui aiment la diversité et les prises de risques sauront, je pense, l’apprécier à sa juste valeur.
16 / 20

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