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orion (Vinland)
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Origins
Origins
Prix : EUR 20,90

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Helvetios, part 2., 12 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Origins (CD)
Après l'excellent "Helvetios" (2012) et une compilation d'anciens morceaux parue la même année ("The Early Years"), voici "Origins", le nouvel album de nos troubadours suisses. Dans l'intervalle, le groupe a fait peau neuve puisque deux musiciens ont laissé leur place : Meri Tadic (violon) et Simeon Koch (guitares), remplacés respectivement par Nicole Ansperger et Rafael Salzmann (ce dernier était déjà avec le groupe sur la tournée 2013). Ca, c'est pour les changements. Car pour le reste, Eluveitie a essayé de coller au plus près de l'album précédent. En commençant par faire appel de nouveau à Tommy Vetterli (Coroner) pour la production.

Comme à chaque fois avec Eluveitie, l'album est basé sur l'Histoire de la Gaule et du peuple gaulois. "Origins", comme son nom l'indique, parle de l'origine des mythes et légendes gauloises. On a d'ailleurs dans le livret toute une explication du thème de chaque chanson par le leader du groupe, Chrigel Glanzmann (pour les anglophones évidemment).
L'intro narrative débouche sur "The Nameless". Ce premier morceau est tout à fait dans la tradition du groupe, avec rythme rapide, chant agressif de Chrigel (les principes du Death Metal mélodique à la suédoise) et instruments traditionnels (violon, flûtes et hurdy-gurdy) qui se frayent un passage là-dedans. "From Darkness", bien rapide lui aussi, laisse un peu plus de place au instruments folk. On n'est pas dépaysé.
Avec "Celtos", on retrouve avec plaisir la voix de Anna Murphy qui accompagne celle de Chrigel sur le refrain. L'ambiance est nettement plus folk, plus dansante même. Je ne serais pas surpris que ce soit la relecture d'un titre traditionnel comme ce fut le cas avec "Inis Mona" et "Luxtos", mais je n'arrive pas à reconnaître l'original.
A partir de là, le côté folk prend le dessus, l'agressivité est un peu plus en retrait, notamment le très mélodique "The Call Of The Mountains" chanté entièrement par Anna (qui rappelle un peu "A Rose For Epona" dans l'esprit).
Après cette petite respiration, on revient à du plus brutal avec "Sucellos" et "Inception" mais les passages folk et les choeurs (sur "Sucellos" notamment) aèrent bien le propos et amènent un peu de fraîcheur au sein des morceaux.
Avec "Vianna", c'est le retour de Anna en lead vocal. Le refrain est appuyé par Chrigel. J'aime beaucoup cette diversité que le groupe n'hésite plus à placer au sein d'un même album. On sent que le groupe, devant le succès rencontré par "Helvetios", a compris qu'il était de son intérêt de varier ainsi les plaisirs, tout en ne reniant pas l'agressivité ("The Silver Sister" qui suit est encore là pour le démontrer). "King" suit également cette logique, entre des couplets et un refrain corrosifs et un break celtique en milieu de morceau, inspiré lui aussi d'un air traditionnel connu mais passé à l'accélérateur.
Quelques choeurs guerriers en introduction de "The Day Of Strife", d'autres choeurs plus mélodiques parsèment le titre "Carry The Torch", une fin d'album narrative... "Origins" reprend parfaitement la recette de "Helvetios", si bien qu'on pourrait presque parler d'un "Helvetios part 2". Je regrette quand même toujours de ne pas entendre Anna un peu plus, sa voix étant parfaite pour ce genre de musique.

Pour une fois, je peux vous parler de l'édition limitée. Celle-ci, en format digibook, contient un DVD avec les deux nouvelles vidéos du groupe ("King" et "The Call Of The Mountains"), une interview de Chrigel sur les thèmes de ce nouvel album et trois titres en live : "The Uprising", "Uxellodunon" et "Havoc" au Feuertanz Festival. L'occasion de (re)voir une dernière fois Meri Tadic sur scène avec le groupe.
On retrouve donc globalement le même contenu que sur le DVD bonus de l'édition limitée de "Helvetios" et celle de "Everything Remains"... c'est dommage, Nuclear Blast pourrait faire l'effort de proposer quelque chose de différent : un concert complet par exemple. Si on veut vraiment donner de la plus-value à ces éditions limitées, je pense qu'il est nécessaire à un moment donné de faire preuve d'un peu d'originalité et de créativité.

Dans la chronique du dernier album, je disais que Eluveitie se positionnait comme l'une des valeurs sûres du Folk Metal actuel. Aujourd'hui, avec ce "Origins", ils confirment mais sans nous surprendre, sans prendre de risque supplémentaire... bref, en jouant la sécurité. Cela correspond à ce que tout le monde était en droit d'attendre et de ce côté-là, c'est réussi. Mais quelque chose de moins calqué sur l'album précédent lui aurait valu, de ma part, les 5 étoiles.

16 /20

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 5, 2014 11:37 AM MEST


Sunset on the golden age
Sunset on the golden age
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 They are Heavy Metal Pirates !, 4 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sunset on the golden age (CD)
Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ces énergumènes (et c’est un tort), Alestorm, c'est un peu un croisement de Turisas et Korpiklaani en version maritime : une musique metal folk et festive avec par-dessus, la gouaille de marin éméché de Christopher Bowes, le capitaine du navire. Le groupe nous a déjà proposé trois albums, et chacun valait son pesant de baril de poudre. Voici donc le quatrième rejeton de nos forbans, intitulé "Sunset On The Golden Age". Paré à l’abordage ! Et pas de quartier !

Encore une fois, le concept pirate metal bat son plein et ce, dès la pochette de l’album, sans doute la plus réussie de leur discographie. Et cette campagne 2014 nous emmène encore sur les mers en faisant escale bien sûr par toutes les tavernes des ports. On a ici en grande majorité des titres festifs taillés pour être braillés en choeur dans les pubs, la chope à la main. Ecoutez donc le bien nommé "Drink", "Mead From Hell", "Quest For Ships", "Wooden Leg!" ou "Surf Squid Warfare". Vous allez voir, vos jambes se mettent à bouger toutes seules, votre tête se met d’elle-même à suivre le tempo souvent endiablé. Le synthé de Christopher Bowes avec ses sonorités d’accordéon nous entraîne inévitablement dans la danse. L’humour est également toujours présent : comment prendre au sérieux ce "Wooden Leg!" où le chanteur nous braille sur le refrain "jambe de bois, jambe de bois, j’ai une jambe de bois !" La dérision n’empêche pas la musique d’être sérieusement jouée, elle. Les riffs ne sont pas là pour rigoler non plus, hargneux quand il le faut ("Walk The Plank", "Surf Squid Warfare".)
Quelques moments sont plus calmes aussi, où l’aspect folk ressort un peu plus (les couplets de "Magnetic North" ou le très entraînant "Hangover" et ses "Oh Oh Oh" en pagaille). Ce dernier morceau est d’ailleurs une reprise d’un titre dance-pop de Taio Cruz feat. Flo Rida. Et ça le fait ! Tout comme quand le groupe avait repris (on pourrait même dire "s’était approprié") "Wolves Of The Sea" d’un obscur groupe participant à l’Eurovision de 2008.
Alors évidemment, on retrouve sur ce nouvel opus quelques refrains ressemblant un peu à d’autres présents sur les albums précédents (la façon de scander "Walk The Plank" fait irrémédiablement penser au "One More Drink" de "The Sunk’n Norwegian" par exemple), mais on ne leur en tiendra pas rigueur tant on passe du bon temps à l’écoute de ce nouvel album bourré (dans les deux sens) d’énergie et de bonne humeur.
Et pour varier les plaisirs, s’ajoute à cela des titres plus épiques ("1741 – The Battle Of Cartagena" et le titre éponyme) relatant les aventures sur les mers aux quatre coins du monde évidemment. Depuis Running Wild, on savait que le Metal se mariait très bien avec la thématique de la piraterie et Alestorm en est aujourd’hui la meilleure preuve.

Alestorm a tout bon, encore une fois. Les fans vont être ravis de cette nouvelle salve de titres accrocheurs. Et pour ceux qui ne connaissent pas encore, il n’est pas trop tard. Le navire Alestorm est fin prêt à conquérir les sept mers.
16 / 20

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Redeemer of Souls (Deluxe)
Redeemer of Souls (Deluxe)
Prix : EUR 12,09

7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Pas bien rich' style..., 28 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Redeemer of Souls (Deluxe) (CD)
"On nous a souvent reproché, par le passé, d'avoir proposé des albums trop aventureux musicalement. Cette fois-ci, on a écouté ces critiques : nous avons proposé un album 100 % pur classique estampillé Priest du début à la fin".
C'est par ces mots que Glenn Tipton a annoncé la couleur de ce Redeemer Of Souls, dix-septième album d'une véritable institution du Heavy Metal : Judas Priest. On sent bien dans cette déclaration une volonté de rassurer les fans un peu déstabilisés par le dernier album en date, le très ambitieux "Nostradamus". Voici donc cet album, qui arrive après la fin annoncée du groupe et la tournée "Epitaph"...

A partir de là, deux sentiments contradictoires m'assaillent : joie de voir revenir ce groupe mythique avec un nouvel album et peur du syndrome de l'album de trop, celui qu'il aurait mieux valu ne pas sortir... et ce sentiment de méfiance est d'autant plus justifié que KK Downing ne fait plus partie de Judas Priest aujourd'hui. Mine de rien, ça change beaucoup de choses car il représente tout de même un tiers de la composition du Priest. Et la dernière fois qu'un tiers de la composition du Priest s'en est allé, ça nous a donné "Jugulator" et "Demolition". Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça ne m'évoque pas de bons souvenirs...
Bref, autant dire que j'attendais ce nouvel album avec beaucoup d'appréhension. Forcément, quand on a élevé un groupe au rang d'icône comme c'est mon cas avec Judas Priest, la peur d'être déçu est bien réelle. Comme ce fut le cas l'année dernière avec le 13 de Black Sabbath. Ce groupe est tout de même l'auteur de "British Steel", "Screaming For Vengeance", "Defenders Of The Faith" et "Painkiller", véritables pierres angulaires du Metal et qui sont toujours aujourd'hui mes albums de chevet.

Déjà, ça ne commençait pas super bien avec le titre éponyme que l'on a pu découvrir en avant-première, et qui m'avait carrément laissé sur ma faim (ne le comparons pas aux autres titres éponymes du groupes, tels que "Screaming For Vengeance", "Defenders Of The Faith", "Turbo", "Ram It Down", "Painkiller" ou même "Jugulator" car ça donne envie de pleurer !) D'ailleurs, je sens qu'il va falloir éviter de comparer ce dernier opus avec les grands albums cités plus haut. Judas Priest a vieilli.
Alors c'est vrai que les morceaux font très classiques dans leur structure. Mais du coup, le groupe semble en pilotage automatique, on a l'impression qu'il se contente de resservir une recette qu'il maîtrise parfaitement (et nous aussi, depuis le temps) mais sans la niaque. L'absence de KK se fait-elle sentir ? Je le pense, oui. Sans dénigrer le travail de Richie Faulkner, je trouve que l'alchimie légendaire des deux guitaristes manque ici. Où sont passés les chorus jouissifs d'un "Freewheel Burning" ou d'un "Electric Eye" ? Je l'avais dit, il ne faut pas comparer cet album aux précédents. Les riffs sont ultra convenus, parfois même légèrement patauds ("Sword Of Damocles", "Hell And Back"). Les solos ne sont pas inoubliables non plus. Le tout manquant cruellement de puissance à cause d'une production bien maigrichonne.
Passons au chant. Rob Halford n'est plus au top, on le savait, mais là, ça s'entend. Bien qu'il ait choisi un type de chant qui l'économise (comme sur "Nostradamus"), on le sent proche de la rupture à plusieurs moments sur cet album. C'est le cas sur les quelques titres un peu plus rapides que la moyenne ("Halls Of Valhalla", "Metalizer" et "Battle Cry") où le Metal God montre ses limites.
Que retient-on de cet album au bout du compte ? Je n'arrive pas à en dégager un ou deux titres vraiment incontournables. Rien de honteux, rassurez-vous... mais rien de véritablement exceptionnel non plus. Et forcément, c'est décevant. On parle de Judas Priest, là... Où est passée la magie ? Cet album est trop classique, trop convenu. C'est d'autant plus dommage que c'est quand ils se mettent à prendre quelques risques ("Crossfire", "Secrets Of The Dead") que l'on se met à tendre l'oreille plus attentivement à cet album.

Le bilan est donc très mitigé mais paradoxalement, c'est la version limitée que je vous conseille d'acquérir. Pourquoi ? Tout simplement parce que sur les cinq titres bonus du second CD, il y a (je trouve) les meilleures nouvelles compos du groupe. Le titre "Bring It On", tout en étant assez cool, est doté d'une mélodie et d'un refrain bien entraînants. "Tears Of Blood" possède un riff sympa et me fait penser à du Halford (le groupe) et "Snakebite" rappelle un peu l'époque "Point Of Entry". Même la ballade "Never Forget" tire son épingle du jeu en rappelant un peu le Priest des années 70. On n'aura pas tout perdu...

Si ce n'est pas l'album de trop car il n'est quand même pas si mauvais que ça, "Redeemer Of Souls" est un album bien moyen, trop linéaire et qui souffre en plus d'une production très décevante. Il n'est donc pas à la hauteur d'un groupe comme Judas Priest. On peut l'apprécier si toutefois on ne le compare pas aux albums de la grande période, pas plus qu'à ceux des groupes qui n'ont jamais caché leur amour pour le Priest et qui en ont sorti des bien plus inspirés cette année (citons les derniers Primal Fear, Sabaton ou Grave Digger). Ce n'est parce que c'est Judas Priest qui l'a composé (groupe dont je suis ultra fan depuis toujours, je le re-précise) qu'il faut lui trouver des qualités qu'il n'a pas. Non, franchement, il ne passera pas à la postérité celui-ci et il ira rejoindre les albums les plus faibles de la discographie de cette légende du Heavy Metal.
C'est KK Downing qui doit sourire...
12 / 20

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Titan
Titan
Prix : EUR 18,36

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Et un chef d'oeuvre de plus, un !, 20 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Titan (CD)
Septicflesh est le genre de groupe dont j'attends les sorties avec impatience. Car depuis que je les ai découverts, époque "Ophidian Wheel" (quand le nom du groupe s'écrivait encore en deux mots), je n'ai jamais été déçu par une seule de leurs réalisations. Bon, pour être honnête, je dois mettre un bémol à cette affirmation car j'avais un peu moins apprécié l'expérimental "Revolution DNA" (1999). Mais depuis, c'est le carton plein. Le dernier album en date, "The Great Mass", pouvant être considéré assez objectivement comme un chef d'oeuvre du genre, il me tardait de mettre une oreille sur ce Titan.

Aujourd'hui, c'est chose faite. Autant le dire tout de suite, je trouve que "Titan" est au moins du niveau de son prédécesseur. Du pur Septicflesh. Et l’album porte admirablement bien son nom car effectivement, il est titanesque. Titanesque dans ses parties orchestrales qui ont pris une place encore plus importante, me semble-t-il. Titanesque parce que Septicflesh sait les mêler habilement à un Death Metal accrocheur, toujours brillamment habillé vocalement par Seth Siro Anton pour le côté agressif et sombre, relayé parfois par Sotiris pour le côté majestueux et mélodique. Titanesque enfin car le résultat semble dégager une force incroyable.

"War In Heaven", qui ouvre ce nouvel album, devrait mettre tout le monde d’accord d’entrée. Titre fabuleux qui résume ce qui est décrit précédemment. Envolées orchestrales puissantes et magnifiques sur une assise Death Metal agressive comme il faut. Le meilleur des deux mondes. Si au départ, musique classique (appelée aussi musique savante) et Metal extrême ne semblait pas faits pour cohabiter, Septicflesh est l’un des groupes qui a réussi à démontrer le contraire. Les choeurs en fin de titre amènent un côté encore plus grandiloquent au morceau.
Avec le titre suivant, "Burn", le groupe durcit son propos : c’est du brut de décoffrage instrumentalement parlant (on a peu d'orchestrations dans un premier temps). C’est aussi la première apparition de la voix claire de Sotiris sur cet album. Puis tout à coup, les rythmiques se taisent et on passe dans un autre univers : quelques notes de harpe (du moins, ça y ressemble), un solo de guitare très mélodique sur fond de violons… Magique.
"Order Of Dracul" est tout aussi intense. Les orchestrations semblent prise de démence sur ce morceau. C'est même assez déroutant par moment. Voilà le genre de titre qui va demander plusieurs écoutes.
On trouve un peu de douceur au sein du morceau "Prototype" avec ses choeurs essentiellement féminins qui accompagnent les growls de Seth. Grandiose. Grandiose est aussi un adjectif qui sied très bien à "Dogma". Tout le savoir-faire du groupe est réuni sur ce titre. Orchestrations monumentales, growls ultra puissants de Seth, choeurs imposants sur la voix claire de Sotiris.
Inutile de se lancer dans un track by track. Cet album s’écoute plus qu’il ne se raconte. Il est évident que Christos Antoniou s'est encore surpassé au niveau des arrangements symphoniques. N’oublions pas qu’il est détenteur de nombreux titres honorifiques en musique, provenant de plusieurs conservatoires réputés. Ce type est tout simplement un maître en la matière. Il n'hésite pas à prendre l'auditeur à contre-pied en balançant un passage calme avec une flûte, une harpe ou des violons en plein milieu d'une attaque rythmique frénétique, quand on s'y attend le moins ("Burn", "Order Of Dracul", "Prometheus"). Chez Septicflesh, l'orchestre était au centre de la composition, pas uniquement placé en accompagnement ou en arrière-plan comme chez beaucoup d’autres groupes. Les compositions sont en fait construites à partir du squelette orchestral du morceau. Et c'est tout à fait ce que l'on ressent en écoutant Titan ("Order Of Dracul", "Prototype", "Dogma", "Prometheus"…). De l’orchestral de très haut niveau donc, pas du pompeux ou du kitsch à grands coups de synthés. C’est un véritable orchestre qui officie ici, et ça s’entend. Ecoutez donc l’album au casque, vous sentirez bien que ces sonorités sont organiques, pas synthétiques.
Il vous faudra sans doute, comme à moi, plusieurs écoutes pour maîtriser la bête. "Titan" est le genre d'album qui ne se livre pas à la première écoute, il faut le laisser nous pénétrer, pouvoir en faire le tour complet plusieurs fois pour commencer à saisir toute la grandeur de cette nouvelle œuvre des Grecs. Et quand ce sera fait, vous trouverez que ses quarante-cinq minutes passent bien trop vite.

Finalement, c’est un album d’un côté sans surprise car dans la continuité de "Communion" et "The Great Mass" mais en même temps terriblement addictif ; car même si l’on connaît la recette des Grecs, le groupe ne semble pas être à court d’idées et nous a encore livré ici dix compositions d’une richesse inouïe.
"Titan", un chef-d’oeuvre de plus de la part de Septicflesh ? Même s'il est sans doute un peu trop tôt pour l'affirmer, je crois qu'il en a déjà toutes les qualités.
19/20

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War Eternal
War Eternal
Proposé par inandout_france
Prix : EUR 27,79

13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le vent du changement., 9 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : War Eternal (CD)
Il est toujours difficile de changer la figure de proue d'un groupe, surtout quand il s'agit de quelqu'un d'aussi emblématique que Angela Gossow qui a fait les beaux jours des couv' de magazines et permis à Arch Enemy d'acquérir de nombreux fans. Oui mais voilà, Michael Amott est un malin et il a choisi pour la remplacer la star montante du chant guttural féminin, la Canadienne Alissa White-Gluzz (ex-The Agonist), que l’on retrouvait en invitée sur pas mal d’albums ces derniers temps (citons les derniers albums de Delain et Kamelot) et qui trouve ici, avec Arch Enemy, enfin un groupe à la hauteur de son talent. Et pour les couv' des magazines, pas de souci, elle possède elle aussi un sacré potentiel.

Ce changement de chanteuse annonce-t-il un changement de style musical ? On pourrait le croire en écoutant l’intro symphonique de l’album, très inhabituelle pour du Arch Enemy. Mais dès "Never Forgive, Never Forget", on retrouve le style caractéristique du groupe, un mélodeath au tempo rapide où les guitares brillent de mille feux. Et le chant alors ? Aucun doute, Alissa s’avère être un excellent choix (adoubé d’ailleurs par Angela herself, qui n’a pas vraiment quitté le groupe puisqu’elle en reste la manageuse). La Canadienne ne se contente pas de faire le boulot : elle assure. Alissa n’a pas grand-chose à envier à Angela Gossow au niveau de l’agressivité mais en plus, elle possède une voix plus variée que sa grande soeur, avec des accents plus mélodiques parfois ("War Eternal", "No More Regrets"). Notons quand même qu'elle n'utilise que le chant guttural et pas sa voix claire, comme elle le faisait avec son précédent combo. Cela redonne un coup de fouet et de la fraîcheur à la musique d’un groupe qui commençait un peu à tourner en rond. Bien vu !
Côté guitares, Michael Amott et Nick Cordle (ex-Arsis, qui remplace maintenant l’autre frère Amott) accompagnent ce penchant plus mélodique avec des interventions en solo assez jouissives ou des intros particulièrement bien torchées ("You Will Know My Name"). Ecoutez aussi le court instrumental "Graveyard Of Dreams" ou celui qui clôt l’album, "Not Long For This World". Du grand art.
Alors, "War Eternal", un peu plus mélodique que ses aînés ? Oui. Mais pas que…
On note surtout, à partir du titre "You Will Know My Name" (et ça ne risque pas de passer inaperçu aux oreilles des fans) quelques touches orchestrales par moment, semées avec parcimonie ("You Will Know My Name", "Stolen Life"), mais aussi parfois un peu moins discrètes ("Time Is Black" ou plus encore, "Avalanche", où les parties symphoniques pourraient presque faire penser à du Metal néoclassique). Des titres très bien fichus, soit dit en passant. Voilà donc une chose nouvelle pour le groupe suédois. On ne les attendait pas forcément sur ce terrain-là. Et voilà surtout une nouveauté qui rend la musique du groupe plus variée et encore un peu plus mélodique. Ceci dit, ils n’ont pas besoin des orchestrations pour cela, il n’y a qu’à écouter le superbe "On And On" et son refrain bien fédérateur pour s’en convaincre.
Bien sûr, j’en entends déjà crier au scandale… personnellement, j’approuve totalement cette nouvelle approche (il faut dire que je n’ai jamais été réfractaire à la présence des orchestrations dans le Metal). Arch Enemy évolue et le fait intelligemment. Comme je le disais plus haut, cela faisait quelques années qu'Arch Enemy fonctionnait un peu en pilotage automatique et cet album amène une évolution bienvenue, sans transformer le groupe non plus. Ce ne sont pas quelques notes de violons qui assagissent le groupe, Arch Enemy reste un groupe de Mélodeath qui sait se faire méchant quand il le faut. Et puis, des morceaux tels que "Never Forgive, Never Forget", "As The Pages Burn", "No More Regrets" ou "Down To Nothing" restent bien dans la lignée des albums précédents du groupe, la voix d’Alissa en plus-value.

Avec "War Eternal", Arch Enemy ouvre un nouveau chapitre de sa carrière, le troisième. Et tout comme "Wages Of Sin", premier album avec Angela comme vocaliste, annonçait des lendemains qui chantent, "War Eternal" me semble bien parti pour donner un bon coup de fouet à la suite de la carrière du groupe. Peut-être que tout le monde n’y trouvera pas son compte. Moi, en tout cas, je suis conquis et cet album relance mon intérêt pour ce groupe, un intérêt qui s’était un peu émoussé au fil des ans.

17 / 20

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Splinters
Splinters
Prix : EUR 15,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Deathster un jour, Deathster toujours..., 3 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Splinters (CD)
On aura attendu trois ans pour voir arriver ce second album de Vallenfyre. Il faut dire que ce genre de projet doit jongler avec l'emploi du temps de musiciens assez occupés par leurs groupes principaux. Pour ceux qui auraient loupé le premier (excellent) épisode, sachez que le groupe se compose de Gregor Mackintosh (Paradise Lost), Hamish Glencross (My Dying Bride), Adrian Erlandsson (ex-At The Gates, Cradle Of Filth, The Haunted, et actuel batteur de Paradise Lost), le membre le moins connu étant Scoot à la basse (Doom, Extinction Of Mankind).

"A Fragile King", le premier album du combo, était un plaidoyer en faveur du Death Metal bien old school, l’amour de jeunesse de Gregor Mackintosh et qui ne l’a jamais vraiment abandonné, même après le virage gothique de son groupe principal.
Les références de notre guitariste : les vieux Hellhammer/Celtic Frost, Discharge, Napalm Death, Nihilist, Autopsy... Inutile de préciser que la patte du Death européen est bien présente dans la musique de Vallenfyre. J'y retrouve notamment l'influence des premiers albums d'Entombed ("Scabs", "Instinct Slaughter", "Odious Bliss") ou Asphyx ("Aghast") par exemple. Le son des grattes est bien gras, comme celui des premiers albums du Death scandinave.
Mais "Splinters" ne se limite pas au Death Metal old school proprement dit. Le titre "Cattle" par exemple vire vers le Grindcore, tout comme "Thirst For Extinction" tandis que "Bereft" ou le titre éponyme lorgnent eux vers les influences Doom... Car n'oublions pas que Gregor est aussi et surtout le principal compositeur de Paradise Lost. Et ça se ressent par l'aspect bien sombre de certains morceaux, notamment ce "Bereft" qui nous rappelle un peu le Paradise Lost première période (oui, rien à voir par contre avec les albums les plus récents du combo d'Halifax). L’apport d’un violon aux consonances sinistres sur ce morceau renvoie aussi vers les vieux My Dying Bride. Ces deux morceaux sont d’ailleurs les plus longs de l’album, ce qui tranche avec le premier album où pas un morceau ne dépassait les cinq minutes. Une musique bien sombre et même assez glauque. On ajoutera à cela la voix de Mackintosh qui est caverneuse à souhait et se fond bien dans ce décor oppressant.
Du coup, on a là un panel assez représentatif de la scène extrême anglaise du début des années 90 (Death, Doom, Grind) réuni sur un seul album. Notez que l'artwork très sombre et très dépouillé rappelle lui aussi les jaquettes de mauvaise qualité des cassettes démos que l'on s'échangeait à l'époque.
Côté lyrics, alors que "Fragile King" était basé sur la dépression qui suivit la perte d’un être cher au guitariste, "Splinters" est plus un cri de colère contre les aspects de l’humanité les plus vils. Et effectivement, il y a de quoi dire…

Une nouvelle fois, Vallenfyre nous propose du bien beau travail. "Splinters" tout comme "A Fragile King" avant lui, nous ressuscite une époque riche de la scène Metal extrême. La troupe de Mackintosh élargit juste un peu plus son spectre d'influences pour notre plus grand bonheur. Si vous avez apprécié toute cette scène européenne du début des nineties, une scène avec laquelle je suis sûr que pas mal d’entre vous a grandi, cet album vous plaira assurément.
16 / 20

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The Soundchaser Archives (Digipack)
The Soundchaser Archives (Digipack)
Prix : EUR 17,60

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Pas forcément très utile..., 29 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Soundchaser Archives (Digipack) (CD)
Les trente ans d’un groupe, ça se fête !
Rage (ou son label, Nuclear Blast) a décidé de sortir pour l’occasion un double album de trente titres (pour trente ans !), inédits ou en version démo, baptisé "The Soundchaser Archives".
Voyons tout de suite ce que nous réserve ce cadeau d’anniversaire.

Si vous connaissez relativement bien ce groupe, vous aurez remarqué en jetant un œil sur la tracklist que la plupart des titres sont connus. En effet, la moitié des morceaux provient de démos de titres que l’on retrouve sur les albums du groupe... avec une bonne production. Là, comme souvent pour les démos, le son varie de mauvais ("Spiritual Awakening", "Gental Murders") à correct ("Long Hard Road", "Another Kind Of Madness") en passant par passable (les quatre démos de l'album "Missing Link", "Enough Is Enough"…). On sera heureux (ou pas) de découvrir parfois de petites différences avec les versions finalisées.
Puisqu’on parle du son, le top du cra-cra est atteint avec un titre sorti de l’époque où le groupe s’appelait encore Avengers ("Assorted By Satan") qui est en fait un collage de deux morceaux. La première partie a un son bien pourri, puis on a un blanc (si, si) et ça repart avec un son un peu meilleur mais c’est finalement plus ou moins un morceau que l’on connaît déjà sous un autre titre. Faut vraiment être fan absolu du groupe pour avoir envie d’écouter ça.
Il y a aussi une autre chanson de cette époque, "Down To The Bone", bien speed et dont le son est meilleur. On rangera ce morceau dans les bonnes surprises de cette compilation (il y en a peu, mais il y en a).
Les plus fervents supporters du groupe auront peut-être aussi reconnu d’autres titres dans la tracklist. En effet, "Mystery Trip" et "Darkness Turns To Light" sont des morceaux parus en bonus sur différentes éditions de l’album Unity. Mention bien au second. "French Bourrée" était en bonus sur l'édition limitée de "Soundchaser". Titre pas super indispensable soit dit en passant. Quant à "Last Goodbye", c’est un morceau tiré du EP "Beyond The Wall" (sorti en 1992) vraiment pas inoubliable avec un Peavy assez insupportable au chant.
Tiens, puisqu’on en est là, parlons de l’inédit "Waterfalls" dont on ne connaît pas trop l’époque d’écriture mais qui doit être assez reculée vu la qualité du chant de Peavy. Le titre est quasi inécoutable, à cause de ce chant justement. Franchement, on sait pourquoi ils l’ont laissé de côté car il n’est pas terrible du tout. Fallait-il le ressortir du placard ? Je ne pense pas.
On retrouve également cinq titres écrits par Victor Smolski pour la compilation "Into The Light" des vingt-cinq ans de Nuclear Blast sortie en 2007. Quatre de ces chansons ont été publiées, avec au chant Tobias Sammet, Mats Leven, Schmier et Andi Deris, et une autre n’a pas été utilisée ("In Union"). Elles sont ici au stade de démo avec Peavy au chant. Mais est-ce que cela en fait des titres de Rage ? Pas sûr… Voilà encore quelques morceaux loin d’être inoubliables…
Du côté des bonnes surprises, on a donc quelques titres inédits. Le premier, "Anybody Home?", est aussi le plus récent puisqu’il s'agit d'une chute de studio de l'album "21". Honnête. On a aussi un "Speed Of Sound" qui date de l’époque "End Of All Days". Assez réussi mais pas renversant non plus. Puis "Here Comes The Night" de l’époque "Soundchaser". De nouveau, ça s’écoute mais ce n’est clairement pas un de leurs meilleurs morceaux. D’ailleurs, s’il a été laissé de côté à l’époque de la constitution de la tracklist de l’album, c’est bien qu’il n’était pas à la hauteur, non ? C'est rare qu'un groupe éjecte un titre excellent, surtout que l'album en question n'est déjà pas constitué que de morceaux incontournables.

Bref, quatre ou cinq titres intéressants sur un total de trente si on connaît bien la discographie du groupe (et si on a aussi la compilation "Into The Light"), est-ce que ça vaut l’investissement ? Je vous laisse juges mais clairement, en ce qui me concerne (et je considère que je me situe parmi les amateurs de ce groupe que je suis depuis 1989), ce sera l’impasse. Je pense qu’il faut vraiment être fan absolu du groupe pour trouver de l’intérêt à cette compilation. Et si au contraire vous ne connaissez pas Rage et vous voulez découvrir le groupe, essayez plutôt l’un de leurs albums studio, il y en a pas mal qui valent le coup (citons "Secrets In A Weird World", "The Missing Link", "Black In Mind", "End Of All Days", "XIII", "Ghosts", "Unity", "21"…)
Oui, les trente ans d’un groupe, ça se fête. Mais pas n’importe comment. Cette compilation est un grand fourre-tout bancal pour lequel on a raclé tous les fonds de tiroir. Des archives, oui, mais pas franchement indispensables. Je pense que Rage méritait mieux que ça.
Sachez enfin qu’un DVD live (enregistré aux Masters Of Rock 2013) accompagnera cette compilation sur l’édition limitée. Des DVD live de Rage, on n’en manque pas. Acheter l’album juste pour ça (et quelques inédits) ? Encore une fois, je vous laisse vous faire votre propre opinion.
08 / 20

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Terror Hungry (Edition deluxe)
Terror Hungry (Edition deluxe)
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 On prend les mêmes... et on recommence !, 17 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Terror Hungry (Edition deluxe) (CD)
Maintenant qu’il paraît admis que le Metal des années quatre-vingt, c’était ce qui se faisait de mieux vu qu’actuellement, quasiment tout le monde y puise généreusement ses influences et que même les groupes des eighties nous réenregistrent leurs albums sortis lors de cette période plutôt que d’en enregistrer de nouveaux (Manowar, Flotsam & Jetsam) ; sans compter ceux qui recyclent inlassablement les riffs qui ont fait leur succès à ce moment-là (Gamma Ray). Intéressons-nous aux groupes qui semblent le mieux avoir intégré cette héritage. Et à ce jeu-là, dans la catégorie Thrash Metal, on trouve en bonne position les jeunes finlandais de Lost Society.
Lost Society qui nous sortent aujourd’hui leur second album, pile un an après leur premier méfait.

Mais voilà, je suis un peu embêté. J'avais chroniqué le premier album et là, avec celui-là, j'ai peur de me répéter. Parce que nos Finlandais n'ont pas changé leur fusil d'épaule et nous proposent toujours un Thrash Metal de bonne facture qui prend sa source dans la Bay Area principalement et, plus largement, dans le Thrash américain. La recette est la même mais ça fait toujours son effet, pour peu qu'on aime le Thrash Metal à l'ancienne évidemment.
Car difficile de ne pas se répéter tant ce "Terror Hungry" ressemble à son aîné. Les garnements de Lost Society ont bien compris ce qui a fait le succès de "Fast Loud Death" et n’ont trouvé aucune raison de changer quoi que ce soit à leur recette. Il faut dire que nos quatre lascars connaissent leur affaire et font ça très bien. C’est bien simple, on se croirait revenu à l’époque de la sortie des premiers albums de Nuclear Assault ou d’Exodus ("Game Over" serait-il un hommage à peine déguisé au premier ?), avec la même fougue et la même envie de foutre le boxon dans les salles de concert. Le rythme est franchement rapide, les refrains sont, comme il se doit, gueulés par tout le groupe. On retrouve donc toujours cette énergie débordante qui est vraiment l’atout principal de ce jeune combo, car vous vous doutez bien que ce n’est pas l’originalité. Le ton est toujours aussi décontracté, comme le prouve ce décapsulage de canette (de bière, forcément) dès la première seconde du disque.
Comme sur le premier album, la plupart des morceaux sont courts (priorité à la fougue et à la vitesse d’exécution) mais cette fois-ci, on note tout de même une certaine évolution. En effet, le groupe propose trois compos qui dépassent les cinq minutes. Ces trois titres ("Tyrant Takeover", "Overdosed Brain" et "Brewtal Awakening") sont un peu différents du reste avec des parties plus lourdes, des riffs plus complexes, une structure moins linéaire et des influences qui sont cette fois plus à chercher du côté des premiers albums de Metallica. Oui, ça reste d’excellentes références et ça amène surtout un peu plus de variété à l’ensemble, ce qui est positif.

Finalement, pour cette seconde chronique, je garde la même note que pour la première, même si je préfère légèrement ce second album au premier. Pourquoi ? Parce que l’effet de surprise créé par "Fast Loud Death" est maintenant passé et le groupe se contente d’appliquer une recette qui fonctionne, certes, mais sans prendre le moindre risque ou mettre là-dedans une touche un peu personnelle. On en est au second album, on ne va pas trop leur en tenir rigueur pour le moment mais clairement, Lost Society va devoir faire attention à ne pas nous sortir quinze fois le même album, surtout dans un style aussi archi balisé que le old-school Thrash Metal.
16 / 20

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The Quantum Enigma (Edition limitée digipack)
The Quantum Enigma (Edition limitée digipack)
Prix : EUR 17,60

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Enigme résolue., 8 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Quantum Enigma (Edition limitée digipack) (CD)
Finalement, je n'aurais été fâché avec ce groupe que le temps d'un album. En effet, dire que je n'ai pas aimé "Requiem For The Indifferent" est un doux euphémisme. Indifferent, oui, c'était ce que j'étais devenu face à la musique proposée sur cet album. Une sacrée déception, surtout après les deux bombes qu'étaient "The Divine Conspiracy" et "Design Your Universe".
Bref, il fallait un grand album pour se racheter. Et cet album, le voilà.

Intro grandiloquente ("Originem") et un premier morceau ("The Second Stone") où le talent d'écriture du groupe nous revient en pleine tronche. A ce propos, on remarque que tous les membres du groupe sont crédités à la composition. La force de cet album réside peut-être là. Les orchestrations sont impressionnantes et les choeurs sortent de partout. Ca démarre sur de très bonnes bases. D'autant que la suite ne déçoit pas. Suivent deux morceaux bien "in your face", très Death Metal dans l'esprit, avec un Mark omniprésent aux vocaux et Simone qui amène une pointe de douceur. A la différence des morceaux de "Requiem", agressifs mais sans aucune mélodie marquante, ceux-là arrivent à nous proposer le meilleur des deux mondes.
Les deux titres suivants sont assez traditionnels pour du Epica, assez "déjà-entendus" en fait. Pas inoubliables dès la première écoute mais dans la bonne moyenne, pourrait-on dire.
"The Fifth Guardian", un instrumental très extrême-oriental (ça fait très BO de film) relance la machine car derrière, il y a une triplette de morceaux qui assurent. "Chemical Insomnia" devrait faire des heureux. "Reverence" avec ses chaeurs (dans lesquels on retrouve Marcela Bovio - Stream Of passion) est du même acabit. Même la plus calme (ça reste relatif) "Omen" fait son petit effet. La ballade arrive ensuite. L'occasion pour Simone de briller sur une jolie mélodie. On retrouve ce titre en bonus acoustique sur le second CD de l'édition limitée (qui propose également en version acoustique "In All Conscience", "Dreamscape" et "Natural Corruption").
Comme presque à chaque fois, le gros morceau est le titre éponyme, long de douze minutes. Un bon titre (bien meilleur que n'importe lequel de l'album précédent) mais qui n'atteint pas, à mon avis, la qualité d'un "Divine Conspiracy", d'un "Phantom Agony" ou même d'un "Consign". Un passage de ce morceau fait énormément penser à un autre titre des Néerlandais, je vous laisse découvrir lequel.
Le titre bonus ("In All Conscience") est bien meilleur que certains morceaux de l'album standard et vaut à lui seul l'investissement de la version limitée (qui contient donc en plus les 4 morceaux acoustiques sur un second CD).

Voilà donc un bien bel album d'Epica qui efface la déconvenue du précédent. Sans égaler "Design Your Universe" ou "Divine Conspiracy" (mes deux préférés - d'où les quatre étoiles), "The Quantum Enigma" se glisse dans le peloton de tête et devrait même se bonifier au fil des écoutes. Peut-être méritera-t-il les cinq étoiles dans quelques temps... ?


Vigorous and liberating death
Vigorous and liberating death
Prix : EUR 14,94

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 In your face !, 4 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vigorous and liberating death (CD)
Ca faisait un moment qu'on n'avait pas eu de nouvelles de nos frappadingues d'Impaled Nazarene. Quatre ans pour être précis, depuis "Road To Octagon". Ce qui fait tout simplement la plus longue attente entre deux albums du groupe... on commençait à s'inquiéter.
Mais non, les Finlandais sont toujours debout. Le groupe, fidèle depuis ses débuts (c'est-à-dire 1992) au label français Osmose Productions, sort aujourd'hui son douzième album. Eh oui madame, contre vents et marées, pour faire taire tous ses détracteurs et leur infliger un bon gros doigt d'honneur, Impaled Nazarene est toujours là ! Et il est toujours aussi méchant.
Le groupe, qui a vu défiler presque toute la scène extrême finlandaise en son sein, est toujours mené par le lutin hurleur Mika Luttinen, seul membre originel rescapé mais personnage central et tête pensante du monstre. Et celui-ci a gardé toute sa verve.

En effet, Black Metal, Crust Punk, Nuclear Metal... Quelle que soit l’appellation que vous donnerez à sa musique (un peu tout ça à la fois), depuis ses débuts, Impaled Nazarene ne fait pas dans la dentelle et envoie la sauce sans aucune concession (le groupe n’en a jamais fait aucune). De la première à la dernière seconde, c'est l'apocalypse sur CD. Comme d'habitude, les morceaux sont vite torchés (treize titres pour moins de trente-cinq minutes), le plus long atteignant les trois minutes trente, c'est dire...
Bref, "Vigorous and Liberating Death" va vous apporter votre lot de violence musicale et verbale. Dégager de ce bloc compact un titre plus qu’un autre est peine perdue ; un album d’Impaled Nazarene s’avale d’une traite, comme le trou normand. Mais un trou normand avec de la vodka et du gin en plus du calva. Ah oui, ça arrache les amygdales ! Les années défilent mais Impaled Nazarene s’est fixé une ligne directrice et s’y tient.
Inutile donc de s’éterniser. Cette chronique se doit d’être aussi concise que l’album. Un bon cru, tout simplement !
Deux petites choses pour être complet : la pochette a été réalisée par un ex-membre du groupe, Taneli Jarva (qui fut aussi bassiste/chanteur chez Sentenced) et ceux qui suivent le combo depuis le début auront sans doute remarqué que c'est le premier album du groupe qui ne comporte pas le mot "goat" sur un titre... ou alors, les petits malins l'ont caché dans un des titres en finnois, impossible de vérifier vu que mes connaissances de cette langue sont quasi nulles.

Pas de surprise à attendre de ce nouvel opus du nazaréen empalé. C'est direct, c'est violent, c'est satanique, c'est du Impaled Nazarene. Les fans vont adorer. Et les détracteurs vont encore trouver des raisons de gueuler.
15 / 20

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