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orion (Vinland)
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Project x
Project x
Prix : EUR 19,17

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Adios..., 7 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Project x (CD)
Dark Moor, un des meilleurs groupes de Power Symphonique à mes yeux, sort cet automne son nouvel album, "Project X". Un album que j’attendais avec impatience après la semi-déception à l’écoute du dernier album en date, "Ars Musica". Quand un groupe place la barre très haut, ce sont des choses qui peuvent arriver. Mais j’avais confiance, Dark Moor a déjà sorti un album en dessous du reste de sa discographie ("Beyond The Sea" en 2005) et a su ensuite rebondir en sortant trois excellents albums ("Tarot", "Autumnal" et "Ancestral Romance").

J'aurais vraiment aimé écrire que Dark Moor a corrigé le tir depuis le très moyen "Ars Musica" et revient avec un excellent album. Qu'avec "Project X", le groupe espagnol retrouve ici son talent à composer des morceaux inspirés, entraînants, puissants et addictifs dès la première écoute et que l’album est dans la lignée des excellents "Autumnal" et "Ancestral Romance"… Oui, j’aurais tellement aimé vous dire cela, car j’aime (j’aimais) ce groupe. Ce n’est hélas pas du tout la teneur de ce qui va suivre.

La seule chose qui me vienne à l’esprit après l’écoute de cet album est : "mais qu'est-ce qu'ils nous ont fait, là ?" C’est bien un album de Dark Moor que je viens d’écouter ? J’ai encore un doute… Oui, je reconnais bien la voix d’Alfred Romero mais pour le reste, je suis totalement perdu. Non, Dark Moor n’a pas corrigé le tir. Pire, il est allé à l’opposé de ce que j'attendais. "Project X" voit les Espagnols abandonner le Power Metal Symphonique et s’envoler vers des sphères plus easy-listening, AOR voire carrément rock avec un peu de symphonique dedans.
Oui, le groupe a clairement changé son fusil d’épaule. Ils sont notamment allés largement s’inspirer du côté de Queen, on a pas mal de passages qui nous y font fortement penser ("Beyond The Stars", "Bon Voyage", "Gabriel"...). Ca aurait pu être une bonne idée, mais ça se révèle n’être qu’une tentative de plagiat qui manque de subtilité.

L’intro aux sonorités très futuriste, pour coller au concept de l’album, déboule sur un titre qui sera l'un des deux seuls morceaux du disque qui collent le plus à l’ancien Dark Moor. Et pourtant, il n’est pas des plus mémorables, avec ses "Ouh Ouh" un brin pathétiques sur le refrain. Non, on est déjà loin de la qualité des albums cités plus haut. Mais il va falloir s’en contenter, vu ce qui suit.
Dès le second morceau, l’influence de Queen se fait vraiment sentir. Ce n’est pas un mauvais morceau non plus mais ce n’est pas le genre de titre que l’on a envie d’entendre en écoutant un album de Dark Moor. Le morceau suivant montre que les Espagnols ont décidé d’abuser des "Ouh Ouh Ouh" sur leurs nouvelles compositions. On passe rapidement sur le cas de la ballade "I Want To Believe" (avec encore plein de "Ouh Ouh Ouh", décidément !) pour arriver sur un "Bon Voyage!" encore très proche de Queen sur le refrain et le break. C’est bon, on sait maintenant quelle discographie nos Espagnols se sont passés en boucle à l’écriture de ce nouvel album.
Ce n’est qu’avec "Imperial Death" qu’on se rappelle que Dark Moor fut un bon groupe de Power Metal Symphonique. Alfred prend une voix plus agressive, les guitares sont plus mordantes et les orchestrations sont en avant. Mais on ne s’en rappelle pas longtemps car si l’on retire l’intro un peu longue et les bla bla à la fin du morceau, il doit rester deux minutes intéressantes à tout casser. Et ce n’est pas "Gabriel", pour lequel a été filmée la première vidéo, qui va relever le niveau. Maintenant, si vous avez aimé des morceaux comme "The Road Again" ou "This Is My Way" sur l’album précédent, votre avis sera peut-être différent du mien.
Quant au dernier titre, je le trouve particulièrement pompeux. De toute évidence, ils ont essayé de nous faire un truc à la "Bohemian Rhapsody". Le pompage est tellement flagrant que c’en est pathétique. Sans intérêt.

Je voulais être rassuré après "Ars Musica", c’est le contraire qui se produit.
Dark Moor a fait un choix que je ne trouve pas être le bon. Après, ils ont tout à fait le droit de faire évoluer leur musique comme ils le souhaitent, en l’occurrence dans des sphères plus mélodiques, plus Rock... Il y aura certainement des fans pour les suivre sur cette voie. Pas moi.
Autant j’avais été clément quand il a fallu noter "Ars Musica", que je considérais comme un faux-pas que le groupe pouvait corriger, autant là, je serai sans pitié… Qui aime bien châtie bien, dit-on.
8 / 20

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Cloudriders part 2: technowars
Cloudriders part 2: technowars
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Du bon boulot, comme toujours !, 30 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cloudriders part 2: technowars (CD)
Kerion est un groupe niçois de Metal Symphonique que j'ai découvert en 2008, avec son premier album, "Holy Creatures Quest". Un bien bon album dans un style où nous n'étions pas habitués à voir évoluer des groupes français (en tout cas, à ce niveau).
En 2012, le groupe s'embarque dans un gros projet en plusieurs parties, "Cloudriders", ce qui n'est déjà pas donné à tout le monde, notamment dans un style musical où la frontière entre belle réussite et truc hyper pompeux peut être parfois bien mince. Encore une fois, le résultat du premier volet fut plutôt bien salué par la critique et les fans.
Trois ans après cette première partie intitulée "Road To Skycity", voici la seconde, nommée "Technowars". La bataille fait rage entre les armées de Skycity et celles du vieux monde (si j’ai bien tout compris).

L’entame de l’album se fait par l’intro symphonique traditionnelle avec quelques choeurs, et avec en plus un petit thème médiéval au milieu de sonorités bien modernes. On enchaîne avec "The Legacy" qui reprend la mélodie de l’intro sur les choeurs. Flora Spinelli arrive avec une voix trafiquée sur le premier couplet, on la reconnaît à peine. On retrouve sa voix normale sur le second. Alors, pour ceux qui ne la connaîtraient pas, Flora n’a rien de la diva dont les groupes de ce style musical raffolent bien (trop) souvent. Elle chante sans forcer, dans un registre plutôt médium, ce qui lui confère son originalité. Cela ne l’empêche pas de monter un peu dans les aigus par moments. Comme à son habitude, le groupe a énormément travaillé ses mélodies et les choeurs qui accompagnent chaque titre.
Le démarrage du second morceau fait beaucoup penser à du Rhapsody. Il faut dire que, musicalement, on n’est pas loin de l’univers des Italiens. Une voix masculine, celle de Phil Giordana (Fairyland – autre groupe français talentueux dans le même style musical et aussi de la région de Nice) répond à Flora sur ce titre. Quelques sonorités électro apparaissent par moments. Je n’adore pas le refrain. Sur la toute fin du morceau, on reconnaît la voix de Elisa C. Martin, la première chanteuse de Dark Moor. On a plaisir à la retrouver ici, en lead vocal sur le morceau suivant, "Rise Of The Rebellion". Le titre est plus puissant que le précédent, son refrain également. Nous avons droit à quelques dialogues ou des saynètes entre les titres pour nous rappeler qu’il s’agit d’une histoire complète.
"Iron Soldier" met les guitares bien en avant dès l’intro. Il y a toujours quelques sons électros saupoudrés ici et là sur les morceaux, celui-ci en comporte pas mal. Les choeurs jouent un rôle important et viennent soutenir la voix de Flora sur le refrain. Les guitares reprennent le pouvoir sur la fin du morceau, instrumentale.
L’intro de "Heart Of Steel" est très orchestrale, puis le rythme s’accélère et des choeurs bien puissants déboulent (il s'agit apparemment sur cet album d'un vrai choeur, d'une quarantaine de choristes). Ce morceau met en scène une voix extrême, celle de Rachel Aspe (Eths). La dualité des deux types de chants fonctionne bien et apporte de la variété. De nouveau, le refrain assez enjoué fait penser à du Rhapsody, mais il est bien fichu. Très bon titre !
"Spirit Of The Wood" avec son intro à flûte de pan nous fait voyager. C’est encore un invité qui commence le morceau, Raphael Dantas du groupe brésilien Caravellus. Ca tombe bien, on a l’impression d’être en Amérique du Sud, avec l’intro et les percus un peu tribales. Bon morceau encore une fois.
"In Silence" est la première ballade de l’album, avec un démarrage à la guitare acoustique. Les violons sont de sortie sur le solo. Flora a une voix qui se prête très bien à ce genre de morceau.
Ce sont encore les guitares acoustiques qui entament "The Brotherhood", mais le titre s’énerve rapidement. Le rythme est bien lourd au début. Il y a encore énormément de choeurs sur ce titre et le break est électro avant de laisser la place aux guitares.
Sur "Riding Clouds", on retrouve Elisa en duo avec Flora. Le thème est assez festif avec son violon en intro. Le rythme est bien entraînant et voilà encore un titre qui fonctionne parfaitement. On notera la variété des compositions depuis le départ, Kerion ne se contente pas de nous servir la même recette sur chaque morceau.
La seconde ballade, "Children Of Sky And Sea", est un duo de chants masculin et féminin. Sans doute avec Fil Palmer de Replosion (un groupe italien), seul invité que l’on n’a pas encore entendu. Je trouve cette seconde ballade moins passionnante que la première, moins émouvante.
Ce second volet se termine par "Technowars", longue pièce de dix minutes. On attaque par une intro acoustique avec choeurs. Tous les invités de l’album, je pense, y participent à tour de rôle (on note au passage que ce sont quasiment les mêmes invités que sur "Cloudriders pt 1"). Le refrain, renforcé par les choeurs, est assez énorme (encore un qui sonne très rhapsodien). Sur le break, les influences électro du groupe resurgissent de plus belle. La fin du break, tout en choeurs, est très cinématographique. Il nous reste d'ailleurs une outro instrumentale en guise de générique de fin.

"Cloudriders part 2" est tout à fait dans la continuité de l’oeuvre du groupe. Kerion nous propose encore une fois un CD bien rempli (plus de soixante-quinze minutes) d'une musique riche qui ne tombe pas dans l'outrance que ce style amène parfois.
Si vous ne connaissez pas encore et que vous aimez le Power Symphonique un peu grandiloquent à la Rhapsody, les premiers Dark Moor ou Gloryhammer, Kerion ne vous décevra pas. Si vous connaissez déjà Kerion et appréciez leur style, ce nouvel album vous fera forcément plaisir car le groupe n’a, encore une fois, rien laissé au hasard.
15 / 20

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Matière Noire - Edition Collector
Matière Noire - Edition Collector

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Positifs à Bloc !, 23 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Matière Noire - Edition Collector (CD)
Un nouvel album de Mass Hysteria est toujours un petit événement dans le monde du Rock Metal français. Debouts depuis vingt ans, Mouss et ses comparses nous livrent cette année leur "Matière Noire". Un album où colère, énergie positive et besoin d'avancer cohabitent. Ce qui n'est pas contradictoire.

La contradiction, c'est un peu un signe distinctif du groupe. Je ne rappellerai pas le titre de leur second album (le meilleur jusqu'à ce jour selon moi), il suffit de jeter un œil sur cette superbe pochette où la beauté de ce visage féminin côtoie la crasse de cette matière noire gluante qui lui dégouline dessus. La crasse ? Pas forcément. Car chez les Mass, même le noir peut être synonyme de bon. En effet, même si le groupe a connu une période bien difficile lors de l'écriture de l'album (son guitariste Nicolas, victime d'un grave accident de voiture et Mouss qui a perdu ses parents), le message du Mass 2015 est toujours positif ! Quand je vous parlais de contradiction'

Le moins que l'on puisse dire à l'écoute des premiers titres, c'est que les Mass sont vénères. Gros son, grattes en colère et les sons électro qui sortent de partout, marque de fabrique du groupe depuis toujours. Là dessus, on trouve un Mouss qui débite les paroles avec véhémence. Le premier morceau, "Chiens De La Casse", arrache comme il faut, même lors du break sur lequel viennent se poser des samples de violons.
Le second morceau, "Vae Soli", ne calme pas franchement le jeu, malgré un refrain plus mélodique. On a un son d'harmonica sur le refrain. Excellent titre ! On n'est pas au bout de ses surprises avec "Vector Equilibrium" et ses choeurs dignes du Metal Symphonique sur l'intro et le refrain. Au niveau des samples, Mass Hysteria s'est lâché comme il faut ! Mais pas d'inquiétude, c'est bien notre Mass reconnaissable entre mille, le style du groupe n'a pas changé mais ils ont décidé de nous en donner toujours plus. La partie centrale du morceau, super rapide, fait très hardcore. De nouveau, un titre énorme !
Si vous aimez quand ça dépote, vous allez être servis sur cet album car ça continue avec "Notre Complot". Ca va faire mal en live ! Revoilà les samples de violons sur l'intro de "L'Espérance et le Refus". Les guitares de Yann et Frédéric Duquesne (le nouveau venu) prennent le relais et arrachent tout. Le refrain est martelé, bien puissant.
"Tout Est Poison" et tout est parfait encore une fois, avec ce côté indus qui va bien, à grand renfort de samples énormes sur la partie instrumentale qui est monstrueuse. Difficile de capter toutes les subtilités en deux ou trois écoutes sur cet album. C'est pourquoi on y revient vite, une fois l'écoute terminée.
Pas de répit avec "L'Enfer Des Dieux" et son tempo bien lourd, presque martial. Le refrain est une fois encore plus mélodique, pour faire passer un message un peu plus sombre que sur le reste de l'album.
Avec "A Bout De Souffle", on imagine déjà les salles entières sauter en l'air sur le refrain. Tiens, quels morceaux seront tirés de cet album pour être joués en concert ? Pas facile à dire, ils y ont tous leur place. A propos de live, le titre "Plus Que Du Metal" est carrément taillé pour mettre le feu avec son "Est-ce que vous êtes prêts pour un wall of death ?" en guise de pré-refrain. Ce n'est toutefois pas le titre le plus baston de l'album mais ça va forcément bien défoncer dans les salles sur le refrain.
Encore un refrain bien positif sur le titre éponyme ("Soyons tous ensemble, marchons tous ensemble, restez comme vous êtes, le combat est dans la tête'")
Enfin, cerise sur le gâteau, le fantastique "Mère D'Iroise" qui clôt ce disque, avec sa mélodie entêtante qui tourne en boucle. Et encore un refrain haut en couleur. Enorme tout simplement ! Tiens, ça fait combien de fois que je dis énorme au cours de cette chronique ?

Alors ? "Matière Noire", le meilleur album de Mass Hysteria depuis "Contraddiction" ? Je le pense, oui.
Cette année, nous avons été gâtés avec les excellents albums de No One Is Innocent et de Mass Hysteria (auxquels on peut ajouter le live de Lofofora). Le Rock Metal français (et de langue française) compte de belles locomotives, il serait peut-être temps de s'en rendre compte et de ne pas toujours tout miser sur les sempiternels mêmes artistes français qui occultent tous les autres.
La France a un incroyable talent, oui, mais pas là où on veut nous le faire croire...
18 / 20

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Fallen
Fallen
Prix : EUR 16,67

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 In Stryper I Trust !, 18 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fallen (CD)
Stryper, les légendaires inventeurs du "White Metal" (le Metal Chrétien), reviennent cette année avec un neuvième album studio.
Le dernier album studio en date, "No More Hell To Pay" (2013), m'avait laissé une bonne impression et m'avait même conduit à me pencher sérieusement sur leur discographie qui ne m'avait pas particulièrement attiré dans les années 80. Il faut dire que je n'adhérais pas franchement au concept de l'évangile selon les frères Sweet à l'époque. Je trouvais tout ça trop kitsch. Je n'y adhère pas plus aujourd'hui mais je reconnais que ça ne les a pas empêchés de sortir de bons morceaux.

"Fallen" arrive donc cet automne, avec comme toujours son lot de titres à la gloire du Seigneur ("Heaven", "King Of Kings") ou autres références bibliques ("Yahweh", "Let There Be Light")... On ne se refait pas. Bon, comme il ne s'agit pas de l'aspect du groupe que je préfère, on va s'intéresser ici à l'aspect musical.
Et on commence très fort ce nouvel album avec des chants religieux d'un assez bel effet sur l'intro de "Yahweh". Ca a le mérite de nous mettre tout de suite dans le bain ! La rythmique est bien lourde, on dirait presque du Black Sabbath. On est loin de l'aspect Hard FM que le groupe avait développé à la fin des années 80, sur "In God We Trust" notamment. Stryper joue aujourd’hui du Heavy Metal. Michael Sweet a une voix puissante qui colle bien a ce genre de morceaux, bien plus qu'aux ballades pleurnicheuses dont le groupe est assez friand (malheureusement). Et Oz Fox sort un solo qui n’a pas grand-chose à envier à des guitaristes bien plus réputés que lui.
Le titre éponyme continue sur la même lancée. Puissant, bien heavy. Le refrain est bien percutant, comme souvent chez les Américains.
J'accroche un peu moins sur le titre suivant, toujours aussi lourd (même plus que les deux précédents) mais auquel il manque un bon refrain justement. Avec "Big Screen Lies", on retrouve un refrain plus mordant, mais ce n'est rien à côté de celui de "Heaven". Ca sent le tube, ça, les gars ! Tout y est : la mélodie qui accroche l'oreille, le solo bien foutu... et le refrain, donc. Et le tout sans tomber dans la mièvrerie, le rythme étant encore une fois assez lourd. Je ne me rappelle plus avoir entendu Robert Sweet frapper aussi fort sur sa batterie que sur cet album.
"Love You Like I Do" me fait carrément penser à du Dokken, époque "Under Lock And Key". Bon morceau de Heavy mélodique, encore une fois. Bref, on attend le faux pas de cet album et le voilà, avec le passage obligé de la ballade. C'est "All Over Again". Heureusement, ça ne dure pas trop longtemps (moins de quatre minutes). C'est franchement dommage que le groupe se sente obligé de proposer à chaque album des morceaux de ce type, avec les "Ouh Ouh Ouh" de rigueur. Ce sont des ballades d’un autre temps, je trouve ça complètement dépassé aujourd’hui. Est-ce que quelqu’un leur dira un jour ?
Puis c'est au tour d'un titre intitulé "After Forever". Non, sans blague ? Stryper reprend du Black Sabbath ? On aura tout vu ! Le groupe inventeur du White Metal qui reprend celui qui a inventé le "Metal satanique" ! Les Stryper se seraient-ils convertis au Malin ? Bon en fait, je rigole car ils l’ont déjà fait, lors de leur album de reprises, "The Covering" (c’était le titre "Heaven And Hell" à l’époque) et ils n'ont pas été excommuniés. Et finalement, tout cela semble très logique, vu la tournure très heavy de cet album. En plus, il faut dire que les paroles de ce morceau ne sont pas impies et, dans la bouche de Michael Sweet, les "God is the only way to be" et les "the only one who can save you now" prennent une autre dimension. Et il faut reconnaître que nos évangélistes s'en sortent pas mal sur cette reprise, un peu moins lourde que l'originale quand même. En tout cas, je trouve ça assez fun et bon esprit.
On a ensuite un "Till I Get What I Need" qui envoie du bois et un "Let There Be Light" encore une fois doté d’un refrain qui tue. "The Calling" et "King Of Kings" ne faiblissent pas et tout cela nous donne un album globalement très satisfaisant (on leur pardonnera donc la ballade qui n’a vraiment rien à faire ici).

Ce "Fallen" ne symbolise pas la chute de nos Chrétiens préférés, bien au contraire. Plus le groupe prend de la bouteille, plus il semble inspiré. Les fans du groupe devraient adorer cet album et je conseille même aux plus réfractaires d'y jeter une oreille, ils pourraient bien être surpris. Car de tous les survivants de la vague Metal US des années 80, Stryper est aujourd’hui l’un des plus solides. Certains pourront peut-être y voir là une intervention divine…
16 / 20

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Fallen
Fallen
Prix : EUR 51,07

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 In Stryper I trust !, 14 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fallen (CD)
Stryper, les légendaires inventeurs du "White Metal" (le Metal Chrétien), reviennent cette année avec un neuvième album studio.
Le dernier album studio en date, "No More Hell To Pay" (2013), m'avait laissé une bonne impression et m'avait même conduit à me pencher sérieusement sur leur discographie qui ne m'avait pas particulièrement attiré dans les années 80. Il faut dire que je n'adhérais pas franchement au concept de l'évangile selon les frères Sweet à l'époque. Je trouvais tout ça trop kitsch. Je n'y adhère pas plus aujourd'hui mais je reconnais que ça ne les a pas empêchés de sortir de bons morceaux.

"Fallen" arrive donc cet automne, avec comme toujours son lot de titres à la gloire du Seigneur ("Heaven", "King Of Kings") ou autres références bibliques ("Yahweh", "Let There Be Light")... On ne se refait pas. Bon, comme il ne s'agit pas de l'aspect du groupe que je préfère, on va s'intéresser ici à l'aspect musical.
Et on commence très fort ce nouvel album avec des chants religieux d'un assez bel effet sur l'intro de "Yahweh". Ca a le mérite de nous mettre tout de suite dans le bain ! La rythmique est bien lourde, on dirait presque du Black Sabbath. On est loin de l'aspect Hard FM que le groupe avait développé à la fin des années 80, sur "In God We Trust" notamment. Stryper joue aujourd’hui du Heavy Metal. Michael Sweet a une voix puissante qui colle bien a ce genre de morceaux, bien plus qu'aux ballades pleurnicheuses dont le groupe est assez friand (malheureusement). Et Oz Fox sort un solo qui n’a pas grand-chose à envier à des guitaristes bien plus réputés que lui.
Le titre éponyme continue sur la même lancée. Puissant, bien heavy. Le refrain est bien percutant, comme souvent chez les Américains.
J'accroche un peu moins sur le titre suivant, toujours aussi lourd (même plus que les deux précédents) mais auquel il manque un bon refrain justement. Avec "Big Screen Lies", on retrouve un refrain plus mordant, mais ce n'est rien à côté de celui de "Heaven". Ca sent le tube, ça, les gars ! Tout y est : la mélodie qui accroche l'oreille, le solo bien foutu... et le refrain, donc. Et le tout sans tomber dans la mièvrerie, le rythme étant encore une fois assez lourd. Je ne me rappelle plus avoir entendu Robert Sweet frapper aussi fort sur sa batterie que sur cet album.
"Love You Like I Do" me fait carrément penser à du Dokken, époque "Under Lock And Key". Bon morceau de Heavy mélodique, encore une fois. Bref, on attend le faux pas de cet album et le voilà, avec le passage obligé de la ballade. C'est "All Over Again". Heureusement, ça ne dure pas trop longtemps (moins de quatre minutes). C'est franchement dommage que le groupe se sente obligé de proposer à chaque album des morceaux de ce type, avec les "Ouh Ouh Ouh" de rigueur. Ce sont des ballades d’un autre temps, je trouve ça complètement dépassé aujourd’hui. Est-ce que quelqu’un leur dira un jour ?
Puis c'est au tour d'un titre intitulé "After Forever". Non, sans blague ? Stryper reprend du Black Sabbath ? On aura tout vu ! Le groupe inventeur du White Metal qui reprend celui qui a inventé le "Metal satanique" ! Les Stryper se seraient-ils convertis au Malin ? Bon en fait, je rigole car ils l’ont déjà fait, lors de leur album de reprises, "The Covering" (c’était le titre "Heaven And Hell" à l’époque) et ils n'ont pas été excommuniés. Et finalement, tout cela semble très logique, vu la tournure très heavy de cet album. En plus, il faut dire que les paroles de ce morceau ne sont pas impies et, dans la bouche de Michael Sweet, les "God is the only way to be" et les "the only one who can save you now" prennent une autre dimension. Et il faut reconnaître que nos évangélistes s'en sortent pas mal sur cette reprise, un peu moins lourde que l'originale quand même. En tout cas, je trouve ça assez fun et bon esprit.
On a ensuite un "Till I Get What I Need" qui envoie du bois et un "Let There Be Light" encore une fois doté d’un refrain qui tue. "The Calling" et "King Of Kings" ne faiblissent pas et tout cela nous donne un album globalement très satisfaisant (on leur pardonnera donc la ballade qui n’a vraiment rien à faire ici).

Ce "Fallena ne symbolise pas la chute de nos Chrétiens préférés, bien au contraire. Plus le groupe prend de la bouteille, plus il semble inspiré. Les fans du groupe devraient adorer cet album et je conseille même aux plus réfractaires d'y jeter une oreille, ils pourraient bien être surpris. Car de tous les survivants de la vague Metal US des années 80, Stryper est aujourd’hui l’un des plus solides. Certains pourront peut-être y voir là une intervention divine…
16 / 20

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Space 1992: rise of the chaos wizards
Space 1992: rise of the chaos wizards
Prix : EUR 18,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Space Power Rangers..., 7 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Space 1992: rise of the chaos wizards (CD)
Vous vous souvenez de Gloryhammer, dont le premier album est sorti en 2013 ? Il s'agit du projet parallèle de Christopher Bowes, le leader de Alestorm, dans un style très différent puisque Gloryhammer est un peu (pour simplifier - mais en fait, c'est complètement ça) la rencontre de Rhapsody avec Hammerfall. Le côté Hollywood épico symphonico metal des premiers avec le côté true power metal de combat des seconds dans un univers intergalactique propre au groupe… tout un programme !

Le premier album était pas mal foutu, il faut le reconnaître, même s'il cumulait un nombre conséquent de clichés du genre. Un Metal que l'on avait déjà entendu des dizaines de fois donc, mais c'était plutôt bien fait.

Ce second album au titre à rallonge reprend exactement où le premier s’est arrêté. Les clichés sont-ils toujours présents ? Ce second album en est bourré. On commence par les titres des morceaux qui pourraient tous être issus d'un album de Rhapsody. La grosse intro avec grosses orchestrations et narrateur avec la grosse voix ? Cliché ! Les lyrics des choeurs en latin sur le premier morceau ? Cliché ! Les gros refrains bien fédérateurs, enjoués et répétés en boucle ? Cliché ! Les paroles ? Ultra cliché. Il y a des "mighty dragons" avec des "metal wings", du "holy raging power" et des "epic fight"… L'univers du groupe et le thème de l'album, qui est la suite du précédent, ressemble d'ailleurs fortement à la fameuse "Sword Saga" des Italiens mais transposée dans l'espace. Alors les clichés, on est dedans jusqu’au cou, pas de doute.
Mais tout cela est du second degré. Il suffit de regarder les photos promo avec le chanteur arborant une tenue en plastique à la Power Rangers meets Tranformers ou la première vidéo tirée de l'album pour en être convaincu. Et connaissant également le côté peu sérieux de Bowes au sein de son autre groupe, on est rassuré : Gloryhammer, c’est pour le fun !
A partir de là, on peut prendre cet album pour ce qu’il est : un bon Power Metal Symphonique qui ne se prend pas la tête. Niveau musical, rien de bien exceptionnel ni de très original forcément, mais les musiciens font bien leur boulot. Le chanteur, qui ne paye pas de mine avec sa tête d'adolescent, se défend pas trop mal. Côté musique, l’influence Rhapsody est plus qu’évidente, on y pense tout au long de cet album et plus encore quand le synthé emprunte des sonorités au clavecin ("Legend Of The Astral Hammer"). Quand ce synthé penche vers des sonorités un peu futuristes (le début de "Apocalypse 1992") il nous rappelle, là, le Luca Turilli de l’époque "Prophet Of The Last Eclipse", ce qui du coup, revient sensiblement au même.
Mais Gloryhammer parvient à éviter le côté pompeux qu’ont parfois les Italiens en ne faisant pas trop durer les morceaux en longueur ("Apocalypse 1992" dure tout de même près de dix minutes, mais les autres morceaux ont une durée comprise entre trois minutes trente et six minutes). Et il faut ajouter l’influence d’un Hammerfall, qui se fait un peu plus sentir sur quelques morceaux ("The Hollywood Hootsman").

Après, c’est clair qu’on ne va pas se relever la nuit pour écouter cet album (mais bon, pour combien d’albums on le ferait ?). C’est sympa sur le coup mais ce n’est pas le type de disque que l’on va se passer en boucle, je pense (en tout cas, pas moi…)
Du coup, "Space 1992" ne décevra pas les amateurs du premier album, ça c’est certain. Il pourra aussi largement satisfaire les fans de Rhapsody / Turilli qui n’ont plus grand-chose de qualité à se mettre sous la dent depuis un moment (avis qui n’engage que moi…). En plus, eux, ils ne se prennent pas au sérieux, ce qui leur confère immédiatement un côté sympathique. A vous de voir si ça vaut le coup de l'investissement...
14 / 20

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I Worship Chaos
I Worship Chaos
Prix : EUR 21,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Recette éculée... mais qui fonctionne très bien., 6 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Worship Chaos (CD)
Avec les pochettes de Children Of Bodom, on est passé par presque toutes les couleurs : le rouge avec "Something Wild", le vert avec "Hatebreeder", le bleu avec "Follow The Reaper", le blanc, le gris, le noir... il manquait le jaune. C'est réparé avec la pochette de ce "I Worship Chaos", très belle au demeurant.

Children Of Bodom, ça me renvoie quelques années en arrière. Je me rappelle la grosse claque prise par l’écoute de leur premier album, "Something Wild", l’année de sa sortie en 1997. Claque confirmée par les deux albums suivants. Puis, à force de sortir plus ou moins une resucée de ces deux albums avec leurs successeurs, je dois avouer que j’ai commencé à me désintéresser du groupe. Il faut dire qu’il a aussi souffert à mes yeux d’un problème dont il n’est qu’en partie responsable, c’est la déferlante de groupes qui se sont mis à jouer dans le même créneau musical que lui. Bref, overdose et donc, désintox…

Aujourd’hui, je me repenche donc sur le cas Children Of Bodom pour la chronique de leur nouvel album. Pas que je n’aie rien écouté d’eux depuis "Hate Crew Deathroll", mais les albums suivants sont passés les uns après les autres sans que j’en retienne véritablement quelque chose.
Bien sûr, aujourd’hui, les gamins du lac Bodom ont vieilli. Ils ont forcément mûri. Mais je trouve qu’ils ont toujours autant de mal à ne pas se répéter. A la première écoute, ce nouvel album ne m’a pas semblé vraiment très différents des précédents. Il y a toutefois un changement de taille puisque le second guitariste du groupe, Roope Latvala, a quitté COB avant l’enregistrement de l’album, ce qui fait que les guitares ont toutes été assurées par Alexi Laiho. Maintenant, est-ce que ça change quelque chose au son du groupe ? Du tout. Même son, même producteur que les albums précédents (Mikko Karmila, déjà responsable de la prod’ sur "Halo Of Blood", "Hatebreeder", "Follow The Reaper" et "Hate Crew Deathroll"). On prend (presque) les mêmes et on repart donc pour un tour…

En fait, ce n’est pas si simple que ça. C’est clair que Children Of Bodom reste dans un style très balisé, le sien, et que les morceaux ont tendance à se ressembler un peu (ou beaucoup), d’un titre à l’autre ou d’un album à l’autre. C’est le cas je trouve des deux premiers morceaux, des titres sympas mais trop passe-partout.
"Morrigan", troisième morceau (et premier single) est un peu plus attractif avec sa mélodie plus marquante aux synthés, même si là encore, on est en terrain très connu. Idem pour "Horns", titre rapide comme le groupe en a écrit un paquet. Je préfère personnellement le morceau suivant, "Prayer For The Afflicted", bien lourd.
Mais c’est après celui-ci que je trouve sur cet album une succession de morceaux plus enthousiasmants. "I Worship Chaos" en tête. Voilà enfin un titre que je n’ai pas l’impression d’avoir déjà écouté un certain nombre de fois chez COB. On reste pourtant dans le même style mais il y a un petit quelque chose de différent qui ravive l’attention qui commençait à décliner à l’écoute du début d’album. "Hold Your Tongue" me fait le même effet. J’aime bien les différents paliers dans la construction du morceau (couplet, pré-chorus et refrain avec tous un rythme différent). "Suicide Bomber" retient aussi l’attention avec sa partie mélodique aux synthés sur ce titre qui arrache bien. Enfin, le plus sombre "All For Nothing", avec son intro chuchotée et son rythme plus pesant, amène de la variété à l’ensemble. Ca aère l’album. Les solos d’Alexi Laiho à la gratte et Janne Wirman aux synthés sont excellents sur ce morceau (ainsi que sur l’ensemble du disque). Ces gars-là sont des bêtes, rien à dire.
On termine par un "Widdershins" plus classique mais ça reste très efficace. S’il y a bien quelque chose que l’on ne pourra pas retirer à ce groupe, c’est l’efficacité !

Je n’y ai pas eu accès (comme d’habitude) mais la version limitée comprend trois morceaux supplémentaires, trois reprises d’artistes aussi divers que Amorphis, les Plasmatics et Kenny Loggins. Ca peut être intéressant…

"I Worship Chaos" est un bon album dans l’ensemble. Mais je reste encore une fois un peu sur ma faim. Ce groupe ne prend pas assez de risques à mon goût et se contente de répéter une recette qui est la même depuis des années. Une recette qu’il maîtrise parfaitement, certes, mais je me demande ce qui vous fera acheter ce nouvel album du groupe si vous n’avez déjà pas investi dans les derniers. Après, vous pourrez toujours me rétorquer que AC/DC ou Motörhead font eux aussi la même chose depuis des lustres et on achète toujours leurs albums. Pas faux… Bref, ceux qui parmi vous aiment les précédents albums de Children Of Bodom trouveront ici leur bonheur car "I Worship Chaos" me paraît plus intéressant que ces derniers.
15 / 20

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King of kings
King of kings
Prix : EUR 23,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Saga épique et historique., 3 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : King of kings (CD)
J'avais été assez déçu par la dernière livraison du groupe, "Symphonies Of The Night", mais il ne faut pas s’arrêter à un album un peu moins bien. Leaves' Eyes est un groupe pour lequel j'ai pas mal de sympathie et donc j’attendais ce nouvel album pour voir s'il était capable de redresser le tir.

Premier contact avec l’album, la pochette déjà est assez surprenante pour du Leaves' Eyes. En tout cas, c'est une grande première. Jusqu'alors, le seul aspect un peu guerrier sur les pochettes du groupe apparaissait très discrètement sur la pochette de "Njord", avec l'épée tenue par Alex Krull. Là, le groupe franchit un pas. Car même si les thèmes des chansons tournent souvent autour du folklore viking, cette pochette ressemble plus à celle d'un groupe de Pagan / Viking Metal. Y aurait-il un gros changement à attendre de la part du groupe ?

On va tout de suite tuer le suspense en répondant par la négative. Non, Leaves' Eyes n'est pas devenu avec cet album un groupe de Viking Metal. Mais bon, on s'y attendait un peu non ? Le contraire aurait vraiment été surprenant. Par contre, ce "King Of Kings" remet à mon avis Leaves' Eyes sur le bon chemin. Car, comme dit plus haut, j’avais trouvé le dernier album, "Symphonies Of The Night", bien moins intéressant que l’album précédent, "Meredead". Celui-ci laissait une grande place aux influences celtiques et proposait donc un équilibre mélodies celtisantes / riffs agressifs plus réussi que sur le dernier album en date où, justement, cet équilibre n’avait manifestement pas été trouvé, le groupe retombant dans un style hyper balisé et du coup, assez banal. Ici, l’accent folk est mis dès l’intro, "Sweven", aux très fortes consonances de musique celtique. De plus, j’ai toujours trouvé que la voix de Kristine, avec son côté assez doux, collait parfaitement à ce style de musique. "Haraldskvadi", titre assez calme plus loin dans l’album, est dans le même esprit.
Des exemples de cet équilibre retrouvé, on en a notamment sur "Vengeance Venom", "Sacred Vow" ou l’épique "Blazing Waters" avec la participation de Lindy-Fay Hella (Wardruna), et surtout sur le très festif "Swords In Rock" qui conclut les débats. Mais je trouve que globalement, le groupe ne va pas encore assez loin et ne prend pas le risque (payant pourtant sur "Meredead") de mélanger plus que ça le Metal et la musique celtique. Les fans du groupe ne souhaitent-ils pas une évolution dans ce sens ? Ce serait dommage. Le groupe a par ailleurs toujours un peu de mal à se démarquer d’influences parfois un peu trop évidentes, Nightwish en tête, ce que l’on pourra regretter.
Autre regret : le chant de Herr Krull. Le mari de madame vient poser ses growls sur la plupart des titres. Alors autant je trouve que chez certains groupes, il faut les conserver (Sirenia), autant chez Leaves’ Eyes, je ne suis pas convaincu du bien fondé de la chose. Les choeurs sur les refrains suffisent largement à rendre la musique du groupe plus puissante.
Allez, assez de critiques, il y a de bonnes choses sur cet album, et le bilan est globalement positif.
Quelques titres sentent bon les hymnes de bataille ("Halvdan The Black", "Edge Of Steel"), ce qui colle parfaitement au concept de l’album puisque le groupe nous narre tout au long de ces dix titres (plus une petite intro instrumentale, "Feast Of The Year") l’histoire de Harald 1er, qui fut le premier roi de Norvège. D'où la pochette...

"Kings Of Kings" est un bon album et surtout bien meilleur que le précédent, mais on attend toujours de la part de Leaves’ Eyes le disque de référence. C’est un peu symptomatique, ce groupe expérimenté n’arrive pas à nous proposer un album vraiment excellent, après plus de dix ans de carrière. C’est dommage, surtout quand on découvre que des jeunes groupes comme Beyond The Black, dans le même style musical, peuvent sortir une tuerie dès leur premier opus.
15 / 20

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Road Fever
Road Fever
Prix : EUR 20,21

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Des filles, des bécanes... et du Rock n'Roll !, 3 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Road Fever (CD)
AC/DC est un très grand groupe, et comme tout groupe de cette importance, il a influencé un nombre conséquent d'autres combos. Et parmi eux, certains frisent le mimétisme. Citons parmi les plus évidents Airbourne, Bullet, The Darkness, Krokus... Ces groupes auraient-ils existé si AC/DC n'était pas passé avant eux ? On peut légitimement se poser la question. Vous aurez bien sûr remarqué que ce ne sont que des groupes composés d’hommes ! AC/DC serait donc une "musique d'hommes" ? Non. En voici la preuve avec Thundermother, combo suédois 100% féminin qui voue un culte aussi démesuré que les groupes masculins sus-cités au géant du Hard Rock australien. (Signalons également au passage, pour rester dans le sujet, qu'il existe aussi un tribute band français à AC/DC 100% féminin, Ladies Ballbreaker, et qu'il assure grave…)

Voici donc le second album des Suédoises (enfin... pas que, la chanteuse Clare Cunningham est irlandaise), "Road Fever", à la pochette illustrant parfaitement le propos : rock and roll, ville en feu, grosses bécanes, filles, poussière… à défaut d’être très jolie, elle nous donne le ton. Comme elles le disent elles-mêmes en interview : "la pochette reflète très bien ce que nous sommes : on arrive en ville, on fout le feu et on se barre"…
L'originalité de ce combo, par rapport à tous les autres oeuvrant dans le style AC/DC-like, c'est évidemment qu'il est féminin. Vous voulez voir ce que ça donne du AC/DC chanté par une femme ? Eh bien, ça donne Thundermother. La chanteuse assure et elle est charmante de surcroît, ce qui ne gâte rien. Et c'est vrai que du coup, si on compare avec Joel O'Keeffe (Airbourne) ou Hell Hofer (Bullet), ça lui donne un avantage indéniable. Le plaisir des oreilles et des yeux ! Mais ne nous contentons pas de ce critère finalement assez sexiste, s'il n'y avait pas le reste, je ne vous en parlerai même pas, de ce groupe.
Le reste, c'est la musique. Ces filles savent jouer, pas de doute. La basse "à la Cliff Williams" bourdonne comme il faut (FFWF). Côté riff, c'est du Young brothers jusqu'au bout des cordes. Les solos par contre, c'est un peu plus personnel puisque la guitariste Filippa Nässil n'en colle pas forcément partout et ils sont souvent assez courts. Du coup, les morceaux sont vite expédiés (le plus long, Thunder Machine, dure quatre minutes mais la majorité tourne autour des trois minutes ou moins).
Evidemment et par définition, rien de révolutionnaire là-dedans (écoutez "Thunder Machine" et vous vous demanderez si Brian Johnson n'a pas changé de sexe le temps de l’enregistrement de ce morceau inconnu des Kangourous). Une petite touche personnelle fait toutefois son apparition de temps en temps (les refrains de "Deal With The Devil" ou "Rock and Roll Sisterhood" qui ne font pas du tout AC/DC, par exemple).
Bref, que ça ressemble de près ou de loin à autre chose, ça n’empêche pas de trouver là-dedans de très bons morceaux comme le single "It’s Just A Tease" qui assure un max (et qui ne fait pas trop AC/DC, lui).
Le plus posé "Vagabond" (posé, mais ce n’est pas une ballade pour autant), titre sur lequel Clare montre une autre tessiture de voix, moins agressive, plus sensuelle est aussi un bon moment. On peut également citer les morceaux qui collent la patate comme "Alright Alright" ou "Deal With The Devil" (ce dernier lorgne même du côté Motörheadien du rock and roll). C’est clair que niveau énergie, elles n'ont rien à envier à leurs confrères masculins. Et on termine par un "Rock n’Roll Sisterhood", sorte d’hymne de ralliement pour toutes les filles qui font du rock dans ce monde très masculin.

"Road Fever" est un album très court (trente minutes) mais il est de ces albums qui filent une pêche incroyable. Du bon Hard Rock n'Roll qui donne envie de bouger la tête, taper du pied et de gueuler les refrains à tue-tête. Et une bonne dose de Rock and Roll endiablé et euphorisant, même d’une demi-heure, par les temps qui courent, c'est toujours ça de pris !
14 / 20

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Golgotha
Golgotha
Prix : EUR 19,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un bon album... enfin !, 3 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Golgotha (CD)
W.A.S.P. ! Toute ma jeunesse !
Les premiers albums de ce groupe ont tourné jusqu'à l'usure sur ma platine. Et puis, à partir de l'album "The Crimson Idol" (1992), faute à des disques de moins en moins intéressants, je me suis progressivement désintéressé de leur cas... tout en restant à l'écoute de ce qu'ils produisaient. Ainsi, parfois, je découvrais que le groupe (il serait plus juste de dire Blackie Lawless, seul survivant du combo originel) avait encore des choses intéressantes à dire (l’album de 2002, "Dying For The World" par exemple).
Aujourd'hui, Blackie et son équipe reviennent six ans après un "Babylon" très moyen et avec un nouveau label, les Autrichiens de Napalm Records. Une pause qui a vu Blackie passer deux fois dans les mains des chirurgiens (pour une épaule et une jambe), deux opérations entrecoupées par la tournée des trente ans du groupe. Tout cela prend du temps. Bref, six ans après le dernier album, voici "Golgotha", le quinzième effort studio du groupe américain. C’est parti !

Avec le premier titre, "Scream", pas de surprise, c’est du W.A.S.P. académique. Déjà, première constatation : le Blackie n'a (presque) rien perdu de sa voix, plus de trente ans après ses débuts. On le reconnaît dès les premières notes ; il faut dire qu’il possède une voix particulière, reconnaissable entre mille. Musicalement, ça tient la route, ce premier morceau a même un côté assez attractif.
Blackie déclare que ce nouvel album "revient sur les racines du groupe, l'esprit des années 80 et 90, avec des influences seventies". "Ce disque rappellera aux fans les premiers albums de W.A.S.P.", précise-t-il. Oui, pourquoi pas... mais on va nuancer tout ça. Ce n’est tout de même pas un retour aux sources auquel on a affaire ici. Si l'on sent effectivement la volonté de Blackie de revenir vers des compos dans la lignée de ses premières compositions, plus énergiques et avec refrains chiadés en début d’album (notamment sur les titres "Last Runaway" et "Shotgun"), le style du groupe apparaît tout de même plus proche des dernières réalisations de la bande à Blackie que des toutes premières sur l’ensemble de l’album. Ce qui est assez logique.
Les trois premiers morceaux, il n'y a vraiment pas grand-chose de négatif à dire. Du W.A.S.P. académique, certes, mais du bon. J'aurais même tendance à dire qu'il s'agit de la partie la plus intéressante de ce nouvel opus.
"Miss You", première ballade, aurait été apparemment la toute première chanson écrite pour "Crimson Idol" puis laissée de côté... et la revoilà ici. Eh bien, si vous connaissez les très bonnes ballades de l'album "Crimson Idol", vous ne serez pas dépaysés. On se demande presque pourquoi elle fut laissée de côté, si ce n'est sa ressemblance avec celles qui ont fini sur le disque. Encore un bon morceau, malgré son petit côté déjà entendu.
A partir de ce titre, je trouve qu’on reste dans le trip "Crimson Idol" avec notamment deux autres morceaux assez longs qui me font bien penser à cet album clé du groupe (le très dynamique "Slaves Of The New World Order" et "Golgotha", longue ballade heavy un peu dans la veine de "The Idol"). C’est aussi le cas du plus court "Hero Of The World". Voilà donc le disque de la discographie de W.A.S.P. qui semble le plus avoir inspiré Blackie pour ce nouvel album en fin de compte. Et en fait, ça fait déjà un moment qu’il influence les compos de Blackie, cet album. Du coup, avec "Golgotha", ce n’est pas la "révolution" plus ou moins annoncée plus haut. Les influences des eighties, si elles peuvent se faire sentir parfois, sont bien moindres. Quant aux influences seventies, eh bien elles ne sont pas évidentes à cerner, si ce n'est ce synthé/orgue que l'on retrouve parfois en fond sonore ("Fallen Under", "Slaves Of The New World Order"). Mais comme sur Crimson Idol, encore une fois...
Maintenant, est-ce forcément une mauvaise chose ? Non, car il n’est pas toujours utile de revenir aux fameuses "sources" pour pondre un bon album. Trop de groupes jouent aujourd'hui cette carte pour finalement nous sortir des albums bien décevants. "Golgotha" nous montre une succession de bons (voire très bons) titres et surtout, aucun déchet. C'est tout ce qu'on lui demande.

Neuf morceaux, cinquante-cinq minutes de musique (les titres oscillant entre cinq et huit minutes), la nouvelle livraison de la bande à Blackie est plutôt une bonne cuvée. "Golgotha" ne sera sans doute pas un album incontournable de la carrière de W.A.S.P. mais il se situe dans la bonne moyenne, ce qui n’est déjà pas si mal. Il devrait largement contenter les fans.
15 / 20

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