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Contenu rédigé par orion
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Commentaires écrits par
orion (Vinland)
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Nocturnal Bloodshed
Nocturnal Bloodshed
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 16,73

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Belle surprise., 16 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nocturnal Bloodshed (CD)
Le Swedeath mélodique a fait de nombreux émules, et pas seulement en Suède. Voici Mistweaver, combo d’origine espagnole, contaminé par la vague Dark Tranquillity / In Flames au milieu des années 90.
Ce groupe n’est toutefois pas nouveau puisqu’il a été fondé en 1997 et sort aujourd’hui son cinquième album, six ans tout de même après leur dernier méfait. C’est par contre le premier pour Suspiria Records, un label un peu plus gros que leur label précédent et qui va, peut-être, réussir à les sortir du relatif anonymat qui est le leur.

C’est une intro assez longue qui nous ouvre les portes de cet album. Des cris d’enfant illustrent le thème ("The Birth") sur une musique qui fait plus penser à du gothique qu’à du Death Metal. Mais une fois "The Biggest Threat" lancé, pas de doute, on est dans le swedeath mélodique assez classique, rapide et, ma foi, bien efficace, avec un chanteur à la voix bien caverneuse. Des nappes de synthé accompagnent judicieusement les guitares tout au long du morceau.
Avec "Pandemonium", le groupe ajoute des choeurs féminins. Le titre apparaît du coup bien plus mélodique que le précédent (ça fait presque penser à du Therion époque "Theli" par moment). J’aime cette approche qui, dès le début de l’album, montre un groupe qui ne s’enferme pas dans un style qui peut devenir bien vite répétitif. Ce sera également le cas avec le morceau "End Of Times", très différent du reste, dont les couplets sont chantés par une voix féminine. Le rythme est plus lent, la mélodie du refrain fait un peu folk. Une réussite qui amène, là encore, de la variété à l’ensemble.
Quand le groupe la joue plus classique, ça nous donne "Hell’s Arrival", "God Is Dead" ou "Perpetual Darkness", qui me font beaucoup penser à Ebony Tears, un groupe suédois de la fin des années 90 qui avait sorti un excellent premier album, "Tortura Insomniae". Le son et le chant principalement m’y font penser. Et comme au niveau de la production, c’est Dan Swanö (Therion, Edge Of Sanity, Nightingale) que l’on retrouve derrière la console, c’est finalement pas surprenant. Si les Espagnols ont cherché par tous les moyens à sonner suédois, c’est mission accomplie. Il n’y a vraiment rien dans cet album qui sonne un peu ibérique. D’ailleurs, ils ont également invité Jennie Tebler (de Lake Of Tears) sur un titre, pour faire encore plus couleur locale.
Mais malgré cela, le groupe arrive à nous tenir en haleine tout au long de cet album, même quand il joue dans un style très balisé. La composition ne manque pas d’idées intéressantes. Le titre éponyme par exemple nous réserve une plage acoustique en milieu et en fin de morceau, et on y entend aussi quelques violons. Un bon moyen d’aérer le titre et le rendre encore plus varié.

Voilà un bon album qui nous ramène fin des années 90, quand le Swedeath mélodique avait encore une bonne marge de manoeuvre. Ce "Nocturnal Bloodshed" serait sorti à ce moment-là, il aurait pu marquer les esprits. Aujourd’hui, j’en suis nettement mois sûr. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un album tout à fait appréciable, bien exécuté et suffisamment varié, qui devrait ravir les amateurs du style.
16 / 20

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Where Evil Dwells
Where Evil Dwells
Prix : EUR 17,00

3.0 étoiles sur 5 Under The Influence part 2, 16 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Where Evil Dwells (CD)
Il existe plusieurs catégories de groupes.
- Les références : ceux qui ont créé quelque chose d'original et qui servent de modèle aux trois catégories ci-dessous.
- Les bons élèves : ceux qui ont des influences assez marquées mais qui arrivent à faire naître de ces influences une certaine identité.
- Les fans : ceux qui s'inspirent très largement d'autres groupes (très à la mode en ce moment) et ne s'en cachent pas, au point qu’on se demande parfois si ça relève de l'hommage ou du pompage déguisé.
- Les pilleurs : ceux qui recyclent carrément les riffs et les idées des autres groupes et qui pensent que ça ne va pas se voir.

Avec le groupe qui nous intéresse aujourd’hui, les Finlandais de Ranger, j’avoue que j’hésite entre la troisième et la quatrième de ces catégories.

Ces jeunes gens sont fans de Metallica et plus précisément de leurs débuts discographiques. Dire d’eux qu’ils ont écouté l’album "Kill’ Em All" en boucle est un doux euphémisme. Les riffs, le tempo, tout vous y fera penser, notamment sur les premiers morceaux. On trouve même parfois, bien cachés (mais pas de bol, je connais cet album par coeur) des copiés-collés de plans entendus sur "Kill’ Em All" ("Deadly Feast", "Phantom Soldier"). On change le tempo, deux, trois notes ou deux, trois enchaînements et le tour est joué. Ca, c’est pour le côté "pilleurs".

Mais soyons honnêtes, il serait injuste de dire qu’ils n'ont copié que Metallica. Ils ont aussi bien écouté le premier Exodus puisqu’ils nous font le coup des gang vocals sur quelques refrains. Et si on peut emprunter aussi quelques plans à Iron Maiden, pourquoi s’en priver ("Dead Zone") ? A part ça, on a quand même des différences de taille : le chanteur n’arrive pas à la cheville de James Hetfield, même celui de cette époque. Ses cris haut perchés, très typés années 80, sont assez énervants, voire même déplacés parfois. Et puis, leur bassiste n’est pas Cliff Burton (franchement pas). Leur soliste n’est pas Kirk Hammett et leur batteur n’est pas Lars Ulrich. Bref, ça en fait des différences !
La seconde partie de l’album est un peu plus personnelle (disons, moins pompée), ce qui me fait pencher vers la troisième catégorie plutôt que la quatrième. Plus personnelle ne veut toutefois pas dire originale, car vous avez bien compris que chez Ranger, l’originalité n’est pas de mise. Avec "Black Circle" et le (trop ?) long "Where Evil Dwells", les Finlandais nous montrent d’autres influences, pas très bien digérées non plus mais au moins, ce ne sont pas les mêmes durant tout l’album. Quant au dernier titre, "Storm Of Power", il peut vous servir de jeu entre amis : le premier qui trouve toutes les influences de ce groupe.

Vous trouverez cet album intéressant si vous n’avez jamais écouté "Kill’ Em All" (mais est-ce possible, si vous aimez le Thrash ?) ou d’autres albums de speed / thrash sortis à cette époque. Dans le cas contraire, c’est clair que cet album vous épatera beaucoup moins.
Et puis, ils sont tellement nombreux, maintenant, ces groupes à jouer tous dans le même créneau, le Speed Thrash old school (je vous parlais il y a peu de Evil Invaders), que l’on va finir par tous les mélanger ou pire, faire une overdose. Et quand on frise l’indigestion, on fait quoi ? On revient vers ce qu’il y a de meilleur : les références !
11 / 20

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Extinct
Extinct
Prix : EUR 18,00

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Retour en arrière... tout en avançant !, 9 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extinct (CD)
La dernière livraison des Portugais, "Alpha Noir / Omega White" était un double album (ou en tout cas, pouvait être considéré comme tel) où le groupe avait séparé ses deux facettes musicales sur deux albums distincts. "Alpha Noir" pour le côté dark, "Omega White" pour le côté gothique. Du coup, et c’était un peu le piège d’une telle opération, Moonspell avait créé un album qui est apparu trop dense pour les amateurs du côté gothique et un autre trop soft pour ceux qui apprécient plus le côté agressif du groupe.
A quoi peut-on s’attendre avec ce nouvel album, sachant que le groupe est toujours assez surprenant dans ses choix et qu’il est difficile de deviner à l’avance de quoi sera fait son prochain opus ?

Le premier contact que l’on a avec ce nouvel album, c’est la pochette, une nouvelle fois signée Seth Siro Anton (Septicflesh), avec ce personnage qui fait penser à une version mutilée et décomposée de la femme de la pochette de "Night Eternal" (2008) qu’il avait également réalisé. On pourrait imaginer en jugeant cet artwork que ce nouveau disque sera encore plus sombre que les derniers, d'autant que le thème (l'extinction des différentes formes de vie), lui, l'est. Mais attention aux apparences trompeuses !

"Breathe", le premier morceau, joue avec le chaud et froid. Le côté gothique est bien en avant sur les couplets. Fernando chante de sa voix claire, on se croirait revenu à l’époque de "Sin Pecado". Le refrain est par contre bien plus énervé (en voix dark) sur des guitares plus agressives et la partie centrale du morceau est plus rapide. Il y a un petit côté oriental sur la mélodie amené par des orchestrations. Un très bon premier morceau mais assez déconcertant car on s’attendait à ce que ça claque plus que ça, comme sur les premiers morceaux des trois albums précédents.
Avec les titres suivants, les choses deviennent un peu plus claires.
Sur le titre éponyme, tout en gardant une ligne mélodique assez forte, Moonspell durcit le ton. Les guitares sont en avant, le riff est méchant. Le chant est agressif jusqu’au refrain en voix claire, très entraînant. On trouve encore des orchestrations assez abondantes sur la partie instrumentale (qui est dotée d’un très bon solo) et en fin de titre. Orchestrations que l’on retrouve également sur le morceau suivant, "Medusalem". Les arrangements symphoniques sont omniprésents sur cet album, c’est assez nouveau (en tout cas, à ce point). Ce morceau a de nouveau une forte ambiance moyen-orientale. Pas de voix dark, Fernando parle plus qu’il ne chante sur les couplets. Le refrain est très mélodique. "Domina" est plus doux (pas mal de guitares acoustiques) et encore plus mélodique, surtout sur la fin du titre avec les choeurs en plus et encore une fois un beau solo de guitare.
Arrivé à ce stade, on commence à cerner le cru 2015 de Moonspell. Si l’on pouvait se demander si ce nouvel album serait plus "Alpha Noir" ou "Omega White", il n’est finalement ni l’un ni l’autre. "Extinct" sera différent, tout simplement.
C’est confirmé avec les titres suivants. "The Last Of Us" est de nouveau très gothique, les guitares me font penser à du Paradise Lost, période "One Second". Pas de voix dark encore sur ce morceau et les orchestrations sont toujours présentes, comme sur le titre suivant, "Malignia", qui est lui un peu plus agressif au niveau du chant.
Sur "Funeral Bloom", je retrouve des ambiances de l’album "Irreligious". "The Future Is Dark" un peu plus loin fait de nouveau penser aux morceaux de l’époque "Sin Pecado", par le chant de Fernando et le côté assez posé du titre. Pas de doute maintenant, on dirait bien que Moonspell a décidé de renouer avec sa période gothique de la fin des années 90 sur ce nouveau disque mais, comme les Portugais ne sont pas du genre à se répéter, il y a des choses en plus comme les orchestrations (avec beaucoup de cordes comme sur "Dying Breed", morceau doté du refrain le plus agressif de l’album) et quelques sonorités modernes ici et là ("Extinct", "The Future Is Dark").
Le dernier titre, avec un piano comme instrument principal, est totalement chanté en français. Grande première pour le groupe. On appréciera l'accent de Fernando. L’ambiance est assez décalée, entre cabaret des années 20 et marche funèbre. Un morceau étonnant pour terminer cet album qui ne l’est pas moins.

Même si l’on reconnaît sans aucun problème la patte du groupe, Moonspell risque encore de surprendre tout son monde avec ce nouvel album. Bien moins sombre que "Alpha Noir" (mais du coup, bien plus varié et, de mon point de vue, plus distrayant), "Extinct" montre encore le groupe portugais sous une autre de ses facettes, plus gothique et plus symphonique. Un très bon album de plus dans la discographie de Moonspell !
17 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 14, 2015 10:56 PM MEST


Pulses of pleasure
Pulses of pleasure
Prix : EUR 11,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Under The Influence., 6 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pulses of pleasure (CD)
Et allez, encore un !
Evil Invaders est un titre d'Hypocrisy, tiré de leur album "The Final Chapter". Mais ce n'est pas de là que provient l'origine du nom de ce groupe belge. A mon avis, il provient plutôt du nom du second album de Razor, un groupe canadien de thrash metal, sorti en 1985. C’est plus dans l’esprit.
Parce que, vous l'avez deviné, Evil Invaders nous livre un speed / thrash metal dit old school (comprendre, qui était à la mode il y a trente ans et qui, a priori, a le vent en poupe en ce moment). Encore un vous disais-je car on finit par ne plus les compter, ces groupes qui pratiquent le old school à tout va. Il y en a même tellement que ça devient difficile (voire impossible) de vous parler de tous. D’autant que, dans le tas, il y en a pas mal qui ne valent pas le déplacement.

Allez, aujourd'hui, on jette notre dévolu sur le cas de ces quatre Belges. Quatre garçons dans le vent, donc : Joe (chant, guitare), Sam Lemmens (guitare), Senne Jacobs (batterie) et Max Mayhem (basse), au look resté lui aussi dans les années 80.
Tout est dit dans le premier titre, "Fast, Loud n'Rude" (tiens, amusant, un des titres du premier album de Razor est "Fast And Loud", j’étais donc sur la bonne piste). Ces jeunes gens délivrent un Speed / Thrash Metal de bon aloi comme il se pratiquait au milieu des eighties, avec un chanteur qui pousse des bonnes gueulantes et lâche des cris hystériques de temps en temps. Ca pourrait rappeler de loin Steve Souza (Exodus) dans ses jeunes années ou bien Dan Beehler de Exciter (même époque). C’est spécial, il faut accrocher à ce style de chant qui est vraiment très ancré dans les années 80. Pas sûr que ça plaise à tout le monde.
Passé ce détail, musicalement, rien à dire, c'est bien exécuté et ça ne manque pas d’énergie. Il y a de bons riffs inspirés ("Fast, Loud n'Rude", "Stairway To Insanity", "Shot To Paradise") et des solos fort à propos ("Pulses of Pleasure"). On navigue entre riffing thrash et plans mélodiques à la manière NWOBHM (c’est flagrant sur "Master Of Illusion" où l'on sent une très forte influence d'Iron Maiden). Le groupe prend aussi quelques initiatives comme ce petit break acoustique un plein milieu de "Eclipse Of The Mind" mais qui tombe malheureusement un peu comme un cheveu au milieu de la soupe.
Le son est bien sûr très teinté vintage pour faire "old school". Bref, tout est réuni pour faire un album qui aurait pu sortir dans le milieu des années 80.

Pour un premier album, ils s'en sortent pas mal. Ces gars ont la technique et même suffisamment d’inspiration pour que ce soit intéressant. Après, ça reste évidemment du déjà vu et déjà entendu. Mais on peut dire que, dans le genre et sans rechercher l’originalité, vous l’aurez compris, Evil Invaders fait le boulot et le fait plutôt bien.
14 / 20

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The Killer Instinct
The Killer Instinct
Prix : EUR 15,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 BSR, épisode deux., 2 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Killer Instinct (CD)
Second album pour Black Star Riders, deux ans après la bonne surprise laissée par le premier album.
Le groupe, toujours composé de Scott Gorham et Damon Johnson (guitares), Ricky Warwick (chant) et Jimmy DeGrasso (batterie) mais avec un nouveau venu à la basse en la personne de Robbie Crane (ex-Ratt et Lynch Mob) continue-t-il de faire perdurer, avec ce "Killer Instinct", l'héritage du mythique Thin Lizzy ? On va voir ça tout de suite.

Si le groupe clame haut et fort qu’il veut que ce second album soit considéré comme du Black Star Riders et non comme du Thin Lizzy, il va être difficile de faire abstraction de tout un tas de choses. A commencer par le morceau "Soldierstown" qui est 100% compatible avec le répertoire de Lizzy avec sa mélodie celtisante aux grattes, qui rappelle forcément des titres comme "Emerald" ou "Black Rose". Le riff aurait été amené par Scott Gorham selon Damon Johnson, ceci expliquant cela (il est le seul membre rescapé de Thin Lizzy, faut-il le rappeler).
Il y a aussi le titre éponyme et le "Through The Motions" qui se fondent parfaitement dans le style du groupe mené autrefois par Phil Lynott. Et on ne peut pas dire que ce soit à cause du travail de Scott Gorham cette fois-ci, parce qu’il n’est pas crédité sur ces morceaux. Comme pour le premier album, les deux compositeurs principaux sont Ricky Warwick et Damon Johnson et ces deux-là ont bien intégré le répertoire de Thin Lizzy, c’est une évidence. On ne peut pas occulter le fait qu’il y a très souvent, dans ces titres, un petit quelque chose qui fait penser à Thin Lizzy ("Bullet Blues", "Finest Hour", "Charlie I Gotta Go", "Turn In Your Arms") mais qui les fait surtout ressembler aux morceaux du premier album. Alors, avec "The Killer Instinct", Black Star Riders ferait-il du Black Star Riders ?
Il y a effectivement un peu plus de personnalité sur ce nouvel album que sur le premier essai. Prenons par exemple "Blindsided". Là, je ne trouve pas que ça ressemble des masses à Thin Lizzy. Le titre, à la guitare acoustique en grande partie, ressemble plus à du Lynyrd Skynyrd en fait. "Sex, Guns And Gasoline" s’en éloigne aussi pas mal (ou en tout cas, le lien ne me paraît pas très fort). Quant au dernier morceau, "You Little Liar", ça me rappelle plus The Almighty (le groupe précédent de Ricky Warwick) que Thin Lizzy. L'explication, on peut la trouver dans ces propos de Warwick : "Sur le premier album, nous devions coller au plus près à l’esprit Thin Lizzy. Aujourd’hui, on n’a plus de pression, ça nous ouvre plus de portes au niveau créatif". Ca paraît se tenir…

Il est à noter que l’édition limitée de l’album propose un second CD avec deux titres inédits et quatre versions acoustiques.

Je ne trouve pas ce nouvel album meilleur ou moins bon que le précédent. L’effet de surprise est retombé, mais c'est compensé par quelques touches plus personnelles. Bref, ceux qui ont apprécié "All Hell Breaks Loose" trouveront leur bonheur ici. Les autres, ceux qui trouvent que ce groupe est une offense à la mémoire de Thin Lizzy (il y en a !) passeront une nouvelle fois leur chemin.
14 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 26, 2015 10:09 AM MEST


One Man Army
One Man Army
Prix : EUR 10,62

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Contre-attaque gagnante des guerriers nordiques !, 24 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : One Man Army (CD)
Ensiferum est de retour, après un "Unsung Heroes" (sorti en 2012) qui ne m'avait pas emballé plus que ça. On peut même dire qu'il s'agissait d'une déception, après le terrible "From Afar" (2009) auquel il succédait.
C'est donc avec une certaine méfiance que je m’apprêtais à écouter ce "One Man Army". Méfiance toute relative car les premiers extraits qui ont filtré sur le net étaient plutôt de bonne augure. Restait bien sûr à savoir si tout l'album allait tenir les promesses de ces quelques extraits.

"March Of War" est l'intro de l'album, folk et épique à la fois. On se sent déjà partir sur notre destrier, l'épée d'une main et le bouclier de l'autre. Cela nous emmène tranquillement sur le premier morceau qui est tout sauf tranquille, lui : rythme furieux, du "Oh Oh Oh Oh" en veux-tu, en voilà, voix toujours aussi agressive de Petri Lindroos. On a un ralentissement en milieu de titre puis les gros choeurs arrivent (et retour des "Oh Oh Oh" avant que ça ne reparte de plus belle juste derrière), avec un chouette solo de gratte au passage. Ca commence très bien, ce nouvel album !
"Heathen Horde" qui suit est plus traditionnel pour le groupe, avec choeurs guerriers un peu partout, un refrain à reprendre à tue-tête et une mélodie folk bien marquée. Le titre éponyme redémarre sur un tempo bien speed, avec un riff bien thrashy. Le morceau ne manque pas de gros choeurs non plus. Celui-ci, on le connaissait déjà, le groupe en a même fait une vidéo qui a déjà fait presque 250 000 vues sur youtube. En tout cas, ce début d’album est d’ores et déjà bien plus sympathique que ce que le groupe nous a livré en 2012.
Et c’est pas fini, comme dirait la pub. C'est ensuite l'enchaînement "Burden Of The Fallen" (petit instrumental bien folk) et "Warrior Without A War", un morceau bien épique qui me rappelle l'ambiance de l'album "From Afar". "Cry For The Earth Bounds" l'est encore plus (épique) avec son intro de chants a cappella. La partie instrumentale au milieu du morceau est excellente, avec à la clé un peu de chant féminin. On retrouve des choeurs sur la fin du titre. Il y a vraiment un gros travail vocal sur ce morceau. Je sens qu'il va vite devenir l'un de mes titres préférés de ce nouvel album.
Restons dans l'épique pour évoquer "Descendants, Defiance, Domination", titre de plus de onze minutes. Là, je suis plus circonspect car après plus de quatre minutes, ça ne décolle toujours pas. Il faut attendre six minutes pour que ça devienne un peu plus intéressant. Il y a pourtant quelques tentatives de varier le jeu comme le chant clair mais encore une fois, il manque quelque chose sur ce titre qui traîne en longueur. Encore une fois car c'est justement le long morceau sur "Unsung Heroes" ("Passion, Proof, Power" - tiens, le même genre de titre en trois mots, décidément, ça ne leur réussit pas) qui m'avait déçu. Mais heureusement, cette fois-ci, il y a les autres morceaux. Ceux évoqués précédemment mais surtout, les deux dont je vais vous parler maintenant.
"Two Of Spades" est très entraînant et le groupe joue la surprise en milieu de morceau avec un passage assez anachronique, carrément disco (on dirait un mix Abba / Boney M). C'est en tout cas sympa et original ! C'est un peu cette folie qui manquait à "Unsung Heroes" et qu'on est heureux de retrouver ici. Et si l’on aime ce genre de délire de la part du groupe, on appréciera forcément le dernier morceau de l'album, "Neito Pohjolan", entièrement chanté par une femme, avec une musique qui fait ambiance western et qui nous rappelle bien évidemment la même tentative réussie sur le titre "Stone Cold Metal" de "From Afar".

Verdict : si le groupe n’est pas revenu au niveau de "From Afar" (leur meilleur album de mon point de vue), il est toutefois bien plus inspiré que sur sa dernière livraison. "One Man Army" renoue avec le Ensiferum que l’on aime, agressif, batailleur et qui ne recule pas devant quelques prises de risques, nous offrant ainsi une diversité bienvenue. Beau boulot !
16 / 20

PS : l'édition limitée comporte 4 titres de plus qui valent le déplacement (dont deux encore assez typés "western".)

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Elan
Elan
Prix : EUR 7,00

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Douce entrée en matière... on attend la suite !, 21 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Elan (CD)
Avec le nouvel album qui arrive à la fin du mois de mars, un nouveau chapitre s'ouvre dans la vie du groupe. Le troisième. Le single Élan est déjà là pour nous donner un petit aperçu de ce qui nous attend. Attention ceci dit de ne pas tirer de conclusions hâtives après l’écoute de ce single sur le contenu global de l'album à venir, "Endless Forms Most Beautiful". Rappelons-nous que c'est le single "Eva" qui avait été dévoilé en avant première de "Dark Passion Play" et il ne représentait pas vraiment l'album.

Ce nouveau single de Nightwish n’est absolument pas surprenant car il s’inscrit dans la continuité de pas mal de singles du groupe ("Nemo", "The Islander", "The Crow", "The Owl And The Dove"…). Un titre assez soft, qui ne devrait effrayer personne. Je veux dire par là que c’est suffisamment "easy listening" pour ne pas faire fuir un auditeur lambda qui tomberait dessus par hasard. Et même mieux, ça pourrait presque lui plaire ! Et si ça lui plaît, on aura droit à cette réflexion : "mais c’est pas du metal, ça !". Car le Metal, c’est pas bien alors que ça, c’est bien… vous ne l’avez jamais entendue, celle-là ? Moi, si… Ce qui est amusant, c'est que de l’autre côté, on va avoir aussi pas mal de metalleux avertis qui vont trouver que c’est trop soft et du coup, ils lâcheront aussi ce même "c’est pas du metal, ça" (sous entendu : c’est pas du metal donc c’est pas bien). Comme quoi, tout le monde peut se retrouver avec les mêmes arguments, pour démontrer tout et son contraire. Tout ça pour dire que ce single va faire couler encore beaucoup d’encre (ou plus exactement, va faire couiner beaucoup de claviers). Ca a même déjà largement commencé. Et n’oublions pas l'inévitable débat stérile du "c'était mieux avec Tarja" (ou même "rendez-nous Anette") qui va aller avec.
Bref, laissons toutes ces personnes débattre inutilement et revenons à la musique.
Une mélodie celtisante qui rappelle vaguement celle de "Last Of The Wilds" mais en moins énergique introduit le morceau. L'ambiance générale est celtique. Le chant de Floor Jansen que tout le monde guette au tournant est très soft lui aussi, il colle parfaitement à la composition. Elle n'a pas besoin de chanter en force comme c'était parfois le cas sur le live "Showtime, Storytime". Ici, ce n’est pas du chant lyrique, on est plus proche du style de chant des deux derniers albums du groupe. La guitare a un rôle très secondaire, le solo est joué à la flûte. Le refrain est bien fichu et reste bien en tête. En définitive, tous les ingrédients du single passe-partout.
Ajoutons que la vidéo du morceau est très sympa.
La version alternative du morceau est encore plus cool, les instruments celtes sont encore plus mis en avant et accompagnent les orchestrations. Il n'y a pas de guitare du tout sur cette version.
La version "Radio Edit" quant à elle ne présente pas grand intérêt, comme très souvent dans pareil cas (elle est juste écourtée de quelques secondes).
L’autre titre, "Sagan", qui ne sera pas sur l’album, est très proche de "Élan". Il est un peu plus énergique, le refrain est encore une fois bien gaulé, les instruments celtes sont en avant et le solo est encore une fois joué par Troy.

Une certitude à l'écoute de ces deux nouveaux morceaux : l'album sera très orienté musique celtique, ce que l'on pouvait largement deviner à l'avance quand Nightwish a décidé d'intégrer Troy Donockley comme membre à part entière. J’espère personnellement que le reste de l’album sera plus dynamique que ce premier extrait mais je ne suis pas trop inquiet à ce sujet, à vrai dire. J’ai confiance.
Vivement fin mars pour découvrir la suite !
15 / 20

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Glory To The Brave
Glory To The Brave

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Glory To The Brave ou la renaissance du Heavy Metal classique., 16 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Glory To The Brave (CD)
On vous l'a dit, on vous l'a répété sur tous les tons et dans toute la presse spécialisée de l'époque : au début des années 90, le Heavy Metal est mort. Place à la fusion, au grunge, au nu metal...
Oui mais voilà, le Heavy Metal a la vie dure. Au fond du trou au début des nineties, c'est vrai, il va lentement remonter la pente et ressortir la tête de l'eau. Ceci grâce à quelques groupes des années 80 qui n'ont jamais cessé d'y croire mais aussi à de jeunes combos qui vont porter bien haut l'étendard du Heavy Metal. Et Hammerfall est certainement le groupe qui a le plus efficacement contribué à ce retour en grâce auprès des fans de Metal, grâce notamment à son premier album, "Glory To The Brave".

L'idée de départ est née de l'association de Jesper Strömblad, guitariste chez In Flames mais officiant ici en tant que batteur et Oscar Dronjak, guitariste de Ceremonial Oath, deux groupes qui n'ont pas grand-chose à voir avec le Heavy Metal de papa. La volonté est donc évidente : faire une musique différente de leurs combos respectifs et revenir aux racines du Heavy. C'est d'ailleurs aussi cette même volonté qui anime les musiciens qui les rejoignent assez vite : Mikael Stanne et Niklas Sundin (de Dark Tranquillity) et Johann Larsson. Ces deux derniers sont remplacés assez vite par Glenn Ljungström (In Flames) et Fredrik Larsson (Dispatched).
Le groupe est surtout un side project à l'époque, notamment devant le succès grandissant de In Flames et Dark Tranquillity dont la plupart des membres sont issus, et se contente de jouer des reprises.
En 1996, Mikael Stanne ne peut continuer à jouer avec Hammerfall et on le remplace par un certain Joacim Cans au chant.

Vient alors le moment d’enregistrer un album.
"Steel Meets Steel", le tout premier morceau composé pour Hammerfall par Dronjak, se retrouve sur ce premier opus. Il est accompagné de titres écrits durant l'année 1996 et début 1997 ainsi qu'une reprise de Warlord, "Child Of The Damned".
Pour la pochette qui claque, on est allé chercher Andreas Marschall (responsable des pochettes d'album chez In Flames, ce n'est pas une coïncidence) qui a ainsi créé la mascotte d'Hammerfall (tiens, encore un truc très typé Heavy Metal des années 80, la mascotte...), Hector, présent sur toutes les pochettes des albums du groupe… sauf une.
L’album est publié une première fois par un petit label hollandais, Vic Records (et n’est distribué que dans ce pays). Cela suffit à faire parler du groupe et Nuclear Blast ne tarde pas à proposer un contrat aux Suédois pour quatre albums dont la distribution de ce premier opus. Bien vu car c’est un succès, plutôt inattendu d’ailleurs car ce style musical n’était plus vraiment en odeur de sainteté depuis un moment.
Hammerfall joue donc un Metal certes hyper classique mais assez brillant : des refrains qui pètent en forme d’hymne ("Hammerfall", "Glory To The Brave"), des mélodies accrocheuses ("The Metal Age", "Stone Cold"), un rythme plutôt rapide et bien entraînant sur la plupart des morceaux ("The Dragon Lies Bleeding", "Hammerfall", "Child Of The Damned", "Steel Meets Steel", "Unchained"), un riffing solide. Les thèmes depuis longtemps écartés par les groupes de Metal refont surface (la chevalerie, les dragons, les épées). Le groupe n’échappera pas du coup à de nombreuses moqueries avant que certains ne se taisent finalement devant le succès du groupe.
On pourra toujours trouver que Joacim Cans n’est pas un chanteur exceptionnel, il n’empêche que sa voix porte bien les compositions du groupe, renforcée souvent sur les refrains par de gros choeurs ("Stone Cold", "Hammerfall", "Steel Meets Steel"…)
Hammerfall nous offre aussi deux ballades. Si la première n'est pas absolument mémorable ("I Believe") mais reste tout à fait honnête, la seconde, elle, est sacrément bien gaulée. Il s'agit du titre éponyme qui clôt l'album. Le genre de ballade épique avec énorme refrain répété jusqu’à plus soif sur les deux dernières minutes du morceau. Un must !

Devant le succès rencontré par l'album notamment en Allemagne, il devient évident que ce qui ne devait être qu'un side project au départ doit devenir un groupe à part entière. Il ne faut pas traîner car on réclame déjà le successeur de "Glory To The Brave". Du coup, Jesper Strömblad et Glenn Ljungström qui ne peuvent pas se consacrer en même temps à In Flames et Hammerfall s'en vont. Ils sont remplacés respectivement par Patrick Räfling et Stefan Elmgren. Ces deux musiciens ne sont cités qu'en guest sur ce premier album, même s'il s'avère que Räfling en a assuré toutes les parties de batterie. Fredrik Larsson lui aussi préfère se concentrer sur son autre projet et cède sa place peu de temps après à Magnus Rosen. Mais il est revenu depuis.
"Glory To The Brave" est encore aujourd'hui considéré comme le meilleur album du groupe.

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Crusade:zero
Crusade:zero
Prix : EUR 13,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enfin l'album qui tue !, 16 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Crusade:zero (CD)
Depuis le dernier album, "Solarflesh", sorti début 2013, le groupe a dû faire face à un terrible coup du sort avec le décès de leur bassiste, Slawomir "Mortifer" Kusterka, des suites d’une maladie cardiaque. Puis Hexen, le batteur, a quitté le groupe. Aujourd’hui, Hate revient sous forme de trio avec toujours l’inamovible Adam "ATF Sinner" Buszko (chant, guitares), Konrad "Destroyer" Ramotowski (guitares) et un nouveau batteur, Pawel "Pawulon" Jaroszewicz (ex-Vader). Le poste de bassiste en live sera tenu par un certain Kain.

Après une intro grandiose, orchestrale et inquiétante et un second morceau instrumental assez court (une minute quarante) qui nous plongent petit à petit dans le bain (ça sent le concept album), on entre dans le vif du sujet avec "Death Liberator". Sur ce premier véritable titre, le Hate 2015 m'apparaît en très grande forme et délivre un Black Death maîtrisé à la perfection. La voix d'Adam sait se montrer particulièrement convaincante. "Leviathan" qui suit me fait l'effet d'une sacrée claque. Rythmique hypnotique, refrain martelé avec force, belles accélérations. La vache, ça faisait longtemps que je n'avais pas entendu ce groupe à pareille fête.
Une fois les deux premières pièces passées (toutes deux de plus de six minutes), je suis obligé de me rendre à l’évidence : voilà le groupe particulièrement inspiré, ou du moins plus inspiré que sur les deux derniers albums en date, "Solarflesh" et "Erebos". Pourvu que la suite soit à la hauteur de ce début d’album, sincèrement très réussi.
Et la suite ne déçoit pas. On ne va pas faire dans le faux suspense, vous avez tous vu la note. En effet, il ne faut pas compter sur "Doomsday Celebrities" pour faire retomber le soufflé. Ni "Hate Is The Law" et encore moins "Valley Of Darkness", dont le groupe a tiré une vidéo et il a très bien fait. Ce morceau risque de déclencher l’intérêt de pas mal d’amateurs du style pour le groupe, quand ils vont tomber dessus.
Bien sûr, il reste difficile quand on écoute Hate de ne pas penser très fortement à Behemoth. Musicalement, c'est une évidence mais le phénomène est accentué par le fait que le chant de ATF Sinner ressemble carrément à celui de Nergal par moments. Hate a toujours eu ce problème de personnalité et a du mal à affirmer une identité propre. Bon, OK, tout cela est vrai… mais on s’en fout un peu, non ? Parce que là, ils ont fait fort. Et ce qui compte finalement, ce n’est pas tant que ça ressemble à un tel ou un tel mais bien que cet album soit une belle réussite dans son ensemble.
Et c’est bien le cas ici : rythmiques dévastatrices, tempo de dingue, solos inspirés… tout est là. Pas un moment de faiblesse, la qualité est constante d'un bout à l'autre de l'oeuvre. C'est du lourd !
Et pour couronner le tout, l’album est produit par les frères Wieslawscy, responsables du son des derniers Behemoth. Autant dire que ça frise la perfection.
Franchement, les fans de Behemoth vont forcément adorer. Et, à mon avis, pas qu'eux...

Après les très bons derniers albums de Vader, Decapitated et Behemoth l’année dernière, Hate s’ajoute à la liste en ce début d’année et confirme l'excellente santé de la scène extrême polonaise. "Crusade: Zero" est, de mon point de vue, le meilleur album du combo et devrait enfin propulser Hate à la hauteur de ses illustres aînés.
17 / 20

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Ascension lost
Ascension lost
Prix : EUR 13,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Dissection n'est pas mort, son esprit vit toujours., 16 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ascension lost (CD)
Voici le troisième album de Thulcandra, toujours superbement illustré par Necrolord. L'artwork des trois albums, dans les mêmes tons bleus, avec à chaque fois un seul personnage, crée une véritable unité de l'œuvre du groupe et rappelle, évidemment, les pochettes des albums de Dissection.

Et de fait, Dissection est toujours la principale influence de ce groupe allemand, formé par des membres de Obscura, Dark Fortress et Helfahrt. Il s'agit même plus que d'une influence car on peut légitimement se demander si l'esprit créatif de Jon Nodtveidt (RIP) ne se serait pas réincarné chez les compositeurs de cet opus (et des deux précédents). Car même si Thulcandra amène une dimension plus moderne (le mythique "Storm Of The Light's Bane" date tout de même d'il y a tout juste vingt ans), on retrouve ici tout ce qui a fait le succès de cet album. "Ascension Lost" pourrait même faire office de bel hommage à "Storm", en guise d'anniversaire.
On retrouve donc ici ce Black Death ténébreux, froid, véloce et mélodique parfaitement exécuté qui a fait les beaux jours de la musique extrême underground dans les années 90.
"The First Rebellion", le premier morceau de ce nouvel opus (et aussi le plus long de l'album) est un modèle du genre, tout simplement. Tempo ultra rapide, rythmique assassine et guitares tour à tour agressives et mélodiques, notamment sur l'intro et aussi à partir du milieu du titre, quand un break vient casser le rythme et nous prendre par surprise. La voix de Steffen Kummerer est elle aussi particulièrement agressive et incisive, exactement comme il faut pour ce style de Black Metal. Ce Steffen est un caméléon, il maîtrise aussi bien son sujet quand il prend une voix black comme c’est le cas ici qu’avec une voix death, comme c’est le cas dans son autre groupe, Obscura.
Si vous connaissez les deux albums précédents du groupe, vous savez qu’avec Thulcandra, c’est du sérieux. "Ascension Lost", comme ses deux prédécesseurs, nous offre huit compositions solides (auxquelles il faut ajouter un interlude acoustique et une outro) d’un Black Metal où les idées ne manquent pas au niveau des riffs et des solos. On passe d'un Black Death implacable à des parties plus mélodiques grâce aux guitares qui se font tout à coup plus fluides (la partie solo de "Throne Of Will" ou celle de "Deliverance In Sin And Death", l’intro acoustique de "Demigod Imprisoned"… chaque morceau propose ce type d’alternance). Quelques influences heavy se glissent aussi par-ci par-là (le plan rythmique de "The Second Fall") et parfois, une nappe discrète de synthé vient placer une ambiance fantomatique ("The Second Fall", "Deliverance In Sin And Death"). Le tout nous offrant une musique froide et ténébreuse donc… mais belle aussi.
Notons que cette fois-ci, le groupe ne propose aucune reprise, toutes les compositions sont originales.

Vraiment, il ne serait pas injustifié d’affirmer que Thulcandra, avec "Fallen Angel’s Dominion", "Under A Frozen Sun" et maintenant ce "Ascension Lost" nous a offert la suite de la discographie de Dissection que l’on n’aura jamais de toute façon.
J’entends bien sûr ceux qui diront que les Allemands se contentent de repomper une recette éculée… certes. Mais ils le font tellement bien qu’il serait bête de bouder leur œuvre sur ce seul prétexte car franchement, à part eux, qui aujourd’hui propose ce style musical en le maîtrisant à ce point et en restant totalement crédible au niveau de la composition ? Jon Nodtveidt, de là-haut, doit être fier de ces gars-là !
16 / 20

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