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Contenu rédigé par orion
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orion (Vinland)
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I Worship Chaos
I Worship Chaos
Prix : EUR 21,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Recette éculée... mais qui fonctionne très bien., 6 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Worship Chaos (CD)
Avec les pochettes de Children Of Bodom, on est passé par presque toutes les couleurs : le rouge avec "Something Wild", le vert avec "Hatebreeder", le bleu avec "Follow The Reaper", le blanc, le gris, le noir... il manquait le jaune. C'est réparé avec la pochette de ce "I Worship Chaos", très belle au demeurant.

Children Of Bodom, ça me renvoie quelques années en arrière. Je me rappelle la grosse claque prise par l’écoute de leur premier album, "Something Wild", l’année de sa sortie en 1997. Claque confirmée par les deux albums suivants. Puis, à force de sortir plus ou moins une resucée de ces deux albums avec leurs successeurs, je dois avouer que j’ai commencé à me désintéresser du groupe. Il faut dire qu’il a aussi souffert à mes yeux d’un problème dont il n’est qu’en partie responsable, c’est la déferlante de groupes qui se sont mis à jouer dans le même créneau musical que lui. Bref, overdose et donc, désintox…

Aujourd’hui, je me repenche donc sur le cas Children Of Bodom pour la chronique de leur nouvel album. Pas que je n’aie rien écouté d’eux depuis "Hate Crew Deathroll", mais les albums suivants sont passés les uns après les autres sans que j’en retienne véritablement quelque chose.
Bien sûr, aujourd’hui, les gamins du lac Bodom ont vieilli. Ils ont forcément mûri. Mais je trouve qu’ils ont toujours autant de mal à ne pas se répéter. A la première écoute, ce nouvel album ne m’a pas semblé vraiment très différents des précédents. Il y a toutefois un changement de taille puisque le second guitariste du groupe, Roope Latvala, a quitté COB avant l’enregistrement de l’album, ce qui fait que les guitares ont toutes été assurées par Alexi Laiho. Maintenant, est-ce que ça change quelque chose au son du groupe ? Du tout. Même son, même producteur que les albums précédents (Mikko Karmila, déjà responsable de la prod’ sur "Halo Of Blood", "Hatebreeder", "Follow The Reaper" et "Hate Crew Deathroll"). On prend (presque) les mêmes et on repart donc pour un tour…

En fait, ce n’est pas si simple que ça. C’est clair que Children Of Bodom reste dans un style très balisé, le sien, et que les morceaux ont tendance à se ressembler un peu (ou beaucoup), d’un titre à l’autre ou d’un album à l’autre. C’est le cas je trouve des deux premiers morceaux, des titres sympas mais trop passe-partout.
"Morrigan", troisième morceau (et premier single) est un peu plus attractif avec sa mélodie plus marquante aux synthés, même si là encore, on est en terrain très connu. Idem pour "Horns", titre rapide comme le groupe en a écrit un paquet. Je préfère personnellement le morceau suivant, "Prayer For The Afflicted", bien lourd.
Mais c’est après celui-ci que je trouve sur cet album une succession de morceaux plus enthousiasmants. "I Worship Chaos" en tête. Voilà enfin un titre que je n’ai pas l’impression d’avoir déjà écouté un certain nombre de fois chez COB. On reste pourtant dans le même style mais il y a un petit quelque chose de différent qui ravive l’attention qui commençait à décliner à l’écoute du début d’album. "Hold Your Tongue" me fait le même effet. J’aime bien les différents paliers dans la construction du morceau (couplet, pré-chorus et refrain avec tous un rythme différent). "Suicide Bomber" retient aussi l’attention avec sa partie mélodique aux synthés sur ce titre qui arrache bien. Enfin, le plus sombre "All For Nothing", avec son intro chuchotée et son rythme plus pesant, amène de la variété à l’ensemble. Ca aère l’album. Les solos d’Alexi Laiho à la gratte et Janne Wirman aux synthés sont excellents sur ce morceau (ainsi que sur l’ensemble du disque). Ces gars-là sont des bêtes, rien à dire.
On termine par un "Widdershins" plus classique mais ça reste très efficace. S’il y a bien quelque chose que l’on ne pourra pas retirer à ce groupe, c’est l’efficacité !

Je n’y ai pas eu accès (comme d’habitude) mais la version limitée comprend trois morceaux supplémentaires, trois reprises d’artistes aussi divers que Amorphis, les Plasmatics et Kenny Loggins. Ca peut être intéressant…

"I Worship Chaos" est un bon album dans l’ensemble. Mais je reste encore une fois un peu sur ma faim. Ce groupe ne prend pas assez de risques à mon goût et se contente de répéter une recette qui est la même depuis des années. Une recette qu’il maîtrise parfaitement, certes, mais je me demande ce qui vous fera acheter ce nouvel album du groupe si vous n’avez déjà pas investi dans les derniers. Après, vous pourrez toujours me rétorquer que AC/DC ou Motörhead font eux aussi la même chose depuis des lustres et on achète toujours leurs albums. Pas faux… Bref, ceux qui parmi vous aiment les précédents albums de Children Of Bodom trouveront ici leur bonheur car "I Worship Chaos" me paraît plus intéressant que ces derniers.
15 / 20

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King of kings
King of kings
Prix : EUR 23,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Saga épique et historique., 3 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : King of kings (CD)
J'avais été assez déçu par la dernière livraison du groupe, "Symphonies Of The Night", mais il ne faut pas s’arrêter à un album un peu moins bien. Leaves' Eyes est un groupe pour lequel j'ai pas mal de sympathie et donc j’attendais ce nouvel album pour voir s'il était capable de redresser le tir.

Premier contact avec l’album, la pochette déjà est assez surprenante pour du Leaves' Eyes. En tout cas, c'est une grande première. Jusqu'alors, le seul aspect un peu guerrier sur les pochettes du groupe apparaissait très discrètement sur la pochette de "Njord", avec l'épée tenue par Alex Krull. Là, le groupe franchit un pas. Car même si les thèmes des chansons tournent souvent autour du folklore viking, cette pochette ressemble plus à celle d'un groupe de Pagan / Viking Metal. Y aurait-il un gros changement à attendre de la part du groupe ?

On va tout de suite tuer le suspense en répondant par la négative. Non, Leaves' Eyes n'est pas devenu avec cet album un groupe de Viking Metal. Mais bon, on s'y attendait un peu non ? Le contraire aurait vraiment été surprenant. Par contre, ce "King Of Kings" remet à mon avis Leaves' Eyes sur le bon chemin. Car, comme dit plus haut, j’avais trouvé le dernier album, "Symphonies Of The Night", bien moins intéressant que l’album précédent, "Meredead". Celui-ci laissait une grande place aux influences celtiques et proposait donc un équilibre mélodies celtisantes / riffs agressifs plus réussi que sur le dernier album en date où, justement, cet équilibre n’avait manifestement pas été trouvé, le groupe retombant dans un style hyper balisé et du coup, assez banal. Ici, l’accent folk est mis dès l’intro, "Sweven", aux très fortes consonances de musique celtique. De plus, j’ai toujours trouvé que la voix de Kristine, avec son côté assez doux, collait parfaitement à ce style de musique. "Haraldskvadi", titre assez calme plus loin dans l’album, est dans le même esprit.
Des exemples de cet équilibre retrouvé, on en a notamment sur "Vengeance Venom", "Sacred Vow" ou l’épique "Blazing Waters" avec la participation de Lindy-Fay Hella (Wardruna), et surtout sur le très festif "Swords In Rock" qui conclut les débats. Mais je trouve que globalement, le groupe ne va pas encore assez loin et ne prend pas le risque (payant pourtant sur "Meredead") de mélanger plus que ça le Metal et la musique celtique. Les fans du groupe ne souhaitent-ils pas une évolution dans ce sens ? Ce serait dommage. Le groupe a par ailleurs toujours un peu de mal à se démarquer d’influences parfois un peu trop évidentes, Nightwish en tête, ce que l’on pourra regretter.
Autre regret : le chant de Herr Krull. Le mari de madame vient poser ses growls sur la plupart des titres. Alors autant je trouve que chez certains groupes, il faut les conserver (Sirenia), autant chez Leaves’ Eyes, je ne suis pas convaincu du bien fondé de la chose. Les choeurs sur les refrains suffisent largement à rendre la musique du groupe plus puissante.
Allez, assez de critiques, il y a de bonnes choses sur cet album, et le bilan est globalement positif.
Quelques titres sentent bon les hymnes de bataille ("Halvdan The Black", "Edge Of Steel"), ce qui colle parfaitement au concept de l’album puisque le groupe nous narre tout au long de ces dix titres (plus une petite intro instrumentale, "Feast Of The Year") l’histoire de Harald 1er, qui fut le premier roi de Norvège. D'où la pochette...

"Kings Of Kings" est un bon album et surtout bien meilleur que le précédent, mais on attend toujours de la part de Leaves’ Eyes le disque de référence. C’est un peu symptomatique, ce groupe expérimenté n’arrive pas à nous proposer un album vraiment excellent, après plus de dix ans de carrière. C’est dommage, surtout quand on découvre que des jeunes groupes comme Beyond The Black, dans le même style musical, peuvent sortir une tuerie dès leur premier opus.
15 / 20

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Road Fever
Road Fever
Prix : EUR 22,36

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Des filles, des bécanes... et du Rock n'Roll !, 3 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Road Fever (CD)
AC/DC est un très grand groupe, et comme tout groupe de cette importance, il a influencé un nombre conséquent d'autres combos. Et parmi eux, certains frisent le mimétisme. Citons parmi les plus évidents Airbourne, Bullet, The Darkness, Krokus... Ces groupes auraient-ils existé si AC/DC n'était pas passé avant eux ? On peut légitimement se poser la question. Vous aurez bien sûr remarqué que ce ne sont que des groupes composés d’hommes ! AC/DC serait donc une "musique d'hommes" ? Non. En voici la preuve avec Thundermother, combo suédois 100% féminin qui voue un culte aussi démesuré que les groupes masculins sus-cités au géant du Hard Rock australien. (Signalons également au passage, pour rester dans le sujet, qu'il existe aussi un tribute band français à AC/DC 100% féminin, Ladies Ballbreaker, et qu'il assure grave…)

Voici donc le second album des Suédoises (enfin... pas que, la chanteuse Clare Cunningham est irlandaise), "Road Fever", à la pochette illustrant parfaitement le propos : rock and roll, ville en feu, grosses bécanes, filles, poussière… à défaut d’être très jolie, elle nous donne le ton. Comme elles le disent elles-mêmes en interview : "la pochette reflète très bien ce que nous sommes : on arrive en ville, on fout le feu et on se barre"…
L'originalité de ce combo, par rapport à tous les autres oeuvrant dans le style AC/DC-like, c'est évidemment qu'il est féminin. Vous voulez voir ce que ça donne du AC/DC chanté par une femme ? Eh bien, ça donne Thundermother. La chanteuse assure et elle est charmante de surcroît, ce qui ne gâte rien. Et c'est vrai que du coup, si on compare avec Joel O'Keeffe (Airbourne) ou Hell Hofer (Bullet), ça lui donne un avantage indéniable. Le plaisir des oreilles et des yeux ! Mais ne nous contentons pas de ce critère finalement assez sexiste, s'il n'y avait pas le reste, je ne vous en parlerai même pas, de ce groupe.
Le reste, c'est la musique. Ces filles savent jouer, pas de doute. La basse "à la Cliff Williams" bourdonne comme il faut (FFWF). Côté riff, c'est du Young brothers jusqu'au bout des cordes. Les solos par contre, c'est un peu plus personnel puisque la guitariste Filippa Nässil n'en colle pas forcément partout et ils sont souvent assez courts. Du coup, les morceaux sont vite expédiés (le plus long, Thunder Machine, dure quatre minutes mais la majorité tourne autour des trois minutes ou moins).
Evidemment et par définition, rien de révolutionnaire là-dedans (écoutez "Thunder Machine" et vous vous demanderez si Brian Johnson n'a pas changé de sexe le temps de l’enregistrement de ce morceau inconnu des Kangourous). Une petite touche personnelle fait toutefois son apparition de temps en temps (les refrains de "Deal With The Devil" ou "Rock and Roll Sisterhood" qui ne font pas du tout AC/DC, par exemple).
Bref, que ça ressemble de près ou de loin à autre chose, ça n’empêche pas de trouver là-dedans de très bons morceaux comme le single "It’s Just A Tease" qui assure un max (et qui ne fait pas trop AC/DC, lui).
Le plus posé "Vagabond" (posé, mais ce n’est pas une ballade pour autant), titre sur lequel Clare montre une autre tessiture de voix, moins agressive, plus sensuelle est aussi un bon moment. On peut également citer les morceaux qui collent la patate comme "Alright Alright" ou "Deal With The Devil" (ce dernier lorgne même du côté Motörheadien du rock and roll). C’est clair que niveau énergie, elles n'ont rien à envier à leurs confrères masculins. Et on termine par un "Rock n’Roll Sisterhood", sorte d’hymne de ralliement pour toutes les filles qui font du rock dans ce monde très masculin.

"Road Fever" est un album très court (trente minutes) mais il est de ces albums qui filent une pêche incroyable. Du bon Hard Rock n'Roll qui donne envie de bouger la tête, taper du pied et de gueuler les refrains à tue-tête. Et une bonne dose de Rock and Roll endiablé et euphorisant, même d’une demi-heure, par les temps qui courent, c'est toujours ça de pris !
14 / 20

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Golgotha
Golgotha
Prix : EUR 19,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un bon album... enfin !, 3 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Golgotha (CD)
W.A.S.P. ! Toute ma jeunesse !
Les premiers albums de ce groupe ont tourné jusqu'à l'usure sur ma platine. Et puis, à partir de l'album "The Crimson Idol" (1992), faute à des disques de moins en moins intéressants, je me suis progressivement désintéressé de leur cas... tout en restant à l'écoute de ce qu'ils produisaient. Ainsi, parfois, je découvrais que le groupe (il serait plus juste de dire Blackie Lawless, seul survivant du combo originel) avait encore des choses intéressantes à dire (l’album de 2002, "Dying For The World" par exemple).
Aujourd'hui, Blackie et son équipe reviennent six ans après un "Babylon" très moyen et avec un nouveau label, les Autrichiens de Napalm Records. Une pause qui a vu Blackie passer deux fois dans les mains des chirurgiens (pour une épaule et une jambe), deux opérations entrecoupées par la tournée des trente ans du groupe. Tout cela prend du temps. Bref, six ans après le dernier album, voici "Golgotha", le quinzième effort studio du groupe américain. C’est parti !

Avec le premier titre, "Scream", pas de surprise, c’est du W.A.S.P. académique. Déjà, première constatation : le Blackie n'a (presque) rien perdu de sa voix, plus de trente ans après ses débuts. On le reconnaît dès les premières notes ; il faut dire qu’il possède une voix particulière, reconnaissable entre mille. Musicalement, ça tient la route, ce premier morceau a même un côté assez attractif.
Blackie déclare que ce nouvel album "revient sur les racines du groupe, l'esprit des années 80 et 90, avec des influences seventies". "Ce disque rappellera aux fans les premiers albums de W.A.S.P.", précise-t-il. Oui, pourquoi pas... mais on va nuancer tout ça. Ce n’est tout de même pas un retour aux sources auquel on a affaire ici. Si l'on sent effectivement la volonté de Blackie de revenir vers des compos dans la lignée de ses premières compositions, plus énergiques et avec refrains chiadés en début d’album (notamment sur les titres "Last Runaway" et "Shotgun"), le style du groupe apparaît tout de même plus proche des dernières réalisations de la bande à Blackie que des toutes premières sur l’ensemble de l’album. Ce qui est assez logique.
Les trois premiers morceaux, il n'y a vraiment pas grand-chose de négatif à dire. Du W.A.S.P. académique, certes, mais du bon. J'aurais même tendance à dire qu'il s'agit de la partie la plus intéressante de ce nouvel opus.
"Miss You", première ballade, aurait été apparemment la toute première chanson écrite pour "Crimson Idol" puis laissée de côté... et la revoilà ici. Eh bien, si vous connaissez les très bonnes ballades de l'album "Crimson Idol", vous ne serez pas dépaysés. On se demande presque pourquoi elle fut laissée de côté, si ce n'est sa ressemblance avec celles qui ont fini sur le disque. Encore un bon morceau, malgré son petit côté déjà entendu.
A partir de ce titre, je trouve qu’on reste dans le trip "Crimson Idol" avec notamment deux autres morceaux assez longs qui me font bien penser à cet album clé du groupe (le très dynamique "Slaves Of The New World Order" et "Golgotha", longue ballade heavy un peu dans la veine de "The Idol"). C’est aussi le cas du plus court "Hero Of The World". Voilà donc le disque de la discographie de W.A.S.P. qui semble le plus avoir inspiré Blackie pour ce nouvel album en fin de compte. Et en fait, ça fait déjà un moment qu’il influence les compos de Blackie, cet album. Du coup, avec "Golgotha", ce n’est pas la "révolution" plus ou moins annoncée plus haut. Les influences des eighties, si elles peuvent se faire sentir parfois, sont bien moindres. Quant aux influences seventies, eh bien elles ne sont pas évidentes à cerner, si ce n'est ce synthé/orgue que l'on retrouve parfois en fond sonore ("Fallen Under", "Slaves Of The New World Order"). Mais comme sur Crimson Idol, encore une fois...
Maintenant, est-ce forcément une mauvaise chose ? Non, car il n’est pas toujours utile de revenir aux fameuses "sources" pour pondre un bon album. Trop de groupes jouent aujourd'hui cette carte pour finalement nous sortir des albums bien décevants. "Golgotha" nous montre une succession de bons (voire très bons) titres et surtout, aucun déchet. C'est tout ce qu'on lui demande.

Neuf morceaux, cinquante-cinq minutes de musique (les titres oscillant entre cinq et huit minutes), la nouvelle livraison de la bande à Blackie est plutôt une bonne cuvée. "Golgotha" ne sera sans doute pas un album incontournable de la carrière de W.A.S.P. mais il se situe dans la bonne moyenne, ce qui n’est déjà pas si mal. Il devrait largement contenter les fans.
15 / 20

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Métal Allegiance
Métal Allegiance
Prix : EUR 22,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Metal patchwork, 21 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Métal Allegiance (CD)
Metal Allegiance est un peu plus qu'un super groupe réunissant des musiciens renommés (et pourtant, vous allez voir, il y en a un sacré paquet !). C'est en fait plus un album hommage au Metal au sens large (ou presque – tous les styles ne sont tout de même pas représentés) par des "fans de Metal" (c’est ainsi qu’ils se définissent, avant d'être des musiciens reconnus, comme l’a précisé Dave Ellefson dans une interview). L'instigateur du projet est un certain Mark Mengui. C'est lui qui a écrit tous les titres de cet album. Il s'est entouré de pointures : Dave Ellefson (Megadeth) à la basse, Alex Skolnick (Testament) à la guitare et Mike Portnoy (il fait partie de quel groupe en ce moment, déjà ?) à la batterie. Oui, déjà là, c’est du lourd ! Mais il y en a d’autres…

Une fois n'est pas coutume, je vais commencer cette chronique par la fin de l’album, vous allez comprendre pourquoi un peu plus bas : "Pledge Of Allegiance" est un morceau qui vous rappellera les premières années du Thrash Metal, façon Exodus ou même Metallica époque "Kill 'Em All". Un bon morceau, bien speed dans l'ensemble. Le fait qu'il soit chanté par Mark Osegueda (Death Angel) rappellera aussi évidemment les premiers albums de Death Angel. Si on aime le genre, on aime ce morceau qui est frais, bien construit et drôlement efficace. Mon morceau préféré sur cet opus. On a fait appel pour ce titre à la fine fleur du Thrash puisque l'on retrouve aux grattes messieurs Gary Holt (Exodus, Slayer), Andreas Kisser (Sepultura) et Charlie Benante (Anthrax). Oui, vous avez bien lu, Charlie est venu jouer de la six cordes sur ce titre, pas de la batterie. Une petite curiosité. Ce qui est dommage est que ce morceau apparaisse si tard sur cet album qui ne compte pas que des moments aussi forts… loin de là.
On reste pourtant dans le Thrash de bon aloi avec "Can't Kill The Devil", chanté par Chuck Billy (Testament). Un morceau qui sonne... comme du Testament. Est-ce surprenant ? Par rapport à "Pledge Of Allegiance", je lui trouve moins d’intérêt, du fait de sa ressemblance trop importante avec un morceau de Testament, mais ça reste de qualité.
Avec "Gift Of Pain", chanté par Randall Blythe (Lamb Of God), on reste un pied dans le Thrash (notamment au niveau des guitares, il faut dire que ce sont Gary Holt et Alex Skolnick qui se les partagent et ils nous livrent un beau duel au moment des solos). La voix par contre sonne plus Death que Thrash mais ça crée l’originalité du morceau. Voilà pour la partie Thrash de cet album, la meilleure à mon goût.
On change de décor avec "Let Darkness Fall", car voilà l'ombre du grand Black Sabbath qui plane, avec en prime un break assez psychédélique au milieu du morceau. Le chant est assuré par Troy Sanders (Mastodon) et sa prestation est assez remarquable. On reste dans le Heavy, mais plus gras et bien sombre cette fois-ci, avec le morceau suivant, "Dying Song", chanté par Phil Anselmo (Down). On est arrivé ici à la frontière du Stoner, notamment sur la deuxième partie du morceau. Ces deux titres sont assez sympas aussi, sans être non plus exceptionnels. C’est après que ça se gâte.
Re-changement de décor avec "Scars", qui propose un duo inédit entre Mark Osegueda et Cristina Scabbia (Lacuna Coil). C'est sans doute le titre le plus étrange du lot, tant il est difficile à glisser dans un moule. On va classer ça en "Metal moderne", à défaut d’autre chose. Le duo, c’est sympa quand ça sert le morceau. Ici, je trouve que la voix de Cristina arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et ne colle pas trop à l'esprit du titre. Bref, je commence un peu à décrocher, ce n’est pas trop mon truc.
Suit un "Destination: Nowhere", chanté par Matt Heafy (Trivium) qui ne me fait pas kiffer du tout. C’est très passe-partout et c’est définitivement le morceau dont l’intérêt me paraît assez limité. On notera quand même un solo de gratte bien sympa de je ne sais pas qui (pas précisé sur la bio fournie par le label, ce doit être Skolnick).
C’est ensuite au tour de "Wait Until Tomorrow", où Jamey Jasta (Hatebreed) et Doug Pinnick (King's X) se partagent le micro. Les couplets sont très mélodiques et le refrain très Metalcore. Pas le style que je préfère encore une fois.
Enfin, il y a un morceau instrumental, "Triangulum". Là, les musiciens (Portnoy, Skolnick et Ellefson) se sont fait plaisir. On connaît leur niveau technique donc inutile de préciser que c’est pas de l’accord de base sur un rythme binaire. Quelques cassures de rythme font que ça sonne assez Metal Prog (je retrouve personnellement un peu de Dream Theater là-dedans). Je ne suis pas hyper fan de ce genre d’exercice. Et c’est donc dommage qu’il y ait ces quatre morceaux qui plombent un peu l’ambiance avant le dernier titre qui arrache tout sur son passage.

"Metal Allegiance" est un album qui panache plusieurs styles pas forcément compatibles et qui, du coup, n’est pas forcément facile à appréhender. Vous risquez, comme moi, d’aimer certains morceaux et d’autres moins, tant on frise le grand écart entre certains titres. Personnellement, vous l’avez compris, j’adhère plus aux morceaux Heavy et Thrash et beaucoup moins à ceux du milieu de l’album. Quelqu’un avec des goûts différents aura peut-être le sentiment inverse.
Bref, un album moyennement intéressant, malgré les intervenants prestigieux qui s’y succèdent.
13 / 20

Tracklist de Metal Allegiance :
01. Gift Of Pain (feat. D. Randall Blythe)
02. Let Darkness Fall (feat. Troy Sanders)
03. Dying Song (feat. Philip H. Anselmo)
04. Can't Kill The Devil (feat. Chuck Billy)
05. Scars (feat. Mark Osegueda & Cristina Scabbia)
06. Destination: Nowhere (feat. Matthew K. Heafy)
07. Wait Until Tomorrow (feat. Doug Pinnick & Jamey Jasta)
08. Triangulum (I. Creation II. Evolution III. Destruction) (instrumental)
09. Pledge Of Allegiance (feat. Mark Osegueda)

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 4, 2015 11:51 AM MEST


Speak English Or Die
Speak English Or Die
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 26,69

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Culte, en trois lettres !, 21 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Speak English Or Die (CD)
A peine l'enregistrement du second album d’Anthrax, "Spreading The Disease", terminé, deux des membres du groupe, Charlie Benante (batterie) et Scott Ian (guitare), voulant profiter du temps de studio qu'il leur restait, décidèrent d’enregistrer un autre album : ce tout premier de Stormtroopers Of Death (S.O.D.). Pour cela, il leur fallait du renfort. Ils ont donc fait appel à leur vieux pote Dan Lilker (Nuclear Assault et ex-bassiste d'Anthrax) et Billy Milano (bassiste également d’un obscur groupe nommé The Psychos mais surtout roadcrew d’Anthrax à cette époque et donc, il traînait aussi dans les parages quand il a fallu trouver un chanteur pour cette aventure sans lendemain).
L'idée de cet album de S.O.D. est partie d'un dessin de Scott Ian, le fameux Sargent D. (qui orne la pochette) qu'accompagnaient des phrases chocs telles que "Speak English Or Die" ou "I'm Not Racist, I Hate Everyone". Scott a eu envie d'écrire plus de textes à propos de ce personnage. Il restait trois jours de studio ? C’était bien assez…
Après avoir enregistré vite fait une démo de soixante-trois (!) titres (précisons que le morceau le plus long durait cinquante-sept secondes, la plupart ne dépassant pas les trois ou quatre secondes) à l'aide juste d'un walk-man posé à côté d'une enceinte (vous imaginez le son), les quatre furieux enchaînent sur un enregistrement plus professionnel de vingt-et-un autres morceaux avec l'aide de Jon Zazula et Alex Perialas qui étaient, eux aussi, restés dans le studio pour finaliser le mixage de Spreading The Disease.

L'idée derrière tout ça n'a évidemment rien de sérieux.
Les textes ont été écrits en quatrième vitesse (la plupart ne manquant toutefois pas de mordant, j’y reviendrai), les musiques aussi (pas de fioritures, pas d'intro, pas de solos). Il faut dire qu’aucun titre ne dépasse les deux minutes trente, le plus court (ironiquement baptisé "extended version") dure, lui, deux secondes.
Le style musical ? Un croisement de Thrash, Punk et Hardcore que l'on va résumer sous la dénomination Thrashcore ou Crossover.
Je pense que vous ne trouverez rien d’étonnant à ce que certains morceaux ne soient pas si éloignés que ça de Anthrax de par leurs riffs, notamment sur le début d’album ("March Of The S.O.D.", "Sargent D And The S.O.D."). Les plus attentifs d’entre vous reconnaîtront peut-être deux ou trois riffs réutilisés plus ou moins subtilement sur l’album suivant d’Anthrax, "Among The Living". Le chant de Milano, lui, fait très Hardcore ; les mosh parts au milieu des titres également. Et l’esprit de l’album, totalement déjanté, totalement anar', on le doit bien sûr au mouvement punk.
Tout cela nous donne un paquet de morceaux carrément redoutables tels que l'instrumental d'ouverture, "Kill Yourself", "Freddy Krueger", "Sargent D And The S.O.D.", "Speak English Or Die", "Milk" (grosse prestation de Charlie Benante qui prend sa caisse claire pour la double grosse caisse sur ce titre), "United Forces" ou "Pussy Whipped".
Et il y a le reste. Le pur délire. "Anti-Procrastination Song" et ses six secondes, "Hey Gordy" et ses cinq secondes, l’extended version de "Diamonds And Rust", reprise de la reprise de Judas Priest, qui dure deux secondes ! "The Ballad Of Jimi Hendrix" qui, en quatre secondes, nous propose quatre accords de "Purple Haze" conclus par un "he’s dead". Mais où est passé le respect ? Un groupe qui nous sort ce genre de truc ne peut pas se prendre au sérieux. Le titre "What’s That Noise" est encore un grand moment de n’importe quoi où les gars s’apostrophent en se demandant d’où vient un bruit ignoble qui apparaît à chaque fois qu'ils se remettent à jouer. Il fallait quand même y penser, à écrire un titre pareil...
Niveau paroles, ça vaut aussi le déplacement. Je ne vous fais pas un dessin avec "Pussy Whipped" ou "Pre-Menstrual Princess Blues", les titres parlent d’eux-mêmes. Allez, si, je ne peux résister à vous livrer le premier couplet de ce dernier morceau (scandé par Milano en mode voix de fausset) : "Irving, Where are my maxi-pads ? Help me find them before I paint the whole house red"… amis de la poésie, bonsoir !
Sur "Fist Banging Mania", ils vannent le public metal des groupes en vogue à ce moment (Mötley Crüe est carrément cité) ; avec "F*** The Middle East", ils auraient pu déclencher des gros dégâts diplomatiques si on avait écouté cet album là-bas… mais non. Et je rappelle que tout cela est sous le signe de l’humour – noir, bien sûr. Par exemple, il ne fallait pas prendre les paroles de "Speak English Or Die", d’un racisme très primaire, au premier degré… personne ne l’a fait, j’espère ?
Je vous laisse découvrir le reste.

Cet album fou fou, sans aucune prétention, écrit sur un coin de table dans un studio et enregistré à la va-vite sans se poser de questions va tout de même devenir une référence dans le monde du Metal et cela, très rapidement… et certainement au grand étonnement de ses géniteurs. Je ne peux pas croire en effet qu’ils aient pensé une seconde à la portée qu’aurait cet album en l’écrivant et en l’enregistrant, presque comme une grosse blague.
"Speak English Or Die" est unique car c’est le genre d’album que l’on ne peut réaliser qu’une seule fois. Il y a tellement de spontanéité, de désinvolture, de non-prise de tête là-dedans qu’essayer de refaire la même chose est forcément vain. D'ailleurs, S.O.D. n'a pas cherché à donner une suite à cet album, du moins dans l'immédiat (le suivant, "Bigger Than The Devil", ne verra le jour qu'en 1999) et Billy Milano, qui a continué seul l'aventure avec Method Of Destruction (M.O.D.), n'a jamais rencontré le même succès.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com" dans la rubrique "back to the past".


Water for thirsty dogs
Water for thirsty dogs
Proposé par Hausmusik
Prix : EUR 14,99

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4.0 étoiles sur 5 Un digne successeur d'El Pistolero !, 19 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Water for thirsty dogs (CD)
Tracer. Voilà un groupe sur lequel j'avais bien flashé en 2013, à la sortie de son second album, "El Pistolero". Le groupe australien proposait alors un savant mélange post-grunge et Stoner à la sauce Desert Rock américain et on pourrait donc qualifier leur musique de "Desert Rock australien" (après tout, l’Australie est aussi très bien fournie en paysages de déserts arides… et en très bons groupes).
Le trio n’a pas changé depuis ce dernier album : on retrouve Michael Brown au chant et à la guitare, Jett Heysen-Hicks à la basse et Andre Wise à la batterie.

Dès le premier morceau, on retrouve complètement l’ambiance de l’album précédent. On commence doucement, les influences qui viennent en ce début de titre sont marquées par le grunge. Puis la rythmique s’intensifie et s’alourdit, le refrain qui nous est balancé est excellent, rehaussé de gros "Hey Ho Hey Ho" dès sa deuxième apparition.
"We’re Only Animals" est plus agressif, une sorte de croisement réussi Queens of The Stone Age / Soundgarden. Excellent morceau !
On continue dans la rythmique grassouillette avec un Us Against The World qui donne des fourmis dans les jambes. Encore une fois, une très bonne composition. Ce groupe a un grand sens de la mélodie.
On arrive au premier moment de douceur de l’album avec "Lazy". Attention de ne pas trop décoller quand même, le refrain plus appuyé nous réveille. Au passage, on peut apprécier la voix cassée comme il faut de Michael Brown qui, parfois, a des intonations à la Chris Cornell (Soundgarden). Et à propos de Soundgarden, écoutez donc le titre suivant, "Astronaut_Juggernaut", vous y entendrez forcément quelques similitudes entre les deux groupes.
"Halfway To Zero" qui suit est encore doté d’un refrain qui fout la pêche.
Voilà donc une excellente première partie d’album, mais je trouve la seconde un peu moins scotchante. Ca reste tout de même très bon, la preuve avec le très mélodique "Homeward Bound", titre choisi pour illustrer la première vidéo tirée de l’album. Je trouve juste les titres "The Machine" et "Owe You Nothing" un peu moins enthousiasmants que ce qui a précédé. Le second moment de douceur de l'album, "Tremors", est aussi un peu moins intéressant que le premier, de mon point de vue en tout cas.

"Water For Thirsty Dogs" est un bon album même si, vous l’avez compris, je le trouve un peu en dessous de "El Pistolero" à cause d’une fin d’album plus inégale en qualité que le début qui frise la perfection. Mais ce ne sera évidemment pas une raison suffisante pour faire l’impasse, cet album mérite de faire partie de votre CDthèque !
15 / 20
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Repentless LP
Repentless LP
Prix : EUR 21,39

16 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Retour du Slayer que j'aime... enfin !, 12 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Repentless LP (Album vinyle)
Je dois avouer que je n'attendais plus grand-chose de Slayer depuis des années. Depuis les sorties de "Divine Intervention" (1992), "Undisputed Attitude" (1996) et "Diabolus In Musica" (1998), quand j'ai (enfin) compris que l'époque du grand Slayer était maintenant loin derrière lui.
Les albums suivants m'ont conforté dans mon jugement. Même le "Christ Illusion", qui n’a pas fait illusion très longtemps, justement. Certes, on trouvait quelques bons morceaux ici ou là. Mais aucun de ces albums n'a jamais pu rivaliser avec les chefs-d’œuvres que sont les intemporels "Reign In Blood", "Seasons In The Abyss" et "South Of Heaven" ou même avec "Hell Awaits" et "Show No Mercy".
La disparition de Jeff Hannemann en 2013 me paraissait marquer la fin définitive de ce groupe culte. Mais Tom Araya et Kerry King ont décidé qu'il fallait continuer (Jeff l'aurait voulu, disent-ils). Ils ont donc récupéré Paul Bostaph d’une part, suite à la re-défection de Dave Lombardo, puis Gary Holt (Exodus), qui avait remplacé Jeff en live dans un premier temps lors de sa maladie, comme membre permanent finalement (si bien que celui-ci délaisse "son" Exodus, on a pu le constater au Hellfest cette année).

Nous voilà en 2015, soit six ans après la sortie du dernier album et deux ans après la mort de Jeff, et Slayer refait surface avec un nouvel album, un nouveau label et un nouveau producteur (Terry Date). Enorme changement donc, après plus de deux décennies de fidélité au label American Recordings et au producteur Rick Rubin. Nouveau départ ?
Penchons-nous donc sur ce nouvel album du nom de "Repentless", que l’on pourrait traduire par "sans repentance". En gros, "on est fier de ce qu’on est, on continue et on vous emm…" Ca, c’était pour les ligues puritaines qui ont toujours eu Slayer dans le viseur. Pas de changement de ce côté-là en tout cas.
Et pour les fans du groupe alors, quel est le message ? Il n’aura échappé à personne, je pense, que l’on retrouve dans le fond de la pochette la trace de l’ancien logo du groupe, celui des premiers albums. Tiens donc ! Le groupe tenterait-il par là de jouer sur la nostalgie des vieux fans qu’ils ont perdu en route ? Ou alors est-ce que cela signifierait (enfin !) un retour aux sources ? Rien que pour ça, je me devais d’écouter ce nouvel album, bien que le risque d’être déçu une fois de plus me pendait au nez (le dernier album du groupe que je trouve indispensable remonte quand même à 1990 !)

Première surprise : l’album commence par un instrumental de deux minutes, ce qui n’était jamais arrivé avec Slayer (on mettra de côté "Darkness Of Christ" sur "God Hates Us All", que l’on ne peut pas vraiment considérer comme un titre instrumental). Cette petite montée en puissance pour attaquer ce nouvel opus nous met dans de bonnes conditions.
Seconde surprise : eh bien l’album, tout simplement ! Car, si je n’attendais plus grand-chose de ce groupe, je ne m’attendais surtout pas à le retrouver aussi inspiré après autant d’années de vaches maigres. Avec "Repentless", Slayer a retrouvé son Thrash Metal, sans le plomber d’influences Hardcore un peu partout (ce que je n’ai jamais trop apprécié, personnellement).
"Repentless" nous propose son lot de titres rapides évidemment : "Take Control", "Implode" (titre bien vicieux comme Slayer a l’art de nous en pondre parfois), "Piano Wire" (un titre que Jeff Hannemann avait commencé à écrire, issu des sessions de "World Painted Blood"), Atrocity Vendor (super riff en intro), "You Against You"... Mais on croise aussi des riffs inquiétants à la "Dead Skin Mask" ("Cast The First Stone") et des ambiances bien pesantes ("When The Stillness Comes", que tout le monde connaît déjà, "Pride In Prejudice"). Bref, un Slayer varié comme ça faisait longtemps que ça n’était pas arrivé. Varié et intéressant avec des titres qui passeront parfaitement l’épreuve de la scène (Repentless, You Against You, Implode…). Oui, bien sûr, on est encore loin d’égaler des morceaux tels que "Raining Blood", "War Ensemble", "Angel Of Death" ou "Hell Awaits" (au hasard) mais Slayer retrouve ici l’art du riff slayerien… et du coup, me passionne de nouveau ! Bref, du Slayer sans véritable génie mais diablement efficace.
On n'échappe quand même pas à des morceaux moins passionnants comme ce "Chasing Death" que je ne trouve pas hyper convaincant. Mais on reste largement sur un bilan positif.
Quant aux deux nouveaux, Gary Holt et Paul Bostaph ("revenant" serait le terme le plus approprié pour ce dernier), ils sont tout à fait à leur place dans ce groupe qui paraît plus solide que jamais, ce qui est vraiment une bonne chose après la disparition de l'un de ses membres les plus importants et du départ de son batteur emblématique.

Ca reste finalement le meilleur album de Slayer depuis "Seasons In The Abyss", doublé d’une belle surprise car je ne pensais plus Slayer capable d’écrire des morceaux aussi bons. Il paraît que ce sont les "anciens", King et Araya, qui l’ont composé. Ils ont donc bien retrouvé l’inspiration. On peut aussi supposer que l’apport de sang neuf dans le groupe a joué un rôle non négligeable. Cet album est en tout cas une belle façon de rendre un dernier hommage à leur guitariste et ami disparu.
Une chose est certaine : Slayer est une tuerie en live et la sortie de ce nouvel album nous promet une visite très bientôt des Américains dans nos contrées (c'est pour fin octobre !). On s’en régale déjà !
A propos de Slayer live, l'édition limitée de l'album nous propose un DVD (ou Blu-Ray, au choix) live de seize titres, capturés au Wacken en 2014. Petit bonus bien sympa qui fera pencher les indécis vers l’option d’achat… Pour l'arrivée des géants du Thrash Slayer dans son catalogue, Nuclear Blast a fait les choses en grand !
16 / 20

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Four By Four
Four By Four
Prix : EUR 20,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Rock and Roll is not dead !, 5 septembre 2015
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Les Backyard Babies sont de retour, après une pause de sept ans et les escapades solo de Dregen (guitare) et Nicke Borg (chant, guitare).
Pour moi qui ne suis pas un fan inconditionnel du groupe, les Backyard Babies, c'est avant tout l'album "Total 13" sorti en 1998, qui est une vraie bombe survitaminée de Hard Rock'n'Roll. Pas que le reste de la discographie soit inintéressant, loin de là, mais les autres albums ne m’ont pas fait l’effet de celui-ci qui était, à mon avis, à lui tout seul, la définition de ce qu’est le Rock n’Roll… le vrai !

Les Suédois, qui ont toujours le même line-up depuis leur formation (1989), à savoir Nicke Borg, Dregen, Peder Carlsson (batterie) et Johan Blomquist (basse), ont donc décidé qu’il était temps de redonner des nouvelles en nous concoctant ce "Four By Four".

Et c’est comme un clin d’œil à "Total 13" que commence cet album avec le titre "Th1rt3en Or Nothing". Intro et riff sympa, accroche mélodique immédiate, refrain qui claque, solo rock and roll… mais rythme en mid-tempo pas hyper affolant, on démarre doucement niveau ambiance de folie. Mais ça le fait. C’est en outre le single de l’album.
Ca se déride avec "I’m On My Way To Save Your Rock And Roll" et "White Light District" ! Là, je retrouve mon Backyard Babies préféré. Deux morceaux qui donnent envie de sauter partout en faisant de l’air guitar. Ca, c’est l’effet rock and roll !
"Bloody Tears" calme le jeu (déjà ? l’album est commencé depuis une dizaine de minutes seulement…) car c’est une ballade d’inspiration "à l’américaine" (avec un peu de piano et une ambiance country). Morceau pas ignoble mais pas transcendant non plus.
On redémarre après cette accalmie sur "Piracy" qui envoie bien. Ce sera le cas aussi de "Never Finish Anything" et "Wasted Years". C’est vraiment ce type de morceaux que je préfère chez Backyard Babies, quand le groupe lâche un peu les chevaux. Au milieu, on a une autre ballade (un peu plus rythmée que la précédente, ceci dit), "Mirrors (Shall Be Broken)".
"Walls", le dernier titre qui s'étale sur sept minutes, est plus surprenant (mais intéressant) car il s’éloigne du registre habituel des Suédois. On a un rythme bien heavy conduit par la basse, ça monte tranquillement en puissance. Le riff apparaît tard, il est très metal et devient carrément inquiétant sur la fin du morceau.

Backyard Babies réussit sans doute son retour. "Four By Four" est un album bien frais, sans fausse note, qui donne envie de bouger.
Par contre, on a l’impression que le groupe nous livre le minimum syndical et qu’il aurait pu se fouler un peu plus. On se focalisera forcément sur la durée de cet album : neuf titres (dont deux ballades) pour trente-quatre petites minutes… pas énorme pour un retour après sept ans de pause, non ? Alors, panne d’inspiration ou juste pas envie de se forcer ? L’avenir le dira.
14 / 20

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Under the Red Cloud
Under the Red Cloud
Prix : EUR 21,69

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Album parfait, encore une fois !, 5 septembre 2015
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Chouette, un nouvel album d'Amorphis ! Voilà ce que se disent toutes les personnes qui connaissent ce groupe finlandais, encore bien trop méconnu, hélas.
Car les fans le savent : Amorphis n'a jamais sorti un mauvais disque et ce, en vingt-trois ans de carrière. Ca serait très étonnant que ça commence avec ce "Under The Red Cloud", d'autant que le line-up n'a pas bougé depuis treize ans maintenant. On ne change pas une équipe qui gagne.

Toujours en quête de mélodies magnifiques, tantôt à la guitare, tantôt au piano ou aux synthés (écoutez l’intro du premier titre, c’est à pleurer !), Amorphis a encore une fois composé dix titres succulents à se mettre entre les oreilles. Mais attention, même si j’ai sorti le mot qui fait fuir certains, "mélodique", Amorphis ne nous joue pas pour autant un Metal aux ritournelles sucrées en mode easy listening. Oui, Tomi Joutsen nous régale les oreilles de son chant mélodique (le titre éponyme), les refrains sont hyper bien gaulés mais les riffs savent aussi être bien costauds et Tomi peut tout aussi bien nous clouer sur place avec son chant guttural ("The Four Wise Ones"). La force de ce groupe est justement l’art d’alterner des passages bien brutaux avec des ambiances très mélodiques, presque planantes, souvent au sein d'un même morceau ("The Skull", "Dark Path", "Enemy At The Gates"). Les deux faces de la musique d'Amorphis se superposant également parfois, comme avec cette petite flûte qui accompagne les growls death metal sur Death Of A King. Un titre qui compte deux invités de marque : la flûte est jouée par Chrigel Glanzmann (de Eluveitie) - qui intervient aussi sur deux autres morceaux - et les percussions par Martin Lopez, ex-batteur de Opeth et Amon Amarth. Au rayon invités, on aura également le plaisir de découvrir la voix de la chanteuse de Trees Of Eternity, Aleah Stanbridge, qui chante sur les couplets du très beau dernier morceau, "White Night". Le nom de cette chanteuse vous rappellera peut-être quelque chose, elle avait participé au dernier album de Swallow The Sun.
On croise tour à tour des atmosphères orientales ("Death Of A King", "Enemy At The Gates", "White Night") et celtiques ("The Four Wise Ones", "Dark Path", "Tree Of Ages") et le groupe a l'art d'accommoder tout ça à son Dark Metal mélancolique, pour un résultat franchement épatant. Oui, épatant. Car si on a un tant soit peu bon goût, on ne peut pas rester de marbre face à des morceaux tels que… tous, en fait.
Bref, Amorphis a encore frappé fort. Il y a même quelque chose qui me rappelle un peu l'ambiance de "Elegy" et je ne vais pas m'en plaindre dans la mesure où il s'agit toujours de mon album préféré du groupe (si l'on met de côté son prédécesseur, "Tales From The 1000 Lakes", hors concours !). "Dark Path" et "Sacrifice" notamment, ces titres auraient tout à fait pu figurer sur l'album de 1996.
Une fois de plus, rien n’est à jeter sur ce millésime 2015 des Finlandais, décidément toujours aussi excellents en terme de composition et d'interprétation. Encore un album du groupe qui va tourner des années sur ma platine.

Je n'ai pas besoin de convaincre les amateurs d’Amorphis avec cette chronique. Ils savent déjà que cet album, comme les précédents, est à posséder.
A ceux qui persisteraient à ignorer ce groupe, je leur dis juste ceci : vous passez à côté d'un des combos les plus talentueux de la sphère Metal.
19 / 20

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