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Contenu rédigé par orion
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orion (Vinland)
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Genexus
Genexus
Prix : EUR 21,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 No expiration date for FF !, 7 août 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Genexus (CD)
Fear Factory, le géant américain du Death Indus, est arrivé chez Nuclear Blast pour son neuvième album (je ne compte pas les remixes). Ils ont peut-être trouvé la promo sur l’album précédent un peu "cheap" de la part de leur ancien label… En tout cas, vous noterez qu'il y a de plus en plus de combos américains réputés qui signent avec le label indépendant allemand (Slayer et Fear Factory étant les deux derniers gros noms), preuve du sérieux de son travail avec les groupes.

"The Industrialist", dernier opus du groupe, m'avait fait une forte impression, après quelques albums pas mauvais mais pas non plus à la hauteur de ce à quoi le groupe nous avait habitués par le passé. C'est donc dans l'espoir de retrouver un Fear Factory dans la même forme olympique que je me jette sur l'écoute de ce "Genexus".
Et ça démarre formidablement bien avec "Autonomous Combat System". On y retrouve tout ce que j'aime chez ce groupe : les vocaux qui oscillent entre guttural et mélodies, toujours aussi bien maîtrisés par Burton C. Bell, les riffs mécaniques impitoyables de Dino Cazares, les synthés aux sonorités futuristes de Rhys Fulber et la rythmique hypnotique, travail d’une nouvelle équipe composée de Tony Campos (basse, ex-Static X, ex-Soulfly) et Mike Heller (batterie, Malignancy, Azure Emote). Oui, contrairement à "The Industrialist", c'est bien un vrai batteur qui est à l'oeuvre aujourd'hui. Bon, pour être honnête, on ne peut pas dire qu'on y voit une véritable différence avec le dernier album tant la programmation de la batterie sur celui-ci était parfaite et tant cette batterie a toujours eu un beat hyper mécanique chez Fear Factory, même jouée de façon organique.
On va résumer pour faire simple et pour ne pas verser dans le track by track : si vous avez aimé l’album précédent, vous aimerez forcément celui-ci. On peut passer son temps à râler, à dire que Fear Factory n’est plus comme ceci ou comme cela, que c’était mieux à l’époque de tel ou tel album… vous en connaissez beaucoup, vous, des groupes qui combinent aussi bien le Death et les ambiances futuristes ? Des morceaux tels que ce "Autonomous Combat System", "Protomech" ou "Regenerate" sont de vraies tueries.
Avec "Genexus" (contraction de "Genesis", le début, et "Nexus", qui symbolise une connexion cellulaire), Fear Factory nous livre encore dix morceaux d’excellente facture dans ce combat qui oppose l'homme et la machine ; l’humain devenant petit à petit une machine et la machine devenant de plus en plus humaine. On est atomisé sur place par les rythmiques implacables, on est mitraillé par les riffs de Dino, on est broyé par les vocaux death de Burton, désintégré par les lignes de synthé. Ces synthés qui, je trouve, ont pris ici une place un peu plus importante ("Genexus", "Regenerate", "Expiration Date"…). La machine prend le pouvoir.
OK, cet album n'est sans doute pas exempt de petits défauts, si on veut chercher la petite bête. Il faut bien reconnaître que Burton n’a plus la voix de ses vingt ans et ses lignes vocales mélodiques ne sont plus aussi impressionnantes que sur "Demanufacture" par exemple. Il n’en reste pas moins qu’il assure encore sacrément ("Anodized", "Dielectric", "Regenerate"…), je le trouve même plus à l'aise que sur l'album précédent dans ce registre.
Comme souvent, Fear Factory aime terminer par un morceau plus aérien, plus mélodique. Ici, c'est le très futuriste "Expiration Date", mené par les synthés de Rhys. Le titre est entièrement chanté en voix claire. Une respiration après le tir de barrage auquel on a dû faire face sur les neuf titres précédents. La fin du morceau est d'ailleurs bien planante et de facture très indus. Là encore, je sais que certains n’apprécient pas ce type de morceaux de la part du groupe ; je n’en fais pas partie, trouvant que ça s’intègre parfaitement à l’œuvre et au concept développé.
J’avais adoré "The Industrialist" car le groupe renouait avec les ambiances de ses premiers albums. "Genexus" suit la même logique.

Fear Factory est unique, aucun groupe ne sonne comme lui. Alors quand les Américains nous sortent des albums de la qualité de ce Genexus, on a deux raisons de s'en réjouir. Genexus est un album qui fête dignement les vingt ans de leur chef-d'oeuvre, "Demanufacture" (on pourra noter la connexion, consciente ou non, entre les pochettes respectives des deux albums).
Depuis l'album précédent, les maîtres du Cyber Metal semblent connaître une seconde jeunesse. L'Expiration Date de Fear Factory n'est donc pas pour tout de suite...
17 / 20 et coup de coeur.

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Underworld
Underworld
Prix : EUR 19,00

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La 9ème symphonie de Symphony X., 6 août 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Underworld (CD)
Symphony X. Voilà un groupe qui n'a pas beaucoup de déchets dans sa discographie. Je dirais même que, depuis le fantastique "The Divine Wings Of Tragedy" (1997), il y en a eu aucun. Alors évidemment, quand on annonce que Symphony X sort cet été son neuvième album, ça m'intéresse au plus haut point.

C'est une intro symphonique grandiose qui nous ouvre les portes de ce neuvième album. Puis "Nevermore" nous tombe dessus avec un riffing thrashy. On se dit immédiatement que ce "Underworld" serait bien dans la continuité du précédent album, "Iconoclast" (à savoir, le côté heavy / thrash bien mis en avant et supplantant le côté progressif du groupe - ce que, personnellement, j'approuve).
Car oui, Symphony X est catalogué "progressif". Mais avec les derniers albums, c'est quand même moins évident qu'à l'époque de V notamment. Alors, c'est vrai, ce groupe est composé de musiciens qui forment une véritable équipe de tueurs, avec en tête Michael Romeo, un excellent guitariste doublé d'un excellent compositeur (c'est lui qui signe la majorité des musiques du groupe). Mais n'attendez pas d'eux des démonstrations stériles de leur talent, leur dextérité n'est là qu'au service de la composition. Et n'oublions pas (et quand on l'écoute, ça ne risque pas) Russell Allen qui est sans doute l'un des tout meilleurs chanteurs du genre. Russell qui excelle déjà sur ce premier morceau, tour à tour agressif (les couplets) puis mélodique (le refrain).
Le titre éponyme suit le modèle de ce premier morceau avec un riff bien teigneux et encore un Russell au top. Avec "Without You", Symphony X calme le jeu. Encore un superbe morceau, dans un style plus posé et avec, encore une fois (je me répète) un grand ' que dis-je, énorme - Russell Allen. Le refrain est magnifique.
Et ça continue à blaster généreusement sur "Kiss Of Fire". Une belle utilisation des claviers apporte la touche mélodique qui donne le petit plus. Pas de doute, le groupe est en grande forme. Il leur faut du temps pour composer un album (ici, quatre ans) mais ça en vaut la peine. Toujours pour comparer avec le dernier effort du groupe, je dirai que ce "Underworld" me semble toutefois un peu moins brutal et sombre dans l'ensemble. Ceux qui avaient trouvé que "Iconoclast" manquait un peu de nuances devraient trouver ici leur bonheur.
Je ne vais pas entrer dans le détail des morceaux suivants et laisser à chacun le plaisir de les découvrir. Quelques mots tout de même sur les deux derniers titres qui me semblent faire partie des meilleurs de cet album. Tout d'abord "Swan Song" et son piano à la "The Accolade", encore un magnifique morceau, mélodique et sans doute le plus progressif de cette nouvelle livraison des Américains. Quant à "Legend", le dernier morceau, c'est tout simplement l'apothéose ! Quelle ligne de chant sur le refrain ! Et ce duel synthé / guitare aux petits oignons, un régal ! Quand un disque se termine par deux morceaux pareils, on n'a qu'une seule envie, c'est de réappuyer sur la touche play.
Pour résumer :
- D'excellents musiciens
- Un chanteur exceptionnel (je trouve qu'il n'a jamais mieux chanté que dans ce groupe)
- De superbes compositions, à la fois énergiques, puissantes et mélodiques
- Une production qui met tout ce qui précède en valeur.
Si malgré tout ça, l'écoute de ce Underworld ne vous dit rien'

Une fois de plus, je suis emballé par l'écoute de cet album. Je pense que je le préfère même aux albums précédents, que j'avais déjà trouvé très bons.
"Underworld" est donc la neuvième symphonie de Symphony X. Et on espère que ce ne sera pas la dernière. D'ailleurs, pour la dixième, doit-on s'attendre à quelque chose d'encore plus énorme ? Rendez-vous dans quatre ou cinq ans pour la réponse...
17 / 20 et coup de coeur.

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 7, 2015 3:19 PM MEST


Of Ghosts and Gods
Of Ghosts and Gods
Prix : EUR 22,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Encore un bon album., 3 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Of Ghosts and Gods (CD)
Si vous suivez l’actualité de Kataklysm, vous avez peut-être vu les différentes vidéos illustrant les titres de ce nouvel album, que Nuclear Blast nous balance depuis mi-juillet. Et donc, vous avez déjà découvert la plupart des morceaux de cet album (aujourd'hui, ils sont tous parus), notamment le premier, "Breaching The Asylum", qui a fait l’objet de la première (vraie) vidéo tirée de cet album. Et ce titre est assez représentatif du reste de l'album.

En clair, on ne peut pas dire que Kataklysm ait envie de changer quoi que ce soit à sa recette déployée depuis plusieurs albums. Au grand regret des fans de la première heure sans doute. Point de surprise à l'horizon. On retrouve ici tout au long de ces dix titres le Death Metal mélodique cher aux Canadiens (écoutez donc le très mélodique dernier morceau, "The World Is A Dying Insect"). L'équipe non plus n'a pas changé depuis le dernier opus puisqu'on retrouve le duo des têtes pensantes du groupe, Maurizio Iacono (chant) et Jean-François Lagenais (guitares), accompagnés de Stéphane Barbe (basse) et Oli Beaudoin (batterie).
On retrouve donc toujours dans les compositions de Kataklysm cette influence du mélodeath suédois (Dark Tranquillity, At The Gates, old In Flames) sur des morceaux comme "Breaching The Asylum", "The Black Sheep" ou "Carrying Crosses" par exemple.
Le groupe n’oublie tout de même pas d’inclure des parties plus brutales comme sur les morceaux "Soul Destroyer", "Vindication" ou "Marching Through Graveyards" (encore que les parties instrumentales du milieu de ce dernier titre restent empreintes du style scandinave). On retrouve d’ailleurs, je trouve, une autre influence scandinave sur le morceau "Thy Serpents Tongue" puisqu'il me fait un peu penser musicalement à du Amon Amarth.
Kataklysm aime bien aussi alourdir de temps en temps le tempo ("Shattered"). Bref, une recette connue mais pas déplaisante car les titres se suivent mais ne se ressemblent pas. L'album se montre du coup suffisamment attractif pour l'amateur de Death Metal aux contours mélodiques.

Encore un bon album des Canadiens, dans la lignée de son prédécesseur. Si l’on n'attend pas autre chose d’un album de Death Metal, celui-ci conviendra tout à fait, sous réserve que l’on ait apprécié les albums précédents (comprendre l'approche bien plus mélodique que sur les premiers albums). Car même si Kataklysm n’est pas le plus célèbre des groupes de Death Metal, il n’en reste pas moins que c’est un groupe solide qui nous propose bien souvent des albums intéressants. Of Ghosts And Gods en est une nouvelle preuve.
15 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 19, 2015 5:54 PM MEST


Fire & ashes
Fire & ashes
Prix : EUR 14,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un EP sympathique, à la gloire de leur nouvelle chanteuse..., 3 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fire & ashes (CD)
Les Allemands de Xandria reviennent cet été avec un EP de sept titres.
Après avoir joué avec ses premiers albums sur les plates-bandes de Within Temptation, Xandria s'est tourné depuis deux albums vers le Metal Symphonique façon Nightwish (première époque) et Epica avec, il faut le dire, pas mal de réussite. En tout cas, ce virage musical a eu l’air de plaire puisque le groupe est aujourd’hui bien plus populaire qu’il ne l’était avant, à l’époque de la chanteuse Lisa Middelhauve (qui, pourtant, faisait du bon boulot… mais dans un registre différent – comprendre moins lyrique).

Première chose : Xandria semble très fier d'avoir cette fois-ci gardé sa chanteuse, Dianne Van Giersbergen, (rappelons que la précédente, Manuela Kraller, n’a enregistré qu’un seul album). Il n'y a qu'à voir les photos promo, elle est particulièrement bien mise en avant. Il faut dire qu'elle assure (vocalement parlant, bien évidemment...).
Du coup, pas de surprise, ce EP est stylistiquement dans la continuité de l'album "Sacrificium". Continuité déjà évidente avec l’artwork, dans les mêmes tons et avec le même thème que l’artwork précédent.
Le EP s’ouvre sur trois nouveaux titres. "Voyage Of The Fallen" fait penser à du old-Nightwish avec un refrain qui fait penser à Epica, donc on est tout à fait dans l’esprit de "Sacrificium". Un morceau efficace et sympathique, plus inspiré, il me semble, que le suivant, un "Unembraced" un peu trop passe-partout. Enfin, le dernier nouveau titre, "In Remembrance", est une ballade qui est un bel exercice pour Dianne où l’on peut juger de ses capacités vocales ; mais à part ça, je ne trouve pas ce morceau hyper emballant.
Les quatre morceaux suivants sont pour deux d'entre eux des ré-interprétations d'anciens titres et les deux autres sont des reprises.
Avec les deux ré-interprétations, celles de deux de leurs titres les plus populaires, "Ravenheart" (de l'album du même nom) et "Now And Forever" (de l'album "India"), on se rend bien compte du changement stylistique du groupe. Les morceaux sont plus musclés que les originaux et la voix lyrique de Dianne crée une vraie différence au niveau de l’interprétation. A noter d'ailleurs qu’elle rajoute des effets de style sur la partie centrale de "Now And Forever" qui devient assez différente de la version originale.
Le groupe propose enfin deux reprises. La première est celle du "I’d Do Anything For Love (But I Won’t Do That)" en version écourtée, un des grands succès de Meat Loaf. Le rendu est sympa et Xandria garde bien l’esprit du Rock Opera cher à Meat Loaf en proposant en seconde partie du titre un duo voix masculine (Valerio Recenti, le chanteur du groupe My Propane) / voix féminine (ils ont inversé les parties de chant masculin et féminin de l’originale, c’est amusant.)
La seconde reprise est "Don’t Say A Word" de Sonata Arctica. Encore une grosse prestation de Dianne sur ce morceau qui reste, musicalement, assez proche de l’original.

Au final, on obtient un EP sympathique à défaut d’être indispensable, qui saura faire plaisir aux fans de Xandria et les faire patienter jusqu’au prochain album longue durée du groupe.
14 / 20

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The Savage and the Grace
The Savage and the Grace
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'héritage de Savage Grace., 14 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Savage and the Grace (CD)
1985 : Savage Grace sort son premier album, "Master Of Disguise".
2015 : Masters Of Disguise sort son second album, "The Savage And The Grace"...
Si c'est pas de l'hommage, ça ! Et même pas déguisé en plus, car on retrouve sur la pochette notre policier de la route en train de maltraiter une jeune femme, tout comme sur la pochette du Savage Grace il y a trente ans.

Savage Grace était un groupe américain, prometteur, mais qui n'aura réalisé que deux albums. Le sus-cité "Master Of Disguise" et "After The Fall From Grace" (1986).
Masters Of Disguise, eux, sont allemands et ils se sont formés en 2009.
Vous allez me dire, non à tort : "ils sont gonflés quand même ces gars-là d’utiliser comme ça le visuel d’un autre groupe, de détourner le nom et le titre de l’album"… En fait, il y a un lien encore plus étroit que la ressemblance au niveau du nom / titre de l’album / pochette entre les deux groupes. C’est Chris Logue, le fondateur de Savage Grace qui est à l’origine de ce nouveau groupe. Celui-ci avait essayé de remonter le line-up originel du combo en 2009, mais les autres membres n’ont pas répondu positivement à son appel. Alors, plutôt que de laisser tomber, il a contacté les membres d’un tribute band allemand spécialisé dans l’hommage aux groupes de la NWOBHM, Roxxcalibur, pour former ce nouveau groupe, Masters Of Disguise, en fidèle successeur de l’oeuvre de Savage Grace. Ils ont ensemble fait des concerts et composé des morceaux. Mais depuis, Chris Logue a quitté le combo qui continue donc sans lui à perpétuer l'héritage de Savage Grace.
Enfin, dernier point commun : c’est Limb Music, le label qui a réédité les albums de Savage Grace en 2010, qui a récupéré ce nouveau groupe dans son catalogue.

Donc, comme le groupe le clame haut et fort, Masters Of Disguise n’est pas juste une copie de Savage Grace mais plutôt un groupe qui vient combler le vide laissé par les Américains. On peut voir ça comme ça, effectivement, Savage Grace ayant rendu définitivement l’âme en 1988.
Bref, vous l’avez compris, Masters Of Disguise nous propose un Power Speed comme ça se pratiquait il y a trente ans, le son moderne en plus.
Le chanteur, Mr Stahl, pousse la ressemblance assez loin avec Mike Smith, le hurleur qui officiait sur "Master Of Disguise". Même énergie, même hargne. Sa prestation ne souffre d’aucun reproche.
Musicalement, si vous avez des doutes sur les capacités de Masters Of Disguise à faire du Savage Grace aussi bien que Savage Grace, vous pouvez faire le petit jeu des comparaisons sur le morceau "Sins Of The Damned" qui est une reprise de Savage Grace (de l’album "Master Of Disguise", évidemment). Il n’y a pas à dire, les nouveaux s’en sortent très bien.
Le reste des morceaux, originaux eux, est de très bonne facture. On a vraiment là l’album qu’aurait pu sortir Savage Grace s’ils s’étaient reformés, même si aujourd’hui aucun des membres du groupe américain ne fait partie de cette formation. Masters Of Disguise a même gardé quelques harmonies et des solos très Maideniens dans ses compositions ("Conquering The World", "New Horizons"…), tout comme Savage Grace à l’époque. Les riffs sont incisifs, le rythme très souvent endiablé (exception faite de la ballade "The Scavenger’s Daughter"). Aucune faute de goût, l’album s’avale d’une traite (même la ballade, qui est loin d’être mièvre et s’incorpore très bien à l’ensemble).
Et on termine sur une reprise en bonus. Non, pas encore une de Savage Grace, mais de Flotsam And Jetsam cette fois-ci. Il s’agit de "Hammerhead", le titre d’ouverture de leur premier album, "Doomsday For The Deceiver". Une reprise très fidèle à la version originale (peut-être trop pour être vraiment intéressante, si ce n’est pour confirmer les prouesses vocales de Mr Stahl).

"The Savage And The Grace" est un très bon album dans ce style ; peut-être pour certains un peu désuet aujourd’hui, mais toujours très efficace. Il serait dommage de le bouder.
On peut donc conclure en proclamant bien fort : Savage Grace est mort, vive Masters Of Disguise !
15 / 20

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Hammer of the Witches
Hammer of the Witches
Prix : EUR 21,99

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 100 % Cradle Of Filth !, 14 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hammer of the Witches (CD)
"Hammer Of The Witches" est le douzième album des Anglais de Cradle Of Filth (treizième si on considère "Bitter Suites To Succubi" comme un album à part entière). Et, comme très souvent avec ce groupe, ce nouvel album s'accompagne de gros changements dans le line-up depuis le dernier opus en date, "The Manticore And Other Horrors" (2012). En effet, exit Paul Allender, membre important du combo qui avait déjà laissé COF en 1995 avant de revenir en 2000. Dani Filth, dernier vestige du groupe originel, mène donc maintenant à lui seul la barque Cradle Of Fith. En fait, le seul membre qui tient le coup depuis un moment est le batteur Martin Skaroupka (présent depuis 2008). A part lui, donc, les autres membres sont presque tous nouveaux : Daniel Firth à la basse avait tout de même enregistré l'album précédent (mais n'était pas crédité en tant que membre du groupe) ; Lindsay Schoolcraft est aux synthés depuis 2013 et s’occupe aussi des vocaux féminins et enfin Ashok et Richard Shaw remplacent Allender aux guitares.

Deux guitaristes à la place d’un seul, on retrouve donc la configuration du groupe jusqu’en 2001 (bien que, en configuration live, il y avait bien toujours deux guitaristes). C’est sans doute pour cela que Dani déclare à qui veut l’entendre que ce nouvel album se rapproche des albums du groupe parus dans les années 90 mais avec le son du Cradle Of Filth 2015. L’artwork, très sympa au passage, rappelle lui aussi l’esprit des premiers albums.
Alors, retour aux sources ? Qu’en est-il exactement ?

Après une intro bien gothique ("Walpurgis Eve"), on entre dans le vif du sujet avec "Yours Immortality". Pas de doute, c’est du Cradle Of Filth ! Ce groupe a vraiment une patte particulière qui permet de le reconnaître très rapidement. Le tempo est hyper rapide, Dani braille comme un damné, les guitares sont agressives, tour à tour thrash, black ou death et le synthé construit la mélodie. On n’oublie pas le petit passage gothique avec du chant féminin vers la fin du morceau. Ce premier titre remplit tout à fait le cahier des charges. "Enshrined In Crematoria" qui suit est moins rapide et plus mélodique au niveau des guitares. Au milieu, les deux guitaristes nous gratifient d’un petit duel de solos.
Pour ce qui est du retour aux sources annoncé, il n’est pas si flagrant que ça, même si effectivement, un titre comme "Blackest Magick In Practice" pourrait se rapprocher de l’époque "Dusk…", car un peu plus nuancé que le reste. La nuance, c’est un peu ce qui manquait à l’album précédent. Ce Hammer Of The Witches réussit le tour de force d’être sans doute plus agressif mais aussi plus varié, par les interventions un peu plus nombreuses du synthé et les attaques de guitares, à la fois explosives mais aussi plus accrocheuses. Le groupe exploite bien sa nouvelle formation à deux guitares ("Defloring The Maidenhead"), les solos sont parfois bien clairs et mélodiques ("The Vampyre At My Side").
Alors oui, on retrouve un peu de l’esprit des premiers albums de Cradle sur cet album. Mais pas trop non plus. On est aussi en même temps totalement dans la continuité de l'oeuvre.
Je ne vais pas entrer dans le détail de chacun des titres mais, à l’image de "Right Wing Of The Garden Triptych", le morceau que vous connaissez sans doute tous déjà puisque COF en a fait une vidéo qui tourne sur YouTube depuis le mois de mai, on a affaire tout au long de ce nouvel album à du 100 % Cradle Of Filth plutôt inspiré. Aucun titre n'étant à jeter.
L’album de termine sur une outro instrumentale, bien gothique, comme l’intro.

"Hammer Of The Witches" est un bon album, peut-être même très bon (je trouve qu’il se bonifie au fil des écoutes). Pour le groupe, il ne changera pas grand-chose à sa popularité, les personnes qui apprécient Cradle Of Filth seront forcément ravies de cette nouvelle offrande de qualité ; les autres, ceux qui ont toujours considéré COF comme des vendus, n’apprécieront pas plus le groupe aujourd’hui qu’avant. Mais, à mon avis, le groupe s’en fout un peu, depuis le temps. Le principal étant que la bande à Dani réussit encore à sortir un (très) bon album, après plus de vingt ans de carrière.
16 / 20

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Burning point
Burning point
Prix : EUR 20,62

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Nouveau départ., 4 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Burning point (CD)
Mais où était donc passée Nitte Valo, la terrible chanteuse du premier album de Battle Beast, depuis son départ (dans des circonstances toujours un peu obscures) du groupe finlandais qui montait ? Eh bien la revoilà au sein de cet autre groupe finlandais, Burning Point. Un groupe qui livre son sixième album. Le titre homonyme qui lui a été choisi pourrait bien vouloir montrer que Burning Point entame un nouveau départ avec Nitte au chant, car c’est un petit bouleversement pour le groupe. En effet, après cinq albums avec un chanteur (toujours dans le groupe puisqu'il s'agit de Pete Ahonen, le fondateur, qui officie également à la guitare), les Finlandais ont choisi d’opter pour un chant féminin.

En fait, ce nouvel album en est seulement la moitié d'un. Je m'explique : Burning Point regroupe en fait quatre nouveaux titres, six ré-enregistrements d'anciens morceaux (avec Nitte au chant, donc) et une reprise de Kiss.
Commençons par les nouveaux morceaux. Il s’agit du titre d’ouverture, "In The Shadows", "Find Your Soul", "My Darkest Times"et "Queen Of Fire".
Ca démarre tambour battant avec "In The Shadows", sur un tempo bien speed, le chant de Nitte est agressif comme il l’était chez Battle Beast. Voilà un bon titre bien accrocheur. "Find Your Soul" suit le même schéma, avec gros refrain qui envoie (que j’ai l’impression d’avoir déjà entendu autre part… mais où ?). Encore un bon titre. Les deux autres sont moins rapides. "My Darkest Times" est le moins intéressant des nouveaux titres. Il est toutefois sauvé par un refrain encore assez accrocheur mais on s’ennuie un peu quand même. "Queen Of Fire", avec pas mal de synthés, est plus inspiré, avec encore une fois un refrain bien travaillé (et qui me fait encore penser à autre chose, mais je ne sais plus quoi non plus). Autrement dit, l'efficacité prime sur l'originalité, vous l'aurez compris.
Pour ce qui est des versions ré-enregistrées, alors là, il n’y a pas photo si on les compare avec les anciennes. Elles ont plus la pêche et Nitte, par son chant plus énergique et plus racé que celui de son prédécesseur, leur donne une vraie identité, ce qui manquait un peu aux versions d’origine, il faut le dire. Les guitares sont également plus tranchantes, mixées plus en avant.
Reste que certaines de ces compos ne sont pas hyper emballantes ("Heart Of Gold", "Dawn Of The Ancient War") et là, pour le coup, Nitte ne peut pas grand-chose car ce ré-enregistrement ne cache pas leur faiblesse. Je préfère nettement le groupe sur des morceaux rapides comme "Signs Of Danger", "Into The Fire" ou "Blackenend The Sun".
On termine par une reprise, celle du "I’ve Had Enough (Into The Fire)" de Kiss, le titre d’ouverture d’Animalize. On a du mal à reconnaître le morceau au début, encore plus que c’est du Kiss (en tout cas, pour celui qui ne connaîtrait que peu le groupe américain et qui en aurait une idée un peu fausse, ça peut surprendre). Les Finlandais lui font subir un traitement Power Metal, ce qui n’est pas plus mal, j’en ai un peu assez de ces reprises trop fidèles qui n’apportent rien.

Cet album éponyme, sixième du groupe et signe d’un nouveau départ, est plutôt encourageant quant à la nouvelle direction de Burning Point. Trois des nouvelles chansons sont bien foutues et tout cela est de bon augure pour le prochain album. Du coup, on attend de voir ce que ça va donner sur un album complet.
14 / 20

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Gateway to the antisphere
Gateway to the antisphere
Prix : EUR 23,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un futur grand du Death ?, 13 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gateway to the antisphere (CD)
"Gateway To The Antisphere" est le second album de Sulphur Aeon, qui a également réalisé une démo en 2010 et un EP en 2012. Le groupe est allemand et il est composé de membres dont les noms sont faciles à retenir : M au chant (oui, non, je sais ce que vous allez dire… c’est pas lui), T à la guitare et à la basse et D à la batterie. Le trio évolue dans le Death Metal. Apparemment, le premier album, "Swallowed By The Ocean's Tide" (2013), a reçu d’excellentes critiques d’un peu partout. Les Allemands n’auraient-ils pas réussi à rééditer l’exploit ? Je vais avoir du mal à vous le dire puisque je ne connais pas le premier album et je vais donc juger celui-ci sans le comparer au premier.

L’intro assez mélodique et avec des voix claires fait lentement monter l’ambiance. Après, c’est le chaos. Musicalement, au premier abord, le groupe me rappelle Behemoth. Ce qui n’est pas pour me déplaire, évidemment. Il paraît que ce second opus est également plus accessible que le premier. Et là aussi, ce n’est pas pour me déplaire : puissance dévastatrice, ambiance apocalyptique mais mélodie bien présente derrière ce maelström instrumental. Le chanteur, M (en fait, il s’appelle Martin Hellion, le cachottier), a une voix qui sied parfaitement à l’ensemble, puissante et profonde. Blast beats, roulements de toms, des plans rythmiques destructeurs qui se succèdent, créant une atmosphère bien dense, les Allemands livrent un Death Metal dévastateur, parfaitement maîtrisé et très inspiré aussi.

Difficile d’extraire un morceau de ce bloc monolithique, car l’album ne souffre d’aucune faiblesse ; mais j’aurais toutefois une petite préférence pour le premier morceau, "Devotion To The Cosmic Chaos", ainsi que pour "Into The Courts Of Azathoth", à la fois mélodique sur l’intro et la conclusion (les grattes me rappellent un morceau de Before The Dawn) et particulièrement intense entre les deux.

Allez hop, cet album de Sulphur Aeon va rentrer très prochainement dans ma collection de CD. Je vais vite aller jeter une oreille sur le premier pour voir s’il ne va pas lui aussi le rejoindre très vite, puisqu’il paraît qu’il est meilleur. Ceci dit, j’ai trouvé que celui-ci remplissait déjà parfaitement son rôle. Cet album est une bonne claque et, pour moi, une belle découverte.
16 / 20

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Propaganda
Propaganda
Prix : EUR 18,00

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'énergie de la colère., 8 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Propaganda (CD)
Voici venir "Propaganda", sixième album pour les No One Is Innocent. Le groupe français fait un retour éclatant dans l'actualité musicale puisqu'ils viennent juste d'assurer la première partie d'AC/DC sur leurs deux dates au stade de France (c'était le 23 et le 26 mai...)
Avec No One, j'étais resté bloqué à "Gazoline" (2007). Le suivant et dernier album en date, "Drugstore" (2011), empruntant énormément aux sonorités électro, ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.
Premier constat en regardant les titres de ce disque : voilà un album qui colle au plus près à l'actualité. Et c’est peut-être justement dans ces moments-là que nos gars sont les plus inspirés. Rappelez-vous, en 2007, le très bon "Gazoline" qui était imprégné de l'élection présidentielle. Avec "Propaganda", on est dans l'actu chaude du moment (du moins de ce début d'année) : entre attentat contre Charlie Hebdo ("Charlie"), les extrémistes et fanatiques de tous poils qui veulent façonner le monde à leur image en éliminant ceux qui ne sont pas comme eux ("Djihad Propaganda", "... Si Ca Revient") et même les engins bizarres qui volent au dessus de nos têtes, on ne sait pas trop dans quel but ("Drones")…

A ceux qui, comme moi, n'ont pas trouvé le virage électro de "Drugstore" des plus intéressants, je les rassure tout de suite : "Propaganda" revient sur les terres des albums comme "Gazoline" ou même "Utopia", les guitares en avant et le punch bien présent !
Charlie, premier titre de l'album, s’ouvre sur les slogans des manifs de janvier. "Nous sommes tous Charlie". "Ca sent la poudre", musicalement et verbalement. Là, on retrouve un No One en grande forme, qui a la rage et qui passe le message. Kemar insuffle une bonne dose de hargne au morceau : "fiers d’être infidèles comme des chiens", "plutôt mourir debout que de vivre à genoux ; face à eux, 'faut faire front". Il faut dire que les événements récents ont de quoi énerver... et Kemar, on le sait, n’a pas la langue dans sa poche : "Silencio", spéciale dédicace aux espoirs déçus par la présidence Hollande ; "Djihad Propaganda" (excellent texte), spéciale dédicace à tous ces faibles d'esprit au cerveau laminé qui s'embarquent pour le Djihad en Syrie ou ailleurs, croyant que là-bas, ils seront quelqu’un ; "... Si Ca Revient", spéciale dédicace aux électeurs du FN qui n'ont toujours pas compris où se trouve le danger. "Les sales idées ont toujours faim, pour flatter les bas instincts". Que ça fait plaisir des textes pareils ! Pas besoin de dire de quoi parle "Un Nouveau Scottsboro", le titre est assez explicite.
Dans un autre registre, plus joyeux, "20 Ans" fleure bon l'hymne pour le groupe. Eh oui, ça fait déjà vingt ans que les No One prêchent la bonne parole en faisant "du bruit dans l'Hexagone". "Dans le silence général, il y aura toujours une petite étoile, No One Is Innocent, le feu sacré de vos âmes". Un titre en hommage à leur carrière.. mais aussi à leurs fans. Je vois bien le groupe commencer ses concerts par ce morceau hyper punchy et fédérateur.

Bon, les paroles c’est une chose, mais la musique dans tout ça ? Comme évoqué plus haut, là aussi, No One ne fait pas semblant. Le groupe a retrouvé une niaque qu’il n’avait plus depuis un moment. Même "Gazoline" n’était pas si explosif. Les guitares sont repassées devant, finis les bidouillages électro de "Drugstore". Plusieurs titres nous rappellent Rage Against The Machine, comme ce "Silencio" par exemple. Ce n’est pas pour rien qu'on avait baptisé No One les Rage Against français à une époque.
Pas de baisse de régime, même quand il y a un départ assez calme comme sur "Massoud" qui, comme son titre l’indique, est un hommage au Lion du Pandjchir (assassiné lui aussi par des extrémistes islamiques, comme quoi tout se tient sur cet album). Le titre s’électrise rapidement et le rythme devient bien lourd. On a même des influences Punk sur le dernier morceau, "Holy Fire".
Ce retour des guitares et cette énergie sur chaque titre font de ce "Propaganda" l’album le plus Metal de No One depuis "Utopia".

Avec "Propaganda", un album court mais intense, les No One ne lâchent rien : pas de temps mort, pas de ballade. Ca sent le soufre d'un bout à l'autre. Du riff bien teigneux, des paroles telles des uppercuts... C’est bien simple, on écoute ce disque et on se dit : "Voilà ce que doit être le Rock !". Ils sont tellement rares les albums de cette trempe dans notre paysage musical hexagonal.
Merci, No One !
17 / 20

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Revolucion
Revolucion
Prix : EUR 17,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 C'est pas la révolution... mais c'est bien quand même !, 6 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Revolucion (CD)
Attention, grosse berline !
The Dead Daisies est ce qu'on peut appeler un super groupe, comme on en voit pas mal en ce moment. Il regroupe en effet aujourd'hui John Corabi (chant, ex-Mötley Crüe, ex-Ratt), Marco Mendoza (basse, ex-Black Star Riders, ex-Whitesnake) et Dizzy Reed (claviers, Guns N'Roses), accompagnés d'artistes un peu moins connus mais pas des novices non plus : Richard Fortus (guitares, Guns N'Roses), David Lowy (guitares, Red Phenix) et Jackie Barnes (batterie, Jimmy Barnes). Ce dernier sera remplacé sur la tournée par Tommy Clufetos (actuel batteur de Ozzy Osbourne, ex-Black Sabbath et Rob Zombie). Et ça, c'est le line-up actuel. Précisons que le groupe a aussi vu passer dans ses rangs des ex-The Cult, un ex-Nine Inch Nails, un ex-INXS et même un membre des Rolling Stones (le bassiste Darryl Jones).
Le collectif a sorti un premier album éponyme en 2013. Voici donc le second, "Revolución".

Ce titre en espagnol n’annonce pas un album chanté dans la langue de Cervantès. Non. Il n’annonce d’ailleurs pas non plus une révolution (musicale en tout cas) car les petits malins auront peut-être vu qu’une partie du mot "Revolución" est à l'envers sur la jaquette, pour formé le mot "love". Qu’est-ce à dire ? Est-ce un album bien suave qui nous chante l’amour ? Que nenni ! A l’écoute du premier morceau, finalement le seul rapport avec le titre en espagnol de l’album puisqu’il s’agit de "Mexico", on se dit que tout ce beau monde s'est réuni pour nous sortir un album de bon gros Hard boogie qui groove sa mère. Ce "Mexico" est un titre bien construit, tout à fait emballant, avec bon riff, bon solo et bon refrain. Avec "Evil", le titre suivant, on comprend qu’avec les marguerites mortes, on ne va pas se faire laminer la tronche sur chaque morceau à coup de riff bulldozer mais plutôt prendre du plaisir à l’écoute d’un album de Hard Rock mélodique qui donne envie de chanter et de bouger.
Et la suite confirme cela. Certes, c’est sans surprise (mauvaise), mais c'est carré, ça joue bien, c'est groovy... difficile de résister à l'envie de taper du pied ou de bouger la tête sur la plupart des morceaux, c’est un signe.
Le groupe nous offre quelques petites touches country par moment ("Something I Said") ou dans l'esprit Southern Rock ("Looking For The One", "With You And I" et sa talkbox), lorgnant parfois vers le Blues Rock ("My Time") pour varier le propos. La voix du nouveau venu, John Corabi, un peu cassée par moment, sonne super bien sur ces chansons, alors que j'avais du mal avec lui quand il était chez Mötley Crüe (il faut dire que passer après Vince Neil n'a pas été simple pour lui auprès des fans du groupe). Dizzy lâche quelques solos de synthé ("Get Up, Get Ready") et se met souvent en mode piano ("Mexico", la ballade "Sleep", pas inoubliable comme souvent dans pareil cas, "Devil Out Of Time" ou "Midnight Moses" qui est une reprise du Alex Harvey Band et qui possède un groove du diable).
Il y a du tube en puissance ("Mexico", "Looking For The One", "Empty Heart", "Make The Best Of It", "Critical") avec du refrain hyper bien gaulé. Les guitares ont les premiers rôles, les deux guitaristes Richard Fortus et David Lowy formant une sacrée paire. Ca me rappelle des groupes comme Tesla ou Tyketto au meilleur de leur forme, qui proposent aussi ce genre de Hard Rock pas trop violent mais bien attractif. Le groupe sait toutefois aussi envoyer la sauce, comme le prouve le bien rock and roll "Devil Out Of Time" (avec encore un solo de gratte qui démonte).

"Revolución" est un album qui n'échappe pas à quelques pistes moins intéressantes (la ballade "Sleep", un "Get Up Get Ready" un peu trop passe-partout) mais qui, dans l'ensemble, s'avère bien agréable à écouter.
The Dead Daisies sera en première partie de Kiss au Zénith de Paris très prochainement (le 16 juin). L'occasion de voir ce que vaut ce groupe sur scène. Et avec des types traînant une telle expérience derrière eux, ça devrait forcément le faire !
15 / 20

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