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orion (Vinland)
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Scare force one
Scare force one
Prix : EUR 21,00

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Des monstres qui ne font plus peur..., 1 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scare force one (CD)
31 octobre. Halloween. C’est le jour des monstres de carnaval qui sortent dans les rues pour effrayer les paisibles habitants des cités. Nos monstres finlandais profitent eux aussi de l’occasion pour sortir leur nouveau méfait, "Scare Force One".
Le nom de Lordi est pour beaucoup associé à l’Eurovision qu’ils ont remportée en 2006. Mais bon, on ne va pas rester toute leur carrière là-dessus car depuis, il s’est quand même passé bien des choses pour eux (ils ont sorti trois albums et voici le quatrième) et surtout, ils ne sont plus les seules créatures monstrueuses à avoir gagné l’Eurovision…
Bon mais blague à part, cette victoire à l’Eurovision correspondait aussi avec la sortie de "The Arockalypse", leur meilleur album et de loin et c’est vrai que depuis, ils n’ont jamais réussi à sortir un album au moins aussi intéressant.
Un espoir pour cette livraison 2014 ? Oui, la pochette de l'album nous rappelle celles de "Get Heavy" (le premier album) et de "The Arockalypse", ce qui est plutôt bon signe. Mais l'habit ne fait pas le moine comme vous allez le découvrir ci-dessous.

En effet, "Scare Force One" (encore un titre d'album bien trouvé, là-dessus, le Lordi est un champion) ne frise pas le génie. Hélas.
Après une intro qui en jette, le titre éponyme se montre déjà bien moins impressionnant. Une sensation de déjà entendu nous gagne. C’est évident, Lordi n’a jamais été un groupe particulièrement original au niveau de la musique puisqu’il s’inspire principalement de groupes comme Twisted Sister, Kiss ou W.A.S.P. et plus généralement du Hard Rock des années 80 mais là, en plus, on a l’impression que ce titre, Lordi nous l’a déjà fait. Et cette impression, elle ne va plus vraiment nous lâcher jusqu’à la fin de l’album. Les titres ne sont pas mauvais bien sûr, on se surprend à taper du pied de temps à autre, mais à la fin de l’écoute, je ne retiens pas un morceau fort, une mélodie que l’on fredonne sans s'en rendre compte ou un refrain qui reste dans la tête. Lordi est-il encore capable aujourd'hui de nous composer des "Would You Love A Monsterman", des "Hard Rock Hallelujah", des "Blood Red Sandman" ou des "Who's Your Daddy" ? J'en doute... Allez, ne soyons pas que négatif, on a "Hell Sent In The Clowns" qui tire son épingle du jeu avec sa mélodie plus chantante et le refrain de "Monster Is My Name" qui n'est pas trop mal. Mais ça fait bien peu.
Car à l’opposé, on a trop de morceaux passe-partout comme toute la fin d'album, à partir de "Nailed By The Hammer Of Frankenstein". Encore une fois, ce ne sont pas des morceaux ratés mais il ne se passe pas grand chose, on s'ennuie. Au point que l’on se dit que finalement, le titre éponyme que l’on ne trouvait pas si terrible que ça au début de l’album est l'un des meilleurs morceaux de cette nouvelle livraison. C’est dire.
Le précédent album des monstres, "To Beast Or Not To Beast", sans être un album renversant, était tout à fait honnête et proposait son lot de morceaux sympathiques. Après quelques écoutes, on retenait aisément "I Luv Ugly", "The Riff", "Something Wicked This Way Comes" et "Candy For The Cannibal". Ici, l’album ne décolle pas suffisamment et s'écrase finalement en bout de piste. On s'attendait forcément à mieux, de la part d'un album baptisé "Scare Force One", qu'un simple petit baptême de l'air...

Depuis "Deadache" (2008), un album sur deux de Lordi est intéressant. Mais ça veut dire aussi qu'un sur deux ne l'est pas. "Babez For Breakfast" avait montré les limites du groupe, "Scare Force One" les souligne. L’espoir de voir le groupe aussi inspiré que sur "The Arockalypse" s’éloigne à chaque nouvel album, comme un graal qui semble de plus en plus inaccessible. Lordi a-t-il déjà tout dit ?
12 / 20

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Inked In Blood (Deluxe Edition)
Inked In Blood (Deluxe Edition)
Prix : EUR 17,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Sans surprise... mais plutôt réussi !, 1 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inked In Blood (Deluxe Edition) (CD)
Obituary, légende du Death Metal, sort son neuvième album cette année. On aura tout de même attendu cinq ans pour voir arriver le successeur du moyen "Darkest Day" avec cette question en suspens : Obituary est-il encore capable de nous sortir un album énorme ? Car les dernières livraisons, si elles n'étaient pas ratées, étaient tout de même loin d'égaler les trois premiers albums du groupe sortis entre 1989 et 1992 (ça fait quand même plus de vingt ans...).
Les Floridiens, eux, ne semblent pas se poser ce genre de question et reviennent donc à la charge. Avec toutefois une nouveauté cette fois-ci : pour financer ce nouvel album, Obituary a choisi de recourir au crowdfunding (demande de fonds auprès des fans via les réseaux sociaux). Le groupe a ainsi obtenu plus de soixante mille dollars. Grâce à cela, douze titres ont été mis en boîte et voici donc "Inked In Blood".

Alors est-ce que Obituary peut encore nous surprendre musicalement parlant ? Non. Cela fait bien longtemps que les Deathsters floridiens n'ont pas changé de cap. Il leur reste donc à nous surprendre qualitativement parlant avec ce nouvel album. Je ne vous cache pas que je suis ce groupe depuis ses débuts et j'ai donc toujours espoir de les voir nous sortir un album qui tue. Sera-ce pour cette fois-ci ?
L'album débute par un morceau rapide et court, "Century Of Lies", qui rappelle l'époque bénie de "Slowly We Rot". Ce sera le cas aussi des titres "Violence" et "Minds Of The World". Pour le reste, Obituary développe comme à son habitude des morceaux aux tempos bien lourds.
Comme cet album reste du pur Obituary comme le groupe le pratique depuis maintenant plus de vingt ans, inutile de décrire les titres un par un et concentrons-nous sur les aspects positifs et négatifs.
Au niveau des bons points, on a le riff de "Violent By Nature" qui est terrassant au possible et son solo qui est excellent. On note au passage le très bon travail sur les guitares. Kenny Andrews, nouveau venu dans le groupe, et l'ancien Trevor Peres se régalent. Un morceau dangereux pour les cervicales.
Le début de "Pain Inside" me rappelle les morceaux bien inquiétants de "Cause Of Death". Tempo bien lourd, le son des grattes est caverneux à souhait. Ca marche !
"Visions In My Head" avec sa rythmique mitraillette et son pont mélodique au milieu du morceau est également une bonne surprise. On y entend notamment bien la basse de Terry Butler (ex-Death, ex-Massacre, ex-Six Feet Under qui remplace maintenant Frank Watkins).
Ces quatre premiers morceaux ne sont vraiment pas mal du tout et on se surprend à rêver. D'autant qu'après, il reste des compos qui font leur petit effet. La speed "Violence" déjà évoquée plus haut, la lancinante "Deny You" et le titre éponyme, construit sur un riff bien inquiétant lui aussi, mais qui sonne plus comme du déjà entendu. C'est d'ailleurs l'un des problèmes de ce groupe : il y a, comme à chaque fois, une réelle ressemblance entre certains morceaux.
On en arrive donc aux points négatifs. J'aime moins la fin de l'album, à partir de "Deny You". On a notamment un "Within a Dying Breed" qui est un peu trop répétitif à mon goût et n'apporte pas grand chose. Même remarque pour "Paralysed With Fear", le dernier titre (est-ce un hasard ? Ces deux titres un peu ennuyeux sont aussi les deux titres les plus longs de l'album). "Out of Blood" n'est pas passionnant non plus. Heureusement, au milieu de tout ça, il y a le "Minds Of The World" au tempo bien rapide qui réveille l'attention.
John Tardy n'a plus sa voix d'antan, il n'est donc plus aussi impressionnant et ne fait plus aussi peur.
Et enfin, je trouve le son de la batterie pas si génial que ça.

Comme vous pouvez le constater, il y a plus de points positifs que négatifs sur ce nouvel album d'Obituary. Ce "Inked In Blood" n'est donc pas l'album qui détrônera les trois premiers opus du groupe mais il faut reconnaître qu'il est plutôt dans la bonne moyenne.
La réponse à la question du début est donc non, Obituary ne semble plus capable de composer une véritable tuerie. Mais ce Inked In Blood me semble tout de même déjà meilleur que les albums précédents, ce qui est plutôt une bonne chose. De plus, ne leur jetons pas la pierre. Après tout, ils ne sont pas les seuls à ne rien avoir sorti d'énorme depuis une vingtaine d'années...
15 / 20

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At War With Reality (CD Mediabook - Tirage limité)
At War With Reality (CD Mediabook - Tirage limité)
Prix : EUR 14,63

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 At The Gates of Metal..., 27 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : At War With Reality (CD Mediabook - Tirage limité) (CD)
A la surprise générale (ou presque), At The Gates est de retour.
Rappelons que At The Gates fut l'un des groupes fondateurs du fameux Mélodeath from Göteborg avec In Flames et Dark Tranquillity. Mais à la différence des deux autres, At The Gates a disparu après la sortie de l'emblématique "Slaughter Of The Soul", album référentiel s'il en est... Les membres du groupe sont alors partis sur divers autres projets. Jonas Björler (basse), Andreas Björler (guitare) et Adrian Erlandsson (batterie) sont partis fonder The Haunted tandis que Tomas Lindberg (chant) a navigué de combos en combos (citons The Crown, Disfear, Lock Up, Nightrage…)
At The Gates s'était reformé pour une série de concerts en 2007 mais, à cette époque, il n'était pas question d'un nouvel album. Lindberg lui-même avait déclaré : "il n'y aura pas de nouvel album. L'héritage de Slaughter Of The Soul doit rester intact. Ca serait sympa de composer de nouveaux avec les gars mais sous un autre nom que At The Gates."
Mais ça, c'était avant... et il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

Car oui, il aurait été dommage de ne pas donner un petit frère à ce fameux "Slaughter Of The Soul", même une vingtaine d'années après. Evidemment, et c’est légitime vu le côté emblématique de cet album, on pouvait craindre un opus qui n'aurait pas été à la hauteur du mythe (ce que craignaient apparemment les principaux intéressés d'ailleurs, si l'on en croit leur réticence à donner une suite à Slaughter). Je vous rassure tout de suite, la légende est à la hauteur de la légende.
En fait, ce "At War With Reality" me fait le même effet que le "Surgical Steel" de Carcass paru l'année dernière. On a l'impression que la parenthèse de vingt ans n'a pas eu lieu et que le groupe reprend exactement où il en était. "At War With Reality" est tellement dans la continuité de "Slaughter Of The Soul" que c'en est bluffant.
Il est déjà à noter (et c'est assez rare) que cette reformation comprend exactement les mêmes membres qu'au moment de la séparation. Aucun changement donc, même le pourtant très occupé Adrian Erlandsson (en ce moment, il officie aussi dans Paradise Lost et Vallenfyre) est de la partie.
Et pour faire les choses encore plus de la même manière, c'est évidemment à Fredrik Nordström que l'on a demandé d'enregistrer ce nouvel album, comme il l'avait fait pour les deux précédents opus du groupe.

C’est avec une intro particulière que commence cet album : un texte de l’écrivain argentin Ernesto Sabato (en espagnol donc) tiré de son roman "Sobre Héroes Y Tumbas" ("Héros et Tombes" en français). Tomas dit s’être énormément inspiré des auteurs sud-américains pour les textes de cet album. Pour preuve, on retrouve justement un morceau intitulé "Heros And Tombs" un peu plus loin. Mais ne nous y trompons pas, At The Gates n’est pas devenu Mago De Oz. Il suffit de s’envoyer les deux premiers morceaux pour se rendre rapidement compte que At The Gates revient prendre la place qu’il a laissée il y a une vingtaine d’années. Inutile de faire une description détaillée, voici en quelques points les arguments qui me font dire que cet album est largement à la hauteur des attentes :
- Les jumeaux Björler n’ont rien perdu de leur créativité et savent toujours écrire des compos qui déchirent.
- Anders Björler et Martin Larsson, les deux guitaristes, croisent le fer comme à la grande époque et balancent de sacrés riffs bien mélodiques de derrière les fagots ("At War With Reality", "The Circular Ruins", le début de "Order From Chaos", "The Head Of The Hydra", l’instrumental "City Of Mirrors"… bon, on peut citer tous les morceaux en fait.)
- Comme à l’époque de "Slaughter", les titres sont assez courts (trois seulement dépassent les quatre minutes). Pas de fioritures, le groupe va à l’essentiel.
- Si l’on sent que Tomas Lindberg s’est un peu niqué la voix en passant toutes ces années à beugler comme un damné, il hurle toujours avec autant de conviction.
- At The Gates fait du At The Gates, sur chaque note, chaque riff, chaque vocifération. Aucun changement ? Si, les musiciens du groupe ont forcément mûri durant tout ce temps. "At War With Reality" n’est pas une simple copie de "Slaughter", c’est tout simplement la continuité.

Le groupe suédois a pris son temps pour nous composer cet album mais ne s’est pas loupé. "Slaughter Of The Soul" a trouvé son digne successeur.
At The Gates signe donc avec "At War With Reality" un retour inespéré, tout comme Carcass l’année dernière avec "Surgical Steel". Bien sûr, ce nouvel album n’aura jamais l’aura de son prédécesseur qui a lui le statut d’album fondateur d’un style mais il fait d’ores et déjà partie des meilleurs albums du genre. Que les fans soient rassurés, At The Gates a complètement réussi son retour discographique.
17 / 20

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Virus of the Mind
Virus of the Mind
Prix : EUR 16,18

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un peu plus près des étoiles..., 20 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Virus of the Mind (CD)
Le prometteur premier album de ces Américains originaires de Chicago, Fires of Life, nous montrait déjà un jeune groupe avec un sacré potentiel qui ne demandait qu'à mûrir. C'est fait. Et bien fait avec cette seconde offrande, "Virus Of The Mind".

"Fires Of Life" avait des qualités mais aussi les défauts d'un premier album : des influences évidentes et surtout pas encore bien digérées et un song-writing encore un peu vert.
N'y allons pas par quatre chemins, "Virus Of The Mind" balaie tout ça d'un revers de main. Starkill entre chez les grands !
La pochette déjà nous met sur la voie du changement. Ou plutôt, il serait plus convenable de dire "la mutation" de Starkill. Terminés les clichés heroic fantasy, les batailles épiques et les épées en l'air. Voici maintenant quelque chose de plus sombre, de plus grave aussi, aussi bien dans l'artwork que dans les lyrics d'ailleurs.
La musique aussi a évolué.
Intro au violon, rejoint rapidement par des orchestrations plus complètes sur un rythme hyper rapide, le premier titre montre déjà la ligne directrice que le groupe semble vouloir suivre sur ce nouvel album : un black symphonique, tirant parfois sur le death mélodique sans oublier une bonne pointe de technique. Entrons dans le détail : si la base musicale sonne très black sympho par moments, le chant garde un aspect death et le groupe garde son côté technique, notamment au niveau des solos de guitare (le leader Parker Jameson est un as de la six cordes). En tout cas, ce premier morceau est excellent et nous met dans les meilleures dispositions pour la suite.
La suite, c'est un "Winter Desolation" dont on a eu la primeur sur la dernière tournée du groupe, en support de Turisas cet hiver. Ce titre sur lequel apparaissait une partie en chant clair semblait montrer une nouvelle approche pour le groupe. Là encore, Starkill n'a pas loupé sa mutation. Même si sur ces voix claires on sent évidemment planer l'ombre de Dimmu Borgir sur les quelques morceaux où elles sont présentes ("Skyward", "Into Destiny", "Convergence"), elles ouvrent au groupe de nouvelles portes et rendent sa musique bien plus variée qu'elle ne l'était sur le premier opus. Mais comme Starkill a cette fois-ci bien digéré ses influences, il se construit finalement sa propre personnalité. La preuve avec le titre très mélodique "Before Hope Fades" qui n'a vraiment pas grand-chose de Black Metal ou même de Death. Ou encore avec "Into Destiny" dont l'intro fait assez néoclassique (un peu à la manière des premiers Children Of Bodom) mais le reste sent bon le Black Sympho de bonne facture.
A propos de symphonique, les orchestrations ne sont pas là pour faire du remplissage et, tout comme chez Dimmu Borgir, apportent vraiment quelque chose aux morceaux, les rendant plus grandioses ("Breaking The Madness", "Into Destiny", "God Of This World").
Mais finalement, là où le groupe a fait le plus gros travail, c'est tout simplement au niveau de la composition. Aucun des dix morceaux de ce nouvel album n'est moins intéressant qu'un autre ou ne fait office de remplissage, malgré leur grande diversité (entre le mélodique "Before Hopes Fade" et le très Dimmu Borgien "God Of This World", il y a un monde). D'ailleurs, à l'écoute de l'album complet, difficile de classer Starkill dans un quelconque genre, empruntant aussi bien au Black Symphonique qu'au Mélodeath ou au Heavy.
Finalement, le seul défaut de cet album est d'être un peu court. Quarante-cinq minutes, on en aurait bien repris un peu plus.

"Virus Of The Mind" devrait propulser les Américains directement en première division. C'est bien simple, Starkill s'impose avec ce second album comme LA valeur sûre du style aux Etats-Unis, un pays pour le moment bien à la traîne par rapport à l'Europe dans ce genre musical. Bravo, les gars !
Starkill, retenez ce nom. Ca ne m'étonnerait pas qu'ils fassent énormément parler d'eux dans un avenir proche...
16 / 20

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Blood Mantra
Blood Mantra
Prix : EUR 16,04

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un groupe qui garde la tête sur les épaules..., 16 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blood Mantra (CD)
Mieux vaut tard que jamais...
Ce petit proverbe pour commencer, histoire de vous faire comprendre que ce groupe pourtant culte du Death Metal fondé en 1996, je suis carrément passé à côté toutes ces années.
Alors vous le savez sans doute mieux que moi si vous faites partie des aficionados du groupe, Decapitated est né en Pologne, patrie du Metal extrême, et a connu un destin tragique au top de sa popularité puisqu'il a dû faire face à la perte d'un de ses membres, le batteur Witek, suite à un accident de car en tournée. Le chanteur de l’époque, Covan, fut lui sévèrement blessé et resta un moment dans le coma. Pendant un temps, Vogg, le frère aîné de Witek et guitariste du combo, pensa tout arrêter mais ayant trouvé une nouvelle équipe de tueurs pour l'accompagner, décida de donner une suite à l’aventure Decapitated.
"Blood Mantra" qui nous intéresse ici est le second album du groupe depuis cet accident qui a mis hors-jeu deux des membres du groupe. Le premier, "Carnival Is Forever", paru en 2011, a un peu déstabilisé les fans si j'ai bien compris car assez différent du Decapitated d'avant l'accident. Voilà déjà une chose qui ne faussera pas mon jugement lors de cette chronique puisque je ne connais pas (ou disons si peu) les autres albums du groupe. Alors c'est vrai, il va forcément me manquer un certain recul mais ce n'est pas forcément une mauvaise chose de faire table rase du passé (encombrant parfois) pour découvrir un album, notamment quand le groupe en question a bien changé.

C’est avec un titre bien prenant que commence cet album. Blast beats de rigueur, riffs énormes avec un petit quelque chose d’inquiétant, son à décorner les bœufs, chant bien profond. J’aime ! La fin du morceau est plus mélodique, une sorte de calme après la tempête (et avant la suivante qui s’annonce aussi dévastatrice). Car c’est sur un tempo de folie que s’ouvre le second titre. Les grattes laissent la place à une rythmique basse / batterie sur les couplets, le "refrain" est un long cri beuglé avec conviction. Le solo me fait penser à ceux des groupes indus. Je retrouve aussi cette approche indus sur la rythmique du titre suivant, "Veins". Un collègue chroniqueur spécialisé en musique extrême me souffle dans l’oreillette que certains aspects de ce nouvel album feraient penser à "Organic Hallucinosis", leur album de 2006. Voilà qui devrait en réjouir certains…
Et ce nouveau chanteur, tant décrié (oui, je me suis renseigné un minimum avant de faire cette chro) ? Je le trouve très bien, moi. Je trouve dans sa façon de chanter de nombreuses similitudes avec la voix de Max Cavalera au meilleur de sa forme. Et d'ailleurs, sûrement en partie à cause de ça, certains morceaux me font penser à du Sepultura époque Cavalera évidemment, entre Death et Thrash ("Blood Mantra", "Blindness", "Moth Defect"). C’est peut-être aussi pour cela que j’accroche bien à cet album.
Car pour accrocher, j’accroche ! "Nest" et sa rythmique groovy est plus mélodique dans sa partie centrale grâce aux solos, ce qui est toujours plaisant sur un ensemble plutôt hargneux. Le riff de "Instinct", bien alambiqué, débouche sur un titre technique truffé de cassures. Très bon. "Blindness" est sans doute le titre que je préfère, avec sa batterie en mode tribal, son rythme hypnotique et ses solos hyper bien torchés. Un seul mot : puissant ! Le morceau enchaîne sur "Red Sun", un instrumental à l’ambiance quasiment planante après ce matraquage en règle que l’on vient de subir. La batterie est au repos, seules les cordes laissent échapper des notes. C’est sur ce titre que se termine l’album, sauf si vous optez pour l’édition limitée. Ce que je vous conseille car sans ce titre supplémentaire, c’est un peu court (trente-neuf minutes). Le titre bonus ("Moth Defect") rallonge la durée de six minutes, ce n’est pas négligeable et ce qui l’est encore moins, c’est que ce titre n’est pas du genre à faire du remplissage. Longue intro bien mélodique qui ouvre sur un riff qui tabasse avec encore une fois le chant très "Cavalerien" de la part de Rafal Piotrowski. Du bon boulot !

Pour conclure, je dirai que "Blood Mantra" est un très bon album de Death Metal, technique juste ce qu’il faut. Est-ce un bon album de Decapitated ? Je ne peux répondre à cette question. Certains trouveront sans doute que Decapitated a perdu sa spécificité et est devenu un groupe parmi d'autres. Peut-être. Il n'empêche, l'album est vraiment bon et m'a captivé. Decapitated n’est peut-être plus un groupe référentiel mais il reste un groupe inspiré car le song-writing sur cet album ne souffre d’aucune faille. Alors, soit vous vous prenez le chou avec le passé du groupe et vous le bouderez (tant pis pour vous), soit vous le prendrez pour ce qu'il est, un bon album de Death Metal très bien ficelé. J'ai choisi la seconde option.
Bon, sinon, il paraît que "Organic Hallucinosis" est leur meilleur album ? Je sais ce qu’il me reste à faire…
16 / 20

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Blood in Blood Out
Blood in Blood Out
Prix : EUR 15,19

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 C'est dans les vieux pots..., 16 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blood in Blood Out (CD)
Quatre ans après son dernier album, Exodus is back !
On ne va pas vous refaire tout l'historique du Thrash américain mais sachez simplement (si vous ne le saviez pas encore) que Exodus est l'un des pionniers du style. Il aurait d'ailleurs dû faire partie du "big four" (qui serait devenu un "big five" du coup) mais le destin en a décidé autrement.
Avec le départ du chanteur Rob Dukes (dans le groupe pendant neuf ans) et l'intégration de Gary Holt dans Slayer pour remplacer, au moins en live, le regretté Jeff Hanneman, on aurait pu penser que c'en était fini d'Exodus. Que nenni ! Gary Holt n'a jamais voulu hypothéquer l'avenir de son bébé au profit de sa place dans Slayer. Il emmènera d'ailleurs son groupe en première partie de Slayer pour la future tournée, histoire de lever toute ambiguïté sur la question (et on saluera au passage sa performance puisqu’il assurera donc deux concerts de suite).
En ce qui concerne le chanteur, le problème ne fut pas long à régler. Gary a tout simplement fait appel à Steve Souza pour reprendre le micro. Et pour ceux qui l’ignorent (sans doute les mêmes qui ne savaient pas qu’Exodus était l'un des pionniers du Thrash, cf. plus haut) Steve "Zetro" Souza fut le chanteur du groupe de 1986 à 1992 et sur l’album de la reformation en 2004. Autrement dit, pour moi, le choix de Steve coulait de source : il EST la voix d'Exodus (le regretté Paul Baloff, chanteur originel, n'ayant enregistré qu'un seul album).
Et retrouver Steve derrière le micro, je dois dire que ça rappelle des souvenirs. D'excellents souvenirs même si on évoque le superbe "Fabulous Disaster" sorti en 1988. Et donc, même si les derniers albums d’Exodus n'étaient pas mauvais du tout (les deux parties de "Exhibit" notamment), il est indéniable que ce retour de Souza sent bon le passé et les grandes heures du groupe. Voyons maintenant si ce retour tient ses promesses.

L'intro un peu déstabilisatrice de "Black 13", très électro, est juste là pour tromper l’ennemi. Car une fois passée la minute vingt-cinq de questionnement qu'elle suscite, on ne s'en pose plus des masses, des questions : Exodus is back in the 80's ! Riff tronçonneuse dans la grande tradition, rythmique rapide au millimètre (Tom Hunting, troisième membre historique du groupe dans cette mouture 2014, abat toujours un sacré boulot à la batterie) et bien sûr, le chant de Souza, reconnaissable entre mille et que ça fait super plaisir de réentendre car il n'a rien perdu de son timbre agressif et de sa gouaille. On est tout simplement transporté vingt-cinq ans en arrière.
Le titre éponyme enfonce carrément le clou. Rythme bien rapide encore une fois, débit de paroles à vitesse grand V et refrain repris par tout le groupe (les fameux "gang vocals" que l'on retrouvera aussi sur "Collateral Damage", "Body Harvest" et "Honor Killings"). Si vous n'avez toujours pas l'impression de vous retrouver à la fin des années 80 à l’écoute de ce morceau, c'est que vous n'avez pas connu cette époque ! On notera d'ailleurs au passage dans ce titre le petit clin d'oeil au premier album du groupe, "Bonded By Blood". Clin d'oeil qui devient évident à la lecture des paroles de la chanson puisqu'elle se conclut sur ces mots : "Tonight we’re gonna rage and make Paul Baloff proud". En tout cas, ça sent le futur classique live, ce titre.
On remarque aussi que le groupe revient à des titres plus courts, bien punchy, celui-ci ne dépassant pas les quatre minutes et deux autres morceaux de l’album restent sous la barre des cinq minutes. On se rappelle que sur les "Exhibit", on avait du morceau à rallonge. Exodus garde quand même son goût pour les morceaux assez longs (toutefois tous inférieurs à sept minutes) qui lui permettent de développer à loisir les parties instrumentales ("Numb", "Body Harvest", "My Last Nerve", "BTK", "Food For The Worms").
Vous l’avez compris, tout est fait pour que l’on se sente de retour à la grande époque du Thrash. Les deux morceaux suivants, "Collateral Damage" et "Salt The Wound", ne changent pas la donne. Brisage de nuques en règle ! On retrouve les légendaires échanges de solos du groupe et au niveau rythmique, on se délecte de ce tricotage à deux guitares, Gary Holt et Lee Altus se complétant à merveille. Notez que c’est un troisième guitariste qui est à l’honneur sur le premier solo de Salt The Wound, celui-ci étant joué par Kirk Hammett (le premier qui demande de quel groupe il est...). Là encore, on note le clin d'oeil au passé puisque Kirk a débuté comme guitariste chez Exodus avant d'être recruté pour aller remplacer Dave Mustaine au sein de Metallica.
Pourtant, si Exodus renoue avec le passé avec cet album, il n'est pas tombé non plus dans l'auto-plagiat ou la nostalgie facile. Chaque morceau marie habilement passé et présent (les cris de sauvage sur le final de "BTK", "My Last Nerve" avec sa guitare mélodique sur le refrain, "Numb" et sa rythmique hypnotique) et apporte sa pierre à l'édifice. On pourrait aussi citer "Body Harvest" qui sonne un peu moins old-Exodus musicalement, sans doute parce qu’il a été composé par Lee Altus et non par Gary Holt. En revanche, dès que Souza pose sa voix dessus, il rentre complètement dans le moule.
Un seul mot d'ordre pour résumer l'album : THRASH !
Enfin, le son non plus ne fait pas passéiste du tout, la basse de Jack Gibson étant par exemple bien audible (ce qui n'était pas vraiment le cas sur les productions du groupe dans les années 80).

"Blood In Blood Out" est un très bon album. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il égale les meilleurs albums du groupe (laissons-lui le temps de mûrir pour ça) mais en matière de Thrash, sur la production annuelle, je le mets largement au-dessus de la mêlée.
Il est temps de rendre à Exodus ce qui lui appartient : sa place de très grand du Thrash. Car, soyons honnêtes cinq minutes : ça fait combien de temps que les groupes "star" du Big Four n'ont pas sorti un album de cette qualité ?
17 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 19, 2015 12:47 PM CET


Storm of Blades
Storm of Blades
Prix : EUR 17,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une copie, même bonne, reste une copie., 26 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Storm of Blades (CD)
Je suis bien embêté avec cette chronique.
Que vais-je pouvoir dire sur cet album que je n'ai pas déjà dit dans la chronique de l'album précédent tellement c'est la même chose...

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Bullet (dont c'est ici le cinquième album quand même), il s'agit d'un groupe suédois qui voue un culte au Metal des années 80. Non mais, matez-moi cette pochette ! On dirait qu'elle a traversé le temps. La lame, les étincelles, le bracelet clouté, on en voyait cinquante par an des pochettes comme celle-là. Donc, le Metal des années 80 disais-je, et plus précisément les albums d'Accept et d'AC/DC de la période. En effet, pour résumer très succinctement (mais aussi très justement) la musique du groupe, on peut dire qu'il s'agit d'un mix assez bien fichu Accept / AC/DC. Voilà. je pourrais m'arrêter là, on aurait déjà tous compris à quoi on a affaire ici.

Bon, évidemment, je vais un peu développer. Mais cet album (qui sort quasiment en même temps que celui de Striker - les deux groupes seront d'ailleurs en concert sur la même affiche à la fin du mois) me fait penser que trop de combos, aujourd'hui, se reposent un peu trop sur le passé d'autres groupes et que ça commence sérieusement à tourner en rond, tout ça...
Donc oui, "Storm Of Blades" est dans la lignée de "Full Pull", l'album précédent, ou "Highway Pirates" avant lui : un Hard / Heavy efficace et bien fait, totalement calqué sur le Hard Rock AC/DCien saupoudré d'un Heavy Acceptien. La ressemblance est aussi fortement due à la voix de Hell Hofer, un croisement là aussi entre celle de Brian Johnson (AC/DC) et de Udo Dirkschneider (Accept).
Un exemple frappant : à l'écoute de "Tornado" (bon sang, cette intro, Malcolm Young l'a composée quand ?), vous allez forcément vous dire que ça sonne comme AC/DC. Si vous ne le vous dites pas, c'est que vous n'avez jamais écouté du AC/DC.
Et c'est quasiment la même chose sur tous les morceaux : que ce soit le titre éponyme, "Crossfire" ou "Riding High" au hasard, on retrouve alternativement ces riffs à la Malcolm Hoffmann ou façon Wolf Young... Les refrains font penser, alternativement aussi, à ceux des Allemands ou des Australiens. Ils sont même allés jusqu'à piquer un titre à Accept ("This One's For You" sur l'album "Objection Overruled"), heureusement, le morceau n'a pas grand chose à voir avec son homonyme. Bien sûr, on trouvera toujours quelques touches plus personnelles (sur les solos notamment) mais franchement, ce n'est pas ce qu'on retient le plus.
L'album dans son intégralité est aussi sur un format très eighties avec dix morceaux (et une intro) entre trois minutes et quatre minutes cinquante pour une durée totale dépassant à peine les trente-huit minutes.
Les titres défilent, il n'y a pas de faute de goût, c'est agréable à l'oreille (pour peu qu'on aime AC/DC et Accept bien sûr) mais je ne peux me défaire du sentiment que ça ne fait pas franchement avancer le Shmilblick.

C'est donc une musique qui navigue dans un créneau bien balisé que nous livre Bullet. C'est plaisant à écouter, pas de doute, et on se dit que c'est le genre de groupe qui convient très bien pour chauffer une salle. En revanche, ils risquent fort de se cantonner à ce rôle s'ils ne prennent pas un peu plus de risques à l'avenir. Les grands groupes ne le sont pas devenus en pompant le style des autres.
13 / 20

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Megalomania
Megalomania
Prix : EUR 21,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Mégalomanie..., 26 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Megalomania (CD)
Kissin' Dynamite, ce sont un peu mes chouchous. Ces gamins allemands ont sorti jusqu’alors trois albums de hard rock d'inspiration US, trois réussites. Rappelons que leur premier album, "Steel Of Swabia", est sorti en 2007 alors que pas un des membres du groupe n'était majeur.
Aujourd'hui, ils le sont, ils ont donc mûri et ils ont décidé de changer un peu leur musique. Pour le meilleur ? Voyons ça tout de suite.

Le premier morceau, "DNA", nous jette tout de suite dans le bain. Si on connaît bien la musique de nos Allemands, il y a quelque chose qui frappe immédiatement. Qu’est-ce que c’est que ces sonorités électro ? Le groupe ne nous avait pas habitués à cela. Et ils ont décidé d’en mettre quand même pas mal sur ce titre, ce ne sont pas trois petites touches discrètes. On retrouve tout de même la patte Kissin' Dynamite à savoir ce refrain qui claque et cette énergie communicative. Reste maintenant à voir si c’est sur un seul morceau ou sur tout l’album.
Dès le début de "Maniac Ball", le second morceau, on est fixé. Il va y en avoir partout. Le groupe a bien décidé de moderniser son son, de faire évoluer sa musique, de ne pas stagner et proposer toujours la même chose et c'est à mettre à leur crédit évidemment. Mais était-ce une bonne chose ? Toute évolution n’est pas forcément synonyme de réussite artistique, on peut citer pas mal de groupes qui ont tenté des changements de ce genre qui ne leur ont pas forcément réussi.
Je ne suis pas forcément réfractaire aux sonorités électro dans le Metal, ça dépend évidemment du reste (compositions, ambiance générale). Et là, le problème majeur est que ce changement s’accompagne, à mon goût en tout cas, de morceaux moins mémorables, de refrains moins percutants que sur les albums précédents. Prenons "Maniac Ball", "Deadly" ou "God In You" par exemple. Kissin' Dynamite nous avait habitués à mieux. De même, le groupe a déjà réalisé de belles ballades par le passé. "Fireflies" avec son intro symphonique bien pompeuse ne démarre pas de la meilleure des façons. Heureusement, le groupe se rattrape de justesse et réussit à en faire un titre qui passe pas mal grâce à son refrain bien gaulé.
Sur ce constat, vous vous dites (comme moi au bout d’une ou deux écoutes) que cet album est raté. Ce n’est pas si simple. En fait, la force de ce groupe est son savoir-faire. Car au bout du compte, et malgré ce virage moderniste qui n’est pas forcément facile à assimiler, on remarque que le groupe sait y faire pour trouver le petit truc qui fait qu’à chaque fois, ou presque, on trouve de l’intérêt au morceau. Un refrain haut en couleur ("Legion Of The Legendary", "Ticket To Paradise"), une belle mélodie (la seconde ballade "The Final Dance"), un rythme endiablé qui donne la pêche ("VIP In Hell")... Bref, Kissin' Dynamite a encore de la ressource et n’a pas totalement vendu son âme aux sirènes du tout électro (et heureusement, encore une fois).

"Mégalomanie" : folie des grandeurs, ambition démesurée… on se demande effectivement, à l’écoute de cet album, si Kissin' Dynamite n’en ferait pas un peu trop. Il faut parfois savoir rester simple, pas sûr que cette nouvelle direction musicale, qui se veut plus moderne et qui, pour ce faire, ne fait pas dans le détail, plaise à tous les fans du groupe. On verra bien…
14 / 20

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Siren Charms
Siren Charms
Prix : EUR 15,99

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Hasta la vista..., 24 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Siren Charms (CD)
In Flames. Ah, In Flames... Que j'ai pu l’aimer, ce groupe ! C'est avec "The Jester Race" (1996) que j'ai découvert le groupe et j'ai tout de suite accroché à leur Death mélodique et novateur, tant copié depuis. J'ai totalement fondu à l'écoute des deux albums suivants ("Whoracle" et "Colony", respectivement sortis en 1997 et 1999) et je les ai accompagnés jusqu'à la sortie de "Reroute To Remains" (2002) mais ce n’était déjà alors plus vraiment ça... un peu comme une histoire d'amour qui se fane d'elle même ; la passion n'est plus là, la routine s'installe. Oui, la monotonie, l'ennui... c'est un peu ce que je ressens quand j'écoute un album de ce groupe depuis cette époque (car, comme tout amant fidèle, je les ai quand même tous écoutés depuis). In Flames s'est installé dans un style qui me correspond moins, la flamme (oui, c’était facile !) ne brûle plus. Voilà, c'est comme ça. Ainsi va la vie...
Et l'heure du divorce définitif est arrivé.

"Siren Charms" avec son titre pourtant évocateur d’une certaine volonté de séduction était bien l'album de la dernière chance. L'ultime tentative de rabibochage pour sauver ce qu'il restait de meubles. Le charme allait-il de nouveau opérer ?
Hélas, dès les premières notes de "In Plain View" (des boucles électro), ça ne sent pas bon. En tout cas, ça ne démarre pas dans la direction souhaitée. In Flames veut-il montrer dès ces premières mesures que les dés sont jetés ? Que plus rien ne le fera revenir en arrière ? La rythmique se met en place (ah ?, un espoir ?) pour déjà se calmer sur le premier couplet. Le refrain est un peu plus agressif mais ce sera le maximum de ce que In Flames peut nous offrir en terme de violence. Des guitares tranchantes ? Un chant agressif ? Non, cela semble bel et bien terminé. Du Metal qui sonne bien moderne et bien "djeun" ? Alors là, si vous aimez le genre, vous allez être servis. Car oui, avec "Siren Charms", on entre dans un autre monde. Bjorn Gelotte a oublié ses riffs incisifs, Anders Friden a oublié qu'il possédait une voix agressive. Ici, sa voix claire est mélodique et très rarement explosive (un ou deux passages sur "Everything's Gone" et "When The World Explodes" nous offrent les dernières bribes du passé).
Le morceau "Rusted Nail", sorti avant l’album en vidéo, résume très bien cette nouvelle direction musicale du groupe, entre un chant dans l’esprit de Korn et une rythmique qui sonne très metal moderne américain. Ce n’est pas horrible bien sûr. Ce n’est juste plus le In Flames que j’ai aimé.
On a vraiment l'impression que le groupe a fait tout ce qu'il fallait pour séduire le plus grand nombre et ne pas effrayer les nouveaux auditeurs. On est gavé de singles potentiels ("Paralyzed", "Through Oblivion", "With Eyes Wide Open", "Dead Eyes" – la liste est longue), des titres assez semblables en fait qui vont pouvoir passer sur les ondes sans trop faire de vague (c’est à dire sans faire peur à l’auditeur friand de rock énervé mais pas trop). Plus une trace de Death, de près ou de loin. Le dernier lien avec ce style était-il Jesper Strömblad, qui a quitté le groupe en 2010 ? Les faits sont là : la sirène a usé de son charme et a emporté notre In Flames dans le fond des océans. Abysses dont ils ne remontera plus maintenant, cela semble certain.

In Flames a choisi son camp et a décidé de tourner le dos une fois pour toutes à ses fans de la première heure. Terminé le Death mélodique, les voici aujourd'hui dans la catégorie Metal pour ados facile d'accès qui fait méchant mais qui ne l'est pas. Vous me direz, la surprise n'est pas énorme, on l'avait senti venir depuis un moment. Mais quelle tragédie ! Comment un groupe aussi inventif et talentueux à ses débuts a-t-il pu en arriver là ? Alors que le combo faisait partie des pionniers du genre (avec Dark Tranquillity, Soilwork, Arch Enemy) et était promis à un bel avenir, il concurrence aujourd'hui à peine Sonic Syndicate et Amaranthe sur un tout autre terrain...
Pour moi, "Siren Charms" est le genre de disque qu'on écoute une fois, dont on trouve deux ou trois refrains ou mélodies sympas et qu'on oublie rapidement pour passer à un autre album.

Voilà, c’est fini. J’avais beau m’y attendre, ça fait quelque chose… Je ne vais toutefois pas descendre cet album en lui mettant une sale note car si In Flames ne correspond plus à mes attentes, d'autres lui trouveront peut-être un intérêt. Inutile donc de devenir méchant, la vie est ainsi faite : on regarde partir celui avec qui on a passé de si bons moments, attiré par la jeunesse et de nouvelles expériences. Après tout, il y a une vie après une séparation. Chacun part de son côté et prend un nouveau chemin. On reste avec ses bons souvenirs (les premiers albums du groupe) et on peut même, sans ironie, souhaiter à l’autre bonne chance pour la suite...
10 / 20 qui se traduit par 3 étoiles car on ne peut pas mettre 2 étoiles et demie...

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(R)Evolution
(R)Evolution
Prix : EUR 17,59

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Retour aux sources., 1 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : (R)Evolution (CD)
Avec "Infected", le précédent album, Hammerfall a tenté une évolution musicale. Mais ils se sont rendus compte qu'ils avaient fait fausse piste devant les réactions des fans et le succès très mitigé de l'album en question.
Du coup, aujourd'hui, Hammerfall revient à du basique. Et d'ailleurs, dès la pochette, on sent ce besoin de faire oublier le dernier épisode. Le titre de l'album du coup est assez ambigu. Car ici, il n'est question ni d'évolution ni de révolution mais bien d'un retour aux sources.

Ca démarre sur de très bonnes bases avec "Hector's Hymn", un morceau qui aurait pu figurer sur les deux premiers albums (les meilleurs). Tempo rapide, refrain qui claque, quelques "Oh Oh Oh". Tout y est !
Nos valeureux défendeurs du "vrai metal" semblent avoir retrouvé la raison dès ce premier morceau. Les deux titres suivants tiennent bien la route également et confirment ce retour en arrière (notamment "Bushido", le single dont la fin est un clin d'aeil évident au "Way Of The Warrior" de l'album "Renegade") mais sans que ce soit l'euphorie non plus. A partir de là, le groupe prend son rythme de croisière. "Live Life Loud" et "We Won't Back Down" sont dans la bonne moyenne.
Malheureusement, on a aussi quelques moments de creux comme la sempiternelle ballade qui ne sert à rien et qui, de plus, n'est franchement pas terrible ("Winter Is Coming"). "Ex Inferis" et "Tainted Metal" sont un peu téléphonées ("Ex Inferis" notamment qui ressemble beaucoup à un autre titre du groupe dans sa première partie).
Le fin de l'album est plus intéressante avec "Origins" et surtout "Wildfire", un autre titre rapide doté d'un refrain haut en couleur.

On sent donc bien la volonté de revenir à l'esprit des premiers albums. De ce point de vue, ce dernier album est plutôt une réussite, loin devant le raté "Infected" et le finalement assez décevant "No Sacrifice No Victory"... Si tout l'album avait été à l'image du premier titre et du dernier, ce serait un retour 5 étoiles. Néanmoins, malgré les imperfections, le fan sera forcément satisfait de voir revenir le groupe à ce qu'il sait faire le mieux. Un bon retour donc.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 11, 2014 9:44 PM MEST


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