Profil de orion > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par orion
Classement des meilleurs critiques: 58
Votes utiles : 2196

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
orion (Vinland)
(TOP 100 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Surgical Steel - Edition limitée
Surgical Steel - Edition limitée
Proposé par Revision-FR
Prix : EUR 11,13

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chirurgie de pointe., 16 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Surgical Steel - Edition limitée (CD)
Carcass ! Le grand Carcass est de retour après dix-sept années d'absence. Le Carcass qui a inspiré la plupart des groupes de la mouvance mélodeath avec son incontournable "Heartwork". Le Carcass qui a contribué à développer le Grind Death avec ses premiers albums. Un Carcass qui tira sa révérence en 1996, après un "Swansong" qui voyait le groupe évoluer vers un Death aux influences seventies.

Aujourd'hui, Carcass, c'est Bill Steer et Jeff Walker. Ken Owen ne fait plus partie de l'aventure, le pauvre ayant été victime d'une hémorragie cérébrale. Il est remplacé par Daniel Wilding, batteur d'un groupe de Death Grind de Bristol. Michael Amott ne fait malheureusement pas partie non plus de cette reformation, étant déjà bien pris par les emplois du temps de Arch Enemy et Spiritual Beggars. C'est un certain Ben Ash qui officie à la seconde guitare.

"Surgical Steel" (avec son artwork qui rappelle fortement celui du EP "Tools Of The Trade", sorti pour promouvoir la fameuse tournée Gods Of Grind de 1992 en compagnie de Entombed, Cathedral et Confessor) semble revenir sur le terrain des thèmes gores, un peu délaissés sur les deux derniers albums en date. Il n'y a qu'à regarder les titres de l'album pour sentir ce léger parfum de salle d'opération, de chairs disséquées et de viande froide. Au niveau musical, comme Carcass a finalement connu plusieurs périodes et plusieurs styles, il était intéressant de voir sur quel terrain ce Carcass 2013 allait jouer. Et de nouveau, comme la pochette le laissait suggérer (un croisement des outils de "Tools Of The Trade" et du côté froid de celle d'"Heartwork"), on se retrouve grosso modo vingt ans en arrière, entre cet EP et le fameux "Heartwork". Enfin, vu le succès rencontré par cet album, il n'est pas si surprenant que le groupe tente aujourd'hui de reprendre les choses où il les avaient laissées à ce moment-là de sa carrière.
Le hic est que, si à l'époque de la sortie de "Heartwork", Carcass était un vrai pionnier, aujourd'hui, ce style est totalement encombré. Donc revenir oui, mais il faut tout de même le faire bien, pour marquer le coup. Autant d'années d'absence, même pour un groupe culte, ça compte.
Eh bien de ce côté, je ne vais pas laisser planer le moindre doute : c'est un retour en forme auquel nous assistons ici. Carcass is back et veut montrer à tous que le boss est de retour !

Dès l'intro intitulée "1985" (année de formation du groupe, je suppose qu'il y a un lien), aux guitares hyper mélodiques, on sent que le combo n'est pas revenu à son stade death grindeux. Avec "Thrasher's Abbatoir", le doute n'est plus permis : Carcass a effacé de ses tablettes l'album "Swansong" et reprend où les choses se sont arrêtées avec "Heartwork". Peut-être même un peu avant car ce premier titre d'une minute cinquante rappelle les débuts du groupe par sa durée. En revanche, dès "Cadaver Pouch Conveyor System", on retrouve l'ambiance "Heartwork", ce mélange de rythmiques qui atomisent tout sur leur passage, de guitares tour à tour bien agressives ou mélodiques et la voix d'écorché de Jeff Walker qui n'a vraiment rien perdu de sa rage. Et la vache, que ça fait du bien ! C'est là qu'on se rend compte que l'absence de ce groupe a pesé lourd car en un seul album, il renvoie presque tout le monde aux études. C'est quoi un riff Death mélo qui démonte tout ? Réponse sur cet album. C'est comment des solos bien classieux dans un style extrême ? Réponse ici ("A Congealed Clot Of Blood", "Noncompliance"...). C'est quoi un chant haineux à souhait ? Ecoutez donc la performance de Walker.
Que ce soit "The Granulating Dark Satanic Mills" avec ses guitares Maideniennes, "316 L Grade Surgical Steel" et ses harmonies jouissives, la subtilité d'un "Mount Of Execution" avec encore une fois des influences heavy au niveau des grattes, Carcass démontre avec classe tout son savoir-faire mélodique sans pour autant rogner sur la puissance dévastatrice de son Death Metal ("Captive Bolt Pistol", "The Master Butcher's Apron"). Ash n'a pas grand chose à envier à Amott et son jeu complète parfaitement celui de Steer pour que l'on retrouve cette harmonie particulière entre les deux guitares, rappelant parfois ("Cadaver Pouch Conveyor System", "Mount Of Execution") l'époque bénie des échanges Friedman / Mustaine chez Megadeth.
Faisons simple : Carcass nous a tout simplement sorti l'album parfait pour son retour. Putain, je suis en train de me dire qu'il est meilleur que le cultissime "Heartwork" ! La vache...
18 / 20

Retrouvez cette chronique dans son intégralité sur le webzine "auxportesdumetal.com"


From beer to eternity ltd edition
From beer to eternity ltd edition
Prix : EUR 20,65

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un dernier pour la route ?, 10 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : From beer to eternity ltd edition (CD)
Après on ne sait plus combien d'albums qui devaient être les derniers, puis encore un, c'est vraiment le dernier celui-là et un autre mais, vrai de vrai, c'est le der des ders... revoilà Ministry avec un nouvel et dernier album (cette fois-ci, c'est vrai, juré craché), "From Beer To Eternity" (jeu de mots, aurait dit Maître Capello). Notons qu'au même moment, un DVD live sort également ("Enjoy The Quiet - Live At Wacken 2012"). Est-ce que Al Jourgensen ne nous prendrait pas pour des billes ?

Oui mais voilà, un évènement inattendu a obligé Al à remettre ça alors que tout semblait indiquer que c'était vraiment terminé. Cet événement (malheureux), c'est la mort sur scène de son pote guitariste Mike Scaccia, survenue en décembre 2012, alors qu'il tournait avec son groupe, Rigor Mortis. Et donc, Al est allé chercher une poignée de titres écrits avec Mike juste avant sa mort, les a retravaillés avec le reste du groupe et a trouvé qu'il y avait de quoi en faire un nouvel album.

L'album s'ouvre sur un "Hail To The Majesty" très indus avec bruitages en tout genres, bien lourd aussi avec rythme martial (et donc assez répétitif) sur toute la longueur du titre. Au final, ça nous donne une entrée en matière plutôt quelconque pour ne pas dire pénible. Je ne trouve pas que le choix de ce morceau en ouverture soit judicieux. Ca s'énerve carrément sur "Punch In The Face", assez répétitif aussi au niveau du refrain mais c'est habituel chez Ministry. Guitares et machines sont à armes égales mais le morceau est parasité par des samples qui en cassent le rythme. Bref, un début d'album en demi-teinte.
Plus intéressant est le morceau suivant, "Perma War", où il y a une vraie recherche de mélodie, ce qui manque trop souvent aux titres du groupe, je trouve. C'est aussi le cas de "Lesson Unlearned" avec ses choeurs féminins et le bien psychédélique "Change Of Luck", ce qui en fait les morceaux les plus intéressants du lot. Parmi les bonnes surprises, on a aussi le bien speed "Fairly Unbalanced" (riff piqué à Motörhead ?) qui a des faux airs du fabuleux "Jesus Built My Hotrod" ou l'hyper speed et totalement déjanté "Side Fx", un hommage direct au guitariste disparu où l'on peut entendre ses prouesses. Voilà le Ministry que j'aime. Le long "Thanx But No Thanx" à l'ambiance reggae du début et qui évolue vers une rythmique m'évoquant celle d'un "So What" est sympa aussi. Comme à son habitude, Jourgensen a glissé un peu partout des samples de discours politiques, pour ne pas oublier que Ministry est un groupe engagé.
A côté de ça, on a des morceaux plus anecdotiques comme "Perfect Storm" et on n'évite pas, hélas, quelques morceaux bruitistes bien chiants ("The Horror", "Enjoy The Quiet"). Je ne dois pas assez aimer l'indus pour apprécier ce genre de titres.

"From Beer To Eternity" sera donc le dernier album de Ministry. Vous y croyez, vous ?
En tout cas, Ministry ajoute un album à sa discographie, ni meilleur ni moins bon que les derniers en date, enfin il me semble. De bons morceaux côtoient d'autres plus dispensables. Un album de plus, serait-on tenté de dire.

Si l'on dresse aujourd'hui un bilan de la carrière du groupe, il est tout de même dommage de constater que Ministry, malgré son statut de groupe fondateur d'un style et après une carrière bien remplie (une quinzaine d'albums studio), n'a jamais réussi à rééditer l'exploit du fabuleux "Psalm 69" et n'est pas devenu le groupe énorme qu'il aurait pu (dû ?) devenir. Peut-être à cause de la trop grande dispersion de son mentor, Al Jourgensen, dans de nombreux autres projets (Revolting Cocks, Lard...) ou de son côté instable et pas toujours opérationnel (des prestations scéniques écourtées ou décevantes)... sans compter ses excès de toutes sortes.
13 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 18, 2013 7:47 AM MEST


Vi ltd edition
Vi ltd edition
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 British Thrash., 7 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vi ltd edition (CD)
Onslaught, LE groupe de Thrash anglais est de retour !
Il faut le reconnaître, le Thrash n'a jamais trop été la grande spécialité des Anglais. Pour preuve, je suis sûr que vous pouvez citer très facilement une dizaine de groupes de Thrash américain, presque autant de groupes allemands... mais des Anglais ? Ceci dit, il en existe et je suis sûr qu'il y a des connaisseurs parmi vous, chers lecteurs ! Mais quoi qu'il en soit, Onslaught, groupe formé en 1983, fait figure non seulement de pionnier chez nos amis britanniques mais également de chef de file... et de valeur sûre.

Depuis son retour en 2007 avec l'album "Killing Peace", Onslaught nous offre un Thrash bien rentre-dedans, bien éloigné de l'album parenthèse "In Search Of Sanity", sorti en 1989, qui avait précédé la séparation du groupe. Un album bien plus mélodique notamment grâce à la présence de Steve Grimmett au chant, transfuge de Grim Reaper, un groupe de Heavy. Avec le retour de Sy Keeler au chant, ce fut donc un retour aux sources avec un Thrash bien violent, aux relents parfois punk pour la petite "british touch".
Aujourd'hui sort le sixième album du combo, très justement intitulé "VI"... et avec les trois casques portant chacun le numéro six, ça nous donne... 666 évidemment. Une interprétation personnelle, j'en conviens, mais toutefois vite confirmée avec le sixième (!) titre de cet opus, intitulé "66 Fu*** 6" (titre qu'il faut cacher sinon le com' ne passe pas... navrant !)...
Mais entrons maintenant dans le vif du sujet, à savoir l'écoute de cet album.
Passée la petite intro acoustique, "A New World Order", on prend directement une grosse baffe avec le furieux "Chaos Is King". Pas de doute, le propos est totalement dans la continuité de l'album précédent, "Sounds Of Violence" (2011). Le tempo est furieux, façon Slayer. Voilà un Thrash bien hargneux guidé par le chant abrasif de Sy Keeler. Les guitares agressent bien le conduit auditif. A noter que le guitariste Nige Rockett est maintenant le seul rescapé du line-up originel puisque le batteur Steve Grice a laissé sa place à un certain Michael Hourihan (batteur chez Extreme Noise Terror et donc, un gars qui connaît le boulot !)
Pas d'évolution notable donc mais de l'efficacité à revendre. Tout comme le premier titre, "Enemy Of My Enemy", "Slaughterize" ou "Dead Man Walking" sont des petites bombes à fragmentation qui font leur effet.
On n'est toutefois pas à l'abri de quelques petites surprises comme sur le plus lourd "Children Of The Sand" avec ses chants féminins arabisants ou le groove irrésistible de "Cruci-Fiction" (mon morceau préféré de cette nouvelle rondelle !)
On décèle aussi parfois une guitare aux accents plus mélodiques, un vestige de l'époque "In Search Of Sanity" peut-être (les solos de "Cruci-Fiction" ou l'intro de "Fuel For My Fire" - à propos de Slayer, ce morceau à de fortes connotations avec ceux d'une certaine époque du groupe américain).

"VI" est l'album que l'on pouvait attendre de la part de nos vétérans anglais du Thrash Metal. Puissant, corrosif, qui ne se dissout pas dans l'acide... bref, du bon boulot encore une fois.
L'édition limitée proposera en bonus une nouvelle version du titre "Shellshock", excellent morceau présent sur In Search Of Sanity. Je n'y ai pas eu accès mais ce titre est souvent joué en live par le groupe aujourd'hui et nul doute que cette version sera plus coriace que l'originale.
15 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Dying Alive [CD]
Dying Alive [CD]
Prix : EUR 19,15

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Kreator live, la baffe !, 7 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dying Alive [CD] (CD)
Kreator est une véritable machine de guerre en live. Vous n'en étiez pas convaincu jusqu'alors (mais ça, c'est parce que vous ne les avez jamais vus en live) ? Alors jetez une oreille sur de "Dying Alive" tout frais qui vient d'arriver. Je dis bien une oreille car c'est uniquement la partie audio à laquelle j'ai eu accès et que je chronique ici. Mais vous pourrez aussi et surtout y jeter un oeil puisque ce live sort aussi en format blu-ray et DVD].

Qui dit live d'un groupe aussi emblématique que Kreator dit l'occasion de passer en revue la carrière du groupe. Et en effet, on a un survol assez complet de la discographie des Allemands, même si l'excellent Phantom Antichrist, dernier album en date, est logiquement le plus représenté avec les cinq premiers titres de cet album plus l'intro qui sont joués lors de cette soirée. A ce sujet, Kreator est un groupe assez constant dans la qualité de ses réalisations et on retrouve donc autant de classiques du groupe que de morceaux plus récents sans que cela ne nuise à la qualité de l'ensemble. D'autres groupes de Thrash ne peuvent pas en dire de même...
Car du classique, il y en a sur ce live : les incontournables "Pleasure To Kill", "Flag Of Hate", "Tormentor", "Betrayer", "People Of The Lie", le retour de "Extreme Aggressions", et on peut ajouter "Violent Revolution" qui est devenu un classique lui aussi. On a même droit à un "Endless Pain" sorti tout droit du premier album. L'impasse (presque) totale est faite sur la période la plus controversée du groupe, qui s'étend de "Renewal" à "Endorama". La période la moins thrash mais qui recèle tout de même de sacrés joyaux que l'on voit ressurgir de temps en temps lors des concerts du groupe. Seul rescapé sur cette setlist, "Phobia" de l'album "Outcast". On pourra toujours regretter l'absence de quelques compos (personnellement, un petit titre de "Renewal", un de "Endorama" ou encore de "Terrible Certainty", albums pas du tout représentés) mais devant une discographie si féconde, il faut bien faire des choix. Et il me semble qu'aucun des morceaux ici présents n'usurpe sa place sur ce live.
Les trois derniers albums du groupe ("Enemy Of God", "Hordes Of Chaos" et "Phantom Antichrist") sont donc largement représentés, puisqu'ils totalisent onze morceaux sur les vingt-et-un (je ne compte pas les trois intros) que comporte ce live. Des titres qui ont l'air au moins autant attendus que les plus anciens, ce qui en dit long tout de même sur la qualité assez constante de ce groupe que j'évoquais plus haut. Le point commun de tous ces morceaux est qu'ils sont faits pour la scène, c'est une évidence. C'est un véritable enchaînement de tueries, la machine Kreator étant plus que rôdée à cet exercice.
Comme tout live de Thrash qui se respecte, l'énergie est à l'honneur. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les Allemands en ont à revendre. Le public aussi et il donne de la voix ("Enemy Of God", "Phobia", "Hordes Of Chaos", "Tomentor"...).
Mille Petrozza est, comme à son habitude, assez discret entre les titres et se contente juste de les annoncer (celui qui a assisté à un concert du groupe se rappelle forcément de l'incontournable moment où il hurle "It's time to raise the Flag of Hate!"). Il lâche parfois quelques mots en allemand (Kreator joue à la maison) mais avec parcimonie.
A noter que le concert principal s'arrête à "Tormentor". Les morceaux suivants sont apparemment capturés lors d'une ou plusieurs autres soirées (l'ambiance est moins ultime) et n'ont pas l'air d'apparaître sur le DVD. Ce qui fait que ça se termine un peu en eau de boudin, la vraie fin du concert étant sur "Tormentor" (avec Mille balançant sa fameuse réplique "The Kreator will return!"). Mais cette partie contient tout de même "The Pestilence" qui cache un passage de "Impossible Brutality" et surtout le plus rare mais excellent "When The Sun Burns Red" (de "Coma Of Souls"). Un bonus sympa pour la partie CD en quelque sorte.

"Dying Alive" est un excellent live qui rend justice à l'énergie dégagée lors d'un concert du groupe.
Je ne saurais trop vous conseiller de ne pas vous contenter de la partie audio et de vous ruer sur le Blu-Ray/DVD (qui contiendra les CD de toute manière). Un concert avec de l'image, c'est quand même vachement plus sympa, non ?
16 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Heavy Métal Music
Heavy Métal Music
Proposé par Leisurezone
Prix : EUR 14,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Newsted, un vrai groupe !, 27 août 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heavy Métal Music (CD)
Après le EP tout à fait prometteur intitulé Metal sorti en début d'année, voici donc venir l'album longue durée, ayant pour titre "Heavy Metal Music". Je crois que le message est clair, Jason Newsted semble vouloir nous dire que son créneau aujourd'hui, c'est le Heavy Metal. Et si vous n'aviez pas compris, c'est que vous le faites exprès !

Le EP quatre titres nous avait donné une idée assez précise de l'inspiration du moment de l'ex-bassiste de Metallica et de ce qu'allait donner ce nouvel album. Pas de surprise ici, on retrouve notre Jason en grande forme nous délivrant onze pièces d'un Heavy Metal propre et sans fioritures (deux morceaux étaient d'ailleurs déjà présents sur le EP, "Soldierhead" et "King Of The Underdogs").
Et à l'écoute de cet album, comme pour le EP d'ailleurs, difficile de ne pas faire un parallèle avec quelques morceaux de Metallica période Black Album ("Heroic Dose" - waoh le riff de départ !, "Ampossible" ou le bien lourd "Nocturnus" dans la lignée d'un "Sad But True"), "Load" ou "Reload" ("Soldierhead", "As The Crow Flies"), les albums les plus heavy des quatre californiens. Ce qui est tout à fait normal finalement, quinze années à partager la vie d'un groupe, ça marque son bonhomme !
Mais comme sur le EP, l'influence de Voivod, l'autre groupe dans lequel Jason a passé un peu de temps, se fait sentir à quelques moments ("Long Time Dead", "King Of The Underdogs" et surtout "Twisted Tail Of The Comet" dans lequel il évoque directement l'ex-guitariste de Voivod aujourd'hui disparu, Denis D'amour alias Piggy).
Malgré tout, si Jason joue dans un registre assez conventionnel, s'il a des influences évidentes, il imprime aussi aux morceaux sa patte personnelle ("Above All", "Kindevillusion", "Futureality"). Le tout formant un album homogène et solide.
Si vocalement, Jason ce n'est pas James Hetfield (il manque un peu de nuances dans la voix), sa tonalité légèrement rocailleuse est agréable et il s'en tire tout de même très bien.
Enfin, le mixage met bien sûr en valeur le son de basse sans pour autant léser les autres instruments. Ce n'est pas parce qu'on est "la star" d'un groupe qu'il faut tirer toute la couverture à soi au détriment des autres (principe que certains et notamment ses ex-partenaires de Metallica auraient été assez inspirés d'appliquer à l'époque de "...And Justice For All"). C'est aussi pourquoi Newsted est bien un groupe à part entière et pas juste le projet solo de l'ex-bassiste de Metallica. On notera d'ailleurs l'excellent boulot de ses partenaires de jeu : Mike Mushok (Staind) et Jessie Farnsworth aux guitares, aussi bons dans les riffs costauds que dans les solos judicieux et Jesus Mendez Jr, le batteur, qui possède une frappe bien lourde qui convient parfaitement à ce style heavy.

Jason Newsted est de retour aux affaires. En plus du plaisir de voir revenir sur le devant de la scène ce personnage intègre et sympathique, son album est au-dessus de tout reproche, le genre d'album qui se déguste écoute après écoute.
Je vois bien ses ex-partenaires aller le chercher pour assurer leurs premières parties d'ici peu. On sait que ces gars-là s'apprécient mutuellement. Cela nous permettrait d'assister à quelques jams bien sympathiques. Rêvons un peu...
16 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Waldschrein
Waldschrein

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 En attendant..., 17 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Waldschrein (CD)
Equilibrium, groupe de Pagan Folk allemand qui est resté à la porte de la ligue un revient à la charge avec un EP cinq titres, trois ans après son dernier album en date, Rekreatur. Cinq morceaux dont deux fois le même (le titre éponyme apparaissant également dans une version acoustique) et une relecture du morceau "Der Sturm" paru sur leur premier album, Turis Fratyr (2005). Ajoutons à cela une reprise et un vieux morceau qui n'avait jamais vu le jour jusqu'alors (Zwergenhammer), et on est en droit de se dire que ça ne fait pas grand chose de neuf à se mettre sous la dent finalement, après trois ans de silence discographique.

Mais ne boudons pas notre plaisir et écoutons cet EP. Le premier morceau s'ouvre sur des chants d'oiseaux, un cocorico et c'est parti ! Très festif, à la Ensiferum, le morceau nous entraîne dans une folle sarabande avec son rythme bien rapide. Ca arrache même bien quand le chant Black Death se met en place. Voilà une entrée en matière bien ficelée.
La nouvelle version de "Der Sturm" a ceci de différent avec l'originale que ce n'est plus Helge Stange aux vocaux mais Robert "Robse" Dahn. Ce qui ne fait pas une grosse différence au final tant leurs voix se ressemblent. A part ça, c'est le même morceau... mais ça reste un bon titre, toutefois.
"Zwergenhammer" est donc un vieux morceau et on se demande un peu pourquoi il n'a jamais été enregistré. Des parties folk guillerettes côtoient des parties plus Death. Pas mal.
"Himmelsrand" est en fait une relecture de l'opening thème du jeu vidéo "Skyrim". Je ne connais pas du tout la version originale (ni le jeu d'ailleurs) mais voilà un instrumental sympathique avec des gros choeurs qui pourrait tout à fait être une composition originale du groupe.
La version acoustique / symphonique de "Waldschrein" pète évidemment bien moins que la version originale de par sa nature mais elle est tout à fait agréable. Cette version ne contient pas de chant, seuls les choeurs sont restés et elle est plus courte. Le groupe nous avait déjà montré sur la version limitée de "Rekreatur" qu'il maîtrisait parfaitement l'exercice acoustique.

Vingt minutes pour cinq morceaux. A vous de voir si ça vaut l'investissement, surtout si ce fameux titre, "Waldschrein", se retrouve finalement sur le prochain album studio du groupe, on ne sait jamais... Sinon, cet EP reste un bon petit intermède en attendant la suite des évènements pour Equilibrium.
14 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Defenders Of The Faith
Defenders Of The Faith
Prix : EUR 9,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Metal masters !, 16 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Defenders Of The Faith (CD)
S'il y a un groupe qui symbolise le Metal dans la première partie des eighties, c'est bien Judas Priest.
Deux guitaristes en symbiose parfaite qui alignent riffs tranchants et solos dynamiques, un chanteur qui pousse dans les aigus sans nous fatiguer ou se ridiculiser et une section rythmique d'une solidité à toute épreuve. Ajoutons à cela le look tout en cuir avec ceintures et bracelets cloutés et des hymnes mondialement connus parmi les hordes de hardos et vous obtenez LE groupe de Metal.

Judas Priest, en cette année 1984, nous offre le successeur de son terrible "Screaming For Vengeance", un album qui avait permis au groupe d'assoir sa popularité aux Etats-Unis et donc d'agrandir encore sa fanbase. Au sommet de leur gloire, les Anglais ne devaient pas décevoir... "Defenders Of The Faith" est tout simplement l'album qu'attendaient les fans. Au moins aussi bon que "Screaming", certains diront même meilleur. Quoiqu'il en soit, il s'agit d'un excellent album doté de compositions solides trempées dans un acier inoxydable. A commencer par "Freewheel Burning", le titre d'introduction, qui peut être considéré comme un "Painkiller" avant l'heure. Ca fuse de partout, KK Downing et Glenn Tipton s'en donnent à coeur joie et Rob Halford est dans une forme étincelante. Et quel débit, notamment sur le bridge du morceau ! Je vous mets au défi de chanter cette partie aussi vite que lui sans vous planter !
"Jawbreaker" vous rentre dedans comme un bulldozer lancé à vive allure. Là encore, le solo est un modèle du genre. Comme sur le titre suivant, "Rock Hard Ride Free" qui voit le tempo s'alourdir. Avec son refrain d'une simplicité déconcertante, ce titre atteint sa cible.
Arrive alors l'intro de "The Sentinel"... encore un moment à faire figurer au panthéon du Metal. Rob Halford démontre une fois de plus sur ce morceau qu'il est l'un des meilleurs chanteurs de Metal de l'époque, si ce n'est LE meilleur. Downing et Tipton nous y font encore une démonstration de duel de solos dont ils ont le secret.
Et quand le Priest veut se faire plus inquiétant, ça donne "Love Bites". Rythme martial, son de basse un peu inhabituel pour le groupe mais réussite totale.
Reprise d'un tempo rapide sur "Eat Me Alive" et retour du duels de guitaristes sur les solos. Puis c'est au tour de "Some Heads Are Gonna Roll" de nous faire retrouver un rythme mid-tempo. Un titre assez classique dans sa construction, qui fait un peu penser au "You've Got Another Thing Comin'" de l'album précédent (qui fut un gros succès pour le groupe aux USA), mais pas dénué d'intérêt.
Le groupe se fend aussi d'une ballade ("Night Comes Down") et celle-ci est réussie, comme souvent avec les ballades du Priest ("Beyond The Realms Of Death", "Before The Dawn"...)
Enfin, "Heavy Duty" nous entraîne sur un tempo très lourd évoquant une machine qui avance inexorablement en détruisant tout sur son passage, un peu à l'image du monstre mécanique de la pochette. Comme pour accentuer cette impression, ce titre ne comprend pas de solo. Je parlais d'hymnes en introduction. Eh bien ce "We Are Defenders Of The Faith" repris par des centaines de voix (c'est l'effet que ça donne) qui ponctue le lourd "Heavy Duty" en est un de plus, assurément.
Le seul point faible de cet album est sa production. Evidemment, elle reflète l'époque et n'avait rien à se reprocher à ce moment-là mais aujourd'hui, cet album manque d'un son plus mordant pour mettre encore plus en valeur les dix joyaux qui le composent.

"Defenders Of The Faith" est l'un des meilleurs albums de la discographie très fournie de Judas Priest, ce qui n'est pas peu dire. Suivra le controversé "Turbo" en 1986 (qui reste un très bon album à mon avis mais dans un style plus soft) puis un "Ram It Down" en demi-teinte (1988). Il faudra attendre 1990 et la sortie d'un "Painkiller" d'anthologie pour connaître la suite des aventures du Metallian.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com" dans la rubrique "back to the past".


Labyrinth
Labyrinth
Prix : EUR 18,58

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Agony, part 2., 16 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Labyrinth (CD)
Je ne vais pas tourner autour du pot pendant des heures : une des grosses baffes musicale de l'année 2011, ce fut avec le Agony de Fleshgod Apocalypse. Je n'avais jamais entendu un truc pareil : un groupe qui marie aussi bien le Brutal Death et les parties orchestrales de haute volée sans tomber dans le n'importe quoi.

Alors, mettons les choses au point tout de suite : ceux qui n'ont pas apprécié que Fleshgod Apocalypse mélange son Brutal Death avec des orchestrations en veux-tu en voilà n'apprécieront pas plus ce "Labyrinth". Les Italiens reprennent la même recette et l'appliquent à la lettre.
Mais est-ce que ceux qui ont apprécié l'album "Agony" vont aimer ce "Labyrinth" ? Oui bien sûr ! Mais... car il y a un "mais".
Ils vont l'aimer car comme sur "Agony", l'orchestre semble toujours autant pris de démence ("Elegy", "Warpledge", "Pathfinder"). Une chanteuse lyrique vient balancer ses vocalises au moment où on l'attend le moins ("Kingdom", "Towards The Sun", "Warpledge" et chant quasiment lead sur "Epilogue"). Les vocaux sont toujours principalement en chant Death bien profond (celui du guitariste Tommaso Riccardi) mais un chant clair hystérique (celui du bassiste Paolo Rossi) vient parfois les contrebalancer. Les choeurs soutiennent de nombreux passages. Les rythmiques sont toujours aussi hypnotiques dans l'ensemble mais nous offrent parfois quelques passages un peu plus lourds ("Minotaur", "Towards The Sun", "Epilogue"). On aura même droit cette fois-ci à une pause acoustique ("Prologue") au milieu de ce carnaval épileptique. Et comme sur l'album précédent, les titres s'enchaînent sans laisser le temps à l'auditeur de respirer, ce qui rend le résultat encore plus dingue.
L'album se termine, comme à chaque fois, avec le titre éponyme qui est un instrumental au piano avec quelques orchestrations, apaisant après cette débauche de barbarie. Tout comme l'était "Agony" qui concluait l'album du même nom.
Et justement, c'est un peu là que le bât blesse : l'effet de surprise de "Agony" est passé. Fleshgod Apocalypse se contente finalement de nous resservir exactement la même recette (exception faite du diptyque "Prologue / Epilogue" plus aventureux) si bien que ce "Labyrinth" ressemble un peu trop à un "Agony part. 2" pour me satisfaire pleinement. Ce qui tenterait à prouver que ce style extrême combiné à des orchestrations énormes ne possède qu'une marge de manoeuvre assez restreinte finalement.
S'il n'est pas possible pour le groupe de pousser plus loin son Death Metal symphonique, alors Fleshgod Apocalypse va devoir faire très attention de ne pas nous servir des copier-coller de "Agony" à l'infini et va devoir trouver d'autres manières de varier cette combinaison a priori contre nature qu'ils avaient si parfaitement su faire fusionner sur "Agony" (et qui marche toujours aussi parfaitement, entendons nous bien, c'est juste qu'on a l'impression de réentendre l'album précédent).

Sans nul doute, Fleshgod Apocalypse a trouvé son créneau. Si on a aimé "Agony", il n'y a aucune raison de ne pas apprécier "Labyrinth". Mais ce nouvel album rappelle trop le précédent. Alors la note est bonne car c'est toujours un exercice de haute volée parfaitement maîtrisé par les Italiens, mais pas 5 étoiles cette fois-ci.
15 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Seven Churches
Seven Churches
Proposé par VTN-GmbH
Prix : EUR 7,09

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Plus vite, plus fort, plus méchant..., 18 juillet 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seven Churches (CD)
Nous sommes en 1985. Venom et Slayer ont, chacun de leur côté et à leur manière, ouvert les portes (de l'enfer) d'un Metal violent et satanique. Le premier a créé les fondements du Black Metal, le second est déjà une figure emblématique du Thrash. C'est à ce moment que Possessed entre dans le jeu. Possessed va en un seul album pousser le délire encore plus loin et engager le virage vers un nouveau style musical encore plus extrême, le Death Metal.

Possessed s'est formé en 1983 autour de Mike Torrao (guitares) et Mike Sus (batterie). Mais la première mouture du groupe fait long feu, leur chanteur de l'époque, Barry Fisk, ayant eu la mauvaise idée de se suicider. Possessed va alors trouver dans un autre groupe du coin du nom de Blizzard les membres qui lui manquaient : le bassiste Jeff Becerra qui va devenir également chanteur à l'occasion et Larry Lalonde à la guitare (que l'on retrouvera plus tard en tant que guitariste de Primus, ce qui n'a rien à voir musicalement).

C'est sur les notes bien connues du film "l'Exorciste" (musique de Mike Oldfield) que s'ouvre cet opus. Normal, me direz-vous, pour un titre s'intitulant "The Exorcist". Comme de bien entendu, la musique de Possessed est influencée par les premiers Venom et on y retrouve aussi un peu du "Show No Mercy" de Slayer, même si quand cet album est sorti, les membres du groupe avaient déjà commencé à bosser sur leurs compos. Pourtant, le parallèle entre les deux combos est assez évident. Les deux guitaristes envoient des séries de solos rapides et techniques, le batteur tient un tempo furibard tout du long. Mais Possessed se veut plus extrême encore que les deux influences citées. Les morceaux suivants, "Pentagram", "Burning In Hell" ou "Evil Warriors" montrent que ce groupe n'a pas l'intention de jouer dans la finesse. Plus rapide, plus evil (les vocaux bien éraillés de Jeff Becerra sont les prémisses des vocaux Death), plus teigneux, Possessed pousse le bouchon encore plus loin. Si l'on retrouve bien des riffs qui pourraient être sortis d'un album de Thrash, le tout sonne bien plus cru, reléguant Slayer au niveau de simple enfant de choeur (je plaisante...)
L'imagerie satanique et les textes qui vont avec vont aussi contribuer à l'aura du groupe en ce milieu des années 80.
Si tout l'album n'est pas inoubliable, il contient cependant de véritables joyaux du Metal extrême comme les quatre premiers morceaux déjà cités mais aussi les deux derniers, "Fallen Angel" et ses cloches lugubres et le fameux morceau "Death Metal" qui conclut cet album, titre de la première démo du groupe et morceau qui a peut-être contribué à donner le nom au style musical qui va naître quelques années plus tard (encore qu'il y ait débat là-dessus...)
Quoi qu'il en soit, ces quatre jeunes musiciens, encore sur les bancs de l'école à l'époque, ont tout chamboulé avec leur "Seven Churches" qui est le pont qui relie le Thrash Metal au Death Metal.

Si Death est reconnu par tous comme étant le père du Death Metal, Possessed a assurément montré le chemin à Chuck Schuldiner et sa bande (ce "Seven Churches" a vu le jour deux ans avant le "Scream Bloody Gore" de Death) et a influencé de nombreux autres combos (citons Morbid Angel et Deicide par exemple).
Possessed restera pourtant bien moins connu que tous les groupes de Floride car sa carrière musicale n'a pas été bien prolifique. Après cet album, le groupe n'enregistrera qu'un seul disque, "Beyond The Gates" (bien moins culte) et un EP et se séparera. Jeff Becerra connaîtra lui un destin tragique puisqu'en 1989, il restera paralysé après s'être fait tirer dessus par deux toxicos qui voulaient le voler. Celui-ci, malgré son handicap, tente depuis 2007 de refaire vivre le groupe par quelques concerts et serait en train de composer un nouvel album.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal" dans la rubrique "back to the past".
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 23, 2013 12:32 PM MEST


Fires of Life
Fires of Life
Prix : EUR 18,27

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Under the Influence., 9 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fires of Life (CD)
Il fut un temps où, en matière de Metal, tout ce qui venait des Etats-Unis servait d'influence aux groupes européens. Cette période semble bien révolue. La preuve ? Ce nouveau combo répondant au nom de Starkill. Des jeunes musiciens américains qui puisent eux, de façon bien visible, leurs influences dans le Metal européen. La roue a tournée.

Starkill, combo de Chicago, est formé par de jeunes talents d'une vingtaine d'années chacun. Le groupe voit le jour en 2008 et sort cette année, grâce au label Century Media, son premier album. Les influences des jeunes gens : citons pêle-mêle Children Of Bodom, Dimmu Borgir, Dragonforce (oui, oui) ou Amon Amarth. Starkill mélange un peu tout ça de façon assez judicieuse je dois le dire et si l'originalité n'est pas vraiment de mise, le tout est correctement digéré et les compos sont intéressantes. Quelque part, ce premier album me rappelle un peu celui de Children Of Bodom justement, quand le groupe cherchait encore sa voie et mélangeait pas mal de styles. Ce qui est loin d'être une comparaison déplaisante...

Le début de "Whispers Of Heresy", le premier titre, sonne clairement comme du Dimmu Borgir puis s'immiscent des parties presque néoclassiques quand le guitariste envoie les solos. Puisqu'on en parle, les solos façon shreddeur, vous aimez ? Eh bien vous n'allez pas être déçus car il y en a à profusion sur cet album. Nul doute que le guitariste lead est un petit virtuose en devenir.
Le titre éponyme, c'est un peu du Children Of Bodom dans ses breaks et toujours assez Black Metal dans le chant. La construction du morceau et de son refrain renvoie par contre vers du Amon Amarth. L'influence des vikings, on la retrouve un peu plus loin sur "This Is Our Battle, This Is Our Day", aussi bien dans le thème du titre que dans la musique.
Sur "Sword, Spear, Blood, Fire", revoilà Dimmu Borgir (le chant, les synthés) puis encore des solos bien rapides. "Below The Darkest Depths" démarre comme du Dragonforce. Ca joue vite, très vite. Le chant reste Black.
Avec "Immortal Hunt", on est dans le Viking Metal bien épique avec orchestrations pouet pouet en veux-tu en voilà. Le patchwork d'influences se poursuit avec un début de "New Infernal Rebirth" sautillant (Finntroll, sors de ce corps !) avant que les solos de gratte ramènent tout ça vers Children Of Bodom (et avant le retour en force des cuivres et orchestrations pouet pouet sus-nommées).
Bon, je vous laisse découvrir la suite. Finalement, chercher les influences qui se cachent sur chaque morceau est un jeu assez amusant. Ce qui est sûr, c'est qu'au bout du compte, aucun titre ne déçoit.

Si, vous l'avez compris, Starkill ne fait pas dans l'originalité, il a le mérite de nous proposer des compositions qui s'écoutent et le manque de nouveauté est compensé par la fougue de leur jeunesse et le talent de ces jeunes musiciens.
Un premier album honorable et on attend maintenant que le groupe trouve son identité et affirme son style. Ils peuvent en profiter, au passage, pour trouver des idées d'illustrations plus originales elles aussi pour leurs prochains albums...
14 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20