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orion (Vinland)
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Hydra - Edition Limitée [Digibook]
Hydra - Edition Limitée [Digibook]
Prix : EUR 24,99

13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'hydre à deux têtes., 4 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hydra - Edition Limitée [Digibook] (CD)
Avec ce nouvel album nous vient tout un tas de questions. Le groupe va-t-il rendre sa musique encore plus accessible, flirtant encore plus (dangereusement ?) avec les limites de la pop ou de la dance, comme c'était le cas avec "Sinead" sur le dernier album en date, "The Unforgiving", et surtout, avec l'album de reprises qui a suivi ou bien, au contraire, durcir le ton ? Je suis de ceux qui souhaiteraient la deuxième option mais je ne me fais plus trop d’illusions depuis bien longtemps ("The Silent Force") car il faut reconnaître que les Hollandais ont trouvé leur voie et semblent très à l’aise dans cette navigation entre deux eaux, celle du Metal Symphonique et celle d’une musique plus lisse, plus consensuelle… en un mot, plus formatée.

La première grosse nouveauté de ce nouvel album, c’est le nombre conséquent d’invités. Il n’y en a jamais eu autant sur un album du groupe. Quatre duos nous attendent. A la lecture de ces duos (et avant l’écoute), certains font peur (Xzibit, star du hip hop), d'autres sont bien plus évidents. Je veux parler bien sûr du duo Sharon / Tarja Turunen sur "Paradise (What About Us?)" ou tout simplement, le duo que tout le monde attendait... on a tellement comparé ces deux chanteuses à l'époque où Tarja était dans Nightwish qu'il était naturel qu'elles se retrouvent un jour. C'est fait. Le morceau (que tout le monde connaît déjà, je suppose) est sympa et tiendra tout à fait son rôle de single avec son refrain très fédérateur. Disons qu’il correspond parfaitement à ce que l’on attendait du groupe, avec en prime le plaisir de retrouver ces deux excellentes chanteuses ensemble pour la première fois. Et leur prestation est évidemment remarquable. Le morceau est l'un des plus symphoniques de l'album qui, et c'était déjà le cas sur "The Unforgiving", ne met plus les orchestrations au premier plan.
Le second duo (mais premier sur l’album), peut-être plus intéressant encore car la chanson est de mon point de vue plus réussie, est celui avec Howard Jones, ex-chanteur de Killswitch Engage sur "Dangerous". Le morceau est assez agressif (pour du Within, j’entends), sur un tempo bien rapide. Comme bien souvent avec le groupe, le refrain fait mouche et le titre est appelé lui aussi à cartonner.
On a eu peur pour le duo avec Xzibit et on a eu raison. La partie rappée ne présente pas, à mon avis en tout cas, un grand intérêt et casse ce morceau qui partait pourtant bien. Le rap et le côté assez électro du refrain (pourtant sympa), c’est un peu too much pour moi. Voilà un titre qui risque d’être zappé à chaque écoute. Mais bon, il y en aura peut-être parmi vous pour apprécier ce genre d’exercice.
Enfin le dernier duo, celui avec Dave Pirner de Soul Asylum sur "Whole World Is Watching", termine cet album sur une note assez cool. Un morceau pas totalement inintéressant mais pas transcendant non plus. Un peu trop terne à mon goût. En revanche, les deux voix se complètent bien.
Bon, mais cet album ne se limite pas à ses duos. Et les autres morceaux sont intéressants, à commencer par le titre introductif, "Let Us Burn", où l’on retrouve le Within que l’on connaît depuis "The Silent Force", roi de la mélodie accrocheuse et du refrain qui frappe au bon endroit. Un bon titre pour nous chauffer. Suivent trois des duos déjà évoqués puis arrive "Edge Of The World". De nouveau, un titre totalement estampillé Within Temptation, très calme au départ, qui s’énerve un peu par la suite et sur lequel Sharon nous rappelle qu’elle est toujours l’une des meilleures chanteuses du circuit.
A ce stade de l’album, l’avis est plutôt positif mais je sais déjà que ce "Hydra" n’égalera pas les premiers albums du groupe. Je n’y retrouve pas la magie qui émanait d’un "Mother Earth" ou d’un "Enter". Ceci étant dit, je m’y attendais, la surprise n’est donc pas mauvaise.

La seconde partie de l’album commence avec "Silver Moonlight". Le morceau est introduit calmement, mais rapidement, le rythme s’intensifie, ça devient bien dynamique, il y a des "oh, oh, oh", le refrain est énorme et… et là, que se passe-t-il ? Oui, j’ai bien entendu, il y a des grunts ! Incroyable, je pensais ne plus en entendre chez Within dans la mesure où, à part sur l’inédit "Jane Doe" datant de 2004, les seuls morceaux comportant des growls dataient d’il y a bien longtemps. LA grosse surprise de ce nouvel album ! Ce titre est monstrueux, voilà le type de morceau que j’attendais depuis bien longtemps. Donc, ils peuvent encore le faire… Et là, on a forcément un énorme regret : pourquoi, mais pourquoi n’en ont-ils pas mis plus ? Des grunts à la place de la partie rappé de "And We Run" et un refrain plus musclé, ça aurait eu plus de gueule, avouez ? En tout cas, ce groupe n’a pas fini de surprendre son monde.
"Covered By Roses" qui suit est un très bon morceau, à la rythmique qui claque bien. Encore une fois, la mélodie s’incruste dans votre cortex pour ne plus le quitter. C’est l’effet addictif Within Temptation ! La petite voix d'enfant au milieu du titre fait très Nightwish.
On pense que le morceau suivant qui démarre calmement au piano, "Dog Days", est la première ballade de l’album (oui, vous avez remarqué, on en est à la huitième piste et toujours pas de ballade…). En fait, pas vraiment. Si la chanson n’est pas hyper énergique non plus, le rythme n’est assurément pas celui d’une ballade. Ce que n’est pas non plus "Tell Me Why", ce qui veut dire que ce nouvel album ne contient pas les deux ou trois ballades habituelles que nous livre le groupe depuis "Mother Earth". Quand je vous disais que ce groupe pouvait encore nous surprendre.
Mais revenons à ce "Tell Me Why" qui est encore un morceau bien rythmé et qui possède, une fois de plus, un refrain qui fait mouche. Voilà de nouveau un excellent titre, encore une fois doté d’un solo de guitare (je ne me rappelle pas en avoir entendu autant sur un album du groupe depuis…) et qui me fait d’autant plus regretter ce "And We Run" presque anachronique. Des deux têtes de l’hydre de la pochette, qui doivent symboliser les deux facettes de la musique du groupe, j’en aurais bien gardé une seule, la plus féroce.

Alors qu’on s’attendait plus ou moins, après l’épisode des reprises, à un album très consensuel, très orienté pop, les Hollandais nous offrent leur album le plus épicé depuis bien longtemps. De grands moments ("Dangerous", "Silver Moonlight", "Covered By Roses", "Tell Me Why"), hélas quelques moments moins intéressants aussi ("And We Run", "Whole World Is Watching"), mais au final, la balance penche largement du bon côté et nous avons là un album tout à fait intéressant qui devrait tourner un moment sur ma platine.
N’ayez pas peur, Within Temptation fait toujours partie de la famille Metal et le prouve de la meilleure des façons !
16 / 20

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Flesh & Blood
Flesh & Blood
Prix : EUR 12,57

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 A (re)découvrir aujourd'hui..., 29 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Flesh & Blood (CD)
Poison, le groupe que tout le monde aimait détester. La cible préférée des thrashers et des deathsters de l'époque. "Ouais, c'est de la musique de gonzesses, ça craint, c'est des tafioles"... voilà ce qu'on entendait. Ouais ouais ouais, tout ça, tout ça... mais au fond, Poison, c'est quoi ? Une bande de branquignols juste bons à se déguiser en gonzesses pour masquer le fait qu'ils ne savent pas jouer ? Si ça fait plaisir à certains de le croire... mais c'est un peu plus compliqué que ça. Car derrière le fard se cache un groupe qui ne manque pas de talent pour composer des hits et pour faire bouger les stades. Les millions d'albums vendus par les Californiens sont un peu la réponse aux détracteurs.

Oui, Poison avait commencé sa carrière en défrayant la chronique avec la sortie de son premier album en 1986, "Look What The Cat Dragged In" sur la pochette duquel les quatre musiciens posaient déguisés en femme ou plutôt, pour citer Stix Zadinia (Steel Panther) "en hommes ressemblant à des femmes qui ressemblent un peu à des hommes qui ressembleraient à des femmes sexy. On aurait presque envie de se les taper." Au moins, lui, ça l'a inspiré...
Le groupe proposait alors un Hard Glam influencé par Aerosmith, Mötley Crüe ou Kiss, taillé pour la fête avec bons gros refrains à l'appui. Le premier album avait fait un joli carton, enfoncé par le second album, "Open Up And Say... Ahh!" qui propulsa le groupe à strass et paillettes aussi haut que Bon Jovi, Def Leppard et Mötley Crüe.
Mais là, nous sommes en 1990. Le phénomène Guns n' Roses est passé par là. Suivant leur exemple, pas mal de groupes tels que Mötley Crüe ou Warrant vont abandonner le look glam efféminé et opter pour un look plus sobre, plus Metal. Poison, le groupe qui avait poussé le délire au maximum, n'échappe pas à cette nouvelle règle. Sur "Flesh and Blood", leur nouvel album, exit les cheveux crêpés, les maquillages de gonzesses, les fringues colorées et bonjour le cuir, les jeans déchirés, les santiags et les chapeaux de cow-boy. Ca fait déjà plus sérieux.
Plus sérieuse aussi est la musique sur ce nouvel album. Bon, pas complètement, on ne se refait pas totalement et des morceaux comme le single "Unskinny Bop" et "(Flesh And Blood) Sacrifice" gardent le côté fun du groupe des deux premiers albums et évoquent toujours leurs sujets de prédilection jusqu'alors, le sexe et la teuf. De même, "Ride The Wind" et "Let It Play" sont des odes aux chevauchées sur des bécanes, cheveux au vent... encore des évocations de l'esprit de liberté qui régnait alors. Mais, c'est dans l'air du temps, des thèmes sérieux apparaissent avec "Valley Of Lost Souls", "Life Loves A Tragedy", "Something To Believe In" et "Come Hell Or High Water". Poison ne veut plus être perçu comme un groupe pour adolescentes en quête de sensations fortes. Les années 90 sont arrivées, finie l'insouciance.
Ca, c'est au niveau des paroles. mais musicalement aussi, on sent une certaine maturité. Car si la vitrine de l'album, le sautillant et particulièrement groovy single "Unskinny Bop", a forcément contribué au succès de cet opus à sa sortie, il n'en reste pas moins que l'album dans son intégralité va plus loin. Bien sûr, Poison n'abandonne pas son fond de commerce puisque ça marche du feu de Dieu ("Don't Give Up An Inch", "Ride The Wind")... Mais l'introduction est déjà inhabituelle pour ce groupe et quand retentissent les premières notes de "Valley Of Lost Souls", on sent la nouvelle direction du groupe, plus rock and roll, avec refrain moins tapageur.
Par ailleurs, dans son hard glam festif, le groupe ajoute une pointe de blues que l'on n'avait pas vu venir. Le court instrumental "Swampjuice", "Ball And Chain" et le très justement nommé "Poor Boy Blues" et son harmonica sauvage montrent de nouveaux horizons au groupe californien. Une direction que le groupe empruntera avec son album suivant, "Native Tongue", mais le public, lui, ne suivra pas.
Les ballades de rigueur, "Life Goes On" et "Something To Believe In", sont réussies. On savait le groupe assez doué dans cet exercice depuis la très belle "Every Rose Has Its Thorn" de l'album précédent. La voix de Bret Michaels sait se faire touchante dans ces exercices. Et si on prend le temps d'approfondir un peu, on se dit que C.C. DeVille, le guitariste du groupe, n'est pas le rigolo que l'on pensait. Oui, il sait se servir d'une guitare et il le prouve. Ses solos sont efficaces et bien torchés.
Alors, Poison, des rigolos qui ne savaient pas jouer ? Il n'y a bien que ceux qui ne les avaient jamais écoutés sérieusement qui pouvaient avancer de telles inepties !

"Flesh And Blood" est le dernier gros succès de Poison. Car, malheureusement pour eux, Poison va faire partie de la longue liste des groupes de Hard américains victime du nettoyage initié par la vague grunge et aura bien du mal à s'en remettre. Comme si ça ne suffisait pas, des tiraillements entre Bret Michaels et C.C. DeVille vont aboutir à l'exclusion du guitariste un an après la parution de cet album.
En recrutant à sa place Ritchie Kotzen, le groupe va orienter son hard festif vers un hard teinté de blues mais si le résultat artistique est au rendez-vous, ce ne sera pas la cas du succès commercial.
Poison, toujours en vie aujourd'hui et malgré le retour de DeVille, ne retrouvera jamais l'aura qui fut la sienne à la fin des années 80 / début 90.

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Shine - Edition Limitée
Shine - Edition Limitée
Prix : EUR 9,98

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Attachant à défaut d'être renversant., 29 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shine - Edition Limitée (CD)
Les poupées barbies finlandaises sont de retour, presque quatre années après l'album A Way Away qui a contribué à les faire connaître. Car, petit rappel pour ceux qui auraient loupé un épisode : à la base, Indica jouissait d'une solide réputation dans son pays mais les albums étant enregistrés exclusivement en langue finnoise, le succès du groupe avait difficilement dépassé les frontières de la Finlande. Grâce à Nightwish qui les a pris en première partie sur leur tournée "Dark Passion Play", les Finlandaises ont eu droit à une plus grande exposition en quittant leur pays et ont pu faire connaître le nom de leur groupe un peu partout. A la suite de cela, le label allemand Nuclear Blast les a pris sous son aile et a sorti un album en langue anglaise ("A Way Away"), qui reprenait en fait quelques compos du groupe avec de nouvelles paroles et un peu d'arrangements symphoniques (la patte de Tuomas Holopainen, producteur dudit album).

Aujourd'hui, sortent les premières véritables compositions du groupe depuis cinq ans... et surtout, le premier album depuis leur succès international. Autrement dit, l'enjeu est assez important pour les filles car "Shine" est le genre d'album où il ne faut pas se louper.
Alors, pour les puristes qui souhaitaient un retour du groupe vers le style de leurs premiers albums, c'est loupé. Cet album s'inscrit dans la continuité de "A Way Away". Orchestrations toujours présentes et chant en anglais (mais pour ceux qui le souhaitent ou qui préfèrent, une version finnoise de l'album a toutefois été enregistrée, pour le marché finlandais. A vous de la dénicher).
Autrement dit, si vous connaissez l'album "A Way Away", vous n'allez pas être dépaysés. Mais peut-être un peu déçus. Tout d'abord car "Shine" n'a pas le côté assez rock que possédait son (ses) prédécesseur(s). "Shine" est plus doux, plus intimiste dans l'ensemble, on est plus ici dans de la pop symphonique (parfois un peu musclée, certes), mais difficile de continuer à appeler ça du rock.
Pour vous donner une idée, si vous le connaissez déjà, le single "A Definite Maybe" est quasiment le titre le plus rythmé de l'ensemble, ce qui en dit assez long sur cet ensemble car ce n'est pas franchement un morceau qui donne envie de sauter partout. La durée des chansons, quasiment toutes comprises entre trois et quatre minutes, rentre aussi complètement dans le format de la pop.
Mais du coup, y a-t-il des éléments Metal dans la musique d'Indica ? Non, pas vraiment. Même les guitares électriques ne sont pas très saturées. Le piano / synthé est très souvent l'instrument dominant. Ca reste très cool. Trop parfois, certains titres comme "Run Run" et "Hush Now Baby" pourraient presque passer pour soporifiques.
Déçus peut-être aussi car "Shine" est moins une succession de tubes en puissance que son prédécesseur. Mais là, il faut relativiser. En effet, si on le compare à "A Way Away" (ce que l'on va forcément faire), il ne faut pas oublier que ce dernier était une compilation et que, par définition, ce genre d'album regroupe en général les meilleurs morceaux d'un groupe. "Shine" est un album "normal", qui regroupe donc des morceaux intéressants et d'autres qui le sont un peu moins.
Maintenant, si tout cela ne vous a pas découragés, cet album a indéniablement un côté attachant, comme son aîné, car ces filles-là connaissent leur sujet. Elles savent nous concocter des morceaux plaisants avec de belles mélodies, le tout dégageant une aura positive (à l'image de la pochette, très rayonnante). Oui, ce n'est pas du Metal. C'est même à peine du Rock parfois. Mais est-ce mauvais pour autant ? Non, bien sûr. Si on apprécie le style, c'est agréable à l'écoute et l'album possède un côté addictif certain. La preuve, plus je l'écoute, plus je le trouve sympa, ce "Shine". La voix toute douce de Jonsu est toujours aussi enjôleuse. On a, à mon avis, quelques morceaux qui devraient bien fonctionner. Sortent du lot "Mountain Made Of Stone" avec sa mélodie entêtante (je l'ai eu dans la tête toute la journée après l'avoir écoutée !), "Uncovered" et "Missing" et leurs refrains efficaces et "Goodbye To Berlin", morceau un peu plus rythmé et bien entraînant. Un autre titre me plait particulièrement, c'est "Kids In The Playground", le plus énervé du lot, avec des influences rock seventies.

Cet album devrait normalement plaire aux fans du groupe, aux personnes qui aiment le côté le plus doux de groupes comme Within Temptation, Delain, Nightwish ou Leaves' Eyes et à ceux qui n'attendent pas de ce disque un album de Rock énervé ou de Metal. Pour les plus ouverts d'esprit, donc...
14 / 20

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Voyage - Edition Limitée
Voyage - Edition Limitée
Prix : EUR 13,13

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A Trip To Space And Time..., 15 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage - Edition Limitée (CD)
Mais qu'est-ce qu'ils ont tous ces groupes, en ce moment ?
Non seulement la moitié des jeunes combos ne jurent plus que par le Hard Rock des années 70 mais en plus, ils nous sortent des albums hyper inspirés et intéressants. On aurait envie de se défouler dessus, les descendre, de dire que c'est du recyclage, que ça n'invente rien mais on ne peut pas... on reste scotché par ce qu'on entend.
Le dernier combo du genre est un trio islandais de musiciens d'une vingtaine d'années en moyenne qui se nomme The Vintage Caravan. Déjà, rien que le nom du groupe sent bon le passé... l'artwork aussi, tout y est pour nous faire voyager dans le temps. Ca tombe bien, l'album s'appelle "Voyage". Et effectivement, il n'y a pas tromperie sur la marchandise, on voyage.

"Voyage" est en fait un album sorti en 2012 mais qui n'a pas dépassé les frontières de l'Islande... ou si peu. Mais aujourd'hui, les choses vont changer : le label allemand, Nuclear Blast (qui décidément, mise gros sur le revival seventies avec les signatures récentes de Orchid, Blues Pills, Scorpion Child, Kadavar, etc...) en découvrant ces petits gars, n'a pas hésité deux secondes à offrir un deal au groupe et à racheter les droits de l'album en question pour le rééditer et le distribuer dans le monde entier. On les comprend et on les en remercie !
On les remercie car voilà le genre d'écoute dont on ressort avec la banane. Le son est rond et chaleureux. Ca groove du feu de dieu, la basse a une large place (c'est l'avantage des trios, les guitares ne l'occultent pas), le guitariste sait ce que le mot feeling veut dire (bon sang, les solos qu'il envoie !) et le batteur n'est pas en reste. Là-dessus, le jeune chanteur, Óskar Logi, fait preuve d'une maturité aussi étonnante avec sa voix qu'avec sa six cordes en collant totalement à l'esprit seventies, en sachant moduler son chant quand l'ambiance est plus posée (la belle ballade "Do You Remember" et la première partie de "Winterland" qui transpirent de feeling) et qui est tout aussi capable de surprendre par ses cris stridents ("Midnight Meditation" dont le riff rappelle un certain "Paranoid").
Avec le dernier morceau, le très spatial (et spécial) "The Kings Voyage", on plonge dans le rock psychédélique de haut vol (c'est le cas de le dire). Douze minutes de voyage intersidéral avec tempo assez lourd au départ mais qui vire au déjanté avec une partie centrale hallucinante que n'auraient pas renié les space rockeurs de Hawkwind. Ce titre se termine sur les craquements d'un bon vieux vinyl, comme pour rappeler une toute dernière fois une époque lointaine... mais pas si révolue que ça tant que des combos tels que The Vintage Caravan nous y renverront y faire un tour de temps en temps.
La vache, la claque ! Entre Jimi Hendrix, Black Sabbath, King Crimson, Cream et Deep Purple (mais sans trop ressembler à aucun d'entre eux), on se laisse emporter dans une autre dimension par cette caravane d'un autre temps, un temps où la musique sonnait vraie, sans subterfuge de toutes sortes. Une guitare, une basse, une batterie, une voix. L'essence même du Rock. Ces gamins ont tout compris et ils ont un talent énorme.

Vous aimez les guitaristes qui touchent leur bille sans en faire des tonnes ? Vous aimez écouter de vraies chansons, mélodiques et groovy ? Vous n'êtes pas réfractaires aux groupes restés bloqués aux influences du rock des seventies ? Ce premier album de The Vintage Caravan devrait vous séduire.
17 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 31, 2014 11:21 PM MEST


Lightning to the Nations (the White Album)
Lightning to the Nations (the White Album)
Prix : EUR 15,55

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Culte !, 15 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lightning to the Nations (the White Album) (CD)
Si je vous dis "Am I Evil", ça vous évoque sans doute quelque chose. Metallica bien sûr. Mais ce morceau popularisé par les Four Horsemen, vous le savez sans doute, est à l'origine un titre de Diamond Head, issu de leur premier album, "Lightning To The Nations", paru en 1980, alors que la New Wave Of British Heavy Metal connaissait ses premiers soubresauts.

La pochette proposée ici n'est pas la pochette originale. Cette dernière (reproduite sur le livret) possède une vraie histoire. Car au tout début de la vague heavy metal britannique, avant qu'elle n'intéresse les gros labels, c'est le système D qui dominait. Sortir un album coûtait cher et comme le manager du groupe était propriétaire d'une usine de cartons et pouvait produire des pochettes à très bas coût, la pochette initiale du "Lightning To The Nations" fut toute blanche, sans le logo du groupe, sans même la tracklist, avec simplement la signature d'un des musiciens sur les mille premiers exemplaires. L'album fut d'ailleurs bien vite rebaptisé le "White Album" par les fans.

"Sans NWOBHM, pas de Metallica" avait dit Lars Ulrich. Et cet album précisément a dû fortement marquer le batteur danois puisque pas moins de quatre titres sur les sept que compte "Lightning Of The Nations" ont été repris par son groupe. Après "Am I Evil" (1984, en face B de "Creeping Death"), ce fut "Helpless" (1987, sur le EP "Garage Days Re-Revisited") puis "The Prince" (1988, face B de "Harvester Of Sorrow") et enfin "It's Electric" (1998, sur l'album "Garage Inc."). Cinq même si l'on compte "Sucking My Love", mais la version des Américains ne fut jamais éditée officiellement. Alors dire que Diamond Head a influencé Metallica est un euphémisme !
Evidemment, si l'on a connu les versions de Metallica avant, ces versions originales semblent un peu ternes. Moins hargneuses, moins bien produites, avec un chant moins puissant, des guitares moins tranchantes. C'est notamment évident sur le refrain de "Helpless" que Metallica a rendu percutant alors qu'il l'était bien moins à la base. Mais le talent d'écriture est là. Et on reste scotché par les riffs simples mais hyper efficaces ("Am I Evil" en tête, "Sucking My Love") de Brian Tatler. Et on ne peut pas dire que Metallica a rendu ces compos plus speed ("The Prince" et "Helpless" par exemple) car elles l'étaient déjà. Alors oui, c'est une évidence, cet album a influencé le mouvement Thrash.
Au niveau des influences des deux têtes pensantes du groupe, Brian Tatler (guitares) et Sean Harris (chant), on retrouve Judas Priest (celui des années 70, évidemment, sur "Lightning To The Nations" ou "Sweet And Innocent"), un peu de Led Zeppelin (plus flagrant sur les titres du second CD comme "Waited Too Long", "I Don't Got" et "Diamond Lights" que sur l'album) et Black Sabbath bien sûr, au niveau de certains riffs. Tatler se dit influencé par le jeu de Ritchie Blackmore, même si ce n'est pas hyper évident à l'écoute de cet album.
Des sept morceaux que contient ce disque, rien n'est à jeter. Que ce soit sur des morceaux assez longs ("Sucking My Love" avoisine les dix minutes) ou sur des titres plus immédiats ("It's Electric", "Sweet And Innocent"), Diamond Head montre une grande maîtrise de tout l'éventail du Heavy Metal de l'époque. Ce n'est pas pour rien que cet album fut cité si souvent (et pas seulement par Lars Ulrich) comme une influence majeure.

L'album a été réédité en version double et celle-ci est intéressante car en plus de proposer bien sûr l'album "Lightning To The Nations" sur le premier CD, elle nous offre sur le second les singles du groupe parus à cette même époque et les trois titres de leur EP (1981), c'est à dire sept morceaux introuvables autrement, pour une petite demi-heure de musique. Et ces titres valent le détour (mention spéciale pour les deux premiers, "Shoot Out The Lights" et "Streets Of Gold").

Il paraît incroyable, à l'écoute de ce disque, qu'aucune grosse major de l'époque n'ait voulu sortir cet album qui, aujourd'hui, fait figure d'album fondateur de la NWOBHM, au même titre que les premiers Def Leppard, Iron Maiden et Saxon.
Hélas pour Diamond Head, quand les compagnies de disques vont commencer à s'intéresser à son cas, le groupe va vite se montrer incapable de rééditer l'exploit artistique de ce premier opus et va aller rejoindre la horde de groupes de la NWOBHM qui n'ont pas survécu à deux ou trois albums.
Grâce au regain d'intérêt que Metallica a fait naître en reprenant leurs morceaux, Diamond Head se reformera en 1990 et sortira encore quelques albums mais sans pour autant gagner l'attention des fans de Metal.
Diamond Head, un groupe cité en exemple et adulé par les musiciens mais qui n'aura jamais réussi à passionner le public... sauf, rétrospectivement, avec ce premier album.

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Chasing the dream
Chasing the dream
Prix : EUR 15,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 New Wave of Canadian Heavy Metal., 10 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chasing the dream (CD)
On dirait que les groupes canadiens se sont fait une spécialité du heavy metal old school. Nous vous avons déjà parlé de Cauldron et de Striker, étudions maintenant le cas de Skull Fist. Comme ses petits copains, Skull Fist s'est mis en tête de remettre au goût du jour un Heavy Metal bien daté (début des années 80) mais qui a fait ses preuves.

Ce qui est amusant, c'est que ces gars ne se contentent pas de nous faire revivre la musique de l'époque, ils essayent de remettre aussi le look au goût du jour (vestes en jean patchées sur perfectos), ce qui va sans doute être moins évident... Amusant car de toute évidence, vu leur jeune âge, ils n'ont pas connu cette époque et ne se rappellent donc pas que ce look était devenu tout de même bien ringard dans les années 90. Mais bon, les modes passent alors pourquoi pas ?
Mais revenons à l'essentiel : la musique. Toujours en comparant avec ses compatriotes nostalgiques des grandes heures du Metal, Skull Fist est aussi doué que Striker et Cauldron. Sans rien inventer, en calquant chaque riff, chaque mélodie, chaque chorus de guitare, chaque phrasé sur ce qui existait il y a trente ans, Skull Fist fait figure de bon élève. Je veux dire par là que les devoirs ont bien été faits, les leçons bien apprises, les albums d'Iron Maiden, de Judas Priest, de Saxon, de Diamond Head ou de Tokyo Blade ont dû tourner en boucle sur les platines de nos petits Canadiens et ils ont pris des notes. Résultat des courses, ça ressemble à pas mal des choses qu'on écoutait dans ces années-là : un peu de Maiden par ci ("Call Of The Wild"), de Tokyo Blade par là ("Chasing The Dream"). Sur un tapis de double ("Hour To Live", "Sign Of The Warrior", "Don't Stop The Fight", "Mean Street Rider") ou sur un rythme plus posé ("Bad For Good"), on retrouve le type de chant bien rétro avec un léger écho que l'on croyait abandonné depuis bien longtemps et qui manifestement revient en force depuis quelques temps. On n'oublie pas le petit instrumental ("Shred's Not Dead")... ma foi, pas grand chose à reprocher à cet album si ce n'est que tout cela a déjà été fait.
Mais l'avantage avec Skull Fist, comme avec ses compatriotes cités plus haut, c'est que tous ces groupes savent ne pas franchir la limite. On reste dans l'influence bien maîtrisée, on n'est pas dans le pompage éhonté.

Toutefois, et cet avis n'engage évidemment que moi, quand je suis en présence de l'un de ces groupes revival, j'ai toujours tendance à lui préférer ce qui s'est fait dans les années 80. Oui, c'est comme ça, je préfère me réécouter un bon vieux Maiden, Judas Priest, Tokyo Blade ou Saxon que cet album. Peut-être est-ce dû au fait que j'ai connu cette musique à cette époque... bref, un album qui devrait satisfaire les nostalgiques en quête de nouveautés et ceux qui aiment le style et qui n'étaient pas là à l'époque...
14 / 20

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Divide and conquer ltd edition
Divide and conquer ltd edition
Prix : EUR 11,53

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Thrash... what else ?, 10 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Divide and conquer ltd edition (CD)
Ce n'est un secret pour personne (je pense, après cinq albums), Suicidal Angels aime Slayer, au point de leur ressembler parfois un peu beaucoup. Même riffing à deux guitares, même façon d'envoyer les solos, même manière de déclamer les paroles (les couplets du morceau "Divide And Conquer", c'est sur quel album de Slayer, déjà ?), même rythmiques rapides calquées sur les éternelles références que sont "Reign In Blood", "South Of Heaven" et "Seasons In The Abyss"...
Mais aujourd'hui, le combo essaye de s'affranchir (un peu) de cet héritage assez lourd qui lui colle à la peau, ce qui n'est pas plus mal. Déjà amorcée sur l'album précédent, "Bloodbath", cette tentative de se forger une autre image est poursuivie par le groupe ici... en puisant ses influences chez d'autres formations américaines de Thrash. Pas sûr qu'au niveau de la personnalité du groupe...
En effet, sur ce nouvel album, Suicidal Angels élargit son spectre d'influences puisqu'en plus de Slayer, qui reste toutefois la référence ultime ("Marching Over Blood", "Divide And Conquer", "Terror Is My Scream", "Pit Of Snakes", "Lost Dignity"), on retrouve des constructions de titres rappelant Metallica ("Control The Twisted Mind") et Exodus ("Seed Of Evil", "In The Grave"), le tout bien mélangé avec du Slayer quand même, histoire de tromper l'ennemi.
Maintenant, quitte à être sous influence, autant s'inspirer des meilleurs. Et en matière de Thrash, nul doute que les combos cités plus haut sont des références. Après, il faut aussi savoir s'approprier ces références et Suicidal Angels y parvient. Les Grecs frappent juste et fort. L'efficacité est de mise tout au long de cette galette et l'ensemble passe comme une lettre à la poste. Juste un petit bémol en ce qui concerne le dernier morceau, assez long (presque neuf minutes) qui n'est pas aussi intéressant que le reste, tendant à prouver que le groupe a du mal à développer son thrash incisif sur une durée aussi conséquente.

Alors, oui, Suicidal Angels n'invente rien. Oui, au détour d'un riff, on se pose parfois la question : "mais où je l'ai déjà entendu, celui-là ?". Mais il faut se rendre à l'évidence : les Grecs connaissent leur sujet sur le bout des doigts, savent composer des morceaux prenants, ce qui fait que l'écoute de l'album est plaisante.
Pas le disque de l'année, pas un chef-d'oeuvre du genre non plus mais un album de Thrash bien ficelé qui réjouira les amateurs. C'est déjà pas si mal. Il vaut parfois mieux être un suiveur assez doué plutôt qu'un original qui ne propose rien de bien intéressant...
15 / 20

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De la Cruz / Street Level
De la Cruz / Street Level
Prix : EUR 14,54

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Sleaze... what else ?, 8 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : De la Cruz / Street Level (CD)
Le Hair Metal, Glam Metal, Sleaze Rock, appelez ça comme vous voulez, se porte bien, et ce partout dans le monde. Alors qu'on nous avait annoncé sa mort au début des nineties, je vous le rappelle. Les Suédois ont, dans le domaine, carrément une longueur d'avance avec une palanquée de bons groupes comme Crazy Lixx ou Crashdiet mais nous avons nous aussi nos représentants en France avec Blackrain, nos voisins allemands se défendent bien avec Kissin' Dynamite, les States restent bien sûr dans la course avec les Steel Panther et voici maintenant que les antipodes s'y mettent avec De La Cruz qui nous vient d'Australie. Et matez-moi cette pochette ! Avouez que le style du groupe se lit dès la couverture de l'album, non ?

Ces petits nouveaux dont voici le premier album ont de l'énergie à revendre et aussi un gros potentiel, notamment grâce à leur guitariste, un certain Casey Jones, pas manchot du tout et surtout homme à tout faire dans le groupe (production, enregistrement, artwork et compositeur principal).
A l'écoute de ce "Street Level", on pense principalement à Def Leppard, période "Pyromania" évidemment ("Turn It Up", "Legions Of Love", "Gimme Love", "Dreaming") pour la façon de chanter du jeune Roxxi Catalano et la façon d'amener les gros choeurs sur les refrains. Mais on trouve aussi tout un tas d'autres influences qui se greffent là-dessus, et toutes de belles références pour un groupe de ce genre (en vrac, Ratt, Dokken, Van Halen...). On a du bon gros tube potentiel avec "Street Level" ou "Gimme Love", dont les refrains sont très bien construits et n'attendent plus que d'être repris par les foules en concert. Je vous le disais un peu plus haut, le soliste assure grave et ses interventions sont remarquables, c'est le petit plus de ce groupe par rapport à tous ses frères d'armes du revival Glam Metal.
C'est frais, c'est sans prise de tête, super bien produit (le son est dément)... bref, que demande le peuple ?
Ils auraient par contre pu éviter la ballade acoustique qui termine l'album, "Shine", qui commence par un soupir bien pompé sur celui de Bret Michaels sur la ballade incontournable du style qu'est "Every Rose Has Its Thorn" (Poison) et qui surtout, n'apporte pas grand chose.

Evidemment, n'attendez rien d'original de ce "Street Level" mais c'est un bon album. Malheureusement, on a appris qu'à la suite de la sortie du disque, Casey Jones a quitté le groupe. Est-ce que le reste du groupe saura sortir un album aussi intéressant sans lui ? On verra... En attendant, on a toujours celui-ci à se mettre entre les oreilles.
14 / 20

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Under the Blade
Under the Blade
Prix : EUR 24,63

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Bad Boys of Rock n'Roll., 2 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Under the Blade (CD)
Twisted Sister. Aujourd'hui, ce nom est connu de tous les amateurs de musique musclée. Le groupe est même carrément devenu culte. Mais il n'en a pas toujours été ainsi.

Car, on le sait moins, Twisted Sister a connu des débuts bien difficiles.
C'est sous le nom de Silver Star que ce qui va devenir Twisted Sister voit le jour en 1972. L'année suivante, les musiciens qui le composent accueillent en tant que guitariste un nouveau membre, John Segall (alias Jay Jay French). Celui-ci venait d'auditionner pour un certain Wicked Lester, un autre petit groupe new-yorkais, qui connaîtra un certain succès l'année suivante sous le nom de Kiss.
C'est à ce moment que Silver Star change de nom pour Twisted Sister. Après de multiples changements de musiciens, Jay Jay se retrouve également en charge des vocaux. En 1975, c'est Eddie Ojeda, un ami de longue date de Jay Jay, qui rejoint le groupe en tant que second guitariste et second chanteur. Le groupe est alors surtout influencé par le Glam Rock (Slade, Mott The Hoople, David Bowie, New York Dolls). C'est en 1976 qu'est engagé Daniel "Dee" Snider en tant que chanteur. Avec lui, Twisted Sister prend une direction plus heavy (AC/DC, Led Zeppelin, Alice Cooper sont alors les influences principales), tout en restant fan du mouvement Glam. Le groupe commence à pas mal tourner aux States et se fait connaître. Ce n'est qu'en 1982 que le line-up définitif voit le jour avec l'arrivée de AJ Pero à la batterie et Mark Mendoza à la basse. C'est à cette époque aussi que le groupe travaille son image avec des maquillages outranciers, rappelant les groupes de glam mais en plus moche.

Et c'est donc seulement en 1982, soit dix ans après la création du groupe, que paraît leur premier album, "Under The Blade". L'album est produit par Pete Way de UFO mais possède un son assez faiblard, défaut qui sera corrigé sur la seconde version de l'album, réédité en 1985 par Atlantic Records et qui comprend un titre en plus, "I'll Never Grow Up Now!", un morceau datant de 1979.
Cet album, intitulé "Under The Blade" (un de leurs plus vieux titres) sert donc de carte de visite aux soeurs tordues. Et malgré les apparences dues au look des musiciens, il ne fallait pas s'attendre à écouter un album de Glam. Le premier morceau, "What You Don't Know (Sure Can Hurt You)", sorte de croisement entre AC/DC et Judas Priest fin années soixante-dix/début années quatre-vingt, montre un groupe bien plus heavy que l'image qu'il donne. La voix de Dee Snider ne manque pas d'agressivité et les deux guitaristes envoient des duels de guitares sur les solos, assez typiques de la NWOBHM. L'influence AC/DC devient flagrante sur le riff qui mène "Shoot `Em Down" et dans une moindre mesure sur "Day Of The Rocker". Si bien que quand le groupe reprendra du AC/DC ("Sin City"), on ne verra pas une si grande différence. Certains riffs, plus heavy, ("Bad Boys", "Under The Blade") ne sont pas sans rappeler le Priest de "Point Of Entry" (l'album le plus américanisé des Anglais à l'époque).
Bien lourds sont des titres comme "Run For Your Life", "Day Of The Rocker" ou "Destroyer". Le groupe aime aussi le tempo un peu speed comme le prouvent "Sin After Sin" et surtout "Tear It Lose" où un invité de marque, Fast Eddie Clarke (Motörhead), vient poser un solo. Non vraiment, ces soeurs-là aiment le Metal, le vrai !
Un mot sur le morceau rajouté sur la seconde édition, "I'll Never Grow Up Now!", plus léger avec refrain hyper fédérateur (un genre de "We're Not Gonna Take It avant l'heure"), à se demander pourquoi il n'avait pas été ajouté à l'album dès sa première édition.

Si à sa sortie cet album n'a pas connu un succès foudroyant, il s'est bien rattrapé trois ans plus tard lors de sa réédition, profitant du succès du tout récent "Stay Hungry". "Under The Blade", comme presque tous les albums du groupe (du moins, tous du premier au quatrième inclus) est un incontournable du Hard Rock américain. A posséder !

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Tout l'Art du Métal
Tout l'Art du Métal
par Martin Popoff
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Magnifique !, 30 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tout l'Art du Métal (Relié)
Voilà une belle idée !

Cet ouvrage fait un tour assez complet de l'art lié au Metal, des pochettes d'album principalement mais aussi des affiches de concert, des logos des groupes, etc...
Chapitré par style (le black, le stoner, le prog, la NWOBHM, etc...), le livre nous plonge dans cet art assez injustement sous-estimé à travers les pochettes d'albums les plus représentatives du genre. Haut en couleur (le Glam Metal) ou plutôt austère en noir et blanc (le Black), macabre (le Death) ou psychédélique (le Stoner), chaque genre a ses codes. Les auteurs survolent chaque style en nous faisant un petit topo et en glissant des anecdotes et des commentaires des musiciens ou des artistes eux-mêmes à propos de leurs oeuvres.
Il y a, malheureusement, quelques lacunes. On note des grands absents tels que Andreas Marschall, créateur de nombreuses pochettes pour des groupes de Metal (Running Wild, Blind Guardian, Immolation, Obituary, In Flames...) qui n'est ici représenté que par une seule oeuvre alors qu'il aurait mérité une bonne double page à lui tout seul. D'autres sont carrément passés à la trappe comme, entre autres, Seth Siro Anton de Septicflesh dont le travail est assez conséquent maintenant (Serenity, Moonspell, Kamelot, Paradise Lost) ou Felipe Machado Franco (Iced Earth, Rhapsody) dont on ne parle pas du tout. Mais bon, les auteurs ont voulu essayer de faire un tour complet de la question, ce qui fait qu'ils sont parfois un peu restés à la surface des choses par moment et qu'ils ont oublié quelques artistes incontournables. On note aussi quelques erreurs : que fait la pochette du "In War And Pieces" de Sodom dans la partie dédiée au Black Metal ? Et il ne me semble pas que Amorphis nous ait fait un album Doom ou de Stoner à l'époque de "Karelian Isthmus"... sans oublier quelques erreurs de traduction (on a même deux articles pas traduits du tout !!!)
Ceci étant dit, cet ouvrage, premier du genre, se parcourt avec plaisir et nous fait (re)découvrir les pochettes d'album sous un autre angle, celui de l'oeuvre pour ce qu'elle est et non plus comme le simple habillage d'un disque.

Un peu cher peut-être mais une bonne idée de cadeau, car comme le dit Lemmy dans la préface : "si vous ne pouvez pas vous le payer, essayez de vous le faire offrir par un pote".


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