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orion (Vinland)
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13 - Edition Deluxe
13 - Edition Deluxe
Prix : EUR 17,65

19 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le 13 ne porte pas forcément bonheur..., 12 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : 13 - Edition Deluxe (CD)
Attention, événement !
Alors que les groupes qui revendiquent son héritage ne se comptent même plus, revoici la légende du Heavy Metal, la vraie, celle qui est à l'origine de tout : Black Sabbath !
Si vous avez un peu suivi l'histoire de ce groupe, vous savez que les tentatives de reconstituer le line-up originel ne datent pas d'hier. La dernière en date fut à l'occasion des concerts de reformation qui se soldèrent par un live en 1998 ("Reunion") et puis... plus rien. Quelques années plus tard, Tony Iommi et Geezer Butler retrouvèrent le second chanteur emblématique du groupe, Ronnie James Dio et le batteur Vinnie Appice mais n'eurent pas le droit d'utiliser le nom Black Sabbath (Ozzy s'y opposant). Un album a tout de même été publié mais sous le nom de Heaven And Hell. Cette épisode prit fin avec la mort de Ronnie James et c'est alors que les rumeurs de la reformation du line-up originel avec Bill Ward et Ozzy reprirent de plus belle... jusqu'à ce que le groupe l'annonce officiellement. Mais comme les choses ne sont jamais simples avec Black Sabbath, entre cette annonce et cet album, il s'est passé un bon laps de temps qui a vu le désistement de Bill Ward. Ou plus exactement son éviction car, d'après Ozzy, Bill ne semblait plus capable de tenir la batterie ("il devait s'aider de post-it sur sa batterie pour se rappeler où taper quand il jouait"). C'est donc Brad Wilk (ex-Rage Against The Machine) qui joue sur l'album.
Bref, ça fait donc un bon paquet d'années que certains attendaient ce retour. Maintenant, derrière l'euphorie que cela ne va pas manquer d'engendrer, il ne faut pas oublier que ce n'est pas exactement le line-up légendaire qui est de retour puisqu'il manque Bill Ward et surtout, si vous vous souvenez bien, que les deux morceaux inédits de l'époque du live "Reunion" (et donc les seuls morceaux écrits depuis la séparation de 1978) n'étaient pas ce qu'on peut appeler des morceaux d'anthologie. C'est donc en tant que fan de la formation des années 70, certes, mais avec aussi un certain scepticisme que j'abordais ce nouvel album.
C'est comme ça, quand des légendes telles que Black Sabbath se reforment, l'attente est énorme. Cela aboutit parfois à de belles réussites, saluées par la critique (comme le "Perfect Strangers" de Deep Purple) parfois à des ploufs retentissants comme le "Done With Mirrors" de Aerosmith (heureusement bien rattrapé par ses successeurs). Black Sabbath peut-il encore surprendre ? Black Sabbath peut-il rallumer une flamme éteinte depuis des années ? Black Sabbath peut-il encore créer des morceaux aussi monstrueux que "War Pigs", "Paranoid" ou "Sweet Leaf" ?

Black Sabbath est donc de retour et on dirait, dès les premières mesures, que le groupe cherche à nous rappeler qu'il fut l'auteur de grands morceaux et le fait de manière peu subtile. Le début de "End Of The Beginning" a une forte ressemblance avec "Black Sabbath" (le morceau). Le clin d'oeil est évident et le morceau est correct dans son ensemble mais est-ce que ça ne sentirait pas déjà le manque d'inspiration ? De plus, le premier solo de ce morceau ne fait pas du tout Sabbatien. Sur le second, oui, on retrouve bien la patte de Iommi. Bref, un premier titre qui ne déchaîne pas l'euphorie, loin de là. De même, un peu plus loin, "Zeitgeist" nous refait le coup de "Planet Caravan". En moins bien forcément. Je veux dire par là que, au niveau de la comparaison plus ou moins voulue par le groupe, ce n'est pas à l'avantage de ces deux nouveaux morceaux.
"God Is Dead", le titre que tout le monde connaît déjà, manque singulièrement de magie même s'il est, lui aussi, correct dans son ensemble. Mais il est bien trop long. Deux minutes de moins l'auraient sans doute rendu plus attractif. Et ce côté répétitif, on le rencontre souvent dans cet album. Faire durer les morceaux au-delà du raisonnable, n'est-ce pas aussi symptomatique d'un manque d'inspiration ?
On continue avec "The Loner" qui fait plus penser à du Ozzy en solo qu'à du Sabbath. Pas un mauvais morceau en soi mais on garde cette impression que l'album ne décolle pas.
En revanche, "Age Of Reason" sonne bien comme du Sabbath mais, n'en déplaise à Ozzy, à du Black Sabbath époque Dio (et donc Heaven And Hell). D'une certaine manière, c'est logique. Le travail le plus récent de Iommi et Butler, c'est "The Devil You Know". Le riff est bien lourd et assez entraînant et le solo de guitare de ce morceau est monstrueux, on y retrouve le grand Tony Iommi. "Live Forever" est aussi dans cette optique. On aurait bien vu Dio chanter ces deux morceaux. A ce propos, si Ronnie James avait encore énormément de ressources vocales à l'époque de l'enregistrement de "The Devil You Know", on n'en dira pas autant de Ozzy. Il ne peut plus faire grand chose avec sa voix et cela ajoute, je pense, une certaine monotonie à l'ensemble. Et c'est bien là que le bât blesse. Sur les longs morceaux, autant le Sabbath des années 70 savait faire varier les plaisirs, autant ici on se retrouve avec quelques titres trop répétitifs ("God Is Dead", "Damaged Soul", "Dear Father"). Ca rend certains passages assez soporifiques. Et donc, si l'ensemble s'écoute (mais peut-on écrire de mauvais morceaux avec une telle expérience ?), on est forcément déçu. Déçu car il ne faut pas oublier que cet album est le fruit d'un travail d'au moins deux ans de composition. Tout ça pour ça, aurait-on envie de conclure...
J'ai aussi un autre regret : "13" a un son trop moderne, trop actuel, trop dépersonnalisé. J'aurais préféré quelque chose de plus vintage, plus "retour aux sources". Après tout, c'est la mode en ce moment. Certains groupes arrivent aujourd'hui à rendre parfaitement cette atmosphère seventies (je pense à Spiritual Beggars ou Witchcraft entre autres), c'est dommage que le Sabbath de 2013 n'ait pas voulu (osé ?) jouer cette carte.
La fin de l'album, avec sa pluie et ses cloches, nous renvoie évidemment de nouveau au premier album qui commençait de la sorte. La boucle est bouclée semble vouloir nous dire cette outro. Mais bouclée sur quoi ?

Alors, le grand retour espéré ? Pas vraiment. Mais je ne suis pas surpris car finalement, je n'attendais pas grand chose de cet album. Black Sabbath est un très grand groupe, une légende et ce 13 ne lui rend pas justice. Inutile de comparer ce disque avec la prestigieuse période qu'il cherche à nous rappeler. Même "Technical Ecstasy" et "Never Say Die" m'apparaissent plus intéressants car ils contenaient tous les deux quelques morceaux d'anthologie. "13" n'en comprend aucun me semble-t-il. Plus grave, si l'on compare cet album avec ceux des jeunes groupes qui revendiquent l'héritage Black Sabbath à l'heure actuelle, il ne fait pas le poids non plus.
Il faut se rendre à l'évidence, Black Sabbath appartient au passé. Nous serons évidemment toujours heureux de les voir en concert nous jouer les hymnes immortels que sont devenus "War Pigs", "Black Sabbath", "Paranoid" et autre "Iron Man"... et nous prendrons notre mal en patience quand ils joueront "God Is Dead" ou un autre titre de cet album. D'ailleurs, seront-ils nombreux, les fans du groupe, à réclamer ces nouveaux morceaux lors des prochains concerts du Sab' ? On peut se poser la question...
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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 20, 2013 9:32 AM MEST


Breaker
Breaker
Prix : EUR 18,83

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La légende est en marche., 8 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Breaker (CD)
Sans doute moins sous les spotlights que ses successeurs, les terribles "Restless And Wild" et "Balls To The Wall", le troisième album d'Accept, "Breaker", mérite tout de même que l'on s'attarde sur son cas. Selon Udo Dirkschneider lui-même (chanteur hurleur du groupe, faut-il le rappeler ?), il s'agit de l'un des meilleurs albums d'Accept.

Bien sûr, tout le monde n'a certainement pas les mêmes goûts que monsieur Dirkschneider et chacun trouvera dans la discographie de la machine à riffs teutonne les albums qu'il préfère. Mais ce qui est certain, c'est que "Breaker" est le disque qui a propulsé les Allemands parmi l'élite.
Avec l'album précédent, "I'm A Rebel", Accept avait, sous la pression de leur label, fait un peu trop de concessions et l'album sonnait trop commercial au goût de nos Allemands. Et comme le succès promis n'est en plus pas venu, il fut décidé de moins écouter les labels et de faire dorénavant ce qu'ils avaient envie de faire. Au passage, une chanson du nouvel album fut dédiée aux maisons de disques, la sulfureuse "Son Of A Bitch" au titre très évocateur dont on reparle un peu plus bas.

Pour l'enregistrement de "Breaker", et pour la première fois, le groupe fait appel à Michael Wagener. Celui-ci fut l'un des premiers guitaristes du groupe allemand, au début des années 70, avant de faire la carrière de producteur que l'on connaît. Il retravaillera avec Accept pour son célèbre "Balls To The Wall".
L'album démarre de manière tonitruante avec "Starlight" qui donne la direction de l'album. Oui, avec "Breaker", Accept a décidé de passer à la vitesse supérieure. Si les deux albums précédents comportaient quelques bons titres, "Breaker" ne comporte presque que ça. Le titre éponyme qui suit enfonce le clou, un morceau bien speed emmené par une batterie le plus souvent en double pédale.
Parmi les meilleurs morceaux de cet album, on peut citer évidemment le fameux "Son Of A Bitch". Cette chanson, désormais un grand classique du groupe, fut évidemment censurée dans les pays Anglo-Saxons principalement et le refrain où le groupe scande "Son Of A Bitch" fut remplacé par "Born To Be Whipped". Les collectionneurs pourront s'amuser à chercher les deux versions du titre.
Outre ce morceau, on trouve aussi sur cet album le non moins grand classique "Burning". Cette chanson est enregistrée en faux-live pour lui donner encore plus d'impact. On sent tout de suite que le groupe est devenu bien plus mordant que par le passé. Il manque encore sur les refrains les gros choeurs qui ont fait la réputation du groupe sur les albums suivants mais on les sent venir sur deux morceaux, l'acédécien "Midnight Highway" et l'incontournable "Son Of A Bitch". Ces deux titres, comme "I'm A Rebel" ou "Save Us" de l'album précédent, sont un peu précurseurs du style à venir.
"Midnight Highway" et "Run If You Can" montrent, eux, que le Wolf Hoffmann sait y faire en matière de riffs qui scotchent. Ces deux morceaux sont les plus immédiats de l'album, où Heavy Metal et mélodies font bon ménage.
Autre particularité de cet album : le bassiste Peter Baltes chante en lead vocals la ballade "Breakin' Up Again". Il avait déjà chanté quelques titres sur les deux albums précédents mais c'est ici sa dernière apparition en tant que chanteur avant longtemps (on l'entendra de nouveau sur l'album "Predator", en 1995).
Et des ballades sur cet album, il y en a deux. Oui, sur dix titres, Accept balance tout de même deux ballades, ce qui peut paraître énorme pour un album de Heavy. Le petit côté Scorpions peut-être, l'autre célébrité germanique de l'époque en matière de Hard Rock. Il faut dire que, si "Breakin' Up Again" est vraiment très cool, teintée seventies (elle rappelle d'ailleurs les premières ballades du groupe telles que "Seawinds" ou "The King"), "Can't Stand The Night", la seconde ballade chantée par Udo, arrache plutôt bien. Je ne suis pas sûr qu'elle fut beaucoup passée dans les boums de l'époque lors du quart d'heure des slows.
Reste "Feelings" et "Down And Out", deux titres sympathiques mais pas inoubliables... D'ailleurs, le groupe les a peut-être oubliés.

A la suite de cet album, le groupe embarquera en première partie de la tournée de Judas Priest. Pour l'anecdote, Accept fera cette tournée sans aucun soutien de son label qui n'était pas d'accord (ça paraît quand même incroyable) et paiera tout de sa poche. Le prix à payer pour entrer chez les grands ? En tout cas, de l'aveu même des membres du groupe, cette tournée a joué un rôle important dans la carrière du groupe et quelque part, a influencé Accept qui a ajouté une touche Judas Priest à sa musique sur l'album suivant, "Restless and Wild".
"Breaker" augurait du meilleur pour la suite... et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on n'a pas été déçu.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal" dans la rubrique "back to the past".


Steelhammer ltd edition
Steelhammer ltd edition
Prix : EUR 22,17

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Il tourne, il tourne en rond..., 5 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Steelhammer ltd edition (CD)
"Steelhammer" est le nouvel album d'U.D.O., le quatorzième. Ce qui commence à faire une sacrée belle carrière, surtout qu'on peut tout de même ajouter les albums qu'il a enregistrés avec Accept. Tout ça pour dire que U.D.O., on connaît... du moins, ceux qui s'intéressent au Heavy. Un album d'U.D.O. ne s'adresse pas aux fans de Néo, de Gothique, de Dark, de Symphonique, de Thrash, de Death ou de Hardcore. Non. Un album d'U.D.O., c'est du Heavy Metal pur et dur, du vrai.
Udo Dirkschneider se pose comme l'un des derniers défenseurs d'un Heavy Metal traditionnel.

Alors à quoi s'attendre ? Non, question idiote, on a tous déjà la réponse. Dirkschneider aussi, du reste :
"Ce qui est bien c'est qu'après quatorze albums avec U.D.O. et dix avec Accept, je ne me dis pas : oh, il faut que je sois vraiment heavy sur ce disque. On n'écrit pas du blues ou du boogie, on fait du Metal mais on est ouvert à tout. Si une chanson doit comporter du triangle ou de la flûte, il y en aura."
Bref, ça lui vient tout naturellement, il n'a pas besoin de se forcer. Très bien. C'est par contre un peu le problème du monsieur : l'auto-pilotage.
Ca partait pourtant bien avec le titre éponyme et "Metal Machine", un morceau très Acceptien. Bon, rien de nouveau sous le treillis bien sûr mais du morceau assez efficace qui atteint son but. Après, hélas, on tombe vite dans du déjà entendu. Et ce n'est pas parce que le monsieur chante un titre entier en espagnol ("Basta Ya") que ça change grand chose à l'affaire. Sur "Steelhammer", Udo fait du Udo.
Stefan Kaufmann, le complice de toujours, ainsi que Igor Gianola (dans U.D.O. depuis 1999 quand même) ne sont plus aux guitares. Est-ce que cela change quelque chose ? Fondamentalement, non. Le plus ancien membre du groupe (avec Udo lui-même, bien sûr) est le bassiste Fitty Wienhold avec qui Udo a écrit entièrement ce nouvel album. Est-ce que cela change quelque chose ? Non plus.
Pour reprendre les paroles d'Udo lui-même : "On trouve sur ce nouvel album du titre rapide ("Basta Ya", "Death Ride", "Stay True"), une vraie ballade ("Heavy Rain") et quelques titres up-tempo ("Time Keeper", "King Of Mean", "Metal Machine", "Steelhammer")". Ca, c'est pour la description objective. C'est vrai, on trouve tout ça. Comme sur chaque album d'U.D.O. Ceci dit (et là, c'est purement subjectif), la ballade est à la limite du supportable (mais heureusement très courte).
En cherchant bien, on peut trouver ça et là quelques innovations. Les synthés un peu électro de "Devil's Bite" par exemple. En fin de compte, la question que l'on peut se poser est : est-ce que les fans d'U.D.O. ont envie d'entendre autre chose de toute manière ? Car, quand Herr Udo veut innover, ça donne "Book Of Faith", le dernier titre, un morceau dont on ne sait pas trop bien où il va, bizarrement fichu, avec pas mal d'orchestrations sur la fin.

"Steelhammer" n'est pas un mauvais album. Deux ou trois morceaux méritent de figurer dans les setlists du groupe. Comme d'habitude pourrait-on ajouter...
Mais même si, depuis un moment déjà, ses albums ne sont pas franchement indispensables, Udo Dirkschneider reste une légende du Metal. Allez le voir en concert, pour vous manger une bonne dose de Heavy Metal et l'entendre chanter quelques hymnes d'Accept. C'est toujours un vrai plaisir.
12 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 8, 2013 9:44 AM MEST


All Hell Breaks Loose [Edition limitée]
All Hell Breaks Loose [Edition limitée]
Prix : EUR 14,43

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Résurrection de Thin Lizzy ?, 29 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : All Hell Breaks Loose [Edition limitée] (CD)
Black Star Riders est un nouveau groupe... mais pas tout à fait en fait. Black Star Riders est en quelque sorte l'héritier direct du grand Thin Lizzy. On y retrouve une partie de l'équipe qui tournait ces dernières années sous le nom de Thin Lizzy, le guitariste Scott Gorham en tête et le seul qui fit vraiment partie de ce groupe légendaire avant la disparition de son chanteur et bassiste, Phil Lynott.
Autour de lui, on retrouve le bassiste Marco Mendoza, le guitariste Damon Johnson et Ricky Warwick, l'ex-leader de The Almighty et celui à qui revenait la lourde tâche de succéder à Phil Lynott au niveau du chant. En revanche, Darren Wharton (claviers) et Brian Downey (batterie), les deux autres ex-Thin Lizzy n'ont pas pris part à cette nouvelle aventure. Ce dernier est remplacé sur cet album par Jimmy De Grasso (ex-Megadeth, Y&T, Alice Cooper, Ozzy Osbourne).

Pourquoi ce changement de nom alors ? Il faut bien reconnaître que le nom de Thin Lizzy est un héritage assez lourd à porter et qu'il est totalement associé à celui de Phil Lynott. Refaire un album de Thin Lizzy sans lui serait comme faire un album de Whitesnake sans Coverdale ou un album de Motörhead sans Lemmy. Assez inimaginable. Donc, les musiciens, pour se démarquer du groupe de Phil et aussi pour ne pas froisser une cohorte de fans, ont opté pour Black Star Riders.

Bien sûr, Black Star Riders ou pas, il va être difficile de ne pas faire de comparaison avec Thin Lizzy. Déjà parce que musicalement, ça ressemble effectivement très fort à du Thin Lizzy, et même quelquefois un peu trop ("Bound For Glory" et "Kissin' The Ground" reprennent quasiment des riffs que tous les amateurs du groupe irlandais reconnaîtront). Ensuite, le chant. Est-ce que Ricky Warwick chante comme Phil Lynott ? On serait tenté de dire presque. Quelques intonations font illusion mais il ne possède pas cette voix (inimitable ?) chaleureuse et puissante. Ceux qui ont connu The Almighty reconnaîtront aisément son timbre de voix même si Warwick, de son aveu même, s'est totalement fondu dans la peau de Phil et s'est imprégné de son style de chant, durant ces quelques années à reprendre ses titres. Bizarrement, sa voix me fait penser aussi par moments à celle de Gary Moore ("Before The War"). On reste donc dans la thématique...
Mais au delà de ces considérations et de toutes les comparaisons que l'on va inévitablement faire, "All Hell Breaks Loose" est une réussite. Scott Gorham et ses camarades ont réussi à ne pas dénaturer l'esprit du combo irlandais ("Bound For Glory", "Someday Salvation", "Kissin' The Ground" ou "Hey Judas" ont tout des titres du Lizzy des années 70) et la majorité des compositions tient tout à fait la route. Un petit rappel des racines irlandaises du combo n'est pas oublié (l'intro du très réussi "Kingdom Of The Lost").
Si l'on cherche maintenant du côté des différences et non des ressemblances, on notera la voix de Warwick donc mais aussi tout simplement la composition des morceaux. On ne retrouve pas notamment le jeu de basse typique du groupe ce qui est assez normal dans la mesure où c'est Phil Lynott qui composait principalement. Ici, les guitares sont bien plus en avant, la basse étant reléguée à son rôle classique d'accompagnement.
Bien sûr, tous les morceaux ne sont pas inoubliables, quelques titres me paraissent un peu plus faibles comme "Hoodoo Voodoo" ou "Blues Ain't So Bad" mais, si l'on s'en tient toujours aux comparaisons, il me semble bien que Thin Lizzy non plus ne proposait pas, en studio du moins, des albums exempts de tout reproche. Il ne faudrait pas que le statut culte du groupe nous le fasse oublier.

Voilà donc un album qui va sans doute faire plaisir à ceux qui espéraient depuis très longtemps déjà un nouvel album de Thin Lizzy (le dernier album studio en date, c'était il y a tout juste trente ans !). Sans copier totalement Thin Lizzy, "All Hell Breaks Loose" est complètement dans l'esprit. Un bon gros Hard Rock assez groovy et plaisant à écouter. C'est tout ce qu'on lui demande, finalement... Maintenant, le groupe tournera-t-il sous ce nom en reprenant massivement du Thin Lizzy ou intègrera-t-il quelques unes de ces nouvelles compos au répertoire de Lizzy ? On verra...
14 / 20

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Earth Blues
Earth Blues
Prix : EUR 14,81

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rétro ? Oui... mais tellement bien fichu !, 22 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Earth Blues (CD)
Ah Spiritual Beggars ! Près de vingt années maintenant passées à défendre le bon gros Hard Rock bien teinté seventies et rattrapé aujourd'hui par la mode qui consiste à se la jouer vintage. On ne pourra donc pas reprocher aux Suédois de courir après le succès en jouant les opportunistes tant ce style musical qui revient à la mode maintenant a toujours été leur créneau.

Toutefois, si avec "Earth Blues", Spiritual Beggars reste toujours tourné vers le passé, il s'y inscrit encore plus profondément qu'avant car cet album est seventies dans sa moindre note.
Les synthés de Per Wiberg créent une grande partie de cette atmosphère. Tantôt orgue à la manière d'un Jon Lord, tantôt piano frénétique, il excelle dans tous les registres et se permet aussi quelques excentricités rarement entendues chez Spiritual ("One Man's Curse").
A ces synthés d'un autre temps s'ajoute la guitare de Michael Amott. Elle aussi possède un son agréablement rétro mais qui reste bien gras quand même. Un Michael, aussi guitariste d'Arch Enemy est-il besoin de le rappeler, qui laisse libre cours à un jeu plein de feeling ("Sweet Magic Pain", "Dreamer", "Freedom Song", "Legends Collapse") et, on le sent, qui s'éclate totalement. Si Arch Enemy est son exutoire, Spiritual Beggars est son échappatoire, sa récréation.
A la rythmique, Ludwig Witt (batterie) et Sharlee D'Angelo (basse) créent un groove irrésistible ("Wise As A Serpent", "Hello Sorrow"...). Difficile de ne pas marquer le rythme avec la tête ou les pieds en écoutant les morceaux de cet album.
Quant au chant, depuis l'album précédent, l'excellent Return To Zero, c'est Apollo Papathanasio (ex-Firewind) qui officie au micro. Et même si ce choix paraissait étonnant au premier abord, il s'avère que le chanteur grec tient parfaitement son rôle et se fond tout à fait dans le décor enfumé des mendiants spirituels. Il est même totalement bluffant par moments.

C'est bien simple, à l'écoute de cet album, on est littéralement transporté quarante ans en arrière. Le talent de ce groupe est de nous pondre des morceaux qui semblent nous venir tout droit de cette décennie. Quand on écoute "Wise As A Serpent" ou "Ead End Town", on se demande de quel groupe c'est la reprise.
Evidemment, les influences des Suédois transpirent un peu partout. En tout premier lieu, c'est au Rainbow première période (ère Dio) que l'on pense en écoutant "Kingmaker", "Legends Collapse" ou "Turn The Tide". L'échange de solos gratte / synthé de "Kingmaker" nous rappelle la grande époque du pourpre profond. Une pincée de Black Sabbath traîne bien sûr ça et là, une autre d'Uriah Heep et l'esprit de Jimi Hendrix flotte sur le "Road To Madness". "Earth Blues" est un concentré de tout ce qu'il s'est fait de meilleur dans le Rock burné d'il y a une quarantaine d'années. Donc oui, Spiritual Beggars est sous influences. On les entend, on les retrouve, on les énumère... mais le talent est là. Ces cinq musiciens sont des passionnés et on se laisse transporter. C'est bien là l'essentiel, non ?

Avec ce "Earth Blues", la bande à Amott vient de montrer à tous les combos qui sortent de terre en ce moment en nous la jouant rétro qui est le patron du revival seventies.
Du grand, du très grand Spiritual Beggars. Point barre.
18 / 20

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Battle Beast [Edition limitée]
Battle Beast [Edition limitée]
Proposé par zoreno-france
Prix : EUR 15,87

9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 The Battle rages on !, 21 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Battle Beast [Edition limitée] (CD)
Autant la première fois que je vous ai parlé de Battle Beast, ça n'a pas dû intéresser grand monde, autant je pense que cette fois-ci, la sortie de l'album est attendue. La raison en est une série de concerts en première partie de Nightwish l'année dernière qui a éveillé l'attention de pas mal de monde au sujet de ce jeune combo finlandais quasiment inconnu alors.

Un second album est un cap toujours un peu difficile, surtout quand un groupe perd l'un de ses membres les plus importants, à savoir pour le cas présent, sa chanteuse. Non pas que Nitte Valo était irremplaçable mais je pense que, pour beaucoup de personnes qui ont découvert ce groupe en première partie de Nightwish, elle avait su montrer un certain charisme et une voix qui en avait scotché plus d'un. Le fait qu'elle ne soit plus là pouvait légitimement déclencher quelques inquiétudes. Surtout que, moi le premier, je dois l'avouer, je n'ai pas été franchement convaincu par les quelques titres live que j'avais pu voir sur le net, interprétés par la nouvelle recrue, Noora Louhimo. Bref, ça sentait le truc mal engagé.
Sauf que je me suis planté. Noora, elle assure ! Elle assure même grave comme disent les djeuns ! Son chant est hyper énergique, elle n'a rien à envier à Nitte, les deux performances étant assez proches finalement. Noora a la niaque et elle sait montrer les dents !
Et pour ce qui est des compositions, pas d'inquiétude à avoir non plus car Nitte n'avait rien composé sur "Steel". Toutes les compos étaient signées par Anton Kabanen, le guitariste et chanteur. Et c'est encore le cas sur ce nouvel album. Alors, rassurés ?

Oui, ce second album reprend complètement la recette du premier. Vous aviez aimé les refrains catchy, les influences Metal 80 complètement assumées, les sonorités de synthé parfois kitch mais diablement efficaces ? Eh bien tout est là. Mais en mieux.
Déjà, la production semble meilleure. Normal, Nuclear Blast est passé par là et, si le label allemand s'est contenté de distribuer le premier album déjà enregistré, ici, il a donné plus de moyens au groupe, qui a su en profiter.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça démarre très fort avec "Let It Roar" et "Out Of Control", le doublé de ce début d'album. Deux titres énergiques qui vous donnent la patate pour la journée. On note déjà que le synthé a pris un peu plus de place par rapport à l'album précédent. "Out On The Streets", le titre suivant, se montre un peu plus mélodique mais le résultat est le même, son refrain vous rentre dans le crâne très rapidement.
On retrouve bien sûr les influences qui proviennent des groupes de Metal des années 80. En tout premier, Accept ("Over The Top", "Rain Man") pour les riffs et aussi, comme sur l'album précédent, pour les refrains chantés parfois par Anton ("Let It Roar", "Raven", "Rain Man") tant son chant a quelques similitudes avec celui d'Udo Dirkschneider. En second, Manowar (évident sur "Kingdom"), les deux groupes semblent définitivement être les deux influences majeures du combo finlandais ou du moins de son compositeur principal, Anton Kabanen. S'ajoute à ce côté purement heavy un aspect bien mélodique provenant de l'utilisation des synthés que l'on peut rapprocher de celle qu'en faisaient des groupes comme Bon Jovi ("Into The Heart Of Danger").
En fait, Battle Beast a réussi la synthèse d'un Heavy Metal bien pêchu avec une bonne dose de sons easy-listening proches du Hard FM, un peu à la manière de ce qu'avait réussi Pretty Maids sur ses deux premiers albums. Battle Beast a l'art de créer des titres percutants avec des refrains bien fédérateurs et d'une efficacité maximale.
En plus, pas de ballade inutile cette fois-ci. Mieux, avec "Raven" et "Fight, Kill and Die" (un titre inspiré par Manowar, forcément), le groupe fait preuve d'une belle agressivité. Sur ce dernier titre, avec la double pédale tout du long, le chant aigu et les guitares acérées, on dirait du Judas Priest très énervé.
Mais Battle Beast montre déjà qu'il n'est pas un groupe figé. Le synthé, qui a donc vu son rôle s'accroître, se la joue électro par moment ("Neuromancer", "Machine Revolution"), amenant une touche de modernité. Que les puristes heavy-metalleux se rassurent ! Oui, le synthé a pris plus de place mais les guitares n'ont pas été mises au rancart pour autant. On a droit a de beaux solos et du riff percutant tout au long de cet album. Parmi les quelques nouveautés, on citera également l'instrumental "Golden Age" qui, avec ses consonances celtiques, fait penser à du Gary Moore, notamment au titre "Blood Of Emeralds" dont il reprend quasiment le thème musical. Tout cela nous donne au final un album plus varié que le premier effort, qui était déjà très réussi.

Battle Beast confirme tout le bien que l'on pensait d'eux après leur premier album. Mieux, je pense qu'ils enfoncent le clou un peu plus profondément. "Battle Beast" devrait être l'album de la consécration pour les Finlandais. En tout cas, ils semblent partis pour aller loin.
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Resilience
Resilience
Prix : EUR 17,53

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 A découvrir !, 18 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Resilience (CD)
Trophallaxy nous vient de Suisse. Leur créneau ? Le Power Metal Symphonique avec chanteuse. "Resilience" est le second album du groupe qui arrive trois ans après un "Downfall" qui avait déjà retenu l'attention.

Alors évidemment, rien qu'en lisant l'énoncé qui précède, vous pouvez vous dire "encore un !" Vous n'aurez pas forcément tort et je suis le premier à dire que ce créneau qui fut porteur souffre maintenant d'un trop plein de groupes qui proposent peu ou prou la même chose, et la qualité devient denrée rare. C'est pourquoi je tiens à vous parler de Trophallaxy. Car ce groupe se démarque des autres par un talent de composition évident et une certaine originalité, qui fait bien souvent défaut chez les concurrents, il faut bien le dire.
L' originalité, la voici : la chanteuse Joelle Graz est aussi violoncelliste. Un instrument qui se fait entendre de temps en temps et qui apporte un petit plus non négligeable. Cela nous permet d'apprécier, sur certains morceaux, des alternances de solos de guitares, de synthé et de violoncelle. Ca nous donne même parfois un petit côté Apocalyptica ("Scar Me To Death", "Nothing", l'instrumental "Deathless Time"). Il est même presque dommage de ne pas l'entendre un peu plus.
Seconde originalité : le groupe n'hésite pas à ajouter à son Metal Symphonique d'autres influences provenant du Death Metal sur le chant (assuré par le claviériste Jonathan Pellet) et certaines parties qui blastent particulièrement. Pas de mièvrerie à attendre de la part de Trophallaxy. Leur musique dépote. On y trouve un savant mélange de douceur amenée par la voix de Joelle, le clavier et le violoncelle et cette agressivité véhiculée par les growls et les rythmiques qui bétonnent ("The Devil's Score" ou "The Condemnation", un titre qui me rappelle un peu le groupe néerlandais Orphanage.)
Le chant de Joelle est plutôt lyrique et il passe très bien. Elle n'essaye pas d'en faire trop (c'est à dire qu'elle ne force pas sur sa voix) comme certaines chanteuses du style dont je tairai le nom. Son chant semble naturel tout au long de l'album. Du coup, associé à un tempo assez rapide, on pense parfois aux premiers albums de Nightwish ("Ode To Seasons", "Hellvetia"). Une influence parmi d'autres mais parfaitement bien digérée par les Suisses.

Resilience est un bon album qui devrait attirer l'attention des fans du genre et permettre, je l'espère pour eux, que le nom de Trophallaxy commence à circuler dans la sphère Metal. Ce ne serait que justice.
15 / 20

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Kingdom of Conspiracy
Kingdom of Conspiracy
Prix : EUR 17,17

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sauvage !, 18 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kingdom of Conspiracy (CD)
Voilà le nouvel album d'Immolation. C'est donc la grosse baffe assurée car Immolation fait rarement le déplacement pour rien. Si vous êtes familier du groupe, vous savez à quoi vous attendre. Les vocaux gutturaux à souhait de Ross Dolan, les riffs tourmentés et dissonants de Robert Vigna et Bill Taylor et une rythmique qui écrase tout sur son passage. Eh bien, pas de (mauvaise) surprise avec ce Kingdom Of Conspiracy, si vous êtes venus chercher tout cela, vous allez en avoir pour votre argent. Immolation ne joue pas simplement du Death Metal, Immolation EST le Death Metal. Cet album est une tuerie. Voilà. Chronique terminée.

Franchement, est-il besoin d'en dire plus ? Je parle d'Immolation, là. Immolation... allo, quoi ?
Allez, pour ceux qui ne connaissent pas encore très bien ce groupe, je reprends tout depuis le début.
Immolation fait partie des pionniers du mouvement Death Metal né aux Etats-Unis. Le groupe est formé en 1986 mais ce n'est qu'en 1991 qu'ils sortent leur premier album, "Dawn of Possession". Culte. Il a fallu attendre cinq ans pour voir apparaître le second album du groupe, "Here In After". Puis trois ans encore pour le colossal "Failures For Gods". Re-culte. Depuis, le groupe a enchaîné les albums sans jamais décevoir jusqu'au petit dernier, "Majesty And Decay", paru en 2010, premier album pour son nouveau label, Nuclear Blast.
Voici donc le neuvième assaut du groupe américain, et second chez "Nuke", Kingdom Of Conspiracy. Et comme pour "Majesty And Decay", on commence par une production énorme, celle du duo Zach Ohren et Paul Orofino. Une production qui colle admirablement bien à la musique surpuissante du combo.
Dès le titre éponyme qui ouvre l'album, la voix puissante et profonde de Dolan appuie là où ça fait mal. La paire Vigna - Taylor construit un mur rythmique infranchissable et Steve Shalaty tabasse ses fûts comme un malade. C'est une vraie boucherie, on en prend plein la gu****.
"Bound To Order", "Keep The Silence" ou "God Complex" qui suivent sont autant de tueries qu'il va faire bon se réécouter encore et encore. Le groupe y déroule son Death Metal sombre, maîtrisé à la perfection.
S'il est difficile d'extraire un morceau plus qu'un autre de ce monument, j'avoue avoir un faible pour "The Great Sleep", plus lourd et à l'atmosphère encore plus oppressante (et seul morceau dépassant les cinq minutes) mais toujours d'une puissance phénoménale. Comme je le disais un peu plus haut, difficile d'être déçu avec Immolation et devant un tel pavé, on ne peut que s'incliner.
"Kingdom Of Conspiracy", c'est quarante minutes de bonheur pour les masochistes dans mon genre, qui aiment se prendre l'équivalent d'un parpaing en pleine tronche à chaque morceau.

Vous voyez ? Finalement, le premier paragraphe suffisait...
Après le dernier Suffocation, voici le nouvel album d'Immolation pour nous rappeler que le Death Metal américain des vétérans n'a pas encore dit son dernier mot.
Achat indispensable pour tous les amateurs de Death Metal qui déchire.
17 / 20

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Okkult ltd edition
Okkult ltd edition
Prix : EUR 15,79

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Enfin ! Du Atrocity qui arrache !, 9 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Okkult ltd edition (CD)
Atrocity est un groupe difficile à suivre. Death Metal à ses débuts, Gothique, reprises pop, trucs chelous... le groupe a suivi pas mal de pistes avec pas toujours une très grande réussite.
Pas mal en retrait depuis 2004 et la sortie d'"Atlantis" puisque la plupart des membres du groupe se sont consacrés au projet de Liv Kristine, Leaves Eyes (son hurleur de mari et leader d'Atrocity, Alexander Krull, en tête). Le groupe, pendant cette période, n'a sorti qu'un seul album, "After The Storm" (2010) encore très différent du reste puisque très orienté folk et assez peu metal finalement. Encore une surprise de taille pour les fans du groupe. Mais d'ailleurs, existe-t-il de vrais fans d'Atrocity, qui ont réussi à suivre le groupe dans tous ses délires depuis ses débuts ? Je me le demande...

Le dernier album de Leaves Eyes a très peu laissé de place à Alex (on l'entend sur un seul titre) et cela lui a peut-être donné envie de ressusciter le côté le plus sauvage d'Atrocity. Oui, ce nouvel album d'Atrocity (avec sa pochette bien moche mais Atrocity a rarement fait preuve de bon goût) est un retour au Death Metal. Mais attention, comme Atrocity ne propose jamais deux fois le même album (sauf pour le coup des reprises pop des années 80 et là, il n'aurait pas dû), son Death est aujourd'hui très symphonique, plus qu'il ne l'a jamais été.
Du Death symphonique. Il n'en fallait pas plus pour que je jette une oreille curieuse sur ce nouvel album des Allemands.

Et pour ce qui est de l'orchestration, il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Le premier morceau, "Pandaemonium" s'ouvre sur un longue intro orchestrale avec même quelques choeurs féminins. Mais quand le morceau commence vraiment, on s'aperçoit vite que le groupe est revenu à du brut de décoffrage. Une rythmique Death bien méchante se greffe sur les orchestrations et les chaeurs. Le son des grattes est bien gras. Ce premier titre est un grand moment et même une belle surprise. Le groupe reprend où il s'était arrêté avec le sympathique "Atlantis". Mais en carrément plus brutal. D'ailleurs, contrairement à "Atlantis", aucune trace du chant clair de la part de Alex Krull sur cet album, les allergiques peuvent être rassurés.
"Death By Metal", le second morceau, met les orchestrations de côté. C'est rapide, c'est violent, c'est du Atrocity comme on ne l'avait pas entendu depuis... quand déjà ? La structure du morceau fait penser à du Black Metal, seule la voix de Krull reste ancrée dans le Death.
Les grosses orchestrations sont de retour sur "March Of The Undying" mais comme pour "Pandaemonium", le titre reste bien méchant. Atrocity a en fait disséminé les morceaux les plus symphoniques tout au long de son album. Les autres morceaux conçus dans le même esprit, avec orchestrations et choeurs imposants sont, outre ces deux titres, "Necromancy Divine" et "La Voisine" qui, malgré son titre, n'est pas chanté en français. Ces orchestrations, on les doit au Lingua Mortis Orchestra conduit par Victor Smolski, que les fans de Rage connaissent bien. Donc, de ce côté-là, c'est du solide.
"Haunted By Demons", "Murder Blood Assassination" ou "Beyond Perpetual Ice" sont de facture plus classiques avec bien moins d'orchestrations. Le rythme est moins death également.
Mais comme à son habitude, Atrocity aime brouiller les pistes. "Satans Braut", avec son rythme martial et son chant en allemand sur fond d'orchestrations un brin orientales, nous renvoie au style des reprises pop dancefloor que le groupe avait faites (on pense à "Der Mussolini" en tête). Le morceau suivant, "Todesstimmen", un instrumental symphonico-tribal, est encore plus déroutant. Sur ce milieu d'album, le groupe explore de nombreuses pistes. Et les surprises ne sont pas terminées avec "Masaya", qui signe un retour sur du brutal avec un titre très orienté Black Metal (on pense un peu à du Cradle Of Filth mais sans le chant criard de Dani Filth). Enfin, "When Empires Fall To Dust" fait très gothique avec son riff mélodique répétitif et ses choeurs énormes.

On a l'impression à l'écoute de cet album que groupe a, pour une fois, réussi la symbiose de ses différentes influences sans en faire trop.
"Okkult" compile donc quasiment tout ce que Atrocity a touché sur ses albums précédents (exception faite du passage folk de "After The Storm") et il est certainement le meilleur album du groupe depuis bien longtemps. Depuis toujours ? Pour moi oui, mais ceci est tellement subjectif...
En tout cas, c'est une bonne nouvelle puisque ce "Okkult" serait le premier volet d'une trilogie. A suivre donc, avec grand intérêt.
15 / 20

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Doomsday For The Deceiver
Doomsday For The Deceiver
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 16,24

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Travail d'orfèvre., 6 mai 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Doomsday For The Deceiver (CD)
En matière de Thrash Metal made in US de la grande époque (comprendre la fin des années 80), il n'y a pas que la côte Est (Anthrax, Nuclear Assault, Overkill) et la côte Ouest (Metallica, Megadeth, Slayer et toute la Bay Area) des Etats-Unis. Entre les deux, il y a aussi le désert. Et en plein milieu de l'Arizona se trouve la ville de Phoenix, d'où proviennent deux groupes de Thrash parmi les plus talentueux. Le premier est Sacred Reich et le second, qui nous intéresse ici, est Flotsam and Jetsam.
Flotsam and Jetsam dont le premier album, "Doomsday For The Deceiver", est un modèle du genre et place directement le groupe parmi l'élite.

Evidemment, Flotsam and Jetsam est surtout connu pour avoir abrité, sur ce premier album justement, un certain Jason Newsted. Et sur cet album, le futur bassiste de Metallica a laissé sa marque. Déjà, il est le principal compositeur des textes. Ensuite, la basse sait se faire entendre. Et on regrette d'autant plus en écoutant cet album que Metallica ne lui ait jamais laissé autant d'espace.
Autour de Jason, on trouve un batteur particulièrement efficace (Kelly David-Smith), une paire de guitaristes (Edward Carlson et Michael Gilbert) qui sait ce que jouer vite (mais pas n'importe comment) veut dire et surtout un chanteur (Erik A.K. Knutson) qui sait vraiment chanter. Ses montées dans les aigus sont surprenantes pour un chanteur de Thrash. Il représente clairement le signe distinctif du groupe.
Les deux premiers titres, "Hammerhead" et "Iron Tears", sont des petits bijoux. On y découvre un groupe qui maîtrise totalement son art. Les guitaristes sont véloces et très techniques, la basse est bondissante et la voix de Erik amène une mélodie bienvenue. Deux morceaux qui ont leur place au panthéon du Thrash Metal !
Mais la pièce maîtresse, c'est le titre éponyme, long de neuf minutes, qui est un joyau à lui tout seul. Longue intro mélodique aux guitares acoustiques et électriques qui vont laisser la place à un tempo écrasant. Et puis c'est l'accélération, sur laquelle Erik vient placer ses lignes vocales. Ses cris sur le refrain n'ont quasiment rien à envier à ceux d'un certain Geoff Tate (Queensrÿche). On a droit à un bel échange de solos au milieu du morceau. Dans le genre, Metalshock (et ses huit minutes) qui suit n'est pas mal non plus. Lente montée en puissance et ça embraye sur un tempo hyper rapide. Jason nous réserve un solo de basse monstrueux au milieu du morceau.
Flotsam sait aussi balancer des morceaux plus directs et bien violents comme "Desecrator" ou "Fade To Black". De toute manière, chaque morceau est une bombe. "U.L.S.W.", "She Took An Axe" aux tempos hyper rapides ne laissent aucun répit.
Enfin, "Der Fuhrer" est une véritable tuerie une fois l'intro acoustique passée. Son refrain fait de "Sieg Heil, All Hail, Sieg Heil" beuglés en choeur aurait pu en faire un titre sacrément polémique si les paroles n'avaient pas été aussi limpides quant à la dénonciation des crimes d'Hitler (ce que Slayer n'a pas pris la peine de faire avec son Angel Of Death paru cette même année).
La version CD a été complétée par l'instrumental "Flotzilla" qui n'était pas sur l'édition originale car paru en single l'année suivante seulement.

Le départ de Newsted juste après la sortie de l'album va d'abord faire un peu de pub au groupe ("c'est le groupe du nouveau bassiste de Metallica !") mais va aussi lui retirer l'un de ses membres les plus actifs. Le second album du groupe, le très bon "No Place For Disgrace", toujours en partie signé par Newsted, recevra de nouveau un accueil chaleureux mais ce ne sera pas le cas des albums suivants, notamment du troisième, "When The Storm Comes Down", premier album pour la major MCA Records mais ratage complet qui va faire fuir la plupart des fans. Et même si le groupe existe toujours aujourd'hui, il n'a jamais retrouvé l'aura qui était la sienne sur ce premier album.
"Doomsday For The Deceiver" est tout simplement une référence du Thrash Metal des années 80 et il est, sans aucun doute, le meilleur album du groupe.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal" dans la rubrique "back to the past".


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