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orion (Vinland)
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Doomsday For The Deceiver
Doomsday For The Deceiver
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 16,24

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Travail d'orfèvre., 6 mai 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Doomsday For The Deceiver (CD)
En matière de Thrash Metal made in US de la grande époque (comprendre la fin des années 80), il n'y a pas que la côte Est (Anthrax, Nuclear Assault, Overkill) et la côte Ouest (Metallica, Megadeth, Slayer et toute la Bay Area) des Etats-Unis. Entre les deux, il y a aussi le désert. Et en plein milieu de l'Arizona se trouve la ville de Phoenix, d'où proviennent deux groupes de Thrash parmi les plus talentueux. Le premier est Sacred Reich et le second, qui nous intéresse ici, est Flotsam and Jetsam.
Flotsam and Jetsam dont le premier album, "Doomsday For The Deceiver", est un modèle du genre et place directement le groupe parmi l'élite.

Evidemment, Flotsam and Jetsam est surtout connu pour avoir abrité, sur ce premier album justement, un certain Jason Newsted. Et sur cet album, le futur bassiste de Metallica a laissé sa marque. Déjà, il est le principal compositeur des textes. Ensuite, la basse sait se faire entendre. Et on regrette d'autant plus en écoutant cet album que Metallica ne lui ait jamais laissé autant d'espace.
Autour de Jason, on trouve un batteur particulièrement efficace (Kelly David-Smith), une paire de guitaristes (Edward Carlson et Michael Gilbert) qui sait ce que jouer vite (mais pas n'importe comment) veut dire et surtout un chanteur (Erik A.K. Knutson) qui sait vraiment chanter. Ses montées dans les aigus sont surprenantes pour un chanteur de Thrash. Il représente clairement le signe distinctif du groupe.
Les deux premiers titres, "Hammerhead" et "Iron Tears", sont des petits bijoux. On y découvre un groupe qui maîtrise totalement son art. Les guitaristes sont véloces et très techniques, la basse est bondissante et la voix de Erik amène une mélodie bienvenue. Deux morceaux qui ont leur place au panthéon du Thrash Metal !
Mais la pièce maîtresse, c'est le titre éponyme, long de neuf minutes, qui est un joyau à lui tout seul. Longue intro mélodique aux guitares acoustiques et électriques qui vont laisser la place à un tempo écrasant. Et puis c'est l'accélération, sur laquelle Erik vient placer ses lignes vocales. Ses cris sur le refrain n'ont quasiment rien à envier à ceux d'un certain Geoff Tate (Queensrÿche). On a droit à un bel échange de solos au milieu du morceau. Dans le genre, Metalshock (et ses huit minutes) qui suit n'est pas mal non plus. Lente montée en puissance et ça embraye sur un tempo hyper rapide. Jason nous réserve un solo de basse monstrueux au milieu du morceau.
Flotsam sait aussi balancer des morceaux plus directs et bien violents comme "Desecrator" ou "Fade To Black". De toute manière, chaque morceau est une bombe. "U.L.S.W.", "She Took An Axe" aux tempos hyper rapides ne laissent aucun répit.
Enfin, "Der Fuhrer" est une véritable tuerie une fois l'intro acoustique passée. Son refrain fait de "Sieg Heil, All Hail, Sieg Heil" beuglés en choeur aurait pu en faire un titre sacrément polémique si les paroles n'avaient pas été aussi limpides quant à la dénonciation des crimes d'Hitler (ce que Slayer n'a pas pris la peine de faire avec son Angel Of Death paru cette même année).
La version CD a été complétée par l'instrumental "Flotzilla" qui n'était pas sur l'édition originale car paru en single l'année suivante seulement.

Le départ de Newsted juste après la sortie de l'album va d'abord faire un peu de pub au groupe ("c'est le groupe du nouveau bassiste de Metallica !") mais va aussi lui retirer l'un de ses membres les plus actifs. Le second album du groupe, le très bon "No Place For Disgrace", toujours en partie signé par Newsted, recevra de nouveau un accueil chaleureux mais ce ne sera pas le cas des albums suivants, notamment du troisième, "When The Storm Comes Down", premier album pour la major MCA Records mais ratage complet qui va faire fuir la plupart des fans. Et même si le groupe existe toujours aujourd'hui, il n'a jamais retrouvé l'aura qui était la sienne sur ce premier album.
"Doomsday For The Deceiver" est tout simplement une référence du Thrash Metal des années 80 et il est, sans aucun doute, le meilleur album du groupe.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal" dans la rubrique "back to the past".


Metal [Extended Play]
Metal [Extended Play]
Prix : EUR 11,80

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une belle entrée en matière, 6 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Metal [Extended Play] (CD)
Tout le monde connait Jason Newsted ? Oui, bien sûr. Je ne reviendrai donc pas sur la carrière musicale du monsieur. Mais si on en reparle aujourd'hui, c'est que le bassiste revient avec un nouveau projet (appelé tout simplement Newsted) et un EP quatre titres sous le bras, tout simplement intitulé "Metal". Pourquoi faire compliqué ?

Jason Newsted devait avoir les quatre cordes qui le démangeaient depuis un moment (il a été plutôt discret depuis son départ de Voivod) et l'inactivité, ça finit par peser... le revoilà donc entouré de deux nouveaux acolytes, Jessie Farnsworth (guitares) et Jesus Mendez Jr (batterie) pour mener à bien ce nouveau projet. Vous remarquerez qu'il n'y a pas de chanteur. C'est tout simplement parce que c'est Jason qui officie au micro. On savait que ça le titillait depuis l'époque Metallica où il reprenait "Seek And Destroy" et "Whiplash", parfois "Creeping Death", en live. Il a enfin franchi le pas. Et ma foi, il se débrouille plutôt bien.

Vous vous rappelez peut-être Echobrain, le projet que Jason a monté après son départ de Metallica ? Eh bien, cette fois-ci, ça n'a rien à voir. Pas de penchant grunge, "Metal" nous offre du... Metal pardi ! Du vrai, du lourd, du Heavy Metal !
Si "Soldierhead" ne sera pas sans vous évoquer un peu le Metallica de l'époque "Load" / "Reload" (ce qui finalement est assez étonnant car Newsted n'a quasiment rien composé sur ces albums), l'ensemble ne se résume pas à du Metallica-like. Loin de là. Evidemment, la basse est à l'honneur et Jason nous gratifie d'un petit solo de basse au milieu du morceau. Au passage, on remarquera le parallèle avec le premier titre du premier album de Flotsam and Jetsam, "Hammerhead". Coïncidence ? Peut-être pas... En tout cas, voilà un premier morceau pas dégueu du tout et bien efficace.
Avec les trois autres morceaux, on change un peu de registre. Vous voulez du lourd ? Vous allez en avoir. L'album s'appelle "Metal" mais il aurait tout aussi bien pu s'appeler "Heavy". Godsnake est d'une lourdeur implacable et dotée d'un solo de gratte bien sympa, réalisé avec beaucoup de feeling, ce qui nous fait dire que Jason sait s'entourer mais ça, on s'en doutait un peu. "King Of The Underdogs" fait dans le heavy bien lourd également. Ce morceau, avec sa rythmique saccadée et par la façon de chanter de Jason fait penser, par quelques aspects, à son passage dans Voivod (trois albums tout de même, ça laisse des traces !)
"Skyscraper" est le morceau le plus groovy du lot, tout en restant très lourd. On y retrouve presque l'esprit d'un ZZ Top (au moins sur sa première partie) mais en cent fois plus puissant. La fin du morceau avec ses "No War !" est monstrueusement heavy. Quant à la production (que l'on doit également à Jason), elle est tout aussi énorme.

Ce EP quatre titres est bien sympa. Déjà, on est content de voir revenir Jason avec un nouveau projet mais en plus, ces quatre morceaux sont prometteurs. Car, bien sûr, on se doute qu'il ne va pas s'arrêter là et qu'un album longue durée doit être en préparation. On attend donc la suite avec une bonne dose de confiance, d'autant que les nouveaux titres déjà entendus sur la toile ne sont pas dénués d'intérêt non plus.
15 / 20

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Tales
Tales
Prix : EUR 19,34

4.0 étoiles sur 5 Sur la bonne voie..., 6 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tales (CD)
Tears of Martyr nous vient des îles Canaries, plus connues pour leur attrait touristique que pour leurs groupes de Metal. Formé à la fin des années 90 et évoluant tout d'abord dans la mouvance Death Doom, le groupe se tourne assez vite vers un Dark Metal Symphonique et Gothique. Tears Of Martyr a sorti un premier album, "Entrance", en 2009, ce qui lui a permis de tourner en compagnie de groupes comme Epica, Draconian ou Dark Moor et donc de faire connaître sa musique.

Le groupe est composé de quatre membres : Miguel Angel Marqués à la guitare et aux growls, Doramas Parraga à la batterie, Adrian Miranda à la basse et compte surtout dans ses rangs la chanteuse soprano Berenice Musa qui possède une bien jolie voix, dans un style rappelant parfois une certaine Tarja Turunen. C'est juste à titre de comparaison bien sûr, Berenice n'égale pas encore la diva finlandaise. Mais avec cette voix associée à une musique symphonique, il est difficile de ne pas penser un peu aux premiers albums de Nightwish, notamment sur le premier morceau, "The Sent", mais aussi sur d'autres comme "Mermaid And The Loneliness".
Mais les références les plus évidentes sont After Forever ("Golem", "Vampires Of A Sunset Street") ou Epica ("Of A Raven Born") quand des growls bien puissants apparaissent. Les compositions font la part belle aux orchestrations.
Quand le rythme se fait plus lourd, on pense aussi aux premiers albums de Tristania ("A Fallen Hero"). Du coup, il est parfois un peu difficile de complètement se démarquer de ces groupes et certains morceaux font un peu déjà entendus.
Mais dans l'ensemble, Tears of Martyr a bien digéré toutes ces influences et nous propose un album très agréable à écouter. De plus, le groupe ajoute aussi une patte plus personnelle avec quelques ambiances médiévales qui vont bien ("Wolves And A Witch" et "Ancient Pine Awaits", belle ballade sur laquelle Berenice est accompagnée par une voix claire masculine), ce qui pourrait être une bonne idée à suivre à l'avenir.

Tears Of Martyr propose donc un second album sympathique et prometteur et si le groupe arrive à s'affranchir un peu plus de ses influences et proposer quelque chose d'encore plus personnel à l'avenir, les Espagnols pourraient rapidement jouer les premiers rôles dans ce style musical.
15 / 20

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Interlude ltd edition
Interlude ltd edition
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 21,34

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 En attendant..., 6 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Interlude ltd edition (CD)
"Interlude", comme son nom l'indique, n'est pas le nouvel album de Delain mais un CD qui, comme le EP de Gamma Ray il n'y a pas longtemps, propose deux nouvelles compositions, des reprises et une palanquée de titres en live pour une durée de cinquante-cinq minutes. Il est aussi le premier album de Delain pour son nouveau label, Napalm Records.

Commençons par le plus intéressant, à savoir les deux nouvelles compositions.
Le premier morceau, "Breathe On Me", est sympa sans être transcendant. Le groupe flirte toujours avec la pop mais n'oublie pas les grosses guitares et le refrain est bien fichu, comme d'habitude avec Delain. "Collars And Suits" est bien plus symphonique que le premier morceau, il sonne moins pop et propose de nouveau un refrain qui fait mouche. Ces deux titres sont toutefois sans surprise et s'inscrivent complètement dans la continuité du dernier album en date. Continuité qui se sentait dès la pochette de l'album tant elle rappelle celle de "We Are The Others".
Les reprises maintenant. "Such A Shame" de Talk Talk est le premier morceau à être revisité par Delain. Pour le coup, en reprenant de la pop, Delain est totalement sur son terrain et n'a aucun mal à se l'approprier. Puis c'est au tour de "Cordell" des Cranberries. Ce morceau acoustique à l'origine l'est resté. La reprise est assez fidèle, on notera une belle prestation de Charlotte.
"Smalltown Boy" de Bronski Beat enfin, qui n'en finit plus d'être reprise. Après Paradise Lost et Atrocity, voici la version Delain. Eh bien c'est, de mon point de vue en tout cas, la meilleure des trois versions car, comme je l'ai dit plus haut concernant la reprise de Talk Talk, Delain est dans son élément et le morceau passe comme une lettre à la poste.
Nous avons aussi droit à deux versions alternatives de morceaux figurant sur le dernier album. Un remix du single "Are You Done With Me", tube en puissance, mais qui n'apporte pas grand chose de plus par rapport à la version originale. Nous avons également une relecture de "We Are The Others" en acoustique, version piano et cordes. Sympa. En tout cas, il s'agit d'une belle chanson sur le droit à la différence qu'il serait bon de faire écouter à certains esprits étriqués en ce moment, pour rebondir sur un sujet d'actualité. Je vous invite à aller voir sur le net (et apparemment aussi présente sur la partie DVD), la vidéo de la version électrique sur laquelle vous reconnaîtrez peut-être quelques invités de marque.
On termine avec six titres en live qui s'enchaînent. Des versions très fidèles (peut-être trop, c'est le bémol que j'émettrai) aux versions d'origine. La part belle est faite au dernier album puisque cinq des six titres en proviennent. Seul Invidia est tiré de April Rain. Rien du premier album mais la version limitée de We Are The Others nous en proposait trois, donc on ne va pas se plaindre...

Toutefois, contrairement au Gamma Ray, Interlude n'est pas vendu au prix d'un EP car il comprend aussi un DVD (que, évidemment, le label ne nous a pas transmis) et qui contient, à priori, toutes les vidéos du groupe ainsi que quelques titres en live.

Alors voilà, on peut adorer le Thrash, le Black et le Death comme c'est mon cas et aimer s'écouter du Delain. Il n'y a pas d'explication, c'est comme ça. Je trouve que ce groupe a un capital sympathie énorme et ils ont le truc pour composer des morceaux auxquels on accroche très facilement.
Cet "Interlude" peut donc être une belle porte d'entrée pour ceux qui ne connaissent pas encore ce groupe et voudraient le découvrir. Les fans, eux, vont sans doute se ruer dessus pour patienter jusqu'au prochain véritable album.
15 / 20

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El Pistolero
El Pistolero
Prix : EUR 18,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le son du désert., 30 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : El Pistolero (CD)
Quoi de neuf du côté des Antipodes ? L'Australie a très souvent été un vivier de groupes particulièrement intéressants et, une fois encore, c'est de chez les kangourous que nous vient une petite perle du nom de Tracer.
Tracer est un trio formé à l'origine par deux frères, Michael Brown (chant, guitare) et Leigh Brown (basse mais qui a laissé sa place depuis à un certain Jett Heysen-Hicks) et Dre Wise à la batterie.
Le groupe a sorti un premier album en 2011, plutôt bien accueilli par la critique, "Spaces In Between".

Voici donc le second opus du groupe et je dois dire que je me suis pris une petite claque. Ca fait du bien de temps en temps, surtout quand on ne s'y attend pas.
Si le groupe est australien, c'est pourtant dans la musique américaine que celui-ci puise ses influences. Tracer nous sert un Stoner Rock bien groovy. Parfois, la musique du groupe n'est pas sans me rappeler celle des Queens Of The Stone Age quand ils étaient à leur top, c'est à dire sur l'album "Songs For The Deaf" (c'est assez flagrant sur "El Pistolero" et "Dirty Little Secret") et donc, dans une certaine mesure aussi, celle des regrettés Kyuss ("Dead Garden", "Santa Cecilia"). On a ce son bien gras des grattes et de la basse associé à un chant mélodique qui nous donnent des compos bien entraînantes (le tubesque "Lady Killer", "Now I Ride"). Mais Tracer ne se contente pas de pomper des recettes existantes, il y met également une bonne dose de personnalité. Michael Brown possède une voix agréable, éraillée juste ce qu'il faut sur les parties les plus agressives. Une voix sur laquelle traîne quelques intonations héritées de la vague grunge. Par exemple sur "Hangman" qui, avec ses sonorités orientales, nous emmène vers un autre désert de la planète. Sur ce morceau, on pense à Soundgarden, la voix de Michael rappelant celle de Chris Cornell. Ses solos, quant à eux, sont inspirés.
Le résultat de tout cela, c'est un album très agréable à écouter. Les compos possèdent un groove assez irrésistible. De plus, Tracer sait varier les plaisirs en se lâchant totalement et en devenant plus agressif ("Manic For Ya") ou en jouant la carte de la subtilité (sur la très belle "Scream In Silence") ou encore tout en retenue avec la superbe "Until The War Is Won" qui est une autre belle surprise, allant flirter avec le Rock des années 60.

Tracer incarne parfaitement à mes yeux le son du "Desert Rock". Sauf qu'il ne s'agit pas ici de celui du Sud-Ouest des Etats-Unis mais des grandes étendues arides de l'Australie. Mais ça marche tout pareil. Les Australiens ont su capter ce feeling si particulier et le graver pour la postérité sur une galette en plastique.
"El Pistolero" est un sans faute et Tracer, un groupe à suivre... à la trace !
16 / 20

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Oscillation ltd edition
Oscillation ltd edition
Prix : EUR 21,47

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 En guise d'adieu ?, 30 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oscillation ltd edition (CD)
A la fin des années 90, le Gothic Dark Metal Symphonique était un peu devenu la spécialité des groupes norvégiens. Bien guidés par les pionniers Theatre Of Tragedy, on a vu apparaître de très bons combos tels que Tristania, The Sins Of Thy Beloved puis Trail Of Tears. J'ai toujours trouvé ces derniers un peu en retrait qualitativement des deux locomotives qu'étaient Theatre Of Tragedy et Tristania (The Sins Of Thy Beloved n'ayant rapidement plus donné signe de vie). Mais aujourd'hui, qu'en est-il ? Theatre Of Tragedy s'est éloigné depuis un moment de ses racines et Tristania n'est plus que l'ombre du groupe qu'il fut. La relève a été assurée un temps par Sirenia mais le dernier album bien décevant du groupe de l'ex-leader de Tristania nous fait craindre le pire pour la suite. Il faut donc bien reconnaître que Trail Of Tears reste le dernier de ces groupes à perpétuer la tradition. Et même si certaines de ses réalisations étaient un peu en dessous, son dernier album, Bloodstained Endurance (2009), sans être un chef d'oeuvre du genre, était un bon album, leur meilleur depuis un moment en tout cas.

Aujourd'hui sort le septième album de Trail Of Tears. Et force est de constater que le groupe est sur la bonne piste. Bien sûr, la recette reste inchangée. Mais c'est peut-être bien justement cette vieille recette que l'on souhaite entendre. On y retrouve cette alternance growls et voix féminine sur fond de Dark Metal symphonique. Une dualité vocale que beaucoup d'autres groupes du genre ont abandonné et c'est bien dommage. Les growls de Ronny Thorsen se marient très bien avec la voix puissante de Cathrine Paulsen. Mais devrait-on dire "se mariait" car le groupe s'est disloqué à la suite de l'enregistrement de cet album. Ronny, Endre Moe (basse) et Bjørn Dugstad Rønnow (batterie) ont décidé de quitter Trail Of Tears à cause de tensions de plus en plus palpables (un beau déballage s'est fait directement devant les fans sur le facebook du groupe). Bref, il ne reste plus aujourd'hui que Cathrine et Bjørn Erik Naess (guitares) dans le groupe (et donc plus aucun membre originel). Un groupe dont l'avenir semble aujourd'hui incertain. Le navire échoué sur la pochette était-il un signe annonciateur du naufrage du groupe ?
En attendant, ce "Oscillation" est bien là et ça fait toujours plaisir de voir (ou plutôt d'entendre) que Trail Of Tears s'emploie à nous composer des morceaux bien sympathiques à l'image de "Scream Out Loud", "The Dawning" ou de "Crimson Leads On The Trail Of Tears". Aucun titre ne fait tâche et l'ensemble s'écoute avec un réel plaisir. Les orchestrations sont bien présentes mais le groupe n'oublie pas non plus de rester agressif dans son propos, ce que certaines autres formations ont aussi oublié depuis longtemps...
Bref, sans prendre de risque mais sans décevoir non plus, les Norvégiens nous offrent (en guise d'adieu ?) un album tout à fait recommandable. Ajoutons que la production, aux bons soins de Terje Refsnes, un maître du genre, est impeccable.

Par forfait de tous les autres prétendants, Trail Of Tears était devenu le meilleur groupe du style aujourd'hui. Mais tout cela est sans doute terminé car l'avenir semble bien noir. "Oscillation" est peut-être tout simplement le dernier album de Trail Of Tears (en tout cas, pour Ronny Thorsen, cela semble certain). Un bon album qui nous fera sans doute regretter cette fin en eau de boudin.
Ceci étant dit, dans l'histoire du groupe, ce genre de déconvenue est déjà arrivée (l'album "Existentia" était paru après un premier split du groupe.) En sera-t-il de même cette fois-ci ? Trail Of Tears arrivera-t-il à survivre à ce nouveau coup dur. On verra...
15 / 20

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Epitome of torture ltd edition
Epitome of torture ltd edition
Prix : EUR 17,54

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 S.O.D.O.M., 30 avril 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Epitome of torture ltd edition (CD)
Les légendes du Thrash européen sont en forme. L'année dernière, Kreator et Destruction nous ont sorti leurs nouvelles galettes. Cette année, c'est au tour de Sodom de faire parler la poudre.

Le groupe allemand qui est passé par des hauts et des bas, se cherchant un peu dans les années 90, est revenu à un Thrash bien incisif ces dernières années. Ce "Epitome Of Torture" est fait du même bois que les dernières sorties du groupe ("Sodom", "In War and Pieces"). Autrement dit, ça bastonne du début à la fin, ce qui est un peu la touche caractéristique de Sodom.
La pochette nous met directement dans l'ambiance. Le guerrier termo-nucléaire lourdement armé et couvert de sang n'est clairement pas venu pour nous épargner. Et ne vous fiez surtout pas à l'intro acoustique du premier titre, "My Final Bullet". Ca part très vite dans le brut de décoffrage. Sodom, c'est aussi léger que la charge d'une panzer division. C'est aussi printanier qu'un vol de stukas. C'est aussi doux que la caresse d'un lance-flammes.
"Epitome Of Torture" propose son lot de morceaux hyper speed tels que "S.O.D.O.M" (le nouvel hymne du groupe ?), "Shoot Today Kill Tomorrow", "Stigmatized". Ce dernier me rappelle un peu l'esprit du premier méfait de Sodom, le cultissime "In The Sign Of Evil". Tom Angelripper chante d'ailleurs de manière plus grave sur ce morceau, comme à l'époque.
On a bien sûr aussi du titre un peu plus lourd comme "Tracing The Victim" ou "Cannibal", construit sur un riff à décorner les boeufs. Au passage, Bernemann est toujours drôlement efficace aussi bien sur les riffs que les solos (qui savent être mélodiques comme celui de "Invokating The Demons"). "Into The Skies Of War", plus mélodique, montre aussi un peu d'accalmie par rapport au reste de l'album (des morceaux où Makka n'est pas en mode double grosse caisse du début à la fin).
"Katjuschka" nous surprend avec sa petite mélodie slave en intro. Ne vous inquiétez pas, ça ne dure pas et Sodom enchaîne avec un morceau dans la grande tradition du défouraillage en règle, à la manière de l'engin destructeur utilisé par les Russes pendant la seconde guerre mondiale dont il est question dans la chanson.

Alors c'est sûr, celui qui recherche un peu de subtilité peut passer son chemin. Mais bon, les gars, c'est Sodom tout de même. Déjà le patronyme du groupe laisse peu de place au doute quant au côté poétique du truc. On est dans le Thrash bourrin qui n'a qu'un seul objectif : vous atomiser sur place par une succession de missiles sol-sol. Vous demandez quoi d'autre, vous, à un album de Sodom ?

Sodom, c'est du solide. Les fans du groupe ne seront pas déçus par cette nouvelle livraison. Après quelques écoutes, je trouve même ce "Epitome Of Torture" meilleur que les derniers albums du groupe.
Décidément, même si la relève montre de réelles qualités, les vétérans savent encore nous sortir des albums décoiffants et montrent qu'il ne faut surtout pas les enterrer trop vite. Et c'est tant mieux !
16 / 20

PS : l'édition limitée contient deux titres bonus, deux vrais inédits, qui s'avèrent vite indispensables.

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 11, 2013 6:58 PM MEST


Circle [Edition limitée]
Circle [Edition limitée]
Prix : EUR 19,07

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le cercle parfait !, 29 avril 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Circle [Edition limitée] (CD)
Parmi vos groupes préférés, il y en a bien au moins un qui ne vous a jamais déçu, non ? Moi, c'est Amorphis. C'est d'autant plus remarquable que le groupe existe depuis plus de vingt ans et a déjà à son actif dix albums studio. Et ce n'est pas ce onzième opus des Finlandais qui changera la donne.

Depuis ses débuts, Amorphis est passé par pas mal de styles différents mais toujours avec un réel bonheur. Death Metal au tout début ("The Karelian Isthmus"), puis Death avec des éléments folk (le fantastique "Tales From The Thousand Lakes") puis de plus en plus progressif, voire psyché ("Elegy", "Tuonela", "Am Universum"), pour abandonner toute trace de Death et devenir carrément mélodique ("Far From The Sun").
Depuis l'album "Eclipse" (2006) et l'intégration dans le groupe du chanteur Tomi Joutsen qui excelle aussi bien dans les vocaux clairs et mélodiques que dans les growls monstrueux, Amorphis semble bien avoir définitivement trouvé son terrain de jeu : un Dark Metal puissant agrémenté de touches progressives et toujours teinté d'ambiances folk. Les albums sortis depuis "Eclipse" représentent un peu la synthèse de tout l'univers du groupe puisque s'y côtoient tous les éléments décrits précédemment.
Cette fois-ci, et pour la première fois, le groupe s'est offert les services de Peter Tägtgren à la production. Peter (Hypocrisy) et Amorphis se connaissent depuis bien longtemps mais ils n'avaient jamais bossé ensemble. Peter, on ne le présente plus, il a travaillé avec les plus grands (Dimmu Borgir, Immortal, Children Of Bodom...) et il est devenu l'un des producteurs les plus réputés de Scandinavie. Mais on peut tout de même se poser une question : que peut-il apporter à un groupe aussi établi et expérimenté qu'Amorphis ? Eh bien la réponse se trouve dans le son de cet album, plus brutal, plus agressif que les productions précédentes du groupe. On a l'impression que la présence de Peter derrière la console a dopé tout le monde.
Un son plus agressif donc mais dans le fond, rien n'a vraiment changé. On retrouve dans "Circle" le Amorphis que l'on connaît bien et que l'on apprécie : impérial dans l'interprétation, magistral dans la composition, qui sait tour à tour vous caresser dans le sens du poil pour mieux vous l'arracher ensuite. Démonstration avec le premier morceau, "Shades Of Gray", qui démarre les hostilités en mode bien agressif avec un refrain superbe et toujours cette touche mélodique amenée par ce synthé et ces guitares en symbiose parfaite. Tomi Joutsen est toujours parfaitement à l'aise dans ses deux registres. La partie instrumentale centrale aux consonances folk est typiquement la marque d'Amorphis.
Je ne vais pas me lancer dans un track by track car on retrouve bien sur tout l'album tous les ingrédients qu'Amorphis nous distille depuis Eclipse. La constance de ce groupe dans les compositions de qualité est exemplaire. Les mélodies sont magnifiques ("The Wanderer", "Narrowpath", "Into The Abyss", "A New Day"), le travail des guitaristes est exempt de tout reproche. Tout en gardant un aspect mélodique prépondérant, le groupe sait nous rappeler qu'il vient du Death Metal avec des passages bien agressifs, aussi bien vocalement que rythmiquement ("Shades Of Gray", "Enchanted By The Moon", "Nightbird's Song"). Ce qui n'empêche pas "Nightbird's Song", par exemple, d'abriter un passage folk à la flûte. C'est cette diversité qui fait tout le charme de ce groupe : ambiances plus cool, proches du Metal progressif ("A New Day" avec flûte, saxo et piano) ou totalement folk ("Narrowpath"). Sur ce dernier titre, Amorphis prend un virage celtique prononcé, encore plus marqué que d'habitude. La mélodie est fortement imprégnée d'une touche irlandaise, une sorte de rencontre de l'univers des Finlandais avec Gary Moore ou Thin Lizzy.
Si je devais résumer en un seul mot : fabuleux !

Aucun doute, les fans du groupe vont adorer "Circle". D'ailleurs, ceux-là n'ont pas besoin de cette chronique pour se ruer sur l'album car ils connaissent la qualité de ce groupe et savent qu'Amorphis soigne toujours ses sorties.
Aux autres qui ne connaîtraient pas encore, je leur conseille de se pencher rapidement sur le cas de ce groupe finlandais, en espérant les avoir convaincus que ce "Circle" est un excellent album. Un des meilleurs du groupe ? Difficile à dire tant la plupart de leurs albums frisent l'excellence. Un des albums de l'année ? Sans aucun doute en ce qui me concerne.
19 / 20

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Hellfest 2013
Hellfest 2013
Proposé par collectorsheaven
Prix : EUR 22,99

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 La compil inutile., 23 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hellfest 2013 (CD)
Comment reconnaître un produit purement mercantile d'un autre ?

Voici quelques pistes pour vous, mesdames et messieurs, en quelques points.
Déjà le label : Sony Music. Quand Sony s'intéresse au metal, c'est que les responsables pensent qu'il y a des tunes à se faire. Méfiance, méfiance...
Deuxièmement : on surfe sur un évènement populaire. Ici, le Hellfest. Des milliers de festivaliers attendus donc des milliers d'acheteurs potentiels. Si c'est pas de l'étude de marché, ça !
Troisièmement : l'intérêt : aucun. On a regroupé ici une quarantaine de groupes figurant à l'affiche du festival 2013 mais sans aucun autre rapport les uns avec les autres. Bon, c'est vrai, on a pris soin de séparer les groupes extrêmes des autres en les plaçant tous sur le second CD. Un bon point par rapport à l'édition précédente où l'on sautait joyeusement d'un extrême à l'autre en passant d'un titre à l'autre. Mais même comme ça, il reste des fautes de goût. Ainsi, les pauvres Amorphis se retrouvent avec "Alone", un morceau assez soft par rapport à ce qu'ils font maintenant, juste avant Haemorrhage. Waouh, la transition ! De là à dire que les gars qui ont préparé cette compil n'y connaissent pas grand chose...
Bon, mais pour l'acquéreur, est-ce que cela signifie qu'il y a un des deux CD qu'il n'écoutera jamais ? Dans un festival de cette importance, vous le savez, on fait son tri, on ne peut pas tout voir et surtout tout aimer. Les concepteurs de cette compil ne doivent pas être au courant. Combien de fans de Europe adorent Asphyx ? Combien de fans qui se presseront devant la scène de Marduk iront avec le même enthousiasme devant celle de Whitesnake ? On avait émis les mêmes réserves à propos du volume 2012. Ils récidivent, c'est donc qu'ils ont dû en vendre quelques-unes quand même...
Le choix des morceaux maintenant : de l'inédit ? Du titre rare ? Du live ? Que nenni ! Que des morceaux archi-connus, genre on ne prend pas de risque, on colle le morceau le plus vendeur du groupe (allez, au hasard, "The Final Countdown" pour Europe, "Hard Rock Hallelujah" pour Lordi, "Balls To The Wall" pour Accept, "Heavy Metal Thunder" pour Saxon, "A.D.I.D.A.S." pour Korn, quelle originalité ! Même pas des morceaux de leurs derniers albums respectifs !) A la limite (je dis bien à la limite), si ces morceaux étaient en live, enregistrés après les prestations de ces groupes au Hellfest, pourquoi pas, cela ferait office de souvenir pour les festivaliers. Mais là...
Enfin, ils ont oublié toutes les têtes d'affiche. Autrement dit, les groupes dont on a connu plus tard la participation. On a aussi ceux qui, depuis la conception du truc, ne sont plus à l'affiche (Arch Enemy). Cela sent donc bien le produit fait à la va-vite, sans queue ni tête et qui n'a qu'un seul but : vous faire claquer du pognon !

En fait, le seul intérêt à acheter cette compil est à l'intérieur, il y a peut-être un sésame pour un pass 3 jours pour le Hellfest. Ca fait quand même peu, surtout si l'on prend en compte les probabilités pour que vous ne tombiez pas sur ce fameux coupon. Et si le hasard vous titille autant, mieux vaut garder votre argent pour jouer au loto, les gains sont plus importants.
Bien sûr, la notation ne reflète pas le contenu mais bien la démarche.
Rendez-vous donc au Hellfest et faites votre "compil" personnelle sur place, elle aura bien plus de valeur.

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".
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v8
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5.0 étoiles sur 5 Une bière, un riff de guitare..., 22 avril 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : v8 (CD)
En 1998, Vulcain stoppait la machine. Quinze ans plus tard, alors qu'on n'y croyait plus, Vulcain refait tourner le moteur. Mieux, c'est un V8. Autant dire la promesse que ça va dépoter.

Vulcain, c'est un peu comme un super pote que l'on avait perdu de vue et que l'on retrouve après quinze ans. On est heureux de le retrouver comme si on s'était quitté la veille. On s'aperçoit que rien n'a changé, le plaisir est toujours là. Eh bien voilà, Vulcain, c'est ça. Comment voulez-vous être déçus dans ces conditions ?
Je ne cache pas que de tous les groupes français qui ont éclos dans les années 80, Vulcain a toujours été mon préféré. Son premier album, Rock'N Roll Secours, m'avait filé une de ces claques... En 1998, quand ils ont tiré leur révérence, avec un excellent album-retour aux sources qui plus est (oui, j'ai un peu décroché entre "Big Brothers" et ce dernier), je dois dire que j'ai été un peu triste.

Alors bien sûr, ce retour discographique, on l'avait un peu pressenti depuis la reformation de Vulcain, la série de concert et la sortie du DVD "En Revenant". Oui. Mais revenir avec de nouveaux titres, ce n'est pas pareil. Tant que ce n'est pas fait, on se pose toujours un tas de questions : ont-ils vraiment envie de continuer ? Sont-ils toujours capables de composer des tueries ? L'alchimie entre les membres du groupe marche-t-elle toujours ?
La réponse à ces trois questions semble être oui à l'écoute de cet album. Quinze années se sont écoulées depuis Stoppe La Machine mais le temps ne semble pas avoir de prise sur Vulcain. "V8", c'est du Vulcain 100 %. On y retrouve le Vulcain qu'on a adoré.
Le groupe aussi est heureux d'être de retour et le dit clairement sur le premier morceau, "Avec Vous". Dans l'esprit, il me rappelle "Ebony" qui ouvrait leur premier album. Un morceau idéal pour attaquer les prochains concerts du groupe. Daniel et Vincent Puzio, toujours épaulés par Marc Varez à la batterie forment un trio décapant, à l'image de l'équipage du bombardier dont l'ombre plane toujours au dessus du groupe et c'est flagrant dès ce premier morceau. La basse ronronne (elle est particulièrement à l'honneur sur cet album), la batterie est souvent en mode double grosse caisse et Daniel nous balance des solos inspirés ("Call Of Duty", "Croix De Bois") et nous crache ses textes parfois drôles, parfois un peu énigmatiques, un peu démago aussi... du Vulcain 100 %, vous dis-je ! En tout cas, la philosophie du groupe, bière et riff de guitare (et gonzesses aussi) est, elle, bien résumée par le titre "Rien à Voir".
"V8" propose donc une bonne série de titres bien speed dans un esprit Motörhead mais le groupe sait aussi jouer avec plus de subtilité en se rapprochant du vieux Hard Blues des premiers AC/DC ("Croix De Bois", "Limite").
Vulcain se fend aussi d'une reprise, puisée dans le répertoire de la chanson française (comme à l'époque de "Big Brothers" avec le "On Nous Cache Tout, On Nous Dit Rien" de Jacques Dutronc). Ici, c'est celle de "L'Arrivée Du Tour" de Alain Bashung (qui, en terme de textes bien énigmatiques et décalés, se posait-là aussi. Si quelqu'un a un décodeur pour les paroles de cette chanson...) En tout cas, le résultat est très réussi. Le morceau est remis à la sauce Vulcain c'est à dire dopé au guronsan. Un autre titre nous ramène indirectement à la chanson française, c'est "Sale Temps Pour Les Cons" avec sa référence évidente au "Requiem Pour Un Con" de Gainsbourg.
Au final, ce nouvel album du dieu Vulcain est presque un sans faute (presque car j'aime un peu moins le dernier morceau, "Dans Mes Rêves"). Toujours est-il qu'il ne quitte plus ma platine depuis plusieurs semaines, comme "Rock And Roll Secours" en son temps... c'est un signe !

Oui, cette chronique est celle d'un "vieux hardos" qui écoutait Vulcain dans les années 80. Oui, elle est forcément subjective. Mais j'en ai rien à fou**e. Ceux qui, comme moi, ont adoré Vulcain me comprendront et se rueront sur ce nouvel album des frangins Puzio. Les autres devraient y jeter une oreille, au moins par curiosité, pour découvrir que le dernier dieu vivant du Metal français est toujours en très grande forme, même après une pause de quinze ans. Comme quoi, ce n'est pas une légende : les dieux sont bien immortels.
Hé les gars, ça fait vraiment plaisir que vous soyez de retour !
17 / 20

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