Profil de orion > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par orion
Classement des meilleurs critiques: 66
Votes utiles : 2295

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
orion (Vinland)
(TOP 100 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Med vum
Med vum
Prix : EUR 16,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 A l'assaut des sept mers..., 3 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Med vum (CD)
Skálmöld est un groupe islandais de Viking Metal épique fondé en 2009. Ils ont sorti deux albums chez Napalm Records, "Baldur" (2011) et "Börn Loka" (2012), tout deux hautement recommandables.
Leur dernier fait d'armes fut la splendide série de concerts avec orchestre symphonique (2013), immortalisée en DVD que vous pouvez trouver sur leur site officiel et que vous pouvez aussi visionner ici.
Le groupe ne chôme donc pas puisque c'est maintenant au tour de leur troisième album studio de voir le jour, intitulé "Med Vaettum" ("parmi les esprits de la nature" pour la traduction approximative).

En regardant la tracklist, vous avez peut-être remarqué une certaine régularité dans l’agencement des titres. C’est que nos six Vikings ont décidé de nous faire traverser les quatre saisons ("Ad Vori" = au printemps, "Ad Sumri" = en été, "Ad Hausti" = en automne et "Ad Vetri" = en hiver), chacun de ces morceaux étant suivi d’un morceau en rapport à la saison et relatif à la nature et à la mythologie : "Med Fuglum" = parmi les oiseaux, "Med Drekum" = parmi les dragons, "Med Jötnum" = parmi les Jötnar, un peuple mythologique scandinave et "Med Gridungum" = parmi les taureaux (et on dit merci pour ce petit passage culturel). Au niveau des paroles, on est encore une fois tout à fait dans la thématique Viking Metal, vous en conviendrez. Vous pouvez aussi apprécier la très belle pochette de ce nouvel album, toujours dans la même thématique. Ca y est, vous êtes bien imprégnés du folklore nordique, l’écoute peut commencer.

Selon le groupe, "Med Vaettum", c’est "le matériel le plus puissant que nous ayons écrit jusqu’alors". Il est vrai que les nuances sont moins présentes qu’avant, notamment celles qui jalonnaient leur premier album, "Baldur". Ici, c’est un peu plus brut de décoffrage même si l’on retrouve tout de même le côté "touche à tout" du groupe.
On démarre effectivement assez violemment avec un cri de malade mais les chœurs, marque de fabrique de Skálmöld, arrivent rapidement. Deux chants se répondent, un typiquement Death/Viking et l’autre plus black sur un titre rapide et très entraînant. Le morceau suivant démarre lui sur un riff très lourd mais ça accélère assez rapidement. Le chant est scandé. Un chant clair déboule dans la partie centrale du titre et dans le dernier tiers, on a droit à un petit passage folk bien agréable. Skálmöld ne bouleverse pas son style musical sur ce nouvel album. Au détour des morceaux, on retrouve des choeurs puissants ("Ad Sumri", "Med Drekum", "Med Jötnum") qui parfois se transforment en "Oh Oh Oh" plus calmes ("Med Jotnum"). On a aussi parfois plusieurs types de chants qui se répondent ("Med Gridungum"). Le groupe n’oublie pas d’incorporer très souvent des solos de guitare d’influence très Heavy Metal ("Ad Vori", "Ad Sumri") ou même des rythmiques cavaleuses à la Iron Maiden ("Ad Sumri", le début de "Med Jötnum", "Ad Vetri"). D’autres rythmiques sont sacrément plus lourdes ("Med Drekum", "Med Jötnum", "Med Vetri", "Med Gridungum") mais avec toujours cet aspect bien compact qui renforce le côté massif de l’album. Toutefois, quelques aérations teintées folk ("Ad Hausti", "Ad Vetri") viennent éclaircir le propos.

Nouvel album et nouvelle réussite pour Skálmöld. Le Viking Battle Metal des Islandais est ce qui se fait de mieux dans le genre actuellement, à mon avis en tout cas. Si vous avez apprécié les deux efforts précédents, celui-ci ne vous décevra pas, cela semble certain.
16 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Send Them All to Hell
Send Them All to Hell
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Motorisation allemande., 2 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Send Them All to Hell (CD)
Panzer (il paraît qu'il faut dire The German Panzer pour pas confondre avec un autre groupe – à ma connaissance, espagnol - du même nom) est un trio allemand donc, constitué de sacrés pointures puisqu'on retrouve à bord Schmier (Destruction) à la basse et aux vocaux, Herman Frank (Accept) aux guitares et Stefan Schwartzmann (Accept aussi) à la batterie. Deutsche Ingenieurskunst !
Alors évidemment, un groupe allemand qui s’appelle Panzer… c’est un peu comme si un groupe allemand s’appelait Crematory, vous imaginez le truc ? On joue plein pot avec la provoc’… Tiens, au fait, aucun groupe français n’a osé "Char Leclerc" comme nom de groupe. Bizarre… :)
Bon, assez rigolé ! En fait, le nom choisi par nos lascars reflète assez bien la musique pratiquée par le groupe. L’engin dont on parle ici était réputé pour ne pas faire dans le détail. Comme le dit Herman Frank à ce propos : "on ne part pas dans tous les sens, juste droit devant, comme un Panzer". Cette métaphore pour vous faire comprendre que Panzer n’est pas là pour finasser mais bien pour vous en foutre plein la tronche. Et à ce niveau, c'est plutôt réussi. Deutsche Qualität !

Démarrage du véhicule en trombe. Le premier morceau envoie du bois, pas d’intro qui traîne en longueur, on entre directement dans le vif du sujet. Le rythme est rapide. Un bon tir de barrage pour calmer tout le monde. On enchaîne sur le plus lourd mais tout aussi efficace "Hail And Kill" (tiens, ça me rappelle autre chose, ce titre - rien à voir musicalement ceci dit). "Temple Of Doom" continue de pilonner les lignes ennemies sans relâche à coup d'obus de 150. Ca speede, c’est carré, c’est allemand. Deutsche Zuverlässigkeit !
"Panzer" (le titre) me semble moins intéressant, c’est déjà plus en pilotage automatique à mon goût (mais attention quand même, un blindé en pilotage automatique reste dangereux). Je préfère par exemple des morceaux du type de "Freakshow", "Virtual Collision" ou "Mr Nobrain" (j’adore le refrain), quand le groupe lâche les chevaux et fonce tête baissée… tel le panzer écrasant tout sur son passage. Mais le trio sait aussi concocter de bons morceaux bien lourdingues comme "Why" ou "Roll The Dice" qui accrochent bien l’oreille.

Le résultat musical de cette association n’est finalement pas surprenant, on retrouve bien le côté thrashisant de Destruction sur des rythmiques parfois plus épaisses et en tout cas totalement maîtrisées. Les deux membres en retrait dans Accept (et pas seulement au niveau de la composition, vous n’avez qu’à regarder le dernier DVD du groupe livré en bonus de leur dernier album et compter le nombre de fois où ils sont filmés seuls pour vous en convaincre) s’en donnent ici à cœur joie. Je n’ai pas le détail des compositeurs de chaque titre mais nul doute qu’ils ont pris tous les deux une part active dans la création des morceaux. Herman Frank notamment, dont on connaît le talent de compositeur (voir son dernier album solo, Right In The Guts) qui nous balance ici des solos bien inspirés ("Virtual Collision", "Temple Of Doom", "Mr Nobrain"...). Côté vocal, pas trop de surprise non plus. Schmier qui n’en est pas à son coup d’essai dans ce domaine (il chante aussi dans Headhunter) a une voix qui s’adapte parfaitement à ce style entre Heavy et Thrash.

Pas de surprise à attendre de cette association de membres d’Accept et de Destruction. C’est solide, c’est pro, ça remplit totalement le cahier des charges. Le groupe aura-t-il l’opportunité de défendre ce travail sur scène, c’est une autre question. En attendant, ce "Send Them All To Hell" est à la hauteur du talent de ces trois bonshommes, aucun doute là-dessus. Et pas besoin de parler allemand pour comprendre que ça va vous plaire !
15 / 20

Retrouvez cette chronique (et plein d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com"
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 11, 2014 10:55 AM CET


The Suffocating Darkness
The Suffocating Darkness
Prix : EUR 13,99

3.0 étoiles sur 5 Changement de décor., 19 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Suffocating Darkness (CD)
Il date de quand le dernier album de Soulburn ? De 1998 ! Ah oui, quand même...
En fait, Soulburn est né du split d'Asphyx en 1995. Ses principaux membres Eric Daniels (guitare) et Bob Bagchus (batterie), associés au chanteur bassiste de Pentacle, Wannes Gubbels enregistrent en 1998 leur premier et seul album, "Feeding On Angels". Seul album car peu de temps après sa sortie, ils décident finalement de reprendre le nom de Asphyx et enregistrent "On The Wings Of Inferno" avec exactement le même line-up. C’en est donc fini de Soulburn.
Puis Asphyx a également splitté en 2000 pour se reformer en 2007, sans Eric Daniels. Cela aurait pu certainement en rester là mais voilà, Bob Bagchus ne faisant plus partie de Asphyx non plus depuis peu, il a retrouvé son ex-collègue Eric Daniels et ces deux-là, avec l’aide de deux nouveaux protagonistes (Twan Van Geel de Legion Of The Damned au chant et à la basse et Remco Kreft de Xenomorph et Grand Supreme Blood Court à la seconde guitare), ils ont décidé de reformer Soulburn.

Seize années se sont donc écoulées entre les deux albums et Soulburn a quand même pas mal changé. Je dis ça surtout pour ceux qui connaissent le premier album du groupe. Si celui-ci était assez dans la continuité de ce que proposait Asphyx (et de ce qu’il a proposé ensuite), ce n’est pas tout à fait le cas de ce "Suffocating Darkness". Le Soulburn de 2014 se démarque assez ostensiblement d’Asphyx (et ce n’est pas plus mal, car on n’avait pas forcément besoin d’un second Asphyx). Le groupe d’aujourd’hui se tourne résolument vers un Black Metal old school. Il est clair qu’à l’écoute de "Under The Rise Of A Red Moon", "Black Aura" ou encore "Claws Of Tribulation", on se sent plus proche des prémices du Black (Celtic Frost, Bathory) ou de quelques combos de Black scandinave que du Death Metal des Bataves, aussi bien dans le riffing que dans le chant de Twan Van Geel. Le groupe s’autorise même des chants incantatoires ou des choeurs morbides sur l’intro, "Under The Rise Of A Red Moon", "Hymn For The Forsaken II", "I Do Not Bleed From Your Crown Of Thorns" et "Wielding Death" pour entrer encore plus dans la couleur très sombre de cet album (ce qui fait le lien avec le premier album, qui était assez sombre lui aussi).
Mais même si ces quelques changements sautent aux oreilles, Soulburn étant l’ombre d’Asphyx (du moins sur le papier), vous ne serez pas surpris de retrouver quand même quelques points communs entre les deux groupes à l’écoute de cet album, notamment les passages bien lourds façon Death / Doom dans quasiment tous les titres. On pourrait même légitimement se demander si quelques morceaux n'ont pas été composés à l’origine pour Asphyx puis transformés à la sauce Soulburn.

"The Suffocating Darkness", malgré quelques titres assez similaires (principalement à cause des passages doom qui ont tendance à se ressembler un peu) est un album correct qui nous fait dire que Soulburn a bien fait de renaître de ses cendres. Mention très bien pour le titre éponyme, "Under The Rise Of A Red Moon" et "I Do Not Bleed From Your Crown Of Thorns" qui sont à écouter en priorité.
13 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Surgical Remission
Surgical Remission
Prix : EUR 7,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 EP à acquérir ... ou pas., 19 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Surgical Remission (CD)
Carcass a particulièrement bien réussi son retour l’année dernière avec son "Surgical Steel". Un an après, le groupe fait déjà une réapparition discographique par le biais d'un EP cinq titres qui reprend des morceaux issus des sessions de "Surgical Steel".

Pour ceux qui suivent le groupe anglais, ces morceaux ne sont pas inconnus puisque "1985" est l’instrumental qui ouvrait Surgical Steel (ici en version légèrement modifiée), "Intensive Battery Brooding" était proposé en titre bonus sur l'édition limitée digipack, le morceau "A Wraith In The Apparatus" provient de l'import japonais de l'album et "Zochrot" est sorti sur un flexi disc promo de "Decibel Magazine" en octobre 2013 (version collector super limitée)... les fans les plus zélés les possèdent donc peut-être même déjà en physique. Mais même si vous ne les possédez pas, grâce au téléchargement et à internet, il est possible que vous les connaissiez déjà.
Donc, pas franchement des nouveautés mais tous ces morceaux réunis sur le même EP, pourquoi pas ? D'autant que le groupe y a ajouté le fameux "Livestock Marketplace" vraiment inédit que les fans réclamaient depuis un moment (et comme ça, les plus fervents vont pouvoir ressortir leur portefeuille, si c'est pas malin ça...).

Alors, quid de ces morceaux (si vous ne les connaissez pas) ? Si on les compare à ceux qui ont terminé sur la version définitive de "Surgical Steel", ce ne sont pas les meilleurs, évidemment. S'ils ont été écartés au moment de boucler le dernier album de Carcass, c’est qu’ils étaient un peu moins bons, non ? "A Wraith In The Apparatus" est un morceau tout à fait estampillé Carcass, plutôt dans la bonne moyenne mais pas renversant pour autant.
"Intensive Battery Brooding" est meilleur, le rythme est assez lourd mais le titre comporte quand même une partie bien speed sur la fin (celui-là, je le connais bien, ayant acquis la version digipack de l’album). Ce morceau colle bien à "Surgical Steel", c’est sans doute pourquoi il avait été choisi pour figurer en bonus.
"Zochrot" est sans doute le titre le moins inspiré du lot, uniquement sauvé par les solos. Le morceau le plus inattendu est finalement "Livestock Marketplace", assez différent du style de "Surgical Steel" (on comprend pourquoi il a été écarté), qui montre un Carcass plus mélodique, à tel point qu’on pourrait faire un lien avec Megadeth (notamment au niveau de la voix de Walker qui ressemble ici par moments à celle de Mustaine).
Quant à la reprise de "1985", rallongée de quelques secondes, elle n’apporte vraiment pas grand chose par rapport à la version de l’album. Et on ne peut pas dire que pour l’artwork, ils se soient trop foulés non plus.

Pas de quoi sauter au plafond mais un bon petit prolongement de l'album "Surgical Steel" qui fera sans doute plaisir aux fans.
Toutefois, le problème de ce genre de produit est un peu toujours le même : cinq titres, peut-être un ou deux que vous possédez déjà, dix-sept minutes de musique... est-ce que ça vaut le coup de repasser à la caisse et quel prix est-on prêt à débourser pour cela ? Je vous laisse répondre à ces deux questions.
13 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Black power flower
Black power flower
Prix : EUR 16,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ca plane pour lui..., 18 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black power flower (CD)
Brant Bjork est peut-être un nom qui vous dit quelque chose si vous appréciez le Stoner et ses dérivés. Brant Bjork fut notamment le batteur du mythique Kyuss, le groupe qu’il fonda avec Josh Homme et John Garcia et qui créa le son Desert Rock. Mais il n'est pas resté inactif depuis la fin de Kyuss puisqu'il a également fait partie de Fu Manchu, Mondo Generator et a mis en place divers projets durant toutes ces années dont voici le tout dernier. Projet dans lequel il n'est pas derrière la batterie mais à la guitare et au chant. Le nom du projet, The Low Desert Punk Band, vient du nom de son label, The Low Desert Punk Recordings (le bonhomme est aussi producteur à ses heures…). Cette fois-ci, il est accompagné de Bubba Duprey à la lead guitar, Dave Dinsmore à la basse et Tony Tornay à la batterie.

Vu le passif du gars, rien de surprenant donc que cet album sente un peu le Kyuss mais juste un peu car on n’y retrouve évidemment pas la patte immédiatement identifiable de Josh Homme, ce qui change pas mal de choses.
Si le son est un peu différent, Brant en a gardé l’esprit. Car cet album suinte le bon gros rock groovy par tous ses riffs. On retrouve ici le son stoner si caractéristique des grattes et les rythmiques bien grassouillettes. L’artwork nous rappelle que le mouvement stoner a aussi des origines psychédéliques venues tout droit des seventies. Oui, il y a les couleurs et le graphisme mais derrière, n'est-ce point une feuille de cannabis qui orne la pochette, même pas cachée par le logo du groupe ? Gros rock et défonce, man…

Ici, tout au long de ces dix titres, Brant laisse parler ses influences. A tout Stoner tout honneur et la principale est bien évidemment Black Sabbath à laquelle on rajoute la fameuse touche "Desert Rock" ("Controllers Destroyed", "We Don't Serve Their Kind", "Soldier Of Love"…). On trouve aussi quelques réminiscences Hendrixiennes ("Soldier Of Love", "That’s A Fact Jack", "Ain’t No Runnin’"). Dans l’ensemble, les solos sont bien marqués par le Rock de la fin des années 60, début 70. Du coup, on plane dans des ambiances seventies que l’on pouvait aisément imaginer rien qu’à la pochette et à la lecture du titre de l’album, "Black Power Flower". Brant n’oublie pas non plus d’ajouter une petite pointe de blues (le bien nommé "Hustler’s Blues").
Enfin, pour en revenir à Kyuss, "Where You From Man", le titre final, est en fait surtout un instrumental de plus de huit minutes avec juste quelques voix narratives au début et à la fin qui donnent au morceau une ambiance spatiale et c’est sans doute celui qui me fait le plus penser à ce groupe.

Quoi qu’il en soit, Brant Bjork réussit avec ce projet à bien nous dépayser et nous faire passer un agréable moment (et sans être forcément défoncé !). Ca groove du tonnerre ("Stokely Up Now", "Boogie Woogie On Your Brain"…) et il est difficile de ne pas être entraîné dans la danse à l’écoute des "Controllers Destroyed", "We Don't Serve Their Kind" ou "Buddha Time"…
"Black Power Flower" est un bon album de Rock and Roll groovy, chauffé à blanc sous le soleil du désert de Mojave. Que demander de plus ?
15 / 20

retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Black lotus
Black lotus
Prix : EUR 14,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une soeur qui en a..., 10 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black lotus (CD)
Sister Sin est un groupe suédois mené par la chanteuse tatouée et énervée Liv Jagrell. Le combo a déjà à son actif quatre albums studio et un EP. Black Lotus est donc le cinquième album. Le groupe se compose de Liv Jagrell au chant, Jimmy Hiltula à la gratte, Andreas Strandh à la basse (nouveau venu au sein de Sister Sin) et Dave Sundberg à la batterie.

Energique est un adjectif qui va bien à leur musique. Un Hard Rock bien pêchu, inspiré directement des années 80 (le côté furieux des premiers titres me fait penser aux vieux Skid Row ce qui est loin d’être une comparaison insultante) avec une bonne dose de Rock and Roll dedans. Ca a l’air simple dit comme ça mais certains groupes savent mieux que d’autres rendre cette musique attractive. Et Sister Sin est de ceux-là.
Quelle est la recette de ces Suédois ? Du gros son et une chanteuse qui en veut. En effet, Liv hurle à s'en décrocher la mâchoire et donne tout ce qu'elle a. Même sur la ballade "The Jinx", seul répit dans ce flot de décibels, elle ne se calme pas vraiment. Le guitariste Jimmy Hiltula envoie du riff efficace et du solo qui l’est tout autant. La section rythmique martèle un tempo qui donne bien envie de bouger, peut-être un peu trop souvent le même, seul reproche que l’on puisse faire au groupe. A ce sujet, la power ballade arrive à point nommé pour casser un peu le rythme redondant de l’album et apporte une respiration bienvenue.
Une petite pointe de synthé par ci ("Count Me Out", "The Jinx"), une guitare acoustique par là ("The Jinx"), quelques choeurs fait de "Oh Oh Oh" ("Au revoir", "Desert Queen", "Sail North") ou de "Hey!" bien sentis ("Ruled By None"), un duo avec une voix masculine sur le très entraînant "Sail North" et l'affaire est réglée. Pour la recette, rien de bien révolutionnaire, vous en conviendrez. Oui mais voilà, ça marche ! Neuf titres pour trente-sept minutes de musique qui fout la patate.
Nul doute que ce groupe est à voir en live.

Je conclurai en reprenant simplement quasiment mot pour mot la formule de mon éminent collègue, Didier, sur la chronique de leur premier album, "Switchblade Serenades" : "à l'écoute de cet album, on se dit que, décidément, le Hard Rock ne mourra jamais"... car six ans après, c’est toujours aussi vrai.
14 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Ecliptica Revisited: 15th Anniversary Édition
Ecliptica Revisited: 15th Anniversary Édition
Prix : EUR 13,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Ne perdez pas inutilement votre argent., 4 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ecliptica Revisited: 15th Anniversary Édition (CD)
Décidément, ça devient une mode. Mais qu'est-ce qui leur prend, bon sang ? N'ont-ils plus assez d'inspiration pour composer un nouvel album pour se retrouver à jouer la facilité et réenregistrer un ancien album de la discographie... en moins bien. Car oui, après Manowar et son pathétique Kings of metal mmxiv (et eux en plus récidivaient puisqu'ils avaient déjà massacré Battle Hymns quelques années plus tôt) voici Sonata Arctica qui s'en prend à son Ecliptica.
Bon alors déjà, pour continuer les comparaisons, autant "Kings Of Metal" fait figure de chef d'oeuvre reconnu à peu près par tous (mais cela ne légitimait en rien son réenregistrement), autant c'est loin d'être le cas du premier album des Finlandais. Quel est l'intérêt de réenregistrer un tel album ? La réponse vient toute seule, dès l'écoute du premier morceau : aucun.

Sans être un album génial, "Ecliptica" premier du nom présentait un groupe tout jeune avec toute la fougue, l'énergie et la spontanéité de la jeunesse et c'est en cela que cet album était intéressant de mon point de vue. J'aimais le côté fou-fou, speed, la voix haut-perchée de Tony Kakko. Exactement tout ce qu'a gommé ce nouvel enregistrement.
Bon, je dois avouer qu'en plus, ce groupe ne m'a pas convaincu depuis bien longtemps et que je reste attaché à la toute première période du groupe, et Ecliptica justement reste mon album préféré. Faire de cet album un album aussi fadasse que les derniers, il fallait le faire... et ils ont presque réussi à le faire. Car évidemment, les morceaux sont ce qu'ils sont et même joués différemment, ils n'ont pas perdu toutes leurs qualités. Mais tout ceci sonne trop propre, tellement aseptisé... comme un groupe en pilotage automatique.
Non franchement, si vous ne connaissez pas encore cet album (et c'est un tort), procurez-vous l'original, vous le paierez bien moins cher. L'achat de celui-ci pour ceux qui ont déjà le premier est en revanche complètement inutile. Ne parlons même pas de la reprise de Genesis qui a été ajoutée, totalement hors-sujet !
Je mets deux étoiles car comme je l'ai dit plus haut, les titres sont bons et valent quatre étoiles. Mais la démarche du groupe en vaut zéro.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 5, 2014 8:56 PM CET


Slowly We Rot
Slowly We Rot
Prix : EUR 24,39

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La mort a trouvé sa bande son..., 1 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Slowly We Rot (Album vinyle)
Milieu des années 80, du côté de la Floride, les deux frangins Tardy, Donald (batterie) et John (voix), Allen West (guitare), Trevor Peres (guitare) et Jerome Grable (basse), élevés au bon grain (Celtic Frost et le premier album de Possessed) fondent leur propre groupe, histoire de pousser le bouchon de l’extrême encore un peu plus loin. Tout d'abord baptisé Executioner, le groupe vire le E du début (à cause d’un groupe homonyme de l’autre côté des States) et devient donc Xecutioner. Sous cette forme, ils enregistrent plusieurs démos.
En 1987, alors que Death sort son premier album, le groupe se voit proposer ses débuts discographiques avec deux de ses titres sur la compilation Raging Death, compilation qu'ils partagent avec d'autres groupes prometteurs du coin : Sadus et R.A.V.A.G.E. (futur Atheist). Ces titres, "Like The Dead" et "Find the Arise", on peut les retrouver en bonus sur la réédition ici présente. "Find The Arise" étant également reprise sur le second album du groupe, "Cause Of Death" dans une version un peu différente.
Après la sortie de cette compilation, Grable est remplacé par Daniel Tucker à la basse.

Les titres de la compil sont tombés dans l’oreille d’un certain Monte Conner, le futur boss de Roadrunner Records qui propose à Xecutioner d’enregistrer son premier album. Mais il leur faut d’abord changer de patronyme. Ce qui est fait et Xecutioner devient donc Obituary ("nécrologie", histoire de bien coller à la thématique d'ensemble). Ce changement de nom est quelque part une prise de risque car Xecutioner jouissait d’une certaine notoriété dans l’underground à ce moment-là.

Nous sommes en 1989, le premier album du groupe est sur le point d’être enregistré. Nos cinq jeunes gens (Donald, le plus jeune, n’a que dix-neuf ans) arrivent en studio armés de huit titres, mais le label trouve que l’album risque d’être un peu court et demande au groupe de composer quelques titres de plus. "Bloodsoaked", "Suffocation", "Deadly Intentions" et "Intoxicated", écrits en quatrième vitesse, sont donc ajoutés à l’album au dernier moment. Et on se dit que le label a eu raison d’insister car même avec ces quatre titres en plus, l’album ne dure que trente-cinq minutes.
L'enregistrement est vite expédié lui aussi et confère à l'album un son garage de la mort. C'est pourtant le pas encore célèbre Scott Burns qui s'est chargé de l'enregistrement, sur un huit pistes. Eh oui, il faut bien commencer un jour... En tout cas, ce qu'on entend là est pour le moins cru.

Ce qui frappe d'entrée, c'est ce chant (peut-on appeler ça un chant ?) de John Tardy. Parce que, écoutez un peu son premier beuglement (sur le début de "Internal Bleeding"). Ca ne vous fait pas froid dans le dos, ça ? Ca sent le truc pas sain, et là on repense au cadavre en décomposition de la pochette. Mortel ! L’effet est renforcé par le fait que la voix est mixée bien en avant. Son chant est en grande partie responsable du succès du groupe car c’était du jamais entendu à l’époque. En plus, il ne chante pas vraiment puisqu’il n’y a pas vraiment de textes. John hurle, vocifère, éructe des sons qui se rapprochent parfois de mots et qui forment parfois des phrases ("‘Til Death", "Stinkupuss"). De là à dire qu’il chante de vrais textes, il y a un pas qu’il est difficile de franchir. A ce propos, on note une pointe d’humour de la part du groupe sur "Words Of Evil" puisque le titre est quasiment un instrumental si l’on enlève le "Words Of Evil" beuglé par John d’entrée et un autre hurlement un peu plus loin.
Obituary sur cet album envoie de sacrées cartouches. Il n’est pas encore le groupe de Death qui propose des tempos ralentis et écrasants comme ce sera le cas dès l’album suivant. Là, ça speede drôlement : "Internal Bleeding", "Godly Beings" (là encore, la voix de John semble venir d’outre-tombe), "Gates To Hell", "Words Of Evil", même si l’on trouve déjà quelques ruptures brutales avec des parties bien lourdes ("Godly Beings", "Slowly We Rot"). Les morceaux sont vite torchés (on dépasse rarement les trois minutes et seul "Intoxicated" dépasse les quatre minutes). Donald déploie des tapis de double aux moments opportuns tandis que les solos d’Allen West semblent eux aussi venir du plus profond de la Terre ("‘Til Death"). Sans compter les mélodies et sonorités inquiétantes (l’intro de "Slowly We Rot").
Avec Obituary, on avait trouvé une musique qui fout les boules.

L'accueil de l'album fut excellent dans le petit monde de l'extrême, alors à la recherche de sensations toujours plus forte. Obituary repoussait encore les limites du soutenable par sa musique et son imagerie (la photo des membres du groupe tous pendus au dos de l’album, ça a eu son petit effet).
En terme d’influence, cet album d'Obituary (avec celui de Morbid Angel paru cette même année) marque la rupture entre le Thrash/Death des débuts et le Death Metal à proprement parler.
Avec Death et Morbid Angel, Obituary s’impose comme le leader d’un nouveau genre.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com" dans la rubrique "back to the past".


Scare force one
Scare force one
Prix : EUR 16,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Des monstres qui ne font plus peur..., 1 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scare force one (CD)
31 octobre. Halloween. C’est le jour des monstres de carnaval qui sortent dans les rues pour effrayer les paisibles habitants des cités. Nos monstres finlandais profitent eux aussi de l’occasion pour sortir leur nouveau méfait, "Scare Force One".
Le nom de Lordi est pour beaucoup associé à l’Eurovision qu’ils ont remportée en 2006. Mais bon, on ne va pas rester toute leur carrière là-dessus car depuis, il s’est quand même passé bien des choses pour eux (ils ont sorti trois albums et voici le quatrième) et surtout, ils ne sont plus les seules créatures monstrueuses à avoir gagné l’Eurovision…
Bon mais blague à part, cette victoire à l’Eurovision correspondait aussi avec la sortie de "The Arockalypse", leur meilleur album et de loin et c’est vrai que depuis, ils n’ont jamais réussi à sortir un album au moins aussi intéressant.
Un espoir pour cette livraison 2014 ? Oui, la pochette de l'album nous rappelle celles de "Get Heavy" (le premier album) et de "The Arockalypse", ce qui est plutôt bon signe. Mais l'habit ne fait pas le moine comme vous allez le découvrir ci-dessous.

En effet, "Scare Force One" (encore un titre d'album bien trouvé, là-dessus, le Lordi est un champion) ne frise pas le génie. Hélas.
Après une intro qui en jette, le titre éponyme se montre déjà bien moins impressionnant. Une sensation de déjà entendu nous gagne. C’est évident, Lordi n’a jamais été un groupe particulièrement original au niveau de la musique puisqu’il s’inspire principalement de groupes comme Twisted Sister, Kiss ou W.A.S.P. et plus généralement du Hard Rock des années 80 mais là, en plus, on a l’impression que ce titre, Lordi nous l’a déjà fait. Et cette impression, elle ne va plus vraiment nous lâcher jusqu’à la fin de l’album. Les titres ne sont pas mauvais bien sûr, on se surprend à taper du pied de temps à autre, mais à la fin de l’écoute, je ne retiens pas un morceau fort, une mélodie que l’on fredonne sans s'en rendre compte ou un refrain qui reste dans la tête. Lordi est-il encore capable aujourd'hui de nous composer des "Would You Love A Monsterman", des "Hard Rock Hallelujah", des "Blood Red Sandman" ou des "Who's Your Daddy" ? J'en doute... Allez, ne soyons pas que négatif, on a "Hell Sent In The Clowns" qui tire son épingle du jeu avec sa mélodie plus chantante et le refrain de "Monster Is My Name" qui n'est pas trop mal. Mais ça fait bien peu.
Car à l’opposé, on a trop de morceaux passe-partout comme toute la fin d'album, à partir de "Nailed By The Hammer Of Frankenstein". Encore une fois, ce ne sont pas des morceaux ratés mais il ne se passe pas grand chose, on s'ennuie. Au point que l’on se dit que finalement, le titre éponyme que l’on ne trouvait pas si terrible que ça au début de l’album est l'un des meilleurs morceaux de cette nouvelle livraison. C’est dire.
Le précédent album des monstres, "To Beast Or Not To Beast", sans être un album renversant, était tout à fait honnête et proposait son lot de morceaux sympathiques. Après quelques écoutes, on retenait aisément "I Luv Ugly", "The Riff", "Something Wicked This Way Comes" et "Candy For The Cannibal". Ici, l’album ne décolle pas suffisamment et s'écrase finalement en bout de piste. On s'attendait forcément à mieux, de la part d'un album baptisé "Scare Force One", qu'un simple petit baptême de l'air...

Depuis "Deadache" (2008), un album sur deux de Lordi est intéressant. Mais ça veut dire aussi qu'un sur deux ne l'est pas. "Babez For Breakfast" avait montré les limites du groupe, "Scare Force One" les souligne. L’espoir de voir le groupe aussi inspiré que sur "The Arockalypse" s’éloigne à chaque nouvel album, comme un graal qui semble de plus en plus inaccessible. Lordi a-t-il déjà tout dit ?
12 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Inked In Blood (Deluxe Edition)
Inked In Blood (Deluxe Edition)
Prix : EUR 18,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Sans surprise... mais plutôt réussi !, 1 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inked In Blood (Deluxe Edition) (CD)
Obituary, légende du Death Metal, sort son neuvième album cette année. On aura tout de même attendu cinq ans pour voir arriver le successeur du moyen "Darkest Day" avec cette question en suspens : Obituary est-il encore capable de nous sortir un album énorme ? Car les dernières livraisons, si elles n'étaient pas ratées, étaient tout de même loin d'égaler les trois premiers albums du groupe sortis entre 1989 et 1992 (ça fait quand même plus de vingt ans...).
Les Floridiens, eux, ne semblent pas se poser ce genre de question et reviennent donc à la charge. Avec toutefois une nouveauté cette fois-ci : pour financer ce nouvel album, Obituary a choisi de recourir au crowdfunding (demande de fonds auprès des fans via les réseaux sociaux). Le groupe a ainsi obtenu plus de soixante mille dollars. Grâce à cela, douze titres ont été mis en boîte et voici donc "Inked In Blood".

Alors est-ce que Obituary peut encore nous surprendre musicalement parlant ? Non. Cela fait bien longtemps que les Deathsters floridiens n'ont pas changé de cap. Il leur reste donc à nous surprendre qualitativement parlant avec ce nouvel album. Je ne vous cache pas que je suis ce groupe depuis ses débuts et j'ai donc toujours espoir de les voir nous sortir un album qui tue. Sera-ce pour cette fois-ci ?
L'album débute par un morceau rapide et court, "Century Of Lies", qui rappelle l'époque bénie de "Slowly We Rot". Ce sera le cas aussi des titres "Violence" et "Minds Of The World". Pour le reste, Obituary développe comme à son habitude des morceaux aux tempos bien lourds.
Comme cet album reste du pur Obituary comme le groupe le pratique depuis maintenant plus de vingt ans, inutile de décrire les titres un par un et concentrons-nous sur les aspects positifs et négatifs.
Au niveau des bons points, on a le riff de "Violent By Nature" qui est terrassant au possible et son solo qui est excellent. On note au passage le très bon travail sur les guitares. Kenny Andrews, nouveau venu dans le groupe, et l'ancien Trevor Peres se régalent. Un morceau dangereux pour les cervicales.
Le début de "Pain Inside" me rappelle les morceaux bien inquiétants de "Cause Of Death". Tempo bien lourd, le son des grattes est caverneux à souhait. Ca marche !
"Visions In My Head" avec sa rythmique mitraillette et son pont mélodique au milieu du morceau est également une bonne surprise. On y entend notamment bien la basse de Terry Butler (ex-Death, ex-Massacre, ex-Six Feet Under qui remplace maintenant Frank Watkins).
Ces quatre premiers morceaux ne sont vraiment pas mal du tout et on se surprend à rêver. D'autant qu'après, il reste des compos qui font leur petit effet. La speed "Violence" déjà évoquée plus haut, la lancinante "Deny You" et le titre éponyme, construit sur un riff bien inquiétant lui aussi, mais qui sonne plus comme du déjà entendu. C'est d'ailleurs l'un des problèmes de ce groupe : il y a, comme à chaque fois, une réelle ressemblance entre certains morceaux.
On en arrive donc aux points négatifs. J'aime moins la fin de l'album, à partir de "Deny You". On a notamment un "Within a Dying Breed" qui est un peu trop répétitif à mon goût et n'apporte pas grand chose. Même remarque pour "Paralysed With Fear", le dernier titre (est-ce un hasard ? Ces deux titres un peu ennuyeux sont aussi les deux titres les plus longs de l'album). "Out of Blood" n'est pas passionnant non plus. Heureusement, au milieu de tout ça, il y a le "Minds Of The World" au tempo bien rapide qui réveille l'attention.
John Tardy n'a plus sa voix d'antan, il n'est donc plus aussi impressionnant et ne fait plus aussi peur.
Et enfin, je trouve le son de la batterie pas si génial que ça.

Comme vous pouvez le constater, il y a plus de points positifs que négatifs sur ce nouvel album d'Obituary. Ce "Inked In Blood" n'est donc pas l'album qui détrônera les trois premiers opus du groupe mais il faut reconnaître qu'il est plutôt dans la bonne moyenne.
La réponse à la question du début est donc non, Obituary ne semble plus capable de composer une véritable tuerie. Mais ce Inked In Blood me semble tout de même déjà meilleur que les albums précédents, ce qui est plutôt une bonne chose. De plus, ne leur jetons pas la pierre. Après tout, ils ne sont pas les seuls à ne rien avoir sorti d'énorme depuis une vingtaine d'années...
15 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20