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ayersrock
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Vingt-quatre heures de la vie d'une femme
Vingt-quatre heures de la vie d'une femme
par Stefan Zweig
Edition : Poche
Prix : EUR 4,00

4.0 étoiles sur 5 Histoire de deux passions, 18 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vingt-quatre heures de la vie d'une femme (Poche)
La lecture de "Lettre à une inconnue" m'avait laissé un peu sur ma faim mais avec ces deux nouvelles : "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme" et "Le voyage dans le passé", je recommence à apprécier Stefan Zweig. En 80 pages, il réussit à dépeindre une rencontre décisive entre deux personnages. Le thème du hasard dans les rencontres est toujours très présent chez Zweig. Il s'agit ici de mettre en perspective deux passions : la passion amoureuse évidemment mais aussi la passion du jeu. Cette nouvelle fait beaucoup penser à "Le joueur" de Dostoievski. Comme d'habitude Zweig nous fait pénétrer au cœur des sentiments et de la psychologie des personnage au travers d'une mise en abîme d'une histoire dans une autre histoire.

La nouvelle "Le voyage dans le passé" est sans doute la mieux réussie des deux : La question centrale étant : Comment continuer une vie de couple après avoir été séparé pendant de nombreuses années ? En effet, dans cette histoire, un homme d'affaires est envoyé pour deux années par sa compagnie au Mexique, deux ans plus tard éclate la première guerre mondiale donc impossible pour lui de rentrer retrouver voir sa femme en Allemagne. Ce n'est qu'au bout de neuf ans qu'ils se rencontrent à nouveau... Zweig raconte les deux visions de chaque membre du couple, l'un voulant faire comme si rien n'était arrivé tandis que l'autre a radicalement changé...
Donc deux nouvelles vite lues mais passionnantes.


JUSTINE ou Les Malheurs de la Vertu.
JUSTINE ou Les Malheurs de la Vertu.
par Didier Béatrice Sade Marquis De
Edition : Broché

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Tout simplement infâme, 16 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : JUSTINE ou Les Malheurs de la Vertu. (Broché)
Je ne sais pas comment certains commentateurs peuvent mettre plus d'une étoile à ce livre. 380 pages de délires sadiques racontés dans les moindres détails.
Le thème du roman est d'un simplisme aberrant : Sade veut montrer qu'il ne sert à rien d'être vertueux car au final c'est toujours le plus rusé qui l'emporte. Si Rousseau et les anarchistes font en partie fausse route en postulant la bonté originelle de la nature humaine, Sade est bien pire. Il tombe dans le cliché tout à fait opposé comme un gamin vexé qui fait exprès de faire ou de dire tout le contraire de ce qu'on lui dit. Du coup on a droit à un livre aux idées très puériles.
Par ailleurs, le scénario du livre est très mal construit. Le même schéma ne fait que se répéter indéfiniment. Justine, une fille vertueuse sortie d'un couvent sans argent fait confiance trop rapidement à des gens qui n'ont que pour désir d'abuser d'elle. Elle tombe dans tous les pièges à longueur de pages, ce qui finit par lasser et cela rend l'histoire et le personnage de Justine pas du tout crédibles.
Le livre est truffé d’invraisemblances. Par exemple Justine arrive toujours à se tirer des mains de ses bourreaux de façon miraculeuse sans qu'on ait d'explications. Les scènes de tortures et de viols sont racontées dans les moindres détails ce qui rend la lecture pénible, surtout le passage avec les prêtres dans le couvent.
Le style littéraire n'est pas mauvais mais le livre est mal fait. Sade place de longues tirades pseudos-philosophiques à l'intérieur des dialogues ce qui rend le tout soporifique et ennuyeux. Ce procédé casse le rythme à chaque nouvelle aventure de Justine.

La préface du livre est ridicule. L'universitaire qui à écrit ça utilise un jargon psychanalytique sophistiqué pour faire passer Sade pour une victime de son temps. Il faut le rappeler tout de même : Non, Sade n'était pas une victime ou un révolutionnaire libertin, c'était un tortionnaire, un pédophile et probablement un assassin. Voir la biographie de Gilbert Lely -> On a retrouvé dans le jardin de Sade des ossements de corps humains...
Il ne faut pas oublier que Sade a passé une trentaine d'années de sa vie en prison, fruit du hasard, vraiment?
Malheureusement, cet écrivain est encore enseigné dans les universités françaises et il semble avoir du succès auprès d'une certaine coterie parisienne en mal de débauche...

Pour approfondir sur le personnage et la pensée de Sade, Michel Onfray a écrit un livre qui s'appelle "Le souci des plaisirs" où il fait la critique de l'érotisme macabre de Sade. Il s'apprête à publier un nouvel ouvrage qui s'intitulera "Sade : La passion de la méchanceté".
Pour ceux qui voudraient lire de la littérature libertine acceptable du XVIII ème, il faudra passer son chemin ici.


Race et histoire
Race et histoire
par Claude Lévi-Strauss
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

5.0 étoiles sur 5 Pour connaître son identité, il faut déjà reconnaître l'existence de l'autre, 16 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Race et histoire (Poche)
Ce petit livre à été écrit par Levy-Strauss pour l'Unesco dans le but de démonter la mécanique raciste. Si le racisme biologique ( celui de Gobineau) a quasiment disparu dans l'idéologie, Levy-Strauss met en garde contre son nouvel avatar : "le racisme culturel".
Cependant, il avertit les lecteurs (p.15) "Les sociétés humaines peuvent se définir selon un optimum de diversité au delà duquel elles ne peuvent aller, mais en dessous duquel elles ne peuvent pas descendre non plus." Donc le métissage généralisé n'est pas plus la solution que l'enfermement racialiste.
Il rappelle ce qu'est la pensée sauvage. Le "sauvage" est celui qui refuse l'humanité de l'autre car sa culture lui est incompréhensible et méprisable.
Il critique aussi les théories philosophiques qui voudraient uniformiser l'humanité et qui prétendent que "l'Homme" est un concept abstrait partout universellement applicable. Ces théories sont extrêmement dangereuses car elles nient la diversité et veulent en dernière instance la détruire. C'est pourquoi L-S préconise une approche ethno-différentialiste , c'est à dire qui prend en compte le contexte dans lequel évolue telle ou telle civilisation. Il est également absurde de juger de l'avancement ou du retard d'une civilisation car il n'existe pas de critères universels.
Enfin il faut citer une des dernières phrases du livre qui est capitale et qui tord le cou à une certaine bien-pensance actuelle : "Il n'y a pas et il ne peut y avoir de civilisation mondiale au sens absolu que l'on donne souvent à ce terme puisque la civilisation implique la coexistence de cultures offrant entre elles le maximum de diversité et consiste même à cette coexistence. Une civilisation mondiale ne saurait être autre chose que la coalition à l'échelle mondiale de cultures préservant chacune leur originalité."
Autrement dit bye bye Yannick Noah !
On peut aussi lire le livre de Régis Debray "Eloge des frontières" pour compléter.


LA GAULE ROMAINE
LA GAULE ROMAINE
par Collectif
Edition : Poche

3.0 étoiles sur 5 Résumé très (trop) rapide de la vie des gaulois, 15 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : LA GAULE ROMAINE (Poche)
Les auteurs de ce livre de 150 pages avaient un pari audacieux : résumer de façon synthétique toutes les facettes de la vie des gaulois . Le titre est très trompeur car il ne s'agit ici ni vraiment d'un livre d'histoire (au sens politique) ni d'un livre sur la gaule romaine.
On a droit à un court texte dans chaque chapitre sur la religion, l'habitat, la cuisine, ou l'art que pratiquaient les gaulois. Sur 150 pages, on a à tout casser 30 pages de texte mis bout à bout, le reste est constitué de photos.
De plus, aucune bibliographie disponible en fin d'ouvrage ni notes en bas de page pour creuser plus le sujet. On a seulement 2 ou 3 historiens grecs et romains qui sont cités pèle-mêle, rien de plus.
Enfin, certaines affirmations ou généralisations sont vraiment sujettes à caution : "les femmes gauloises préféraient tuer leurs propres enfants et se suicider plutôt que d'être réduites en esclavage", "les gaulois pratiquaient le sacrifice humain" Où? Quand ? Comment ? , "les gaulois mangeaient du chien". On a aussi tous les stéréotypes sur les gaulois qui reviennent. Les historiens de l'époque ne doivent pas être pris forcément pour argent comptant.
Le seul intérêt du livre est la richesse des photographies montrées. Pour le texte, un étudiant de première année en histoire en aurait fait autant. D'où les 3 étoiles.

Je ne sais pas qui a écrit ce livre mais on sent que c'est l'éditeur qui a passé commande et que le livre a été fait vite fait bien fait sans réelle connaissance du sujet. Dommage.


Nos jeunes
Nos jeunes
par Alexandre Soljenitsyne
Edition : Poche
Prix : EUR 4,60

3.0 étoiles sur 5 A lire en passant..., 15 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nos jeunes (Poche)
Nos jeunes est un recueil de 3 nouvelles publiées par Soljenitsyne en 1995 : "Nos jeunes", "Nastenka" et "La confiture d'abricots". Autant être clair, ces trois récits ne sont pas les meilleurs de Soljenitsyne loin s'en faut. Ils ont néanmoins le mérite de nous faire découvrir ce qu'était la vie des jeunes soviétiques au début de l'URSS. Des jeunes gavés de propagande à la Ostrovski mais qui ont bien vite perdu leurs illusions. On retrouve dans le premier récit les conflits de classes au sein des universités et la difficulté pour les étudiants prolétaires de s'adapter à l'enseignement universitaire.
Le deuxième récit est le plus réussi, il traite de l'enseignement de la littérature et d'une professeur désabusée pour qui les lettres russes avaient perdu toute leur noblesse. En effet les programmes n'incluaient plus Tolstoï, Dostoïevski ou Gogol mais bien plutôt les nouveaux écrivains qui faisaient l'apologie à longueur de pages du système soviétique.
Le troisième récit dépeint la vie menée par un fils de Koulak qui de malheur en malheur va se retrouver dans un camp.


Les assassins de la mémoire
Les assassins de la mémoire
par Gisèle SAPIRO
Edition : Poche
Prix : EUR 10,00

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Le jour où Pierre Vidal-Naquet s'est ridiculisé..., 8 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les assassins de la mémoire (Poche)
Au début de son article "Un Eichman de papier" Pierre Vidal-Naquet (V-N) précise, et il fait bien, que la seconde guerre mondiale n'est pas son champ d'étude habituel. Il a voulu, comme d'autres depuis, détruire complètement les thèses révisionnistes et dénoncer cette mascarade, cette oeuvre de faussaires. Son livre m'intéressait particulièrement puisqu'il est considéré comme une référence par les anti-révisionnistes encore aujourd'hui.
Je m'étais dit que ce livre allait enfin m'apporter la réponse que j'attends et réfuter point par point les arguments révisionnistes sur leur négation du génocide etc...
Quelle ne fut pas ma surprise déjà de constater que V-N part du principe où il ne faut surtout pas discuter avec les révisionnistes. Selon lui, ces derniers sont à la recherche du faux et non du vrai !(sic). Or, il me semble que dans toute méthode historique sérieuse c'est à celui qui dit qu'une chose a réellement existé de le prouver. Mais V-N ne mange pas de ce pain là comme il l'a fait remarqué dans la fameuse publication des 34 historiens publiée dans le journal le monde en 1979 : "Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible ; il a été possible techniquement puisqu'il a eu lieu " . Drôle de méthode de recherche historique.

Pour être tout à fait honnête, je savais que Robert Faurisson avait répondu à cet article. J'ai donc décidé de mettre les deux texte côte à côte et de vérifier lequel était le faussaire. C'est là que le choc se produit. On s'aperçoit que V-N, qui ne sait vraisemblablement pas de quoi il parle, assène des contre vérités, use de trucages, tronque des citations, invente des interprétations etc...
Faurisson dans sa réponse à dénombré pas moins de 56 erreurs, falsifications, ou approximations du texte de V-N qui compte 80 pages et il y répond méticuleusement point par point.
Le pire est que dans la contre-réponse de V-N à Faurisson "Les assassins de la mémoire", il ne contredit pas du tout Faurisson, aveu de son incompétence sur le sujet.

En somme, V-N aurait mieux fait de ne jamais s'intéresser au sujet du génocide juif tellement sa méconnaissance du sujet est manifeste et son manque de travail, une évidence.
Lisez plutôt les travaux de Jean Claude Pressac (historien et pharmacien anti-révisionniste) qui, lui, a travaillé sérieusement sur le sujet et à écrit un livre intitulé "Les crématoires d'Auschwitz". Pressac dénonce par ailleurs dans un entretien accordé à Valérie Igounet la nullité et l'hypocrisie de V-N. Il ne s'était pas trompé.
Quand on refuse de dialoguer avec un adversaire c'est soit qu'on avoue son incompétence, soit qu'on est un lâche, soit qu'on est un 'historien de papier'...
V-N a le culot d'inciter les gens à la fin de son livre à mépriser le travail des révisionnistes, il ferait mieux de balayer devant sa porte avant de juger le travail des autres.


Nuremberg ou la Terre promise
Nuremberg ou la Terre promise
par Maurice Bardèche
Edition : Broché

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Explosif, 6 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nuremberg ou la Terre promise (Broché)
"Nuremberg ou la terre promise" fait partie des livres qu'on pourrait citer de la première à la dernière ligne quasiment, tellement le ton est juste. Alors, évidemment il faut déjà préciser qui est l'auteur. Bardèche s'est toujours réclamé ouvertement du fascisme, il à été le beau frère d'un collaborateur notoire Robert Brasillasch. Il est un des pères fondateurs du courant révisionniste en France avec Paul Rassinier. Une fois résumé grossièrement ces quelques traits de sa personnalité et de sa vie on peut étudier l'oeuvre.

"Nuremberg ou la terre promise" s'attaque à la machine judiciaire mise en place par les alliés à la fin de la seconde guerre mondiale et qui s'était donné pour objectif de juger (comprenez "condamner") les nazis. Ce qui surprend au départ c'est le ton tout à fait neutre de Bardèche tout au long du livre. On aurait pu s'attendre à une défense du fascisme, or, il n'en est rien. Bardèche admet volontiers que les nazis aient commis des crimes atroces et qu'ils aient été jugés pour ça. En revanche, c'est les juges et surtout la façon de juger qui pose problème. En effet, qui pourrait accepter l'idée d'être jugé par son ennemi ? C'est pourtant ce qu'il s'est passé à Nuremberg : anglais, américains et russes se sont permis de condamner les nazis alors qu'eux mêmes avaient participé au conflit. On viole donc un des principes fondamentaux du droit : dans un procès, on ne peut être à la fois juge et parti.
De plus, les nazis ne furent pas les seuls à avoir commis des crimes pendant la guerre. Pourquoi les américains, anglais et russes qui ont massacrés volontairement des millions de civils allemands n'ont-ils eux, jamais été jugés ? C'est cette problématique que soulève Bardèche. Ce qui nous conduit à la thèse centrale de l'ouvrage : à Nuremberg il ne fallait pas juger seulement des crimes, c'était aussi toute une idéologie qu'il fallait détruire à jamais. Et ils y sont parvenus... pour l'instant. Aujourd'hui plus personne ne peut prononcer les mots : nation, patriotisme, frontière, ordre moral, famille... sans se voir sauter à la gorge par l'un des chiens de garde de ce que Bardèche appelait "la conscience universelle". Eh oui, c'est à Nuremberg que s'est constitué le nouvel ordre mondial où tout devient marchandisable, où les peuples sont désormais sous le joug de traités internationaux, où l'on ne peut plus s'opposer à la "Religion de l'humanité", au sans-frontiérisme, au flux ininterrompus d'hommes, de capitaux et de marchandises. Tout peut naviguer librement dans le Saint-Empire mondialisé.

Bardèche ajoute que pour que toute cette entreprise fut possible il a fallu cacher ses propres crimes en mettant en avant ceux de l'adversaire et que cette stratégie malsaine a fait jurisprudence depuis. Le droit d'ingérence et ses horreurs ont la côte. Mais n'est ce pas les "démocraties représentatives" qui ont largué les bombes atomiques sur les japonais, l'agent orange sur des millions de vietnamiens, qui ont massacré un million d'irakiens au nom d'armes de destructions massives imaginaires ?? et que dire de la Libye, de l'Afghanistan... la liste est interminable. Elle est belle la conscience universelle.

Vous l'aurez compris Bardèche est sans concession. Il démantèle point par point les falsifications et les mystifications issues des procès iniques de Nuremberg. Il est bon de rappeler que l'Allemagne n'est pas responsable à elle seule du déclenchement de la guerre mais que les anglais et les français y ont eux aussi salement contribué. A quand un jugement juste et une reconnaissance de TOUS les crimes de CHAQUE camp ? La seconde guerre mondiale fut d'abord une guerre idéologique avant d'âtre un conflit militaire. Mais au fond comme disait Bardèche "c'est une Eglise qui accuse une autre Eglise. Les métaphysiques ne se prouvent pas."
Ceci dit le conflit idéologique lui, continue. Aujourd'hui entre bobos et réactionnaires. Entre la théorie du genre et la famille. Entre le patriotisme et le mondialisme. Peut-être que tout n'est pas encore perdu. Toujours est-il qu'il va falloir réécrire un jour une véritable histoire de la Seconde guerre mondiale débarrassée de toutes ses fariboles et mensonges. La tâche sera rude d'autant plus que les tenants de la gouvernance mondiale sont de plus en plus répressifs sur ce sujet. Pourtant c'est à ce prix que la justice pourrait revenir sur notre continent. Il faudrait un jour où l'autre envisager de faire appel des conclusions de Nuremberg et refaire le procès équitablement....

Quelques livres à connaitre pour aller plus loin :
Jorg Friedrich, L'incendie : L'allemagne sous les bombes (1940-1945)
Randall Hansen, Fire and Fury: The Allied Bombing of Germany, 1942-1945
Paul rassinier, Les responsables de la seconde guerre mondiale.
Les livres de Annie Lacroix Riz, Anthony Sutton ou Yann Moncomble...

PS : Il faut aussi ajouter, et c'est regrettable que Bardèche à certains moments verse dans l'antisémitisme ou le racisme dans son ouvrage. Bien sur je ne m'associe pas à ce discours, n'étant pas fasciste pour un sou.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 11, 2014 9:03 PM MEST


Histoire du négationnisme en France
Histoire du négationnisme en France
par Valérie Igounet
Edition : Broché
Prix : EUR 28,40

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Éclairant mais très tendancieux, 1 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire du négationnisme en France (Broché)
J'avais déjà lu le livre de Valérie Igounet sur le professeur Faurisson intitulé "Robert Faurisson : portrait d'un négationnisme" que j'avais trouvé franchement mauvais car beaucoup trop partial. J'ai décidé néanmoins, de donner une nouvelle chance à Valérie Igounet en lisant son étude sur le mouvement révisionniste en général. Après lecture je peux dire que ce livre est moins mauvais car il est plus rigoureux sur le fond. Ceci dit je peux apporter les mêmes réserves que pour l'autre livre.

D'abord concernant l'appellation "négationniste". Ce mot est clairement un faux concept, puisqu'il fait état d'une histoire officielle que certains historiens (ou non) essaieraient de nier. Or, dans un régime démocratique digne de ce nom la recherche historique devrait être libre ainsi que la publication des résultats. C'est ensuite aux historiens spécialisés de discuter de la validité des résultats. Il n'y a que dans des régimes staliniens où l'histoire qui est écrite est inamovible. Le problème du débat en France concernant la question de l'extermination des juifs et des chambres à gaz est qu'il n'a jamais eu lieu entre les deux camps opposés, la loi Gayssot interdisant à l'un des deux camps de s'exprimer. Par conséquent on ne peut pas étiqueter une partie des chercheurs comme étant "négationnistes", cela ne veut rien dire. Pour l'heure ils sont des révisionnistes et réclament légitimement un débat. On pourra utiliser le mot "négationniste" seulement lorsque le débat aura eu lieu, les résultats comparés et si les révisionnistes s'obstinent à nier l'évidence après leur défaite. C'est pour cela que l'attitude de ce piètre historien qu'est Vidal-Naquet est révoltante et hypocrite.

Deuxième point, je soulignerai l'attitude très tendancieuse de Valérie Igounet. Pour un chercheur, on s'attendait à un ton plus neutre. Or a de nombreuses reprises elle fait part implicitement de ses réflexions et donne son avis. Elle utilise des concepts creux sans jamais les définir (extrême droite, extrême-gauche, ultra-gauche...). De plus on sent qu'elle fait aussi l'histoire des idées politiques du moment et s'écarte du sujet de son livre. Par exemple, quel intérêt pour le lecteur de savoir le passé et les déboires de Paul Rassinier avec la Fédération anarchiste ou les relations qu'entretenait Robert Faurisson avec ses élèves. Elle est très partiale et ne retient que les points négatifs des personnages qu'elle étudie allant jusqu'à des généralisations honteuses (par exemple dire que les révisionnistes sont plus ou moins tous antisémites, ou dire que l'antisionisme sert en général de paravent à l'antisémitisme). Bref, elle étudie plus la personnalité et l'entourage des révisionnistes que leurs propos ou leurs études concernant l'extermination des juifs, ce qui n'est pas à son crédit. Ceci dit son travail retrace assez bien la chronologie et la généalogie du révisionnisme.

Par conte on peut lui reprocher son manque de critique vis-à-vis de la lâcheté dont font preuve les "historiens orthodoxe" face aux révisionnistes. En effet, plutôt que de les combattre sur le terrain de l'histoire ou de la technique ces derniers se réfugient dans des sophismes hypocrites ou derrière des lois. "On ne discute pas avec les révisionnistes" disait Vidal-Naquet. Quelle honte !!

Je dois reconnaître que la meilleure partie du livre est l'entretien accordé à Jean-Claude Pressac (auteur étant passé par le révisionnisme puis revenu à la thèse officielle. Il est également un personnage intéressant car il dispose d'une formation en chimie, chose indispensable pour étudier les chambres à gaz, l'arme du crime principale.) C'est une véritable bombe. En effet il pulvérise aussi bien les révisionnistes que les tenants de l'histoire officielle. Le livre de Valérie Igounet, et donc cet entretien, à été publié après la mort de Pressac et heureusement pour lui car il serait passé devant les tribunaux. En effet, il remet les choses complètement à plat et traite d'incompétents, de nuls ou d'hypocrites tous les historiens anti-révisionnistes qui ne connaissent rien du tout au sujet de la seconde guerre mondiale.
Le nombre de mort pour lui est à diviser par 2 ou 3 dans les camps. De 3 millions on passe à 1 300 000, à Auschwitz ça n'est plus 1 500 000 morts mais 700 000.
Quand à la démarche de Klarsfeld voici ce qu'il écrit ( p.633) : " Je n'accepte pas la démarche consistant à traîner devant des tribunaux des vieillards gâteux parce qu'ils ont participé ou furent les auteurs de 'crimes contre l'humanité', définition hautement aléatoire de certaines actions générées par la guerre. Je ne crois pas à la valeur éducative des procès [...]. L'histoire se construit sans haine avec lucidité, à partir des documents restants, permettant de contrôler les dires des participants."

Il qualifie la loi Gayssot d' "imbécilité réactionnaire communiste". Cette loi, selon lui, "ne pourra pas encadrer politiquement l'histoire encore très longtemps, parce que les acquis historiques ne sont pas fondés pour l'éternité."
De plus il qualifie le terme de "génocide" inapproprié concernant l'extermination des juifs. (p.641) : "Il faut abandonner le concept d'une extermination systématique programmée dès l'origine. Il y eut plutôt une radicalisation progressive [...] qui aboutira au 'massacre de masse'.

Enfin, et c'est le plus essentiel (p.651-652) il crucifie l'idéologie officielle. "Approximations, omissions et mensonges caractérisent la majorité des récits de cette période. [...] Peut-on redresser la barre ? Il est trop tard. Une rectification générale est humainement et matériellement impossible. Or, de nouveaux documents surgiront inévitablement et bouleverseront de plus en plus les certitudes officielles. La forme actuelle, pourtant triomphante, de la présentation de l'univers des camps est condamnée. Qu'en sauvera-t-on ? Peu de choses. [...] De tous ces faits, terribles parce qu'ayant provoqué la mort de femmes, d'enfants et de vieillards, ne survivront que ceux établis. Les autres sont destinés aux poubelles de l'Histoire."

Voilà comment se termine l'entretien. On peut en conclure que Pressac a été le seul qui ait eu le courage d'affronter les révisionnistes sur le terrain des faits. On peut lui en faire un grand crédit. Les autres historiens ne sont que des membres d'une intelligentsia hautaine, haineuse et hypocrite. Quoi qu'on en dise et même si leurs thèses sont en partie erronées ou fausses, les révisionnistes sont ceux qui, malgré eux, ont fait progresser le plus la connaissance de l'univers concentrationnaire nazi. Sans eux nous en serions resté à la phrase aberrante de Klarsfeld : " Nous n'aurions jamais imaginé qu'un jour nous aurions à prouver l'existence des chambres à gaz.".

Il ne nous reste plus qu'à attendre l'ultime débat entre révisionnistes et 'orthodoxes', qui aura lieu peut-être dans quelques décennies quand la politisation de la seconde guerre mondiale sera moins lourde. On peut reprocher d'ailleurs à Valérie Igounet de ne pas avoir donner son avis en annexe sur la loi Gayssot, en tant que chercheur en histoire, elle devrait s'offusquer contre une telle loi liberticide dans son champ d'étude. Mais elle n'en dit pas un mot. Étrange...

Il n'est pas inutile non plus d'aller voir je pense, la réponse qu'à fait Faurisson à ce livre et également sa réponse au livre de Pressac.


La pensée de Ferdinand Brunetière
La pensée de Ferdinand Brunetière
par Clark John
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 Portrait d'un critique atypique, 15 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La pensée de Ferdinand Brunetière (Broché)
Les travaux concernant Ferdinand Brunetière (1849-1906) sont peu nombreux. Il datent pour la plupart de la première moitié du XIXème siècle. Le livre de John Clark en fait partie. Il s'agit d'une thèse de doctorat publiée en français en 1954 dans lequel il explique chronologiquement la pensée de Brunetière qui fut l'un des grands critiques littéraire du XIXè avec entre autre Sainte-Beuve, Hyppolite Taine, Gustave Lawson, Paul Bourget etc...
Il s'agit nullement d'une biographie au véritable sens du mot même si de temps à autre l'auteur fait référence à la vie de Brunetière. Seul l'aspect critique est abordé ici. L'ouvrage se lit très facilement, pas ennuyeux et explique bien les problèmes qu'à rencontré Brunetière, ses changements de prises de position au fil du temps, et son engagement moral. Le style n'est pas tellement universitaire, pas de jargon compliqué, les idées sont expliquées simplement et clairement. Par contre, l'auteur ne va pas tellement au fond de la pensée de Brunetière et s'attarde seulement quelque pages à chaque fois sur les différentes étapes de la vie du critique depuis ses premiers articles sur Darwin jusqu'à son rapprochement avec Rome et sa conversion définitive au christianisme. Les chapitres sont assez courts (une quinzaine de pages ) ainsi que le livre (170 pages sans compter les notes, bibliographie et appendices).
On y aperçoit également le fond idéologique de l'époque. En effet, la seconde moitié du XIXé siècle est le temps de l’évolutionnisme, du scientisme ou du positivisme. La littérature n'est pas étrangère à ces mouvements et Brunetière va se servir de la théorie de Darwin pour classifier les œuvres littéraires dans son célèbre ouvrage « Evolution des genres dans l'histoire de la littérature ». On voit également ce qu'était la critique littéraire au XIXè, bien différente des critiques consensuels et incultes d'aujourd'hui ou le copinage est la règle. Brunetière n'hésitait pas à s'en prendre au plus grands : Zola et l'ensemble des naturalistes en prennent pour leur grade, les œuvres de Flaubert et de Balzac son qualifiées de « manquées » etc...
De plus on entrevoit les doutes du critique et sa volonté de conservation des valeurs traditionnelles inspirées du christianisme contre le modernisme et l'individualisme grimpant (déjà à l'époque).
Brunetière était donc vraiment un personnage intéressant qui mériterait d'être redécouvert et enseigné aujourd'hui bien que ses idées soient un peu dépassées maintenant. Le livre de John Clark nous fait découvrir un personnage passionné, souvent intransigeant, un critique comme il en manque aujourd'hui...

Pour approfondir la pensée de Brunetière les livres font cruellement défaut, on peut citer :
« Ferdinand Brunetière, the évolution of a critic » de Elton Hocking (1936) quasiment introuvable.
Une thèse de doctorat intitulée « Ferdinand Brunetière ou la rage de croire » (1976)

Pour la biographie : « Ferdinand Brunetière » de Jacques Nanteuil (1933)


Fractures françaises
Fractures françaises
par Christophe Guilluy
Edition : Poche
Prix : EUR 8,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'éternel retour du concret, 12 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fractures françaises (Poche)
Amis de la bien-pensance s'abstenir ici. Voilà un essai comme on voudrait en lire plus souvent, très riche en informations, une analyse fine et détaillée et très loin du politiquement correct.
De quoi est-il question ?
Tout simplement des grandes transformations socio-économiques et culturelles en France pendant les 40 dernières années. En effet le mythe de la France des classes moyennes a vécu. On se retrouve aujourd'hui avec de grandes disparités sociales et économiques et la classe moyenne s'est largement fragmentée. Il y a de plus en plus de pauvres même si notre pays crée toujours autant de richesses : il y a donc problème !
Le processus de gentrification est ici clairement exposé : dans les grandes villes les riches se sont accaparés les centre-villes mais aussi les quartiers détenus avant par les classes moyennes, résultat les couches populaires ont quittés ces endroits pour s'installer dans les zones péri-urbaines ou rurales. Car Christophe Guilluy nous fait redécouvrir une France oubliée, la majorité des français vivent désormais dans ces zones périurbaines ou rurales (60 %) et ces gens là ont de plus en plus de mal à vivre. On apprend également que les endroits les plus pauvres de France ne sont pas la Seine-Saint-Denis ou les banlieues des grandes villes mais les département ruraux comme le Cantal, la Creuse, la Lozere, la Corse etc...
Bref, la désindustrialisation de la France due à la mondialisation conduit à toujours plus de misère et de chômage.

Mais l'essentiel du livre n'est pas là.
Cela devient intéressant à partir du moment où Guilluy analyse les conséquences désastreuses de l'immigration massive défendue par l'UMPS depuis plus de 30 ans. On s'aperçoit que dans les année 70 les immigrés pouvaient encore s'assimiler en France car ils étaient moins nombreux et des emplois liés à leur niveau de qualification les attendaient. Aujourd'hui la situation est toute différente : les immigrés non qualifiés continuent à affluer mais la France à de moins en moins besoin d'emplois non-qualifiés. De plus l'immigration de masse est largement utilisée comme moyen de faire baisser les salaires de secteurs entiers via l'exploitation massive des immigrés (sous-payés) et génère donc des chômeurs en plus.
L'autre volet concerne le vivre ensemble : D'un côté nous avons la caste des politiciens, des médias, et des bobos qui nous entonnent en permanence que les immigrés sont une chance pour la France au niveau culturel, que l'égalité républicaine fera qu'ils s'intégreront sans aucun problème (la nation française étant soi-disant une et indivisible). Le problème est que ces gens là ne sont jamais descendus dans la rue. Aujourd'hui ce rêve de la France multiculturelle et métissée est en train de tourner court, la tentation communautariste ayant pris le pas sur le multiculturalisme. De plus l'immigration dite familiale à remplacé l'immigration de travail. Dans certaines zones le nombre de français d'origine immigrée ou d'étrangers est devenu largement supérieur au nombre de français dits "de souche". Le problème qui survient est qu'au lieu de vivre ensemble chaque individu se regroupe autour de sa communauté d'origine et se comporte comme s'il était dans son pays d'origine. A cela s'ajoute les inégalités sociales, la pression immobilière qui fait que les tensions montent de plus en plus entre les communautés. Certes nous n'en sommes pas encore au ghetto américain ou à la guerre civile mais la situation est de plus en plus préoccupante.

Il semblerait que ces réalités ne touchent pas nos ploutocrates dirigeants qui préfèrent débattre de sujets périphériques tout en niant les réalités sociales gravissimes. Il est tellement plus facile de traiter de fasciste ou de raciste celui qui dénonce les travers du multiculturalisme, de la mondialisation de l'Homme de nomade d'Attali, de l'immigration de masse que de s'attaquer aux vrais problèmes. Jusqu'à quand durera cette situation absurde ?Jusqu'à quand les politiciens et leurs amis financiers arriveront-ils à nous tromper avec le mythe de la mondialisation heureuse ?
Pourtant les solutions existent comme semble l'indiquer Guilluy :
-Arrêt de l'immigration massive
-Mise en place d'un protectionnisme national et européen
-Revalorisation de la culture française depuis l'école
-Lutte contre l'insécurité générée par le trafic de drogues et d'armes
-Reprise en main du contrôle des frontières

Bref, il serait temps que le peuple de France se réveille face à l'idéologie bobo de Canal+.


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