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Contenu rédigé par Romur
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Commentaires écrits par
Romur "Romur" (France)
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City of Glass.
City of Glass.
par Paul Auster
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Fascinant, 4 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : City of Glass. (Broché)
Quinn, écrivain de romans policiers, reçoit un coup de fil, un appel à l’aide lancé sur un faux numéro. A partir de là, il va être happé dans la folie d’une enquête infernale...

Difficile de parler de ce livre qui m’a fasciné et de rendre sa complexité.
Il y a bien sur l’enquête et le suspens.
Il y a l’errance dans cette ville de New York qui semble dévorer les individus.
Il y a la folie logique de Stillman que Quinn piste.
Il y a surtout une passionnante construction, avec des emboîtements et des jeux d’identité. Trois identités pour le héro. Un détective qui n’existe pas.
Un Paul Auster que nous croisons dans le livre, auteur lui aussi et qui mène une fascinante réflexion en se demandant qui est le véritable auteur de Don Quichotte, réflexion qui se transpose pour la Cité de verre puisque se mêlent Paul Auster (le vrai), Quinn qui tient un journal et le narrateur qui l’a recueilli.
J’espère que ces phrases embrouillées ne vous découragent pas, je ne sais comment vous dire qu'il faut vraiment découvrir ce roman !

Trilogie new-yorkaise, tome 1 : Cité de verre
Trilogie new-yorkaise, tome 1 : Cité de verre
par Paul Auster
Edition : Poche
Prix : EUR 3,89

5.0 étoiles sur 5 Fascinant, 4 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trilogie new-yorkaise, tome 1 : Cité de verre (Poche)
Quinn, écrivain de romans policiers, reçoit un coup de fil, un appel à l’aide lancé sur un faux numéro. A partir de là, il va être happé dans la folie d’une enquête infernale...

Difficile de parler de ce livre qui m’a fasciné et de rendre sa complexité.
Il y a bien sur l’enquête et le suspens.
Il y a l’errance dans cette ville de New York qui semble dévorer les individus.
Il y a la folie logique de Stillman que Quinn piste.
Il y a surtout une passionnante construction, avec des emboîtements et des jeux d’identité. Trois identités pour le héro. Un détective qui n’existe pas.
Un Paul Auster que nous croisons dans le livre, auteur lui aussi et qui mène une fascinante réflexion en se demandant qui est le véritable auteur de Don Quichotte, réflexion qui se transpose pour la Cité de verre puisque se mêlent Paul Auster (le vrai), Quinn qui tient un journal et le narrateur qui l’a recueilli.

J’espère que ces phrases embrouillées ne vous découragent pas, je ne sais comment vous dire qu'il faut vraiment découvrir ce roman !

Le cycle des robots, Tome 1 : Les robots
Le cycle des robots, Tome 1 : Les robots
par Isaac Asimov
Edition : Poche
Prix : EUR 5,70

4.0 étoiles sur 5 Tout le plaisir d’un grand classique, 4 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le cycle des robots, Tome 1 : Les robots (Poche)
Je n’avais encore jamais pris le temps de lire Les robots ! C’est un grand classique et j’avais du coup l’impression de déjà le connaître.

L’ouvrant enfin, j’ai trouvé tout le plaisir des bonnes nouvelles de SF américaines des années 30 aux années 60 : des récits courts, avec une forte unité de temps et de lieu, sans débauche technoscientiste, un petit je-ne-sais-quoi de suranné et où la science fiction est utilisée pour réfléchir et se poser des questions inhabituelles, résoudre des problèmes humains ou philosophiques.

Ici, on est surtout dans l’exploration logique des paradoxes que peuvent poser les trois lois de la robotique lorsqu’elles sont exposées à des situations extrêmes. Tout le plaisir de la science-fiction et du roman policier, dans une langue simple et fluide, avec la robopsychologue Susan Calvin dans le rôle d’Hercule Poirot !

La tristesse des anges
La tristesse des anges
par Jón Kalman Stefánsson
Edition : Poche
Prix : EUR 7,12

5.0 étoiles sur 5 Tempête de neige, 20 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La tristesse des anges (Poche)
Je n'aurais jamais cru qu'on pouvait rester fasciné pendant 400 pages par deux hommes traversant les landes islandaises en pleine tempête de neige... Quatre cent pages de blanc et de froid qui m'ont tenu en haleine le soir jusqu'à ce que mes yeux se ferment. Quatre cent pages écrites dans une très belle langue, juste un peu déroutante parce que les dialogues ne sont pas marqués explicitement (pas de guillemets et de tirets). Quatre cent pages de réflexions et de poésie. Quatre cent pages de rapports humains très intenses au hasard des rencontres et des événements. Quatre cent pages d'affrontement avec la nature dans un pays pauvre et dur.
Et une chute brutale à la fin.

"La lutte pour la vie fait mauvais ménage avec la rêverie, la poésie et la morue salée sont irréconciliables et nul ne saurait se nourrir de ses rêves."

Fahrenheit 451
Fahrenheit 451
par Ray Bradbury
Edition : Broché
Prix : EUR 5,03

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Intemporel... peut-être même d'actualité !, 7 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fahrenheit 451 (Broché)
Avec 1984 et le meilleur des mondes, Fahrenheit 451 fait partie des dystopie les plus célèbres. Tout en ayant le sentiment de le connaître, je ne l’avais encore jamais lu. Là encore, un chef d’œuvre d’anticipation où la logique des faits et des événements est poussée jusqu’au bout, en exploitant les tendances naturelles de la société.

Un monde où il est interdit de lire et où les pompiers sont chargés d’organiser les autodafés ! Comment en est-on arrivé là ?
« La radio. La télévision. L’élément masses est alors entré en scène. [...] Et cet élément masses a alors simplifié les problèmes, dit Beatty. D’abord, les livres n’intéressaient que des minorités, ici et là.[...] Les films et la radio, les magazines, les livres ont été nivelés, normalisés sous une espèce de forme de pâte à pudding.[...] Les classiques réduits pour composer des émissions d’un quart d’heure à la radio. [...] Digest de digests. La politique ? Une colonne, deux phrases, un titre ! Et tout se volatilise en l’air. La cervelle de l’homme tourbillonne à un tel rythme sous les mains ventouses des éditeurs, des producteurs, des présentateurs que la force centrifuge élimine toute perte de temps, toute démarche inutile à l’esprit. [...] Seul compte le boulot et, après le travail, l’embarras du choix en fait de distractions. [...] Augmentez la dose de sport pour chacun, développez l’esprit d’équipe, de compétition et le besoin de penser est éliminé, non ? […] Multipliez les bandes dessinées, les films ; l’esprit a de moins en moins d’appétits. […] Et voilà, Montag, le gouvernement n’a été pour rien là-dedans. Pas de décret, pas de déclaration, de censure au point de départ. Non ! La technologie, l’exploitation du facteur masses, la pression exercée sur les minorités et, Dieu merci, le tour a été joué. [...] Tu dois bien comprendre que notre société est si vaste que nous ne pouvons pas nous permettre d’inquiéter ou de déranger nos minorités. Les nègres n’aiment pas Little Black Sambo : brûlons le. La case de l’Oncle Tom ne plaît pas aux blancs : brûlons là. »

N’avez-vous pas l’impression d’avoir déjà vécu ça ? A travers ce bref roman (où l’imagination poétique de Bradbury s’exprime sans trop d’excès) lisez donc les aventures du pompier Montag et suivez jusqu’où le pousse l’éveil de son sens critique et sa lutte contre une dictature molle qui a condamné les citoyens à un bonheur étouffant.

Le Vaisseau magique, tome 1 : Les aventuriers de la mer
Le Vaisseau magique, tome 1 : Les aventuriers de la mer
par Robin Hobb
Edition : Poche
Prix : EUR 6,84

4.0 étoiles sur 5 Fantaisie et grand large !, 7 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Vaisseau magique, tome 1 : Les aventuriers de la mer (Poche)
Précision : c’est une critique pour la série complète, pas juste pour le premier tome.

Après la trilogie de l’Assassin royal, sympa mais où l’indécision et la lenteur de Fitz m’avaient exaspéré, j’hésitais à ouvrir une nouvelle série de Robin Hobb. Heureusement que ma femme m’a encouragé et je ne regrette pas d’avoir plongé dans l’univers des aventuriers de la mer (dommage qu’ils n’aient pas réussi à rendre le titre anglais « Liveship traders »).

La connexion avec la série précédente est assez ténue et discrète, les pouvoirs de magie omniprésents avec l’assassin sont ici inconnus. Par contre, Robin Hobb a créé un univers différent et original : c’est le premier univers de fantaisie dominé par la mer.
Commerçants, pirates et marine de guerre d’un encombrant voisin s’affrontent sur fond de drame familial et d’intrigues politiques. L’idée des vivenefs (liveship) est excellente. Les héros, émouvants, luttent, emportés de rebondissement en rebondissement... Le mystère s’épaissit pour le lecteur qui découvre petit à petit les serpents, le bateau fou Parangon, les marchands du désert des pluies.
Tout s’éclaircit et on regrettera seulement que la fin soit un peu rapide, Robin Hobb se débarrassant en un chapitre de plusieurs personnages qui l’encombrent manifestement pour que ça « se termine bien ». Mais ça ne gâche pas la série !

Le dernier des Camondo
Le dernier des Camondo
par Pierre Assouline
Edition : Poche
Prix : EUR 7,12

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Aurait pu être passionnant, 7 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le dernier des Camondo (Poche)
Une saga familiale sur près de deux siècles, de l’Espagne à Paris en passant par Venise et Constantinople. Un nom de l'aristocratie financière parisienne du XIXème qui était l’égal des Rothschild et des Pereire.
La passion d’un homme pour le XVIIIème siècle français, hommage à sa patrie d’adoption mais peut être aussi façon d’oublier une vie privée sinistrée. Une collection exceptionnelles d’œuvres d’art léguée aux musées nationaux.
La tragédie d’une famille qu’anéantissent les deux guerres mondiales, depuis l’héritier du nom mort en héros en 1916 jusqu’aux dernières femmes victimes de l’holocauste.

Bref tous les ingrédients pour faire un beau roman, mais encore eut-il fallu avoir un peu de souffle et d’imagination pour faire revivre les grands moments de l’empire ottoman avec sa diplomatie byzantine ou bien la société aux codes invisibles mais incontournables de la noblesse parisienne. Au lieu de cela un récit plat, événementiel, entrecoupé de fastidieuses et répétitives énumérations (inventaire de la maison, liste des habitants de la rue Monceau, des invités à tel repas...), reflet maladroit d’un travail d’érudition qui n’arrive pas à épaissir un folio d’à peine 300 pages.

Evitez le livre, mais allez visiter le musée Nissim de Camondo à Paris !

Une enquete au pays
Une enquete au pays
par Chraibi Driss
Edition : Poche
Prix : EUR 5,98

4.0 étoiles sur 5 Où deux Maroc se rencontrent..., 6 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une enquete au pays (Poche)
L’inspecteur Ali accompagne son chef Mohammed pour une enquête dans un village misérable du Haut Atlas. La chapitre d’ouverture campe les personnages et donne le ton du livre : humoristique, irrévérencieux, critique à l’encontre du système administratif et social marocain qui déracine des hommes du peuple comme l’inspecteur Ali pour en faire des chefs.

Le chef, citadin, fier de sa qualité de chef, de la parcelle d’autorité qu’il détient, de sa nourriture évoluée (des conserves venus de pays hautement civilisés) et hostile à l’égard des « insectuels ». Ali, issu d’une famille misérable, a gardé le sens des traditions, le souvenir des règles de savoir-vivre dans les tribus berbères. Il cache au mieux son esprit critique et sa sensibilité ironique pour ne pas avoir d’ennui avec son supérieur.
Mais face à ces paysans frustres, dans ce désert de roches, sous ce soleil de plomb, Ali est l’intermédiaire indispensable pour un chef qui perd pied malgré ses grands raisonnements, « le sentiment dramatique de sa propre importance » et ses vaines colères.

Les descriptions sont vivantes, la psychologie des personnages ne tombe pas dans la caricature mais est suffisamment appuyée pour que les interactions entre eux soient savoureuses. Ni le chef ni Ali ne sortiront indemnes de cette enquête au (fin fond du) pays... Je vous laisse découvrir la chute !

Ship of Magic
Ship of Magic
par Robin Hobb
Edition : Broché
Prix : EUR 10,54

4.0 étoiles sur 5 Fantaisie et grand large !, 30 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ship of Magic (Broché)
Précision : c’est une critique pour la série complète, pas juste pour le premier tome.

Après la trilogie de l’Assassin royal, sympa mais où l’indécision et la lenteur de Fitz m’avaient exaspéré, j’hésitais à ouvrir une nouvelle série de Robin Hobb. Heureusement que ma femme m’a encouragé et je ne regrette pas d’avoir plongé dans l’univers des aventuriers de la mer (dommage qu’ils n’aient pas réussi à rendre le titre anglais « Liveship traders »).

La connexion avec la série précédente est assez ténue et discrète, les pouvoirs de magie omniprésents avec l’assassin sont ici inconnus. Par contre, Robin Hobb a créé un univers différent et original : c’est le premier univers de fantaisie dominé par la mer.
Commerçants, pirates et marine de guerre d’un encombrant voisin s’affrontent sur fond de drame familial et d’intrigues politiques. L’idée des vivenefs (liveship) est excellente. Les héros, émouvants, luttent, emportés de rebondissement en rebondissement... Le mystère s’épaissit pour le lecteur qui découvre petit à petit les serpents, le bateau fou Parangon, les marchands du désert des pluies.
Tout s’éclaircit et on regrettera seulement que la fin soit un peu rapide, Robin Hobb se débarrassant en un chapitre de plusieurs personnages qui l’encombrent manifestement pour que ça « se termine bien ». Mais ça ne gâche pas la série !

Myosotis
Myosotis
par Duong Thu Huong
Edition : Poche
Prix : EUR 10,17

4.0 étoiles sur 5 Destruction d'un couple, 18 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Myosotis (Poche)
Après « Terre des oublis », j'ouvre un nouveau livre de Duong Thu Huong.

Dans le Viet Nam communiste, au lendemain de la victoire contre les américains, la vie reprend son cours normal et civilisé. Les règlements de compte personnel au sein de l'appareil politique mettent à l'écart le compositeur et chef de troupe Hung, tandis que sa jeune épouse Suong, dotée d'une voix céleste, poursuit sa carrière. Si Bôn dans Terre des oublis est détruit par la guerre, Hung est détruit par la paix où il se trouve privé de statut social, de revenu, interdit d'exercer l'art qui est sa raison de vivre. Il va lentement s'enfoncer dans sa déchéance sous le regard dévoué et impuissant de son épouse.

Moins terrible que « Terre des oublis », animé par une langue un peu moins riche et poétique, Myosotis nous plonge donc à nouveau dans les souffrances et les tourments du Viet Nam, dans la relation d'un couple qui souffre et se défait. On découvre aussi en arrière plan, à travers quelques souvenirs des personnages, la guerre du Viet Nam vécue par les viet-namiens : la mobilisation d'un peuple, la lutte cachée dans la forêt, la fuite devant les bombardiers, l'envers de Platoon. Mais le coeur de l'ouvrage est une fois de plus les sentiments humains (l'amour, le désir, la séparation, la souffrance, l'amitié, la honte, le découragement...) que Duong Thu Huong sait évoquer et utiliser de façon inégalée.

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