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Commentaires écrits par
nicolaslejardinier "nicolaslejardinier"
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La guerre d'Algérie expliquée en images
La guerre d'Algérie expliquée en images
par Benjamin Stora
Edition : Broché
Prix : EUR 29,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Remarquable, 21 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre d'Algérie expliquée en images (Broché)
J'ai dévoré ce livre en trois fois rien de temps, captivé par la clarté des explications de Benjamin Stora sur tout le déroulement de cette guerre ainsi que par la force des photographies (présentées dans un format très avantageux) qui illustrent ses propos.
Moi qui suis né après cette guerre, je n'avais jamais lu ou entendu de telles explications, aussi complètes et objectives. Stora les livre sous la forme de réponses à un interlocuteur, cela se lit très facilement même si parfois il faut reprendre quelques pages plus tôt le fil de l'interview coupée par des photos double-page.
Treize chapitres -des souvenirs personnels de l'historien jusqu'au bilan qu'il dresse de ces années sanglantes- ponctuent son récit. Il est donc possible de reprendre la lecture de tel ou tel aspect du conflit sans pour autant tout relire.
Je suis convaincu que les générations qui n'ont pas vécu cette guerre -ce qui représente aujourd'hui beaucoup de français- tireront le plus grand profit de la lecture de ce livre: tous les tenants et aboutissants y sont décrits sûrement, implacablement.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 21, 2015 9:16 PM CET


Cerebral Caverns
Cerebral Caverns
Prix : EUR 11,28

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Captivantes cavernes, 10 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cerebral Caverns (CD)
Quelle surprise que ce disque! Le fait que Reggie Workman ait été le poumon de nombreux enregistrements phares du jazz moderne et d'avant-garde des années 60 (Olé, Juju (RVG Edition), Karma, Four For Trane, Caravan (Keepnews Collection), Search for New Land [Remastere...) ne pouvait en effet laisser présager cette oeuvre stupéfiante de beauté et d'originalité enregistrée en 1995.
Ce qui frappe en premier lieu, c'est la texture sonore très riche qui découle d'alliages inhabituels entre instruments classiques et "non classiques" (la harpe, les tablas, les percussions électroniques) ou de toutes sortes de frottements, pincements et percussions produits sur cette harpe, sur la contrebasse, la batterie ou le piano. Le morceau éponyme qui ouvre le disque, introduit par la harpe d'Elizabeth Panzer et les percussions électroniques de Gerry Hemingway (auxquelles se joignent ensuite la contrebasse de Workman, la flûte de Sam Rivers, la batterie du même Hemingway et les tablas de Tapan Modak), en est une première et superbe illustration. D'autres exemples de sonorités extraordinaires se trouvent dans "Ballad explorations" (dont la seule introduction par le trombone avec sourdine de Julian Priester et les tablas est d'une beauté hypnotique), "Eastern persuasion" (cordes de la contrebasse vibrées "à la" Mingus, celles de la harpe manipulées on ne sait comment, Hemingway toujours électronique et acoustique) ou "Seasonal elements" (les cordes du piano de Geri Allen se substituant aux percussions d'Hemingway).
L'écriture de Workman sollicite donc une grande diversité de sons et de formats (du duo au septette) et dispense ainsi des climats très variés. Cette écriture qui apparaît minimaliste, plus suggestive que directive, libre de tout carcan stylistique (les éléments free, contemporain, world ou jazz vont et viennent sans entraves), est au final productive de résultats extrêmement substantiels et expressifs.
Tous les musiciens impliqués dans ce projet sont à louer (non cité, le batteur Al Foster présent sur 2 morceaux). Une mention particulière ira cependant à Reggie Workman dont la virtuosité (une virtuosité de musicien et non d'acrobate) illumine toute la séance.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 10, 2014 9:53 PM CET


Alpine Aspects : Homage To O.C.
Alpine Aspects : Homage To O.C.
Prix : EUR 13,69

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'air revigorant des Alpes autrichiennes, 1 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alpine Aspects : Homage To O.C. (CD)
C'est en 2008 que le saxophoniste Wolfgang Puschnig, l'arrangeur -également clarinettiste et saxophoniste- Robert Pussecker et leur formation Alpine Aspects -Herbert Joos (trompette, bugle), Jon Sass (tuba), Jamaaladen Tacuma (basse), Reinhart Winkler (batterie)- rendaient cet hommage à la musique d'Ornette Coleman.
Pour ce faire, ils s'adjoignaient les services du brass band d'Amstetten, soit 15 musiciens supplémentaires (à dominante cuivres, donc) venus épaissir et épicer la préparation. Le résultat, qui combine la musique toujours fraîche et ludique de Coleman, les individualités incisives d'Alpine Aspects (magnifiques Puschnig, Joos ou Tacuma) et les arrangements particulièrement vivifiants de Pussecker, est des plus jouissifs. Rarement fanfare s'est montrée aussi joueuse et joyeuse.
Les 4 compositions apportées par Puschnig et Pussecker ainsi qu'un morceau traditionnel (qu'on peut supposer d'Europe de l'est) contribuent à maintenir la tension et retenir notre attention plus d'une heure durant. Quant au timonier Reinhart Winkler, il pousse cette machine comme seuls en sont capables les très bons batteurs de grandes formations.
Personnellement, depuis le somptueux big band de Carla Bley auquel il avait apporté sa contribution et par lequel je l'avais découvert (Fleur Carnivore), j'avais perdu la trace de Wolfgang Puschnig. Le retrouver aujourd'hui avec ce disque enthousiasmant n'est pas une mince satisfaction.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (14) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 6, 2014 5:44 PM CET


Middle Class White Boy
Middle Class White Boy
Prix : EUR 11,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 First class Mose, 19 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Middle Class White Boy (CD)
Mose Allison s'avouait enthousiaste du résultat de cette séance réalisée en 1982 pour Elektra. On le comprend car ces 40' regorgent de la nonchalance et du swing si caractéristiques du pianiste-chanteur originaire de Tippo, dans la région du delta du Mississippi. Pour qui ne connaîtrait pas ce musicien répertorié parmi les jazzmen, il est utile de préciser ses origines sudistes car le blues est une part importante de sa musique.
Avec ses qualités de "petit blanc du Sud", Allison s'est toujours montré un remarquable chanteur de blues à l'instar d'un Charlie Musselwhite. Bien que se parant d'une sorte de distance et de nonchalance, sa voix exprime le poids et la moiteur de ce Sud dans lequel il a vécu jusqu'au début des années 50 (il est né en 1927). Sa technique au piano, qui pourra sembler limitée et peu orthodoxe, ne l'empêche pas de swinguer fort et de produire des solos bien construits non exempts de tension. Le piano électrique qu'il utilise principalement ici a une sonorité étriquée très anecdotique (Allison la qualifie d'"exotique"). Cependant, les qualités évoquées ainsi que la verve rythmique du pianiste font passer la pilule allègrement.
Allison est aussi un excellent compositeur. Même si l'on ne capte pas l'intégralité de ses textes, il sera difficile de ne pas succomber à ses "How does it feel?", "Middle class white boy", "Hello there, universe" et autre "Kiddin' on the square". Ou à sa reprise du "Rollin' stone" de Muddy Waters.
Enfin, il est magnifiquement entouré avec Phil Upchurch à la guitare et Joe Farrell au saxophone et à la flûte, lesquels ne sont pas en reste d'interventions brillantes. Tout aussi bons sont ses soutiens rythmiques, Putter Smith (contrebasse), John Dentz (batterie) et Ron Powell (percussions).
Un disque dispensateur de bonnes vibrations et de bonne humeur.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (14) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 25, 2014 5:25 PM CET


Milagro
Milagro
Prix : EUR 16,05

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un Pasqua enjôleur, 17 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Milagro (CD)
A en croire une célèbre revue américaine qui avait chroniqué élogieusement ce disque, le pianiste Alan Pasqua -que pour ma part je découvre ici- n'aurait pas fait que dans la légèreté, notamment au sein du Lifetime de Tony Williams (il a également enregistré avec une kyrielle de vedettes du jazz-rock et de la pop telles que Larry Carlton, Jean-Luc Ponty, Santana, Ry Cooder, Pat Benatar, etc...).
L'affaire serait donc tout autre avec ce délicieux "Milagro" qui présente un pianiste lyrique et subtil ainsi qu'un compositeur habile qui sait trousser des mélodies très plaisantes (hormis "All of you", toutes compositions de sa plume). Dans ce disque enregistré en 1994, Pasqua était épaulé par Dave Holland (contrebasse) et Jack DeJohnette (batterie). Très intelligemment, par ses silences, par l'espace qu'il laisse à ses compagnons et par la plus grande légèreté qu'un pianiste peut afficher en trio, Pasqua tire le meilleur profit de cette assistance émérite, laquelle se montre à la hauteur de ses compétences.
De ces pièces en trio (Acoma, A sleeping child) se dégage une atmosphère douce et paisible. La tension pointe son nez lorsque le saxophone de Michael Brecker se joint aux trois hommes (Rio grande, The law of, L'inverno). Comme on peut s'en douter, ce saxophone-là est admirable dans son élocution, sa sonorité, sa technique.
Pasqua utilise également cinq cuivres et anches qu'il rajoute avec parcimonie et goût sur plusieurs de ses tableaux, tel un peintre maître de ses volumes et de ses couleurs (Milagro, I'll take you home, Twilight, Heartland, Rio grande).
Soit, au final, un excellent disque dont la forme classique et les évidentes beautés devraient séduire beaucoup d'auditeurs.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 29, 2014 12:25 AM CET


Anthologie Cabu : Gray Wardell
Anthologie Cabu : Gray Wardell
Prix : EUR 5,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le boppeur qui venait de l'ouest, 28 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anthologie Cabu : Gray Wardell (CD)
Installé en Californie au milieu des années 40, Wardell Gray a été, avec Dexter Gordon et Teddy Edwards notamment, l'un des premiers grands saxophonistes ténor dans le style bebop. Sa mort prématurée à seulement 34 ans en 1955 explique qu'il demeure aujourd'hui un musicien plutôt obscur que l'on connaît d'abord à travers ses deux "duels" avec Gordon (The chase, 1947 et 1952).
Cette anthologie, qui couvre les années 1946 à 1953, devrait donc éclairer nombre d'amateurs sur ce jazzman qui, en plus d'avoir été un pionnier, était aussi un boppeur très singulier chez qui on perçoit autant l'influence de Lester Young que celle de Charlie Parker. Tandis que ses coreligionnaires étaient des saxophonistes tranchants et rugueux, Gray était un boppeur moelleux, en quelque sorte (même si son ton se durcit à partir de fin 1949 sous l'influence de Sonny Stitt). Cela a influé sur sa courte carrière puisque Benny Goodman, Count Basie ou Louie Bellson se sont offert ses services, ainsi qu'on l'entend ici.
Les 37 morceaux choisis le font apparaître également au sein des formations d'Al Haig, de Teddy Charles et d'Al Killian, sous son nom en quartette, quintette (The chase, 1947) ou sextette, lors d'une jam session avec Count Basie et plusieurs de ses ouailles ainsi qu'en concert (Gene Norman's just jazz concert, International All Stars jam session).
Le nom d'anthologie n'est en rien exagéré car le saxophoniste se taille la part du lion et se montre sous son meilleur jour tout au long de ces 2h20 de musique, développant de remarquables solos et entouré d'extraordinaires jazzmen (également, Dodo Marmarosa, Erroll Garner, Mary Lou Williams, Sonny Criss, Howard McGhee, Fats Navarro, Hampton Hawes, Clark Terry, Benny Carter...).
Au risque de me répéter, l'amateur de jazz est réellement gâté avec cette collection Cabu Jazz Masters qui, en matière de rééditions, offre un rapport qualité/prix des plus avantageux.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (12) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 9, 2014 12:34 AM CET


School Days
School Days
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 19,91

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Mieux que rien, 14 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : School Days (CD)
Ce disque reprend la plupart des morceaux chantés qui figuraient dans Dee Gee Days - The Savoy Sessions**. Même s'il est regrettable qu'ils aient été ainsi séparés (certainement pour de basses raisons mercantiles), tous ces enregistrements que le trompettiste a donc réalisés pour Savoy en 5 séances entre mars 1951 et juillet 1952 sont du plus grand intérêt pour ses admirateurs. Le combo de Dizzy comprenait alors, selon les séances, John Coltrane, Budd Johnson, J.J.Johnson, Milt Jackson, Stuff Smith, Kenny Burrell, Wynton Kelly ou le moins connu saxophoniste baryton Bill Graham...L'abondance de vocaux (ici par Joe Carroll, Freddy Strong et Melvin Moore), voulue par Dizzy lui-même puisqu'il était son propre producteur, s'explique certainement par l'époque qui était en pleine furie rhythm and blues. Si l'on est peu porté sur le chant, on privilégiera donc "The champ".
Quant aux solos du trompettiste, ils sont transcendants et la bonne humeur est très souvent présente grâce à Joe Carroll. Avec des morceaux où tout est dit en 3 minutes, c'était certainement -et malgré cette orientation vers un style plus vendeur- l'une des grandes périodes de sa carrière après les fastueuses années 40.
**Pour parvenir à l'intégrale ou presque de ces séances Savoy ("Blue skies" ainsi que les prises alternatives de "Bopsie's blues" et de "Caravan" ne sont pas réédités), il faut se tourner vers le superbe The Champ.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 14, 2014 5:24 PM MEST


Sweet Giant of the Blues
Sweet Giant of the Blues
Prix : EUR 15,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un départ en beauté, 5 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sweet Giant of the Blues (CD)
Avec ce disque enregistré en août 69, l'un des grands maîtres du piano blues tirait sa révérence d'une bien belle manière. Huit mois plus tard, un cancer du foie l'emportait à l'âge de 40 ans.
Bob Thiele, producteur de la séance pour son label Flying Dutchman, avait réuni quelques requins de studios autour du pianiste: les polyvalents (états de service dans le jazz, le blues, la pop, la soul ou le rock) Max Bennett (basse), Paul Humphrey (batterie), Tom Scott (saxophone, flûte) et Louie Shelton (guitare). Tout ce beau monde semble parfaitement à son affaire aux côtés du bluesman, comme en témoignent la reprise de "Got my mojo working" et "Sellin' my thing" (composé par Spann) qui débutent le disque sur les chapeaux de roues. S'ensuivent, quasiment aussi enivrants, blues lents (Moon blues, Bird in a cage, Hey baby), shuffle (I wonder why) ou funky (I'm a dues payin' man). Le piano -qui sonne agréablement bastringue- et la voix embrumée de Spann, poussés par une section rythmique en béton armé et agrémentés des interventions solistes de Scott et Shelton, sont irrésistibles.
Au bout de ces 38 minutes qui oscillent entre l'excellent et le superbe (conclues par un gospelisant "Make a way"), on se trouve fort aise d'avoir invité cet adorable géant du blues chez soi.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (20) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 20, 2014 8:22 PM MEST


Highway 99
Highway 99
Prix : EUR 22,73

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Du blues californien et du meilleur, 4 octobre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Highway 99 (CD)
C'est un euphémisme d'écrire que ce premier CD du bluesman d'Oakland est une réussite. A 60 ans passés, le guitariste-chanteur (et ailleurs pianiste) avait quelques dizaines d'années professionnelles, de singles ainsi que plusieurs LP derrière lui. En juin 97, sur l'impulsion de Chris Millar (ami, batteur et producteur du label Fedora), il entre en studio avec la crème des bluesmen locaux: Bobby Logan (saxophone), Clarence Walker (guitare), Jeff Levine (claviers), Jeff Henry (basse) et bien sûr Millar derrière ses fûts et cymbales.
La voix de Malone (un mélange de rocaille et de fumée de cigarette), son jeu de guitare parfaitement maîtrisé (écouter Biscuit bakin' woman), la terrible efficacité de ce groupe au sein duquel on remarque -entre autres- les excellents Clarence Walker (Old fashioned blues) et Jeff Levine (Highway 99), un répertoire varié de haute tenue (originaux et reprises), une ambiance délicieusement californienne (c'est à dire un brin nonchalante), du swing et du feeling à revendre...tout cela concourt à faire de ce disque l'un de ceux vers lesquels on revient avec un plaisir constant. Ici, pas de stridences ou effets pour épater la galerie, que des musiciens matures au meilleur de leur forme dans ce qu'ils font de mieux, à savoir le "real blues" (pour reprendre les mots de Chris Millar).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 11, 2014 12:09 AM MEST


Dial Masters
Dial Masters
Prix : EUR 10,96

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un trompettiste flamboyant, 26 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dial Masters (CD)
Comme d'autres amateurs probablement, j'ai découvert Howard McGhee par le biais de la séance que Charlie Parker avait enregistré pour Dial en juillet 46 à Hollywood (Story on Dial Vol.1 (20bit)). Dès lors, impossible d'oublier ce trompettiste au jeu puissant et sûr (à l'époque aussi rayonnant qu'un Dizzy Gillespie ou un Fats Navarro) ou même l'injonction ("Blow!") qu'il adressait à un Bird très hésitant -car trop drogué ou imbibé- sur "Bebop".
Nous avons ici toutes les faces que McGhee a lui aussi enregistrées pour Dial lors de 4 séances allant de 1945 à 1947. Les trois premières séances sont hollywoodiennes (plages 1-12), l'une d'elle provenant même de la journée avec Parker, et nous font entendre des musiciens locaux aussi remarquables que Teddy Edwards (sax ténor) ou Dodo Marmarosa (piano).
Pour l'ultime séance réalisée à New York en 1947 (plages 13-23), ce sont James Moody (sax ténor), Milt Jackson (vibraphone) ou Hank Jones (piano) que l'on trouve auprès du trompettiste.
Ces différents petits effectifs (trio ou quintette) assurent un accompagnement parfait à un leader flamboyant et avalent toutes les difficultés sans coup férir: par exemple, les vertigineux "Trumpet at tempo" (plaqué sur "Indiana"), "Dialated pupils" (enregistré sous le titre de "Max is making wax" avec Parker) ou "High wind in Hollywood". Cette musique est si rondement menée que même les 4 prises alternatives présentes dans le disque s'écoutent avec intérêt.
Si McGhee s'affirmait alors comme un redoutable bopper, il gardait cependant un piston de sa trompette dans la tradition avec un phrasé moins tranchant que celui de ses collègues et une sonorité toujours très chaude (sa version de "Stardust" évoque beaucoup Roy Eldridge, par exemple).
On notera une prise de son en rapport avec son époque, pas mieux pas pire que les séances Dial de Parker, ainsi qu'une édition différente: Trumpet at Tempo. Par contre, on peut se demander qui est cet excellent guitariste non crédité sur la séance californienne d'octobre 46 (peut-être Arv Garrison qui oeuvrait avec Parker dans ces mêmes studios au mois de mars?).
Un disque à ne pas rater si l'on s'intéresse au trompettiste.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 27, 2014 12:50 PM MEST


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