undrgrnd Cliquez ici Baby ValentinB nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Acheter Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Montres soldes Bijoux Soldes
Profil de VLV > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par VLV
Classement des meilleurs critiques: 8.971
Votes utiles : 43

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
VLV "VLV" (France)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7
pixel
Au revoir là-haut - Prix Goncourt 2013
Au revoir là-haut - Prix Goncourt 2013
par Pierre Lemaitre
Edition : Poche
Prix : EUR 8,60

4.0 étoiles sur 5 Des portraits réussis, un récit passionnant, 6 février 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au revoir là-haut - Prix Goncourt 2013 (Poche)
Ah ! Un roman comme je les aime, qui fait la part belle aux personnages. Pierre Lemaître les aime tous, des supposés bons aux plus abjects. Pas de manichéisme, tout le monde a sa part d’ombre.
Les portraits sont très réussis, tranchants, avec beaucoup d’humour.
Pierre Lemaître exploite un épisode peu connu de l’histoire de France, au lendemain de la Grande Guerre. L’état, qui décide pour la première fois de rapatrier dans des cimetières militaires les dépouilles des poilus morts au combat, est victime d’une vaste escroquerie (cercueils trop petits, corps échangés…). Le roman entremêle avec un bon sens du rythme les pratiques d’un de ces escrocs avec la vie bricolée d’une gueule cassée et de son compagnon d’infortune.
De la belle ouvrage, un Goncourt (2013) vraiment mérité.


La supplication : Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse - Prix Nobel de Littérature 2015
La supplication : Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse - Prix Nobel de Littérature 2015
par Svetlana Alexievitch
Edition : Broché
Prix : EUR 5,80

4.0 étoiles sur 5 Un livre d’une très grande force, 23 janvier 2016
« La supplication » de Svetlana Alexievitch
C’était le 26 avril 1986 (bientôt 30 ans…), à 1h23 : une série d’explosions détruisait le réacteur et le bâtiment de la 4ème tranche de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Plus grande catastrophe industrielle du 20ème siècle, seul accident nucléaire de niveau 7 avec Fukushima.
Ce livre donne la parole à ceux qui ont vécu ces événements. D’abord agacé par un rappel des faits sommaire voire indigent, puis étonné que le prix Nobel de littérature salue un travail qui s’apparente plus à du journalisme que de l’écriture, j’ai été transporté par la force des témoignages et l’intelligence avec laquelle le livre est structuré.
Tour à tour émouvants, stupéfiants, révoltants… les témoignages rendent compte des raisons du drame et aident à comprendre les suites de l’accident.
La foi absolue dans la science, l’orgueil soviétique face à l’occident, un communisme en déliquescence mais toujours soutenu par son parti à tous les niveaux, l’âme russe enfin, tous ces éléments expliquent les erreurs commises dans la construction de la centrale, l’exercice qui a déclenché l’accident, la gestion de la crise, mais aussi le dévouement de tous ceux qui ont nettoyé la zone et construit la sarcophage de béton.
L’un des témoins : « Il n’y a pas que les maisons qui y sont enterrées, mais toute leur époque. L’époque de la foi en la science et en la justesse de l’idée sociale. Un grand empire s’est effiloché, s’est effondré. D’abord l’Afghanistan, puis Tchernobyl. Lorsque l’empire a disparu, nous sommes restés seuls. J’ai peur de le reconnaître, mais nous aimons Tchernobyl. Cela a redonné un sens à notre vie… Le sens de la souffrance. Comme la guerre. »
Un livre d’une très grande force.


Le Fils
Le Fils
par Philipp Meyer
Edition : Broché
Prix : EUR 23,49

3.0 étoiles sur 5 Belle fresque familiale américaine, 19 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Fils (Broché)
Belle fresque familiale américaine, qui couvre plus d’un siècle, au travers de trois portraits : Eli, dit le colonel, enlevé et élevé par les comanches, qui écrase de son héritage fondateur le reste de la dynastie. Son fils, Peter, homme pacifiste, profondément attaché à ses terres et au cheptel de son ranch texan, mais révulsé à l’idée de le défendre par la violence. Jeannie, qui enrichit la dynastie grâce au pétrole et termine sa vie dans la solitude, comme elle l’avait pressentie.
Ce récit, c’est aussi un pan d’histoire des Etats-Unis : la transition d’une conquête de territoire à la conquête économique (sans renoncer aux armes, comme on le voit encore aujourd’hui), l’émancipation féminine, la lutte mais aussi la cohabitation entre races.
Et, pour ma part, un coup de cœur pour l’histoire d’Eli qui constitue à elle seule un magnifique western.


Exterminez toutes ces brutes
Exterminez toutes ces brutes
par Sven Lindqvist
Edition : Broché
Prix : EUR 14,80

4.0 étoiles sur 5 De la conquête coloniale à l'extermination, 29 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Exterminez toutes ces brutes (Broché)
Livre passionnant et instructif mêlant carnet de route et réflexion argumentée.
Lindqvist s’appuie en fil rouge sur le roman de Joseph Conrad « Au cœur des ténèbres » (au magnifique titre polysémique : l’obscurité de la forêt dans les méandres du fleuve Congo, la couleur de la peau, la noirceur de l’âme humaine), qui a par ailleurs inspiré Coppola pour « Apocalypse Now ».
La démonstration porte sur la conquête coloniale des européens, et les guerres menées contre les autochtones, par appât du gain. Elle décrit comment ce rapport de force a pu évoluer, par (sur)interprétation des théories de Darwin, vers une logique d’extermination de races (dites faibles, puisque colonisées et soumises).
Rien à reprocher à ce livre, si ce n’est quelques passages oniriques assez confus : l’intelligence de la démonstration, mêlant littérature, sciences, sociologie et récits militaires, est implacable.
La conclusion est à méditer : « Ce ne sont pas les informations qui nous font défaut. Ce qui nous manque, c’est le courage de comprendre ce que nous savons et d’en tirer les conséquences ».


La position
La position
par Meg WOLITZER
Edition : Broché
Prix : EUR 8,40

3.0 étoiles sur 5 Belle idée... manque d'ambition ?, 26 décembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La position (Broché)
« La position » de Meg Wolitzer
Ce n’est pas une position mais plusieurs que les époux Mellow mettent en pratique dans une sorte de guide de la vie sexuelle, posant eux-mêmes pour illustrer toutes les scènes.
Le livre, qui accompagne la libération des années 70, rencontre un grand succès… mais marque à jamais la vie des enfants de la famille, qui le découvrent par hasard à la maison. C’est l’existence de ces enfants devenus adultes que raconte Meg Wolitzer, dans un récit mélancolique teinté d’humour.
L’héritage de la génération « libérée » est un fardeau au long cours pour les enfants, ce que le récit illustre avec finesse. Mais « LE livre » est aussi pour eux le parfait alibi face aux difficultés de la vie.
Dommage que Meg Wolitzer ne dépasse pas le cadre du microcosme familial pour un roman choral plus ambitieux qui brasserait d’autres destinées…


En finir avec Eddy Bellegueule
En finir avec Eddy Bellegueule
par Edouard Louis
Edition : Poche
Prix : EUR 6,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Catharsis sans nuance... mais de belles promesses, 25 novembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : En finir avec Eddy Bellegueule (Poche)
« En finir avec Eddy Bellegueule », Edouard Louis
Je me souviens du bruit qu’avait fait ce récit autobiographique à sa sortie. Récit qui est à la fois un début et une fin : fin de cette enfance qu’il honnit, début d’une carrière littéraire prometteuse. Le livre est écrit simplement, bien construit, très fluide, consacré sans fioriture à son sujet.
Eddy Bellegueule (qui depuis a changé de nom) découvre son homosexualité, et le rejet qu’elle suscite dans sa famille et parmi ses amis. La deuxième partie du récit est consacrée à sa « fuite », vers un autre lieu, vers un autre milieu (normalien puis écrivain). Il se décrit lui-même maintenant comme un transfuge de classe.
Edouard Louis est sans pitié pour ses proches, sa mère et son père surtout, décrit comme raciste, alcoolique et abruti par la télé. Il expose sa propre souffrance et la médiocrité de son environnement avec un acharnement méthodique, sans pudeur.
Avec ce livre, il démarre sa nouvelle vie sur les cendres de l’ancienne. Cette catharsis vaut sans doute thérapie. Cependant, en ne laissant aucune chance aux lecteurs de s’identifier aux parents, Edouard Louis ne les mets pas en condition de réfléchir profondément au sujet de l’exclusion, du rejet de la différence, qui lui tient pourtant à cœur. Bref, dans cette optique, une biographie romancée aurait pu être plus efficace que ce récit brutal.
J’attends maintenant le prochain, car ce premier roman porte beaucoup de promesses.


2084: La fin du monde - Rentrée littéraire Gallimard
2084: La fin du monde - Rentrée littéraire Gallimard
par Boualem Sansal
Edition : Broché
Prix : EUR 19,50

10 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Courageux et implacable dans sa démonstration, mais dur à lire, 20 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : 2084: La fin du monde - Rentrée littéraire Gallimard (Broché)
Boualem Sansal raconte l’avenir terrible d’un pays imaginaire, l’Abistan, aux mains de religieux fanatiques. On suit plus particulièrement le parcours d’un dénommé Ati, qui entrevoit petit à petit les libertés de l’ancien monde.
Pour tout dire, 2084 est aussi aride que son sujet. Pendant une centaine de pages, Sansal nous assène les règles et les rites de cette théocratie liberticide. Il n’y est question ni de nourriture, ni de sexe, ni d’art mais seulement des règles et contraintes qu’imposent la religion et ses zélotes. Il y a en littérature d’autres manières de décrire, par la suggestion notamment. Ce n’est pas le cas ici.
Le roman décolle presque lorsqu’Ati entreprend sa quête, pour retomber rapidement dans d’incompréhensibles luttes de pouvoir.
Comme le dit Arnaud Viviant, il a sûrement fallu du courage à l’algérien Boualem Sansal pour écrire ce livre (toute ressemblance avec une religion existante…), il en faut aussi pour le lire. Dommage, car il y a parfois de très belles phrases, la démonstration est implacable… mais loin d’être passionnante.


Red Grass River
Red Grass River
par James Carlos Blake
Edition : Poche
Prix : EUR 9,00

4.0 étoiles sur 5 Brasse les mythes américains, 19 novembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Red Grass River (Poche)
Red Grass River raconte l’opposition meurtrière entre bandits et police, sur fond de prohibition et de contrebande. D’un côté, le clan Ashley, avec à sa tête le vieux Joe, bootlegger de son état, et son fils préféré John, courageux et séducteur. De l’autre, le shérif Baker, homme cruel et pusillanime qui ne s’est jamais remis d’une rivalité de jeunesse avec John Ashley.
En arbitre des conflits humains, les Everglades, immense région marécageuse de Floride, joue dans ce récit le même rôle que le bayou de Louisiane dans les romans de James Lee Burke : un personnage à part entière.
Ce roman brasse les mythes américains, en illustre les contradictions, et, à l’image d’un pays qui se pacifie tout en aimant les armes, montre comment l’opinion glisse insensiblement des hors-la-loi vers la force publique, même abjecte. Il est question d’honneur, de vengeance, d’amour filial, d’amour tout court.
Très beau livre, parfaitement rythmé.


La maison de Salt Hay Road
La maison de Salt Hay Road
par Carin CLEVIDENCE
Edition : Poche
Prix : EUR 7,80

3.0 étoiles sur 5 Joli premier roman, tout en finesse psychologique, 3 novembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La maison de Salt Hay Road (Poche)
Joli premier roman qui met en scène un frère et une sœur, orphelins très jeunes, et qui grandissent dans la maison familiale de Long Island, auprès de leur grand-père, d’un oncle et d’une tante. Petit à petit la famille se délite, victime de l’éloignement, d’une tempête ou plus tard de la guerre. Tout en finesse psychologique, au ton toujours juste, le récit fait aussi la part belle à la nature, ses odeurs, ses couleurs, son impétuosité. J’aime beaucoup une des dernières phrases qui résume le livre : « C’est seulement quand une chose se casse en fragments distincts qu’on se rend compte à quel point le tout était miraculeux, et fragile. »
Seul regret, bien que sans longueur, le roman s’encombre parfois de scènes inutiles, comme cette explosion initiale dans l’usine de feux d’artifices. A gommer dans le prochain !


Central Park
Central Park
par Guillaume Musso
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Sonne creux !, 25 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Central Park (Poche)
Ça y est, j’ai lu mon premier Guillaume Musso ! L’auteur français le plus lu, comme le claironne le 4ème de couverture.
J’AI AIME : son sens indéniable du rythme, chaque chapitre relançant l’histoire ; le style simple, sans fioriture ni tic d’écriture à l’anglo-saxonne (ou alors je me suis habitué) ; sa capacité à créer du suspense et donner du corps aux personnages à partir de pas grand-chose.
JE N’AI PAS AIME : l’utilisation calibrée des « trucs qui marchent » (un peu de médical tendance pointue high tech, une louche de tueur en série, une partie de l’action aux Etats-Unis mais un poil aussi à Paris – ça reste quand même tendance !), la contrepartie du rythme endiablé, c’est-à-dire qu’après plusieurs rebondissements Musso ne semble plus savoir où il va (par contre il y va vite)… résultat une chute banale à pleurer après une nième invraisemblance.
Bref un roman de gare, passionnant mais terriblement creux. C’est comme les Harlan Coben : je me jure systématiquement que c’est le dernier que je lis mais il finit quand même par m’en tomber un nouveau dans les mains…


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7