Profil de R. MONTET > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par R. MONTET
Classement des meilleurs critiques: 67.800
Votes utiles : 543

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
R. MONTET "regmon"
(VRAI NOM)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3
pixel
Wagner : La Walkyrie, actes I et II
Wagner : La Walkyrie, actes I et II
Prix : EUR 13,72

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LE premier acte hors catégorie?, 27 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : La Walkyrie, actes I et II (CD)
Bruno Walter a (d'après moi) enregistré un premier acte de la Walkyrie qui n'a pas été dépassé (en tous cas par les enregistrements faits après guerre que l'on peut entendre et même ceux considérés comme les meilleurs réalisés par les plus grands chefs/chanteurs/orchestres) et me semble de fait une référence absolue, en tous cas hors catégorie.
Le report de Naxos à partir de cires d'époque avec le travail de Mark OberThorn ajoute la cerise sur le gateau du bonheur. On trouvera également un bon remastering chez EMI, très recommandable, mais je trouve la sonorité plus "dure" à l'oreille par opposition au moelleux (très analogique) de la version Naxos. Ce sera affaire de goût et d'oreille.
Les voix (d'un autre temps) sont magnifiées, pleines, profondes, denses et...légères! sans parler de la diction remarquable.
L'accompagnement de Walter/Vienne est d'une légereté tendre, aérienne qui confère à l'ensemble un caractère unique dont le trait principal est une clarté lumineuse et humaniste. En fait la signature du couple d'avant guerre que l'on retrouvera dans d'autres témoignages (allez chercher les Mahler, beethoven et autres avec Vienne avant 36, toujours chez Naxos).
En mono évidemment mais qu'importe!
D'ailleurs pour s'en convaincre c'est très simple. Le deuxième acte a été enregistré par un autre chef avec Berlin tout en gardant les chanteurs qui demeurent excellents.
Pour ceux qui ne connaissent pas trop l'oeuvre (j'ai découvert moi même la Walkyrie avec ce CD il y a quelques années en voulant d'abord tester l'oeuvre à moindre prix avant de passer à des rings complets beaucoup plus chers), un petit test très simple: en écoute à l'aveugle, trouver où commence le deuxième acte?
Quel ratage de l'histoire (que l'on sait) qui n'a pas permis à Bruno Walter de pouvoir enregistrer l'oeuvre complète et l'a obligé à fuir d'europe tant qu'il le pouvait encore.
On ne retrouvera pas cette grâce du couple Walter/Vienne avec les enregistrements américains d'après guerre.
Bien sûr d'autres walkyries plus "modernes" (Bayreuth 55 Keilberth Testament, Bayreuth 66 Böhm, Karajan inhabituellement plus "clair et léger" et d'autres) auront toutes leurs points forts ... et moins forts mais aucune n'aura une telle cohérence, ni une vision et un équilibre aussi accomplis.
Un chef d'oeuvre d'interprétation et pour l'île déserte à n'en pas douter.


Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5CD)
Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5CD)
Prix : EUR 28,22

27 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Déjà plus le commencement, pas tout à fait l'aboutissement..., 21 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Les 9 Symphonies (Coffret 5CD) (CD)
Voici l'intégrale de Karajan 63 dans un bon remastering (celui de la série DG the Originals) à prix intéressant.
Pas vraiment comparable à d'autres si ce n'est à la troisième intégrale Karajan 77, c'est l'intégrale avec le Berlin issu des années 50, mais plus celui qu'on entend dans la 9ième de Fricsay (58), pas encore celui façonné par Karajan dans des années 70, mais un Berlin dirigé de façon plus "Toscaninienne".
Les qualités du Berlin de l'époque combiné à la direction, la prise de son et le lieu d'enregistrement (Eglise Jesus Christ) donne un son dru, solide, charpenté, mais plus "lisible", où les pupitres apparaissent moins "fusionnés" que dans l'intégrale ultérieure (enregistrée dans la salle de la Philharmonie).
La sonorité de certains pupitres me semblent d'ailleurs plus typée (et préférable) que dans les années 70, par exemple les cors (ça apparait aussi fortement quand on compare Jochum/Berlin dans le Bruckner des années 60 avec disons Wand/Berlin des années 90/2000) mais aussi les cordes (les basses Berlinoises de l'époque)

D'un point de vue strictement Beethovénien, c'est une lecture "à l'ancienne" héritée plutôt de la tradition Wagner et des chefs de Berlin qui ont suivi plutôt que de l'école Mendelssohnienne (malgré l'influence reconnaissable de son mentor Toscanini).
Il est clair que Beethoven n'a jamais entendu ça et même a t il pu l'imaginer sachant qu'il écrivait pour des instruments qui n'existaient pas encore?

Cette intégrale est une réussite et recèle 9 pépites qui ont marqué l'histoire du disque, de Karajan et de Berlin. Disposer des 2 coffrets 63 et 77 est bien sûr idéal et permettra de faire ses propres choix d'esthétisme et de lecture en comparant chaque mouvement.

Citons par exemple le remarquable adagio de la 9ième (on peut préférer le quatrième et cinquième mouvement de 77).
La 5ième est un sommet mais... le 4ième mouvement de 77 va parfois plus loin.
La 3ième de 63 peut sembler préférable à la "perfection" de 77.
la 4ième de 63 est considérée comme une référence mais la 8ième et la 7ième de 63 ne sont pas les sommets de Karajan et semblent préférables en 77.
Les pastorales en revanche sont une réussite dans les 2 cas.

Il n'est pas sûr que d'autres chefs furent plus "beethovéniens" en dégraissant, allégeant et ciselant les symphonies du Maître mais ces lectures que Herr K a légué à la postérité ont leur place tout au sommet de la discographie des grands anciens (juste derrière Furtwangler qui restera hélas à jamais en mono).


Tchaikovsky : Symphonies n° 4,  n° 5 et n °6 "Pathétique"
Tchaikovsky : Symphonies n° 4, n° 5 et n °6 "Pathétique"
Prix : EUR 13,39

15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Insurpassé, insurpassable?, 29 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Symphonies n° 4, n° 5 et n °6 "Pathétique" (CD)
Le plus grand des Chefs Russes (enregistrés) et certainement parmi les plus grands anciens enregistrés du 20ième siècle (avec Furt, Walter, Ancerl, Klemperer,...).
Ce coffret renferme selon moi la version définitive de ces trois symphonies.
Vivacite, rythme, chaleur, sonorité russe (rugosité, cuivres), accents slaves naturels, discipline (écouter le 3ième mvt de la 4ième, un concert de balalaïkas à l'unisson!).
Dans ses enregistrements numériques Erato, on ne retrouvera pas la même flamme ni le même élan, même si ces enregistrements sont également essentiels.
Comparer avec des versions occidentales avec une attention particulière à Furtwangler ( 4ième et 6ième d'avant guerre, 6ième d'après guerre en coffret DG) qui fut inattendu mais très à l'aise dans ces symphonies qu'il ne faisait pas sonner "germaniques".
Voir aussi particulièrement du coté de Karajan, contemporain de Mravinsky à qui il vouait un profond respect (de ses premiers enregistrements jusqu'aux ultimes). Il fut lui aussi inimitable (dixit Mravinsky) dans sa façon de faire sonner la sixième voire la cinquième (DG, Vienne).
Se procurer également la quatrième numérique par l'élève Jansons (Chandos) pour avoir son maître Mravinsky dans un son moderne certes un peu moins chaleureux.


Beethoven : Symphonies (Coffret 6 CD)
Beethoven : Symphonies (Coffret 6 CD)
Prix : EUR 41,90

63 internautes sur 65 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tsunami Beethovénien ou Rumeur Berlinoise?, 27 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonies (Coffret 6 CD) (CD)
C'est avec cette intégrale de 77 que j'avais abordé et découvert les symphonies de Beethoveen dans les années 80 grâce à la série économique Galleria (d'ailleurs toujours disponible).
Après avoir exploré les lectures de Furtwangler (42 à 54), Abbado, Wand, Rattle, Harnoncourt, Fricsay, Kleiber puis Karajan 82, puis Karajan 63, puis Karajan en video. j'avoue revenir naturellement à cette intégrale de 77.
Ce n'est certainement pas ce que Beethoven a pu entendre de son vivant mais il avait prévu que ses symphonies se joueraient avec les instruments qui n'existaient pas encore.

Cette intégrale me semble ainsi être une sorte d'idéal, d'abord chez Karajan mais aussi d'après moi parmi bien d'autres.
L'intégrale de 62 bien remasterisée s'appuie sur un Berlin déjà bien maitrisé, avec ses qualités, sa discipline, sa sonorité (ah, les basses berlinoises!). Mais si le rythme est plus "Toscaninien" (les notes ont un début et une fin), il est vrai qu'on ressent parfois un certain manque (frustrant) dans certains passages au gré des symphonies même si l'intégrale est une réussite et recèle de très grands moments et de vrais trésors.

Les enregistrements numériques de 82 (même en série Gold) me semblent être hors sujet. On ne reconnaît plus le Berlin de Karajan (travail de filtrage en régie?) et la magie n'opère décidément plus (à retenir quand même un orage d'anthologie dans la pastorale).

L'intégrale de 77 est marquée d'abord par l'opulence générale du couple Berlin/Karajan des années 70, ce qui a suscité tant de critiques par la suite. Mais enfin, avec le temps, c'est un vrai bonheur de revenir à ces enregistrements et d'entendre cette rumeur profonde et irrésistible qui monte de l'orchestre et qui finalement sied si bien aux neuf chef-d'oeuvre.
Bien sûr la réverbération de la salle de la Philharmonie accentue le legato du chef et les basses berlinoises donnent une assise et une solidité (que certains jugeront excessive) à chaque symphonie qu'on ne retrouve pas ailleurs, Furtwangler excepté évidemment, inatteignable et indispensable dans ce répertoire, mais hélas en mono ce qui ne remplira jamais l'espace d'écoute (salle ou casque).
On peut ergoter à l'infini pour savoir si la 9ième de 77 et préférable à celle de 63 ou vice versa et ceci également pour les autres symphonies (surtout les impaires).
Le mieux est de disposer des 2 coffrets (à prix doux) qui s'avèrent indispensables selon moi, contiennent des vrais trésors (et références) et qui procureront de vrais moments de bonheur tout en permettant des comparaisons et des mises en lumière de tels ou tels aspects orchestraux.
Citons par exemple l'adagio de la 9ième de 63 mais le quatrième et cinquième mouvement de 77, le quatrième mouvement de la 5ième de 77, la 3ième de 77, la 4ième de 63 mais la 8ième de 77, sans parler de la 7ième de 77, des pastorales, des 2ièmes, etc...

Il n'est pas sûr que d'autres chefs furent plus "beethovéniens" en dégraissant, allégeant et ciselant les symphonies du maître mais ces lectures que Herr K a légué à la postérité sonnent d'une manière unique et méritent leur place au sommet de la hiérarchie des grands anciens (derrière Furtwangler).


Tales From Topographic Oceans
Tales From Topographic Oceans
Prix : EUR 18,07

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une véritable symphonie du XX siècle, 9 décembre 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tales From Topographic Oceans (CD)
Ayant usé ce disque en vinyle à la fin des années 70 sans en avoir forcément perçu toute la profondeur (conditions d'écoute, mais aussi sans doute manque de maturité musicale), le réécouter aujourd'hui sur ce report remasterisé (très bon) en CD et dans de bonnes conditions fut un choc et une découverte.
En fait cet opus peut être considéré (à mon sens) comme une véritable symphonie moderne pour voix, choeurs et instruments (électroniques).
Structurée en 4 parties (1 par face de vinyle) - seule la 3ième me laisse toujours néanmoins de marbre - la composition, la richesse de l'orchestration et des thèmes apparaissent encore plus aujourd'hui, renforcés par un remastering qui met bien en évidence l'instrumentation, très lisible, en "aérant" les différentes lignes des musiciens.
la ligne de basse est très travaillée quant aux motifs et ornements à la guitare (envolées de gammes diverses que seule une écoute attentive permet de déceler), on peut se demander quels furent les modèles d'inspiration de Steve Howe....
Pour ma part, j'avoue placer cette oeuvre au niveau de certains symphonistes (qui furent également de géniaux "vocalistes"), une sorte de mélange fusionnel d'un Beethoven et d'un Mahler par exemple.
L'écoute au casque est vivement conseillée.

Enfin il est intéressant de comparer avec Genesis "The lamb lies down.....".


Eugen Jochum's 100th anniversary - Symphonies 4-6 - Concertgebouw Orchestra - 1975-1986
Eugen Jochum's 100th anniversary - Symphonies 4-6 - Concertgebouw Orchestra - 1975-1986

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 magnifiquement mûri..., 7 juillet 2007
Ces concerts avec Amsterdam sont bien différents de l'intégrale DG avec Berlin et Bavière tant en sonorité globale qu'en physionomie générale.

Différence d'orchestre mais aussi différence de vue.
La quatrième toute en puissance avec Berlin et ses profondes sonorités d'orgue devient ici moins "fougueuse", plus apaisée, presque plus contemplative et finalement plus "romantique"?
Cette version est d'après moi à rapprocher de Bohm (Vienne) dans sa vison générale et sa somptuosité sonore.
On le ressent dès le début du premier mouvement et ce sentiment domine tout au long de l'écoute.
La cinquième est sans doute une de ses plus belles réussites de l'oeuvre. La chaleur d'Amsterdam et la rondeur de ses cordes y concourt largement ainsi que l'atmosphère "recueilli" du concert. Cette lecture éclipse sans peine son enregistrement DG qui est sans doute le point faible de l'intégrale DG.
Enfin les commentaires pour la quatrième valent également pour la sixième que Jochum semble plutôt vouloir "tirer" vers le tryptique final tandis que dans l'intégrale dès le premier mouvement un ton plus "glorieux ", plus inéluctable était donné qui la rattachait plutôt à la quatrième (également plus "glorieuse" dans l'intégrale) voire la troisième.
J'avoue quant à moi une préférence spontanée pour Sawallisch surtout dans les 2 ième et 4 ième mouvement, le 1ier restant à l'avantage de Jochum DG avec le même orchestre.

Un magniifique coffret qui livre la vision que Jochum a développé à l'automne de sa vie et qui s'avère un superbe complément de l'intégrale DG. De surcroît magnifiquement enregistré (Philips), remasterisé (Tahra) et avec une rumeur Amstellodamoise superlative.
Evidemment indispensable pour les Brucknériens.


Bruckner : Symphonie n° 8
Bruckner : Symphonie n° 8
Prix : EUR 14,72

23 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une gravure viennoise majeure, 19 mars 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie n° 8 (CD)
Un peu oubliée, longtemps disparue du catalogue (en France), cette gravure s'avère pourtant une magnifique réussite due au tryptique unique Bruckner Vienne Karajan qui fonctionne à merveille. Il s'agit d'un enregistrement de fin 88 dans l'édition Haas donc a priori la plus complète et la plus "originelle".
Au soir de sa vie, le chef étire les tempi - sauf dans l'adagio qui reste comparables aux autres lectures - et joue sur les couleurs spécifiques, les pupitres et la puissance de l'orchestre plutôt que sur une sonorité fusionnée afin de nous faire miroiter une oeuvre contrastée au gré des climats.
Les qualités sonores de Vienne sont ici superlatives et le trait dominant de cette lecture est une chaleur irradiante, du début jusqu'à la fin, que la prise de son retransmet à merveille.
La profondeur grave des cuivres Viennois alliée aux interventions puissantes et appuyées des timbales, en opposition au soyeux des cordes, confère à la lecture un climat qui va de la contemplation la plus profonde (adagio) à l'apocalypse du final.
Les tempi plus lents font mieux ressortir des détails rythmiques que l'on ne percevait pas toujours. Ecouter en particulier le dernier mouvement.
Sans égaler les lectures mono de Furt (Vienne 44) et Jochum (Hambourg 49), voici une lecture marquante avec Vienne qui mérite une écoute attentive et que l'on peut, d'après moi, préférer à Jochum (Berlin) et Böhm (Zurich) donc en bonne place dans la discographie.


La Chute [Édition Simple]
La Chute [Édition Simple]
DVD ~ Bruno Ganz
Prix : EUR 10,00

47 internautes sur 52 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Hallucinant, 13 janvier 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Chute [Édition Simple] (DVD)
Au delà de ce qui a pu être dit dans la presse sur son l'ambiguïté, c'est pour moi un grand film sur cette fin d'une tragédie de l'histoire (la seconde guerre mondiale, pas la fin des occupants du bunker) vue à travers le regard de la secrétaire personnelle du dictateur.
Les rôles ont été très bien distribués et sont magnifiquement joués, l'atmosphère irrespirable est très bien restituée et finalement on peut ressentir beaucoup d'émotion, non pas suscitée par un quelconque regard humaniste sur la fin d'un groupe d'individus, mais plutôt par la prise de conscience pour le spectateur de la fin d'un monde de terreur et d'apocalypse que le réalisme du film soutient parfaitement au travers des dialogues et des scènes.
Le point culminant du film dans l'insoutenable est sans doute le "suicide" des enfants Goebbels dans leur sommeil par la mère, impavide, sans le moindre regard d'humanité ni de remord, un moment que le cinéaste prend le temps de nous montrer et juxtapose aux divers caractères et comportements des autres personnages jusqu'auboutistes, résignés, craintifs de l'avenir, opportunistes, lucides, sans remords ou réalisant au contraire les actes du passé.
Un condensé qui peut dans le fond peut être faire passer dans la durée d'un film 5 ans de froide horreur et d'inhumanité.


Symphonie n°1 "Titan"
Symphonie n°1 "Titan"
Prix : EUR 16,99

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 un festival sonore mais ..., 13 janvier 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie n°1 "Titan" (CD)
Magnifique lecture d'Amsterdam emmené par un Bernstein déchaîné, de surcroît très bien enregistré.
Une lecture explosive donc, brillant de mille feux et baignant dans l'ivresse sonore des couleurs de l'orchestre mais...
où l'on ne retrouve pas la grâce ni surtout l'atmosphère "Café Viennois" que Bruno Walter avait su mettre en valeur, en particulier dans le 3ième mouvement et ses thèmes "mittel europa" (61, Columbia).
Une magnifique lecture très recommandable pour une première approche ou pour aborder l'oeuvre dans l'optique "explosion orchestrale" où Bernstein s'avère excellent. Quant à l'auditeur qui a découvert et intériorisé l'enregistrement stéréo de Bruno walter, la lecture demeure très recommandable pour approndir l'oeuvre avec cependant un risque de ne pas adhérer.


Art Of Conducting I : L'Art de la direction d'orchestre
Art Of Conducting I : L'Art de la direction d'orchestre
DVD ~ Bruno Monsaingeon

13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Emouvant et magique, 18 mars 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Art Of Conducting I : L'Art de la direction d'orchestre (DVD)
Ce DVD montre divers chefs d'orchestre en action, qui ont marqué leur époque, au travers d'extraits de répétion, de concert, d'interviews et par le regard parfois plein de tendresse, parfois sans complaisance, que portent des artistes (solistes, musiciens d'orchestre, chanteurs) qu'ils ont dirigés.
L'objectif du DVD est de montrer comment des personnalités aussi dissemblables pouvaient approcher l'orchestre et imposer leur vision par leur méthodes de direction, de répétition, leur gestique, leur relationnel et la perception et compréhension que pouvaient en avoir finalement les musiciens.
C'est émouvant, attendrissant, efficace et très instructif.
Citons Richard Strauss dirigeant Till Eulen... stoïque, immobile (la main droite seule battant la mesure) et les anecdotes à son sujet par Szell, la bonhommie de Beecham, l'inflexibilté et le regard d'aigle de Reiner, l'exubérant et fantasque Bernstein à comparer à un Klemperer granitique, un Toscanini scandant avec autorité une lecture tranchante (à corréler avec l'écoute de certains de ses enregistrements, concerts Brahms en 52 à Londres par exemple), un Furtwangler dévastateur (final de la 4ième de Brahms), un Barbirolli tenace, un Walter admirable, tout en souplesse parvenant à faire "chanter" (sing, sing, sing...) comme il le souhaitait un orchestre encore un peu "vert".
Tout aussi remarquables les Weingartner, Busch, le complexe et controversé Stokowski... et l'intense concentration de Karajan.
Une archive unique, muette!, montrant Arthur Nikisch au pupitre, la tradition et l'élégance de la direction d'un autre siècle.
Enfin ne pas négliger les interviews séparés, en particulier celui d'Elisabeth Schwarzkopf (ambiance des années 50!).
Un DVD magique, facile d'accès, à recommander sans réserves pour approfondir l'interprétation symphonique romantique.


Page : 1 | 2 | 3