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KT

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Samsung Galaxy S4 mini Smartphone débloqué 4G (Ecran: 4.3 pouces - 8 Go - Android 4.2.2 Jelly Bean) Noir - Asia Version
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bon téléphone, mais attention c'est la version Asie, 17 janvier 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Comme l'annonce le dit clairement, mais en anglais, c'est la version coréenne du téléphone qui est vendue ici, avec des applis coréenne pré-installées. A l'usage, pas vraiment difficile d'installer en français, de mettre le clavier en français, etc. et le téléphone marche parfaitement bien. Il reste des applis dessus (que je n'ai pas encore désinstallées) qui sont entièrement en coréen et donc inutilisables par quelqu'un qui ne maîtrise ni la langue ni l'alphabet coréen. Pour l'instant, je n'ai pas trouvé de désagrément majeur lié à cette particularité, quelques détails mineurs comme des caractères coréens qui s'affichent en plus des chiffres pour le clavier téléphone (quand on veut appeler un numéro). Pas de notice en français, une notice en coréen, mais finalement le téléphone s'installe de manière classique. Autant être bien conscient de cette particularité, toutefois...


Made in Germany : Le modèle allemand au-delà des mythes
Made in Germany : Le modèle allemand au-delà des mythes
par Guillaume Duval
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Lecture recommandée, 9 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Made in Germany : Le modèle allemand au-delà des mythes (Broché)
Même si l'auteur peut parfois sembler un peu biaisé et avoir une lecture plus politique qu'économique d'un certain nombre de choses, j'ai trouvé ce livre particulièrement instructif pour faire la part des choses entre idées reçues, jugements à l'emporte-pièce, et réalité objective des situations comparées de la France et de l'Allemagne. Il est bien entendu de notoriété publique que l'histoire de nos deux pays a donné d'un côté un pays extrêmement centralisé, piloté de manière homogène depuis Paris, et un État décentralisé, dont l'unification n'a été que tardive. Si l'Allemagne a longtemps envié à la France sa capacité d'organisation d'une politique économique forte, rayonnant à partir d'une région parisienne très dominante à tous points de vue, le contexte économique actuel lui donne une extraordinaire robustesse grâce à sa décentralisation même. D'autres éléments historiques sont peut-être moins bien connus des Français : le fait que l'Allemagne a été un fort pays d'émigration au fil des siècles, ce qui a contribué à créer un tissu relationnel remarquable dans de nombreux pays pour relayer une politique d'exportation économique. De même, la Révolution française était d'inspiration très nettement libérale en ce qui concerne la vision économique, avec un rejet fort des corporations, alors que l'Allemagne a mieux préservé une tradition de corporations fortes et de dialogue social qui font partie des piliers du capitalisme rhénan. S'ils ne sont pas dépourvus de faiblesses et de scandales, les liens étroits entre secteur bancaire et industrie sont aussi un élément constitutif de ce capitalisme rhénan, même si la mondialisation amène maintenant les banques allemandes à s'aligner de plus en plus sur le modèle anglo-saxon dominant... L'Allemagne a été profondément et durablement marquée par l'hyperinflation du début des années 1920, puis par l'introduction en 1948 du Deutsche Mark au taux de 1 DM pour 10 anciens Reichsmark, au-delà des 40 premiers RM. Ce double traumatisme a eu pour effet que jusqu'à ce jour, les Allemands ont une sainte horreur de l'inflation, horreur qu'ils ont fait graver dans les principes constitutifs de l'Euro, avec les conséquences que nous voyons actuellement face à des pays certes bien peu vertueux en termes de maîtrise de l'inflation et de rigueur monétaire.

Si l'ensemble de ces éléments a donné à l'Allemagne une industrie compétitive avec de bons salaires, protégés par un modèle de dialogue social équilibré, il n'en va pas de même des services, où ces mécanismes de régulation sont bien moins présents. Cela rejaillit en premier lieu sur les femmes, et l'auteur démontre que les écarts hommes-femmes sont bien plus importants en Allemagne qu'en France. Cela contribue probablement à expliquer le très grand écart entre les taux de fécondité des femmes allemandes et françaises, ce qui à son tour met en péril à moyen terme le modèle économique allemand, puisque le pays est face à une population active qui ne se renouvelle pas, à une population de retraités de plus en plus nombreuse, à un manque croissant de personnes pour occuper les postes clés de l'industrie. La démographie est à bien des égards une grenade dégoupillée dans le contexte global allemand... Nous avons donc donc d'un côté un pays, la France, dont la doctrine est profondément libérale depuis trois siècles, mais avec une forte tendance à l'interventionnisme étatique, d'autre part l'Allemagne qui n'est venue au libéralisme que sur le tard, mais à une doctrine appelée ordolibéralisme, où l’État n'intervient pas dans la production des biens et des services, mais fixe des règles précises et les fait respecter strictement. À partir de cette vision allemande, c'est bien cette doctrine qui règne maintenant en maître dans les affaires de l'Union Européenne.

La deuxième partie du livre revient sur trois périodes de l'histoire récente de l'Allemagne. La réunification a représenté un coût énorme pour le pays, mais a aussi été profitable à bien des égards, en rééquilibrant l'économie vers la demande intérieure et en ouvrant le pays sur tout l'espace est-européen, en pleine évolution. L'auteur décortique ensuite le mandat de Gerhard Schröder comme chancelier et n'a pas de mots assez durs pour ce dernier ; chiffres à l'appui, il montre que le pays a connu sous Schröder une croissance moins bonne que ses voisins, a détruit une partie significative de son modèle de protection sociale, et a restreint les investissements publics à un tel point que les infrastructures collectives sont sérieusement mises à mal du fait de leur vieillissement accéléré. Dans le dernier chapitre consacré à la période actuelle, Guillaume Duval indique qu'à son avis, l'Allemagne tire mieux son épingle du jeu que d'autres pays européens non pas grâce à la politique de ses dirigeants, mais parce qu'elle vieillit, ce qui réduit les tensions sur le marché du travail, mais aussi sur le marché immobilier ; néanmoins, ces avantages ne sont que provisoires et peuvent rapidement devenir un vrai handicap. L'ouverture sur l'Europe de l'Est, et paradoxalement la crise de l'euro qui a entraîné "la fuite des capitaux des pays en crise vers une Allemagne réputée sûre", ont aussi pour l'instant des effets plutôt positifs sur l'économie allemande, ce qui devrait faire réfléchir ceux des Allemands qui pensent qu'ils se saignent pour le reste d'une Europe dispendieuse et que leur avenir serait bien meilleur en dehors de l'Europe ou de l'Euro...

Bref, largement de quoi réfléchir et sortir d'une vision par trop simpliste de notre grand voisin...


Lost in management : La vie quotidienne des entreprises au XXIe siècle
Lost in management : La vie quotidienne des entreprises au XXIe siècle
par François Dupuy
Edition : Broché

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'analyse est redoutable, les solutions proposées sont moins convainquantes, 1 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lost in management : La vie quotidienne des entreprises au XXIe siècle (Broché)
L'auteur, sociologue des organisations, s'appuie sur un grand nombre d'enquêtes dans différentes entreprises et organisations pour montrer que celles-ci perdent souvent le contrôle d'elles-mêmes, souvent du fait d'années de "paresse managériale". Celle-ci se manifeste par le fait qu'on a laissé filer le travail au fil d'années de (relative) aisance, en utilisant souvent le travail intérimaire (les CDD qui se défoncent) comme variable d'ajustement pour ne pas avoir à gratter les avantages acquis et les mauvaises habitudes systémiques prises. L'organisation en silos a aussi enlevé tout sens du collectif, et quand on se rend compte des dégâts on lance des stratégies d'intégration (matriciel, processus, foison d'indicateurs de performance, etc.) qui perdent de vue la gestion du client, sacrifient l'encadrement de proximité et créent plus de tourmente qu'elles ne résolvent de problèmes.

Les exemples déroulés sont implacables, ils montrent comment on peut remplacer l'intelligence collective par une "diarrhée" de processus, comment le matriciel et l'intégration mettent en place des bureaucraties intermédiaires qui ne portent ni la vision de la stratégie de l'ensemble, ni la connaissance du terrain que peut posséder l'encadrement de proximité. Au passage, on détruit la confiance et la prise d'initiative que donnent une autonomie sous contrôle des personnes, à tous les niveaux.

Si Dupuy est redoutable comme analyste, avec des démonstrations criantes de vérité de la situation dans laquelle se trouvent nombre d'organismes ou d'entreprises (au passage, on se rend compte que public ou privé, secteur de service public ou secteur concurrentiel, ce n'est pas là que sont les différences, les mêmes maux frappent les uns et les autres), je le trouve moins pertinent et convainquant quand il s'agit de proposer des solutions. Il plaide pour des organisations floues où on laisse la confiance, associée au jeu des réseaux et des confrontations internes, dessiner une gouvernance qui n'en est pas vraiment une et dont on a du mal à comprendre comment mettre ça en place en pratique. Il ne parle pas non plus beaucoup de l'importance du sens partagé au sein d'une entité, alors que les exemples positifs qu'il présente en fin d'ouvrage pour nourrir son propos, me semblent surtout être des exemples d'entreprises où on a su préserver le partage du sens, plus que des entreprises qui tirent profit d'une organisation floue.

Il n'empêche que c'est un livre qui interpelle et qu'il vaut la peine de lire pour prendre un peu de recul sur les multiples chantiers dans lesquels nombre d'entreprises et d'organisations sont plongées.


S'organiser pour réussir : Getting Things Done
S'organiser pour réussir : Getting Things Done
par David Allen
Edition : Broché

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A lire, absolument, 1 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : S'organiser pour réussir : Getting Things Done (Broché)
Je crois être déjà plutôt bien organisé donc je ne dirai pas que ce livre a bouleversé ma vie et m'a fait passer de l'état de désorganisation totale à une vie d'efficacité sans stress. J'ai d'ailleurs retrouvé dans ce livre un certain nombre de principes que j'appliquais déjà peu ou prou. J'essayais par exemple de pratiquer des principes comme de ne pas empiler des choses en se laissant encombrer l'esprit, d'agir immédiatement quand on le peut (la règle des 2 minutes d'Allen), d'avoir une ou des listes et pas plein de post-it et bouts de papier dans tous les sens, etc.

Je ne ferai pas ici un commentaire exhaustif de ce livre ; je dirai juste les principaux enseignements que je retiens de cette lecture :

* Dissocier boîte d'entrée (y compris mail) de liste de tâches. Une des faiblesses de mon organisation jusqu'ici était que j'utilisais ma INBOX mail, avec un système de tags et de codages couleur, pour garder sous les yeux les choses à faire, les choses en attente pour cause de délégation, les choses à traiter à une future réunion, etc. Cela finit par encombrer le champ de vue et l'esprit. J'ai maintenant remédié à cela, dans ma INBOX il n'y a plus que le mail entrant non encore traité (ou en cours de traitement immédiat) et mon objectif est de terminer chaque journée avec 0 mails dans ma INBOX.

* Sortir de mon esprit et de mon champ de vue ce qui est de la documentation de référence pour les projets ; du coup il ne traîne plus grand chose sur mon bureau.

* Identifier pour une tâche complexe la première action à entreprendre et mettre celle-ci dans ma TODO liste, pour éviter de tomber tout le temps sur une tâche dont on se dit "Aïe aïe aïe, on verra plus tard, c'est trop complexe"

* Avoir une vision unifiée de ses listes. Pour l'instant j'avais une liste papier hebdomadaire d'un côté et ma INBOX mail (voir ci-dessus). J'ai maintenant regroupé toutes ces listes, y compris pour les projets à long terme qui encombraient ma liste papier sans jamais être barrés, dans un seul et même endroit. Pour ne pas faire de la publicité inutile dans ce commentaire, je ne dirai pas quel outil GTD j'ai choisi, il en existe une multitude, et l'essentiel n'est pas l'outil mais son utilisation systématique...

C'est bien sûr à l'usage et sur la durée que je verrai les bénéfices de la méthode. À première vue, après deux mois environ, je suis plutôt satisfait.

Un des problèmes de GTD, c'est que certains le prennent quasiment comme une religion de l'organisation, préconisant (comme Allen) d'y inclure la vision à long terme (ce que je veux faire de ma vie) ou mes relations avec mes enfants adolescents, etc. Je suis plus sceptique sur ce point, je pense qu'il peut y avoir un risque de perte du sens et de la vision globale, et qu'on devienne super-bien organisé pour faire des choses qu'on n'aurait peut-être pas dû faire dans une vision d'ensemble. C'est le risque de toute approche bottom-up.

Pour ma part, je ne souhaite pas GTD-iser ma vie, mais je m'inspire très volontiers des principaux enseignements de cette méthode. En tout cas, lecture à recommander sans réserve, en particulier à ceux qui souffrent d'un sentiment constant de débordement et d'inefficacité face aux multiples tâches qu'ils ont à effectuer...

Je rejoins cependant quelques commentaires qui reprochent au livre de beaucoup diluer et que les choses auraient pu être dites en moins de pages...


La société malade de la gestion : Idéologie gestionnaire, pouvoir managérial et harcèlement social
La société malade de la gestion : Idéologie gestionnaire, pouvoir managérial et harcèlement social
par Vincent de Gaulejac
Edition : Poche

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pas mal malgré la surexposition de certains éléments, 1 mai 2012
L'auteur fait un constat accablant sur le "réalisme gestionnaire" qui pervertit les pratiques managériales des entreprises comme des organisations publiques. Après nous avoir présenté comment nous sommes passés d'une logique de capitalisme industriel, avec de grands capitalistes qui étaient aussi de grands capitaines d'industrie, à une logique purement financière, abstraite, avec obsession de rentabilité financière, l'auteur explore la manière dont cette évolution a complètement changé la donne dans le management au sein des entreprises. Nous sommes passés d'une logique de soumission hiérarchique à une logique d'engagement et d'adhésion, pervertie par un principe d'injonctions paradoxales qui mène à toutes les manipulations au profit de la gestion financière. L'employé est devenu ressource humaine, une ressource quantifiable et gérable comme toute autre ressource.

Revenant par ailleurs sur la dissociation qui a eu lieu entre l'esprit du capitalisme et l'éthique protestante - lien pointé il y a une centaine d'années par Max Weber - pour aboutir à un capitalisme financier sans autre éthique que celle des résultats boursiers, Vincent de Gaulejac détaille ensuite toutes les conséquences sur la vie dans les sociétés : perte du sens de l'action, valeur de réussite et progrès dénaturée pour n'être plus mesurée qu'en termes d'argent, modèle managérial faisant la part belle à une "performance" censée donner plus d'autonomie mais qui finit par être source de violence et de frustration.

Tout cela crée une société d'individus sous tension où les classes sociales sont éclatées et où règne ce que l'auteur appelle la "lutte des places". Au-delà des entreprises, le monde politique et l'organisation de la vie en société sont frappés des mêmes maux. Pour espérer sortir de cet état maladif, l'auteur plaide pour recréer du lien et surtout redonner du sens à l'action.

Je ne suis pas sûr d'adhérer à toutes les analyses de ce livre. Tout en gardant une approche scientifique (qui lui fait instruire à charge et à décharge, évitant le piège d'un discours politique simplificateur à l'extrême), l'auteur part quand même d'une certaine vision du monde et n'évite pas complètement la surexposition des éléments qui vont dans le sens de son analyse. Il n'évite pas non plus des longueurs et lourdeurs, peut-être propres à un travail d'universitaire sociologue, mais qui rend la lecture ardue et parfois un peu barbante.

Il n'en reste pas moins que le constat est bien vu, très parlant, et devrait faire réfléchir, y compris sur notre degré d'adhésion à ces pratiques managériales, dans nos milieux professionnels respectifs...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 5, 2014 1:58 PM CET


Addiction générale
Addiction générale
par Isabelle Sorente
Edition : Broché
Prix : EUR 17,30

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Dommage, 1 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Addiction générale (Broché)
Quand un essai veut souligner un point précis, mon sentiment est qu'il a intérêt à rester court et concentré sur ce point, au risque de diluer le fil de la pensée dans les circonvolutions de réflexions beaucoup plus générales.
C'est sur ce point que j'ai été déçu par l'essai "Addiction générale" d'Isabelle Sorrente, paru chez JC Lattès début 2011.

L'ouvrage commence bien, pourtant. La thèse de l'auteur est que le monde dans lequel nous vivons perd la vision globale des enjeux et des valeurs parce que nous décomposons tout en nombres, créant ainsi un monde numérique anxiogène... Quand la solidité de notre économie se mesure à la progression d'un indice boursier, que l'endroit où nous nous trouvons est réduit à des coordonnées GPS et l'itinéraire pour trouver notre location de vacances se décompose en sauts de puce sur le graphe géré par le même GPS, quand les enjeux globaux du réchauffement climatique se réduisent à la différence entre une augmentation moyenne de 1,5° ou de 2,5°, etc. etc. nous sommes en plein dans l'aliénation par les chiffres, l'addiction au calcul. Nous perdons le sens, nous perdons nos repères, nous perdons les valeurs, nous perdons notre humanité.

Dommage à mon sens que l'ouvrage n'ait pas été concentré autour d'une cinquantaine de pages sur ce thème-là, qui aurait bien souligné combien l'humanité est droguée aux chiffres. Mais Isabelle Sorrente est en quête d'autre chose, elle veut retrouver le chemin de la compassion (même si je ne suis pas sûr qu'on l'ait perdu tant que ça), elle associe à ce constat de la dépendance aux nombres et au calcul d'autres causes qui sont les siennes. Non seulement je n'adhère pas forcément à ces causes, comme celle de la compassion envers les animaux mise sur un pied d'égalité avec la compassion avec les hommes - je suis même choqué de la voir évoquer dans la même phrase et quasiment sur un pied d'égalité l'abattage industriel d'animaux et le génocide au Rwanda ! Mais l'association entre l'addiction au calcul et au chiffre et cette quête de la compassion envers tous les êtres vivants me semble plus d'une fois artificielle.

Bref, j'avais lu avec plaisir les premières pages de ce livre, après j'accrochais moins et il avait atterri en-dessous d'autres livres dans ma pile, quand je l'ai repris je n'ai jamais réussi à raccrocher au fil de la pensée de l'auteur et j'avoue n'avoir fait que survoler les 100 dernières pages.


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