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alcodu (France)

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Qu'est-ce que le mérite ?
Qu'est-ce que le mérite ?
par Yves Michaud
Edition : Poche
Prix : EUR 10,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Très inégal : du bien, du faux et du soporifique., 23 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Qu'est-ce que le mérite ? (Poche)
L'ouvrage d'Yves Michaud essaye de ressusciter une vieille valeur, le mérite, malmenée par la disparition de la société de castes, par l'égalitarisme et par l'individualisme. Le première partie de l'ouvrage est pédagogique, c'est de loin la plus intéressante. Elle reconstitue le fonctionnement du mérite à l'ancienne, elle pose les problèmes inhérent à cette notion, elle examine entre autres comment les théologiens chrétiens ont élaboré une théorie du mérite qui permet à Dieu de ne pas apparaître comme l'esclave des bonnes actions des hommes. Tout cela est captivant et écrit de manière efficace, avec des mots simples et précis, sans faire appel à l'insupportable style des précieuses ridicules de la philosophie universitaire.

Les choses se gâtent sérieusement avec la partie dédiée à Rawls qui contient un nombre de contre vérités assez criantes. L'entreprise d'Yves Michaud - réhabiliter le mérite - ne peut supporter l'attitude individualiste de Rawls qui consiste à nier tout caractère moral au mérite, sans toutefois lui retirer la possibilité d'exister dans la société en tant que guide des actions qu'il faut récompenser.
Tout au long de son argumentation; Michaud invente, avec une obstination tranquille, des positions et des intentions qui n'existent absolument pas chez Rawls. Au point que ça en devient gênant.
Florilège :

"La personne rawlsienne est un sujet rationnel décidant de ce qui constitue son bien, [...]" p130 (Bourin éditeur, 2009).
Non, l'individu rawlsien ne connaît pas sa conception du bien qui est multiple, culturelle et irrationnelle.

"Bref il s'agit de faire choisir des institutions justes par des être vertueux et de voir si leur choix risque de mettre en péril la vertu... " p 133
Contresens total, les individus placés dans la position originelle sont rationnels et intéressés à leur propre sort. Il n'ont justement pas à être vertueux; c'est un point central de la Théorie de la justice.

"Chacun a droit à ce que les principes de la justice lui accordent, pas à ce qu'il produit par son effort ou grâce à ses dons." p 135
ou dans le même esprit :
"Personne n'est propriétaire de ses talents et pas plus de ses héritages sociaux."
ou dans un registre encore plus délirant :
"Mes gênes me font ce que je suis, mais ils ne sont pas à moi, ou seulement temporairement, le temps que je les transmette. Ils appartiennent à la suite des vivants qui constituent l'espèce. De même pour les talents, les dons et les attitudes particulières. Telle est, comme on a vu, la position de Rawls en ce qui concerne les talents et les dons y compris dans ce qu'ils ont de génétique." p 201

Ces positions attribuée à Rawls par Yves Michaud sont des inventions pures et simples, car Rawls dit explicitement le contraire :

"Il est vrai que, dans un juste système de coopération comme cadre des règles publiques avec les attentes qu'il crée, ceux qui, dans l'espoir d'améliorer leur condition, ont fait ce que le système a promis de récompenser ont le droit de voir leurs attentes satisfaites. En ce sens les mieux lotis ont droit à leur meilleur situation; leurs revendications sont des attentes légitimes établies par les institutions sociales et la communauté est obligée de les satisfaire. Mais en ce sens, mériter, c'est avoir le droit." (§17)

"La répartition naturelle n'est ni injuste ni juste; il n'est pas non plus injuste que certains naissent dans certaines positions sociales particulières. Il s'agit seulement de faits naturels" (§(17)

Personne ne mérite ses capacités naturelles supérieures ni un point de départ plus favorable dans la société. Mais, bien sûr, ceci n'est pas une raison pour ne pas tenir compte de ces distinctions, encore moins pour les éliminer." (§17)

Comme souvent chez Rawls, la réponse (ici assez cinglante) à ses détracteurs peut se trouver dans son œuvre. Et cette phrase semble bien résumer les efforts de Michaud pour sauver le mérite :
"une société qui voudrait s'organiser elle-même avec pour but et principe premier de récompenser le mérite moral serait comme une société qui voudrait instituer la propriété afin de punir les voleurs." (§48)

Après sa très libre interprétation de la Théorie de la justice Y. Michaud poursuit sa tentative de renflouage du mérite et nous fait part de ses réflexions personnelles. Malheureusement la fin du livre s'avère nettement moins passionnante que le début et on a rapidement l'impression de tourner en rond. L'auteur aussi d'ailleurs, qui écrit en page 239 :
"[...] quelle place reste t-il pour le mérite et pourquoi en parlons nous encore ?
J'ai bien peur que la place laissée soit réduite, et que nous nous en rendions compte à contrecœur et en nous protégeant par beaucoup de mauvaise foi."

Un type capable d'écrire ça ne peut pas être antipathique ! et il décroche du même coup sa troisième étoile aux yeux du rédacteur de ces lignes, d'autant qu'il a certainement fallu un travail de recherche considérable pour écrire cet ouvrage.

Avant de clore ce compte rendu de lecture, une pépite, une vraie idée, mérite (hé, hé) d'être soulignée. Prenant à rebours les égalitaristes, Yves Michaud avance dans le chapitre intitulé "l'impossible égalité des chances" : "Une raison [de ne pas intervenir] consisterait à prendre les choses à l'envers et à soutenir qu'il est finalement assez difficile et même impossible de démontrer l'inégalité entre les hommes - en dépit de toutes leurs différences !"
Le point de vue est à peine développé, mais cela fait tout de même plaisir à lire.


Nudge
Nudge
par Richard H. Thaler
Edition : Broché
Prix : EUR 24,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enorme erreur de traduction, 1 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nudge (Broché)
Excellent ouvrage que je recommande vivement.

Je dois cependant signaler une erreur majeure de traduction dans cette édition française (qui a été reprise sans discernement par tous les articles traitant de ce livre dans la presse et sur le net).

En effet "libertarian paternalism" ne se traduit pas par "paternalisme libertarien" ni encore moins par "paternalisme libertaire" mais par "paternalisme libéral".

Le mot libertarians aux Etats-Unis, désigne précisément les libéraux tandis que le mot américain de "liberals" désigne la gauche interventionniste sociale-démocrate. En français, le mot "libertariens" désigne des libéraux radicaux aussi appelés anarcho-capitalistes. Ce n'est donc pas du tout le mot libertarien qu'il faut employer en français mais bien le mot libéral.

Cette erreur de traduction est tellement grossière que l'on peut se demander si elle n'est pas intentionnelle ou téléguidée. Les idées libérales ayant tellement mauvaise presse en France, il est possible que le traducteur ou l'éditeur aient voulu gommer l'intention réelle des auteurs qui est bien de réconcilier le libéralisme (qui est toujours économique et sociétal) avec un certain paternalisme bienveillant de l’État : rien n'est obligatoire mais on est guidé de manière (supposément) bienveillante si on reste passif.


Le triomphe de la cupidité
Le triomphe de la cupidité
par Joseph E Stiglitz
Edition : Broché

14 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Prétentieux, brouillon, très mal écrit, Stiglitz récite son mantra keynésien sans finesse ni discernement, 10 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le triomphe de la cupidité (Broché)
Le pavé fait 467 pages Il est très mal écrit, tout au moins pour la traduction française, mais il est probable que l'original en anglais n'y est pas pour rien. Il faut parfois relire trois fois une phrase pour ne pas comprendre ce que veut dire Joseph Stiglitz. Les répétitions sont multiples et vraiment pénibles. Le texte aurait pu être raccourci de moitié sans rien perdre de son contenu.

L'ensemble est extrêmement confus. Le triomphe de la cupidité n'est pas un ouvrage de vulgarisation, il est beaucoup trop indigeste pour cela. Mais il ne constitue pas non plus une démonstration technique des effets et des causes de la crise de 2008, il n'en a pas la rigueur.

Le chapitre "remerciements", qui suit la préface, est très révélateur. Joseph Stiglitz est manifestement très fier de relater ses rapports privilégiées avec tous les puissants de ce monde. La liste de ses relations est effectivement assez impressionnante. Ce qu'il faut retirer de ce chapitre particulièrement soporifique c'est que Stiglitz est un membre de l'oligarchie financière, un membre critique certes, mais très bien intégré et très influent.
La posture, presque comique, qui consiste à "gronder" l'administration Obama parce qu'elle n'a pas suffisamment relancé (stimulé) l'économie ne doit pas tromper le lecteur. En envoyant le message : "vous devez plus intervenir, vous devez plus contrôler", Stiglitz flatte les dirigistes tout en faisant semblant de les critiquer. C'est ce qui fait son succès et sa popularité parmi les gouvernants du monde.

L'auteur prétend s'attaquer au "fondamentalisme du marché" mais il confond continuellement dans ses analyses les banquiers proches de Washington et les vrais partisans du free market. Cet amalgame entre l'oligarchie financière et industrielle des États Unis et les défenseurs sincères de l'auto régulation des marchés rend l'argumentation de Stiglitz très faible. Mettre dans un même sac les positions corporatistes des banquiers, les néo-conservateurs de Bush et les libéraux (libertarians) est une aberration qui, malheureusement bernera la plupart des lecteurs.

Il faudrait un autre livre pour critiquer point par point chacune des affirmations et des présupposés de Stiglitz. On peut relever certaines erreurs criantes.

Stiglitz part du principe que le secteur de la finance était dérèglementé. C'est évidemment objectivement faux, c'est probablement le secteur le plus réglementé du monde largement devant les centrales nucléaires.

Il évacue rapidement l'influence du Community Reinvestment Act (CRA) en pages 48 et 49 : "ce sont les banques, sans aucune incitation de l'État, qui se sont lancées dans les subprime" alors que ce dispositif étatique est absolument central dans la croissance de la bulle.

La propension de Stiglitz à se contredire est particulièrement sensible dans le domaine de l'interventionnisme. Il conspue tout au long du livre les marchés libres, et leur attribue tous les maux mais il ne peut s'empêcher d'avouer involontairement - 467 pages c'est difficile à contrôler - que la finance n'est pas un marché libre. par exemple en page 47 (quel aveu !) : "Une réglementation laxiste sans argent bon marché n'aurait peut-être pas conduit à une bulle. Mais l'important c'est que l'argent bon marché avec un système bancaire bien géré ou bien réglementé aurait pu conduire à une expansion [...]"

Malgré ses défauts l'ouvrage contient plusieurs exposés convaincants sur : les magouilles des banquiers, l'enfer des crédits hypothécaires pour les particuliers, le gâchis humain engendré par la crise, les contradictions entre la politique imposée par le FMI aux pays pauvres et l'image donnée par la faillite financière américaine.
Pris isolément, Il y a donc des paragraphes intéressants dans ce livre, mais le parti pris idéologique de Stiglitz est tellement lourd qu'il devient impossible à un lecteur non averti de démêler le vrai du faux, d'aller du général au particulier, et de remettre dans le bon ordre les causes et les conséquences de la crise. Nous avons affaire à un livre de propagande contre le marché libre dont le procédé principal est la falsification des idées libérales.

Lorsqu'on l'écoute ou lorsqu'on le lit, Stiglitz avait (évidemment) prévu la crise de 2008. Malheureusement personne ne l'a écouté et l'économie a connu une crise très grave...
Dans son prochain bouquin Stiglitz affirmera certainement qu'il avait prévu la crise de la dette de 2011. En attendant voici ce qu'il écrivait en 2010 en pages 183-184 "L'État a un avantage sur elles [les banques], [...] puisque ses risques de défaut de paiement sont pratiquement nuls" et en page 233 "Il n'y a aucun risque que les bons [du trésor] posent problème : ils sont aussi sûrs que l'État américain." et en page 289 "Si l'on veut acquérir un titre sans risque de crédit, on peut acheter un bon d'État". C'est ce qu'on appelle en langage courant un visionnaire !

Bref ce bouquin n'a qu'un intérêt ethnologique, il permettra probablement aux futurs historiens de mieux comprendre comment plusieurs générations ont pu se faire gruger par le keynesianisme.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 1, 2014 6:02 AM MEST


L'économie de la révolution française
L'économie de la révolution française
par Florin Aftalion
Edition : Broché
Prix : EUR 27,40

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent et essentiel, 15 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'économie de la révolution française (Broché)
Un des meilleurs livre d'économie et d'histoire réunis que j'ai eu l'occasion de lire. Rompt définitivement avec les récits évènementiels souvent incompréhensibles de la révolution française.
Ici, les décisions prises par l'assemblée révolutionnaire s'ordonnent logiquement et tragiquement à la lumière des graves erreurs économiques qu'elle a commise à ses débuts. Complètement négligée par la plupart des historiens (Michelet y consacre deux pages) F. Aftalion montre comment l'émission des assignats a entrainé le pouvoir dans un dirigisme économique exactement contraire aux principes de 1789. Il montre aussi que les décideurs de l'époque avaient les connaissances théoriques qui invalidaient la solution facile du papier monnaie. Il explique de façon brillante comment la terreur naquit "naturellement" de le fuite en avant vers toujours plus de dirigisme économique, jusqu'à l'instauration du "maximum" qui devait provoquer une famine épouvantable et des millions de morts. L'une des grandes innovations de cet ouvrage consiste à démontrer comment l'assemblée, tout en sachant très bien les erreurs qu'elle commettait, était poussée à satisfaire "la rue" et les groupes de pression violents qui l'assiégeait régulièrement. Prenant des décisions chaque jour plus catastrophiques pour parer au plus pressé et calmer l'opinion, l'assemblée augmentait les difficultés économiques tout en accusant les accapareurs, les agioteurs, l'étranger et "les riches".

C'est un livre qui prend un sens particulier avec la crise actuelle (2007-2010) où l'on voit des économistes et une partie du pouvoir préconiser exactement les mêmes solutions désastreuses qui furent adoptées à l'époque à savoir endettement, émission de monnaie, contrôle des prix, lutte contre la spéculation, taxations diverses et désigner les mêmes ennemis (banquiers, spéculateurs, mondialisation). L'histoire ne doit pas se répéter c'est pourquoi il est urgent de lire cet ouvrage maintenant !


L'Empire de la honte
L'Empire de la honte
par Jean Ziegler
Edition : Poche
Prix : EUR 6,60

5 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Un pamphlet d'extrême gauche (ou d'extrême-droite ?), 15 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Empire de la honte (Poche)
Encore un livre qui attribue les dérèglements du monde au marché, aux multinationales et aux "riches".
Ce vieux thème de la gauche dirigiste est ici exploité au maximum. Jean Ziegler utilise son mandat Onusien pour donner du poids et des chiffres à ces arguments mille fois entendus.
Jean Ziegler est un activiste d'extrême-gauche, que son hostilité à l'Amérique et à Israël, sa haine de l'occident et son adhésion au relativisme culturel rendent fort proche des idées d'extrême-droite.
Il a été épinglé à plusieurs reprises par l'association UN Watch qui a mis en évidence ses nombreux débordements écrits et verbaux ainsi que ses relations avec de nombreux dictateurs pour peu que ceux-ci affichent des positions anti-occidentales ou anti-israéliennes. Il a également soutenu le négationniste stalinien Roger Garaudy et a participé au lancement du "prix Khaddafi des Droits de l'Homme".
Dans un monde où les barrières douanières, les freins à la libre circulation des populations, les guerres, le surarmement, le clientélisme, les monopoles, le crédit et la monnaie, les religions et les morales, émanent d'Etats-Nations tout puissants qui outrepassent largement leur rôle et leur mission c'est le libre commerce, et l'occident "libéral" qu'il attaque de façon très brouillonne, sans aller du général au particulier, en ne citant que les chiffres qui l'arrangent.
Bref, le triste discours d'un conservateur qui se croit révolutionnaire.


Mille et une façons de faire des enfants : La révolution des méthodes de procréation
Mille et une façons de faire des enfants : La révolution des méthodes de procréation
par Bertrand Pulman
Edition : Broché
Prix : EUR 20,80

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent - un vrai regard bienveillant et optimiste, 24 avril 2010
On trouvera dans l'ouvrage une brève histoire de chacune des techniques de la procréation assistée, un état de la législation et de la jurisprudence pour de nombreux pays avec des exemples de conflits juridiques marquants, enfin un panorama des choix éthiques posés par chacune des avancées scientifiques de la procréation assistée. Il faut saluer le brio avec lequel Bertrand Pulman donne la parole à de nombreux chercheurs et médecins ayant des points de vue fort différents. Les citations se mêlent adroitement au texte de l'auteur qui sert de fil d'Ariane dans ce labyrinthe des morales.
Pour contrebalancer l'avis des "spécialistes" l'ouvrage accorde une attention particulière aux problèmes et aux souffrances de tous ceux qui font appel à ces techniques. De nombreuses équipes médicales ont été interrogées sur le terrain. Toutes se font l'écho des souffrances et de la volonté inébranlable des patients lorsqu'il s'agit d'obtenir un enfant.

La question de la rigidité des lois de bioéthique françaises est abordée tout au long de l'ouvrage : déficit de sperme, manque dramatique d'ovules, impossibilité de sélectionner un donneur, interdiction d'importer du sperme, interdiction de rémunérer les donneurs, interdiction de l'assistance médicale à la procréation (AMP) pour les couples homosexuels, interdiction des mères porteuses, etc.
Alors que l'élargissement de l'AMP aux femmes seules ou aux couples homosexuels se banalise dans de nombreux pays, les français sont condamnés à un "tourisme procréatif" qui, bien entendu, n'est accessible qu'aux foyers les plus aisés.

Un livre vraiment passionnant (les nombreux récits d'imbroglios juridiques et éthiques sont particulièrement croustillants), optimiste et humaniste, c'est à dire qui attache plus d'importance aux désirs individuels qu'aux morales imposées.


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