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Contenu rédigé par Eugene
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Commentaires écrits par
Eugene (Clichy, France)

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Away We Go
Away We Go
DVD ~ John Krasinski
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 6,28

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Folk et Hippie, 27 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Away We Go (DVD)
En 1999, Sam Mendes réalisa le fabuleux American Beauty (Kevin Spacey), chef d'aeuvre du désespoir cruel made in America.

En 2008, il rencontra un autre immense succès avec ses Les Noces rebelles [Revolutionary Road] (Kate Winslett et Leonardo DiCaprio) pour peindre au vitriol l'Amérique blanche et bourgeoise des années 50

Un an plus tard, ce réalisateur anglais qui se complait à titiller le mode de vie à l'américaine remet une nouvelle copie presque désopilante et presque jubilatoire : « Away We Go ». Cette fois-ci, les grandes stars de Hollywood sont absentes, remplacées par des vedettes de sitcom (John Krasinski et Maya Rudolph, guère connus de ce côté-ci de l'Atlantique) mais cela ne nuit en rien aux discours du réalisateur, à savoir analyser les petits travers de la société américaine post-hippie.

On sourit facilement de ces petits travers, de ces profils atypiques, de ces hippies, de ces protecteurs, de ces matérialistes ou de ces « new-age ». Le vagabondage de ces deux êtres à travers les États-Unis a un aspect jubilatoire devant ces dérives comportementales de notre amère société et Burt avec son air débonnaire, ses cheveux hirsutes et sa barbe hippie est délicieux, un peu baba, un peu cool et beaucoup déjanté. Voilà un gars auquel j'aimerai ressembler dans sa philosophie, toujours optimiste, toujours « no-soucy », une belle leçon de comment vivre au XXIe siècle sans se poser trop de questions. A cela s'ajoute une bande son, tendance indie-folk, signée Alexi Murdoch, ce qui donne une raison supplémentaire de savourer Away We Go (Bof).


The Shape Of Jazz To Come - Digipack
The Shape Of Jazz To Come - Digipack
Prix : EUR 7,99

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une pochette signée William Claxton, 25 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Shape Of Jazz To Come - Digipack (CD)
Un disque violent, un disque émouvant, un disque sur la liberté. Liberté d'aimer, liberté de jouer, liberté d'improviser.

« Lonely Woman » est déchirante. Cette complainte amoureuse me fend le cœur, comme on dit dans le Sud. Elle transpire de sueur et de frissons ; Elle me perturbe profondément à chaque écoute. Un splendide titre, poignant et éternel. C'est ça le jazz, mon jazz...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 24, 2011 6:21 PM MEST


Rest Now, Weary Head! You Will Get Well Soon
Rest Now, Weary Head! You Will Get Well Soon
Prix : EUR 17,00

4.0 étoiles sur 5 Mélancolie, 23 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rest Now, Weary Head! You Will Get Well Soon (CD)
Get Well Soon, un jeune groupe allemand formé par Konstantin Gropper autour de 7 musiciens provenant du cercle familial ou d'amis.

Il a mis cinq longues années pour écrire et composer son 1er album : « Rest your head now, you will get well soon ». Découvert par hasard, je ne cache pas mon émotion devant cet album sombre et mélancolique, comme je les aime...

Konstantin Gropper : « Le terme "mélancolique" décrit très bien ma musique, même si son effet me semble plus positif que cela. Comme le titre "Get well soon" l'annonce, elle est aussi porteuse d'espoir. Cela dit, le point de départ est un regard plutôt mélancolique. Un regard sur la réalité et en même temps la nostalgie d'un monde meilleur. »

En prenant le temps de l'écouter, j'ai vraiment été emballé et charmé par cette musique d'un rock mélancolique. Comme toujours, je cherche des points de repère, des ressemblances avec des écoutes antérieures (est-ce pour me rassurer ou pour mieux vous le décrire). Certaines chansons me font clairement penser au début de Radiohead, d'autres au début de Calexico, d'autres tout simplement à Get Well Soon parce que simplement c'est leur musique.


America
America
Prix : EUR 9,98

5.0 étoiles sur 5 ça pourrait être du Neil Young, 23 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : America (CD)
America, le nom du groupe ne vous dira peut-être rien, pourtant il fait partir du patrimoine musical américain (d'autant plus qu'à l'origine, le groupe prend naissance en Grande-Bretagne). Fondé dans les années 70 par Gerry Beckley, Dewey Bunnell et Dan Peek, America sort son premier album « America » en 1972. Le résultat : un carton dans les charts britanniques. America, c'est aussi l'avènement d'un nouveau courant musical, le soft rock, pas vraiment folk, ni vraiment rock et pas encore pop...

Le petit aparté didactique sur le soft rock ou sur le groupe étant terminé, je reviens à l'album America d'America, découvert il n'y a pas si longtemps. Et d'entrée de jeu, j'ai été sous le charme du timbre de la voix, de cette musique, mélodie acoustique et atmosphérique qui ferait planer un serpent dans le désert. Je croyais ne pas connaître, et pourtant si ! Au début, j'ai même pensé m'être trompé de disque. Je n'avais pas encore bu (ou si peu) et voilà que j'entends Neil Young me parler ??? J'ai du regarder de nouveau le disque pour être sûr que je ne m'étais pas trompé de gars... Non, non... point de Neil Young, juste un groupe America qui continue encore et encore depuis les seventies d'enregistrer des albums dans l'anonymat presque le plus complet chez nous...


Lizka et ses hommes
Lizka et ses hommes
par Alexandre Ikonnikov
Edition : Poche
Prix : EUR 6,10

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Amour et Vodka, 23 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lizka et ses hommes (Poche)
Lizka a 17 ans et est fermement décidé à vivre sa vie comme elle l'entend. Cette prise en main subite commence forcément par le départ de son village natal, devenu trop petit pour la grande Lizka. Mais là-bas, dans la grande ville, la vie n'est pas aussi facile qu'elle aurait pu croire, aussi belle qu'elle aurait pu rêver. Une rencontre de hasard l'a fait tomber amoureuse de Micha... qui s'avéra un bel escroc... Puis, il y eut Viktor, grand apparatchik voué au parti... Se succéderont encore Arthur, le conducteur de trolleybus... puis Max, héros et blessé de guerre... puis Kostia le poète...

Les rues sont froides, sales et couvertes de boue. Les immeubles sont en état de décrépitude avancée, à la limite de l'insalubrité. Les logements sont étriqués et rares. Les boulots sont peu gratifiants. Malgré tout, il reste la bière, la vodka et l'alcool pour tenir le coup... et aussi l'amitié et l'amour. Car, ce que l'on retient de ce roman, ce sont les aventures de tous ces héros russes sortis de l'ordinaire et qui ont toujours fois en leur destin et qui malgré cette morosité ambiante tentent toujours d'aller de l'avant, d'avancer dans la vie en gardant un brin d'optimiste et de fatalité.

Au final, Lizka s'en sort toujours. Elle a su garder son âme d'enfant qui lui fait oublier rapidement ses mésaventures pour passer à autre chose. Dans toutes les situations, elle garde son envie de vivre, son optimisme et son humour. C'est ce qui fait aussi le charme de ce roman (en plus des formes de Lizka). Alexandre Ikkonikov finira par avouer qu'il aime son héroïne, et que son thème principal d'écriture est en fait l'humain... et la recherche du bonheur.


Nagasaki - GRAND PRIX DU ROMAN DE L'ACADEMIE FRANCAISE 2010
Nagasaki - GRAND PRIX DU ROMAN DE L'ACADEMIE FRANCAISE 2010
par Eric Faye
Edition : Broché
Prix : EUR 13,20

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 l'impressions d'avoir entrevu des sentiments humains, 23 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nagasaki - GRAND PRIX DU ROMAN DE L'ACADEMIE FRANCAISE 2010 (Broché)
Shimura-san est un météorologue, la cinquantaine, célibataire, un peu maniaque, un peu dépressif. Il vit seul dans une maison silencieuse de Nagasaki où chaque chose est rangée à sa place. Un quotidien d'une banalité effarant où Shimura-san ne fait strictement aucun écart de conduite à sa vie parfaitement réglée. Un jour, des soupçons envahissent son esprit. Il a le sentiment qu'un pot de yaourt a disparu et que le niveau du jus de fruit s'est légèrement abaissé... Il ne lui en faut pas plus pour installer une webcam dans sa cuisine et surveille ainsi la porte de son frigo de son travail... Jusqu'au jour où l'ombre d'une femme, ni belle ni jeune, apparait sur l'écran de son ordinateur...

Comment décrire un tel livre, si court mais si humain. Je me revois lorsque je découvrais « Neige » ou « Soie », deux autres romans écrits par des occidentaux sur le Japon. Comme ces deux précédentes aeuvres, j'ai eu le sentiment que l'auteur s'était mis au diapason de la littérature nippone. La plume aurait très bien pu être tenue par un auteur japonais sans que l'esprit du roman n'en soit affecté dans un sens ou l'autre.

Il y a des livres qui semblent vous marquer plus que d'autres. Ce « Nagasaki » en fait partie. Juste une impression, celle d'avoir entrevue des sentiments humains dans ces deux personnages (et c'est suffisamment rare de nos jours). Je sais que je ne me contenterai pas de cette simple lecture. Le livre est rangé dans ma bibliothèque, à l'abri de la poussière et de la lumière vive, à coté des autres romans japonais, et dans quelques mois, je le ressortirai et reprendrai plaisir à ressentir ces mêmes émotions... et sûrement en découvrir d'autres...


Amoral
Amoral
Proposé par Edealcity
Prix : EUR 9,38

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une version Pop des années 1980 mais en 2010, 23 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Amoral (CD)
Je ne sais pas si j'ai été influencé par quelques critiques de la blogosphère mais, à la première écoute du dernier album de Violens, « Amoral », je faisais un immense plongeon spatio-temporel dans le monde absolutely musicalis horribilis de la fin des années 80. A cette époque, la radio diffusait des trucs qui se prénommaient Simple Minds ou Tears for Fears. J'écoutais bien sûr et bien obligé. A ma décharge, il n'y avait pas grand-chose d'autres, ou si peu que cela ne m'a pas marqué. Toujours est-il que je ne suis pas trop Tears for Fears (encore moins maintenant qu'avant).

Violens, version « Amoral » serait donc une version plus pêchue et plus mordante que Tears for Fears. Une pop un peu plus âpre qu'à l'accoutumée grâce notamment à ses quelques poussées guitaristiques qui surélèvent le débat. Les ritournelles aux claviers, le chant propre et fluide peuvent à la longue lasser, mais heureusement que sans s'y attendre une petite guitare est venue électrifier le discours du groupe (sans cela, je crois que je ne m'y serai pas arrêté).


Coffee And Cigarettes
Coffee And Cigarettes
DVD ~ Roberto Benigni
Proposé par BERSERK MEDIA
Prix : EUR 6,99

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Sans Sucre, 23 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coffee And Cigarettes (DVD)
Cela pourrait faire l'objet de 11 court-métrages primés et plébiscités avec dans chacun des vedettes extraordinaires, des guest-stars venus d'horizons divers, cinéma, théâtre, musique... De ces onze mini chefs d'aeuvres, un film a été réalisé en compilant toutes les nappes à carreaux, en remplissant les tasses de café et en vidant les cendriers entre chaque prise.

Difficile de faire un script plus simple, une tasse de café (parfois une cafetière entière) et une cigarette qui discute en tête-à-tête. Idée saugrenue de Jim Jarmush qui n'a pas eu de mal à recruter quelques étranges personnalités du monde cinématographique et musicale. Il y a d'abord les habitués, Bill Murray ou Isaac de Bankolé, les p'tites gueules comme Roberto Benigni ou Steve Buscemi, les rock'n'rollers Iggy Pop, Tom Waits, Meg et Ryan des Whites Stripes. Et puis, il y a ma muse, belle, magnifique, sublime, j'en rêve presque jour et nuit, Cate Blanchett, sublime Cate dans un double rôle.

Et l'histoire dans tout ça ? Il n'y a pas d'histoires simplement des gens assis autour d'une table à fumer une cigarette, à boire une tasse de café, puis deux, puis trois, en train de discuter, de discourir, de blatérer, de tout, de rien, de la vie, du vide, de toi, de moi. Cela surprend, cela hypnotise, cela ne me donne pas envie de fumer, mais cela me donne l'espoir de me resservir un café même à onze heures du soir, simplement pour me dire qu'à l'autre bout de la planète, ou dans la chambre d'à coté, Cate Blanchett a cette même réflexion. Me dire que si j'avale café sur café, j'aurais la voix de Tom Waits (je suis prêt à y rajouter du bourbon dedans). Me dire que si je me sers un nouveau café, j'aurais la force de convaincre Meg et Ryan de poursuivre l'aventure « White Stripes ». Me dire que je partirai bien à bord du Darjeeling Limited pour partager une tasse de café avec Bill Murray. Me dire que je partirai bien pour Tokyo, qui à me sentir perdu par cette étrange langue, pour partager une tasse de café avec Bill Murray. Et arrêter de me dire, arrêter de me la raconter avec toutes ces vedettes, juste me servir dans mon salon privé, sans nappe à carreaux, une tasse de café en écoutant un disque de Tom Waits.


The Walk Of The Giant Turtle
The Walk Of The Giant Turtle
Prix : EUR 6,99

5.0 étoiles sur 5 par moment..., 21 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Walk Of The Giant Turtle (CD)
Cela commence par une musique d'ambiance, douce et humaine, qui enveloppe l'atmosphère de son étrange chaleur. Scody monte progressivement vers les hauteurs des sommets suisses. On pourrait le prendre pour un pur des traditions nordiques, pourtant c'est bien au chocolat et au gruyère que Erik Truffaz a été élevé. Un cri, celui de sa trompette qui transperce l'air, et un écho surgit (Scody Part II), une section drum'n'bass teintée d'électronique et de scratch de DJ...

Ce scody fut ma première rencontre avec le trompettiste, et cet air m'a longtemps bercé. Ma tête s'en souvient encore. Qu'est-ce que j'ai pu la hocher, la dandiner de bas en haut (ou inversement) ! « The Walk Of The Giant Turtle », bien que sur le label Blue Note aurait pu avoir sa place chez un éditeur plus rock ou plus électro. C'est peut-être ce qui m'a intéressé à l'époque, le mélange des genres, la fusion entre le jazz, l'électro et le rock (parfois même proche du psychédélisme). Par moment, je note même une petite atmosphère orientale. Par moment, j'ai un air entêtant qui me pénètre et que je n'arrive plus à me défaire jusqu'à l'air suivant... Par moment, j'arrête juste de penser et j'écoute simplement... Par moment...


A New Perspective (RVG Edition)
A New Perspective (RVG Edition)
Prix : EUR 8,40

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Spirituel..., 20 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : A New Perspective (RVG Edition) (CD)
Dès le premier titre « Eliah », j'entends cette chorale dansante et chantante, ça swingue, ça bouge, ça sent les années soixante et leur insouciance, ça me met en jambe et en transe. De transe, il en sera beaucoup question sur les titres suivants où le mouvement se ralentit pour devenir presque processionnaire.

« Best of Burden » signe le début d'un jazz spirituel. Le ton monte, la solennité s'empare de l'instant présent. Je cesse toute activité futile pour me consacrer tout entièrement à ce morceau, à cette prière devrais-je même dire. Car oui, il y a bien quelque chose de religieux dans cette musique aux allures de gospel, lent au début et qui monte progressivement en puissance. Entre les chaeurs, une trompette et un vibraphone qui discutent ensemble, qui chantent, qui communient en toute simplicité, en toute solennité. Que dire de plus, si ce n'est que dans la vie, il y a un temps pour chaque chose, un temps pour prier et un autre pour écouter Donald Byrd. La vie est aussi simple que ça. La vie, c'est simplement ça, c'est juste le Jazz...

La vie, mais aussi la spiritualité. Se recentrer sur soi-même pour s'ouvrir ensuite aux autres. Sentir les émotions tourner autour de votre nombril avant qu'elles vous envahissent de par tout le corps. Vous sentez le frémissement dans votre jambe droite ? Je le savais, c'est le second effet « Cristo Redentor ». Celui qui va titiller tous vos méridiens pour vous procurer de nouvelles sensations jusqu'ici totalement méconnues voir insoupçonnées. J'appelle cela simplement la puissance du Jazz, celle qui d'une simple musique permet la transformation totale d'un corps inerte en un organisme chaloupant sur un rythme effréné et incontrôlé : la transe - physique et spirituelle.

« The Black Disciple » devient mystique et passe, par conséquent, du côté de la force obscure de la spiritualité. Le rythme est là, l'air enivrant, les chaeurs envoûtant. Cette musique sonne le glas pour moi. Je reste immobile, hypnotisé sous le « charme » obscur d'une puissante magie noire orchestrée par Donald Byrd lui-même. Je vous l'ai dit d'entrée de jeu : cet album a quelque chose de spécial, presque indéfinissable. Si particulier qu'il en devient obsédant. Et lorsque je parle d'obsession, cela signifie qu'il provoque une sensation de manque à chaque fin - juste de quoi vous rendre accroc, tel un drogué en manque de sa piqure. Sauf que le manque est ici est bien plus profond, mais aussi bien plus sain qu'une vulgaire seringue. Un manque inévitable et inavouable dont mon esprit ne veut se départir. Si tôt les dernières notes transmises à mon cortex cérébral, si tôt la main tremblante s'approche de la platine et d'un doigt mal assuré frôle le bouton « Play » pour assouvir de nouveau mon manque et ressentir cette émotion qui me remue tripes et boyaux. « A new perspective », où la perspective de découvrir de nouvelles émotions et de sentir votre corps vibré sur un immense album de « jazz spirituel ».


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