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Contenu rédigé par Eugene
Classement des meilleurs critiques: 2.004
Votes utiles : 437

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Commentaires écrits par
Eugene (Clichy, France)

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Hardcore Will Never Die But You Will
Hardcore Will Never Die But You Will
Proposé par MEDIA BOX
Prix : EUR 12,52

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 I am Lionel Richie !, 20 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hardcore Will Never Die But You Will (CD)
Dernier album en date, il est temps de me replonger dans la mouvance hypnotique de Mogwaï. L'emballement n'est pas immédiat. Comme souvent avec ces écossais, j'ai besoin de temps, j'ai besoin d'une écoute prolongée et attentive pour m'immiscer dans leur monde d'un rock plutôt symphonique et essentiellement planant. Rock symphonique, quelles associations de mots ronflants et pompeux !

« Hardcore will never die, but you will » sonne comme une longue errance musicale, d'une fluidité parfaite, alignant les mélodies propres et harmonieuses. Peut-être même trop soignées à mon goût. Je les préfère légèrement moins sages lorsque le groupe fait siffler leurs guitares, lorsqu'il use et abuse des distorsions et qu'il claque du larsen, lorsqu'il se lâche en mode hardcore...

Mais dès la seconde écoute, j'y perçois de grands moments, à l'image de leur 4ème pièce, « Death Rays », où leurs guitares tonitruantes me font sacrément du bien aux oreilles. Et puis les titres s'enchainent. Fluidité parfaite, je l'ai déjà dit... Jusqu'au bout... Je ne retiens plus grand-chose de leur musique, belle harmonieuse symphonique mélodieuse, un peu trop parfaite, un peu trop immaculée jusqu'à leur dernier titre. Je me méfie des derniers titres de Mogwaï, car ce sont eux qui me transcendent le plus. « You are Lionel Richie ». Dans le mille, Émile ! Encore un bijou, que dis-je un joyau, un diamant brut qui m'emporte. Suis-je réellement Lionel Richie ? Je me pose la question, je perds mon identité, je m'égare vers d'autres stratosphères. D'un bon album, en un titre, Mogwaï le fait passer à la classe supérieure et me fait douter de mon jugement précédent.


Les naufragés du Batavia : Suivi de Prosper
Les naufragés du Batavia : Suivi de Prosper
par Simon Leys
Edition : Poche
Prix : EUR 5,20

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'appel du large, 15 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les naufragés du Batavia : Suivi de Prosper (Poche)
Bien avant le Titanic, un naufrage marqua aussi fortement l'imaginaire du public. Nous sommes en 1629. Le Batavia, navire marchand hollandais, fait la route vers Java, mais sombra au large des côtes australiennes. L'histoire aurait pu s'arrêter là : un banal naufrage comme il y en eu tant à l'époque. Des noyés certes, mais aussi des survivants, qui auraient peut-être mieux fait de se laisser aller à la noyade, car leur destin fut encore bien plus cruel qu'une agonie sous-marine de quelques minutes. Simon Leys retraça l'histoire de ce naufrage et surtout de l'après... L'île sur laquelle se réfugient les naufragés a tout pour être paradisiaque. Aux alentours, on y trouve de l'eau potable, des fruits sauvages, des kangourous, des poissons et de succulentes langoustes. Et pour organiser cette nouvelle vie, un chef parmi les naufragés se désigne tout naturellement... Ce chef sera autoritaire, sanguinaire, totalement dépourvu de bon sens et sombrera dans la folie dictatoriale. Mais je ne vous en raconte pas plus... « Les Naufragés du Batavia », montre l'Homme, tel qu'il est lorsqu'il s'éprend du pouvoir, comment une idéologie peut transformer le Paradis Terrestre en enfer damné loin de toute rationalité.

Autre lieu, autre époque. Le temps d'un été de 1958, le temps d'une marée (marée = campagne de pêche en langage de vieux loup de mer), Simon Leys s'engage sur un thonier, une expérience de jeunesse. Pas n'importe quel bateau de pêche... Le « Prosper », l`un des derniers thonier à l'ancienne, grande voile et fils de pèche alignées dans la mer. Il y décrit de fabuleuses rencontres, sur terre puis sur mer, il y rencontre des êtres bourrus en mer et bourrés sur terre. Il y parcourt l'un des métiers les plus durs, les plus masculins mais aussi des plus solidaires où le risque perpétuel rapproche les hommes, forge les amitiés et le respect.

2 nouvelles sur la Mer, sur les Marins, sur l'Homme !
2 magnifiques textes sur la littérature maritime...


Candy Store
Candy Store

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une brise légère au milieu de la grandeur des fjords nordiques, 15 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Candy Store (CD)
Un double CD composé de singles phares du groupe, agrémenté d'un recueil de titres oubliés ou perdus, sans négliger un peu d'inédits pour satisfaire les aficionados. Tout en douceur, tout en chaleur, la musique pourrait s'inscrire merveilleusement bien dans le répertoire folk américain. La voix masculine chaude et légèrement caverneuse, la voix féminine douce et suave. Derrière, les violons font des grimaces, l'harmonica des vocalises, la guitare met l'ambiance autour d'un feu de camp crépitant...
Tous les concepts du folk traditionnel sont réunis ici, pour le meilleur, avec quelques petites virées proches de la country...
Que si je voulais vous attirer à découvrir ce groupe, je pourrais vous dire que leur musique possède un air de REM, un air de Angus & Julia Stone ou de ..., mais cela serait trop facile... Autant que vous veniez vers cette country pop folk norvégienne, simplement parce que vous avez envie de découvrir un nouveau groupe, que vous avez envie de sentir cette brise légère au milieu de la grandeur de ces fjords nordiques.


Candy Store
Candy Store

5.0 étoiles sur 5 une brise légère au milieu de la grandeur des fjords nordiques, 15 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Candy Store (CD)
Un double CD composé de singles phares du groupe, agrémenté d'un recueil de titres oubliés ou perdus, sans négliger un peu d'inédits pour satisfaire les aficionados. Tout en douceur, tout en chaleur, la musique pourrait s'inscrire merveilleusement bien dans le répertoire folk américain. La voix masculine chaude et légèrement caverneuse, la voix féminine douce et suave. Derrière, les violons font des grimaces, l'harmonica des vocalises, la guitare met l'ambiance autour d'un feu de camp crépitant...
Tous les concepts du folk traditionnel sont réunis ici, pour le meilleur, avec quelques petites virées proches de la country...
Que si je voulais vous attirer à découvrir ce groupe, je pourrais vous dire que leur musique possède un air de REM, un air de Angus & Julia Stone ou de ..., mais cela serait trop facile... Autant que vous veniez vers cette country pop folk norvégienne, simplement parce que vous avez envie de découvrir un nouveau groupe, que vous avez envie de sentir cette brise légère au milieu de la grandeur de ces fjords nordiques.


5 octobre, 23 h 33
5 octobre, 23 h 33
par Donald Harstad
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un vampire dans l'Iowa, 15 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : 5 octobre, 23 h 33 (Poche)
L'Iowa est bien éloigné de la Californie sauce hollywoodienne. Et cela se ressent immédiatement dans cette histoire de meurtre sur fond de croyance vampiriste. Car ici, pas d'effusion de sang à outrance, pas de flic super-héros prêt à dégainer sur tout ce qui bouge, pas d'experts scientifiques aux conclusions immédiates et indélébiles venus apporter comme par enchantement les preuves nécessaires à l'inculpation d'un suspect.

Dans l'Iowa, il y a juste un vieux shérif, qui a du métier autant que de la bouteille, qui réfléchit, analyse, interroge et voyage à ses frais, pour tenter d'élucider une affaire bien troublante. Son seul défaut, il ne boit pas... Et là, je m'insurge : comment avoir confiance en un shérif qui ne boit pas. Dans tous mes héros littéraires, qu'ils soient shérifs, adjoints, privés, ou pauv' types, ils doivent avoir un fort penchant pour la boisson.

Toujours-est-il que lorsque l'on lit du Donald Harstad, c'est avant tout pour son ultra-réalisme du quotidien de la vie d'un shérif adjoint dans un bled paumé du fin fond de l'Amérique profonde. Toujours est-il que lorsque l'on lit du Donald Harstad, c'est avant tout pour suivre heure par heure, minute par minute, l'enquête minutieuse du shérif adjoint Carl Houseman avec ses rebondissement et son suspens mais sans profusion de tirs et de sang comme cela peut l'être souvent dans les polars contemporains.


A Love Supreme
A Love Supreme
Prix : EUR 12,99

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Amour et Spiritualité, 15 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Love Supreme (CD)
Dans la note de pochette, Coltrane écrit :
« Pendant l'année 1957, j'ai connu par la grâce de Dieu un réveil spirituel qui allait me conduire à une vie plus riche, mieux remplie, plus productive. A cette époque, en signe de gratitude, je Lui ai humblement demandé qu'Il me donne les moyens et le privilège de rendre les autres heureux à travers la musique. J'ai le sentiment que cela m'a été accordé à travers Sa grâce. Louange à Dieu ! »

Et moi, avec cette musique, je sombre au fond de moi-même, dans les abîmes abyssaux de mon inconscient. Me réveillerai-je demain matin ? J'en doute, du moins tant que ce « Love supreme » sera en moi...


A mi-chemin
A mi-chemin
par Daisuké Igarashi
Edition : Poche

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une douce odeur du Middle-West, 9 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : A mi-chemin (Poche)
Si je devais définir « A mi-chemin », j'évoquerais simplement cette douce odeur qui émane des restaurants et motels de l'Amérique profonde distillée par ces courtes nouvelles d'1 à 20 pages. D'ailleurs, l'illustration de la couverture 10/18 me fait déjà saliver d'un Special Banana milkshake : Je suis déjà en Amérique !

Là-bas, loin du chaos urbain, se posent des tranches de vie, simples et modestes. Il y sera beaucoup question de fermiers, de courses hippiques, de bétail et de battements de caeurs. Solitude et amours perdus qui tentent de se frayer un chemin dans les méandres de la route poussiéreuse qui traverse l'Amérique de part en part. Arkansas, Minnesota, Kentucky et même Illinois, là où « il fait plus froid que dans le cul d'un esquimau », de courts périples pour âme solitaire à la recherche du bonheur, à l'évocation de souvenirs, ou à la quête d'identité...

Lorsque « A mi-chemin » s'achève, les souvenirs restent. Celles d'une Amérique dite profonde où on prend le temps à la contemplation, où on respire le soleil, la poussière et le froid intense de ses paysages. Des petits drames familiaux qui se partagent la une avec des souvenirs de jeunesse. Le drame, le bonheur, les souvenirs et la contemplation : voilà les sentiments qui composent « A mi-chemin ». Le voyage est parfois court, mais jamais dénué d'intérêt car chaque jour, j'en découvre un peu plus sur ce Middle-west.


No Reservations
No Reservations
Proposé par HURRICANE RECORDS BERLIN
Prix : EUR 15,90

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Hugh !, 9 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : No Reservations (CD)
Entre 1972 et 1975, quelque part au sud de nulle part, à Jacksonville, Floride. Des riffs, de la guitare pour un rock sudiste dans la grande lignée et tradition de Lynyrd Skynyrd, avec de vrais natifs américains (les Indiens d'Amérique - Hugh !). Formé par deux anciens membres des Lynyrd Skynyrd, Ricky Medlocke et Jakson Spires, Blackfoot est donc né en 1972 pour une première inspiration parue en 1975, « No Reservations ».

L'album enchaîne les titres, mélange de rock et de blues, des solos de guitares qui s'enflamment, des ballades à travers les paysages du Sud, des incursions dans la heavy-country... Les puristes de Ronnie Van Zant trouveront cette copie plutôt pâle et presque insignifiante. Pourtant, ce premier album s'écoute facilement. On se prend au jeu, on sait que Blackfoot n'a pas eu le talent, ni la reconnaissance de Lynyrd Skynyrd, restant un groupe anodin caché dans l'ombre de leurs ainés, mais peu importe, le rock sudiste est une famille, j'apprécie cette famille, et cette musique a quelque chose en plus qui vous remet de bonne humeur dès que la corde des guitares s'étire en longueur sur quelques solos langoureux mais sauvages...


Explorations
Explorations
Prix : EUR 12,17

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 « Ce disque est l'un des meilleurs du grand Bill ! », 9 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Explorations (CD)
« Ce disque est l'un des meilleurs du grand Bill ! », j'entends dire.
Bill Evans, Scott LaFaro et Paul Motian, le trio gagnant, le trio magique, le trio qui révolutionna le trio piano-contrebasse-batterie. Il n'y a plus de leader ni d'accompagnants, seulement trois types qui font de la musique, qui improvisent et qui respirent dans un même mouvement rythmique. Trois mecs qui jouent ensemble et nous proposent 45 minutes d'émotion pure.

Car effectivement, ce « Explorations » fait partie des grands albums de Bill. Je pense que personne ne me contredira si je dis que c'est devenu un indispensable de toute discothèque. Il n'est pas le seul mais chaque chose en son temps, l'univers de Bill est vaste et les disques sublimes de Bill sont légions.

D'ailleurs, je ne vais pas en rajouter plus. Bill Evans, il ne fait pas causer, il faut juste l'écouter et sentir le frisson de ses mélodies.


Out Here In There
Out Here In There
Prix : EUR 22,12

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Il a neigé sur mon piano, 8 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Out Here In There (CD)
Paysage enneigé pour une soirée fraîche. Descente des fjords en drakkar. Rencontre avec les elfes et les trolls. Brrrh... La forêt est sombre, funèbre, les ombres s'affichent sur le sol gelé. J'ai froid, j'ai peur. Il y a cette musique angoissante, vespérale, ce bruitisme parfois effrayant. Mais il y a aussi cette voix féminine, à la fois sensuelle et glaciale, celle d'une grande chanteuse figure motrice de l'avant-garde norvégienne dans les années 80. Sidsel Endresen, dans le nouveau millénaire, c'est aussi des interventions sous les labels Jazzland Records et ECM. Au piano, Bugge Wesseltoft. La musique, quand à elle, se fait planante, envoutante, surprenante, crépusculairement effrayante... « Out Here in There ». Elle se place dans le paysage polaire extatiquement, elle fige les flocons de neige tombés des étoiles. Elle m'hypnotise, me procure des frissons, me fait fantasmer : à bord du drakkar, je cherche cette sirène à demi-nue qui navigue au milieu des fjords glacés ; à terre, je cherche cette fée à demi-nue entourée de ses elfes en guise de garde-rapprochée. Attention, le troll me surveille...


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