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Contenu rédigé par Eugene
Classement des meilleurs critiques: 1.511
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Commentaires écrits par
Eugene (Clichy, France)

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The Tree of life (Palme d'or - Cannes 2011)
The Tree of life (Palme d'or - Cannes 2011)
DVD ~ Brad Pitt
Prix : EUR 6,42

6 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Comment j'ai tout compris de l'origine du monde !, 8 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tree of life (Palme d'or - Cannes 2011) (DVD)
Vous voulez un avis, le mien en l'occurrence ? J'ai adoré ce « Tree of Life », tant attendu (le film devait être présenté à Cannes l'année précédente, mais le mystérieux Terrence Mallick n'avait pas fini son montage), tant énigmatique, tellement différent, mais qui justement amène une profond réflexion sur le sens de la vie et sur la création du monde. Car voilà une autre facette du film : pendant plus d'une demi-heure, on oublie Sean Penn, on oublie Brad Pitt, on oublie Jack, le Texas ou les années 50. On remonte à l'origine, au Big Bang, façon documentaire de la BBC avec profusion de lave en fusion version psychédélique, découverte des étoiles, des planètes, du système solaire. On croise le chemin des dinosaures, parfois cruels, et filmé façon National Geographic, jusqu'à cette fameuse météorite qui bouscula l'ordre des choses et qui agença ainsi notre monde celui de Jack et de son père autoritaire. Ça y est : j'ai tout compris de l'origine du monde ; et c'est ce qui en fait un film spécial et ambitieux à l'instar du 2001 de Stanley Kubrick. Un chef d'aeuvre ? Question de goût et d'humeur, je signe de suite pour la version DVD et un visionnage dans mon salon, contrairement à d'autres personnes, totalement irrespectueux du travail du cinéaste qui quittèrent la salle au bout d'une demi-heure (voir même avant).


Pale Rider
Pale Rider
DVD ~ Clint Eastwood
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 7,07

5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Ange Solitaire en santiags, 8 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pale Rider (DVD)
La première scène, liée au générique, est ahurissante. Une formidable cavalcade où le martèlement des chevaux frappant la terre au galop est d'une incroyable percussion, un son sourd pénètre cette terre rocailleuse et assomme le spectateur (moi en l'occurrence). Je sens déjà la sauvagerie de la scène, les malfrats deviennent barbares, cruels, sans pitié pour ces travailleurs. Quelques instants plus tard, Clint entre en scène pour aider l'un de ces pauvres. Justicier ou malfrat, ce n'est que plus tard que je me rends compte qu'il n'est en fait ni l'un ni l'autre, juste un pasteur, un prêcheur, un prédicateur aux méthodes peu orthodoxes.

Clint est fidèle à lui-même et à ses convictions. Qu'il porte ou non le col blanc, il garde son regard impénétrable et envoutant. Toujours impeccable, encore plus mystérieux, le « cavalier solitaire » arrive de nulle part, vient en aide aux plus faibles, avant de repartir vers l'inconnu sans demander son reste. Clint, alias le Pale Rider en VO, est un ange solitaire venu du ciel, chevauchant avec son col blanc et sa couverture les plaines pour prêcher la bonne parole. Et là où les mots ne suffisent plus, il y a les poings et les balles pour aider à faire passer le message.

Le scénario en lui-même reste basique (ce n'est qu'un western, après tout). D'ailleurs, la fin ne nous échappera pas et semble parfaitement connu dès le début. Alors quel intérêt porter à revoir ce film ? Clint d'abord, acteur - réalisateur. Grandiose ! Le décor aussi, fabuleux. LaHood se situe en Californie, mais loin de la plage et du soleil, au bord de montagnes enneigées et de forêts de séquoias géants. Lumineux et Grandiose... La scène du début avec cette incroyable cavalcade (je ne m'en suis toujours pas remis) qui cogne encore plus fort dans mes tympans, je ressens encore les soubresauts de mon caeur à chaque coup de sabot sur la terre ferme et poussiéreuse. Grandiose et Assourdissant... Le combat final dans une ville poussiéreuse et quasi fantomatique : Clint face à ces sept mercenaires qui va tous les tuer un à un, tranquillement, sereinement et sa façon de marcher qui, à chaque pas, fait tilter les éperons de ses santiags. Grandiose...


Pale Rider
Pale Rider
DVD ~ Clint Eastwood
Proposé par BERSERK MEDIA
Prix : EUR 4,99

9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Ange Solitaire dans la Poussière, 8 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pale Rider (DVD)
La première scène, liée au générique, est ahurissante. Une formidable cavalcade où le martèlement des chevaux frappant la terre au galop est d'une incroyable percussion, un son sourd pénètre cette terre rocailleuse et assomme le spectateur (moi en l'occurrence). Je sens déjà la sauvagerie de la scène, les malfrats deviennent barbares, cruels, sans pitié pour ces travailleurs. Quelques instants plus tard, Clint entre en scène pour aider l'un de ces pauvres. Justicier ou malfrat, ce n'est que plus tard que je me rends compte qu'il n'est en fait ni l'un ni l'autre, juste un pasteur, un prêcheur, un prédicateur aux méthodes peu orthodoxes.

Clint est fidèle à lui-même et à ses convictions. Qu'il porte ou non le col blanc, il garde son regard impénétrable et envoutant. Toujours impeccable, encore plus mystérieux, le « cavalier solitaire » arrive de nulle part, vient en aide aux plus faibles, avant de repartir vers l'inconnu sans demander son reste. Clint, alias le Pale Rider en VO, est un ange solitaire venu du ciel, chevauchant avec son col blanc et sa couverture les plaines pour prêcher la bonne parole. Et là où les mots ne suffisent plus, il y a les poings et les balles pour aider à faire passer le message.

Le scénario en lui-même reste basique (ce n'est qu'un western, après tout). D'ailleurs, la fin ne nous échappera pas et semble parfaitement connu dès le début. Alors quel intérêt porter à revoir ce film ? Clint d'abord, acteur - réalisateur. Grandiose ! Le décor aussi, fabuleux. LaHood se situe en Californie, mais loin de la plage et du soleil, au bord de montagnes enneigées et de forêts de séquoias géants. Lumineux et Grandiose... La scène du début avec cette incroyable cavalcade (je ne m'en suis toujours pas remis) qui cogne encore plus fort dans mes tympans, je ressens encore les soubresauts de mon caeur à chaque coup de sabot sur la terre ferme et poussiéreuse. Grandiose et Assourdissant... Le combat final dans une ville poussiéreuse et quasi fantomatique : Clint face à ces sept mercenaires qui va tous les tuer un à un, tranquillement, sereinement et sa façon de marcher qui, à chaque pas, fait tilter les éperons de ses santiags. Grandiose...


Beautiful Freak
Beautiful Freak
Prix : EUR 8,04

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'histoire de E qui joue un rock alternatif familial, 8 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beautiful Freak (CD)
Eels, c'est aussi une nouvelle façon de voir le rock alternatif, un rock mélodieux et mélancolique qui mélange allègrement riffs électriques, samples électroniques et jouets d'enfant. Eels fait dans l'originalité, et en tant que pionnier n'a pas eu l'estime et la reconnaissance immédiate du public. Mon aventure musicale avec Eels a débuté avec cet album ; mais ils se valent tous, tous identiques, tous différents, tous surprenants. C'est pour cette raison que je ne me lasse pas de Eels et notamment avec la voix de E, qui par moment, en plus de son blues nostalgique, flirte avec celle de Tom Waits jeune et à jeun.

Des ballades enjolivées, des ritournelles entrainantes qui donnent l'envie de faire osciller son briquet dans une salle de spectacle et qui côtoient quelques morceaux plus bruts et plus mâles à la voix éraillée. Et lorsque l'harmonica (Neil Young sort de cet instrument !) s'élève sur « Guest List » entre deux riffs électriques, je perçois toute la mélancolie et la tristesse d'un blues du Sud profond. Et lorsque « Mental » s'agite, c'est tout mon corps qui est pris de frénésie oscillante. Et lorsque « Manchild » s'achève, dernier des douze titres de l'album, le chagrin ne m'épargne pas et j'ai envie de replonger dans cet univers en sortant un autre album de E-Eels. Eels où l'histoire de E qui joue un rock alternatif familial...


Le temps qui va, le temps qui vient
Le temps qui va, le temps qui vient
par Hiromi Kawakami
Edition : Broché

2 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une douce réflexion sur la banalité même de la vie, 8 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le temps qui va, le temps qui vient (Broché)
Le temps qui va... Flânant flegmatiquement dans un quartier populaire de Tokyo, je croise quelques dames en kimono, une serveuse, une prof d'anglais, un poissonnier. Je découvre leurs destins parfois croisés où certains sont héros d'une histoire et deviennent personnages secondaires dans d'autres. Je perçois cette humanité qui reste et habite encore cette rue populaire décrite par Hiromi Kawakami. L'odeur du poisson frais sur son étal se mélange à celle des yakitoris, j'hésite entre une bière et un saké, mais je prends le temps.

Le temps qui vient... Une ballade pour prendre le temps, sentir les choses, découvrir des plaisirs simples, rencontrer les gens, de tout âge et de tout sexe, et leurs âmes amoureuses ou solitaires. Un monde poétique où les destins se croisent au fil des nouvelles, où je peux encore avoir confiance en mon poissonnier, où une serveuse d'un autre âge peut encore me faire du gringue lorsque je m'assois au comptoir l'esprit ailleurs.

Le temps qui va, le temps qui vient... C'est simplement partir à la rencontre de gens simples, oublier tracas et violences du quotidien pour ne retenir que poésie et petits bonheurs simples. Simple et poétique, c'est justement mon ressentiment à propos de la plume de l'auteure. Une réflexion sur la banalité même de la vie.


The Trinity Sessions
The Trinity Sessions
Prix : EUR 7,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dans la peau d'un cowboy solitaire au sang irlandais, 7 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Trinity Sessions (CD)
Une première impression : le sentiment d'avoir mis un pied en terre celte. « Mining For Gold » par la voix chaude de Margo Timmins me donne l'impression d'être dans un pub irlandais où un silence lourd et pesant plombe l'atmosphère enfumé du pub. Le genre de silence qui survient lorsque je vois ma première pinte de Guinness sortir du comptoir, que je m'en lèche déjà les babines, et que je me replis sur moi-même pour honorer cette mousse si belle et si onctueuse. Une bière, cela se respecte - comme la voix de Margo, cet ange du pub.

« Misguided Angel », second titre, me donne l'impression d'être dans un bar poussiéreux du sud texan. Toujours ce silence, cette voix et un harmonica accompagné d'une guitare. De la spiritualité irlando-catholique, je me retrouve au milieu d'une folk-country, santiags aux pieds.

Quand « Blue Moon Revisited (Songs For Elvis) » se ballade sirupeusement dans le juke-box du bar, je me retrouve paumé. Santiags aux pieds, stetson vissé sur la tête, et un harmonica qui pleure sa complainte, « I Don't Get It ». Cela devient magique, intense. Je ne peux que rester silencieux tant je deviens respectueux pour cette voix et ce blues d'outre-tombe. Je ne peux que regarder ma pinte presque pleine, je n'ose y toucher - faut que j'attende le titre suivant... qui s'enchaine d'ailleurs rapidement, les titres sont courts, défilent sur quelques notes de guitare bluesy et d'une basse discrète. « I'm So Lonesome I could Cry » aurait de quoi me sentir seul face à ma pinte, mais justement la solitude me convient très bien, je me sens dans la peau d'un cowboy solitaire au sang irlandais. Drôle de mélange...

Je passe directement au dixième titre (histoire de ne pas vous barber avec mes impressionnantes impressions). Les Velvet Underground et Lou Reed, version Cowboy Junkies et Margo Timmins pour une reprise magnifique de « Sweet Jane ». Une version presque atonique, avec un faux rythme où j'attends un emballement qui ne viendra jamais, à mon grand plaisir, même ; je peux rester dans mon blues, à moins que cela soit celui de Margo qui me fredonne, susurre son « Postcard Blues » entrecoupé d'un harmonica à la pointe aiguisée et stridente. Il est temps de me coucher, de sombrer dans mon sac de couchage avec Morphée et Margo, « Walking After Midnight » douzième et dernier opus de l'album devenu culte pour une poignée de fan, et de rêver doucement, sobrement comme un lendemain de cuite...


Down The Way
Down The Way
Proposé par Mymediashop
Prix : EUR 7,13

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Soft-rock et kangourous, 7 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Down The Way (CD)
Soft-rock ? Cela veut dire du rock doux pour le vieux que je suis devenu ou pour les jeunes romantiques qui veulent un peu de douceur dans ce monde devenu trop speed. Angus & Julia Stone. Second album, « Down The Way ». Une musique qui respire le calme, les vagues déferlantes et le soleil australien. Douce, soft, de quoi s'endormir ou s'aérer l'esprit avec de suaves mélodies. Les voix s'alternent pour éviter, peut-être, la monotonie d'un long monologue de Julia ou d'Angus. Julia a une voix troublante et enfantine, elle me fait penser aux deux saeurs CocoRosie, à la fois fragile et espiègle ; Angus est lui aussi émouvant, avec une voix qui sonne plus « roots », plus folk, plus baroudeur genre je-prend-ma-guitare-et-je-marche-seul-le-long-des-highways-au-milieu-de-la-nature-du-désert-ou-du-béton... Et c'est ce que j'apprécie tout particulièrement dans cet album, l'enchaînement des deux voix, l'alternance des deux esprits, l'ambiance des deux univers musicaux.


Antenna
Antenna
Prix : EUR 7,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le doux ronronnement des Gibson..., 7 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Antenna (CD)
Retour sur 1994 avec l'album « Antenna ». Aucune surprise à attendre de la part des 2 barbus et du moustachu. Ils continuent de faire ce qu'ils savent faire : un blues terreux qui soulève la poussière de n'importe quel saloon, un blues fiévreux qui fait danser toutes les bisonnes en chaleur, un blues gras et crasseux qui donne l'impression de vivre un éternellement recommencement dans la vie au corral. Quelques soient les années et les époques, le plaisir est toujours là, presque intact et encore plus vibrant quand le doux ronronnement des Gibson vient me susurrer quelques mots d'amour entre mes deux oreilles.

Franck Beard : «Lorsqu'on a commencé à travailler sur l'album, qu'on s'est mis à en écrire les chansons, on s'est trouvés tous les trois d'accord pour le faire dans l'esprit qui nous habitait dans les années 70, celui dans lequel on jouait et on composait à l'époque. Et on voulait s'éloigner des synthétiseurs qu'on avait utilisés dans les années 80. On avait conscience qu'il était temps pour ZZ Top de se remettre à penser comme un groupe de rock. »

L'esprit du rock et du blues texan a encore de beaux jours sous ce soleil assourdissant... Antenna a plus de quinze ans, et sans se bonifier ni même se déprécier, l'esprit y est resté intact, comme un évènement intemporel dont on ne se lasse guère, jour après jour, mois après mois, décennie après décennie.


Un week-end dans le Michigan
Un week-end dans le Michigan
par Richard Ford
Edition : Poche

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 J'ai 39 ans. Suis-je devenu pour autant cynique et désabusé ?, 7 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un week-end dans le Michigan (Poche)
Le mieux pour décrire un tel roman est de vous en livrer un extrait :

« Il n'y a rien de plus encourageant que de savoir que, quelque part, une femme que vous aimez ne pense qu'à vous. A l'inverse, rien n'est plus déprimant que de savoir qu'aucune femme ne pense à vous nulle part. Ou pis encore : qu'à cause d'une bêtise, on a quitté cette femme qui vous aimait. C'est comme regarder par le hublot d'un avion et découvrir que la terre a disparu. Aucune solitude n'est plus douloureuse que celle-là. Et le New Jersey, discret et feutré, est le paysage idéal de cette solitude-là, malgré tous ses autres agréments. Le Michigan le talonne, avec ses immensités tristes, ses couchers de soleil désolés au-dessus des maisons trapues, ses forêts de reboisement, ses autoroutes plates, ses villes sinistres comme Dowagiac ou Munising. Mais le Michigan ne surpasse pas le New Jersey, qui détient le record absolu de la solitude la plus pure. »

Tout le roman se retrouve dans ce paragraphe. Ce n'est pas mon premier Richard Ford mais ce fut mon premier Franck Bascombe. Et autant dire que ce type m'a profondément bouleversé, tout comme ces paysages presque désolés et sans âme du Michigan et du New Jersey.

J'ai ainsi découvert, le temps d'un week-end, lors d'un voyage dans le Michigan, avec sa fiancée du moment, la face même pas cachée de Frank, fortement désabusée et partiellement cynique qui au final va mettre en décrépitude tout ce qui tourne autour de sa personne. Un week-end de Pâques pour s'isoler encore plus du monde, un week-end pour faire le point sur sa propre vie, sur sa solitude et ses perspectives les plus profondes à se retrouver seul avec soi, seul à écrire des chroniques bidons sur le sport, seul à boire un verre dans un bar obscur.


New Conception Of Jazz - Filming
New Conception Of Jazz - Filming
Prix : EUR 18,82

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Des Beats et des Cuivres, 7 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : New Conception Of Jazz - Filming (CD)
Le tempo, en douceur, débute avec le piano minimaliste de Bugge, avant qu'une boite à rythmes ne vienne perturber ce silence. Il y a quelque chose d'hypnotique dans cette introduction (SKog), je sens que je vais apprécier, un comble pour quelqu'un qui a longtemps rejeté tous ces artifices de programmation électronique, surtout lorsque la voix de, permettez que je reprenne mes notes, Øyonn Groven Myhren entonne un petit air envoutant. La suite est une symphonie électronique parsemée de sax' furieux ou de trompettes vrombissantes, de quelques bruitismes et d'octets binaires. On aime ou on n'aime pas, c'est presqu'aussi simple que ça. Il n'y a pas de demi-mesure dans cet album, « Film Ing » qui radicalise l'électro-jazz en rendant le beat omniprésent, annihilant toute tentative de silence entre les notes.

Si je résume : beaucoup de beats mais aussi beaucoup de cuivres au milieu de ces beats, une fusion électro qui fonctionne plutôt pas mal, juste une question de groove, de goût et d'humeur, et quelques invités de prestige, à commencer par Dhafer Youssef dont sa voix me transcende toujours autant ou le ténor de Joshua Redman.


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