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Commentaires écrits par
LoreleiXScorpio

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Marlon Brando : Sur les quais ; L'équipée sauvage ; La poursuite impitoyable
Marlon Brando : Sur les quais ; L'équipée sauvage ; La poursuite impitoyable
DVD ~ Marlon Brando
Prix : EUR 11,09

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5.0 étoiles sur 5 Un coffret qui réunit judicieusement quelques grands films de la carrière de Brando, 6 avril 2013
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Ce coffret réunit trois des plus grands films jamais tournés par l'enfant terrible d'Hollywood. Evidement, l'absence d'"Un tramway nommé désir" s'en fait d'autant plus ressentir... Qu'importe, les longs-métrages proposés ici n'en restent pas moins des chefs-d'œuvre phares dans la carrière de Marlon Brando.
A découvrir d'urgence pour les fans... Et tous cinéphiles qui se respectent !


TAPIS ROUGES ET AUTRES PEAUX DE BANANES
TAPIS ROUGES ET AUTRES PEAUX DE BANANES

4.0 étoiles sur 5 Rupert Evertt démontre ses talents littéraires... A lire absolument !, 6 avril 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : TAPIS ROUGES ET AUTRES PEAUX DE BANANES
Rupert Everett livre ses souvenirs de carrière, de ses débuts hasardeux et chaotiques à sa première rencontre avec le succès.
De son style vif et percutant, il dresse des anecdotes passionnantes sur les plateaux de cinéma et les stars hollywoodiennes... De la même façon, il conte ses tourments, ses amours, sa gloire, ses désillusions : avec une sincérité désarmante et douce-amère. Visiblement, en plus d'être un acteur talentueux, le dandy trublion est aussi doté d'une plume remarquable !
Une biographie palpitante qui se savoure comme une coupe de champagne, où chaque trait d'esprit est une bulle qui pétille délicieusement.


Carrie 2 : La Haine
Carrie 2 : La Haine
Proposé par PLANETECINE
Prix : EUR 19,99

3.0 étoiles sur 5 Katt Shea délivre une suite honorable du chef-d'oeuvre de De Palma, 5 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Carrie 2 : La Haine (DVD)
Dès les premières images, une observation s'impose clairement : "Carrie 2 : la haine" pâtie surtout de la notoriété de son illustre aîné, signé Brian De Palma. La réalisation de De Palma a beau être davantage travaillée et l'angoisse beaucoup plus présente dans "Le Bal du Diable", cette suite n'en est pas moins dénuée d'intérêt - bien que le style classique de Katt Shea peine évidement à s'imposer face à de telles références.
En réalité, l'ensemble du film repose en grande partie sur la nouvelle héroïne, Rachel, interprétée à merveille par Emily Bergl : celle-ci est beaucoup moins passive que ne l'était Carrie, notamment face aux humiliations et aux moqueries dont elles sont toutes deux victimes au lycée. La victime n'en est plus vraiment une, ne s'oppose pas aux autres par le seul moyen de la télékinésie. Son sens de la répartie et ses failles familiales sont des forces dont n'usaient pas forcément Carrie. Elle a su faire de sa marginalité un réel pouvoir. Autres temps autres maeurs...
Bergl, pour son premier grand rôle, est entourée de noms connus, tels Amy Irving (qui tient le même rôle que dans "Carrie au Bal du Diable") ou Jason London (la révélation d'"Un été en Louisiane") - tous deux livrent une interprétation très honorable de leurs personnages.
Pour ce qui est des tortionnaires lycéens, ils sont aussi stéréotypés que les antagonistes de 1977, si ce n'est que la technologie leur offre le moyen d'être encore plus malsains et pervers - les souffrances infligées à Rachel sont davantage psychologiques qu'autre chose. Hélas, les performances des acteurs sont beaucoup moins crédibles que leurs rôles.
Qu'importe, "Carrie 2 : la haine" se suit sans déplaisir. Avouons-le franchement, c'est même plutôt l'inverse : l'intrigue est dévoilée sous un angle nouveau, dont découle un intérêt certain, ajoutant même au film un souffle romantique inattendu... Jusqu'au dénouement, grandiose et dramatique. Plus que de l'horreur, c'est donc à un thriller fantastique que le spectateur est confronté. Différent mais efficace, ce qui n'est pas forcément un mal.


The Doom Generation [DVD] (18)
The Doom Generation [DVD] (18)
Proposé par Skyvo Direct
Prix : EUR 12,81

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2.0 étoiles sur 5 Araki perd de vue ses premiers amours au profit du trash et du choc, 5 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Doom Generation [DVD] (18) (DVD)
The Doom Generation ou la Descente aux Enfers façon Gregg Araki. Les habitués du réalisateur retrouveront les thèmes qui lui sont chers : le désir, le sexe, la drogue, la découverte, la jalousie, le meurtre, toutes ces pulsions plus ou moins maîtrisées et avouables... Jusque-là, rien de bien nouveau.
The Doom Generation dresse le parcours d'une jeunesse perdue et désillusionnée dont le long voyage initiatique, prétexte à toutes les horreurs, va davantage les affaiblir que les sauver. Ici, cette jeunesse s'appelle Jordan et Amy, bientôt rejoint par X, un homme instable, violent mais charismatique, qui va les mener au bout de leurs limites.
Sorte de road movie pessimiste sous ecsta, Araki, hélas, réitère les erreurs du passé. Parfois remarquablement inspiré et filmé (notamment lors des réflexions philosophiques de Jordan), le film s'embarque vite dans le chemin de la facilité où la débauche, la luxure et le gore cachent mal un scénario trop frêle. Rapidement, Araki s'emploie à instaurer une ambiance glauque et plutôt malsaine, au détriment de ces personnages égarés et pourtant fascinants. Alors que ces (anti)héros démontraient parfois un semblant d'humanité qui les rendait attachants, l'histoire se charge de balayer toute trace d'empathie. Dès lors, difficile pour le spectateur de manifester le moindre intérêt pour ce trio infernal, dont la chute semble bien prévisible.
Reste de cette histoire courue d'avance, l'impression de sortir d'un mauvais trip psychédélique, entre cauchemar et course frénétique, où chaque minute passée rapproche d'une issue tragique. Le trio de jeunes adonis filmé avec une certaine tendresse par Araki peine à relever le niveau. Seul James Duval, la « muse » d'Araki qui l'avait déjà dirigé dans Totally f***ed up, sort vraiment grandi de ce film chaotique et sans grand intérêt : Ange énigmatique et candide, il rayonne au milieu de ces âmes damnées jusqu'à se brûler les ailes.


Le Lorax
Le Lorax
DVD ~ Danny Devito
Prix : EUR 7,17

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3.0 étoiles sur 5 Chris Renaud réussit son pari et signe une fable verte, sympathique et touchante sans donner dans la surrenchère écologique, 5 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Lorax (DVD)
Sorti en Mars 2012 sur les écrans, Le Lorax, film d'animation de Chris Renaud (le créateur de Moi, moche et méchant), avait créé la surprise en prenant la tête du box-office américain. Ce curieux petit être écolo à moustache a depuis conquis le monde entier. Alors, tapage médiatique justifié ou non ?
Le Lorax assume pleinement sa différence dès les premières minutes du film ; il surprend par son graphisme et son déluge de couleurs vives, très éloignés des dessins animés actuels, de tout ce que l'on voit régulièrement sur nos écrans. Savoir se démarquer de la concurrence face aux magnats de l'animation (Dreamworks et Disney en tête) était bien sûr la priorité de Renaud. Les teintes flashy, symbole d'un monde industriel et superficiel où aucun arbre n'a pu subsister, est évidement une idée sensas...
Le problème, c'est que ces couleurs s'étendent aussi au monde du Lorax, sorte d'esprit protecteur version citrouille : son univers à lui, censé représenter la nature, semble bien vite tout aussi faux que la ville dans laquelle le héros, Ted, évolue. Dès lors l'omniprésence de tons (trop) vifs, qui parasitent l'écran, s'insinue comme une drogue psychédélique dont on peine à contrôler les effets. L'ensemble est de ce fait assez désagréable à regarder, renvoyant une image très toc que les personnages originaux ne parviennent jamais tout à fait à compenser.
Le Lorax ne brille pas par sa réalisation ou ses décors - qui sont, avouons-le, d'une laideur repoussante - mais bel et bien par son scénario !
C'est la vraie surprise que réserve le film, c'est là où son vrai génie repose entièrement : conçu sur le mode des flash-backs (le Gash-pilleur raconte au jeune Ted ce qui a provoqué l'extinction de la nature), le scénario réserve de bonnes surprises. Loin des histoires contées habituellement aux enfants, Le Lorax se fait un devoir d'être à la fois écolo et amusant, d'inciter au respect de l'environnement, tout en évitant de dégainer un indigeste manuel vert à chaque plan. Par son humour décalé et ses aventures captivantes, le réalisateur pousse son public à embrasser la cause écologique. Ce qu'il fait avec assez de tact pour ne pas appesantir le récit. Bien qu'on puisse lui reprocher son dénouement un peu trop rapide, le résultat est une histoire universelle, drôle et touchante, où chaque personnage brille par son tempérament hors-du-commun mais étrangement actuel.
Il y a bien sûr Ted (Kev Adams) : portrait saisissant de l'ado moderne, il s'intéresse d'abord aux arbres pour les beaux yeux d'une fille avant de réellement s'impliquer dans la sauvegarde de l'environnement ; puis il y a sa grand-mère, extravagante, totalement délirante, qui s'approprie chaque scène où elle apparaît ! Ensuite, le Gash-pilleur, jeune inventeur crédule allant jusqu'à anéantir la forêt pour les besoins de son entreprise et qui résonne tel un cruel écho au monde actuel, où la réussite individuelle prime sur toute chose. Le méchant de l'histoire est bien sûr un industriel sans scrupule, homme d'affaire coriace qui lutte contre le renouveau.
Évidemment, le Lorax est le caeur même de l'histoire : lui et sa farandole de petits êtres mignons - oursons, poissons et oiseaux en tout genre - sont les porte-drapeaux inégalables de cette fable verte délirante.
Le scénario réussit donc à prendre les devants sur le graphisme et c'est tant mieux ! Au final, s'il aurait pu soigner un peu plus l'apparence de son film, Chris Renaud remporte haut la main l'objectif qu'il s'est fixé : sensibiliser son jeune public à la cause verte.
Les plus jeunes adoreront, leurs parents sans doute un peu moins mais tous devraient se mettre d'accord sur le fond : Le Lorax est une histoire originale, touchante de simplicité, comme on aimerait en voir plus souvent.


Target
Target
DVD ~ Reese Witherspoon
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 4,78

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2.0 étoiles sur 5 Par le réalisateur de Charlie's Angels... une grossière déception !, 5 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Target (DVD)
Presque une décennie après Charlie's Angels, Target signe le grand retour du réalisateur McG sur les écrans, dans ses genres de prédilection : l'action et l'humour... Target semble évoquer directement la glorieuse époque de Charlie et ses drôles de dames où Lucy Liu, Drew Barrymore et Cameron Diaz affrontaient des colosses sur vingt centimètres de talons avant de jouer les danseuses à gogo sur le thème de « La Panthère Rose ». Charmant, chic et choc. La comédie décomplexée, furieuse et sexy, c'est lui. Dix ans après, que reste-il à McG ?
Target (This Means War en VO) débute comme n'importe quel film d'action. Deux agents secrets, amis de longue date, FDR et Tuck, sont envoyés à Hong-Kong dans le but d'arrêter un malfrat : Karl Heinrich... Malheureusement, la mission se solde par un échec lorsque le frère d'Heinrich est tué. Retour aux Etats-Unis, où FDR et Tuck vont devoir faire face à une mission beaucoup plus dangereuse : Lauren Scott. Lauren qui serait parfaite si elle n'avait pas eu la mauvaise idée de sortir avec les deux amis... En même temps ! Pour gagner définitivement la belle, tous les coups sont permis, quitte à délaisser leur métier, quand Heinrich est prêt à tout pour avoir leur peau...
Mettons les choses au clair : le seul véritable intérêt du film repose sur le duo Tom Hardy/Chris Pine et les mauvais coups que ces deux agents surentraînés vont s'infliger pour séduire la belle Reese Witherspoon... La concurrence s'annonce laborieuse : fléchettes anesthésiantes, alarmes détournées, caméras de surveillance, rendez-vous sabotés. Tuck et FDR, telles deux bombes à retardement, vont mettre leur ingéniosité à rude épreuve, enchaînant les tours pendables et délirants durant presque quarante minutes.
Et après ? Après... Rien. Le vide. Le scénario tient sur un flingue, les deux protagonistes révèlent une mentalité d'ados attardés et l'héroïne devient vite capricieuse, insupportable et superficielle - Rappelez-nous pourquoi Hardy et Pine se battent pour elle déjà ?
Comme toujours à Hollywood, on suit les modes ; celle des trios amoureux semble bien décider à durer, pour le meilleur et pour le pire. Dans ce cas précis, il s'agit plutôt du pire : durant le premier quart d'heure, la réalisation efficace de McG donne un sens à cette intrigue cousue de fils blancs, avant de s'embourber dans la rivalité déloyale qui oppose les deux « amis ».
Passons donc sur un scénario courut d'avance et une fin prévisible au possible, le tout centré sur trois personnages dont l'intérêt est hautement discutable... Après tout, sans chercher le chef-d'aeuvre, c'est surtout l'action et la comédie qui sont censées être au caeur du film. Encore une fois, l'ennui prend rapidement le dessus. D'un point de vue comique, les spectateurs peinent à sourire, désemparés par le nombre de clichés qu'on leur injecte à la minute, jusqu'à l'overdose... Non, quelques répliques gentiment cinglantes et trois moments drôles ne suffisent pas à faire de Target une bonne comédie. Le problème, c'est qu'il n'est pas non plus un bon film d'action, d'où la frustration face à un tel spectacle. Car si les scènes d'action s'enchaînent, elles ne parviennent jamais à dynamiter l'ambiance soporifique qui s'est installée progressivement : loin des numéros ultra-stylisés de Charlie's Angels, ce sont des combats aux chorégraphies obsolètes, digne d'un 007 bâclé, qui prennent le dessus. Misère misère.
Une seule question se pose encore. Comment des acteurs aussi talentueux ont-ils pu jouer dans une telle daube ?
Quoiqu'il en soit, en dépit d'une volonté évidente de renouer avec la comédie musclée, cela ne fait aucun doute : avec Target, McG a bel et bien raté sa cible, par manque d'innovation ou d'humour. À moins que ce ne soit les deux...


J'ai tué ma mère
J'ai tué ma mère
DVD ~ Anne Dorval
Prix : EUR 11,70

4.0 étoiles sur 5 La première oeuvre d'un jeune prodige du cinéma indé, 5 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : J'ai tué ma mère (DVD)
Depuis quelques années maintenant, le Festival de Cannes réserve rarement de grandes surprises ; la débauche de luxe déballée aux yeux du Monde n'est qu'un prétexte pour dissimuler, maladroitement, la pauvreté culturelle d'un festival sur le déclin. Peu nombreux sont les films destinés à marquer l'imagination des spectateurs et à laisser leur empreinte dans l'Histoire du cinéma...
En cela, 2009 était une exception, tant les chefs d'aeuvre se sont succédés sur les écrans, dans toutes les catégories... Dans la Quinzaine des Réalisateurs, c'est un petit nouveau de l'Empire Cinématographique, Xavier Dolan qui, à tout juste dix-neuf ans, s'est imposé comme LA révélation. Son premier film (dont il est l'auteur, le réalisateur mais aussi l'interprète principal) J'ai tué ma mère, a sorti Cannes de sa léthargie. Pour ainsi dire, un miracle. Ou presque.
Le sujet en lui-même n'a rien d'exceptionnel : Hubert et sa mère, Chantal, ne parviennent plus à communiquer. Chacune de leur discussion mène au déchirement, aux reproches... Et une question essentielle se pose : jusqu'où peut-on haïr sa mère... Ou l'aimer ? Les relations tumultueuses mère-fils, l'incompréhension, la haine, le chagrin et le sentiment d'abandon qui en résultent sont au caeur du premier long métrage de Dolan, un sujet que d'autres ont mainte fois évoqué avant lui.
Pourtant, J'ai tué ma mère, loin de l'interminable chronique familiale bavarde, se veut une aeuvre vivante, inspirée, aussi personnelle qu'universelle. Effets artistiques, jeu des couleurs, rêveries fantasmagoriques, dialogues percutants... L'empreinte de son jeune réalisateur est présente à chaque plan et impose son style avec une facilité déconcertante, n'hésitant pas à repousser, du même coup, les limites imposées par la vision traditionnelle de la famille.
Les moments de grâce sont nombreux et le film regorge d'idées pour les mettre plus en avant. Comme seul exemple : les confessions devant une caméra - devenue journal intime - qui, en noir et blanc, permettent aux spectateurs de comprendre toute la complexité du personnage principal... Ses apartés où seuls cohabitent Dolan et sa caméra évitent les longs monologues : autant faire court, percutant, direct - à l'image du film lui-même, doté de cette sensibilité à fleur-de-peau quasi maladive, jamais larmoyante ou ennuyeuse.
Le regard follement romanesque que porte Dolan sur cette histoire, avec toute la férocité, l'ironie et la poésie propre à une jeunesse perdue, donne au film cet effet hors de tout, du temps, du commun mais réel... Ou comment transformer le quotidien en une fresque intelligente et émouvante. J'ai tué ma mère surprend donc aussi par son lyrisme incroyable et la virtuosité de Dolan à filmer l'émotion de ses personnages ; là où il excelle vraiment, c'est dans l'intimité, lorsque sa caméra se promène sans voyeurisme dans la vie d'un adolescent de seize ans. En visionnaire égocentrique diront certains, Dolan affiche clairement sa volonté de se détacher des autres et d'imposer une vision qui lui est propre.
Outre le talent non négligeable du réalisateur, niveau casting, on s'apercevra vite qu'il est difficile de faire mieux : Anne Dorval est épatante en mère dépassée, François Arnaud sensuel au possible en jeune amant érudit, Suzanne Clément convaincante en professeur troublée... Quant à Dolan, devant ou derrière la caméra, il est tout simplement incroyable. Ne vous y trompez pas : J'ai tué ma mère est Xavier Dolan et Xavier Dolan est J'ai tué ma mère. La musique, elle aussi, est choisie avec soin, équilibre parfait entre des morceaux classiques (L'Hiver de Vivaldi) et modernes (Noir Désir de Vive la Fête, le temps d'une séance de peinture qui resterait dans les annales).
En écho à l'une des répliques du film, J'ai tué ma mère « nage en eaux troubles avec la rage de l'ère moderne, mais avec la poésie fragile d'un autre temps » comme on en a rarement admiré de mémoire de cinéphile. La preuve évidente que Xavier Dolan aura beaucoup à nous montrer et à nous apprendre dans ses prochains films. Magistral.


Mon oncle Charlie - Saisons 1 à 8
Mon oncle Charlie - Saisons 1 à 8
DVD ~ Charlie Sheen
Prix : EUR 79,99

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4.0 étoiles sur 5 Charlie Sheen joue les sales gosses capricieux et séducteurs durant huit saisons... Pour notre plus grand plaisir !, 5 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mon oncle Charlie - Saisons 1 à 8 (DVD)
Les déboires des Harper ont fait le bonheur de milliers de téléspectateurs aux Etats-Unis, avant de séduire la moitié du globe, élevant rapidement ces « Two and a half men » au rang de sitcom culte...
Son trio central (fantastique Mr. Sheen, irremplaçable Jon Cryer et prometteur Angus T.Jones), secondé par une foule de personnages atypiques, déjantés mais oh ! combien attachants, ont fait rentrer la série dans l'Histoire du petit écran.
Certaines saisons souffrent d'épisodes un peu trop inégaux - notamment la 4 - mais inutile de bouder son plaisir face au divertissement survitaminé crée par Chuck Lorre, l'un des plus sûrs de ces dix dernières années.
Une série culte... A condition de s'arrêter à la saison 8 ! Car avouons que Mon oncle Charlie sans Charlie (qui a pris la porte à la fin de la saison 8) était la plus mauvaise idée des producteurs.
Coffret indispensable à tout les fans de la série ou aux inconditionnels de Sheen !


Paul
Paul
DVD ~ Simon Pegg
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 6,48

3.0 étoiles sur 5 E.T déjanté ou désacralisation ratée ? Les avis divergent encore !, 5 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paul (DVD)
Genre sacré aux yeux de millions d'inconditionnels, la Science-Fiction a atteint l'excellence sous la direction de nombreux réalisateurs, qu'il s'agisse de George Pal, David Lynch, George Lucas ou encore Richard Fleischer et Ridley Scott. Trop souvent confiné au sérieux austère et à l'épique tape-à-l'aeil, la SF se prête pourtant à merveille au registre comique ; Une certitude que Lucas, en prodige du cinéma, avait très bien saisie, glissant dans la Guerre des Etoiles de nombreux passages hilarants entre deux combats au sabre laser !
Pourtant, la comédie et la SF se rencontrent très peu au cinéma. Pourquoi ? Sûrement parce que trouver l'équilibre entre les deux est incroyablement difficile - parmi les rares films qui sont arrivés à franchir le cap, Men in Black et Retour vers le Futur sont sûrement LES références absolues du genre.
Dernière (pseudo-)réussite en date ? Paul. Ou comment deux geeks anglais (respectivement écrivain et illustrateur de SF) décident d'entamer un long périple à travers les États-Unis... Et tombe sur un extraterrestre, bien réel celui-là, baptisé Paul.
Paul, ainsi, est quelque peu éloigné de notre vision traditionnelle des petits hommes verts : il conduit (très mal, que ce soit son vaisseau spatial ou les voitures), fume (beaucoup trop) et emploie un vocabulaire (très) familier... Vous l'aurez compris, au cours des décennies passées en notre compagnie, il s'est parfaitement adapté ! Ce qui ne l'empêche pas de posséder - en plus de tout cela - quelques pouvoirs plutôt utiles !
Le personnage audacieux de Paul est une surprise plutôt agréable et heureusement car c'est en grande partie autour de lui que les vannes et les situations comiques tournent ! Si les gags ne sont pas toujours réussis, certaines répliques n'en sont pas moins excellentes. Comédie irrévérencieuse sur la Science-Fiction, Paul évite les pièges de la parodie, préférant de très loin un humour et une histoire qui lui sont propres.
Certes l'humour reste facile et le scénario prévisible, il n'empêche que le trio improbable formé par deux nerds et un alien nous est sympathique du début à la fin. Le speech, s'il souffre d'une réalisation un peu basique est également réjouissant, en grande partie grâce à Paul mais aussi au déluge de clins d'aeil dont Greg Mottola abreuve son film, véritable bible des références geeks !
Le côté vulgaire amuse ou agace lorsqu'il prend le dessus sur l'histoire, heureusement atténué par la prestation de ces acteurs plutôt convaincants. En effet, Paul réunit un casting des plus prometteurs, tout droit issu de la nouvelle génération d'acteurs comiques, Simon Pegg, Nick Frost et Kristen Wiig en tête. Niveau second rôle, on assiste au retour jubilatoire de Sigourney Weaver en chasseuse d'Alien (ça ne vous rappelle rien ?) et de Jason Bateman, excellent, en pastiche de James Bond plutôt expéditif.
Le charme naïf qui se dégage de cette comédie potache et truffée de référence est donc à l'aeuvre, même si l'on aurait souhaité allé plus vers le comique de situation et moins dans la facilité du vulgaire ; ponctué par des scènes un peu trop inégales, Paul se regarde néanmoins avec un plaisir coupable. L'humour vachard de Dogma croisé avec E.T, ça passe... Ou ça casse !


Blanche Neige et le chasseur [Combo Blu-ray + DVD - Édition Director's Cut boîtier SteelBook]
Blanche Neige et le chasseur [Combo Blu-ray + DVD - Édition Director's Cut boîtier SteelBook]
DVD ~ Kristen Stewart
Prix : EUR 15,00

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4.0 étoiles sur 5 Rupert Sanders livre un hommage grandiose à la fantasy, 5 avril 2013
Miroir, mon beau miroir, qui sera la Reine incontestée de 2012 ? Blanche-Neige, bien sûr, indétrônable princesse du cinéma, de la TV et de la littérature depuis plus de soixante-dix ans. Cette année encore, la belle brune défiera sa méchante belle-mère sur grand écran... Deux fois !
Quelques mois après la version colorée de Tarsem Singh, celle de Rupert Sanders, beaucoup plus portée sur l'Heroic Fantasy, est en salle depuis mercredi. Après le succès critique et public en demi-teinte de Miroir Miroir, Blanche-Neige et le Chasseur sera-t-il convaincre ses spectateurs ?
Il suffit de quelques secondes pour être happé dans l'ambiance moyenâgeuse, sombre et vaguement glauque que Sanders à instaurer dans son film... Cette épopée hors du temps, dans un royaume imaginaire aussi ombreux que fantastique, s'annonce déjà comme du grand spectacle. Blanche-Neige est une histoire universelle, jamais démodée, qu'on ne se lasse pas de raconter ni d'écouter - un sujet sans risque mais qu'il faut savoir manier pour ne pas tomber dans le déjà-vu. Chaque vision du célèbre conte a détourné l'histoire à sa manière... Mais celle de Sanders est sûrement la plus épique et, visuellement, la plus poussée.
D'une grande beauté, chaque plan de son long-métrage recèle un petit détail féerique qui rappelle aux spectateurs qu'ils se trouvent dans un monde magique, à l'opposé du nôtre. Le moindre décor est exploité à l'extrême... L'exemple le plus concret est l'Obscure Forêt, où au caeur des bois maléfiques et lugubres, se trouve un refuge d'une pureté extrême, où des créatures magiques (Fées, animaux de toute sorte, Nains) cohabitent en paix. Un moment de grâce et de poésie, comme pour atténuer la violence de la première demi-heure. Blanche-Neige et le Chasseur est en cela une aeuvre manichéenne, où le féerique enchanteur est opposé à la cruauté et à la désolation ; le combat ultime entre le Bien et le Mal mais reflété en chaque personnages et paysages.
Mais cette version de Blanche-Neige n'a pas uniquement pour but d'en mettre plein les yeux à son public... En effet, les personnages, retravaillés, ont considérablement gagnés en épaisseur. Le passé de la Reine Ravenna ainsi que sa famille (notamment son frère) sont évoqués ; le Chasseur, aventurier téméraire brisé par la guerre et la perte d'un être cher ; le Prince William, ami d'enfance de Blanche-Neige et devenu un fervent opposant de Ravenna ; les sept Nains, mercenaires et rebelles, sont ici l'infime minorité d'un peuple sur le déclin... Blanche-Neige elle-même (oh joie !) est beaucoup moins passive ; elle entretient un lien privilégié avec son Royaume et ses habitants, de telle sorte que l'on comprend vite que, plus la princesse devient forte et résolue, plus son pays se relève face au Mal... Et vice versa.
L'Heroic Fantasy est par ailleurs un genre assez sexiste, où les héros sont, pour la plupart, des Hommes et Blanche-Neige lui-même est sûrement le conte le plus misogyne jamais écrit (où le rôle de l'héroïne est réduit à faire le ménage et la cuisine en attendant le Prince Charmant)... Sanders ayant pris exactement la direction opposée, il est difficile de ne pas être enthousiaste face à ses choix : son Blanche-Neige se révèle étonnamment féministe ! Les Femmes sont l'âme même de l'intrigue, séduisent par leur beauté, leur courage, leur noirceur ou leur pureté, elles sont épaulées par les Hommes mais dirigent bel et bien leur Monde, luttant pour le pouvoir et ce qu'elles estiment être la justice.
Pour camper ces personnages atypiques, difficile de rêver meilleur casting : Charlize Theron est extraordinaire dans le rôle de cette Reine à la beauté ténébreuse, d'une cruauté sans faille. Chris Hemsworth et Sam Claffin, qui interprètent le Chasseur et le Prince, sont aussi très convaincant. Les Nains, tous interprétés par de grands acteurs, ne tombent jamais dans le cliché. Quant à Kristen Stewart, à mille lieux de son interprétation très rock des Runaways, elle offre une prestation tout en retenue et en grâce.
Autre point fort du film, l'hommage à peine voilé que Sanders a voulu rendre à l'Heroic Fantasy : des références directes (Le Seigneur des Anneaux) aux allusions les plus discrètes (Peter Pan, Game of Thrones, Narnia ou au Sleepy Hollow de Burton). Cette multitude de références a sûrement contribué à faire de ce Blanche-Neige l'un des grands films d'Heroic Fantasy de ces dernières années, une impression renforcée par le travail incroyable qu'a réalisé James Newton Howard sur la BO ainsi que les magnifiques thèmes interprétés par Florence + The Machine et Ioanna Gika.
Seul point noir de cette adaptation ? Le duel entre Blanche-Neige et Ravenna, bien trop rapide et insignifiant en comparaison avec les précédentes batailles qui jalonnent le film.
Au lieu de voir en cette version de Blanche-Neige un blockbuster sans risque, mieux vaut l'interpréter comme l'hommage grandiose qu'un petit nouveau de l'empire cinématographique a voulu rendre à ses modèles.
Ma critique complète ici : [...]


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