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Contenu rédigé par Cymus
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Cymus
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Notes from New York
Notes from New York
Prix : EUR 14,97

4.0 étoiles sur 5 Un brin de nostalgie, 7 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Notes from New York (CD)
Bill Charlap est réputé pour être la mémoire du jazz tant sa culture musicale est grande, mais aussi pour affectionner tout particulièrement ce qu’on appelle l’american songbook, son père, compositeur de Broadway, ayant contribué à enrichir ce corpus. Et Bill, à la tête de son trio, composé ou le pianiste du contrebassiste Peter Washington et du batteur Kenny Washington (qui n’ont apparemment aucun lien de parenté entre eux), puise avec délectation dans ce répertoire pour offrir ces quelques notes nostalgiques de New York.

Nostalgiques, en raison des titres choisies, parfois très connues, comme le morceau d’entrée I’ll remember april, dont la plus récente date de 1976 (Little Rascal on a Rock de Thad Jones), et qui retracent tout un passé glorieux de la chanson américaine depuis les années 30 (le livret contient quelques mots pour chacun des titres retenus).

Nostalgiques également en raison du parti pris esthétique qui tourne résolument le dos aux expérimentations de toutes sortes, pour revenir sans doute aux sources d’un jazz mélodique, chaleureux, swinguant sans fioritures ni ostentation. Mais que l’on ne s’y trompe pas, les trois musiciens fonctionnent à merveille ensemble, sont d’excellents instrumentistes et Bill Charlap en particulier impressionne tant par la technique maitrisée dont il sait faire preuve le temps d’un clin d’œil au bebop (Tiny’s Tempo), que par la délicatesse de son touché dans les ballades (There is no music, Too late now) et les morceaux mid tempo qui constituent l’essentiel de cet album - moments de grâce qui ne sont pas sans rappeler le lyrisme de Bill Evans.

Un album intéressant à côté duquel on risque de passer dans une première écoute, en raison d’un certain manque d’aspérité. Mais le charme de ces 9 morceaux somme toute variés finit par agir et séduire.


Ghosts of No
Ghosts of No
Prix : EUR 12,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les chansons hantées d'Elysian Fields, 31 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ghosts of No (CD)
Un nouvel album d’Elysian Fields provoque forcément curiosité et espérance. Le précédent opus, For House Cats and Sea Fans, était une grande réussite, et, malgré toute l’attachement que l’on peut éprouver pour le duo newyorkais, on pouvait craindre que le nouveau, Ghosts of No soit un peu en dessous. Et c’est tout le contraire, Oren Bloedow et Jennifer Charles nous livre ici un nouveau petit chef d’œuvre – je n’ose dire peut-être encore meilleur que le précédent.

On y retrouvera évidemment tout ce qui fait le charme original et vénéneux du groupe : la voix languissante de Jennifer, les mélodies envoutantes (et extrêmement construites comme le pont chanté de Rosy Path), les harmonies toujours en équilibre un peu précaire des compositions. Mais contrairement à son prédécesseur, ce nouvel album joue moins sur la diversité que sur l’homogénéité de l’ensemble aux atmosphères sombres et langoureuses (le tour de force de Jennifer), à l’image de la superbe couverture de la pochette, où quelques fantômes viennent hanter la musique. Les instrumentations restent plus classiques, le recours aux bidouillages électroniques se fait plus discret, on ne trouve pas ici de plages instrumentales dissonantes.

L’album réunit une collection de 11 titres alliant ballades acoustiques (Bird in your house, avec son chœur angélique envoutant à la fin), chansons pop mid tempo (Higher Power), ou plus enlevées (The magician), pop électro (Mess of Mistakes qui ressemble un peu trop à Channeling de l’album précédent), ballades jazzy (Cost of your soul).

L’album se termine sur deux chansons qui représentent la quintessence de la musique du groupe, d'abord la bien nommée Elysian Fields qui joue avec les harmonies en équilibre fragile. Enfin Shadow of the Living Light et sa longue coda instrumentale, avec sa mélodie qui vous prend à la gorge, sans doute le plus beau morceau de l’album.

Vingt ans de carrière pour un groupe qui suit sa ligne personnelle, se renouvelle sans se répéter, conserve une inspiration toujours intacte, c’est quand même une sacrée performance. Et ce n’est sans doute pas fini…


Blackened Cities
Blackened Cities
Prix : EUR 9,99

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Merveilleuses citées noircies, 29 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blackened Cities (CD)
Mélanie de Biaisio est une artiste décidément bien étrange, tout autant que sa musique. Après avoir réalisé son deuxième album en 2014, No Deal, voilà que la chanteuse et flutiste belge sort ici un EP d'un seul tenant, ne contenant qu'un seul titre de près de 25 minutes, d'une beauté crépusculaire inouïe ' tout comme la photo magnifique qui orne la pochette de l'album

Comment l'idée lui en est-elle venue, il n'est pas certain qu'elle-même le sache vraiment tant l'improvisation semble être la source de son inspiration, même si le projet de parler de sa ville d'origine, Charleroi, ainsi que celles qu'elle a pu visiter lors de ses tournées, lui tenait manifestement à cœur depuis la sortie de No Deal.

Même si le format est particulier, comparé à celui de ses albums précédents, on retrouve dans cet enregistrement tout ce qui fait la patte originale de Mélanie de Biaisio, une sorte de dark pop très inspirée de jazz, « échappée du jazz », pour reprendre une formule des Inrocks à propos de l'album précédent. Mais ici ce ne sont pas des chansons, mais une suite musicales qui déverse son torrent de notes à la flute, au piano, sous forme d'une mélodie simple répétée en boucle et sur une rythmique répétitive prenant de plus en plus d'ampleur au fil du temps. Pour tout dire, ce déferlement aux riches textures sonoresme font penser à ce que pouvait faire Keith Jarret dans les années 1970 (je pense à sa magnifique The Survivors' Suite), mais aussi à ce qu'un groupe comme Laika a pu faire au début des années 2000 (Good Looking Blues).

Le tout est survolé par la voix grave de Mélanie qui psalmodie plus qu'elle ne chante réellement, donnant à l'ensemble le ton d'une musique irréelle.

On pourrait regretter que cette pièce ne soit pas comprise dans un LP, car à la fin du morceau ' du voyage devrais-je dire - on aimerait en entendre un peu plus. Mais je crois que cela n'aurait pas été conforme au projet qui était de faire de cette composition un tout unique.

Quoi qu'il en soit, on ne peut que tirer son chapeau face à cette réalisation, et imaginer ce qu'elle peut donner en concert. En attendant, le prochain album.


Lazar Berman: The Complete Sony Recordings (Coffret 6 CD)
Lazar Berman: The Complete Sony Recordings (Coffret 6 CD)
Prix : EUR 15,99

14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un géant à prix lilliputien, 25 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lazar Berman: The Complete Sony Recordings (Coffret 6 CD) (CD)
Je voulais faire ce commentaire pour rétablir un équilibre par rapport à celui de Simon dont la mauvaise note (motivée certes plus par la forme que par le fond) donne une mauvaise impression de ce coffret.

Sony vient en effet de sortir ce petit coffret contenant l'intégrale des enregistrements de Lazar Berman '(chez Sony bien sûr) qui ont tous été réalisés entre 1976 et 1979, dont un concert enregistré à Carnegie Hall le 11 mars 1979.

Même s'il n'est peut-être pas nécessaire de revenir sur l'immense talent de ce géant ' au sens propre comme au sens figuré ' russe du piano, il faut savoir grès à Sony de rééditer des enregistrements qui, me semble-t-il étaient devenus difficiles à trouver en disques séparés, contrairement à ses enregistrements chez DG (qui comprennent en particulier les fameuses Années de pèlerinage de Liszt) datant à peu près de la même époque d'ailleurs. On retrouvera donc ici, dans de merveilleuses interprétations de Rachmaninov, Chopin ou encore Beethoven, l'admirable virtuosité (il jouait dit-on encore plus vite qu'Horowitz), la puissance, l'éclat du jeu de Berman, alliés à un sens lyrique et une musicalité bouleversante (que l'on écoute pour s'en convaincre la Pathétique de Beethoven enregistrée à Carnegie Hall).

Sur la forme, il est notamment reproché à ce coffret de proposer des disques de durée trop courte. Il est vrai qu'on n'a pas ici de galettes à plus de 55 minutes, mais quelle importance. Si les disques avaient été plus remplis, il y en aurait eu moins ' la belle affaire. On ne pouvait pas mettre plus de musique qu'il n'en existe. Et il faut voir que ce coffret coût à peine le prix d'un CD. Il n'y a vraiment rien à redire. Après, on pourrait aussi regretter le côté cheap du coffret, sans aucun livret, avec un boitier et des pochettes minimalistes. Mais c'est le principe de cette collection à prix économique et de toute façon on trouve les informations nécessaires sur le dos des pochettes. Quant à en ssavoir plus sur Lazar Berman, on aura recours aux ouvrages spécialisés ou Internet si on le souhaite.

Donc, recommandation maximale pour ce coffret qui contient quand même plus de 4 heures de musiques. En voici le programme :

CD 1
Rachmaninov : concerto pour piano n° 3 (LSO ' Claudio Abbado)

CD 2
Brahms : Concerto pour pinao n° 1 (Chicago Symphony Orchestra ' Erich Leinsdorf)

CD 3
Beethoven :
- sonate pour piano n° 23, Appassionata
- Sonate pour piano n° 18

CD 4 Encores
Rachmaninov : préludes op 3/2, op. 32/5, op. 23/5
Scriabine : 2tudes op. 8/11, 8/12
Khatachaturian : toccata
Prokofiev : Marche tirée de L'amour des trois oranges
Beethoven : marcia alla turca
Chopin : étude op. 25/7
Schubert/Lizst : Gretchen am Spinnrade ; Erlkönig
Falla : Danza ritual del Fuego

CD 5 Live at Carnegie Hall (1)
Clententi : sonate pour piano op. 40/2
Mozart : Rondo
Beethoven : sonate pour piano n° 8, Pathétique

CD 6 Live at Carnegie Hall (2)
Chopin :
- Sonate pour piano n° 2, Marche funèbre
- Nocturne, op. posth., 72/1
Lizst :
- Trauervorspiel und Trauermarsch
- Rhapsodie espagnole
Gerschwin : Prélude n° 2
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 15, 2016 12:43 AM MEST


Hold/Still
Hold/Still
Prix : EUR 13,99

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'un des groupes les plus passionnants du moment, 8 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hold/Still (CD)
Sunns (mot qu'il faut prononcer soons, paraît-il, et qui signifie zéro en langue thaï) sort son troisième album (après un album réalisé avec le groupe Jerusalem in my heart), et dans la droite ligne du précédent, Images du futur, c'est une véritable réussite.

Le groupe originaire de Montréal fait mouche une nouvelle fois, grâce à une recette dont on a du mal à analyser très ingrédients qui consiste à produire une musique tout à la fois étrange, expérimentale, complexe et séduisante et accessible d'où l'ennui est totalement absent.

A l'écoute, on a l'impression d'entendre un mélange d'électro allemande, façon Kraftwerk, de krautrock façon Neu !, de post rock, de post punk, de noisy, d'indus' Mais c'est une musique extrêmement personnelle que réalise le quatuor canadien, grâce à la voix très douce, un peu chevrotante, impersonnelle et psalmodique du chanteur.

Le groupe aime jouer sur les contrastes comme le montre le premier titre qui ouvre l'album de façon tonitruante, très bruitiste, suivi immédiatement de Instrument, plus rythmique et plus mélodique. Au sein d'un même morceau on peut passer de la langueur et du faux calme d'un folk détourné à des percussions abrasives et agressives (Brainwash) ou une guitare blues sursaturée (Nobody can save me now). Il aime également jouer sur les mélanges entre instrumentations organiques et électroniques ; au lieu de véritables mélodies, sur les modulations harmoniques infimes (Translate), les textures sonores évolutives (Resistance), et les évolutions rythmiques (Translate encore).

Au total, contrairement à ce que les influences citées pourrait laisser craindre, la musique de Sunns n'est pas froide et purement répétitive, elle balance bien et se montre bien souvent tout à la fois envoûtante et syncopée, presque dansante (Careful).

C'est donc à nouveau un petit bijou qui se laisse apprécier de plus en plus au fil des écoutes. Il ne faut donc surtout pas abandonner, la musique de Sunns demande un petit effort, mais celui-ci est en définitive largement récompensé.


His Trio & Quintet-the Remarkable
His Trio & Quintet-the Remarkable
Prix : EUR 16,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un quasi inconnu remarquable, 3 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : His Trio & Quintet-the Remarkable (CD)
Peu nombreux doivent être ceux qui connaissent le pianiste Forrest Westbrook, absent des dictionnaires de jazz (à ne pas confondre avec un autre pianiste compositeur et arrangeur Mike Westbrook), et surtout pratiquement absent des enregistrements discographiques, hormis un album de jazz apparemment expérimental avec un certain Jim West et un autre avec le trompettiste Carmell Jones (deux albums que je ne connais pas, pour tout dire).

Pourtant, Forrest, né en 1927 en Californie et mort 2014 était un pianiste très apprécié des ses confrères avec lesquels il a beaucoup tourné en concert. Il avait voué sa vie à la musique, tant musicien qu’audiophile, et dans son studio personnel il possédait des milliers de disques et de nombreux appareils d’enregistrement. Un gout prononcé pour une liberté musicale totale, une volonté de contrôler totalement ses enregistrements, et sans doute une certaine modestie l’ont conduit à ne réaliser qu’un seul album commercial sous son nom pour une major, celui avec Jim West.

Pourtant, nombreux furent les enregistrements qu’il accomplit dans son propre studio, nombreuses sont les bandes qui sont restées jusqu’à ce jour inexploitées. Et c’est grâce à ses filles Yvonne et Leslie que sort aujourd’hui cet album, produit par Jordi Pujol chez Fresh Sound Records, label espagnol dont ce dernier est le fondateur, et est spécialisé dans le jazz West Coast.

L’album en question réunit cinq titres de Forrest Westbrook en trio, avec Bill Plummer à la basse et Maurice Miller à la batterie, ainsi qu’un titre en quintet avec Dick Hurvitz à la trompette, Dave Madden au ténor, Gary Peacock à la basse et Bill Schwemmer à la batterie. On ne trouve ici aucun titre signé du pianiste (qui était pourtant aussi compositeur), mais des standards de Dave Brubeck (In your own sweet way), de Charlie Parker (Buzzy) ou encore de Cole Porter (I love you). Et il faut dire que l’ensemble est remarquable, se situant quelque part entre le west coast jazz et le bebop, Westbrook fait preuve d’un swing ravageur plein de gaieté, avec un phrasé qui fait sans doute penser à Bud Powell, mais aussi par moment à Bill Evans (d’ailleurs le look en est très proche, costume cravate, lunettes écailles, cheveux courts), mais qui est en réalité très personnel et très recherché, et beaucoup plus percussif.

C’est donc là une délicieuse découverte, qui ouvre peut-être la porte à d’autres publications car, si j’ai bien compris le livret, ces quelques titres présentés ici ne sont qu’une petite partie des bandes qui étaient jusqu’à maintenant enfouie dans les réserves de Westbrook. C’est le monde merveilleux du jazz qui regorge de ces grands talents souvent inconnus, faute d’avoir été publiés de leur vivant. Que de belles surprises en perspectives…
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : May 24, 2016 6:40 PM MEST


Coffret Five Years 1969 - 1973 (Coffret 12 CD)
Coffret Five Years 1969 - 1973 (Coffret 12 CD)
Prix : EUR 119,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un coffret qui vaut le coût, 28 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coffret Five Years 1969 - 1973 (Coffret 12 CD) (CD)
Il faut bien reconnaître que le prix de ce coffret est plutôt élevé et c'est cet élément qui m'a longtemps retenu d'en faire l'acquisition. Je suis devenu un grand fan de David Bowie au fil des années, mes premiers souvenirs de sa musique remontant à Ashes to Ashes alors que j'étais ado et à Ziggy Stardust dont mon frère ainé possédait un exemplaire en vinyle.

La sortie du dernier album de Bowie, Blackstar, a suscité en moi une sorte de révélation : sans doute son meilleur album depuis 20 ans, il renouait avec l'innovation et le génie pur. Et je me suis dit qu'on aurait droit encore à quelques merveilles à l'avenir. Et c'est cette sortie qui m'a convaincu d'acquérir le coffret Five Years ' et non la nouvelle bouleversante de son décès au lendemain de la sortie de l'ultime Blackstar.

Je ne regrette en aucun cas cet achat ni le prix qu'il a coûté, car cet un coffret magnifique. L'objet, d'abord, est d'une très grande qualité : un boitier en carton épais et solide aux finitions raffinées, des albums dans leurs pochettes d'origine, avec des enveloppes papier et plastic pour ranger les CD, et un livret lui aussi d'une très belle finition en papier glacé. Cela peut paraître accessoire, mais révèle l'intention de l'éditeur de créer un produit irréprochable.

Le contenu maintenant : tous les albums officiels studio de David Bowie parus entre 1969 et 1973, depuis David Bowie (Space Oditty ) jusqu'à Pin Ups, ainsi que 2 live sortis plus tard mais enregistrés à cette époque. Sans compter une double compile, Re:call 1, réunissant des singles hors albums des versions alternatives. Il n'y a certes pas Scary Monsters et d'autres chefs d'œuvre. C'est que l'éditeur a voulu consacré ce coffret à ces cinq années qui constituent une sorte de tout, une période d'une fécondité extraordinaire, où toutes les folies étaient permises, cette période glam rock dominée par la création (et la mort) du personnage mythique de Ziggy Stardust.

Il n'est sans doute pas utile de présenter chacun des opus bien connus. Mais il est important de préciser que tous les albums studio, ainsi que la plupart des titres figurant sur la compile, ont été remasterisés en 2015, et il faut dire que le son en est magnifique (avec peut-être un léger bémol pour The man who sold the world dont le son m'a paru un peu assourdi par rapport à la version que j'avais déjà), tant et si bien que Pin Ups, disque uniquement de reprises (Bowie a toujours aimé reprendre des titres d'autres musiciens, pas toujours de manière convaincante ceci dit) qui m'avait un peu déçu à l'origine, me semble aujourd'hui très intéressant. En revanche, je n'ai pas du tout relevé le défaut souligné par Nyarlatothep sur Space Oddity.

Aladdin Sane et Ziggy Stardust ne font pas l'objet d'une remasterisation ici, et pour cause, ce travail ayant déjà eu lieu en 2013 pour le premier et en 2012 pour le second. Mais ce qui est à noter c'est qu'on trouve deux versions de Ziggy Stardust : la version remastérisée de 2012, mais aussi une version remixée en 2003 par Ken Scott, le producteur de l'album, avec une pochette alternative et qu'on ne trouvait que dans l'un des coffrets sortis en 2012 à l'occasion de la remastérisation, sous forme de DVD audio. Bien qu'anecdotique, c'est une version qui vaut le coup d'être entendue, ne serait-ce que par l'effet de déstabilisation qu'elle produira sur ceux qui connaissent parfaitement le mix d'origine.

Deux albums lives figurent également dans le coffret : le live à Santa Monica de 1972, et surtout Ziggy Sardust : the motion pictures Soundtrack, enregistré à l'Hammersmith Odeon de Londres le 3 juillet 1973 ' et c'est à la fin de ce concert que Bowie annonça la fin de Ziggy Stardust. Culte, avec des versions superbes de Moonage Daydream, the Width of Circle ou encore Rock'n'roll suicide qui clôt le show (ha les guitares de Mick Ronson !).

Enfin quelques mots sur le contenu du livret qui contient évidemment le track listing de chaque album, mais aussi de nombreuses photos, des reproductions d'annonces de concerts ou de sorties d'album, mais surtout pour chaque album un texte de présentation par le producteur, Tony Visconti ou Ken scott selon les cas, ainsi que des critiques parues à l'époque notamment dans Rolling Stone.

Même si vous connaissez déjà tous les albums de cette période, ce coffret vaut vraiment le coup. Il est numéroté 1, ce qui laisse présager une suite passionnante.

David Bowie (Space Oddity) (1969)
The man who sold the world (1970)
Hunky Dory (1971)
The Rise and fall of Ziggy Stardust and the spiders from Mars (1972, remaster de 2012)
The Rise and fall of Ziggy Stardust and the spiders from Mars (1972, remix de 2003)
Live Santa Monica '72 (enregistré le 20 octobre 1972, sortie officielle 2008)
Aladdin Sane (1973)
Ziggy Stardust and the Spiders from Mars : The Motion Picture Soundtrack (enregistré le 3 juillet 1973, sorti 1983, remix 2002)
Pinups (1973)

Re:call 1 :

CD1
Space Oddity (original UK mono single edit)
Wild Eyed Boy From Freecloud (original UK mono single version)
Ragazzo Solo, Ragazza Sola
The Prettiest Star (original mono single version)
Conversation Piece
Memory Of A Free Festival (Part 1)
Memory Of A Free Festival (Part 2)
All The Madmen (mono single edit) previously unreleased
Janine
Holy Holy (original mono single version) only ever issued on original ‘71 Mercury single
Moonage Daydream (The Arnold Corns single version)
Hang On To Yourself (The Arnold Corns single version)

CD 2
Changes (mono single version)
Andy Warhol (mono single version)
Starman (original single mix)
John, I’m Only Dancing (original single version)
The Jean Genie (original single mix)
Drive-In Saturday (German single edit)
Round And Round
John, I’m Only Dancing (sax version)
Time (U.S. single edit)
Amsterdam
Holy Holy (Spiders version)
Velvet Goldmine


Live in Cuba
Live in Cuba
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 19,81

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Exceptionnel !, 20 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live in Cuba (CD)
Le JLCO est souvent présenté comme le meilleur Big Band actuel. En résidence permanente depuis 1991 au Jazz at Lincoln Center (Club de Jazz faisant partie du Lincoln Center for the performing Arts, dont la vocation est de promouvoir le jazz, d’organiser des concerts, et des actions pédagogiques), il existe depuis 1988 et renferme parmi les meilleurs solistes du monde – c’est du moins ainsi qu’il est présenté sur les sites Internet. Actuellement, il est dirigé par le très célèbre trompettiste Wynton Marsalis.

C’est en conformité avec sa vocation qu’en octobre 2010, le JLCO a été invité à Cuba pendant une semaine au cours de laquelle il a donné plusieurs concerts, destinés à divers publics, notamment des jeunes, et les musiciens ont organisé des master classes, au Mella Theater à la Havane.

Le double album Live In Cuba réunit des extraits des différents concerts donnés au cours de cette semaine. On y découvre un JLCO en pleine forme dispensant une musique joyeuse, dynamique, plein de vie et de rythme ; on y découvre toute la palette sonore de l’orchestre et des solistes (Wynton Marsalis bien sûr, mais pas seulement, il est loin d’accaparer toute la vedette), au premier chef desquels l’excellent pianiste Dan Nimmer. Chaque titre est une merveille, allant du swing classique à la musique afro-cubaine, en passant par le tcha-tcha, le jungle façon Duke Ellington, jouant, parfois au sein d’un même morceau sur les oppositions de style et de rythme, comme sur le morceau nitroductif, 2/3’s Adventure composé par Carlos Enriques ou Inaki’s Decision composé par Wynton Maralis, interprétant des compositions originales, tout comme des reprises d’Ellington, de Monk ou de morceaux traditionnels.

Depuis dix jours que j’ai acheté cet album, je passe en boucle les deux galettes qui le composent, étourdi des sonorités incroyables et de la virtuosité des musiciens. Il faut dire qu’en outre la prise de son est excellente elle aussi.

Si vous aimez le grand jazz, celui des grandes formations dans la grande tradition, n’hésitez pas à vous procurer ce Live in Cuba qui vous garantira plus de deux heures de musiques et de bonne humeur.


Something About Jobim
Something About Jobim
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Quelque chose qui touche au sublime, 10 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Something About Jobim (CD)
Harry Allen, merveilleux saxophoniste ténor, vient de sortir un album consacré à Antonio Carlos Jobim, célèbre musicien brésilien, créateur de la Bossa Nova, auteur d’un grand nombre de chansons restées cultes (dont la célèbre The girl from Ipanema) et qui inspirèrent particulièrement Stan Getz lors de sa courte incursion dans le jazz samba.

Il n’est pas tellement étonnant qu’Harry Allen suive les pas de son illustre prédécesseur, tant son style de jeu se rapproche de ce dernier : un son de ténor magnifique qui vous emporte, chaud et velouté même s’il sait se faire incisif (style à l’opposé donc de John Coltrane).

Dans ce très bel album, Harry Allen est accompagné d’une section rythmique brésilienne (Hello Alves : piano, Rodolfo Stroeter : basse, Tutty Moreno : batterie), et ce n’est pas surprenant lorsque l’on sait, grâce au livret, que c’est Rodolfo Stroeter qui a eu l’idée d’un album consacré à Jobim sous l’égide de Allen et qui a donc sollicité ce dernier. Le quartet est accompagné sur certain titre d’une sublime chanteuse – et guitariste – Joyce elle même brésilienne.

Le résultat est évidemment à la hauteur ce qu’on attendait : un pur album de bossa nova, subtile, douce, aux accents finement tempéré (pas d’effets exotiques pour mieux faire couleur locales dans ces enregistrements), des balades ensoleillées swinguant avec légèreté, on se met à rêver de promenades sur les plages de Rio de Janeiro, les pieds dans le sable humide, et l’océan venant régulièrement battre nos chevilles.

On vit une époque épouvantable, mais on vit aussi une époque formidable qui nous donne à entendre de tels joyaux. Ce n’est pas un jazz profond, ni expérimental, ni même novateur, mais tout y parfait, et ce serait peut-être ça le paradis.


Adore Life
Adore Life
Prix : EUR 11,99

11 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La magie (noire) continue, 24 janvier 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Adore Life (CD)
On se souvient de la surprise qu’avait provoquée il y a trois ans la sortie du premier opus de Savages, ce quatuor féminin anglais mené par la chanteuse française à la voix extraordinairement habitée, Jehnny Beth, et qui nous avait délivré comme un coup de poing une musique post punk puissante et inventive.

On attendait le groupe au tournant pour ce second album – verrait-il même le jour ? Et bien, c’est fait, le second opus vient de sortir, et c’est une franche réussite. N’y allons pas par quatre chemin, Adore Life poursuit dans la même ligne post punk que le précédent. On pourra toujours dire que c’est justement l’une des faiblesses de l’album : c’est qu’il ne crée pas cette fois la surprise. C’est vrai, mais quand on aime…

Et puis, même si on a l’impression que c’est la même recette qu’on sert à nouveau, il faut comprendre que ce n’est justement pas une recette. La voix de Jehnny Beth est tout autant habitée pour racontée son amour (assez peu romantique) de la vie, et la musique est toujours aussi noire, aussi intense et puissante. L’entrée en matière se fait par deux titres The Answer et Evil d’un rock plus proche peut-être d’un certain métal noir que du post punk annoncé. Mais les racines sont vite retrouvées dès Sad Person. Les ambiances sont plombées, la rythmique est imparable, avec une batterie qui cogne dure, une basse bondissante et des guitares acérées. Avec Adore on passe à l’un de ses moments mid tempo dont les quatre filles ont le secret, avec ses moments suspendus, ses fausses allures de chanson pop et son vibraphone discret sur fond de guitares saturées qui apporte une respiration bienvenue dans cette touffeur. On continue avec Showing down the Word, à la mélodie presque sautillante sur un rythme syncopé, et sous un ciel chargé d’électricité et de nuages noirs, jusqu’au cri de Jehnny Beth qui déchire l’atmosphère comme un éclair. Et ainsi de suite.

Si l’inspiration est manifestement la même, l’art du quatuor s’est affiné tant dans les compositions que dans les arrangements. On en voudra pour preuve cet art consommé de l’arrangement bruitiste à base de saturations, de distorsions et autres effets, comme sur I need Something New, sur le très étrange Surrender, et surtout peut-être sur le morceau final, Mechanics, morceau faussement apaisé (la batterie est absente, la basse se fait discrète), mais d’une tristesse absolue.

Le tout est simplement magnifique.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : May 22, 2016 10:44 PM MEST


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