Profil de cyp83bis > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par cyp83bis
Classement des meilleurs critiques: 1.328.714
Votes utiles : 9

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
"cyp83bis"

Afficher :  
Page : 1
pixel
Saturday
Saturday
par Ian McEwan
Edition : Relié

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 dernière étape d'une longue et bonne évolution, 10 mars 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saturday (Relié)
Il y a 30 ans que Mac Ewan publie. Ses premiers romans, dits "pervers", tels son étouffant "Cement Garden", en faisaient un postmoderne relativement confidentiel. Ian a grandi. Ses collaborations fructueuses avec la radio, la télévision ou le cinéma britannique, l'on peu à peu rendu famillier au grand reading public. En retour, Ian a, de romans en romans, augmenté le nombre de personnages, élargi les périodes historiques considérées. Il était tout d'abord un écrivain de l'enfermement, spécialisé dans les drames pervers en huis clos; on voit dans les années 90 sa prose s'ouvrir à l'histoire, tâter de la seconde guerre mondiale, en bref: se rapprocher des grandes figures de la conscience collective contemporaine qu'il avait tant évitées dans sa jeunesse. Parallèlement, comme il est naturel, le public lui accorde un intérêt de plus en plus prononcé. Ian vit maintenant, très confortablement d'ailleurs, de sa plume. Il est un écrivain-homme d'affaire, qui part pour de longues tournées de promotion après chaque parution. Cet exotérisme peut agacer. Mais pour revenir à la "perversité" de ses débuts, il faut convenir que Mac Ewan n'a pas été trop perverti par son succès. Ainsi, Saturday est un roman agréable et intense, en prise directe sur l'histoire-et la science!- récentes. Le personnage principal est neurochirurgien, d'où des scènes qui peuvent heurter les cerveaux délicats. Les vascillements sa vie personnelle après le crash d'un avion sous ses yeux seront l'objet d'un bon Mac Ewan... Je vous laisse le plaisir de découvrir le reste. Un dernier argument: en lisant dès maintenant The Cement Garden, vous ne lisez pas seulement un livre posé devant vous, mais ce que lit toute l'Angleterre.


Page : 1