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Commentaires écrits par
Joël (Hotonnes, Ain)
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Vent et vagues - le roman de Kubilai Khan
Vent et vagues - le roman de Kubilai Khan
par Yasushi Inoué
Edition : Poche
Prix : EUR 9,00

2.0 étoiles sur 5 Emissaires et misères, 13 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vent et vagues - le roman de Kubilai Khan (Poche)
Inoue Yasushi nous narre dans ce roman une période pénible de l'histoire de la Corée, sous le règne de Kubilai. Le quatrième de page indique que "les événements, décrits dans un ordre rigoureusement chronologique, sont entrecoupés par les interminables chevauchées des émissaires coréens et mongols". C'est bien vrai que ces chevauchées sont interminables.

Ainsi, l'auteur nous décrit dans les moindres détails ces voyages multiples et donne au récit un aspect répétitif qui peut vite devenir lassant. On a l'impression d'une fiche technique de chaque voyage plutôt que le récit d'une tranche de vie de cette partie du monde. On finit par se noyer dans les détails et on en oublie le principal. Bref, un livre qui ne laisse pas un grand souvenir mais éveille l'envie de lire autre chose sur cette tranche d'histoire.


Vie et passion d'un gastronome chinois
Vie et passion d'un gastronome chinois
par Lu Wenfu
Edition : Poche
Prix : EUR 6,60

2.0 étoiles sur 5 Cuisine à la Mao, 13 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vie et passion d'un gastronome chinois (Poche)
Avec ce livre, Lu Wenfu ne nous fait pas autant découvrir les richesses de la cuisine chinoise que les limites apportées à cet art par la révolution culturelle. Ainsi, on voit s'affronter deux approches de la vie: celle de Gao pour qui, en bon communiste, les plaisirs de la bonne chère s'apparentent à un affront fait au Grand Timonier et à ses règles; et celle de Zhu Ziye pour qui, en bon épicurien, rien ne peut empêcher de déguster un bon repas.

Ainsi, c'est davantage l'opposition entre ces deux concepts que la description de la gastronomie chinoise qui est présentée dans ce roman. D'où ma grande déception; d'autant plus que le quatrième de page donne une impression tout autre du contenu de ce livre.


Monuments Men: Rose Valland et le commando d'experts à la recherche du plus grand trésor nazi
Monuments Men: Rose Valland et le commando d'experts à la recherche du plus grand trésor nazi
par Robert M. Edsel
Edition : Broché
Prix : EUR 8,90

3.0 étoiles sur 5 Trésors de guerre ou chefs d'oeuvre en péril, 12 juillet 2014
Voilà un livre qui a le mérite de présenter un aspect de la Seconde Guerre mondiale qui n’était sans doute pas assez connu du grand public. J’avoue avoir appris pas mal de chose en le lisant. L’auteur présente en effet très bien le systématisme utilisé par le troisième Reich pour dépouiller de ses œuvres artistiques tous les pays qu’il a envahis. Ceci pour répondre à une doctrine tout autant que pour servir les plaisirs de certains individus ; Hitler et Göring en premier lieu. On y trouve aussi les précautions prises par les Alliés lors des bombardements de 1944 et 1945 pour épargner le trésor culturel des villes et autres lieux bombardés. A ce sujet, je ne suis pas toujours sûr que cela ait été respecté à la lettre. Et en ceci, ce livre pèche par manichéisme.

Maintenant, je ne recommanderai pas ce livre pour sa qualité littéraire. Il me semble qu’il aurait gagné à être retravaillé. On est entre un mémoire et un roman historique et cela fait que l’on y trouve les avantages et les inconvénients de ces deux types de récit. Ce que j’ai trouvé ennuyant est la répétition des présentations des protagonistes. Dans la mesure où l’on trouve en début d’ouvrage une courte bibliographie de chacun d’entre eux, il n’était peu être pas nécessaire de revenir sur leurs caractéristiques à chaque chapitre. En revanche, ce qui m’a le plus gêné est la liste des « personnages secondaires » en fin d’ouvrage. Je comprends qu’il s’agit des personnages qui n’occupent pas une place de premier lieu dans le livre, mais je suis assez consterné d’y retrouver Adolf Hitler ou Hermann Göring.


Le Général de l'armée morte
Le Général de l'armée morte
par Ismaïl Kadaré
Edition : Poche
Prix : EUR 6,60

4.0 étoiles sur 5 La mémoire enfouie, 12 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Général de l'armée morte (Poche)
Dans ce récit, Ismail Kadaré nous entraîne sur les pas d’un général italien à la recherche des dépouilles de soldats de l’armée de son pays, tombés en Albanie lors de la seconde Guerre mondiale. Flanqué d’un prêtre et d’un expert, ce général va donc parcourir l’Albanie de long en large, muni pour seule boussole, d’une carte qui répertorie les lieux où ces soldats auraient pu être enterrés.

Le sujet n’est pas des plus heureux mais Kadaré nous narre ces pérégrinations morbides en usant d’un ton mêlé de cynisme et de tragi-comique. Ainsi, l’auteur en profite pour présenter ses réflexions sur l’Albanie et les Albanais. Il crée des situations cocasses, notamment quand le général rencontre un autre général, allemand celui-ci, chargé de la même mission, mais avec une déontologie un peu moins stricte. Mais il n’évite pas d’appréhender le sujet de manière violente, notamment lors d’une scène qui a pour théâtre un mariage auquel le général italien s’est invité de manière quelque peu cavalière.

Le livre est court mais permet à l’auteur d’aborder un certain nombre de sujets sérieux tout en usant d’un ton qui n’est pas glauque, loin s’en faut.


Chronique d'une mort annoncée
Chronique d'une mort annoncée
par Gabriel Garcia Marquez
Edition : Poche
Prix : EUR 5,10

4.0 étoiles sur 5 Un meurtre raconté de façon multiple, 16 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chronique d'une mort annoncée (Poche)
Je me rappelle avoir vu le film de Francesco Rosi mais le livre dont il est adapté comporte bien d’autres intérêts. C’est en premier lieu sa construction qui en fait toute sa valeur. Le narrateur, dont on connaît le nom de la plupart des membres de la famille mais pas le sien, nous livre les différentes versions de l’assassinat particulièrement bestial de Santiago Nasar, jeune homme de 21 ans au futur prometteur. Ainsi, au fil des pages, les dernières heures de Santiago Nasar sont reconstruites à la façon d’un puzzle mais il n’est pas évident, au final, que toutes les pièces s’emboîtent bien.

Quoi qu’il en soit, on se demande bien comment la victime a pu finir de la sorte alors que tout le village était au courant. C’est sans doute le point déterminant de ce livre : comment la fatalité a raison de l’impossibilité plus que probable pour cet acte de se réaliser. Il y a des passages truculents et la description de l’autopsie pratiquée par un prêtre, mise en parallèle avec la description de l’assassinat en tant que tel, est un moment haut en couleurs.


Les grands cimetières sous la lune
Les grands cimetières sous la lune
par Georges Bernanos
Edition : Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pamphlet sans concession, 16 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les grands cimetières sous la lune (Poche)
Pour être franc, c'est après la lecture de "La femme qui résiste" d'Anne Lauvergeon que j'ai décidé de lire ce livre à cause d'une citation qu'elle mentionne.

Ce livre est un pamphlet sans concession contre Franco mais sans doute davantage contre le clergé espagnol. Georges Bernanos, de par ses idées, avait pourtant pris fait et cause pour ces derniers (son fils s'était même engagé auprès des Phalanges). Néanmoins, après avoir vu de ses propres yeux comment les « nationalistes » opéraient, Georges Bernanos ne les supporte plus. Dans ce pamphlet, il fait état de tout son courroux à l’encontre de ceux qui tuent sans distinction. Il est très vif s’agissant de certaines personnes en particulier. Il fait également montre d'une certaine clairvoyance s'agissant du facsisme/nazisme.

Quelques passages peuvent sembler moins construits que d’autres et une connaissance de la politique espagnole et française de l’époque est utile/recommandée pour mieux comprendre les innombrables références faites à des personnes et/ou événements. Quoi qu’il en soit, un livre qui est riche d’enseignements et qu’il est utile de lire pour ceux qui s'intéressent à la guerre civile espagnole.


Madame Bovary
Madame Bovary
par Gustave Flaubert
Edition : Poche
Prix : EUR 3,80

3.0 étoiles sur 5 Arsenic et vieilles dentelles, 25 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Madame Bovary (Poche)
Il est des livres dont tout le monde parle sans les avoir forcément lus. Il en est de Madame Bovary comme de beaucoup d'autres, je suppose. J'aurai attendu plus de 40 ans pour lire ce roman et je pense que ce n'est pas à 15 ans que l'on peut l'apprécier à sa juste valeur. Il faut avoir sans doute vécu quelque peu sa vie pour mieux comprendre les sentiments et ressentiments d'Emma.

Malgré cela, j'avoue que si le style est bien de son époque, l'ouvrage n'aurait rien perdu en y ôtant quelques longueurs qui n'ont d'intérêt que le style, précisément. Il est clair que, pour l'époque, Gustave Flaubert a fait preuve de beaucoup d'audace et l'on comprend mieux les courroux dont il a été l'objet. En dépit de tout, à la fin de cet ouvrage, je n'ai pas éprouvé de forte compassion pour Emma Bovary. J'aurais aimé en savoir davantage sur Charles pour me faire une meilleure idée de la situation.


Vanished Years
Vanished Years
par Rupert Everett
Edition : Broché
Prix : EUR 12,99

4.0 étoiles sur 5 Portions de vie d'années disparues, 9 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vanished Years (Broché)
Je suis à peu près sûr de ne jamais avoir vu un seul film avec Rupert Everett et certain de ne l'avoir jamais vu jouer dans une pièce de théâtre. Par conséquent, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en ouvrant ce livre. Et ce fut une belle surprise. Cette autobiographie est une succession de scènes de sa vie. Elles ont trait à sa famille, son travail ou à sa vie sociale et sentimentale.

Tous les chapitres n’ont pas le même intérêt ni ne produisent les mêmes sensations mais une chose est certaine; le style est allègre et raffiné. Rupert Everett est tout à la fois repu d’humour et de cynisme mais aussi de sensibilité et d’affectivité. Il parle de lui avec beaucoup d’autocritique sans pour autant épargner certaines personnes qu’il a dans le nez. Bref, le déroulement d’une portion de vie avec ses joies et ses peines sans aucun fard mais avec beaucoup de pudeur.


Nelson Mandela : Leçon de vie pour l'avenir
Nelson Mandela : Leçon de vie pour l'avenir
par Jack Lang
Edition : Poche
Prix : EUR 8,50

4.0 étoiles sur 5 Biographie théâtrale, 3 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nelson Mandela : Leçon de vie pour l'avenir (Poche)
Quelle surprise que de ne trouver aucun commentaire sur ce livre. Jack Lang nous retrace la vie de cet homme hors du commun comme dans une pièce de théâtre en cinq actes. L'ensemble des informations sont tirées d'un nombre limité d'ouvrages, certes, mais le tout est bien ficelé et présenté avec une certaine grâce. Il n'y a pas de faits non connus mais le résumé est livré dans un style soutenu et plaisant à lire. Antigone, Spartacus, Prométhée et Prospero sont autant de personnages qui introduisent celui qui deviendra le Roi Nelson.

Sans doute un bon résumé avant de s'attaquer à des ouvrages plus complets sur l'ancien Président sud-africain y compris, bien entendu, son autobiographie, Un long chemin vers la liberté.


De là on voit la mer
De là on voit la mer
par Philippe BESSON
Edition : Broché
Prix : EUR 7,10

2.0 étoiles sur 5 Beau comme un enfant, fort comme un homme, 3 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : De là on voit la mer (Broché)
On retourne en Italie avec ce nouvel opus de Philippe Besson et j'ai bien peur que l'on retombe dans la même mièvrerie qu'Un garçon d'Italie. L'histoire est cousue de fil blanc avec la relation adultérine de Louise avec Luca, ce beau jeune italien, élève d'une école militaire. Louise est une auteure renommée qui semble connaître un certain ennui dans son couple (son mari François prend pourtant beaucoup sur lui pour satisfaire les caprices de son égoïste de femme). Elle trouve dans les bras vigoureux de Luca le réconfort nécessaire pour muscler son imagination littéraire.

Bref, Philippe Besson a beau essayé d'y mettre les formes et d'analyser phrase par phrase la conversation de Louise avec son mari, il ne réussit pas à captiver. Pour ma part, ce roman sera le dernier que je lirai de cet auteur. Ce n'est pas faute d'avoir essayé mais je n'ai plus jamais retrouvé dans aucun de ses romans ce que j'avais pu ressentir dans Son frère ou même dans En l'absence des hommes.


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