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Commentaires écrits par
Autonome (London United Kingdom)

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Dieu, ma mère et moi
Dieu, ma mère et moi
par Franz-Olivier Giesbert
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

2.0 étoiles sur 5 Ronflant, 20 mai 2016
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Troisième volet de la "trilogie autobiographique" de FOG (après "L'Américain" en 2004 et "Un très grand amour" en 2010), "Dieu, ma mère et moi" est l'essai le plus mauvais de la carrière de Franz-Olivier Giesbert. Après un superbe essai consacré à son père, et un fort beau roman autobiographique sur la misère de l'homme de 50 ans, ce troisième opus devait sans doute être initialement consacré à la mère de l'auteur, "une caricature de sainte mystique qu'un rien exaltait", comme l'auteur le dit lui-même.
Le problème c'est que très vite Giesbert abandonne toute idée directrice pour livrer un fourre-tout abscons et sentencieux sur le panthéisme, sa liste de bouquins préférés, des citations idiotes et un intermède inutile sur le végétarisme - thème qui allait nourrir la prose giesbertienne de façon plus substantielle à partir de 2014.
"Dieu, ma mère et moi" est un livre très court - mais il va tellement dans tous les sens, il est tellement paresseusement édité qu'on a l'impression qu'il est beaucoup plus long qu'il ne l'est en réalité.
En bref: Une occasion manquée et un livre qui s'apparente plus à un brouillon qu'à un projet finalisé...


Chroniques de l'oiseau à ressort
Chroniques de l'oiseau à ressort
par Haruki Murakami
Edition : Broché
Prix : EUR 23,50

5.0 étoiles sur 5 Murakami, deuxième chef d'oeuvre, 30 avril 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chroniques de l'oiseau à ressort (Broché)
Dernier roman d'exil avant le retour au Japon, "Chroniques de l'oiseau à ressort", publié en trois parties dans sa langue originale entre 1994 et 1995, est le second chef d'oeuvre d'Haruki Murakami. Le premier , "La Fin des Temps", critiqué ici (La fin des temps) était déjà un pavé halluciné de 600 pages dont les chutes de tension et le côté un peu trop "genre" ne pouvaient faire oublier un talent brut incontestable.
Les "Chroniques", roman-fleuve de 822 pages, est assurément le second chef d'oeuvre de son auteur, et montre une maitrise bien plus affirmée que son précédent "gros" opus, écrit dix ans plus tôt. Bien sur, entre les deux, Murakami a écrit de bons livres - en particulier "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil", mon préféré de cette période, mais en s'attachant à nouveau à des glissements de terrains entre la conscience et l'inconscient, entre le rêve et la réalité, entre le passé et le présent, il prenait le risque de se comparer à lui-même dans un exercice où il avait été excellent déjà 10 ans auparavant.
Murakami arrive pourtant à faire mieux. Ici, pas de superposition un peu artificielle entre deux mondes, pas d'explication pseudo-scientifique à ce qui est inexplicable, pas d'aller-retour entre différentes réalités..juste l'histoire, au quotidien, d'un homme qui cherche d'abord son chat, puis sa femme, au sein d'une réalité qui s'effrite, d'une continuum historique rempli de coincidences, et d'un espace souvent confin (le puits).
L'ensemble, écrit à la première personne, est une traversée, une épopée inouïe, une sorte de "Château de Barble-Bleue" inversé dans lequel on ne prouve son amour qu'en respectant les secrets de l'autre; où l'on ne peut avancer qu'en ignorant tous les tenants et aboutissants qui motivent nos actes; où Mozart et Rossini cotoient les horreurs commises dans le Mandchouoko en 1945; ou le personnage principal, tel un Alice aux pays des merveilles masculin, doit passer de l'autre côté du miroir par amour, et sans aucune garantie de retour.
Tout cela avec un aplomb réaliste phénoménal, un naturel confondant (tous ces évènements incroyables semblent couler de source) et, toujours, une bienveillance retenue vis-à-vis de la nature humaine, de nos insuffisances d'homme - pour démontrer in fine que nos tentatives pour s'élever au-dessus de ce que nous sommes ne sont jamais vaines...
Un roman exceptionnel.


Monsieur le Président : Scènes de la vie politique (2005-2011)
Monsieur le Président : Scènes de la vie politique (2005-2011)
par Franz-Olivier Giesbert
Edition : Broché
Prix : EUR 20,20

2.0 étoiles sur 5 Petit livre méchant, 24 mars 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Monsieur le Président : Scènes de la vie politique (2005-2011) (Broché)
Soyons transparents: j'ai voté Sarkozy quatre fois, deux fois en 2007, deux fois en 2012. je souhaite ne plus jamais avoir à le faire, ce qui situe le degré de déception que m'a procuré le bonhomme, pour lequel j'ai assez peu de sympathie.
Une fois qu'on a dit cela, à mon avis rien ne peut justifier l'attaque en règle que Giesbert fait subir au President. Crises de colère, ego surdimensionné, invasion embarrassante de la vie privée autour du diptyque Carla/Cecilia, FOG n'épargne rien à Sarkozy.
Alors vous me direz quelle différence entre ce livre-ci et la "Tragédie du President", qui éreintait la mandature Chirac?
Il y en a au moins deux.
D'abord, Giesbert connaissait Chirac à fond - il lui a consacré plusieurs livres, dont une excellente biographie sortie d'abord en 1987 et mise à jour en 2016. FOG n'a nullement cette proximité avec Sarkozy et les scènes racontées ne dépassent jamais le stade de l'anecdote.
Ensuite, dans "La Tragedie du President", Giesbert faisait oeuvre de salut public. En ouvrant ses carnets privés, il se voulait le pourfendeur d'une classe politique lâche, cynique, et sans aucune ambition - qu'elle soit de droite ou de gauche d'ailleurs.
Ici, il ne s'agit que d'une vendetta à ras les paquerettes contre un politique (Sarko) qui a essayé de faire virer Giesbert à de multiples reprises, sans y arriver.
Au lieu de se contenter d'un satisfecit d'autant plus credible qu'il s'était effectué en coulisses, FOG dézingue l'ennemi et le moins qu'on puisse dire c'est que l'auteur ne se grandit pas: en d'autres termes, personne ne mérite d'etre traité de la façon dont FOG traite Sarkozy, d'ailleurs l'auteur se pose lui-même la question du bien-fondé de sa démarche en quatrième de couverture.
J'ai fini l'opus gêné par tant de haine, ne pouvant que deplorer le fait qu'avec ce torchon, Gisbert signe son plus faible livre politique, bien plus médiocre encore que "La fin d'une époque", ensemble de chroniques obsolètes et absconses, qui montraient le manque de vision de leur auteur.
Un livre tout à fait deprimant sur la nature humaine...


L'Immortel
L'Immortel
DVD ~ Jean Reno
Prix : EUR 10,00

4.0 étoiles sur 5 Bon film - mais qui n'a que peu de choses à voir avec le livre, 14 mars 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Immortel (DVD)
Je suis venu à "L'Immortel" par le livre de Franz-Olivier Giesbert, petite merveille d'intrigue policière mâtinée d'un vocabulaire provençal croustillant et d'une atmosphère marseillaise à nulle autre pareille.
Le film (et c'est là son principal défaut) n'a pas d'autre prétention que de raconter un polar à cent à l'heure, nourri par des acteurs, il faut le dire, tous exceptionnels: Reno, Merad, Fois, Darroussin sont tous plus exceptionnels les uns que les autres et c'est un plaisir de les voir se renvoyer la balle.
Malheureusement, rien (ou si peu) du texte de Giesbert n'a été conservé et cette indolence marseillaise, cette roublardise, cette atmosphère en fait disparaît derrière des poursuites de voitures et des scènes trop souvent d'une grande violence.
La Marie Sastre de FOG pleine de tics et d'exczéma a été remplacée par une Marie Goldman, presque trop sérieuse et propre sur elle. Les très nombreux seconds rôles du roman disparaissent entre deux coups de feu et finalement, la première des victimes, c'est Marseille: elle est là bien sur, dans le film, mais elle n'habite pas le film comme elle devrait, elle n'habite pas le film comme elle habitait le livre.
Si ce (là encore) très bon polar, cet excellent film vous encourage à lire le livre de Franz-Olivier Giesbert, alors tant mieux. Si vous allez dans le sens inverse (du livre vers le film) alors peut-être serez-vous un tout petit peu déçu...
Un très bon moment néanmoins et de très bon bonus (les interviews et le "commentaire video" de Richard Berry en particulier).


Un très grand amour
Un très grand amour
par Franz-Olivier Giesbert
Edition : Broché
Prix : EUR 17,75

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Roman de crise, 12 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Un très grand amour (Broché)
Il y a pas à dire: depuis 2004 et L'Américain (2004), Franz-Olivier Giesbert écrit de meilleurs livres. Il n'écrit pas mieux non - son style a toujours été bon en fait, mais ce qu'il écrit est plus intéressant.
On le sent bien ici où la trame est sans doute nettement autobiographique - et c'est une technique qui sied pas mal à l'auteur comme l'ont montrés L'Américain et les très nombreux livres politiques de l'auteur. En plus la propension de FOG à décrire le tout pourri et l'organique trouve une nouvelle raison d'exister avec le descriptif du cancer de la prostate de son personnage principal.
Le livre dépeint la misère physique, morale et sexuelle de l'homme d'un certain âge, confronté au désir de plaire et au temps qui fout le camp..Dans cette optique, on a du mal à penser qu'"un si grand amour" ne se reflète tout simplement pas à l'auteur lui-même, dans sa description vaine, narcissique...et ô combien exacte..
Un livre passionant en fait: recommandé.


Le lessiveur
Le lessiveur
par Franz-Olivier Giesbert
Edition : Poche
Prix : EUR 6,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une suite finalement assez digne., 3 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le lessiveur (Poche)
Après la catastrophe qu'était "Le Huitième Prophète", on s'inquiétait un peu quant à cette suite de "L'immortel": en fait, on ne devrait pas.
Comme le lecteur connaît les protagonistes (Charly, Marie, Marseille) et les codes du "polar marseillais" à la Giesbert, l'auteur peut éviter de perdre du temps: FOG nous offre un polar très sec, échevelé, extrêmement bien troussé avec des rebondissements un peu partout et c'est avec épuisement et gratitude que l'ion atteint la dernière page. Est-ce le plus profond des romans de Giesbert? non! Estce son meilleur? non plus...mais il s'agit d'une suite très efficace à "L'Immortel" et il serait bon que l'auteur fasse revenir son personnage (et son tueur en série) peut-être une dernière fois avant fermeture définitive.
Giesbert est à son meilleur dans l'essai politique, le "non fiction", et le polar. Il devrait en rester lä plutôt que de tenter du sous-Giono...


Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973
Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973
par Haruki Murakami
Edition : Broché
Prix : EUR 21,50

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les beaux débuts d'Haruki Murakami, 30 janvier 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973 (Broché)
Ce qu'il y a d'exceptionnel chez Murakami, dès ses deux premiers romans, c'est cette capacité à créer un monde onirique, lunaire, hors du temps - même dans le contexte le plus réaliste qui puisse exister - comme c'est le cas ici.
"Ecoute le chant du vent" (1979) et "Flipper, 1973" (1980) renvoient à des thèmes que le Maître allait explorer jusque dans "Norwegian Woods/La Ballade de l'Impossible" (1988), et c'est dans ces tous premiers livres qu'une Naoko, petite amie de l'auteur, se suicide - thème là encore récurrent de "La Ballade".
N'allez pas croire que "Ecoute" et "Flipper" soient des romans tristes. Au contraire: ils racontent les tranches de vie de personnages attachants quoi que désoeuvrés, leurs réflexions, leur joies et leurs petites tragédies au milieu des bars, des filles, des bières et de la musique.
"Flipper" est le plus expérimental des deux. Murakami s'y essaie à des grandes vagues descriptives qui se veulent épiques, mais qui ne ne révèlent pas nécessairement l'auteur sous son meilleur jour: il les abandonnerait dans son oeuvre plus tardive. "Flipper" se révèle dans un final époustouflant, dans un entrepôt: je n'en dis pas plus.
"Ecoute le chant du vent" est plus attachant, plus immédiat, plus court, sans doute plus biographique aussi: le livre gagna d'ailleurs un prix prestigieux au Japon.
Je me souviens d'une traduction anglaise plus présente, un peu moins distante que sa contrepartie française: sans critiquer le travail d'Hélène Morita, "Ecoute..." a une relation très particulière avec la langue anglaise (que Murakami explicite dans sa merveilleuse introduction - un modèle pour tout ceux qui ont voulu écrire un jour - et qui souhaitent encore le faire)..
Deux très beaux romans donc, qui lancent merveilleusement la carrière de leur auteur.


Les Attaques de la boulangerie
Les Attaques de la boulangerie
par Haruki MURAKAMI
Edition : Relié
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Ka-tsching!, 17 janvier 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Attaques de la boulangerie (Relié)
Les nouvelles elles-mêmes ne sont pas en cause et - contrairement à ce que je lis ici ou là, il y en a une inédite en Français: "l'attaque de la boulangerie" est une nouvelle "de jeunesse" de Murakami publiée en 1981. "La seconde attaque de la boulangerie" est une reprise d'une nouvelle de 1985 déjà parue dans "L'éléphant s'évapore". Les exhaustifs murakamiens comme moi serons contents de lire une nouvelle inédite du maître. Pour les autres par contre, ça ne sert pas à grand chose: d'abord parce que la nouvelle inédite est parfaitement résumée dans sa suite.Ensuite parce que, quels que soient les mérites de "La seconde attaque", elle est disponible pour le même prix avec 16 autres nouvelles dans "L'éléphant s'évapore". Mieux vaut donc s'acheter le recueil dans son ensemble plutôt que ce produit dérivé, aux illustrations trop symboliques pour mon goût, qui ne sert qu'à recycler du Murakami déjà paru pour faire vendre un peu plus...Envoyez la machine à sous...Ka-tsching!


L'éléphant s'évapore
L'éléphant s'évapore
par Haruki Murakami
Edition : Broché
Prix : EUR 21,50

3.0 étoiles sur 5 Murakabsurde, 10 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'éléphant s'évapore (Broché)
Que ce fut long: j'ai sans doute dû mettre trois mois avant de finir ce recueil - et encore après un faux départ où je n'avais lu que les quatre premières nouvelles avant de laisser tomber.
Comme j'aime Murakami j'ai donc persévéré mais je ne suis pas persuadé que c'était une bonne idée.
Les 17 nouvelles de ce recueil ont toutes été composées entre 1980 et 1991. Elles couvrent donc la première décennie de l'activité de l'écrivain entre ses débuts dans "Ecoute le chant du vent" (1979) et son roman "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil" (1992).
Elles sont assez longues (24 pages en moyenne), avec la plus longue émargeant à 47 pages ("Sommeil") et la plus courte 6 pages ("A propos de ma rencontre avec la fille cent pour cent parfaite par un beau matin d'avril").
En durée médiane, on parle d'une trentaine de pages pour chaque nouvelle..
Ce détail a son importance: en effet, la grande qualité de Murakami romancier est sa capacité à entraîner son lecteur dans un univers ouaté et très spécifique, ce qui implique que le dit lecteur se sent en fait assez vite "chez lui". du coup, Murakami permet ce transport psychologique dans lequel je ne suis plus moi, mais son narrateur (homme ou femme d'ailleurs - ça n'a aucune importance) impliqué dans son univers à faire de grandes choses (parfois) ou absolument rien de spécial (plus souvent).
C'est formidable pour le lecteur bien sur mais le prix à payer est l'épuisemenmt consécutif à ce changement de dimension, qui devient "mien". Le retour au monde réel à la fin d'un Murakami est donc compliqué.
...et c'est bien là le drame de ce recueil de nouvelles. Je soupçonne la plupart de ces pièces de ne JAMAIS avoir été des nouvelles, mais plutôt des tentatives de roman avortées, des ébauches que le maître aurait conçu mais dont il se serait désintéressé, pris par d'autres matériaux, d'autres univers - mais qu'il aurait souhaités publier tout de même.
La meilleure preuve de ce que j'avance est que la première histoire de ce recueil ("l'oiseau à ressort et les femmes du mardi") n'est autre que le premier chapitre du roman "Chroniques de l'oiseau à ressort" que Murakami allait publier près de dix ans après avoir écrit la nouvelle.
Donc Murakami commence son affaire comme il commence ses romans: toi lecteur, tu t'attends à une expérience d'immersion totale, mais au bout de trente pages, tu es prié d'aller voir ailleurs - coïtus Murakamus interruptus! Parce que le pire dans tout ça c'est que Murakami, quand une narration ne l'inrtéresse plus, il n'a aucune envie de la finir. La plupart des nouvelles ici sont donc pénibles parce qu'en fait elles ne se finissent pas: elles s'arrêtent. Des exemples? Oui, "Sommeil", jusqu'à deux pages avant la fin chronique très fine d'une femme malheureuse en couple mais Murakami s'en désintéresse - son sort est réglé en une page. "L'oiseau à ressort", déjà cité - vivement que je lise le roman!, "L'éléphant s'évapore", la nouvelle titre - je me vois déjà demander à Murakami après avoir fini: "et alors?". Et lui de me répondre: "et alors c'est tout. C'est fini".
Bon heureusement, toutes les nouvelles ne sont pas comme ça. Certaines sont extrêmement réussies: "La seconde attaque de boulangerie", hilarante histoire de deux faims, "A propos de ma rencontre..", peu de pages comme on l'a dit, mais un ton doux-amer très réussi, "Le silence", chronique d'une vengeance adolescente, ou encore "la dernière pelouse de l'après-midi" ou "Family Affair", très émouvante histoire de la relation entre un frère et une soeur.
Au total donc trois étoiles pour ce patchwork très inégal (j'avais commencé par 1 étoile, puis 2...).
Mais j'ai quand même gardé le meilleur pour la fin: "le nain qui danse", nouvelle d'anticipation absolument sublime - pour une fois extrêmement bien structurée, et avec un ton qui n'a rien à envier à Philip K. Dick ou David Lynch. Un petit chef d'oeuvre.
Néanmoins, après ces quatre-cent trente pages très inégales, on ne peut que réfléchir aux propos de Murakami lui-même, qui disait que le plaisir d'écrire une nouvelle ne pouvait se comparer à l'angoisse d'écrire un roman". Qu'il nous pardonne si l'on pense que, pour son lecteur, c'est exactement l'inverse...


Les Nouvelles Enquêtes de Ric Hochet - tome 1 - R.I.P., Ric !
Les Nouvelles Enquêtes de Ric Hochet - tome 1 - R.I.P., Ric !
par Zidrou
Edition : Album
Prix : EUR 12,00

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Superbe reboot, 25 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Nouvelles Enquêtes de Ric Hochet - tome 1 - R.I.P., Ric ! (Album)
Cet album trouve miraculeusement la quadrature du cercle: grand respect pour les personnages, des tonnes de référence...mais en même temps les auteurs se réappropriont le mythe, lui donne un air frais, plus réaliste: C'est toujours le bon vieux Ric mais il quitte sa dimension qui devenait sclérosée et retourne dans le vingt-et unième siècle (bien que l'histoire se passe en 1968). Le scénariste inverse également les codes scénaristes de la série et l'ensemble se lit avec grand plaisir. EXCELLENTS dessins de Van Liemt, je préfère ca de loin au plagiat que représentent les aventures de Blake et Mortimer post-Jacobs..
En bref une "re-creation" haute en couleur à laquelle on souhaite de nombreuses suites....


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