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Commentaires écrits par
Dionysos

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Le Silmarillion
Le Silmarillion
par J. R. R. (John Ronald Reuel) Tolkien
Edition : Poche
Prix : EUR 6,80

5.0 étoiles sur 5 Le VRAI chef d'oeuvre de Tolkien!, 11 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Silmarillion (Poche)
Cet ouvrage peut être considéré comme une sorte de Bible tolkiennienne; car l'auteur installe ici sa mythologie, créant une cosmogonie, tout un monde d'êtres en constante mouvance avec un souffle épique d'une narration ininterrompu.
On reproche parfois à cet ouvrage d'être ardu à lire; il est vrai qu'il faut se familiariser avec les noms au fur et à mesure du récit, mais la dimension épique de ce récit est telle qu'il est facile de se laisser emporter par le monde crée, et surtout l'ampleur des créations, que Tolkien a peaufiné toute sa vie avec une rigueur et une imagination impressionnante.
De mon point de vue, le Seigneur des Anneaux parait bien pâle à coté de cette mythologie extraordinaire; ce n'est qu'une infime partie de l'histoire qu'a su imaginé Tolkien.
Il faut également noté que ce récit est à conseiller à ceux qui reprochent à Tolkien un certain manichéisme, à savoir une conception simpliste de la vie divisé entre deux camps : le Bien et le Mal. Je pense ici à tous ceux qui célèbrent Le Trone de Fer de George R.R. Martin comme étant un exemple de vrai fantasy "sérieuse", avec des personnages ambigus et mouvants. Eh bien, lisez le Silmarillion, et méditez sur le cas de Feanor et de ses fils.
Pour conclure, un livre indispensable dans une bibliothèque par la qualité inégalée du monde imaginé!


La route perdue et autres textes
La route perdue et autres textes
par J.R.R. TOLKIEN
Edition : Poche
Prix : EUR 10,50

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "A la lisière du monde s'élevaient des nuages aux gris cimiers...", 11 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La route perdue et autres textes (Poche)
5ème tome de l'Histoire de la Terre du Milieu (on espère que les tomes suivants seront prochainement traduits!), ce livre est tout aussi intéressant que les autres, retraçant l'évolution constante du monde de Tolkien, qui retravaille son Légendaire comme un orfèvre.
A noter qu'il contient quelques poèmes du Maitre, et aussi une ébauche d'un récit "La route perdue", sorte de voyage dans le temps sur le mythe de l'Atlantide (Numenor chez Tolkien), projet qu'il avait entrepris avec C.S. Lewis, qui pour sa part s'occupera du voyage dans l'espace (La trilogie cosmique, I : Au-delà de la planète silencieuse).
Somme toute, un très bon livre destiné à la fois aux curieux et aussi aux puristes!


Poèmes
Poèmes
par Lord Byron
Edition : Broché
Prix : EUR 6,20

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "J'eus un rêve; il ne fut pas pleinement un rêve;", 22 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Poèmes (Broché)
Ce livre est un recueil de Lord Byron, poète romantique par excellence; les poèmes ont étés choisis parmi les recueils anglais Domestic Pieces et Occasional Pieces.
Il faut tout d'abord noté que c'est une édition bilingue, ce qui n'était pas précisé lorsque j'ai acheté le livre! (je fais référence à l'exemplaire de chez Alia, réédité en 2012).
Pour ma part, j'ai acheté ce livre pour découvrir Byron, et je n'ai pas été déçu. Ses poèmes m'ont neanmoins paru parfois ardu, et certains sont assez anecdoctiques et ne présentent qu'un interêt mineur à mon gout.
Mais l'ensemble est de très bonne facture, et j'ai pour ma part beaucoup aimé Ténèbres.
N'étant ni un expert en poésie ni bilingue, je ne fais que donner mon avis, mais il me semble que la traduction est de bonne qualité; son rendu est assez élégant en francais en tout cas.


L'homme que les arbres aimaient
L'homme que les arbres aimaient
par Algernon Blackwood
Edition : Broché
Prix : EUR 16,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Atmosphère, atmosphère.., 22 avril 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'homme que les arbres aimaient (Broché)
Algernon Blackwood était considéré, avec d'autres écrivains relativement peu connus (comme Arthur Machen ou Lord Dunsany) comme l'une des influences d'H.P Lovecraft, qui le tenait en haute estime (« le maître absolu et indiscuté de l'atmosphère fantastique ». dixit l'homme de Providence).
Ce recueil est donc constitué de 5 nouvelles : "Les Saules", "Passage pour un autre monde", "Le piège du destin", "Celui que les arbres aimaient" et "La folie de Jones "(publiés precedemment chez Denoël dans Élève de quatrième... Dimension, Le Wendigo, La Camp du Chien). Il ne me semble pas qu'il y ait eu une nouvelle traduction, ce sont les textes des précédents recueils.
Les deux nouvelles les plus longues - Les Saules et Celui que les arbres aimaient- sont certainement les plus reussies : Blackwood y décrit une nature complexe, parfois hostile, envoutante et mystérieuse. Les Saules était justement encensé par Lovecraft, et il aurait pu très bien en être l'auteur, tant le récit se fait annonciateur des thèmes utilisés par Lovecraft.
Celui que les arbres aimaient reprend le thème de la nature hostile, mais d'une manière différente et son rendu est peut être même meilleur que les Saules : un homme manifeste un attachement de plus en plus prononcé pour la nature et les arbres qui entourent sa maison, au point que sa femme commence à s'inquièter de ne plus le voir revenir un jour..
Dans ces deux récits, il fait preuve d'une maitrise impressionnante pour installer l'atmosphère fantastique qui caractèrise également les autres récits, et on reste subjugué et inquiet jusqu'à la fin, car la terreur est suggérée d'une manière parfaite et subtile.
Les trois autres récits sont également plaisants, mais sont néanmoins inférieurs; celle qui se démarque le plus est Passage pour un autre monde, qui parle du Petit Peuple cher à Arthur Machen.
Pour conclure, un très bon livre par un très bon auteur. Je partage entierement le point de vue de Lovecraft sur Algernon Blackwood; l'atmosphère, ça le connait!


La fille du roi des Elfes
La fille du roi des Elfes
par Lord Dunsany
Edition : Poche
Prix : EUR 8,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Onirisme! Quoique chef d'oeuvre ca sonne bien aussi., 3 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La fille du roi des Elfes (Poche)
La fille du roi des Elfes est le premier roman de Lord Dunsany publié en format poche, chez Folio Sf en l'occurrence (en espèrant que d'autres suivent!).
Dunsany m'est connu par les écrits de H.P. Lovecraft, qui en parlait dans ses correspondances et qui s'est inspiré des divers écrits de Dunsany pour écrire Les contrées du rêve.
Il y decrivait ses écrits comme emprunts d'onirisme, et cela m'a donné envie de découvrir son univers.

Souvent considéré comme le chef d'oeuvre de Lord Dunsany (bon après vu que sa bibliographie complète n'a pas été traduite en francais, difficile de juger!), ce roman est en tout cas un très bon livre. L'histoire est la suivante : Alveric, prince de son état, doit partir enlever la fille du roi des Elfes, ses sujets souhaitant de la magie dans le royaume. Bien entendu, le Roi des Elfes va vouloir recupérer sa fille, et ainsi l'aventure se déroule..
Le style de Dunsany fait beaucoup au charme du roman; il prête de nombreuses couleurs à son récit, à travers des descriptions qui ne sont toutefois pas ennuyeuses mais particulièrement évoquatrices. Le début n'est pas particulierement accrocheur, plus atone, mais l'histoire prend ensuite une tournure très reussie. Il est important également de noter le fait que ce récit est l'un des premiers du genre (il précède les écrits de Tolkien, par exemple); il ne présente donc que peu ou pas du tout les schémas habituels d'un roman de fantasy. Ici, pas de grandes batailles héroiques, de mélées sanglantes, mais çela ne nuit nullement au récit, et ne lui donne en aucun cas un caractère "ancien". Il y a néanmoins de l'action dans ce roman, mais ce n'est pas ce qui y prédomine; les "images" dépeintes par Dunsany donne une idée très reussie des scènes qu'il décrit, et c'est là selon moi que réside le meilleur attrait du roman et sa plus grande reussite.
Le terme "onirisme" est donc bien adéquat, même si pas forcement flagrant; il faut en effet être attentif au style de Dunsany et ne pas "survoler" le récit.
Pour conclure, un très bon roman, fortement reussi, et qui mériterait de figurer parmi les chefs d'oeuvres du genre, mais qui est malheuresement trop peu connu pour pouvoir y prétendre.. (il faut y rémédier :)!

A noter que cette édition est la même que celle des editions Lune d'Encre chez Denoël (la réédition La Fille du roi des Elfes) qui incorporait des passages qui avaient étés "supprimés" lors de la première edition en francais.


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