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Contenu rédigé par Jean-Raymond N...
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Commentaires écrits par
Jean-Raymond Naveau

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Pirates des Caraïbes - La malédiction du Black Pearl [Édition Collector]
Pirates des Caraïbes - La malédiction du Black Pearl [Édition Collector]
DVD ~ Johnny Depp
Proposé par boss 4193
Prix : EUR 13,90

26 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Succès garanti, succès mérité, succès évident!, 24 janvier 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pirates des Caraïbes - La malédiction du Black Pearl [Édition Collector] (DVD)
Succès garanti? Mais allons donc! Mesdames, mesdemoiselles! Orlando Bloom et Johnny Depp réunis dans la même production? Laquelle d’entre vous pourra passer outre? Je prends les paris! Messieurs et autres damoiseaux, le rôle féminin principal est dévolu à Keira Knightley! Que celui qui prétendra pouvoir penser résister me jette la première pierre! Les enfants de 7 à 77 ans savent-ils que le film a été inspiré par la célèbre attraction «Pirates of the Carribean» des parcs Disney? Succès garanti? Mais allons donc!
Succès mérité? La distribution du film, en dehors d’offrir une panoplie de frimousses à faire craquer les plus misogynes d’entre nous, peut se targuer d’aligner de grands acteurs! La performance et le jeu de Johnny Depp en Captain Sparrow sont extraordinaires, succulents, fambloyants! Les mots me manquent. Chacune de ses apparitions est un régal de composition et laisse le public pantois quant à la vraie nature de Sparrow, «le moineau»? Pirate démoniaque mis au ban de la société ou adolescent cynique, amoureux transi ou manipulateur, adulte instable ou responsable de ses méfaits … Espérons que la version francophone respectera le monumental jeu vocal de Johnny Sparrow - Captain Depp. Fantastique!
Succès évident? Prenez des pirates patibulaires, une (très) jolie damoiselle en péril, un jeune aventurier qui s’ignore, un militaire amoureux transi. Saupoudrez le tout de galions et autres corvettes, d’horizons venant des 7 mers, de trois bouteilles de rhum. Mixez avec le son des canons qui tonnent, de sabres qui s’entrechoquent, de cris de détresse et d’abordage, de roucoulements tendres, de l’odeur saline de l‘embrun, et du miroitement de l’or. Vous obtenez une histoire solide, qui jamais ne se traîne, qui toujours vous attend au tournant, dans la plus pure lignée de «L’île au trésor» de Robert Stevenson. Si de plus il est de ces images qui vous prennent littéralement à la gorge, vous obtenez une œuvre cinématographique qui ravira les cinéastes avertis et tous ceux qui viennent vivre certains de leurs rêves par procuration, sans outrage aucun, mais à travers des spectacles de qualité.
Bref. «La malédiction du Black Pearl» est inévitable. Ne cherchez donc pas à l’éviter. Vous le regretteriez!


Harry Potter, tome 5 : Harry Potter et l'Ordre du Phénix
Harry Potter, tome 5 : Harry Potter et l'Ordre du Phénix
par J. K. Rowling
Edition : Broché
Prix : EUR 29,00

35 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Apothéose du deuxième cycle …, 28 novembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Harry Potter, tome 5 : Harry Potter et l'Ordre du Phénix (Broché)
«Harry Potter et l’ordre du phénix» que j’ai dévoré dans son édition américaine (publication de qualité remarquable, soit dit en passant), constitue le point d’orgue du second cycle d’Harry Potter entamé avec «Le prisonnier d’Azkaban».
Les deux tomes qui façonnent la première saga ordonnaient les mondes magique et humoristique d’Harry. Le tout était saupoudré d’une originalité à faire pâlir Merlin (l’enchanteur de la Table Ronde), et était imprégné de généreuses pincées de poudre de magie noire … De même que le héros grandit et mûrit, le deuxième cycle des péripéties de Prince Harry se propose de s’évader des chemins battus de la fable et de négocier le virage du roman. Madame Rowling tisse des rapports plus complexes entre des personnages tout aussi attachants, mais plus composés, moins manichéens. Et «L’ordre du phénix» arrive au son des premières clameurs de l’adolescence! Les sentiments s’alambiquent plus encore : Harry Potter doute de lui-même et de ses amis, Harry Potter a des sautes d’humeur qu’il ne comprend ni ne contrôle, Harry Potter se sent abandonné, isolé, incompris, Harry Potter se sent (et est) manipulé… L’auteur nous avait déjà conquis par ses talents de conteuse. En intégrant les affres de la première adolescence avec la toile que tressent les adultes autour de Harry, Joanna Kathleen Rowling se révèle en plus être une grande romancière.
Harry, dont le truchement avec Voldemort s’intensifie de manière dramatique, Harry se débat contre la médisance de ces magiciens qui le traitent de menteur, de prétentieux, de snob qui a fantasmé le retour de Voldemort. Malgré une intrigue qui semble (je pèse mes mots, semble) plus tenue que dans les deux tomes précédents, l’auteur réussit une fois de plus et pour notre plus grand ravissement à nous captiver de bout en bout. «L’ordre du phénix» est un tourbillon de «un pas en avant, deux pas en arrière». Pour le prix d’une réponse, deux nouvelles questions vous sont assenées. Affolant. Il est tout simplement impossible de fermer le livre. Une page plus. Un chapitre de plus. Lire les mots. Savoir …
Ce cinquième livre contient une autre transformation de taille. Si tous les protagonistes de la saga se réunissent, les rôles sont momentanément redistribués. Le roman se polarise sur Harry et sur sa dépendance d’avec Voldemort . Ron, Hermione, Hagrid, pour ne citer qu’eux, ne jouent que des rôles de passage, de soutien, et ne participent pas vraiment à l’intrigue. D’autre part, des personnages que l’on croyait accessoires, Seamus, Neville, par exemple, se révèlent et apportent une nouvelle eau au moulin du mystère de la survivance d’Harry Potter et de l’assassinat de James et Lili Potter.
Il est impossible en si peu de mots de couvrir tout le bien que l’on voudrait dire au sujet de ce grand roman, à mes yeux le meilleur de la série. Deux choses sont cependant certaines: ces vacances de Noël 2003 en francophonie seront sereines et emplies du bruit des pages que l’on tourne, que l’on lit, que l’on aime; quant à moi, j’ai déjà entamé la longue (?) attente de la parution du sixième chapitre … Au moins, juin 2004 devrait être marqué par la sortie cinématographique du «Prisonnier d’Azkaban» … comme amuse-bouche.


La tempête
La tempête
par Juan-Manuel de Prada
Edition : Broché
Prix : EUR 20,20

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les mensonges de Venise., 25 novembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : La tempête (Broché)
Venise, la romantique, s’enfonce inexorablement. Venise, ce sont aussi les tempêtes, les grandes marées, les inondations, les brumes, et les canaux envahis par les algues et leur cortège d’odeur. Venise, ce sont aussi les vénitiens qui font de leur ville et de son carnaval une tempête de mensonges, une mascarade, une continuelle fête aux mœurs dissolues. Venise, ce sont aussi ces collections d’art dont les faussaires, les critiques et les conservateurs de musée se disputent la paternité. Est-ce pour se venger que la cité des Doges s’habille de dessous peu affriolants, se gausse de ses trésors artistiques, s’arroge le droit de détruire ses habitants? Juan Manuel de Prada fait mouche en donnant à Venise le rôle central de son roman sur l’art des faussaires, une chronique dont «La Tempête» du peintre italien Giorgione est le centre de toutes les convoitises, intellectuelle, pécuniaire et amoureuse. Sur le ton de la confidence, utilisant la métaphore comme trait principal de style, l’auteur fait et défait la vie d’Alejandro Ballesteros, jeune critique, témoin involontaire d’un meurtre, et de toute une cohorte de personnages plus gothiques les uns que les autres: inspecteur amoureux, marâtre dépravée, orpheline troublante ou troublée (?), logeuse assassine... Il en résulte un récit qui vous captivera et vous ensorcellera… à moins que Venise vous ait déjà capturé dans ses rets …


La tempête
La tempête
par Juan-Manuel de Prada
Edition : Broché
Prix : EUR 20,20

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les mensonges de Venise., 24 novembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : La tempête (Broché)
Venise, la romantique, s’enfonce inexorablement. Venise, ce sont aussi les tempêtes, les grandes marées, les inondations, les brumes, et les canaux envahis par les algues et leur cortège d’odeur. Venise, ce sont aussi les vénitiens qui font de leur ville et de son carnaval une tempête de mensonges, une mascarade, une continuelle fête aux mœurs dissolues. Venise, ce sont aussi ces collections d’art dont les faussaires, les critiques et les conservateurs de musée se disputent la paternité. Est-ce pour se venger que la cité des Doges s’habille de dessous peu affriolants, se gausse de ses trésors artistiques, s’arroge le droit de détruire ses habitants? Juan Manuel de Prada fait mouche en donnant à Venise le rôle central de son roman sur l’art des faussaires, une chronique dont «La Tempête» du peintre italien Giorgione est le centre de toutes les convoitises, intellectuelle, pécuniaire et amoureuse. Sur le ton de la confidence, utilisant la métaphore comme trait principal de style, l’auteur fait et défait la vie d’Alejandro Ballesteros, jeune critique, témoin involontaire d’un meurtre, et de toute une cohorte de personnages plus gothiques les uns que les autres: inspecteur amoureux, marâtre dépravée, orpheline troublante ou troublée (?), logeuse assassine... Il en résulte un récit qui vous captivera et vous ensorcellera… à moins que Venise vous ait déjà capturé dans ses rets …


L'Enchanteur
L'Enchanteur
par René Barjavel
Edition : Poche
Prix : EUR 8,40

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Et le charme fut., 22 novembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enchanteur (Poche)
Copieusement déçu par «La nuit des temps» comme je le commentais sur Amazon.fr, je m’étais promis de me replonger dans «L’enchanteur», ce plus de quinze ans après sa découverte. «L’enchanteur», ce sont deux puissantes magies qui se combinent, s’entremêlent, s’agencent: la chanson de geste de la Table Ronde, et l’art de Barjavel. Et le charme fut.
René Barjavel use de sa maîtrise du romanesque merveilleux et de son art consommé de la langue française pour musarder à travers le maelström symbolique que forme la quête du Graal. Barjavel ajuste le tout d’une écriture épurée à l’extrême qui porte et emporte le lecteur sur les chemins de la rêverie, de la poésie et de l’humour. Pureté, efficacité et simplicité de la tournure, Barjavel visite le panthéon des grands. Et le charme fut.
Toutes les déclinaisons possibles de l’amour filial, platonique, pur, charnel, fraternel, diabolique, aveugle, ou courtois se posent en obstacle à la conquête du Graal, étape obligée pour que la chrétienté s’installe dans le monde d’Occident. La légende ne manque pas de protagonistes pour dérouler le fil d’Ariane des quêteurs: Galaad le pur, Guenièvre la reine amoureuse, le roi Arthur, Viviane la dame du lac, Morgane l’âme noire, Lancelot le preux pécheur, Dieu, Satan ... En élisant Merlin, né des amours du Diable et d’une mortelle, dernier légat d’une religion où les dieux respirent au rythme de la nature et de l’humanité, Barjavel plonge dans les vraies racines des trois Bretagnes, la Bretagne mère d’Irlande, la Grande (Bretagne) et la (petite) Bretagne … Là où se joignent les lignes du possible et de l’infini … Et le charme fut.
Si la forêt de Brocéliande et Stonehenge ne sont plus ces lieux magiques qui vous redisent les songes et les enchantements, il vous reste encore une thérapie, souveraine et royale: «L’enchanteur». Et le charme sera.


L'Enchanteur
L'Enchanteur
par René Barjavel
Edition : Poche
Prix : EUR 8,40

5.0 étoiles sur 5 Et le charme fut., 19 novembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enchanteur (Poche)
Copieusement déçu par «La nuit des temps» comme je le commentais sur Amazon.fr, je m’étais promis de me replonger dans «L’enchanteur», ce plus de quinze ans après sa découverte. «L’enchanteur», ce sont deux puissantes magies qui se combinent, s’entremêlent, s’agencent: la chanson de geste de la Table Ronde, et l’art de Barjavel. Et le charme fut.
René Barjavel use de sa maîtrise du romanesque merveilleux et de son art consommé de la langue française pour musarder à travers le maelström symbolique que forme la quête du Graal. Barjavel ajuste le tout d’une écriture épurée à l’extrême qui porte et emporte le lecteur sur les chemins de la rêverie, de la poésie et de l’humour. Pureté, efficacité et simplicité de la tournure, Barjavel visite le panthéon des grands. Et le charme fut.
Toutes les déclinaisons possibles de l’amour filial, platonique, pur, charnel, fraternel, diabolique, aveugle, ou courtois se posent en obstacle à la conquête du Graal, étape obligée pour que la chrétienté s’installe dans le monde d’Occident. La légende ne manque pas de protagonistes pour dérouler le fil d’Ariane des quêteurs: Galaad le pur, Guenièvre la reine amoureuse, le roi Arthur, Viviane la dame du lac, Morgane l’âme noire, Lancelot le preux pécheur, Dieu, Satan ... En élisant Merlin, né des amours du Diable et d’une mortelle, dernier légat d’une religion où les dieux respirent au rythme de la nature et de l’humanité, Barjavel plonge dans les vraies racines des trois Bretagnes, la Bretagne mère d’Irlande, la Grande (Bretagne) et la (petite) Bretagne … Là où se joignent les lignes du possible et de l’infini … Et le charme fut.
Si la forêt de Brocéliande et Stonehenge ne sont plus ces lieux magiques qui vous redisent les songes et les enchantements, il vous reste encore une thérapie, souveraine et royale: «L’enchanteur». Et le charme sera.


L'Enchanteur
L'Enchanteur
par René Barjavel
Edition : Poche
Prix : EUR 8,40

5.0 étoiles sur 5 Et le charme fut., 18 novembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enchanteur (Poche)
Copieusement déçu par «La nuit des temps» comme je le commentais sur Amazon.fr, je m'étais promis de me replonger dans «L'enchanteur», ce plus de quinze ans après sa découverte. «L'enchanteur», ce sont deux puissantes magies qui se combinent, s'entremêlent, s'agencent: la chanson de geste de la Table Ronde, et l'art de Barjavel. Et le charme fut.
René Barjavel use de sa maîtrise du romanesque merveilleux et de son art consommé de la langue française pour musarder à travers le maelström symbolique que forme la quête du Graal. Barjavel ajuste le tout d'une écriture épurée à l'extrême qui porte et emporte le lecteur sur les chemins de la rêverie, de la poésie et de l'humour. Pureté, efficacité et simplicité de la tournure, Barjavel visite le panthéon des grands. Et le charme fut.
Toutes les déclinaisons possibles de l'amour filial, platonique, pur, charnel, fraternel, diabolique, aveugle, ou courtois se posent en obstacle à la conquête du Graal, étape obligée pour que la chrétienté s'installe dans le monde d'Occident. La légende ne manque pas de protagonistes pour dérouler le fil d'Ariane des quêteurs: Galaad le pur, Guenièvre la reine amoureuse, le roi Arthur, Viviane la dame du lac, Morgane l'âme noire, Lancelot le preux pécheur, Dieu, Satan ... En élisant Merlin, né des amours du Diable et d'une mortelle, dernier légat d'une religion où les dieux respirent au rythme de la nature et de l'humanité, Barjavel plonge dans les vraies racines des trois Bretagnes, la Bretagne mère d'Irlande, la Grande (Bretagne) et la (petite) Bretagne ... Là où se joignent les lignes du possible et de l'infini ... Et le charme fut.
Si la forêt de Brocéliande et Stonehenge ne sont plus ces lieux magiques qui vous redisent les songes et les enchantements, il vous reste encore une thérapie, souveraine et royale: «L'enchanteur». Et le charme sera.


L'Enchanteur
L'Enchanteur
par René Barjavel
Edition : Poche
Prix : EUR 8,40

5.0 étoiles sur 5 Et le charme fut., 17 novembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enchanteur (Poche)
Copieusement déçu par «La nuit des temps» comme je le commentais sur Amazon.fr, je m'étais promis de me replonger dans «L'enchanteur», ce plus de quinze ans après sa découverte. «L'enchanteur», ce sont deux puissantes magies qui se combinent, s'entremêlent, s'agencent: la chanson de geste de la Table Ronde, et l'art de Barjavel. Et le charme fut.
René Barjavel use de sa maîtrise du romanesque merveilleux et de son art consommé de la langue française pour musarder à travers le maelström symbolique que forme la quête du Graal. Barjavel ajuste le tout d'une écriture épurée à l'extrême qui porte et emporte le lecteur sur les chemins de la rêverie, de la poésie et de l'humour. Pureté, efficacité et simplicité de la tournure, Barjavel visite le panthéon des grands. Et le charme fut.
Toutes les déclinaisons possibles de l'amour filial, platonique, pur, charnel, fraternel, diabolique, aveugle, ou courtois se posent en obstacle à la conquête du Graal, étape obligée pour que la chrétienté s'installe dans le monde d'Occident. La légende ne manque pas de protagonistes pour dérouler le fil d'Ariane des quêteurs: Galaad le pur, Guenièvre la reine amoureuse, le roi Arthur, Viviane la dame du lac, Morgane l'âme noire, Lancelot le preux pécheur, Dieu, Satan ... En élisant Merlin, né des amours du Diable et d'une mortelle, dernier légat d'une religion où les dieux respirent au rythme de la nature et de l'humanité, Barjavel plonge dans les vraies racines des trois Bretagnes, la Bretagne mère d'Irlande, la Grande (Bretagne) et la (petite) Bretagne ... Là où se joignent les lignes du possible et de l'infini ... Et le charme fut.
Si la forêt de Brocéliande et Stonehenge ne sont plus ces lieux magiques qui vous redisent les songes et les enchantements, il vous reste encore une thérapie, souveraine et royale: «L'enchanteur». Et le charme sera.


L'Enchanteur
L'Enchanteur
par René Barjavel
Edition : Poche
Prix : EUR 8,40

15 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Et le charme fut., 14 novembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enchanteur (Poche)
Copieusement déçu par «La nuit des temps» comme je le commentais sur Amazon.fr, je m’étais promis de me replonger dans «L’enchanteur», ce plus de quinze ans après sa découverte. «L’enchanteur», ce sont deux puissantes magies qui se combinent, s’entremêlent, s’agencent: la chanson de geste de la Table Ronde, et l’art de Barjavel. Et le charme fut.
René Barjavel use de sa maîtrise du romanesque merveilleux et de son art consommé de la langue française pour musarder à travers le maelström symbolique que forme la quête du Graal. Barjavel ajuste le tout d’une écriture épurée à l’extrême qui porte et emporte le lecteur sur les chemins de la rêverie, de la poésie et de l’humour. Pureté, efficacité et simplicité de la tournure, Barjavel visite le panthéon des grands. Et le charme fut.
Toutes les déclinaisons possibles de l’amour filial, platonique, pur, charnel, fraternel, diabolique, aveugle, ou courtois se posent en obstacle à la conquête du Graal, étape obligée pour que la chrétienté s’installe dans le monde d’Occident. La légende ne manque pas de protagonistes pour dérouler le fil d’Ariane des quêteurs: Galaad le pur, Guenièvre la reine amoureuse, le roi Arthur, Viviane la dame du lac, Morgane l’âme noire, Lancelot le preux pécheur, Dieu, Satan ... En élisant Merlin, né des amours du Diable et d’une mortelle, dernier légat d’une religion où les dieux respirent au rythme de la nature et de l’humanité, Barjavel plonge dans les vraies racines des trois Bretagnes, la Bretagne mère d’Irlande, la Grande (Bretagne) et la (petite) Bretagne … Là où se joignent les lignes du possible et de l’infini … Et le charme fut.
Si la forêt de Brocéliande et Stonehenge ne sont plus ces lieux magiques qui vous redisent les songes et les enchantements, il vous reste encore une thérapie, souveraine et royale: «L’enchanteur». Et le charme sera.


Quelqu'un m'a dit
Quelqu'un m'a dit

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les chants kaléidoscopiques!, 4 novembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quelqu'un m'a dit (CD)
Carla Bruni a bouleversé notre long été californien en détrônant les Beach Boys et Sheryl Crow. 'Quelqu'un m'avait dit' à travers quelques notes grappillées sur les ondes de la toile Internet que la belle avait ajouté une nouvelle corde à sa palette de talents!
Fraîcheur de l'écriture et de la mélodie, intimité de la voix, simplicité des arrangements musicaux. En s'appropriant succès et nouveauté, 'Quelqu'un m'a dit' ne nous fait que mieux tomber dans les rets de la charmeuse. A la première audition des mélodies de Carla Bruni, vous n'appréhendez que confusément leurs richesses, leurs multiples facettes, leurs subtiles différences. Tout en délicatesse, à chaque nouvelle écoute, subtilement, le kaléidoscope se révèle: une autre dimension se dégage de la voix rocailleuse (!), un nouvel instrument s'impose à votre oreille, la mélodie élabore de nouveaux envoûtements. Ce qui semblait être une œuvre concise s'envole vers des renouveaux ignorés.
Et que vous dire des textes? Classicisme romantique saupoudré d'effronterie amoureuse pour 'Quelqu'un m'a dit', 'Raphaël', et 'L'amour'. Délectable inventaire des gens, ces monsieur et madame 'Tout le monde' qui se croisent en souffrant et en riant. Succulentes notes autobiographiques (?) d'une jeune femme pour qui vie rime avec vitesse, impulsion, et plaisirs pour 'Le toi du moi', 'L'excessive', et le roué (mais combien ensorceleur) 'J'en connais'. Les reprises de 'La noyée' et de 'Le ciel d'une chambre'. 'Chanson triste' vogue sur la déprime et dénote par ses accents plus graves. Que reste t'il? Le sulfureux, l'inclassable, l'interrogatif 'Le plus beau du quartier'! Une pièce d'anthologie d'ubiquité! Et tout se termine par 60 secondes de vie à tout berzingue pour 'La dernière minute'. Quelle finale pour ce feu d'artifice!
Quoi qu'il en soit, la voix de Carla Bruni continuera longtemps encore de bercer cet été californien qui ne se termine jamais vraiment. Et pour vous?


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