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Contenu rédigé par Jean-Raymond N...
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Commentaires écrits par
Jean-Raymond Naveau

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Quelqu'un m'a dit
Quelqu'un m'a dit
Proposé par Megamoviestore-France
Prix : EUR 14,99

14 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les chants kaléidoscopiques!, 31 octobre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quelqu'un m'a dit (CD)
Carla Bruni a bouleversé notre long été californien en détrônant les Beach Boys et Sheryl Crow. ‘Quelqu’un m’avait dit’ à travers quelques notes grappillées sur les ondes de la toile Internet que la belle avait ajouté une nouvelle corde à sa palette de talents!
Fraîcheur de l’écriture et de la mélodie, intimité de la voix, simplicité des arrangements musicaux. En s’appropriant succès et nouveauté, ‘Quelqu’un m’a dit’ ne nous fait que mieux tomber dans les rets de la charmeuse. A la première audition des mélodies de Carla Bruni, vous n’appréhendez que confusément leurs richesses, leurs multiples facettes, leurs subtiles différences. Tout en délicatesse, à chaque nouvelle écoute, subtilement, le kaléidoscope se révèle: une autre dimension se dégage de la voix rocailleuse (!), un nouvel instrument s’impose à votre oreille, la mélodie élabore de nouveaux envoûtements. Ce qui semblait être une œuvre concise s’envole vers des renouveaux ignorés.
Et que vous dire des textes? Classicisme romantique saupoudré d’effronterie amoureuse pour ‘Quelqu'un m'a dit’, ‘Raphaël’, et ‘L’amour’. Délectable inventaire des gens, ces monsieur et madame ‘Tout le monde’ qui se croisent en souffrant et en riant. Succulentes notes autobiographiques (?) d’une jeune femme pour qui vie rime avec vitesse, impulsion, et plaisirs pour ‘Le toi du moi’, ‘L’excessive’, et le roué (mais combien ensorceleur) ‘J’en connais’. Les reprises de ‘La noyée’ et de ‘Le ciel d’une chambre’. ‘Chanson triste’ vogue sur la déprime et dénote par ses accents plus graves. Que reste t’il? Le sulfureux, l’inclassable, l’interrogatif ‘Le plus beau du quartier’! Une pièce d’anthologie d’ubiquité! Et tout se termine par 60 secondes de vie à tout berzingue pour ‘La dernière minute’. Quelle finale pour ce feu d’artifice!
Quoi qu’il en soit, la voix de Carla Bruni continuera longtemps encore de bercer cet été californien qui ne se termine jamais vraiment. Et pour vous?


Papillon
Papillon
par Henri Charrière
Edition : Poche
Prix : EUR 8,10

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Treize battements d’ailes pour revivre ..., 13 septembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Papillon (Poche)
C’est plus de 30 ans après la médiatisation à la Poivre d’Arvor (ou à la Paris-Match) du grand retour en France de Henri Charrière, dit Papillon, après avoir découvert le ‘Papillon’ cinématographique de Steve Mac Queen et Dustin Hoffman et tenter d’appréhender la réalité du bagne dans le remarquable ‘Bagnards’ de Michel Pierre aux éditions Autrement, que j’ai repris le chemin de la Guyane française sur les traces de la prose de Papi, 25 ans, condamné à vivre sa part d’opprobre sur ordre de la France bien-pensante des années 1930, une société qui se faisait un devoir de purger sa population de ses enfants terribles, qu’ils soient coupables ou non.
Un bien long préambule, mais à la mesure de nos surprises! Monsieur Henri est un conteur fabuleux! En nous livrant ses mémoires sur seule base de ses souvenirs, sans le support d’un journal, il pourrait se targuer de donner à lui seul ses lettres de noblesse à cette littérature orale tout imprégnée de pittoresque et de cocasserie, tant dans le fonds que dans la forme. Un fabuleux (je persiste et signe) narrateur qui jamais ne nous lasse, qui toujours nous enthousiasme.
Si Papi ne nous distrait pas un seul instant de son seul dessein de ses treize années de réclusion, s’évader, il nous livre ses aventures sous une forme combien inattendue! En retrouvant ce passé (bien agité) au-delà des portes de l’enfer, Henri Charrière n’en a extrait que le bon! Toujours il se souvient de ce directeur, de ce garde, de cette épouse, de ce bagnard qui lui a témoigné bonté, support, réconfort, honnêteté … Aux antipodes du film qui n’adresse qu’aspects sordides et aventureux, l’auteur s’est naturellement souvenu des événements heureux et positifs de sa quête de la liberté, comme le commun des mortels qui se remémore sa ville natale, ses premières années d’école, ses cinq années passées à HongKong, Bruxelles, Ushuaia ou San Francisco…
600 pages à dévorer de toute urgence. N’attendez pas. Ne commettez pas la même erreur que moi. Ne boudez pas votre plaisir.


Papillon
Papillon
par Henri Charrière
Edition : Poche
Prix : EUR 8,10

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Treize battements d’ailes pour revivre!, 6 septembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Papillon (Poche)
C’est plus de 30 ans après la médiatisation à la Poivre d’Arvor (ou à la Paris-Match) du grand retour en France de Henri Charrière, dit Papillon, après avoir découvert le ‘Papillon’ cinématographique de Steve Mac Queen et Dustin Hoffman et tenter d’appréhender la réalité du bagne dans le remarquable ‘Bagnards’ de Michel Pierre aux éditions Autrement, que j’ai repris le chemin de la Guyane française sur les traces de la prose de Papi, 25 ans, condamné à vivre sa part d’opprobre sur ordre de la France bien-pensante des années 1930, une société qui se faisait un devoir de purger sa population de ses enfants terribles, qu’ils soient coupables ou non.
Un bien long préambule, mais à la mesure de nos surprises! Monsieur Henri est un conteur fabuleux! En nous livrant ses mémoires sur seule base de ses souvenirs, sans le support d’un journal, il pourrait se targuer de donner à lui seul ses lettres de noblesse à cette littérature orale tout imprégnée de pittoresque et de cocasserie, tant dans le fonds que dans la forme. Un fabuleux (je persiste et signe) narrateur qui jamais ne nous lasse, qui toujours nous enthousiasme.
Si Papi ne nous distrait pas un seul instant de son seul dessein de ses treize années de réclusion, s’évader, il nous livre ses aventures sous une forme combien inattendue! En retrouvant ce passé (bien agité) au-delà des portes de l’enfer, Henri Charrière n’en a extrait que le bon! Toujours il se souvient de ce directeur, de ce garde, de cette épouse, de ce bagnard qui lui a témoigné bonté, support, réconfort, honnêteté … Aux antipodes du film qui n’adresse qu’aspects sordides et aventureux, l’auteur s’est naturellement souvenu des événements heureux et positifs de sa quête de la liberté, comme le commun des mortels qui se remémore sa ville natale, ses premières années d’école, ses cinq années passées à HongKong, Bruxelles, Ushuaia ou San Francisco…
600 pages à dévorer de toute urgence. N’attendez pas. Ne commettez pas la même erreur que moi. Ne boudez pas votre plaisir.


La Nuit des temps
La Nuit des temps
par René Barjavel
Edition : Poche

13 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Que de banalités!, 26 août 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Nuit des temps (Poche)
“La nuit des temps”, une nième version du mythe de l’Atlantide, de l’empire de Mu, ou du grand déluge … A votre bon choix, bonnes gens! Tout est déjà dit. Que de banalités! Les bons savants d’une équipe internationale découvrent un couple, enfermé dans la glace antarctique vieille de 900.000 ans ceinturant une technologie de pointe! Les méchants militaires et politiciens tentent de temps à autre, sans aucune réelle conviction, de s’emparer des rescapés de la nuit des temps. Du moins d’Elea qui une fois réveillée se met longuement à table. Et de dénoncer la folie meurtrière de nos ancêtres. Et de tenter de nous attendrir à ses amours contrariées. Et de nous aguicher avec le secret de la formule universelle. Et bla … et bla … et bla … L’auteur lui-même semble y attacher aucun intérêt, et adopte une écriture fade, sans inspiration, économe de tout talent. J’ai honte de la banalité de ce vingt-sixième commentaire pour Amazon.fr, mais je ne trouve rien à ajouter. Et pourtant, “L’enchanteur” de René Barjavel est un chef-d’oeuvre que j’ai conservé dans ma bibliothèque sans la moindre hésitation. Peut-être est-il temps d’y goûter à nouveau,et de remonter une autre nuit du temps … Mmmhh …
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 24, 2015 11:22 AM MEST


Ali le magnifique
Ali le magnifique
par Paul Smaïl
Edition : Relié
Prix : EUR 21,50

3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Etonnant, bedonnant, ou détonant?, 14 août 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ali le magnifique (Relié)
Paul Smaïl doit savoir sur quel terrain il veut nous promener, nous, ses lecteurs: roman, psychanalyse de la schizophrénie, ou essai sur l'histoire 'beur'? Mais, nous, ses lecteurs restons perplexes: la forme noie le fonds, et nous ne nous y retrouvons pas! L'utilisation systématique du verlan, les références à la France du quotidien des années 2000, les informations "culturelles" semblent soutenir la thèse de l'essai. Les longues digressions "oiseuses" apportent de l'eau au moulin de la mégalomanie schizophrénique d'Ali, le "magnifique" serial killer. La construction et la progression du livre, les caractères "outranciers" abondent dans le sens du roman. Mais toujours et encore, rien ne nous aide, tout concorde à nous perdre, d'autant plus que l'auteur lui-même semble se moquer de nous et nous félicite de notre persévérance à mi-ouvrage, autour de la trois centième page! Allons, ce livre a au moins le mérite de nous faire comprendre que la lorgnette ne possède pas un bout beur, et un bout francaouis. Intégration, co-habitation, politique du respect sont des notions vaines et inadéquates (terme choisi pour rester "politiquement correct") qui ne peuvent fondre et souder deux cultures qui cheminent en parallèle (ces droites qui ne se croisent jamais) depuis bien trop de siècles. Il y a bien deux lorgnettes, et il nous faut apprendre le maniement des deux.


Trois chambres à Manhattan
Trois chambres à Manhattan
par Georges Simenon
Edition : Poche
Prix : EUR 5,60

16 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cris ou chuchotements ..., 14 août 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois chambres à Manhattan (Poche)
Quel art! Quelle virtuosité! Faisons fi de toute polémique entourant le nom de Simenon. Grand talent, certainement (!), mais parfois (?), souvent (?), trop (?) guidé par dieu sait quels démons de la facilité! Rien à en cirer! "Trois chambres à Manhattan" fait partie de ces livres qui inspirent (et espérons, créent) des vocations ... d'écriture, entendons-nous bien. Chaque phrase soutient une nouvelle impression, un nouveau sentiment. Les plus grands du courant impressionniste ne pourraient renier le belge Simenon comme étant l'un des leurs. Tout l'art est de susciter, de murmurer, de proposer, pas d'imposer: C'est au lecteur à accepter d'être ballotté de bâbord à tribord, et de tribord à bâbord, d'hésiter, de réviser sa copie à la fin de chaque page, de prendre parti et de se parjurer quelques verdicts plus tard. Laquelle des ses trois chambres est la vérité pour Kay et Frank? Qui donc de Catherine ou François sortira vainqueur de cette rencontre de fortune? Est-ce Kay-Catherine ou Frank- François qui aimera le premier? Une odyssée dans le monde de l'amour (?), où vous êtes juge, acteur, et témoin ... Merci monsieur Simenon d'avoir composé cet ode partial et donc vrai.


La Voix du violon
La Voix du violon
par Andrea Camilleri
Edition : Poche
Prix : EUR 6,20

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Truculent!, 14 août 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Voix du violon (Poche)
Invariablement, tout renvoi à "La voix du violon" invoque une "enquête du commissaire Montalbano"! C'est donner bien peu de cas des intentions inavouables (?) de l'auteur. Une fois accordée l'idée que vous ne pourrez que deviner, non pas jouir des accents siciliens de l'écriture d'Andrea Camilleri, confiner ce livre à la seule exploration de la lumière sur la mort de la ravissante Michela Licalzi est un non-sens! C'est tout un monde de lieux qui fredonnent l'Italie, pardon la Sicile, et ses cortèges de senteurs, de cris, et de mystères qui seraient passés sous silence. C'est tout un monde de protagonistes tous plus hauts en couleur les uns que les autres, plus excessifs et pittoresques que tout autre nation au monde qui serait catapulté aux oubliettes. C'est tout un monde de situations que seuls les récits qui vous ensorcèlent (au sens strict du terme) rendent possibles et recevables qui serait poussé aux orties! A suivre sans mesure! Vous vous devez de vous laisser séduire par d'autres violons, par d'autres chants de sirènes ... policières du commissaire sicilien!


Le Loup mongol - Prix Médicis 1998
Le Loup mongol - Prix Médicis 1998
par Homéric
Edition : Broché
Prix : EUR 21,40

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La magie de l�Histoire �, 10 août 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Loup mongol - Prix Médicis 1998 (Broché)
C'est l'Histoire de Gengis Khan par le journaliste Frédéric Dion, alias Homeric, à travers l'histoire de Témudjin, expliquée par Bo'ortchou ...Ben oui, c'est vrai de vrai! Frédéric Dion ne nous noye pas de dates, de lieux, de noms aux multiples orthographes / aurtografes, de spéculations pré- ou post-époque ... Foin du cadre des historiens de bureau! En nous livrant la vie, la gloire, et la mort de Gengis Khan sous la forme du roman, Homeric nous invite à comprendre la culture, le mode de fonctionnement politique et intellectuel tels que les Mongols des XIème et XIIème siècles le vivaient. En donnant la parole au fidèle des fidèles, Bo'ortchou, chevaux, vie amoureuse, conquêtes, intrigues, survie s'inscrivent dans la logique mongole toute teinte de magie, de croyances et de valeurs désuètes (???). A lire sans précaution aucune, avec ou sans accompagnement sonore du hurlement des loups ou des cavalcades des petits chevaux mongols ...


La Joueuse de go - Prix Goncourt des Lycéens 2001
La Joueuse de go - Prix Goncourt des Lycéens 2001
par Sa Shan
Edition : Poche
Prix : EUR 7,50

19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chroniques d’une tragédie annoncée…, 10 août 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Joueuse de go - Prix Goncourt des Lycéens 2001 (Poche)
Première moitie du siècle passé, sur fonds de guerre sino-japonaise … Deux vies, deux destins qui se croisent sans le savoir, sans le vouloir … Une existence de jeune bourgeoise de Mandchourie qu’effleure une autre étoile, tout aussi jeune mais japonaise et militaire de surcroît … Une joueuse de go! Une révolution dans cette Chine de traditions, cet empire du milieu où l’auteur nous laisse dériver au gré de son aura énigmatique et de ses exotismes. Une joueuse de go qui, en s’éveillant aux émois de l’amour, s’accoquine avec les révolutionnaires mandchous, adversaires du joueur japonais, féru de traditions, et dont les jolies prostituées constituent l’environnement amoureux. Une tragédie en 46 mouvements chinois qui répondent à l’écho de 46 développements japonais … 92 courts chapitres qui répondent en contralto aux92 pierres de la grille de go … La trame est posée. Il suffit à Shan Sa de l’emmener d’une main de fer dans un gant de velours. Ce que l’auteur réussit avec brio et élégance en proposant une écriture simple et vive, qui délie ses lianes de mots dans un tour grave ou enjoué, mais toujours juste. Une grande réussite. Un parfum de fraîcheur. Un livre magnifique. Une évasion, un cadeau … pour vous-même d’abord …


Broussaille - tome 1 - LES BALEINES PUBLIQUES
Broussaille - tome 1 - LES BALEINES PUBLIQUES
par Bom
Edition : Album
Prix : EUR 12,00

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pur enchantement!, 8 août 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Broussaille - tome 1 - LES BALEINES PUBLIQUES (Album)
Si “poésie” signifie encore quelque chose pour vous, “Les baleines publiques” vous enchanteront ... au sens magique du terme. Dans tous les autres cas, ce chef d’œuvre du neuvième art vous ramènera dans le droit chemin, celui du songe! Bom nous livre un scénario mythique dont les héros sont Broussaille, un jeune homme qui n’a pas encore dû revoir sa copie de la vie; la ville, le Bruxelles envoûtant des rues pavées et des musées; le livre, celui qui nous insuffle nos choix; et le rêve, de ceux qui nous font voir que tout un monde de baleines vit à deux pas de chez nous … sous nos pas! Ce pays des merveilles (loin de moi l’idée d’oser ne fusse que l’esquisse d’un résumé) est enluminé (le mot est correct) par un artiste avéré, Frank! Chaleur, poésie, douceur, magie sont les armes du graphisme de ce grand parmi les grands. “Les baleines publiques” est l’œuvre la plus ensorceleuse de ce duo magique. Ne pas être bédéphile convaincu est une bien piètre et inacceptable excuse pour ne pas y adhérer! Mais au fait, vous ne punirez que vous-même! Tant pis!


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