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Commentaires écrits par
DUNCANIDAHO "DUNCANIDAHO" (FRANCE)
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Anderson Bruford Wakeman & Howe
Anderson Bruford Wakeman & Howe
Prix : EUR 4,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Quand il manque un quart de Yes..., 7 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anderson Bruford Wakeman & Howe (CD)
... ce n'est plus tout à fait Yes.
Surtout que ce quart qui manque (et pardon à Alan White qui s'il fut un superbe batteur, n'apporta aucune composition au groupe) c'est l'extraordinaire bassiste et principal compositeur du groupe : Sir Christian Squire, le Grand Maître de la Rickenbaker, jouée tous les potards à fond et tous les réglages dans les aigus et au médiator s'il vous plait !
Enfin bref surtout que malgré la classe de Tony Levin qui tient ici la basse, je ne suis pas sur que le choix fut judicieux.
Pas plus que celui de William "Bill" Bruford, un des plus grands batteurs de sa génération de jouer sur un batterie electronique le soit également, cela gache la finesse de son jeu.
Mais tout cela je l'ai dit dans ma critique du live "An Evening with ABWH".
J'ai aussi dit que ce live avait un GROS défaut, celui de ne pas inclure le divin "The Meeting" qui est la perle de cet album et qui fit s'envoler pendant quatre minutes inoubliables le public de Bercy en 1989. (apparemment il n'y a pas que moi qui s'en souviens).
Pour en revenir à cet album, il est un peu bancal, alternant pièces à tiroirs comme "au bon vieux temps" mais sans la maitrise et la spontanéité de "Close to the Edge" ou "de Perpetual Change" et morceaux plus concis comme "Birthright" ou "Teakbois" qui se rapprochent plus de ce que Yes nous a offert avec le superbe "The Ladder" 10 ans plus tard.
Sans ça la voix d'Anderson est toujours aussi splendide, Wakeman est un peu assagi mais semble toujours bien s'amuser et Steve Howe s'il n'est plus le virtuose insensé d'antant, nous gratifie toutefois de chorus babillards et colorés.
Un album sympathique donc, fait par un groupe à qui il manque une jambe mais qui s'écoute bien.
Il ne nous fera pas grimper aux rideaux comme "Relayer" mais prenons cela comme une agréable parenthèse.

Jonathan Livingston le Goéland (B.O.F.)
Jonathan Livingston le Goéland (B.O.F.)
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Lumineux, 6 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jonathan Livingston le Goéland (B.O.F.) (CD)
Pour ceux qui ont lu (au moins dix fois) le livre et ont vu le film (au moins autant de fois) impossible de passer à coté de la bande son créée et chantée par Neil Diamond.
Certains titres : "Dear Father", "Be", "Lonely Looking Sky" sont la perfection même et vous font parcourir sur l'échine ce petit frisson bien particulier quand la musique vous frôle de son aile bienveillante.
Une musique absolument sublime bien sûr mais, et il faut insister là dessus, portée par une voix qui ne l'est pas moins, le crooner Neil Diamond nous offre là son plus beau témoignage.
Une musique tellement vivante que les images du film vous reviennent avec chaque titre...
Vous rappelez vous quand Jonathan, lors d'une de ses premières tentatives de vol en piqué tombe à l'eau.
Etourdi, il se secoue puis arrive lentement à reprendre son envol, petit à petit il s'élève au dessus de l'eau qui semble soudain exploser car frappée par la lumière du soleil et notre goëland de s'envoler toujours plus haut sur les accents lyriques de "Dear Father".

Rosshalde
Rosshalde
par Ralph Manheim
Edition : Poche
Prix : EUR 15,43

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un des plus beaux mais des plus méconnus roman de Hesse, 6 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rosshalde (Poche)
Un peu à part dans l'univers d'Hermann Hesse, "Rosshalde" n'en demeure pas moins un chef d'oeuvre.
Ici le romancier (et philosophe) laisse un peu de place au peintre qu'Hermann Hesse était (à ses heures perdues) et on sent bien que cette univers lui est hautement familier.
Le processus de création et la vision "totale" de la nature qui habite le héros de ce livre est ici d'une vérité criante.
L'autre aspect de ce livre est moins lumineux que les reflets du soleil sur le lac de Rosshalde, c'est l'incommunicabilité entre un homme et sa femme et son fils ainé, la tendresse que tous portent au plus jeune fils et la conséquence que cette ambiance étouffante aura sur la santé de celui-ci.
L'ambivalence entre une nature idéalisée et rendue "vivante" sous les mots de Hesse et la sécheresse des rapports humains, rendue encore plus apre par une écriture froide et analytique, fait de ce livre une oeuvre très sombre mais que l'on aura cependant plaisir à redécouvrir de temps en temps.

Le dernier été de Klingsor
Le dernier été de Klingsor
par Hermann Hesse
Edition : Poche
Prix : EUR 15,43

4.0 étoiles sur 5 Quatre grandes nouvelles, 6 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le dernier été de Klingsor (Poche)
Les quatres nouvelles qui composent ce recueil ont été écrite entre 1916 et 1921.
La "Scierie du marbrier" et "Ame d'enfant" sont les deux premières, explorant l'une les difficultés d'un premier et impossible amour, l'autre les terreurs bien réelles d'un enfant qui déjà se cherche dans le monde des adultes qu'il ne reconnait pas.
On est assez proche ici de l'"Ornière", de "Gertrude" et de "Peter Camenzind", Hesse se cherche lui aussi et ce qui fera la force de ses futurs romans est ici déjà en substance.
"Klein et Wagner" chronologiquement plus près de "Demian" est une allégorie sur l'amour et la mort, un texte assez désespéré et sans "porte de sortie" ce qui n'est pas habituel chez l'écrivain.
"Le dernier été de Klingsor" est la nouvelle la plus réussie et la plus récente, Hesse est ici en pleine possession de ses moyens et ses thèmes chers : l'amour d'une nature sauvage et belle, la femme idéalisé et la recherche du divin dans chaque chose sont ici explorés avec force.
Comme avec "Rosshalde", ce récit met en scène un peintre et on se rappelera que si Hesse fut un immense écrivain et un poète original, l'univers de la peinture n'avait guère de secret pour lui.

Coda
Coda
Prix : EUR 6,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le fin d'un mythe, 5 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coda (CD)
Deux ans après la mort de John Henry Bonham, décès qui mis fin à la carrière extraordinaire de Led Zeppelin, James Patrick Page se décida à fouiller dans ses tiroirs remplis de bandes pour en extirper les quelques pépites qui figurent sur ce disque.
Ces chutes vont du III à Presence, des titres qui auraient mérité de figurer sur nimporte lequels de ces albums, de "We're Gonna Groove" à "Ozone Baby" du trépidant "Darlene" à l'invincible "Wearing And Tearing", tous ces titres emmené tambour battant par la frappe lourde mais toujours sur le qui vive de Bonzo, des titres qui nous feront regretter une fois de plus la fin du grand dirigeable.
Avec une perle, "I can't Quite you Babe", enregistré lors d'un "sound check", une version d'apocalypse, brute et sans floriture, un peu bancale mais tellement spontanée, une version terrible digne d'un des trois meilleurs groupes de scène de tous les temps, et cette version elle valait à l'époque plus que tout "The Songs Remains The Same".
Heureusement que "How the West has Won" et the "BBC Sessions" sont sortis depuis.

Knulp
Knulp
par Hermann Hesse
Edition : Poche
Prix : EUR 4,37

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le vagabond aimé de Dieu, 30 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Knulp (Poche)
Beau, intelligent, spirituel, doué de ses mains, de caractère facile et attachant, Knulp aurait pu "réussir" sa vie, devenir artisan, enseignant ou même médecin.
Au lieu de cela il choisi de remettre son existence entre les mains du créateur et de marcher sa vie durant sur les chemins de son pays, été comme hiver, sans attaches, jalousé et méprisé par les uns, envié et apprécié par les autres.
Knulp a amassé une foule d'expériences pendant sa vie de chemineau, il connait les langages du forgeron, du menuisier ou du tanneur, partout un ami qui se fera un plaisir de l'héberger deux ou trois jours, ici un ancien camarade d'école avec qui bavarder.
Toujours Knulp cheminera loin du commerce des hommes mais en les observant avec une bienveillante ironie.
"On peut observer les hommes, se moquer de leurs travers mais surtout, il faut les laisser libre de mener leur chemin".
Trois chapitres dans ce livre délicieux, le printemps et l'été où Knulp profite de sa jeunesse avec joie et insouciance, l'hiver où le corps fatigué par tant de nuit passées dehors et l'âme aspirant à retourner auprès de Dieu, Knulp se souvient.
Avec "Peter Camenzind", et "Rosshalde", "Knulp" est la plus réussi des romans de "jeunesse" de Hesse.
Un livre très court mais très émouvant, qui peut se lire tous les ans, comme "Jonathan Livingston" ou "Le Petit Prince", chaque fois vous en retirerez une réflexion.

Peter Camenzind
Peter Camenzind
par Hermann Hesse
Edition : Poche
Prix : EUR 6,27

4.0 étoiles sur 5 Le premier roman d'un immense écrivain, 29 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Peter Camenzind (Poche)
On a souvent tendance à décrire le premier livre de l'écrivain allemand Hermann Hesse comme un roman autobiographique.
Il est plus que cela et même si Hesse a puisé dans ses expériences de jeunesse pour "Peter Camezind", il existe des différences entre le jeune Hermann et le jeune Peter.
Fils d'une famille de paysans suisses, Peter Camenzind, amoureux des nuages, des arbres et des animaux, deviendra lui aussi écrivain puis poète mais se méfiera toujours des intellectuels, trop superficiels pour son âme simple.
L'écrivain Hesse s'affirme lui aussi dans ce roman autant comme auteur que comme poète, nous délivrant de superbes hymnes à la nature dignes des plus grands romantiques allemands dont il est le successeur incontesté.
Ce livre est aussi le premier de la longue quête vers l'absolu de Hesse, avec ici encore en germe tout ce qui fera la grandeur et l'originalité de son oeuvre future : notamment un amour quasi mystique de la nature, un regard toujours teinté d'ironie bienveillante sur ses semblables et une individualité farouche.
Peter Camenzind devra éprouver toute sa jeunesse angoisses et souffrance, après deux amours déçus et la perte d'un ami cher, c'est dans le nord de l'Italie, sur les traces de Saint François d'Assise, au contact des gens simples de la Toscane et de l'Ombrie, puis au contact d'un infirme que l'homme mûr verra de lever le voile qui cache la vérité à la plupart de ses semblables.
S'il n'est pas un roman majeur comme "Demian" ou "Steppenwolf", "Peter Camenzind" est la première marche dans l'univers trés particulier mais profondément attachant de l'oeuvre de Hesse.

In The Wake Of Poseidon
In The Wake Of Poseidon
Prix : EUR 20,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "In the Court" acte 2, 24 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : In The Wake Of Poseidon (CD)
Si cet album ressemble beaucoup à "In the Court of the Crimson King" c'est que Robert Fripp l'a voulu ainsi.
On ne peut s'imaginer avec ce que l'on a découvert ensuite de son intransigeance et de son intégrité musicale que Sir Robert ait été en cette année 1970 à cours d'inspiration et nous ai resservi le même menu pour remplir ses poches.
Et même si "In the Wake" ou "Pictures of a City" auraient pu figurer sur le précédent, "The Devil's triangle" ou le déjanté "Cat's Food" où le piano free de Keith Tippet fait merveille sont de réelles nouveautés.
Il y a toujours dans ce disque cette ambivalence entre romantisme : le sublime "Cadence and Cascade" et progressive, entre un KC qui penche vers le lyrisme (représenté tout au long de sa première période par des gens comme Ian Mc Donald, Gregg Lake ou David Cross) et le coté alchimie qui lui doit tout à la faconde fureur et à l'inventivité (voire le génie) de Robert Fripp.
Si celui ci n'est pas en 1970 le plus virtuose des guitaristes de la toute nouvelle progressive (il laisse cela à Steve Howe) il est en tous les cas le plus ébouriffant et le plus aventureux, révolutionnant la guitare rock comme personne ne l'avait fait depuis Jeff Beck et Jimi Hendrix, explorant avec brio toutes les possibilités techniques et acoustiques de sa Gibson et de ses amplis.
Mais, même si KC est et sera toujours LE groupe de Robert Fripp, le talent de ses accompagnateurs font de cet album le disque d'un groupe soudé et toujours sur le qui vive, sans cesse à la recherche de nouvelles sensations et de nouveaux défis.

Islands
Islands
Prix : EUR 15,31

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le plus bel album du Roi Flamboyant, 24 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Islands (CD)
"Island va clore la première période de KC, après ce disque et un nouveau changement de personnel, le groupe fait à la (dé)mesure de Sir Robert Fripp expérimentera d'autres chemins.
Cet album est très très beau, de l'hypnotique "Formentera Lady" au sublime "Song of The Gull", du diabolique instrumental "Sailor's Tales" ou Fripp se paye le culôt de faire un chorus en accord plaqué au splendide final "Island", King Crimson s'épanche encore dans de superbes pièces lyriques pour une dernière fois (le divin "Starless" dans "Red" mis à part).
Et on se dit qu'ici le groupe n'est pas très éloigné d'un Procol Harum ou d'un Genesis.
Si ce coté mélodique donne la part belle à la flute et au saxo de Mel Collins, au violon de David Cross et à la voix très basse de Boz Burrel, Robert Fripp préfère quant à lui expérimenter encore plus loin le manche de sa guitare, nous délivrant un soli sur une seule corde ou triturant les notes à l'infini, usant sans complexe de sustain et autres effets quand il ne quitte pas sa Gibson Les Paul Black Beauty chérie pour le mellotron ou le VCS3 (un des premiers synthés que David Gilmour et Rick Wright (de Pink Floyd) découvraient eux aussi à la même époque).
Un disque très beau donc même s'il parait moins aventureux que "In the Court" ou les trois suivants.
Une bel exemple que l'on pouvait créer une musique progressive et lyrique sans tomber dans le verbeux ou le pompeux.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 12, 2012 10:10 AM CET


Lark's Tongues in Aspic: 30th Anniversary
Lark's Tongues in Aspic: 30th Anniversary

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Volcanique, 24 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lark's Tongues in Aspic: 30th Anniversary (CD)
Sorti en 1973 ce disque marque un changement brutal dans la carrière de KC avec l'arrivée du chanteur/bassiste John Wetton (futur UK et Asia), du violoniste David Cross et surtout du fantastique batteur Bill Bruford tout juste échappé de Yes.
Profitant de l'immense talent de Bruford, un batteur incroyable formé au jazz comme Jon Hiseman (Colloseum) et adepte de la polyrythmie, Robert Fripp accentue le coté volcanique et épileptique de son jeu de guitare, n'hésitant pas à faire un chorus sur une seule corde et sature au maximun le son de sa Les Paul pour nous offrir un maelstrom sonore qui n'a plus rien à voir avec les premiers opus du groupe.
Le diabolique "Easy Money", l'hypnotique "The Talking Drum" et les deux versions apocalyptiques de "Larks' Tongue in Aspic" donneront des sueurs froides à des générations de fans, un peu déroutés par tant d'ultraviolence.
Heureusement "Book of Saturday" et le très beau "Exile" sont plus serien, enluminés par le violon ivre de David Cross et la voix ample de John Wetton.
Assurément un disque révolutionnaire comme vont l'être tous les suivants de ce groupe hors normes, de "Starless and Bible Back" à "Red", de "Discipline" à "Three of A Perfect Pair".

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