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Contenu rédigé par Pascale
Classement des meilleurs critiques: 159
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Commentaires écrits par
Pascale (Liège, Belgique)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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The Shadow Year
The Shadow Year
par Hannah Richell
Edition : Broché
Prix : EUR 11,50

5.0 étoiles sur 5 récit mélancolique et touchant, 30 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Shadow Year (Broché)
"A lake is the landscape's most beautiful and expressive feature. It is earth's eye; looking into which the beholder measures the depth of his own nature." (Un lac est le trait le plus beau et le plus expressif du paysage. C'est l'œil de la terre, où le spectateur, en y plongeant le sien, sonde la profondeur de sa propre nature.)
C'est par cette citation extraite de "Walden" de Henry David Thoreau que commence "The Shadow Year" ("La maison du lac"), un roman mélancolique empreint de l'atmosphère désolée d'un cottage perdu dans la région de Peak District. Lila, jeune femme brisée par l'événement tragique qu'elle vient de vivre, reçoit ce cottage en héritage et saisit l'opportunité qui lui est ainsi donnée de s'isoler pour tenter de se reconstruire, loin de sa vie londonienne et au coeur de la nature. Parallèlement à ce récit, le lecteur est emmené dans ce même cottage au début des années 80, lorsque cinq jeunes diplômés sans réelles perspectives décident de s'y installer en communauté pour un mode de vie simple et idéal, sans contraintes sociales et au contact des éléments naturels. Les points de vue de Lila (pour le présent) et de Kat (pour les années 80) sont présentés en alternance, assurant ainsi l'intérêt permanent du lecteur.
Au fil du récit, le lien entre les deux histoires et leurs personnages respectifs est dévoilé peu à peu, dressant un triste tableau de trahisons, de relations blessantes, d'idéalisme fracassé sur la réalité du quotidien. Les indices sont révélés de manière graduelle et intelligente, assurant au lecteur une découverte progressive de ce qui s'est passé trente ans auparavant, avec en point culminant un épilogue glaçant qui éclaire le mystérieux prologue. C'est au bord de ce lac que la nature, parfois très sombre, de chacun se révèle et que la citation de Walden prend tout son sens.
Une lecture agréable qui donne en outre envie de découvrir le précédent roman d'Hannah Richell, "Secrets of the Tides".


Secrets of the Tides
Secrets of the Tides
par Hannah Richell
Edition : Broché
Prix : EUR 9,47

5.0 étoiles sur 5 la boîte de Pandore, 30 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Secrets of the Tides (Broché)
La lecture de "A Shadow Year" ("La maison du lac") m'avait donné envie de découvrir le roman précédent d'Hannah Richell, "Secrets of the Tides" ("Un fragile espoir") et je n'ai pas été déçue par cette lecture touchante d'un drame familial.
Il y a de nombreuses années, la famille Tide a été déchirée par un événement tragique dont personne n'est sorti indemne. Hannah Richell oscille habilement entre le présent des différents protagonistes, famille maintenant éclatée dont la cohésion n'a pas survécu à la tragédie, et le passé, où le quotidien de gens ordinaires va lentement se transformer en enfer pour chacun d'entre eux, et ce pour différentes raisons qui se dévoileront progressivement au fil de la narration. Le puzzle des événements va prendre forme peu à peu, éveillant à plusieurs reprises un sentiment d'horreur et de tristesse chez le lecteur au fur et à mesure que la boîte de Pandore libère ses maux et ses secrets.
"Secrets of the Tides" est une histoire familiale de tragédie, de rancoeurs, de pardon et de rédemption, servie par une écriture fluide et des personnages consistants et réalistes dans leurs faiblesses et leurs peines. Une lecture très plaisante que je vous recommande vivement.


Un fragile espoir
Un fragile espoir
par Hannah RICHELL
Edition : Broché
Prix : EUR 21,50

5.0 étoiles sur 5 la boîte de Pandore, 30 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un fragile espoir (Broché)
La lecture de "A Shadow Year" ("La maison du lac") m'avait donné envie de découvrir le roman précédent d'Hannah Richell, "Secrets of the Tides" ("Un fragile espoir") et je n'ai pas été déçue par cette lecture touchante d'un drame familial.
Il y a de nombreuses années, la famille Tide a été déchirée par un événement tragique dont personne n'est sorti indemne. Hannah Richell oscille habilement entre le présent des différents protagonistes, famille maintenant éclatée dont la cohésion n'a pas survécu à la tragédie, et le passé, où le quotidien de gens ordinaires va lentement se transformer en enfer pour chacun d'entre eux, et ce pour différentes raisons qui se dévoileront progressivement au fil de la narration. Le puzzle des événements va prendre forme peu à peu, éveillant à plusieurs reprises un sentiment d'horreur et de tristesse chez le lecteur au fur et à mesure que la boîte de Pandore libère ses maux et ses secrets.
"Secrets of the Tides" est une histoire familiale de tragédie, de rancoeurs, de pardon et de rédemption, servie par une écriture fluide et des personnages consistants et réalistes dans leurs faiblesses et leurs peines. Une lecture très plaisante que je vous recommande vivement.


La Maison du lac
La Maison du lac
par Hannah RICHELL
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 récit mélancolique et touchant, 24 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Maison du lac (Broché)
"A lake is the landscape's most beautiful and expressive feature. It is earth's eye; looking into which the beholder measures the depth of his own nature." (Un lac est le trait le plus beau et le plus expressif du paysage. C'est l'œil de la terre, où le spectateur, en y plongeant le sien, sonde la profondeur de sa propre nature.)
C'est par cette citation extraite de "Walden" de Henry David Thoreau que commence "The Shadow Year" ("La maison du lac"), un roman mélancolique empreint de l'atmosphère désolée d'un cottage perdu dans la région de Peak District. Lila, jeune femme brisée par l'événement tragique qu'elle vient de vivre, reçoit ce cottage en héritage et saisit l'opportunité qui lui est ainsi donnée de s'isoler pour tenter de se reconstruire, loin de sa vie londonienne et au coeur de la nature. Parallèlement à ce récit, le lecteur est emmené dans ce même cottage au début des années 80, lorsque cinq jeunes diplômés sans réelles perspectives décident de s'y installer en communauté pour un mode de vie simple et idéal, sans contraintes sociales et au contact des éléments naturels. Les points de vue de Lila (pour le présent) et de Kat (pour les années 80) sont présentés en alternance, assurant ainsi l'intérêt permanent du lecteur.
Au fil du récit, le lien entre les deux histoires et leurs personnages respectifs est dévoilé peu à peu, dressant un triste tableau de trahisons, de relations blessantes, d'idéalisme fracassé sur la réalité du quotidien. Les indices sont révélés de manière graduelle et intelligente, assurant au lecteur une découverte progressive de ce qui s'est passé trente ans auparavant, avec en point culminant un épilogue glaçant qui éclaire le mystérieux prologue. C'est au bord de ce lac que la nature, parfois très sombre, de chacun se révèle et que la citation de Walden prend tout son sens.
Une lecture agréable qui donne en outre envie de découvrir le précédent roman d'Hannah Richell, "Secrets of the Tides".


Ordinary Grace: A Novel
Ordinary Grace: A Novel
par William Kent Krueger
Edition : Broché
Prix : EUR 15,20

5.0 étoiles sur 5 "ceui qui apprend doit souffrir", 22 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ordinary Grace: A Novel (Broché)
Cette citation d'Eschyle résume parfaitement ce très beau roman par lequel j'ai découvert William Kent Krueger.
"He who learns must suffer. And even in our sleep pain that cannot forget falls drop by drop upon the heart, and in our own despair, against our will, comes wisdom to us by the awful grace of God."
Quarante ans plus tard, Frank Drum, fils d'un pasteur méthodiste, revient sur l'été tragique de 1961 dans une petite ville du Minnesota, un été émaillé de plusieurs décès dont l'un le touchera particulièrement. Meurtre, suicide, accident, les visages de la mort sont multiples cet été-là et vont marquer le jeune Frank d'une empreinte indélébile tout en l'aidant à grandir.
"Ordinary Grace" est à la fois un roman policier classique de "whodunnit" et un roman d'initiation qui raconte, dans une langue soignée, l'évolution de l'adolescent et sa perception des tristes événements qui ont fait de lui l'homme qu'il est actuellement. Frank est confronté à la mort et à l'incompréhension face à ces tragédies dans lesquelles il est difficile de trouver la moindre grâce divine. Le récit est celui d''une recherche de l'acceptation et de la paix, vue à travers les yeux d'un jeune narrateur qui décrit son ressenti et son cheminement.
Pas un thriller trépidant donc mais un roman intelligent et sensible, parfois mélancolique, qui aborde plusieurs thèmes universels: la mort, la foi, le doute religieux face à l'épreuve, l'exclusion, les préjugés d'une petite ville, tout en soulignant le caractère subjectif du regard que nous portons sur les êtres et les événements. Une lecture intéressante, loin des thrillers que l'on oublie vite, et qui donne envie de découvrir les autres romans de William Kent Krueger, ne serait-ce que pour la qualité de l'écriture.


Little Black Lies
Little Black Lies
Prix : EUR 11,99

4.0 étoiles sur 5 le sang de l'albatros, 4 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Little Black Lies (Format Kindle)
Catrin et Rachel étaient inséparables jusqu'à ce qu'un tragique accident les sépare de la manière la plus atroce qui soit: la mort des enfants de Catrin suite à une négligence coupable de Rachel. Le récit est narré successivement par trois personnages, Catrin, son ami Callum et Rachel, donnant aux événements l'éclairage limité d'une seule perspective à la fois et assurant ainsi une suspense certain, la narration de Catrin s'arrêtant bien sûr à un moment crucial où l'on se demande jusqu'où son infinie détresse pourra la mener.
Le roman est à la fois un roman policier (plusieurs disparitions d'enfants sont inexpliquées) et une réflexion sur le chagrin et la culpabilité, cette dernière étant illustrée par l'image de l'albatros dans le poème de Samuel Coleridge "The Ancient Mariner". L'action se déroule dans les îles Falklands, dont l'atmosphère à la fois âpre et poétique donne un cachet particulier aux tragédies qui s'y déroulent. Le cadre est dépaysant et le lecteur est transporté dans un univers différent, au bord des plages où viennent mourir les baleines.
La lecture de ce roman est prenante et ses thèmes poignants et universels: comment survivre à l'anéantissement de sa famille et à une culpabilité d'autant plus insoutenable que la personne brisée est aussi celle que l'on aimait comme soi-même. Si je mets quatre étoiles et non cinq, c'est en raison du contraste entre les qualités du roman précédemment mentionnées (atmosphère, poésie, suspense) et une résolution beaucoup plus caractéristique d'un roman policier ordinaire, voire un peu excessive dans sa volonté de rebondissements: il y a plusieurs surprises à la fin mais j'ai eu le sentiment que l'auteur en faisait un peu trop et que l'oeuvre aurait été beaucoup plus forte si elle s'était contentée de moins.
Cela étant dit et sous cette réserve qui ne gênera peut-être pas d'autres lecteurs, "Little Black Lies" reste un bon roman à suspense, supérieur à la moyenne du genre et que je vous conseille.


I Let You Go (English Edition)
I Let You Go (English Edition)
Prix : EUR 5,49

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 excellent premier roman, 22 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Let You Go (English Edition) (Format Kindle)
Très belle découverte que ce premier roman de Clare Mackintosh, si réussi qu'il ne présente pas les défauts habituels d'un premier roman. Je ne vous dévoilerai que le début de l'intrigue, à savoir un tragique accident de voiture avec délit de fuite, et ce afin de garder intactes les surprises que l'auteur nous réserve tout au long du roman. A cet égard, je tiens à vous mettre en garde contre certains commentaires sur Amazon.uk (que j'ai heureusement lus après le roman), qui révèlent tellement de choses que votre plaisir sera totalement gâché.
A défaut de pouvoir entrer dans les détails de l'histoire, je vous dirai simplement que "I let you go" est un thriller psychologique palpitant où le lecteur se fait délicieusement mener en bateau. Il présente en outre d'autres qualités, telles la description de l'atmosphère d'un petit village au bord de la mer, les connaissances de l'auteur (ancienne policière) en matière d'enquêtes ou encore l'analyse à la fois fine et touchante du chagrin d'une mère. Un vrai bonheur de lecture où les pages se tournent presque seules et dont on sort à la fois satisfait et très ému. A découvrir sans hésiter !


Un vent de cendres
Un vent de cendres
par Sandrine Collette
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 déception, 14 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un vent de cendres (Poche)
"Des noeuds d'acier" m'avaient un peu laissée sur ma faim, tout en y reconnaissant les promesses d'un bon écrivain. "Un vent de cendres" est par contre beaucoup plus décevant. Le début est pourtant prenant: un accident de voiture dramatique qui va bouleverser la vie du conducteur et de ses passagers. Après ce prologue, l'auteur nous emmène retrouver les survivants quelques années plus tard dans un grand domaine viticole, lors des vendanges.
A partir de là, on pense que l'intérêt de l'histoire, avec l'énumération des jours de la semaine de vendanges, va se développer pour culminer en un vrai développement de polar. S'il est vrai que Sandrine Collette parvient à distiller un certain malaise et une certaine angoisse, l'intrigue est cependant faible et peu satisfaisante. Je percevais bien les sentiments que l'auteur essayait de susciter mais sans les éprouver, comme si j'étais maintenue à distance des personnages et des événements, notamment lors d'une des scènes finales censée nous terroriser. Quant à la fin, certains la qualifient de surprenante, je l'ai trouvée pour ma part peu intéressante,psychologiquement peu plausible et inutilement gore. Dommage car Sandrine Collette écrit plutôt bien et pourra sans doute nous montrer mieux dans ses prochains romans.


[(The Carrier)] [ By (author) Sophie Hannah ] [August, 2013]
[(The Carrier)] [ By (author) Sophie Hannah ] [August, 2013]
par Sophie Hannah
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 tout ça pour ça, 14 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : [(The Carrier)] [ By (author) Sophie Hannah ] [August, 2013] (Broché)
Si de manière générale, les quelques romans de Sophie Hannah que j'ai lus me paraissaient relativement compliqués et leurs résolutions tirées par les cheveux, ils offraient cependant suffisamment de compensations pour m'inciter à en lire d'autres.
Tel n'est pas le cas de "The Carrier" (il faudrait d'ailleurs qu'un esprit plus lumineux que le mien m'explique le sens profond du titre car je n'en perçois pas vraiment la pertinence): après un début assez plaisant (une jeune femme brillante, Gaby Struthers, se retrouve bloquée dans un aéroport allemand et doit partager sa chambre d'hôtel avec une jeune inconnue écervelée, Lauren), je me suis retrouvée coincée dans un labyrinthe abscons, espérant toujours trouver la sortie, en l'occurrence un dénouement qui justifierait les heures laborieuses passées à avancer dans l'esprit tortueux de Sophie Hannah.
Le point principal de l'intrigue est le meurtre de Francine, immobilisée par une attaque depuis plusieurs années, par son mari Tim (je ne révèle rien, c'est lui-même qui le dit). L'intérêt (?) du roman est donc de savoir si Tim l'a fait, si oui, pourquoi, si non, pourquoi il s'accuse et pourquoi il ne l'a pas fait puisque Francine était odieuse, et pourquoi les proches du couple (Lauren, son mari, ainsi qu'un couple d'amis) croient (ou pas) en sa culpabilité (ou non) (vous suivez ?).
Le hic, c'est que le développement est lent et pénible (j'avais l'impression de faire un pas en avant et deux en arrière) et que les personnages sont au mieux ennuyeux, au pire antipathiques, ce qui empêche bien évidemment toute empathie ou identification du lecteur. Même le personnage de Tim, devant qui toutes les femmes tombent en pâmoison, n'a pas réussi à me toucher, tant il est mou et inconsistant.
Et lorsque après ce laborieux voyage, on a ENFIN la réponse, eh bien, on se dit qu'on aurait pu y aller directement sans perdre grand chose à l'exception d'un mal de tête naissant. Alors qu'au début, j'avais la réjouissante impression d'être dans un roman à mi-chemin entre Ruth Rendell et Agatha Christie, j'ai terminé ma lecture en me demandant 1) comment une intrigue psychologique aussi tordue pouvait germer dans l'esprit d'une romancière et 2) comment on pouvait envisager d'en faire un roman au lieu de l'écarter comme étant par trop improbable et/ou inintéressante. Même les touches poétiques insérées par le biais de quelques sonnets ne font pas mouche, tant les protagonistes sont agaçants et se prêtent peu à un amour romantique.
Vivement déconseillé donc, à moins que vous ne fassiez une thèse de psychologie et que vous n'ayez besoin de quelques cas cliniques à étudier :-)


L'Innocence des bourreaux
L'Innocence des bourreaux
par Barbara ABEL
Edition : Broché
Prix : EUR 18,50

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 oui mais..., 8 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Innocence des bourreaux (Broché)
J'avais déjà découvert Barbara Abel via "Derrière la haine" et "Après la fin" (qui m'avaient assuré de délicieux frissons de lecture) et "L'instinct maternel" (que j'avais trouvé grotesque et caricatural). "L'innocence des bourreaux" ne tient pas vraiment de l'un ni de l'autre (ce qui est plutôt positif dans le second cas ;-) ) et le seul point commun est une écriture très plaisante, d'une qualité supérieure à la plupart des romans policiers, avec notamment des images ou expressions raffinées et/ou percutantes.
"L'innocence des bourreaux" raconte l'histoire banale d'un braquage (un jeune drogué en état de manque ne voit d'autre issue pour se procurer sa dose) et l'évolution nettement moins banale de ce braquage (la frontière entre agresseur(s) et victimes devient très ténue et les protagonistes se révèlent surprenants, chacun à sa manière...).
Barbara Abel maintient longuement l'intérêt de son lecteur en présentant les différents personnages et leurs histoires avant leur arrivée dans la supérette, puis en relatant la confrontation en huis-clos entre ces êtres qui n'ont rien en commun, et enfin les conséquences sur des vies qui ne seront plus jamais les mêmes. Mais après ces pages captivantes, la dernière partie se révèle moins intéressante et j'ai été un peu déçue par le côté plus "plat" de l'intrigue lorsque celle-ci touche à sa fin, comme si elle s'essoufflait après un départ tonique et fluide.
Cela étant, "L'innocence des bourreaux" reste un livre très plaisant à lire et l'écriture de Barbara Abel mérite en tout cas que l'on s'y arrête.


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