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ARTaddict99 (Paris, France)

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Who Needs Who
Who Needs Who
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 13,15

5.0 étoiles sur 5 Un rien plus sombre, deux riens plus beau encore !, 19 décembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Who Needs Who (CD)
Wow ! Moi qui avait adoré "Wild Go" mais le trouvait un peu dispersé parfois (et avec une voix masculine dispensable), là je suis caressé dans le sens du poil (indé-pop-rock) avec de superbes compositions (j'ai un faible pour le single "Tell me" et ses arrangements quelque peu "Idaho" des débuts à la guitare saturée-mais pas-forte (leur spécialité pendant longtemps) et pour le titre de l'album "Who needs Who", mais pas seulement. Des titres à la rythmique entraînante, typiques des albums précédents, il y en a encore (ex "Last Time I saw Joe") et de ce côté là les amateurs ne seront pas dépaysés (avec la trompette en arrière-plan, les choeurs, etc..), mais moi ce que je trouve remarquable c'est la maturité qui se dégage des compositions et le chant encore plus assuré de Nona Marie Invie. Certes, il vaut mieux ne pas trop se pencher sur les paroles de certains titres (qui narrent une douloureuse séparation), et clairement cet album est encore plus mélancolique que le précédent (j'ai même pensé à Debussy au début de "Meet in the Dark") mais quelle magie de ce piano, parfois quasi nu et juste cette voix sublime qui nous emmène à nouveau loin dans le ciel nuageux que l'on voit souvent dans leurs clips...Dans "How I went down" (je sais on enfonce encore le clou côté thématique) au lieu de nous attrister, finalement, c'est la beauté de la mélodie et son caractère pop curieusement familier qui nous saisit et nous réjouit, démontrant tout le talent du groupe, et de la chanteuse-pianiste en particulier...Bref, pour moi il y a comme une dimension supplémentaire sur cet album par rapport au précédent...et une maturité servie (et visible) par de superbes arrangements (ex. sur "It's a secret" ou le piano passe du premier au second plan avec aisance, et cette insidieuse clarinette qui vient souligner le caractère intrinsèquement folk derrière l'aspect pop-sans parler du travail des rythmiques...). Si vous n'êtes pas encore convaincus, "jetez une oreille" sur le titre "Hear me", vers la fin de l'album.....Tempo lents, somptueux effets de reverb. sur les guitares, arrangements très atmosphériques, mélodie imparable, en d'autres mots, "frissons garantis". Et il y a encore d'autres perles dans cet album ....Oui, "Who Needs Who" est un beau cadeau que nous fait Dark Dark Dark, un cadeau qui me donne envie de les voir en concert, et d'espérer un futur album au moins aussi beau...Enjoy !

Atra mors
Atra mors
Prix : EUR 16,66

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magistral et impressionnant, 17 décembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Atra mors (CD)
Quatre ans après leur précédent album ("A Caress of the Voïd"),et deux ans après un album en split-CD avec le groupe BENEATH THE FROZEN SOIL, EVOKEN nous revient avec "Atra Mors", dont le titre est un terme contemporain signifiant littéralement à la fois "terrible mort" et "mort noire", choisi pour évoquer la peste, à l'époque médiévale. EVOKEN signe là peut être bien l'album qui fait la synthèse de ses précédents albums, incluant parfois certains passages death metal "old school" (comme vers la fin du spectaculaire titre "An Extrinsic Divide"-un des tous meilleurs de l'album) de ses débuts doom/death (album "Shades of Night Descending" (1994) ou l'album suivant "Embrace the Emptiness", mais aussi les lourdes et lentes ambiances d'un de leurs meilleurs albums qu'est "Quietus" en 2001, d'une part, et le son à la fois plus cristallin et plus "psychédélique" des guitares sur l'album "Antithesis of Light" (2005). Au delà de ces rapprochements, ce qui impressionne le plus dans cet album -plus noir que jamais, telle la sublime et inquiétante pochette- c'est à la fois la grande qualité des compositions et le caractère quasi-parfait de la production et des arrangements, vraiment optimaux pour cet album. Dès le premier titre "Atra Mors", cela se ressent : L'introduction avec sa rythmique oppressante et comme étouffée à la fois (comme un bulldozer en automatique) et son synthé sépulcral en arrière plan, annonce en un savant crescendo l"arrivée imminente de "la mort noire"...Les guitares sont parfaites, tranchantes et épaisses en rythmique, cristallines en "lead d'ambiance" ...créant par moment un mur à la Morgion, puis à d'autres moments (joli break au milieu du titre), l'on est parfois dans un esprit de contretemps mélodiques à la Opeth. Le chant est, comme à l'accoutumée, tantôt clair, tantôt guttural, et parfois les deux dans un même titre, et cela fonctionne à merveille. Il est très bien servi par la production. Un album d'une grande richesse qui nécessite plusieurs écoutes pour bien l'appréhender, un album avec un climat différent par titre même si certains climats (lents, majestueux, sombres mais parsemés d'une belle lumière mélodique) se rejoignent, comme dans tout album d'Evoken de la maturité. Sans faire le détail de tous les titres, signalons cependant, un fait rare chez eux, deux brefs titres instrumentaux : L'envoûtant "A Tenebrous Vision" au piano préparé, et le semi-acoustique (j'ai oublié de parler du violon qui fait un grand retour sur cet album) "Requies Aeterna", léger comme une ballade, mais qui n'oublie pas d'être aussi mélancolique. Tout est bon dans l'album, mais on peut souligner par exemple deux autres morceaux que je trouve particulièrement réussis, le majestueux "Descent into Chaotic Dream" (2 ème titre de l'album) avec cette savante alliance entre tempo très lent, caisse claire en avant et violon/synthé en fond mais aussi fondu par la suite avec les guitares (qui ont rarement été aussi expressives et mélodiques que sur cet album, je trouve-enfin certes on ne part pas de nulle part!), ses changements de rythmes et son final presque à la My Dying bride. "Grim Eloquence" est un peu du même esprit. Egalement à mettre en avant, le dernier morceau, "Into Aphotic Devastation", presque paroxystique (côté synthés c'est sûr), par ses changements de rythmes et de sons, son caractère rythmiquement débridé par moments, mais aussi par son leitmotiv mélodique. Et il est difficile d'oublier l'intro du premier titre, qui s'insinue lentement mais sûrement dans votre esprit. Bref, peut être le plus abouti des albums d'EVOKEN, avec "Quietus" pour ce qui me concerne....A se procurer d'urgence pour tout fan d'EVOKEN, SHAPE OF DESPAIR (qu'il rejoint par moments), mais aussi SKEPTICISM & FUNERAL, MORGION...

Dawn of Possession
Dawn of Possession
Prix : EUR 20,68

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Premier essai, coup de maître, 2 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dawn of Possession (CD)
"La fin du monde est pour bientôt"...vous n'y croyez pas? Alors plongez vous dans ce premier opus du groupe américain de Death Metal brutal et technique IMMOLATION ! Climat sinistre, blast-beats bien plombés (le batteur Craig Smilowski est vraiment très bon), guitares incroyables semblant surgir et repartir vers le néant aussi vite (la redoutable paire Robert Vigna et Thomas Wilkinson) et ce chant guttural si spécial du bassiste & chanteur Ross Dolan (presque à son rythme de croisière-il s'imposera encore davantage sur le chef d'oeuvre qu'est l'album "Failures for Gods" quelques années après). Pourquoi "fin du monde", parce que d'une part on ne peut oublier une fois qu'on l'a entendue l'introduction du morceau "Those left behind" et son tocsin...ou celle d' "After my prayers" par exemple....un son unique venait d'être inventé (si j'ose dire), le son IMMOLATION, un des plus grands groupes de Death Metal à mon sens, aux côtés de NILE ou MORBID ANGEL, sans oublier des trash/death précurseurs ou contemporains des débuts (AUTOPSY, SADUS, ou le bien plus large de styles ATHEIST), le groupe fondateur de référence (DEATH), d'autres compagnons de "fin du monde" tout aussi vindicatifs (OBITUARY) ou techniques (SUFFOCATION), et j'en passe. Les thèmes ne sont pas nouveaux, ils resteront quasiment toujours identiques & anti-chrétiens (en gros Dieu nous a abandonné, nous opprime à travers son église, il est responsable de nos morts, etc...-on n'est pas obligé d'être d'accord, mais cela est à appréhender dans son contexte américain ou cela prend une autre importance...). L'exécution de cet album impressionne (vitesse, lourdeur, son & production-bien qu'elle ne soit pas parfaite), les compositions aussi (même si ce n'est pas mon album préféré du groupe-je conseille en effet davantage "Failures for Gods" ou "Close to the World below"), mais c'est surtout une véritable bombe pour l'époque (1991) et pour un premier album dans ce style à la fois très technique et très rapide. Encore une fois rien que pour les titres "Those left behind", "After my prayers", ou encore "Burial ground", ou "Dawn of possession", ou "Immolation", l'achat de l'album est justifié, en tout cas pour les amateurs de métal extrême....car pour ceux qui pensent avoir affaire à un disque de hard-rock traditionnel, ce sera un trop grand choc. Au final, "Dawn of Possession" est un véritable coup de massue jouissif, à consommer sans modération....

Several Shades Of Why
Several Shades Of Why
Prix : EUR 16,90

4.0 étoiles sur 5 Serein et mature, un beau come back, 2 septembre 2012
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Le pape du "grunge sentimental" (une expression qui je trouve colle bien à son groupe, Dinosaur Jr) revient en pleine forme avec une jolie perle...ou plutôt galette....plutôt apaisée et remplie de pépites bien écrites et menées par sa guitare acoustique (il y avait eu dans le passé des albums en majorité conçus ainsi mais plutôt un live "Martin+Me" qu'un studio-ses albums solos précédents étaient en effet plutôt électrifiés). Accompagné parfois d'autres instrumentistes (Kurt Vile pour la guitare, Sophie Trudeau pour le violon, Paul Jenkins pour les synthés, entre autres), Jay Mascis joue tout de même encore une fois quelques parties de guitare électrique, en arrière-plan le plus souvent, mais parfois plus en avant-on se ferait pas!-plus pour souligner une mélodie que la guider). Jay Mascis continue d'explorer son univers de chansons d'amour et d'amitié, avec une naïveté touchante, mais aussi une belle sérénité, certes pas si nouvelle chez lui, et qui se reflète bien dans quelques douces parties de piano, de flûte, et une jeu acoustique très pur-en effet, pour ceux qui ne le connaissent pas disons qu'il n'essaie pas d'imiter les envolées lyriques et virtuoses qu'il exprime avec sa guitare électrique, non, il pose juste ses accords et mes "tricote" gentiment....-ex. "Make it right"), et ça marche. Sans détailler tous les titres, on peut signaler cependant quelques moments forts (Listen to me", qui débute le disque...une ballade typique du compositeur....très pure, "Several Shades of Why" et son jeu de guitare très mélancolique, mais le soleil n'est jamais loin avec J.Mascis -ici un violon, là un refrain- "Can I" et ses riffs à la Neil Young, "What happened" qui conclue le disque et fait le pont avec ses compositions avec son groupe Dinosaur Jr). Alors....merci Mr Jay pour ces moments de poésie et de ...musique, en toute simplicité.

Bloom
Bloom
Prix : EUR 17,69

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fascinant avant tout !, 16 juillet 2012
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J'ai découvert ce groupe récemment alors qu'il avait déjà quatre albums au compteur, j'ai eu un peu de mal à accrocher au début (commençant par quelques titres des premiers) tout en appréciant déjà la démarche, puis l'écoute d'extraits live et studio puis de l'intégralité des deux derniers albums "Teen Dream"(2010) et "Bloom" (2012) ont eu raison de moi : Trop doués, trop bons en composition, trop intelligents côté arrangements (ce n'est qu'après que j'ai appris le lien avec Robin Guthrie de Cocteau Twins-cf les deux derniers albums de Beach House sont produits sur son label). Voix fascinante de Victoria Legrand, quelque part entre la légèreté éthérée des chanteuses de style "Shoegaze" (mais davantage mise en avant que dans ses groupes) et la gravité (dans tous les sens du terme) de la divine Nico. Fascinante est également cette synthèse qui court dans tout l'album entre organique et minimal plus synthétique/artificiel, sans que ce soit péjoratif (cf l'intro de "Lazuli" et son synthé vintage, des boîtes à rythmes d'apparence simples), le simple et le compliqué, le mesuré-maîtrisé (les rythmiques, le chant) et le passionné-flamboyant jeu de guitare d'Alex Scully (l'autre membre fondateur, sinon ils ont depuis quelque temps également un batteur sur scène voire deux autres musiciens encore...). Les voix sont très bien arrangées également, et l'on pourrait presque être chez Kate Bush à la fin de "Lazuli", alors qu'on pense parfois à Marianne Faithfull, en plus lié, Mazzy Star à peine (c'est plus pour certains ambiances que pour le type de chant de Hope Sandoval, assez différent), entre autres chanteuses. Le style musical, s'il apparaît comme pop, la presse parlant de "dream pop", les formats des titres aussi (sauf le final), est tout de même largement tributaire du son Shoegaze & Noisy pop(difficile d'être juste sur les influences, mais Cocteau Twins est à citer de toute évidence, dans la seconde partie de sa carrière, mais aussi par certains aspects peut être Slowdive, Ride, voire même parfois The Cure, aussi plutôt du rock indépendant (j'oserais citer The Pixies pour la concision et dramatisation des climats par des courtes parties de guitares aïgues), allant parfois jusqu'à flirter avec des démarches plus expérimentales comme celles de My Bloody Valentine, en un peu moins noisy(surtout sur le titre "New Year", ou c'est flagrant, voire quelques passages dont l'intro de "The Hours"). On pense aussi à d'autres influences pop, trop longues à lister ici ...Au delà de ça, sans tout détailler, je reste subjugué par l'enchaînement des trois premiers titres ("Myth"/"Wild"/"Lazuli"), parfait, et par les arrangements savants (jusqu'aux percussions additionnelles pour créer ce contraste avec les éléments aériens ou mieux le porter selon le cas-cf sur "Myth"). Les guitares sont sublimes, comme lorsqu'elles explosent à plusieurs reprises (c'était déjà le cas par ex. sur les refrains de "10 Mile Stereo" de l'album "Teen Dream"). Mais ce qui me fascine aussi c'est la qualité d'écriture du groupe...rien n'est jamais facile, rien n'est à jeter...les climats sont peut être un peu plus relâchés par moments, mais c'est pour nous emmener ailleurs avant de mieux revenir (comme avec un autre chef d'oeuvre "Wishes") nous séduire. Parfois on se dit en réécoutant cet album, mais d'ou sortent t'ils? Vers quels sommets vont ils encore nous porter la prochaine fois, c'est à peine croyable, le disque est rempli de tubes (au moins 5, au plus 8/10) et semble fait pour s'écouter d'une traite...BEACH HOUSE, candidat au meilleur groupe pop-rock/indé de la décennie présente et à venir, etc...? Je ne sais pas, mais ce dont je suis sûr c'est que les autres n'ont qu'à bien se tenir au vu du talent déployé ici...Le "pire", si j'ose dire, c'est que même les inédits entendus ici ou là sur la toile, comme les "face-B" des singles ou les reprises sont des petits bijoux (je pense à "Equal Mind" par exemple). On en veut donc....logiquement, ENCORE !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 7, 2013 8:42 PM CET


Carbon-based anatomy
Carbon-based anatomy
Prix : EUR 12,55

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Touché par la Grâce....le style n'a plus d'importance !, 22 avril 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Carbon-based anatomy (CD)
Oui, l'album est trop court, enfin, il s'agit d'un mini-album presque aussi court (env. 20 mn) que l'album précédent "Traced in the Air" (env. 30 mn), mais on s'en fout. Oui, il y a encore eu des changements, qui choqueront les puristes ou certains esprits étriqués du métal (comme il en existe ailleurs, bien sûr, dans d'autres styles). Oui la pochette n'est pas des plus belles. Oui, je ne sais même pas si on peut encore parler de métal....en tout cas certainement plus de Death Metal lié à leurs débuts (quoique). Et pour mettre les pendules à l'heure, le disque commence par un chant traditionnel dans une langue d'apparence inconnue, probablement d'Asie....avec des arrangements qu'un Hector Zazou ou This Mortal Coïl n'aurait pas dédaigné (attention c'est un compliment). Puis c'est le choc avec le titre de l'album, "Carbon-based Anatomy" ! Oui le chanteur n'utilise plus le vocoder comme dans l'album précédent, il n'y a plus aucune voix Death et on entend une voix, une émotion par moments proche de celle de John Wetton, le chanteur des premiers King Crimson. Et on entend surtout une somptueuse musique, du genre qui en aurait digéré mille autres (Death Metal, Hard-Rock plus classique, Jazz, Jungle, Rock Progressif, Trip-Hop, etc...que sais-je?). Les riffs de guitares, les choeurs, les basses, les arrangements, la production, l'écriture, tout cela vous file le frisson, et la certitude au même moment d'un groupe déjà super doué encore en pleine progression, saisi dans une séance d'enregistrement ou il aurait été touché par la grâce...tout est beau, parfait, la mélancolie et la joie se mêlent, les cultures aussi, l'exaltation, l'Amour (le solo est d'une beauté à la fois pure et unique et ultra-classique, puis le chorus/la reprise, derrière, est imparable, elle se pose là) et, on le sent, par dessus tout, la Sagesse, enfin. Dès la fin du morceau on a envie de le remettre en boucle, de ne plus l'oublier. Oui, ce disque, modeste, sorti dans la modestie et sans bruit, est un (petit ou grand, je ne sais pas) chef d'oeuvre inclassable. Juste de la musique ! Tout est cohérent, même le troisième titre, "Bija!" quasiment 100 % indien, à peine un peu arrangé à l'occidentale, et encore...En fait il n'y a que 3 titres chantés sur cet album, et 3 interludes qui n'en sont pas, mais des pièces différentes, en apparence lointaines, mais chargées de sens, du même puzzle. L'album trouve son homogéneïté au fur et à mesure des écoutes. Et...on en veut encore, vivement le suivant, pour voir jusqu'ou cela peut s'élever ! Un disque d'espoir, de joie, pas seulement de technique...en fait, c'est paradoxalement une certaine simplicité qui s'en dégage. Et peut être un aperçu de la musique du XXV ème siècle qui sait?

Pyre of Lost Dreams
Pyre of Lost Dreams
Prix : EUR 20,56

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Lent, lourd, sombre, mélodique, méloDOOM en somme !, 22 avril 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Pyre of Lost Dreams (CD)
Unique album du groupe pour le moment (un trio danois qui officie depuis 2002), "A Pyre of Lost Dreams" est fascinant à plus d'un titre. Même s'il ne casse pas complètement les codes (le disque est rangé sous l'étiquette de Funeral Doom Metal), je le trouve un peu atypique et j'aime la manière dont il essaie, un peu à la manière du groupe Lantlös, de mêler Post-Rock, Black Metal et ici donc également/principalement Funeral Doom & Death Metal. Voix murmurées puis growlées, rythmique lourde et ambiances plus éthérées en fin de disque, belles mélodies (si j'ose dire) et dès le premier titre "The Black Holes of your Mind" (de toute façon il n'y en a que 4 !) on est conquis. Il y a là pas mal du Katatonia des débuts (dans les superbes chorus de guitare répétitives-je pense à l'album "Brave Murder Day" et à sa suite "Sounds of Decay", très recommandés par ailleurs!), puis un peu de Doom à la My Dying Bride, puis à d'autres moments nous sommes presque chez Evoken ou Shape of Despair (avec moins de synthés tout de même). Les pistes sont longues (3 titres de 13 à 15 mn, plus un "outro" plus court) mais collent avec le style (allergiques au versant funeral du doom -lent, lourd, etc...- s'abstenir). Toutefois cet album me semble par moments presque lumineux, pas du tout déprimant. Sur le deuxième titre "Nocturnal Dominion" ce côté Katatonien revient avec bonheur, puis en milieu de titre on est surpris par un break aux très beaux arrangements sonnant quelque peu exotique (oui, je dirais même asiatique !) sans que ce soit aucunement péjoratif, et je trouve qu'ils apportent une belle couleur à l'ensemble. Le morceau évolue encore par la suite vers un ailleurs entre post-rock et noise-rock (Sonic Youth ne l'aurait pas dédaigné). Le dernier titre enfonce le clou pour moi question influences (Katatonia & My Dying bride), avec une teinte Black/Death....(le titre finit de manière plus inquiétante qu'il ne commence) mais ça n'est pas du plagiat. En effet, le groupe sait créér des ambiances assez personnelles, des tensions et un climat plus complexes qu'il n'y paraît (écoute au casque recommandée). Les mélodies là encore sont superbes. Seul reproche, l'album s'achève par une plage carrément ambient, "Nidstong" (pas mauvaise en soi, mais pas assez créative à mon goût), que j'estime dispensable ou bien alors un peu trop longue. C'est ce qui coûte au disque sa dernière étoile. Mais cela se discute, j'en conviens d'avance.

Different Shades of Beauty
Different Shades of Beauty
Prix : EUR 19,20

5.0 étoiles sur 5 Excellent album de shoegaze-gothic/cold wave !, 22 avril 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Different Shades of Beauty (CD)
17 titres en 77 minutes....Déjà, c'est un bel effort comparé au disque précédent (éponyme) bien plus court. Une fois passée la surprise du premier album, déjà très bon et qui nous replongeait un peu dans l'esprit des groupes des années 80 tels Xmal Deustchland (en moins expérimental, certes), ou les débuts d'All About Eve...avec un son plus cristallin et moins évanescent que par exemple Slowdive (pour aller gentiment vers la tendance Shoegaze de l'album), on retrouve avec bonheur ce qui nous avait plu, mais un cran au dessus. La voix de la chanteuse est toujours aussi belle et toujours aussi prête à se rompre par moments dans les aïgus, les guitares sont toujours aussi divines, cristallines ou saturées suivant le moment, mais la production et l'écriture semblent meilleurs ici. Du coup dès le premier titre "Shattered Fairytale", c'est l'envoûtement qui commence, renforcé par la puissance de la section rythmique, et les graves bien présents pour contrebalancer le caractère aérien des guitares. Les arrangements sont superbes (je vous en laisse découvrir certains). Musicalement on est parfois plus proche des Sundays que des Cocteau Twins, mais avec plus de gravité que le premier, et autant de mélancolie que le deuxième période "Head over heels", voire même "Victorialand", toutes proportions gardées. L'album alterne tout de même des plages plus légères avec des plages plus sombres et planantes, et parfois ces contrastes figurent dans le même titre (comme dans "Holding on"). Cela s'effectue non sans paroxysmes dans certains passages ou dans quasiment tout le titre comme dans le splendide "Read me" dont le riff/leitmotiv donne le ton et le frisson d'entrée....On est dans une sorte de shoegaze-cold wave inespérée là ! Tension dramatique, rythmique lourde, contrastant avec la belle voix éthérée de la chanteuse Jennifer Manganiello, en apparence toujours sereine. Dans la même veine, "Love Only makes me Weak" vous donnera finalement le même type de frisson (c'est presque une version lente et alternative du même titre). Et pourtant le style participe aussi de la noisy-pop ou comme disent certains de la dream-pop....L'intensité d'un Ride ou d'un Pale Saints n'est pas loin. L'album comporte des passages un peu plus calmes, mais pas vraiment de temps morts, rien n'est à jeter....Et des hits il y en a (que ce soit "Nothing's wrong" en tempo rapide, "Falling from Grace" ou "Reflection", un mid-tempo à peine plus lent et plus lourd, ou bien "Can't go Home" -Il y a aussi de superbes ballades très bien arrangées comme "The Message" ou viennent s'insinuer subtilement des guitares acoustiques et davantage de choeurs, le tout baigné dans un cocon liquide de réverbération du plus bel effet). Bref, ce serait fastidieux de tout détailler. Le défaut initial qui me gênait un peu à la longue sur l'album précédent (mélodies parfois très semblables, mixage et arrangements des effets trop fondus avec un effet "diluant") est ici moins présent et l'album a du coup davantage de cohésion. L'album contient également une belle reprise semi-acoustique de The Church : "Under the Milky Way"(un groupe dont on retrouve peut être aussi un peu l'influence), titre qui leur va comme un gant. Les arrangements en sont somptueux (et le chorus de guitares magnifique). Les deux derniers morceaux, dont l'étonnant "72 bpm", très éthéré et possédant la clarté du cristal achèvent de charmer l'auditeur sensible à ce style. Un bien joli disque très généreux, en vérité !

Embrace the Emptiness
Embrace the Emptiness
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 20,25

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'album d'EVOKEN qui pose vraiment les bases de leur style, 14 avril 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Embrace the Emptiness (CD)
Après un premier album "Shades of Night Descending" de qualité honnête (sauf pour la production encore assez brouillonne et le chant pas encore totalement au point) mais atypique (tenant encore beaucoup de l'Old School Death Metal, mais déjà connotée Funeral Doom Metal par la noirceur et lenteur des morceaux -et même Black Metal pour le break du titre "Shades of night descending"), EVOKEN nous revient avec "Embrace the Emptiness", un album de 7 morceaux plutôt intéressants, un album dont la production et l'écriture apportent plus de clarté (les arrangements sont de meilleure qualité) et un style résolument "funeral" de bout en bout, ayant bien digéré les influences. Un album comportant cependant peut être plus de longueurs que le suivant, le chef d'oeuvre "Quietus".

Une introduction/pièce instrumentale plombée et lente qui vous mets tout de suite dans l'ambiance (avec ses bruits d'outre-tombe et ses réverbs en tout genre) à la fois funeral doom et ambient, puis c'est parti, et voilà du typique EVOKEN, avec le morceau "Tragedy Eternal" : Un titre qui pose vraiment le style du groupe, avec sa superbe introduction, ses synthés discrets mais enveloppants, ses guitares clinquant par endroits, et cette section basse-batterie oscillant sans cesse entre Doom et Death, un chant clair limpide ou un chant "growlé" de manière faussement étouffée, et de temps à autre une envolée mélodique de guitares, toujours insérées dans un lourd tissus rythmique. "Chime of the Centuries End" commence presque comme un morceau d'EMPEROR époque "Nightside Eclipse" question synthés, puis c'est lent, lourd, entre profane et sacré, entre funéraire et célébration, puis évolue vers quelque chose de plus mystérieux encore (parfois avec une grand dépouillement sonore, mais un dépouillement assurément travaillé, et un chant par moments sur le registre du seul murmure) et de carrément grandiose...Ambient ET Funeral Doom, en quelque sorte....en tout cas ultra-atmosphérique, c'est sûr ! (...). Dans "To Sleep Eternally" on revient par instants à l'esprit des vieux MY DYING BRIDE, avec ce violon électrique poignant et ces rythmiques dramatiques, mais des MY DYING BRIDE enterrés encore plus profondément sous terre si j'ose dire ! L'album se clôt avec le superbe morceau "Curse the Sunrise" et ses arrangements grandioses (ou tous les instruments sont à l'unisson durant les premières minutes) et ses évolutions permanentes que je laisse découvrir aux auditeurs..

Un excellent album de Funeral Doom Metal à conseiller aux amateurs de SKEPTICISM, THERGOTHON, SHAPE OF DESPAIR, MOURNFUL CONGREGATION, voire FUNERAL, etc...qui pourrait éventuellement plaire à certains fans de Doom Metal plus traditionnel mais de qualité comme MY DYING BRIDE. Cet album est aussi le chaînon manquant entre la première période du groupe (plus Death) et la grande époque (et à mon sens la meilleure) marquée par les albums suivants "Quietus" (relativement similaire de style, mais plus abouti et plus varié encore-et qui est aussi mon préféré à ce jour) et le pavé "Antithesis of Light".

Stormcrowfleet
Stormcrowfleet
Prix : EUR 12,71

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4.0 étoiles sur 5 Sombre, ultra-atmosphérique et majestueux, 24 février 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Stormcrowfleet (CD)
Un des albums fondateurs du genre Funeral Doom metal d'après les spécialistes de ce genre, ce premier album de Skepticism est un chef d'oeuvre du genre, avec toutes les caractéristiques que ce groupe va développer, affiner avec le temps. Ici ce sont les synthétiseurs (en dehors de la batterie) qui dominent (même si l'orgue est également présent, parfois en même temps) contrairement aux albums suivants ou peu à peu l'orgue prendra sa place. Du coup les guitares sont sous-mixées (sauf sur certains titres comme "By Silent Wings" ou "The Rising of the Flames" (ou l'on frise un son très T.N.B.M.= true norvegian black metal) ,mais cela n'est pas forcément gênant. La production est assez, disons "grasse et brouillonne", mais même cela donne un certain cachet à cet album. 6 compositions de 7 à 12 mn environ pour la plus longue. C'est ultra-atmosphérique, lent, lourd et aérien à la fois, avec un chant guttural en retrait et peu important en quantité (c'est presque un album instrumental à cet égard). Composé de magnifiques compositions lentes, mélancoliques, avec une influence death parfois sous-jacente, il n'engendre pas tant la tristesse qu'une certaine léthargie mélancolique...L'album s'achève d'ailleurs par une magnifique composition "The Everdarkgreen", peut être encore plus linéaire que les autres...Le voyage s'achève avec majesté. Les albums suivants seront plus précis et mieux produits (par exemple je conseille vivement "Farmakon"-un ton au dessus de celui ci tout de même-à ceux qui auront aimé celui là), mais celui ci possède une aura particulière, celle des débuts sans doute...

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