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Contenu rédigé par ARTaddict99
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ARTaddict99 (Paris, France)

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Silence
Silence
Prix : EUR 20,00

5.0 étoiles sur 5 Un excellent cinquième opus, noir et brillant..., 12 mars 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Silence (CD)
Introduction: Il y a beaucoup de groupes de métal que l'on nomme parfois avec mépris « à chanteuse » (pas moi). Cela existe dans des sous-genres (là encore pas de mépris, juste de la précision) comme le Gothic Métal, le Métal Symphonique, le Pagan Métal, le Néo Métal, plus rarement le Black Métal, le Doom Métal, etc'.et mes lecteurs fidèles savent combien j'apprécie le chant féminin, ou les groupes entièrement féminins, ce dans la Pop, le Rock, comme le Métal toutes tendances confondues (entre autres genres). Il y a des chanteuses qui excellent dans le chant guttural ou Black, comme Angela Gossow, d'ARCH ENEMY, il y a aussi celles qui excellent dans un chant de soprano classique (trop d'exemples-citons juste allez une de mes préférées, Sarah Jezabel DEVA), mais rarement les deux à la fois (là je pense à une belle exception, l'ex-chanteuse du groupe français ETHS, Candice, ou encore feu le sublime groupe de Porto Rico nommé MATRIACH), en tout cas l'on voit rarement une même chanteuse posséder à la fois un chant clair de qualité et un chant guttural/métal également de qualité. .....Et puis il y a Raffaella Rivarolo'.alias CADAVERIA (le nom du groupe-un quintet-mais aussi du nom de scène de cette dame). CADAVERIA est, rappelons-le, un groupe italien formé en 2001, après la participation de la chanteuse dans le groupe OPERA IX (entre 1992 et 2001).

Et là je ne sais pas pourquoi, album après album (« Silence » est le cinquième), même s'ils ne sont pas exempts de défauts (notamment régulièrement un abus de plans « Néo-métal » à mon goût), j'ai toujours une tendresse et une admiration pour cette chanteuse et son concept d'« Horror Metal » empruntant tour à tour des éléments au Black Métal, au Gothique Métal, au Heavy Métal, voire Power Métal, et j'en passe. Elle passe du chant clair et doux au chant guttural, hargneux, avec une facilité déconcertante et j'y trouve même désormais un peu plus de fluidité, voire de naturel. Entourée d'un solide groupe, à la section rythmique sans failles, elle peut laisser libre court à son imagination florissante, une fois encore. Les thèmes ? Globalement toujours les mêmes chez CADAVERIA, autour de l'amour & la mort, l'introspection permanente, le bien, le mal, les sentiments humains, la tristesse, la douleur, et le doute en tête.

J'avais adoré l'hymne à la fois classicisant et délirant « Spell » sur le premier album « The Shadows Madame » (2002), la puissance incisive des guitares et le sens dramatique d'« Irreverent Elegy » sur l'album « Far Away from Conformity » (2004), ou encore le très maîtrisé « Before the Apes Came » sur l'album suivant « In Your Blood » (2007), sans parler du contrasté « Flowers in Fire » (avec un côté MADDER MORTEM) sur l'album « Horror Metal ».

Et j'aime beaucoup ce nouvel album, « Silence », qui démarre très fort avec « Velo (The Other Side of Hate) », un titre pur et dur mais aussi d'une grande maturité, dévoilant subtilement plusieurs facettes du chant et de la musique de CADAVERIA, alternant vitesse et mid tempo, effets dramatiques (sur le refrain, aidé de synthés subtils, ou encore sur le break final), bref, c'est somptueux et à mon sens un des meilleurs titres enregistrés par le groupe.

Si le titre suivant, « Carnival of Doom », est un peu moins spectaculaire (mais bon ! 'avec un côté curieusement stoner dans les couplets), CADAVERIA se paie ensuite le luxe avec « Free Spirit » d'un titre qui sonne comme un hit, mais aussi le risque de sonner presque exactement comme MADDER MORTEM sur certains titres, là encore. Sur l'excellent « Death Again », les paroles en anglais sont parfois interrompues par une phrase en italien (c'est aussi une partie du charme du groupe, cette pointe d'accent qui se devine ici ou là dans la prononciation de l'anglais), et il y a une belle progression mélodique, en chant clair s'il vous plaît. Je ne vais pas vous citer ici tous les titres ('Almost Ghostly » est un peu dans l'optique du précédent titre cité, sauf qu'il contient quelques accélérations meurtrières du plus bel effet), mais citons encore le véritable tube caché qu'est « Loneliness » (et son mid-tempo au chant clair, gothique à souhait-superbe !) ou le magistral final « Strangled Idols », ou une sorte de new wave rejoint le gothique, puis tout cela se mêle pour devenir'du pur CADAVERIA. Bien joué, Raffaella (et, je dois dire, le soutien d'un groupe au top de sa forme, pour un disque par ailleurs impeccablement produit-mon préféré des 5 sur ce plan). Un excellent cinquième opus (et qui mérite cette note, rien que pour le premier titre) ! 18/20


Obscurations (to feast on the seraphim)
Obscurations (to feast on the seraphim)
Prix : EUR 13,88

5.0 étoiles sur 5 De l'excellent "Funeral Death" bien caverneux fait par un (seul) génie, 7 mars 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Obscurations (to feast on the seraphim) (CD)
Aussi lourd que BELL WITCH, aussi occulte et expérimental (et parfois dissonant) que BLUT AUS NORD, aussi caverneux que GRAVE MIASMA, le premier album sous le nom de RITUAL CHAMBER de Dario J. Derna alias Numinas, qui suit le mini-album démo « The Pits of Tentacled Screams » (2014), frappe très fort avec cet opus plus noir que noir (dans la lignée du précédent opus/demo, peut être en un rien plus "propre" côté son). Petit rappel, Dario J. Derna, originaire de San Francisco, fut le génial batteur de DRAWN AND QUARTERED, avant d'être le claviériste d'EVOKEN durant 7 ans (et notamment sur l'excellent album "Quietus"-du Funeral Doom Metal fortement recommandé par votre serviteur!), mais il fut aussi membre de FUNEBRARUM, et bien sûr le leader d'INFESTER, avec ce fameux et unique album culte « To the Depths, in Degradation » de 1994), et enfin l'auteur du projet black-métal sorti sous le nom de KRHOM.

Depuis l'inquiétante puis très lourde (dans le sens de puissante) introduction de « Into the Collective Coffin » jusqu'à l'apothéose que constitue le dernier titre de l'album, à savoir « As Dust as the Animal », en passant par le fin-du-mondiste « The Eternal Eye » (avec un côté SUNN O))) dans le caractère répétitif dans les aigus) c'est un festival de basses très profondes, à la fois de guitares accordées très bas et de basse massive et grasse à souhait, et des éclats plus aïgus par moments, comme dans « The Aphotic Dread », ou en osant parfois les dissonances en chorus, comme sur « A Parasitic Universe ». A la fois très rapide et ménageant des moments plus lents et lourds (comme dans le génial « Beings of Antropy »), avec des résonances lentes Funeral Doom rappelant à de brefs moments EVOKEN, MORGION, voire ESOTERIC, l'album fait mouche'.

Occulte et blasphématoire, le métal de RITUAL CHAMBER est malgré tout parsemé d'éclairs de lumière, sous la forme de brefs solis dramatisants qui lui donnent du relief, et de riffs dé génie (le thème de « Void Indoctrination », un de mes titres préférés, avec ses trémolos dramatiques). La batterie est plus sobre que chez DRAWN AND QUARTERED, mais demeure redoutablement efficace et millimétrée. Ce qui est vraiment renversant, c'est l'épaisseur du son et la justesse de la présence de chaque instrument, sans parler du chant, gras (jusqu'à une forme d'effacement, comme dans les premiers méfaits de TEITANBLOOD, et plus généralement, l'on est parfois pas loin des premiers INCANTATION), très grave, abyssal. Et dire que ce petit chef d'œuvre de noirceur est réalisé par un seul homme' Un one-man band qui sonne vraiment comme un groupe, c'est encore mieux ! Je dois dire que cet album constitue d'ores et déjà un bon prétendant au meilleur album Métal de l'année 2016, même si l'année vient à peine de commencer. Qu'on se le dise... Note personnelle 18,75/20


Songs from the North I, II & III
Songs from the North I, II & III
Prix : EUR 25,68

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un excellent album de métal progressif, peut être leur meilleur..., 26 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Songs from the North I, II & III (CD)
Le sextet finlandais revient avec un album encore un peu plus progressif, mais néanmoins dans le prolongement du précédent qui avait apporté plus d'ouverture au style du groupe, l'album "Emerald Forest and the Blackbird" (2012). Le choix d'enregistrer un triple-album est passablement culotté, et n'est pas sans risques, et en premier lieu celui de lasser l'auditeur. Or, même si bien sûr tout le monde n'a pas forcément matériellement le temps de l'écouter dans son intégralité à chaque fois (moi le premier), c'est le contraire qui se produit. En effet, très intelligemment, le groupe à segmenté les compositions en atmosphères distinctes, mais pas forcément opposées.

En clair un premier disque ou alterne chant clair et chant growlé, ambiances Doom lourdes et passages plus progressifs, ce parfois dans un même titre (citons le splendide et ambitieux "Silhouettes", par exemple, ou l'hymne "Lost and Catatonic"), tandis que le deuxième fait office de long intermède acoustique, non dénué de moments forts également (je pense à l'épique "Pray for the Winds to come", par exemple, ou le morceau éponyme "Songs from the North" et son beau break en finlandais comme chanté "par une fée"). Le disque débute d'ailleurs par une belle et sombre entrée au piano (en fait un instrumental dont les 3 minutes passent très vite). Le troisième disque est peut être un peu plus difficile d'approche, car il est le plus dur et le plus noir, avec une approche davantage Funeral Doom, mais il recèle de belles envolées, fussent elles sombres telles que sur "Empires of Loneliness".

Ce qui m'a conquit dans ce disque et qui transcende le genre, c'est son ouverture d'approche et d'instrumentation (j'ai beaucoup pensé à ULVER durant une bonne partie de l'album), tout comme ses qualités musicales et vocales (je le préfère personnellement à ceux de la première période du groupe), et ce tour de force du triple-album ou franchement je ne vois rien à jeter, et enfin cette joie teintée de mélancolie qui est unique (certes surtout dans les 2 premiers disques). L'album n'est pas parfait pour autant, il aurait pu aller plus loin encore dans la recherche musicale, l'inventivité, mais il est un beau cadeau, un bel objet musical et surtout un véritable voyage sonore (sans parler de la pochette et du concept) que je me devais de saluer. 18,5/20


Peat Smoke and Spirit
Peat Smoke and Spirit
par Andrew Jefford
Edition : Broché
Prix : EUR 9,26

5.0 étoiles sur 5 Indispensable si vous aimez Islay et ses whiskies, 14 février 2016
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Navré si mon titre sonne comme une publicité, mais je trouve vraiment ce livre fascinant et impressionnant, très documenté (y compris avec des données techniques précises) et en plus (as far as my English knowledge ability to judge this is concerned) très bien écrit, imagé et plein d'anecdotes précieuses...Chaudement recommandé!

Un passionné de whisky depuis plus de 15 ans...


Exquisite Corpse
Exquisite Corpse
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 6,92

5.0 étoiles sur 5 Superbe début !, 14 février 2016
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Superbes débuts du quatuor féminin de Los Angeles, cet EP fourmille de tubes tous plus envoûtants les uns que les autres, à commencer par le merveilleux "Elephants" qui m'a fait immédiatement craquer (quelle voix de sirène-et...hm quel clip aussi!)...les guitares, la section rythmique, les effets sur le chant, le caractère organique de la musique, les paroles, tout est à l'unisson pour nous transporter ailleurs...La ballade "Bille Holiday", elle, nous fait chavirer en polyphonie... La pertinence du groupe pour créer des ambiances rythmiques uniques se révèle aussi sur "Beetles", tandis que "Burgundy" nous replonge dans une douceur-langueur éthérée (avec une belle montée en puissance) à laquelle on ne peut rester insensible..."Krimson" enfin nous captive sournoisement en nous maintenant en tension du début à la fin, excellent, vraiment....Assurément un groupe doué à suivre !


Warpaint
Warpaint
Prix : EUR 15,00

5.0 étoiles sur 5 Jouissif, lancinant, inventif...on tombe vite sous le charme !, 14 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Warpaint (CD)
Beaucoup de choses ont été écrites sur ce quatuor féminin originaire de Los Angeles actif depuis 2004. Aussi je serais bref...Cet album éponyme sorti en 2014 est le second album du groupe, après "The Fool" (2010) et le EP "Exquisite Corpse", tous chaudement recommandés. WARPAINT a réussi à combiner format Pop, de belles lignes de basse dignes des meilleurs moments de la New Wave (voire même de la Cold), des riffs lancinants pur Rock Indépendant (mais il y a aussi d'autres influences plus larges), une excellente batteuse et par dessus tout sur ces belles ambiances sonores les magnifiques voix combinées des deux, voire des quatre membres du groupe....Et un je ne sais quoi de mélancolique et rafraîchissant à la fois qui s'avère vite irrésistible...


Red Forest
Red Forest
Prix : EUR 10,00

4.0 étoiles sur 5 Excellent Post-Rock, 14 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Red Forest (CD)
Excellent premier album de ce groupe nord-américain originaire de l'Ohio. Dès 2006 en effet, If These Trees Could Talk a su imposer son style, à la fois très atmosphérique et plutôt dynamique, un peu à la manière de God Is An Astronaut (qui pour moi tient le haut du pavé dans ce genre, en format court de chansons), et avec également pas mal d'intensité. Pas de jeu vocal ici en revanche ni d'incursions d'instruments exotiques, c'est la section rythmique qui a le dernier mot. Du côté des influences, il faut peut être citer Explosions In the Sky éventuellement, et comme suiveurs des dizaines de groupes...

Un album facile à écouter (ce qui n'en fait pas pour autant de l'easy-listening, hein !) et mélodique, avec suffisamment de passages contrastés pour retenir l'attention. Un album dont je préfère considérer l'entièreté que d'en détacher un titre en particulier à signaler. Du point de vue du feeling global, je vois aussi dans cet album des affinités (plus que des influences) avec un autre groupe que j'apprécie, provenant cette fois de Salt Lake City, à savoir The Waters Deep Here et leur album "Sunden" (2010).

Plutôt recommandé...


Brora (silent) - 2004 Special Release - 1974 30 year old Whisky
Brora (silent) - 2004 Special Release - 1974 30 year old Whisky
Proposé par Hard To Find Whisky
Prix : EUR 1.616,89

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un sommet...(5 * ne suffisent pas), 7 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brora (silent) - 2004 Special Release - 1974 30 year old Whisky
Je n'ai pas l'honneur et la chance de posséder cette bouteille, mais j'ai pu enfin la déguster cette année. Elle surclasse pour moi les éditions 5 et 6 (déjà plus qu'excellentes), elle est sur une palette plus douce et charmeuse, mois herbacée et moins épicée, proche de certains Port Ellen de 21-26 ans de négoce..Je m'en souviendrais longtemps, c'est juste sublime....De la complexité, de la gourmandise, de la finesse, de la tourbe mais pas seulement...J'en reparlerais par ailleurs, en tant que passionné du whisky. Cette bouteille rejoint les 5 ou 10 plus belles dégustées à ce jour (sur plus milliers). La seule chose que je souhaiterais de la part de son acheteur c'est qu'il la déguste comme il faut (le bon moment, le bon verre, le bon ami invité, etc...) et non qu'il l'a revende pour faire encore et toujours du profit...c'est un voeu pieux évidemment, l'acheteur se moque d'une telle phrase, mais il fallait l'écrire...


Thank Your Lucky Stars
Thank Your Lucky Stars
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une deuxième claque, peut être plus forte que la première..., 4 décembre 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Thank Your Lucky Stars (CD)
Peu après avoir digéré "Depression Cherry", j'apprends que le groupe avait enregistré mais gardé de côté un autre album peu après ce dernier, or le voilà, à la surprise générale, dans les bacs depuis le 16 Octobre: Il comporte 9 titres pour une durée d'environ 41 minutes. Une première écoute rapide de celui-ci me laisse à penser que c'est loin d'être une séquelle du précédent, mais bien un approfondissement de certaines approches, vers quelque chose de plus épuré et parfois plus nettement rock ou new wave, si j'ose dire, voire plus expérimental, comme sur "Elegy to the Voïd". Mais c'est toujours du BEACH HOUSE, et pas du plus mauvais, comme nous le verront un peu plus loin.

Ecoute après écoute je me dis que c'est une autre facette que nous livre BEACH HOUSE ici en quelque sorte, nous amenant vers quelque chose à la fois de plus ancien, de carrément années 1960 ("Majorette"), années 1950 ("Somewhere Tonight"), de pas si loin de l'album "Teen Dream" ("She's so lovely"), voire même le côté mécanique de "Devotion", tandis que "All your yeahs" sonne presque comme du Lykke LI faisant du BEACH HOUSE avec Simon Gallup de THE CURE à la basse...(oui, d'accord, je plaisante un peu aussi). "One thing", lui, opère le tour de force de faire la synthèse des BREEDERS et des PIXIES...à la sauce BEACH HOUSE...La fausse note dans ce très beau tableau, si j'ose dire, c'est tout de même le thème musical de "Common Girl", véritable auto-plagiat, puisque c'est exactement la même mélodie qui est utilisée dans le titre "Out on the Sea" sur l'album "Bloom".

Hormis cela (le titre est superbe, ceci dit), c'est vraiment du pur rêve et que ce soit "The Travellers" ou "Elegy to the Void", ou le groupe prend vraiment le temps de développer son propos et un improbable solo distordu et dissonant, sublimement PIXIESesque (ou VELVETien?) qui porte le disque vraiment haut...Puis c'est "Rough Song", telle une berceuse improbable (Victoria Legrand n'a jamais aussi bien chanté...), pour enfin nous conduire à l'apothéose qu'est le déchirant "Somewhere Tonight", véritable chef d'oeuvre de réappropriation d'un thème années 1950, en un slow sublime et susceptible de faire fondre le plus rebelle des coeurs. Dès l'intro, c'est la rédition assurée...guitare,orgue,chant, tout est là pour nous faire craquer. Wow, décidement, quel disque ! 18,75/20


Sovran
Sovran
Prix : EUR 19,00

4.0 étoiles sur 5 Un flamboyant retour, pas parfait mais superbe, 4 décembre 2015
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Le groupe de Gothic-Doom Métal suédois fondé en 1994, qui nous avait laissé en 2012 meurtris par le départ de la talentueuse chanteuse Lisa JOHANSSON, revient avec un nouvel album intitulé « SOVRAN » (à la pochette énigmatique bien plus réussie que celle de l'album précédent !), et une nouvelle chanteuse, Heike LANGHANS, originaire d'Afrique du Sud, au timbre doux et délicat, mais aussi à la palette large (elle a officié auparavant en solo au sein de LOR3L3I, un fascinant projet de style Dark Wave/Ambient/Electronica, mais aussi d'ISON, un groupe de Post-Rock au style éthéré et délicatement mélancolique, presque ambient, ou encore, entre autres, d'INFERIUM) bien résumé par le titre suivant de LOR3L3I: "Starnova" : [...]

Avec son entrée dans DRACONIAN, j'avais peur que son style mélancolique, doux et envoûtant (mais aussi très ouvert musicalement) se perde dans un style Doom Métal malgré tout assez balisé (que j'apprécie par ailleurs). Ce n'est pas le cas, globalement, même si ça l'est forcément un peu sur quelques titres (ce n'est pas un carton plein), mais je demeure persuadé qu'elle pourrait faire évoluer encore le groupe si on lui laissait davantage de place en tant que compositeur. Cette voix, qui se situe quelque part entre celle de Sharon DEN ADEL (de WITHIN TEMPTATION) et de Chelsea WOLFE, épouse à merveille le style mélancolique et puissant du groupe, et parvient finalement à rivaliser avec le chant « growlé » (guttural) du leader du groupe, à savoir Anders JACOBSSON (légèrement moins convaincant que dans le précédent album) et parvient à égaler, voire dépasser l'aura de la chanteuse précédente. L'album débute par le titre « Heavy lies the Crown », un lourd morceau Doom à l'intro et au leitmotiv/riff quelque peu malheureux (pour moi c'est quasiment du plagiat d'un titre de MY DYING BRIDE, mais, pas de chance, je n'arrive pas à retrouver lequel !), puis évolue heureusement vers « un peu plus de DRACONIAN », et il faudra attendre les parties chantées par Heike et les premières nappes de synthétiseurs pour (tenter) de se convaincre qu'on est quand même ailleurs.

L'album se poursuit heureusement par une majorité de titres plus personnels. Il comporte son quota de tempos moyens et lents (« Pale Tortured Blue », « The Wretched Tide » ou encore « No Lonelier Star », mon préféré des trois), assez classiques (avec alternance de parties chantées féminines et parties growlées masculines plus dures), mélancoliques à souhait, et plusieurs tubes en puissance (qui devraient marquer les esprits en concert), comme « Stellar Tombs », à l'intro rapide trompeuse, ou encore le magnifique « Dishearten », avec son intro/thème dramatique typique du groupe, et je suis d'ailleurs ravi que l'apport des synthétiseurs soit si central et à la fois discret pour appuyer les mélodies. La section rythmique est assurée, sans faille, les envolées vocales de la nouvelle chanteuse, mélancoliques plus que lyriques font mouche, les guitares parfaitement en place, leurs solis éclatants, alors on se surprend à fredonner certains passages qui sonnent déjà comme des classiques (comme dans « Rivers Between Us », ou Daniel ANGHEDE, du groupe CRIPPLED BLACK PHOENIX vient, en « guest vocalist » faire du chant clair, certes pas renversant, mais correct). L'album s'achève, dans sa version digipack en tout cas, par un superbe bonus, à la mélodie entêtante (et aux accents par moments très PARADISE LOST), « With Love and Defiance ».

Un album très attendu par votre serviteur (trop, sans doute ?), un album de qualité et qui ne décevra pas les amateurs du groupe (et mission largement accomplie au passage pour la nouvelle chanteuse, qui apporte manifestement une touche plus nostalgique à l'ensemble), restés sur le superbe précédent album « A Rose for the Apocalypse » (2011), et que je recommande également, mais, écoutant également d'autres styles, encore une fois je me plaisais à rêver que la belle Heike allait influer davantage sur le style et les compositions (certes elle participe à l'écriture des paroles) en ouvrant vers un côté Dark Wave qu'il me plairait de voir intégrer au son DRACONIAN. Cela viendra peut être avec le temps, qui sait ? Mais ne vous y trompez pas, « SOVRAN » est, malgré ces réserves, vraiment un bel album. 18/20


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