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Contenu rédigé par Daniel Roussel
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Commentaires écrits par
Daniel Roussel

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The Warden
The Warden
par Anthony Trollope
Edition : Broché
Prix : EUR 5,34

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 incontournable, 29 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Warden (Broché)
Incontournable si on aime la littérature anglaise du XIX°, et les romans moralistes.
Difficile de faire un commentaire sur un grand classique: tout ce que je peux dire a déjà été dit, en mieux, plus complètement certainement
Dans un style très clair, un vocabulaire simple, Trollope pose le problème moral suivant: la recherche d'une justice abstraite, basée sur des concepts généraux, ne risque t-elle pas de déboucher sur une situation pire que celle qui découle de la tradition, de sentiments de charité décents et ordinaires. La recherche de la Justice absolue et idéale va éveiller des passions contraires à la fois au bon sens, à l'équité et finalement entrainera pour tous le malheur (sauf pour les avocats, les journalistes et les mauvais romanciers, bref tous ceux qui se nourrissent du malheur des autres)
Féroce attaque des révolutionnaires idéalistes ou réformateurs radicaux, du journalisme tout puissant (déjà), de la légalité dépourvue de la notion de justice, et de la disparition, en ce début de la révolution industrielle, du lien certes paternaliste, qui créait pour "le maître" des obligations envers ses gens, obligations qui disparaissent lorsque l'individu, maintenant pourvu de droits civiques, est finalement seul face aux nécessités et à la dureté de la vie, et à la mort.


Keep the Aspidistra Flying
Keep the Aspidistra Flying
par George Orwell
Edition : Broché
Prix : EUR 9,27

5.0 étoiles sur 5 important pour connaitre Orwell, 31 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Keep the Aspidistra Flying (Broché)
Largement autobiographique (les origines sociales de Gordon: famille lower middle class, qui manque cruellement d'argent mais veut garder les apparences; les premières souffrances dues au manque lorsque Gordon est dans sa public school-pour laquelle ses parents se sont saignés aux 4 veines et sacrifié l'avenir de sa soeur Julia), "Keep..." introduit le concept central de l'oeuvre d' Orwell: la "décence" (Il n'emploie as encore le terme du concept abouti de "common decency"qui apparaitra je crois dans "The Road to Wigan Pier". Traumatisé par ce qu'il considère comme la soumission de la société au dieu argent, Gordon décide de se libérer de cet esclavage, refuse toute compromis et tombe de plus en plus bas dans la société, et se réfugie dans son statut de "poète" (raté). Bien entendu, il est d'autant plus l'esclave de l'argent qu'il veut s'en débarrasser, le manque d'argent étant finalement bien plus aliénant que l'argent lui même. Le manque d'argent non seulement lui fait mener une vie misérable, mais éteint toute créativité artistique-comment peut on écrire de la poésie avec 2£ par semaine?- et entraîne une frustration sexuelle insupportable (La même idée se trouve dans Burmese Days). Le personnage de Rosemary (son amie), permet d'introduire la notion de décence: il est possible de vivre décemment sans devenir l'esclave de l'argent. Coup de griffe au passage aux socialistes fortunés, en la personne de Ravelston, marxiste avec une rente de 2000£ par an (beaucoup d'argent à l'époque) et qui, comme dit Rosemary, peut se permettre d'avoir des principes.
La fin est inattendue pour Orwell le pessimiste: on s'attend à une fin tragique, comme le suicide de James dans Burmese Days: Gordon en effet doit choisir entre se joindre aux adorateurs du dieu argent, donc renier ce en quoi il croit,ou renier son humanité en abandonnant Rosemary (enceinte) à son sort. Gordon choisit de rentrer dans le rang. Est ce bien un "happy ending"? N'est il pas plutôt pessimiste de dire que finalement c'est l'argent qui l'emporte? Non, justement grâce à cette notion de "décence", qu'Orwell mentionne plusieurs fois dans les dix dernières pages, et qui permet de vivre dans le monde de l'argent, si soi-même on a des valeurs supérieures, ici la Vie symbolisée par le foetus que porte Rosemary.
En résumé:
Peut on vivre en refusant l'argent?
Ce refus n'est il pas finalement plus aliénant que l'argent lui même?
La solution peut elle être collective (le marxisme de Ravelston), ou individuelle (la "décence" de Rosemary, puis Gordon)
Le salut est finalement dans la reconnaissance d'un lien social, une vertu personnelle qu'Orwell appellera plus tard "common decency) que se retrouve d'une façon innée dans le peuple

En conclusion: une étape indispensable pour comprendre la pensée d'Orwell


Vanity Fair (English Edition)
Vanity Fair (English Edition)
Prix : EUR 0,00

3.0 étoiles sur 5 Pas Tolstoï, quand même!, 28 août 2014
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Pour reprendre un commentaire de lecteur, chronique de la vie dans une certaine société anglaise du temps de Napoléon, certes, mais difficilement comparable à "La Guerre et la Paix". Intéressant certes, mais beaucoup de clichés et de stéréotypes. Pas beaucoup d'analyses psychologiques, très peu de profondeur, aucune mystique. Des personnages drôles et parfois émouvants, mais assez superficiels. Tout est un peu convenu, "predictable". Il faut certes l'avoir lu, mais Thackeray n'est pas Tolstoï!


Aurais-je été résistant ou bourreau ?
Aurais-je été résistant ou bourreau ?
par Pierre Bayard
Edition : Broché
Prix : EUR 15,00

5.0 étoiles sur 5 Excellent, 27 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Aurais-je été résistant ou bourreau ? (Broché)
Dans un style clair et plaisant, sans jargon ni obscurité, Pierre Bayard pose les bonnes questions, et nous donne un moyen pour réfléchir sur nous même. Introspection salutaire. Qui suis-je? Que suis je capable de faire? Le Bien ou le Mal, ou, la plupart du temps, rien du tout?
. Ce n'est que lorsqu'on se trouve dans une situation de confusion totale des valeurs, que l'on doit faire des choix au péril de sa vie, que l'on peut vraiment savoir qui l'on est.
Devrait être lu par tous les donneurs de leçons médiatisés, tous les indignés subventionnés, tous ceux qui ont perdu le sens des mots et utilisent les mots fascistes, génocides, etc pour un oui ou pour un non.
Une merveilleuse leçon d'humilité


Villette
Villette
par Charlotte Brontë
Edition : Broché
Prix : EUR 7,09

4.0 étoiles sur 5 Très intéressant, 23 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Villette (Broché)
J'ai eu un peu de mal à entrer dans le roman. Beaucoup de lenteur au début. Des coïncidences (personnages qui se rencontrent 10 ans après sans se reconnaitre, etc), un peu niaises, à première vue. Puis les choses-non l'histoire, ou les personnages, mais plutôt les thèmes- prennent de la substance et de la force. Le grand thème, c'est l'opposition de la Raison et du Sentiment, à travers l'opposition catholicisme,-protestantisme. Dans le thème du sentiment, c'est la distinction Amour "frivole" et Amour "pur", ou "fraternel", le premier sur le modèle de l'amour de Graham pour Givevra, ou Paulina pour Graham, et le second celui, réciproque mais qui a bien du mal à éclore, entre Lucy et Mr Emanuel. L'incapacité de la puritaine Lucy à la moindre sensualité (sinon manger un choux à la crème). Un très beau passage (Ch XXXVI), qui met en parallèle Sylvie, la petite chien de Mr Emanuel et Lucy, qui toutes deux attendent Mr Emanuel, mais la petite chienne en jappant et sautant, et Lucy en essayant de réprimer sa joie.
Bref. Un très grand roman, mais prenez votre temps!
P.S. Le thème majeur, bien sûr, c'est la place de la femme dans la société anglaise de l'époque. Et ça, c'est traité magistralement


White Jacket; or, the World on a Man-of-War
White Jacket; or, the World on a Man-of-War
par Herman Melville
Edition : Broché
Prix : EUR 14,72

4.0 étoiles sur 5 du pur Melville, 23 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : White Jacket; or, the World on a Man-of-War (Broché)
Melville est un des rares écrivains à rendre intéressants de longues descriptions techniques. comme dans Moby Dick, ces longs chapitres sur les baleines, ici, c'est de longs passages sur l'organisation , le gréement, etc d'un navire de guerre. Et pourtant, par magie, on s'accroche


Le sujet de l'empereur: Traduit de l'allemand par Paul Baudry
Le sujet de l'empereur: Traduit de l'allemand par Paul Baudry
par Heinrich Mann
Edition : Relié
Prix : EUR 11,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 dommage, 23 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le sujet de l'empereur: Traduit de l'allemand par Paul Baudry (Relié)
un très grand livre. Malheureusement, la traduction est pitoyable. Certains passages sont tout simplement incompréhensibles. on dirait une traduction de Google! J'ai du arrêter la lecture, et depuis je cherche une autre traduction pour finir ce très bon ouvrage
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 21, 2014 11:10 PM MEST


A Tale of Two Cities
A Tale of Two Cities
Prix : EUR 0,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un grand classique, 30 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Tale of Two Cities (Format Kindle)
ayant lu Oliver Twist à 8 ans,puis Nicholas Nickelby et David Copperfield peu après,j'en étais resté à l'idée de Dickens écrivain d'histoires misérabilistes pour adolescents. A 64 ans cette année, je viens de lire coup sur coup Hard Times et
A Tale of Two Cities. Je (re)découvre un écrivain majeur qui s'attaque dans Hard Times à Hume (no less!)et dans "A Tale" aux systèmes politiques et judiciaires liberticides dominés par l'aristocratie (anglaise) ou la populace (de la révolution française) avec bien sûr une préférence pour les moindres maux du systèmConstruits aue anglais. Je comprends qu'il fût l'inspirateur de Orwell et de son idée de "common decency".Ajoutez à cela des romans construits avec la précision d'un architecte (la parfaite symétrie des personnages et événements dans A Tale est superbe), des pages organisées comme une fugue de Bach qui vous les font lire et relire pour se laisser emporter par le rythme et la musique. Superbe


Pulp libéralisme : La tradition libérale pour les débutants
Pulp libéralisme : La tradition libérale pour les débutants
par Damien Theillier
Edition : Broché

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Presque parfait, 8 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pulp libéralisme : La tradition libérale pour les débutants (Broché)
Il faut louer cet ouvrage pour plusieurs raisons
-Son but: dissiper non seulement les malentendus au sujet du libéralisme, mais également les mensonges éhontés de ses opposants (de droite ou de gauche), qui ne défendent que leurs chapelles au nom d'une "justice" et de "vertus" très contestables, et oublient en effet que le libéralisme est le fondement de notre démocratie, a sorti des centaines de millions d'hommes de la pauvreté au XX° siècle, et a triomphé, sans imposer la violence (lorsqu'il y a eu violence, ce n'est pas lui qui l'avait choisi, tant est vrai la maxime de Montesquieu: faites du commerce, pas la guerre-un peu arrangée...)des deux totalitarismes sanglants du XX° siècle
-La clarté de ses arguments. Simple et précis, assez complet, même si un peu à l'emporte pièce; Je suis d'accord sur un commentaire au sujet de Keynes, mais je crois que ce que l'auteur lui même critique, ce n'est pas Keynes, mais le détournement qui a été fait de Keynes par les politiciens anti-libéraux (de droite ou de gauche). Keynes serait il keynésien aujourd'hui?
-La conclusion que l'on doit en tirer: le libéralisme n'est ni de gauche ni de droite. On ne peut pas être libéral économiquement et conservateur socialement (lisez The Economist et vous verrez ce qu'est un journal libéral! Ce n'est ni Le point, ni Le Nouvel Obs)
Ce qui est inévitable avec un projet de cette sorte, c'est de devoir faire court, concis. La conséquence, c'est que si le livre est utile aux libéraux convaincus ou à ceux qui se posent des questions, pour leur permettre de clairement réfuter des accusations insensées (j'ai souvent moi-même dans des conversations avec des croyants de gauche rêvé d'avoir des exemples et réponses simples) il peut être vu par les non-croyants de gauuche ou de droite comme un "petit livre rouge" des libéraux. Autrement dit, alors que l'auteur espère que son ouvrage donnera envie de lire les textes fondateurs et leurs exégètes, je crois que c'est l'inverse qui en fera un meilleur emploi: c'est quand vous aurez lu Locke, Tocqueville, Bastiat, Say et Hayek, Raymond Aron, Pierre Manent, ou Monique Canto-Sperber (sans rien dire de Sophocle et des Evangiles)que vous trouverez ce livre utile
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 30, 2013 8:03 AM CET


La Frégate Pallas
La Frégate Pallas
par Ivan Gontcharov
Edition : Broché

3.0 étoiles sur 5 spécial, 29 juin 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Frégate Pallas (Broché)
J'ai acheté (et lu) "La Frégate Pallas" sur les conseils d'une amie russe suite à une conversation sur Oblomov. Je ne suis pas porté sur les récits de voyage en général, mais celui-ci est spécial, car il reprend beaucoup de thèmes chers à Gontcharov et en particulier ses analyses des sociétés (ici des microcosmes). On y décèle donc beaucoup d' éléments que l'on retrouvera dans Oblomov ou l'Etrange Maladie. Pas à lire absolument, mais intéressant


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