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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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Cursus Impasse:Pendlomic Vows
Cursus Impasse:Pendlomic Vows
Prix : EUR 17,13

5.0 étoiles sur 5 "The Apocryphalic Wick", 24 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cursus Impasse:Pendlomic Vows (CD)
Ces gros tarés de Howls Of Ebb ont encore pondu une aberration musicale cette année… pour notre plus grand plaisir.

C’est un groupe que je suis ravi d’avoir découvert avec sa première sortie, déjà chez I, Voidhanger à l’époque, car il s’agit vraiment d’une des formations death metal les plus intéressantes du moment.
Vigil Of The 3rd Eye proposait déjà une musique peu orthodoxe, constituée de riffs vicieux et psychédéliques, aux plans parfois aussi imprévisibles qu’improbables.
Avec le mini The Marrow Veil, la formation de San Francisco introduisait des passages ambient tout aussi particuliers, livrant deux compos extrêmement longues entrecoupées d’une plage purement ambient et ô combien sinistre.

Cursus Impasse… peut être considéré en quelque sorte comme une synthèse des deux : ils ont trouvé un équilibre entre une musique basée sur les riffs, toujours aussi tortueux, alambiqués et dissonants, et ces passages léthargiques et purement atmosphériques, espèce de dark ambient psychédélique.

La folie reste le maître mot pour décrire ce disque, on a vraiment l’impression qu’ils écrivent leurs morceaux dans un état second (voire tertiaire ou au-delà).
En effet, à l’écoute de ce disque, on a l’impression d’halluciner en permanence, avec une alternance d’images tantôt monstrueuses et terrifiantes, tantôt étranges et fascinantes. Le côté occulte, qui n’est pas ce qui prédomine de prime abord, ressort davantage ici, d’autant plus quand on se penche un peu sur les textes.

Cursus Impasse... est une œuvre d’une richesse et d’une profondeur incroyables, aux lectures et interprétations multiples, selon l’humeur et l’état d’esprit dans lesquels on l’écoute. Le bizarre, le chaotique, l’occulte, le délirant, le cauchemardesque se côtoient dans une alchimie malsaine et dérangeante.
Howls Of Ebb est une entité véritablement à part, qui continuera certainement à évoluer dans sa propre sphère ; ça fait partie de son identité.

Retrouvez cette chronique sur le site auxportesdumetal.com


Dreamless
Dreamless
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "The Void Alone", 24 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dreamless (CD)
Ah, le dernier Fallujah… Sacré morceau que j’ai dû me coltiner là. Au point que je me suis demandé si j’étais la bonne personne sur ce site pour le chroniquer. Sans doute pas, d’ailleurs, mais j’ai l’avantage de connaître suffisamment la discographie du groupe pour exprimer ma modeste opinion en ces quelques lignes.
En fait, écrire cette chronique n’a rien de difficile, dans la mesure où Alex Hofmann, frontman du groupe californien, l’a fait pour moi.
Je vais donc me borner tout simplement à commenter les extraits qui me sont parvenus avec le pack promo, une fois n’est pas coutume. Navré d’avance pour les non anglophones (vous n’aviez qu’à bosser vos cours au lycée, na !).

“I think the metal scene is immeasurably lacking in bands that offer emotional and atmospheric material. Metal can’t remain as single serving as it is and hope to keep relevance. […] It is for this reason that I think the world (or the metal world for that matter) has already been waiting for a band like Fallujah.”

Eh oui, rien que ça. Il ne prend pas son groupe pour n’importe quoi, le Alex.
Ceci dit, il y a un peu de vrai dans ce qu’il dit : Fallujah est un des groupes de la sphère death metal les plus ambitieux qui soient. Ils le prouvent une fois de plus avec ce dernier jet, dans lequel ils ont mis une emphase particulière sur les atmosphères oniriques, créées par des mélodies aériennes et des solos lumineux qu’on leur connaît déjà. L’ajout de passages électro (deux interludes et quelques intros) achève de mettre en place cette touche tellement personnelle de Fallujah. On citera aussi le chant féminin, qui fait une courte apparition sur The Void Alone et Abandon notamment.
Tous ces éléments étaient déjà présents sur le précédent, me direz-vous. Mais ici, ils sont mis en exergue et s’équilibrent très bien avec leur côté plus brutal.

“Simply calling it death metal would be inaccurate. This album is a major step forward with the goal in mind of transcending the limitations of not only the death metal sound but the scene at large.”

Il est vrai que, même si en le décorticant on retrouve le même esprit que sur l’album précédent (qui, lui, était un grand pas en avant dans leur musique), Dreamless donne l’impression aux premières écoutes de représenter une évolution majeure dans la carrière de Fallujah. Je dirais même que le changement de label va dans le même sens : Unique Leader, leur label précédent, a décidé de proposer récemment beaucoup plus de sorties brutales que les années précédentes, où on pouvait trouver plus de groupes étiquetés death prog et même deathcore. Dreamless correspond tout à fait à ce qu’on trouve dans le style chez Nuclear Blast.
Quant au style en question, c’est du death progressif, joli cache-misère quand on voit tous les genres que peut embrasser un album comme celui-ci, comme je l’ai déjà évoqué plus haut.

“The main theme revolves around various films and the emotions they evoke from my own past. Each song manifests not only the themes within dialogue, but the colors and cinematography as well.[…]The real treat will be seeing if the fan base can decipher the themes of the lyrics and figure out what films correlate with which songs.”

Je pense que ce qui caractérise le mieux cet album, c’est son aspect cinématographique. C’est une musique de film certes atypique, puisque très brutale, mais les ambiances sont très évocatrices.
C’est sans doute cet atout qui lui permet de fédérer autant les fans de tech death et ceux du metal progressif. La partie purement death metal de ce disque, ainsi que la technique (de haut vol, faut-il encore le rappeler) n’en sont clairement plus l’essence, c’est l’atmosphère et l’émotion qui s’en dégagent qui priment désormais. Ce que confirme Alex :

“I want the kids to be able to put the record on and actually feel something real. I think if I had to direct their emotions it would be those of nostalgia, memories and someone of blissful ignorance. […]The melodies and atmospheres on this record are powerful in that way for all of us so we hope it has the same effect on other.”

Je suis certain que les prochaines écoutes que je consacrerai à cet album seront bénéfiques, tant sa richesse semble insondable.
Alors, au final, pourquoi me retenir dans la notation ? Eh bien tout simplement parce que je le trouve un peu long : il fait un quart d’heure de plus que le précédent et je ressens encore, malgré les interludes, une sorte de linéarité à la longue.
On va dire qu’au stade actuel de mes écoutes, j’en suis arrivé à cette conclusion. Mais ce défaut à déjà tendance à disparaître au fil du temps.
Il demeure que Fallujah réussit une fois de plus un sacré tour de force, fuyant tout immobilisme et proposant un album j’oserai dire fédérateur, moins hermétique que le reste de sa discographie et à l’ambition intacte.
Au final, Alex avait raison : ce qu’ils jouent aujourd’hui a sans doute quelque chose d’unique.

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Scent of the Buried
Scent of the Buried
Prix : EUR 20,82

4.0 étoiles sur 5 "Sinister Incantation", 13 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scent of the Buried (CD)
Interment fait partie de ces nombreux groupes suédois qui s’embarquèrent dans l’aventure du death metal aux tous débuts de la scène sous l’influence des groupes de Stockholm, mais qui n’ont hélas jamais passé le stade de la démo à l’époque.

Sauf que dans le cas d’Interment, la détermination d’un éminent personnage a permis au groupe de se remettre sur pied et redémarrer sa carrière dans les années 2000. Ce personnage en question est Johan Jansson.
Entre la fin des années 80 et le début des années 90, ce dernier faisait partie des groupes les plus importants de la scène d’Avesta, scène qui a vu l’émergence (et la disparition prématurée) de formations comme Uncanny, Fulmination et Moondark. Interment était l'un de ceux-là et s’est malheureusement éteint après sa troisième démo, enregistrée à l’Unisound de Dan Swanö.
Jansson était par la suite (et l’est encore aujourd’hui) impliqué dans de nombreux projets, tels Centinex, Dellamorte, Uncanny et Moondark.

Interment a été remis en service en 2002, avec Jansson et Kennet Englund (déjà un des membres d’origine) en son sein et a mis un certain temps avant de se lancer : un split avec Funebrarum en 2007, avec en couverture une illustration emblématique du maître Thorncross, puis un album en 2010, le terrible Into The Crypts Of Blasphemy.
Sur ce tout premier album du combo, soit vingt ans après sa création, Interment fait ce qu’il sait faire de mieux : du swedeath classique pur et dur, avec ce riffing tronçonneuse au son crasseux, cette ambiance d’outre-tombe typique, ces plans rythmique caractéristiques. Classique certes, mais réalisé avec beaucoup de professionnalisme et de conviction, avec des compos inspirées et accrocheuses ; un très bon retour de la part d’un groupe qu’on avait complètement oublié.
Conjointement à l’album, le groupe a mis à l’honneur ses anciennes démos sur la compilation essentielle Where Death Will Increase 1991-1994.

Et nous en venons à ce dernier album, qui arrive six ans après. Il faut dire que l’emploi du temps des participants est des plus chargés, vu le nombre de projets dans lesquels ils sont impliqués. Interment s’était « contenté » de sortir des splits entre les deux albums.
Ceci dit, je pense que l’attente en valait la peine : Scent Of The Buried est un pur produit swedeath comme on les aime, authentique et réalisé avec soin, avec des compos incisives et inspirées.
Je le trouve un cran supérieur à son prédécesseur. Déjà parce que la production est meilleure : plus en relief, plus puissante, plus nette tout en conservant l’identité suédoise qui nous tient tant à cœur. Et pour cause : vingt-cinq ans après leur toute première démo, ils sont revenus au Sunlight Studio de Tomas Skogsberg, ingénieur on ne peut plus qualifié pour mettre en valeur leur musique.
Ensuite, et surtout, parce que les riffs m’ont plus marqué. Ça ne s’explique pas, ça s’écoute et ça s’apprécie. Aucun amateur de swedeath qui se respecte ne peut rester indifférent devant un tel déploiement d’efficacité à l’ancienne : Chalice Of Death, le morceau titre, Rise Of The Dead, Nailed To The Grave sont autant de brûlot qui mettent au tapis de la plus simple des manières.
L’ambiance de mort qui règne sur ce disque est aussi un élément clé qui donne à ce disque son caractère suédois bien trempé et toute sa saveur.

Du classicisme, du rabâché maintes et maintes fois, mais ça reste hautement appréciable quand c’est aussi bien fait. Dans ce style, pas besoin d’inventer l’eau tiède à chaque fois ; mais encore faut-il connaître et maîtriser la recette qui a déjà eu tant de succès. Interment est de ces vieux briscards qui savent y faire et Scent Of The Buried nous le montre de manière ostensible.

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O Agios Pethane
O Agios Pethane
Prix : EUR 19,67

4.0 étoiles sur 5 "Sodomize The Weak", 13 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : O Agios Pethane (CD)
On continue dans les rééditions des vieux albums de Blood. Cette fois-ci, c’est Dunkelheit qui s’y colle. L’album, initialement sorti en 1993 chez 1MF à l’instar du précédent, a déjà fait l’objet de rééditions, dont une en vinyle en 2013.
Celle-ci ne propose aucun rajout, il s’agit simplement d’un digipack en édition limitée.

Un an d’écart avec Christbait, même studio d’enregistrement, même label, léger changement de line-up qui n’affecte cependant pas les compos : ça sent le surplace.
Effectivement, Blood persiste dans son assemblage death/grind, avec des tempos moins frénétiques et des riffs plus lourds, tout en conservant le format court avec un seul morceau dépassant les trois minutes.

Malgré leurs nombreux points communs, je trouve cet album un poil supérieur à son prédécesseur. Déjà, il y a plus de riffs qui m’ont accroché l’oreille, avec ce style rappelant la scène britannique contemporaine (Benediction, Bolt Thrower) et même Sinister sur By The Way Of Grace. En outre, l’ambiance est ici un peu plus perceptible ; ça vient aussi du fait que les paroles parlent plus volontiers de mort et d’atrocités qu’auparavant, des titres comme Sodomize The Weak sont pour ça assez gratinés. Blood a cependant encore des comptes à régler avec la religion (Christbait, God Left The World).
Et pourtant, difficile de croire qu’on puisse construire une quelconque ambiance sur des morceaux aussi courts.

La couverture d’origine est d’une laideur repoussante, la réédition n’en a hélas pas proposé de nouvelle.

Un album sympathique autant que méconnu qui méritait d’être remis au goût du jour avec cette réédition.

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Scream From the Tomb Below
Scream From the Tomb Below
Prix : EUR 15,50

3.0 étoiles sur 5 "Ripped From The Crypt", 13 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scream From the Tomb Below (CD)
Tiens, je ne l’avais pas, celui-là, dans ma collection des « Vomit ».
Trio de Portland fondé en 2012, Witch Vomit faisait initialement partie de l’écurie Headsplit, label local qui sort principalement des K7, dont celles de groupes comme Cemetery Lust ou Nekro Drunkz aux côtés de compilations d’Embalmer, Excruciate ou Infester. Vous voyez le genre : old school jusqu’au bout des ongles.

Witch Vomit ne déroge pas à la règle, puisque c’est bel et bien du death plus old school tu meurs.
Néanmoins, il ne répond pas tout à fait aux critères de ce que j’aime appeler le Portland Death Metal : d’habitude, c’est du gros death lourd, caverneux, plein de réverb’, plus ou moins ouvertement calqué sur Incantation. Ici, le groupe s’est beaucoup plus inspiré du death britannique et en particulier de Bolt Thrower, avec ces touches grind typiques de leurs débuts et quelques passages en d-beat.

Si la réverbération n’est pas vraiment de mise sur ce disque, la lourdeur, elle, y est. Il y a du plan doomique à foison et même les accélérations sont plombées.
Cet album est truffé de riffs très accrocheurs, je retiens notamment les titres de la seconde moitié de l’album comme Witch Cunt et Primal Rite Of Death.
Bien entendu, ce n’est encore pas un disque qui brille par son originalité. Mais je trouve que c’est bien le seul défaut qu’on peut lui trouver.

Le death old school, c’est une mine inépuisable de groupes tous plus ou moins identiques à leurs sources d’inspiration. Mais une fois cet état de fait accepté, on se met à apprécier sans arrière-pensée, et même dans une certaine mesure sans a priori, ce genre d’album.
A Scream… est un disque qui ne fera certainement pas date, mais qui fait le boulot comme il se doit ; personnellement, je ne leur en demande pas plus.

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Perennial void traverse
Perennial void traverse
Prix : EUR 17,00

4.0 étoiles sur 5 "Cadaverous Creature", 13 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perennial void traverse (CD)
Je l’ai évoqué à plusieurs reprises, lors d’anciennes chroniques : la scène death metal norvégienne, autrefois dans l’ombre de son homologue black metal, a désormais son mot à dire. Au fur et à mesure des sorties, il se dégage même un caractère, un style particulier et propre à cette scène. On ne peut toujours en dire autant de tous les groupes qui pratiquent le death old school, hélas…

Reptilian est un nouveau groupe, puisqu’ils existent depuis 2012 et qu’ils n’ont qu’un split à leur actif avec ce premier album. Ils font tous partie d’un autre groupe, appelé Cockroach Agenda et qui n’a pas fait grand-chose jusqu’ici. Un d’eux fait aussi partie d’Inculter (avec lequel ils ont fait leur split) qui pratique un brutal thrash bien sauvage et sympathique.

Avec cet album, on fait immédiatement le parallèle avec une autre formation de la même scène : Obliteration.
Déjà parce qu’ils ont aussi tendance à faire des morceaux à rallonge (c’est encore plus vrai chez eux) avec des changements de rythmiques incessants, passant d’un doom de plomb à des accélérations aussi sauvages qu’inattendues. Ensuite parce que la production est la même : on a ce même son organique, notamment au niveau de la batterie, qui sonne comme si on était dans la même pièce.
Ce qui nous ramène à la principale influence de Reptilian, autre point commun avec Obliteration par conséquent : Autopsy, et en particulier Severed Survival.
Il y a régulièrement des plans qui rappellent cet album. Le chant est aussi un peu inspiré de celui de Chris Reifert, écorché et sans artifice, avec un rendu tout de même moins imposant.

Passées ces similitudes qui ne posent finalement aucun problème, on découvre un groupe qui a de l’inspiration, du talent de composition et aussi dans l’exécution et qui parvient avec aisance à nous pondre un premier opus sans longueur, sans réel temps mort, avec des riffs terribles à la pelle et une ambiance poisseuse et typiquement nécro (même si, apparemment, ça cause aussi de mythologie aztèque).

A l’instar d’Obliteration, tout le bien que je viens d’en dire ne m’est pas apparu évident dès la première écoute : Perennial Voice Traverse est un disque qui demande du temps pour être compris, apprivoisé. De prime abord, on constate que c’est un énième disque de death old school, peut-être un peu au-dessus de la moyenne en termes de crasse. Mais les écoutes se succèdent et l’intérêt va grandissant, c’est le signe que l’album est décidément bien au-dessus du lot. Les morceaux sont tellement longs et riches qu’on a l’impression que le disque contient bien plus que six titres. On pourrait presque parler de compos à tiroir.

M’est avis que la Norvège va nous fournir de plus en plus de groupes comme celui-ci. Ce qui est sûr pour l’instant, c’est qu’ils ont tous quelque chose de plus ou moins frais à proposer, qu’on arrive encore à les distinguer. La scène n’est pas encore arrivée à saturation et, de mon point de vue, on en est encore loin.
Profitons donc pleinement de ces très bonnes sorties. Car Reptilian est une formation qui tire largement son épingle du jeu, proposant un death certes très Autopsyen mais qui possède néanmoins une qualité d’écriture qui lui est propre.
Je soutiendrai cette scène jusqu’à ma mort (ou la sienne), car je n’ai rien entendu d’inintéressant jusqu’ici ; ils sont encore davantage dans la qualité que la quantité, pourvu que ça dure.

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Sentient
Sentient
Prix : EUR 22,40

4.0 étoiles sur 5 "Ancient", 13 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sentient (CD)
Voilà du death old school comme j’aimerais en entendre plus souvent : à l’ancienne, mais pas rétrograde pour autant.
Quatuor de Chicago, Nucleus sort ce premier album chez Unspeakable Axe, label affilié à Dark Descent qu’on connaît pour ses références bien old school. Mais ils n’ont pas chômé depuis leur création en 2012 puisqu’ils ont déjà deux démos et deux EP à leur actif. Et en ce qui concerne les EP, le second est quand même meilleur que le premier, avec sa production de démo.

La reprise de Timeghoul sur le second EP peut faire penser à tort que Nucleus s’en inspire beaucoup ; mais il n’en est rien. En effet, on ne retrouve ni la brutalité de la première démo, ni l’avant-gardisme de la seconde du vieux groupe du Missouri.
Nucleus, c’est tout simplement du death des débuts de la scène, encore thrashisant et bien pêchu, avec un net surcroît de technique par rapport à la plupart des sorties estampillées « old school death metal ».

Sentient, c’est un peu une usine à riffs qui tuent : bien nerveux dans la première moitié de l’album, plus lourds dans la seconde, il y a toujours une réelle accroche quelle que soit la tendance. A ce titre, on observe vraiment une dichotomie sur cet album, autant au niveau des influences : les premiers morceaux sont plus rapides et on retrouve, sur le riff d’attaque de Dosadi et Cube en particulier, des riffs à la Demilich ; autant sur la fin, c’est le mid, voire doom tempo qui prédomine, plans qui trahissent des colorations Incantation/Immolation (le solo à la fin d’Ancient est typique du style Vigna, par exemple).

Certes, on a l’impression comme ça qu’il n’y a rien de bien frais sur cette galette. N’empêche qu’ils s’en sortent rudement bien, les bougres. On ne s’ennuie pas une minute sur ce disque et la qualité d’écriture est d’un tel niveau qu’on a très envie de se le repasser une fois de plus après le final terrible Starflyer, dont on ne sent clairement pas les sept minutes.
Le seul défaut que j’y trouve, c’est ce chant sans goût ni sentiment, d’une exaspérante linéarité.
Du reste, j’aime vraiment beaucoup cet album qui, comme je l’ai dit, fait dans l’old school sans se montrer indigent dans les compos. C’est le plus important.
Il y a aussi une certaine ambiance qui plane. Même si elle ne m’évoque pas spécialement des thèmes SF, comme ça devrait a priori être le cas, je considère tout de même que c’est un bon point.

Quand on voit une couverture de Dan Seagrave, ça attise forcément la curiosité. Et cette fois-ci, ça valait complètement le coup de lui consacrer du temps. Des albums aussi efficaces, bien écrits et finement exécutés dans ce style, je n’en récupère pas si souvent.

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Bacterya
Bacterya
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 "The Worm Immune", 17 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bacterya (Téléchargement MP3)
Je dois avouer que la scène death metal argentine ne m’évoquait absolument rien jusqu’à ce que je m’intéresse à ce groupe. Il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Vibrion fait partie des « plus prolifiques », avec deux albums sortis respectivement en 1995 et 1997 sur le petit label local disparu depuis, Frost Bite.
Pour la petite histoire, le groupe s’appelait Chacal lors de sa création, patronyme changé pour Vibrion quand ils eurent vent de l’existence du Chakal brésilien.

Maintenant délocalisé en Belgique, le groupe est toujours mené par Luis Cederbord et Fabian Fernandez, qui étaient tous deux dans Chacal à l’époque. Fabian Fernandez ne participe apparemment pas aux tournées en dehors de l’Argentine, il est alors remplacé par Mathias Vibrion.
Pour cet album, ils ont aussi dans leurs rangs un guitariste français, Lou-Indigo, et l’actuel batteur de Putrid Offal, Laye Les Pessy, qui a quitté le groupe après l’enregistrement de l’album.

Vibrion n’avait rien proposé de neuf depuis 2002 et l’EP Instinct (très moyen, de mon point de vue).
Malgré le temps qui a passé, le groupe argentin est resté fidèle à sa formule de toujours : du death metal old school jusqu’au bout des ongles. Si presque vingt ans séparent Closed Frontiers, leur second album, de ce dernier en date, cet écart passe inaperçu à l’écoute de Bacterya. Le son n’y est guère plus moderne, les compositions et les riffs sont du même tonneau.
Vibrion a toujours beaucoup ressemblé aux groupes de death américains, en particulier Morbid Angel et Immolation. Ce sont encore ces deux influences qu’on retrouve ici, et c’est souvent flagrant. Sur un titre comme The Walls Of Caffa, on retrouve autant de plans à la Bob Vigna qu’à la Trey Azagthoth. Des exemples comme celui-ci, il y en a tout au long de l’album.

Au-delà de ça, ça reste très bien exécuté. Vibrion a toujours cette même complexité rythmique alliée aux riffs bien nerveux et assez techniques de Luis Cederborg.
Je trouve que la production dessert un peu les compos : le son est assez plat et ne fait ressortir aucune ambiance particulière, ce qui est vraiment dommage. Malgré une équipe de production plutôt chevronnée (Andy Classen, Jérémie Bézier), on est loin de la puissance et de la profondeur de la production Sunlight dont avait pu bénéficier leur second album.

Sans être un album particulièrement passionnant, Bacterya a son lot de compos accrocheuses, jouées par des musiciens très compétents. On aurait aimé que l’ébauche de personnalité qui semblait poindre sur Closed Frontiers soit développée davantage ici, mais ce n’est manifestement pas le cas. Il reste que les amateurs de death old school bien gaulé y trouveront sans doute un minimum d’intérêt.

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The triumph of ruin
The triumph of ruin
Prix : EUR 19,68

4.0 étoiles sur 5 "Lords Of Barren Fields", 17 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The triumph of ruin (CD)
Ryan est de retour après quelques années sans nouvelles de son projet funéraire.
Cet intervalle de temps a été mis à profit pour compléter la mue de son projet, semble-t-il. Car The Howling Void sonne toujours doom mais moins funéraire que jamais.

Ryan a opté pour une forme mélodiquement et atmosphériquement plus aboutie, pour une musique plus apaisante et plus intellectuelle, voire plus intime.
Le chant guttural n’est pas réapparu, reste un chant clair toujours aussi laconique et discret (mais juste, il faut quand même le signaler car ce n’est pas toujours le cas).
Les compos sont bien moins longues qu’auparavant (une seule atteint les huit minutes), ce qui donne un opus digeste de trente-huit minutes. Très court pour du doom.

On sent que Ryan a voulu faire parler la mélodie aux dépens de la section rythmique : sur The Nine Worlds Wept et Silence After The Storm, la batterie se fait très discrète, se limitant tout juste à quelques coups de tome grave histoire de marquer le temps, au profit des mélodies jouées par guitares, violons et claviers.
Malgré le ton globalement plus aérien de l’album, The Triumph Of Ruin reste sur un ton résolument mélancolique et présente quelques reliquats doom/death, comme la lourdeur de certains plans générée par de gros riffs de guitare ; mais ceux-ci ne sont désormais plus majoritaires, il faut s’y faire.
Where Once A River Flowed peut être considéré comme le plus funéraire, mais il est enrobé de suavité mélodique et des nouvelles subtilités atmosphériques dont Ryan semble s’être entiché.

The Howling Void garde quand même à mes yeux un bon pied dans le metal extrême, car il a su conserver la substantifique moelle de ce qu’est le doom funéraire, c’est-à-dire les atmosphères lugubres et profondément mélancoliques qui évoquent une agonie interminable.

Au final, j’ai trouvé cet album passionnant, envoûtant et même touchant. Etant grand fan de doom funéraire, je respecte néanmoins ce changement d’orientation, qui me paraissait finalement inéluctable si on met en perspective l’évolution du projet The Howling Void. C’est bien mieux ainsi, Ryan s’en tire largement avec les honneurs et cet album présente de grandes qualités d’écriture avec des compositions intelligemment construites et orchestrées.

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Rotten Spiral
Rotten Spiral
Prix : EUR 11,66

3.0 étoiles sur 5 "Neurotic Propaganda", 17 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rotten Spiral (CD)
Ayant apprécié la réédition de leur premier album, il me paraissait logique de jeter une oreille sur leur dernier album en date.
M’étant limité au premier album, je n’avais aucune notion de ce qu’ils avaient fait depuis leur reformation.

C’est donc avec une certaine déception que j’ai découvert la teneur de ce Rotten Spiral ; car si Schizo garde une certaine forme de brutalité dans sa manière d’aborder le thrash, le côté extrême, les ambiances blackisantes et la sauvagerie de leurs débuts n’est plus de mise ici.
Au lieu de ça, ce sont un son très propre, des riffs carrés mais gentillets, un chant qui a perdu de sa hargne que nous propose le combo italien maintenant.

En se penchant sur la partie la plus récente de leur disco, on constate que le changement a été amorcé avec l’album précédent, Hallucination Cramps (2010). Cicatriz Black (2007) portait encore plutôt bien son nom, on y sentait un peu de la hargne des débuts.
Sur Rotten Spiral, c’est certes bien fait et exécuté, mais la musique ne s’adresse plus au même public qu’avant. En fan d’extrême, je n’en ai absolument pas pour mon argent (façon de parler, ça ne m’a rien coûté) sur ce disque. Je voulais me faire agresser violemment, je me suis fait à peine caresser (aussi une façon de parler, ces mecs ne sont vraiment pas mon genre).

Voilà, Schizo est devenu un groupe de thrash, tout bêtement. Brutal certes, mais seulement thrash. Pour des gars qui ont été à l’avant-garde du bourrinisme extrême dans les années 80, je trouve quand même ça dommage.

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