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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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Kaosmakt
Kaosmakt
Prix : EUR 10,99

4.0 étoiles sur 5 "Astrale Reiser", 10 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaosmakt (CD)
Avant de récupérer ce dernier album de Dodsfall, je connaissais ce groupe uniquement de nom et aucun de leurs précédents méfaits n’a particulièrement attiré mon attention.
Cependant, j’ai apprécié celui-ci dès la première écoute, sans pouvoir expliquer pourquoi dans un premier temps.
Quand je me suis replongé dans l’écoute de Kaosmakt, je me suis rendu compte que c’était parce qu'il était tout bonnement bien gaulé.

En effet, c’est déjà nickel au niveau du son : le tandem Devo Andersson/Tomas Skogsberg a fait un travail de production remarquable, au-delà de la publicité que la seule évocation de ces deux noms peut susciter.
Ensuite, parce que le riffing d’Ishtar est irréprochable ; il fait toujours mouche, rappelant tantôt du très bon black brutal à la suédoise, tantôt du black plus orthodoxe, entre la tendance norvégienne et du early Watain (la belle époque, quoi) ; franc et direct, mais plutôt élaboré et fort bien exécuté.
Le vocaliste Adramelech – qui, au moment où j’écris ces lignes, a quitté le groupe - n’est pas en reste non plus, et livre une prestation remarquable, de même que le batteur de Valkyrja, Jocke Wallgren.

Quarante minutes qui passent assez vite car on ne s’ennuie à aucun moment, la qualité des titres étant homogène bien que ceux-ci soient assez variés.
Même si on n’atteint pas le génie et que le combo n’a pas inventé l’eau tiède, faire un album correct et intéressant dans ce type de black metal tient de la gageure pour un bon nombre de groupes, il suffit de voir la qualité moyenne des sorties du style ces dernières années.

Cet album m’a sans doute plu parce que je n’en attendais rien, finalement. Toujours est-il que si vous avez envie de vous faire plaisir avec un album de black sans prise de tête et très bien fait, voici un disque de choix.
Sorti en digipack et CD normal, ainsi qu'en vinyle limité à quatre cents exemplaires.

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Morbid Death
Morbid Death
Prix : EUR 8,99

3.0 étoiles sur 5 "Feast On The Priest", 6 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Morbid Death (Téléchargement MP3)
Allez, un nouveau groupe suédois de swedeath. Comme c’est original !
Certes, ils n’ont pas inventé l’eau tiède, mais ils se débrouillent pas trop mal.

Leur premier album est doté d’un gros son bien gras et caverneux et ils ont de la suite dans les idées question riffs de tueur.
Leur growler est assez exceptionnel, là aussi il faut bien le dire.

Même si le groupe reprend au pied de la lettre les codes du swedeath à la sauce moderne, à savoir du death sombre et brutal avec ce son de gratte typique, des rythmiques en d-beat entrecoupées de plans de blast, des thématiques très axées sur le décès fatal, la mort éternelle, le trépas funeste et autres malheureux malheurs, il faut quand même leur concéder qu’ils le font très bien.
Je ne m’ennuie pas une minute à l’écoute de cet album, dont les morceaux poutrent sévèrement sa maman. Ecoute un peu un Funeral Creep avec son refrain meurtrier, tu m’en diras des nouvelles !
Le morceau mid tempo Psalm From The Slaughtered permet de respirer un peu dans toute cette violence, et s’avère d’une lourdeur accablante.

Ils méritent largement d’être épaulés par des membres de Bloodbath : Per Eriksson pour quelques solos, Anders Nyström pour le logo du groupe.

En amateur de swedeath, je dois admettre que je prends mon pied à écouter ce sympathique album sans prétention mais qui fait correctement le boulot. Un petit plaisir à savourer si vous avez besoin de gros son qui décoiffe.

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Axiom
Axiom
Prix : EUR 8,99

4.0 étoiles sur 5 "Militant Hate Church", 6 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Axiom (Téléchargement MP3)
Attention, Infernal War est de retour. Et ça tombe à pic, parce qu’on ne peut pas dire que les sorties en black brutal pullulent en ce moment.

Pour ceux qui ne les connaissent pas –ignares…-, ce groupe polonais pratique depuis une quinzaine d’années un black metal brutal et martial, synthétisant à sa façon des influences du Marduk le plus belliqueux et d’Angelcorpse (ce n’est pas pour rien si Pete Helmkamp avait été invité sur Redesekration) avec une vitesse d’exécution qui ferait passer le Panzer Division pour un album mid tempo.

Comme on peut s’y attendre, leur formule n’a pas changé. Tout juste le son qui est un peu plus clair et puissant ; ce qui, dans ce style, est loin d’être un défaut.
Infernal War ne perd pas de temps et balance le blast furieux et le riff assassin dès les premières secondes de l’album. Warcrimer semble avoir plus de coffre que jamais et crache sa haine à la face du monde. Le batteur Stormblast n’a toujours rien à envier à des pointures comme Nils Fjellström et Emil Dragutinovic.

Il y a de la tuerie à foison sur cette galette ; à titre personnel, j’adore le duo Paradygmat/Nihil Prayer sur lequel on a vraiment l’impression de se faire piétiner par les hordes de l’Enfer.
Malgré une durée conséquente (quarante-deux minutes, leur album le plus long), pas moyen de décrocher de ce disque, on attend de se prendre la prochaine mandale à chaque changement de plage.

Bien que j’aie une préférence pour les deux albums précédents, qui contenaient notamment plus de solos et qui étaient encore plus haineux, cet album ne fait pour autant pas tache dans leur discographie.
Pour ceux qui en ont marre du black metal décadent et efféminé et qui cherchent du gros bourrin burné, Infernal War vous propose cette année une belle pièce du boucher.

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Curse of the Skinless Bride
Curse of the Skinless Bride
Prix : EUR 19,49

3.0 étoiles sur 5 "Resurrection Of The Coffin Born", 6 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Curse of the Skinless Bride (CD)
The Grotesquery est né en 2009 avec l’association de Rogga Johansson, l’homme aux (trop) nombreux projets death old school, et Kam Lee, figure mythique du death metal floridien et vocaliste légendaire, alors que ceux-ci collaboraient dans le projet Bone Gnawer.
Le but étant de faire du death metal old school (non ?! sans blague ?!) avec des thématiques d’horreur/épouvante. Un peu du death style Razorback, mais avec un son plus propre.

Sur ce dernier jet, ils ont choisi de mettre l’emphase sur le concept et l’histoire, avec des interludes narratifs qui mettent bien dans l’ambiance. Le thème est toujours très lovecraftien et cet album conclut la "Coffin Born Trilogy".
Du coup, je trouve qu’ils ont moins soigné l’écriture des morceaux, qui sont moins variés et moins percutants que sur les deux albums précédents.
Le son y est aussi pour quelque chose, car il est certes plus puissant et moderne mais on entend beaucoup moins bien la basse que sur The Facts & Terrifying Testament… (il faut dire que Dan Swanö avait fait un sacré boulot sur celui-ci).

Mais bon, ça reste fun. Et les growls de Kam Lee sont toujours aussi impressionnants.
J’aime en particulier Hastus Homecoming avec son refrain très fédérateur et This Is The End, dont le refrain chanté fait un peu pastiche de Moonspell.

On passe quand même un bon moment avec Kam & Rogga, qui sont toujours à fond dans leur délire.
Les riffs sont moins inspirés, mais les interludes sont une vraie valeur ajoutée et collent tout à fait à l’esprit de départ du groupe.

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Black flesh redemption
Black flesh redemption
Prix : EUR 11,04

4.0 étoiles sur 5 "Cursed Liberation", 6 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black flesh redemption (CD)
Surprise surprise, Demonical sort un EP, ce relativement peu de temps après leur bon dernier jet.
Autant le groupe est habitué aux splits (le plus récent étant un hommage à Discharge aux côtés de Nunslaughter l’année dernière), autant pour les EP c’est une première.

Comme on peut s’y attendre, la teneur de ce mini est on ne peut plus proche de ce qui précède. Demonical pratique toujours un swedeath sombre et incisif, avec un riffing bien rentre-dedans qui envoie à plus d’une reprise au tapis son auditoire.
Le morceau à retenir ici serait pour moi le mid tempo Throne Of Perdition, à la lourdeur particulièrement écrasante.
Les habitués du groupe et les fans de swedeath au son moderne et caverneux apprécieront également le reste des compositions, toutes plus efficaces les unes que les autres.

Un EP très satisfaisant, ma foi. Pour ceux qui ont peur de s’ennuyer sur une galette entière, voici une très bonne alternative sur laquelle le groupe parvient à condenser intelligemment tout son savoir-faire en quelque dix-sept minutes.

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Dawn of the Nine
Dawn of the Nine
Prix : EUR 19,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "A New Day Will Rise", 6 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dawn of the Nine (CD)
J’avoue que pendant longtemps, je suis resté sous l’emprise du seul premier album d’Unleashed, qui pour moi canalisait l’essence de ce que le groupe avait livré de meilleur dans sa carrière.
Puis, au fur et à mesure je récupérai des albums qui confirmaient cette assertion (Victory, Sworn Allegiance) ou l’infirmaient (Hammer Battlion ou le récent Odalheim).
Fort heureusement, les seconds sont les albums plus récents du groupe de Johnny Hedlund, ce qui m’a permis d’appréhender ce Dawn Of The Nine sans a priori négatif.

Et je fus bien inspiré de me pencher sur ce dernier-né, puisqu’il s’agit indubitablement d’une nouvelle réussite dans leur discographie.
Il se situe clairement dans la lignée de son prédécesseur, à savoir un death metal au son de guitare plus léger et légèrement moins incisif mais pour une musique beaucoup plus ambiancée avec de fines notes black subtiles qui avaient déjà fait le succès du mythique Where No Life Dwells.
L’album est aussi très mélodique et propose des solos toujours aussi excellents de Fredrik Folkare, qui est doublé d’un riffmeister hors pair.
Les compos sont véritablement envoûtantes : rien qu’à écouter un Land Of The Thousand Lakes, on est immédiatement happé par l’univers mythologique sombre et guerrier que retranscrit parfaitement Unleashed ; et que dire du titre éponyme, un peu construit façon doom traditionnel avec un démarrage lent et épuré, suivi au milieu d’un riff heavy très sabbathien qui arrive complètement à point nommé, se terminant sur un interlude instrumental et acoustique tout à fait approprié.
On appréciera également le petit clin sur The Bolt Thrower, indéniablement inspiré du groupe auquel il fait allusion, et sans doute le morceau le plus direct de l’album.

Ces exemples ne sont pas exhaustifs et je gage que chacun trouvera son morceau fétiche sur un disque qui ne présente pas vraiment de moment creux.
Pär Olofsson a par ailleurs réalisé, comme à son habitude, une couverture remarquable on ne peut mieux assortie au propos.

Ainsi, Unleashed offre une nouvelle pièce de choix, située dans la continuité des plus récentes réalisations en termes de qualité. Tout en reposant sur de solides acquis, Dawn Of The Nine se démarque par sa profondeur due au travail conséquent sur les mélodies et atmosphères, ces dernières soulignant admirablement le concept auquel elles se rapportent.

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Grinding Christian Flesh
Grinding Christian Flesh
Prix : EUR 17,45

3.0 étoiles sur 5 "Sodomfeast", 25 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grinding Christian Flesh (CD)
Infernus de Portland, Oregon…
Avec le nom de l’album, la couverture et la dégaine des protagonistes, on se serait attendu à du black bien bestial de derrière les fagots.
Certes, leur black est assez primitif et evil, mais pas spécialement bestial (en même temps, c’est Moribund).
Là, c’est du beau riff bien exécuté et des mélodies bien audibles, une production assez propre.
Le groupe lorgne régulièrement vers le thrash : Verminnihilation est parlant dans ce sens, avec son énergie punk thrash débordante ; quant à Whore Of Christ, on dirait carrément du Venom. On retrouve même du black death mélodique à la suédoise (Worms In The Casket illustre très bien cela).

Et comme la reprise de Crush The Jewish Prophet le laisse imaginer, ils sont aussi très influencés par Inquisition ; à ce titre, Hang The Gutted Christian, qui est une composition d’Infernus et non pas une reprise comme on pourrait le croire, fait figure de pastiche tant le morceau se rapproche du style d’Inquisition. Même le chant est calqué sur celui de Dagon, c’est dire.

A part ça, même si je trouve l’album relativement long (quarante-huit minutes, mais avec les deux reprises), mais c’est super fluide et énergique avec des compositions bien construites et inspirées.
Les reprises ont un intérêt limité, car trop proches des originales.
Au final, on passe un assez bon moment en compagnie d’Infernus, même s’ils n’apportent rien de neuf et qu’ils ne possèdent pas vraiment une patte bien à eux.

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Remnants of Immortality
Remnants of Immortality
Prix : EUR 8,91

4.0 étoiles sur 5 "Recipe For Death", 25 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Remnants of Immortality (Téléchargement MP3)
Ceux qui ont eu le courage de fouiller dans la prolifique scène death metal hollandaise old school ont dû fatalement tomber un jour sur le nom d’Eternal Solstice, groupe de vieux briscards qui ont connu pas mal de déboires à leurs débuts, avec plusieurs séparations avant même la sortie de leur tout premier album en 1994 (The Wish Is Father To The Thought). Une fois lancés, ils sortirent deux autres albums de bonne facture, avant une séparation en 1997.

Ce jusqu’à 2010 et leur reformation autour de deux membres originels. Deux splits voient le jour chez Dark Descent : l’un avec Decrepitaph, l’autre avec leurs compatriotes de Pentacle.
Et c’est donc logiquement chez ce même Dark Descent que sort leur dernier-né, Remnants Of Immortality.

Personnellement, j’ai pu mettre la main récemment sur les rééditions du split avec Mourning (1992) et de leur premier album, pour lequel j’ai une nette préférence car il livre un death/thrash bien nerveux et sacrément inspiré.
Bien que proche de groupes comme Mourning ou Sempiternal Deathreign, le penchant doom/death n’a jamais vraiment été prédominant dans la musique d’Eternal Solstice.
Et comme on peut l’imaginer, la refonte du groupe propose toujours un death metal typé old school, avec l’ensemble des éléments précités : death, thrash avec un soupçon de doom.

D’entrée de jeu, Eternal Solstice en impose : après une intro doomy instrumentale, le groupe enchaîne sur un riffing bien groovy qui fait automatiquement taper du pied et headbanger en parallèle. Le son est énorme, super propre et agressif ; ce qui sied tout à fait à la musique des Bataves. On reconnaît clairement ce death metal old school assez typé floridien –il faut dire que le groupe tire son nom d’un titre de Massacre.
Massacre est une influence à laquelle on pense à plusieurs reprises, mais leur retour a été moins convaincant que celui-ci. Toutes les compos de ce disque font mouche et malgré des colorations old school très prononcées, Eternal Solstice joue une musique à la technique amplement suffisante et qui a assez de patate pour terrasser n’importe quel groupe de jeunots qui pratique le même style aujourd’hui.

Que ce soit sur du morceau assez expéditif –comme Ritual Prey qui culmine à moins de trois minutes- ou sur un format plus long -Recipe Of Death avec son démarrage ébouriffant à 2:00, et sur lequel le groupe affirme ses tendances doom-, Eternal Solstice s’en tire toujours avec les honneurs.

Comme pour de nombreux retours –Morgoth et Massacre sont aussi dans ce cas-là-, le groupe a essentiellement misé sur la puissance et a mis de côté les ambiances typiques du death old school, ce climat de mort qui plane sur leurs premières sorties.
A vrai dire, ça ne m’a pas empêché d’apprécier ce disque, que j’ai trouvé finalement plus efficace que le dernier Convulse, qui a contrario restait encore bien ancré dans les atmosphères d’antan avec sa production analogique.

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Palemoon
Palemoon
Prix : EUR 17,68

4.0 étoiles sur 5 "Far Beyond The Light", 25 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Palemoon (CD)
Groupe du seul Nocturnus Horrendus (N.H.), Corpus Christii a toujours plus ou moins respecté les codes de l’orthodoxie black metal norvégienne, que ce soit dans ses périodes les plus primitives en début de discographie ou sur la trilogie Torment.
L’album qui s’est quelque peu écarté de ce modèle est Luciferian Frequencies, plus varié que ses prédécesseurs au niveau des tempos et du riffing, qui donnait fréquemment dans la dissonance ; un album sur lequel Corpus Christii sonnait à la fois plus épuré (fini les claviers épico-symphoniques, les boîtes à rythme au son trop synthétique et les tonnes de reverb sur la voix), plus ambitieux et plus personnel. En gros, le meilleur album à ce jour, à mon humble avis.

PaleMoon fait en quelque sorte un peu marche arrière, en revenant à des riffs plus directs, à du tempo plus linéaire.
La production n’est heureusement pas aussi raw que sur les premières sorties, même si la voix de N.H. n’a jamais sonné aussi naturelle.

Bien que le black de Corpus Christii soit revenu à une forme plus basique que sur Luciferian Frequencies, mais aussi moins ambiancée, N.H. a gardé un certain talent pour la composition et nous pond des morceaux bien accrocheurs et marquants, à défaut de posséder une certaine profondeur.

Le premier titre est tout à fait représentatif de cela et offre un contraste intéressant entre une apparente brutalité et un côté immédiat et un penchant mélodique et poignant.

Même si tous les morceaux sont un peu construits sur le même modèle, ce PaleMoon ne souffre pas tellement d’une linéarité trop pesante, car il y a sur chaque titre de quoi le distinguer des autres.

Mention spéciale pour les deux derniers morceaux qui sont légèrement au-dessus du lot, à mon goût.

Tout ça pour dire que j’aime bien ce dernier album de Corpus Christii, mais qu’il n’est peut-être pas aussi ambitieux qu’il aurait pu être, compte tenu de ce que proposait son prédécesseur. Il manque le côté atmosphérique et occulte avec cette touche de modernisme qui allaient très bien sur Luciferian Frequencies et qui marquaient une réelle évolution dans la musique de N.H.

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Peste Negra Muerte Negra
Peste Negra Muerte Negra
Prix : EUR 18,78

4.0 étoiles sur 5 "Venganza Obscura", 25 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Peste Negra Muerte Negra (CD)
Voici le quatrième album de ce groupe péruvien fondé en 1992 longtemps confiné dans l’underground.
Anal Vomit a pour habitude de nous livrer des offrandes au Malin à la crasse tenace, une musique directement dérivée des fondateurs du black/thrash –Sarcófago, principalement- avec ce côté chaotique et très approximatif, ainsi qu’une bonne dose de bestialité propre à la scène latino-américaine.

Pour Peste Negra…, ils ont opéré quelques changements, le moindre étant le changement de label.
Déjà, ils ont un nouveau batteur, Joe Hoyle, qui vient du brutal death ; autant dire qu’il est carrément plus rapide et plus précis que Toñín Destructor, et son jeu est également plus varié.
J’ai envie de dire que c’est positif, car ça met aussi en valeur le jeu des autres musiciens, qui ne sont pas complètement des manches à la base.
En conséquence, il faut un meilleur son ; et c’est le cas, car tout est plus audible et la crasse d’antan est moins d’actualité.

Mais alors, Anal Vomit a vendu son âme à l’Ange du Profit et fait de la soupe bon marché pour gotho-pouf en manque de sensations fortes ? Claro que no pues, huevon.
Les Péruviens sont toujours aussi convaincus de ce qu’ils racontent, tout en conservant ce second degré à toute épreuve et cette énergie punk/thrash dans leur musique démoniaque, le tout entouré d’une aura bestiale.
En plus, il n’y a jamais eu autant de morceaux en espagnol, langue qui va tout à fait au style pratiqué (cf. Morbosidad, Perversor et compagnie).

Au final, Peste Negra… est un album solide, doté d’un riffing inspiré et d’un jeu plus précis pour un groupe qui a conservé son authenticité et sa punktitude, toujours ancré dans la frange la plus evil et primitive du metal extrême. Le Pape est mort, Dieu est mort, il fait sombre et on fornique comme des cochons : tout va pour le mieux.

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