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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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The Infernal Hierarchies, Penetrating The Threshold Of Night [Explicit]
The Infernal Hierarchies, Penetrating The Threshold Of Night [Explicit]
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 "Under The Eclipse Of Tiphareth", 30 avril 2014
Pact est un trio de Pennsylvanie, avec déjà un album chez Moribund, datant de 2012.

Pour ceux qui connaissent ce premier jet, ce dernier The Infernal Hierarchies, Penetrating the Threshold of Night prend une autre direction.
The Dragon Lineage Of Satan cultivait un black occulte et limite bestial, avec une production assez crue.
Le dernier album est quant à lui beaucoup mieux produit et mise avant tout sur un black brutal et puissant, à décorner les bœufs (comme le vent du même nom).
Ceux qui aimaient la spontanéité et la bestialité occulte du précédent seront sans doute un peu déçus.
Pour ma part, ce disque m’a bien retourné les neurones : les compos sont longues et ambitieuses avec un riffing loin d’être linéaire et une basse qui bénéficie largement du mixage très équilibré, avec des lignes très intéressantes se démarquant admirablement bien des plans de gratte. On note une petite dose de dissonance dans les riffs, touche complètement dans l’air du temps.
Vocalement, c’est inhumain : à grand renfort d’effets à gogo, Hag beugle à tue-tête comme un possédé des paroles sataniques et occultes, comme on peut s’y attendre.
Il reste tout de même quelques touches d’occultisme dans ce magma brutal, à l’image du passage mid tempo au milieu d’Asmodeus Beast Of Judgement.

Rythmiquement, c’est aussi très varié et le groupe tire son épingle du jeu autant dans l’up que le mid tempo.
Comme les maîtres suédois du style black brutal (Dark Funeral, Setherial) sont avares de sorties ces derniers temps, on est obligé de se fournir ailleurs…

Un très bon disque à la brutalité salvatrice, pour un groupe qui a très bien su évoluer depuis son premier jet, de mon point de vue : plus professionnel, plus inspiré, plus percutant. Un must en black brutal cette année.

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A New Code of Morality
A New Code of Morality
Prix : EUR 8,99

4.0 étoiles sur 5 "Of Rutting Beasts And Drifting Herds", 30 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : A New Code of Morality (Téléchargement MP3)
Formé à Londres en 2004 en tant que projet parallèle de membres de Beef Conspiracy et Infected Disarray, Twitch Of The Death Nerve reste en sommeil après un unique split en compagnie de Corpse Carving et Bludgeon en 2005. Le style pratiqué est du même acabit que dans les projets annexes : du death brutal et gore.
C’est avec l’arrivée de Lille Gruber de Defeated Sanity que ça repart et voici donc le premier album, sorti chez Comatose et produit par le frontman Tom Bradfield.
Contre toute attente, j’ai été très agréablement surpris par la qualité de ce premier jet ; car, à l’écoute des différents autres groupes auxquels les géniteurs de Twitch sont affiliés, il était très probable qu’on aurait affaire à un produit brutal death lambda et sans grand intérêt.
Ce doit être la présence de Lille Gruber, batteur à la frappe caractéristique, qui a changé la donne.

En effet, c’est du death très brutal, très technique mais loin d’être dénué de subtilité ; en fait, c’est très proche de ce que fait Defeated Sanity : même complexité rythmique (forcément), riffing assez proche bien qu’un peu moins riche (encore que...), ambiance sombre et pesante avec quelques samples de films par-ci par-là. Il manque juste les plans de basse de Jacob Schmidt, en fait.
L’autre chose que j’ai beaucoup appréciée, c’est que la qualité des compositions est croissante au fur et à mesure que le disque avance. Les premiers morceaux sont très brutaux et laissent imaginer une suite linéaire et sans saveur à la violence stérile ; Scores Of Sores offre déjà des plans mid tempo d’une particulière lourdeur et les titres qui suivent offrent leur lot de riffs accrocheurs et mémorables par-dessus le marché. Le guitariste n’abuse pas des harmoniques, ni des plans slam, ni du typique « branlage de manche » incompréhensible, trouvant le juste équilibre entre complexité et accroche immédiate. Difficile de se retenir de headbanger sur un Well If The Turkey’s In The High Chair, qui en est une parfaite illustration.
Il y a même des passages un peu plus mélodiques, comme au milieu de The Pitezel Family Holiday, un des meilleurs titres de l’album avec son mid tempo ternaire redoutable.

Un petit mot sur la couverture, réalisée par Marco Hasmann (qui a travaillé avec Fleshgod Apocalypse, Visceral Throne, Beyond Creation, Septycal Gorge notamment) : dépliable, à l’illustration fine et pleines de détails sordides.

Reste à savoir si Twitch ne va pas demeurer dans l’ombre de Defeated Sanity justement, car leurs styles sont vraiment très (trop sûrement, pour certains) proches.
A mes yeux, tant que la qualité est là, je ne boude pas le produit ; la scène brutal death est tellement saturée de Suffocation-worshipers, de sous-Disgorge et de pastiches de Deeds Of Flesh sans avenir, qu’on ne peut que se réjouir que Defeated Sanity se tiennent en nouveau chef de file d’une légion de la qualité de Twitch Of The Death Nerve.

Retrouvez la chronique de cette pépite (et bien d'autres pépites) sur le site "auxportesdumetal.com"


Dj Club Series
Dj Club Series
Prix : EUR 5,95

3.0 étoiles sur 5 "Deep Inside", 28 avril 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dj Club Series (CD)
Deuxième compilation mixée pour le trio SOS (Omid 16b, Demi et Desyn Masiello) et dernière à ce jour, pour la nouvelle série Dj Club Series de Ministry Of Sounds.

Les deux sets sont radicalement différents, à tout point de vue.
Le premier est de très loin le meilleur des deux et offre une sélection entre house, prog house et tech house sur la fin, avec pas moins de vingt-sept titres globalement assez deep.
Le set avance tranquillement à 123 bpm mais cultive un groove imparable avec des rythmiques riches et dynamiques, le tout aidé par un mix d'une fluidité remarquable.
Ne serait-ce que l'enchaînement entre "Isabel", "Reality Check", l'antique "Deep Inside", "Overcast" et "Colours", tous plus ou moins imbriqués les uns dans les autres. Excellent !

Le second set est désespérément mou et s'enlise dans de la house/prog house assez minimalisme sur des titres interminables et répétitifs. C'est bien dommage, car on a là une série de productions de SOS et d'Omid tout seul, qui ont prouvé par le passé qu'ils étaient de très bons producteurs.
A mes oreilles, seuls les trois derniers morceaux valent le coup, dont le fabuleux "Acido" de Renato Cohen et Technasia, un titre tech house avec un ligne de basse entêtante et des effets de scratch qui aurait fait un excellent morceau de début/milieu de set.

Au final, il vaut mieux s'en tenir au premier CD, qui montre le trio très inspiré avec un mix d'une classe rare tout en étant irrésistiblement groovy.


Wormcult Revelations
Wormcult Revelations
Prix : EUR 18,32

3.0 étoiles sur 5 "Devotion's Final War", 28 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wormcult Revelations (CD)
Encore un trio américain, d’Alabama celui-ci.
Un premier album indépendant est déjà sorti en 2011, dont voici la suite : Wormcult Revelations, premier chez Moribund.

Wormreich développe un propos black metal résolument orienté vers l’occultisme sous une forme assez moderne. La production est claire et puissante, les tempos sont variés, le riffing est dissonant.
La reprise de Deathspell Omega (DSO) n’est pas là par hasard, on sent clairement l’influence des Poitevins dans leur musique, bien que leurs plans soient bien moins tordus.

L’atmosphère est très prenante, notamment grâce aux nombreux plans en mid tempo, aux interludes et aux instrumentaux de claviers, chants monastiques et divers samples çà et là. C’est là que réside toute l’âme du groupe, entièrement voué à l’occulte et au ritualisme satanique. En regardant les noms des morceaux, on constate que Wormreich a voulu se doter d’un concept fort, à défaut d’être original.
Cet album a des allures d’EP de par sa durée qui dépasse à peine les trente-cinq minutes (qualificatif utilisé sur certains sites, mais qui n’est pas l’information que j’ai reçue) ; néanmoins, EP ou longue durée, la concision de l’album m’a semblé être une de ses qualités.

En ce qui concerne la reprise de DSO, elle reprend les riffs de l’originale mais interprète plus librement le final initialement bruitiste, en lui substituant des samples assez sinistres (des halètements et des chœurs inversés du meilleur effet), plus en accord avec le reste du disque. Elle clôt idéalement l’album, tout comme l’originale sur Si Monumentum.

La couverture de Rafael Tavares est particulièrement réussie et colle très bien au concept et à la musique.

Wormreich livre une œuvre occulte intéressante, au rendu assez différent de ce qu’on peut entendre de la part d’autres maîtres américains comme Nightbringer ou Averse Sefira, deux entités à la personnalité très forte. Wormreich n’a pas encore une aura équivalente, mais on sent tout de même une conviction très forte dans leur propos.

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The Talas of Satan
The Talas of Satan
Prix : EUR 5,99

3.0 étoiles sur 5 "Coq Au Vin", 28 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Talas of Satan (Téléchargement MP3)
Groupe monégasque signé chez Apathia, label français avec des groupes comme Pryapisme et Wormfood, HAH (on va les appeler comme ça, c’est plus mignon) font honneur à leur bannière : ils pratiquent un metal extrême fourre-tout, entre éléments électro, grind déjanté, samples et scratch de tout et n’importe quoi, et surtout une bonne dose de second degré.

Leur troisième album que voici se situe dans la lignée de ce qu’il proposaient auparavant, et on prend plaisir à retrouver les structures syncopées et les plans successifs imprévisibles dont ils ont le secret.
En voyant la couverture, on a l’impression que des colorations orientales vont dominer ; c’est le cas sur le morceau d’intro et à plusieurs autres reprises tout au long du disque. Mais rien ne domine jamais vraiment chez HAH, hormis l’humour à toute épreuve.
En parlant d’humour à toute épreuve, j’ai cru entrevoir une pointe de moquerie sur KRR et 한오백년, qui me semblent pasticher respectivement le brutal death ultra technique et la musique traditionnelle coréenne. Il y a bien d'autres moqueries disséminées un peu partout.

La recette du jour est le Coq Au Vin, pour ceux qui ne savent pas quoi manger.

Pas le temps de s’ennuyer sur ce disque de vingt-deux minutes et des brouettes, durée suffisante pour ce genre de délire.
On sent quand même qu’il y a une certaine maîtrise des instruments, qui leur permet de faire tout ce qui leur passe par la tête.
Il y a largement de quoi se poiler un bon coup et ça fait toujours le plus grand bien… avant de retourner à quelque chose de plus sérieux, bien entendu.

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Thrones
Thrones
Prix : EUR 8,99

4.0 étoiles sur 5 "Sumon The Storms", 28 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Thrones (Téléchargement MP3)
L’hiver normand doit être réellement terrible pour que des entités comme Aurvandil puissent en émerger.
En effet, j’ai rarement entendu un groupe hors Scandinavie dont la musique évoque à ce point froid, solitude et désolation.

Aurvandil, au nom d’inspiration mythologique scandinave, est à la base seul aux commandes de ce projet, et s’est récemment offert les services d’un batteur permanent, notamment pour ce dernier Thrones.

Depuis sa signature chez Eisenwald Tonschmiede, un « mini » (de plus de quarante minutes, quand même) et un album ont vu le jour (nuageux et à la lumière blafarde) avant celui-ci.

En termes de ressenti, je situerais le black metal d’Aurvandil à mi-chemin entre la solitude Burzumienne, la nostalgie Drudkhienne et le vide de Hate Forest.
Sur Thrones, Aurvandil retourne à une production assez primitive, mettant en avant un riffing monolithique secondé par une basse vrombissante et une batterie linéaire, qui laissent à peine entendre un voix plaintive et distante, qui résonne comme un faible cri de désespoir dans une plaine enneigée.

Quatre compositions de douze à dix-huit minutes, toutes plus poignantes les unes que les autres. Le penchant atmosphérique est moins prégnant que sur le précédent album, Yearning, mais les passages acoustiques sont toujours de mise, essentiellement en introduction des morceaux et amènent un surcroît de froideur au tout.
Le côté répétitif des structures est inhérent à la longueur des morceaux, qui proposent néanmoins un minimum syndical de variété rythmique ; sans pour autant parler de cassure, on passe régulièrement du blast de base au mid tempo ternaire et même à des passages sans batterie, ce qui permet de distinguer des mouvements au sein des morceaux.

Quoiqu’il en soit, ce disque parlera surtout à ceux qui veulent bien écouter ce qu’il a à dire, comme souvent pour ce type de projet solo et minimaliste.
Néanmoins, il est frappant de constater à quel point Aurvandil réussit à passer pour ce qu’il n’est pas ; car si l’on me l’avait présenté comme un obscur ermite norvégien retiré dans sa masure de campagne pendant six longs mois d’hiver pour composer assidûment ce quatuor, fruit de la douleur engendrée par l’abandon et l’isolement, j’y aurais cru.

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Customized Warfare
Customized Warfare
Proposé par tws-music-eu
Prix : EUR 14,25

4.0 étoiles sur 5 Guérilla customisée, 24 avril 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Customized Warfare (CD)
Premier album d'un de mes groupes de grindcore préférés, Mumakil est apparu à peu près au moment de la disparition de Nostromo dont est issu l'instigateur principal Jérôme "Jéjé" Pellegrini.

Du grind de sauvage avec pas mal d'éléments typiquement brutal death : quelques pig squeals (qui disparaîtront par la suite), des passages mid tempo vaguement slamisants et un riffing d'un niveau technique supérieur à la moyenne dans le style, marque de fabrique et élément clé du succès du groupe.
Le son est puissant tout en étant assez cru, on sent clairement les influences hardcore poindre de temps à autre (Nostromo et Knut obligent).

Un disque à la violence salvatrice, d'une spontanéité étonnante (ils n'ont même pas pris la peine de nommer les morceaux), fondamentalement haineux et contestataire dans le grande tradition du grindcore ; 32 titres pour 37 minutes d'über-agression. Le début d'une discographie jusqu'ici sans faille.

La plage 21 est une reprise de Napalm Death (Social Sterility, sur From Enslavement To Obliteration à l'origine), survitaminée !


PAGANIZER, Cadaver casket (On a gurney to hell) GO - Mini-LP
PAGANIZER, Cadaver casket (On a gurney to hell) GO - Mini-LP

3.0 étoiles sur 5 "It Came From The Graveyard", 21 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : PAGANIZER, Cadaver casket (On a gurney to hell) GO - Mini-LP (Album vinyle)
Voici un mini d’obédience swedeath pur et dur. Il faut dire que c’est le projet principal de Rogga Johansson, créé en 1998 et dont il reste aujourd’hui le seul membre originel.

Ce gars-là est un boulimique de studio et cumule plus d’une quinzaine de projets divers mais pas très variés. En effet, ça tourne toujours autour du death metal, plus ou moins primitif et plus ou moins brutal.

Paganizer a le son de gratte classique du death suédois depuis l’avènement d’un certain Entombed, le d-beat tourne en boucle sur la plupart des morceaux et ça ne parle que de cadavres en décomposition.
Du standard de chez standard, quoi.
Les fans du groupe ne seront donc pas perdus ; le contraire eut été étonnant, dès lors que Paganizer n’a pas vocation à évoluer en dehors du carcan swedeath.
Ce qui n’empêche pas Rogga de pondre du bon riff à gogo, simple et percutant comme on l’aime ; c’est exactement ce qu’on lui demande.
Avec tous ses groupes plus ou moins du même tonneau et le cumul de sorties avec les années, on sent évidemment une certaine redondance.
Mais quand on aime le death suédois, on ne se lasse pas d’en entendre quand c’est fait par quelqu’un qui sait s’y prendre.

Pas d’évolution notable pour Paganizer, un produit de plus dans la veine swedeath à l'ancienne… et c’est très bien comme ça. Par contre, grouillez-vous pour le récupérer, parce que Cyclone Empire n’en a pas sorti à la pelle. Il y a deux versions vinyles avec un titre bonus (Deranged World) par rapport à la première version sortie l’année dernière de manière indépendante.

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Another Scheme of the Wicked
Another Scheme of the Wicked
Prix : EUR 26,78

4.0 étoiles sur 5 "Cross-Eyed Christ", 21 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Another Scheme of the Wicked (CD)
Les sorties black indus sont rares, et c’est bien dommage.
Heureusement qu’on tombe de temps à autre sur un album comme celui-ci.
Invertia est un duo du Massachusetts, auteurs d’un premier album éponyme en 2013 : Dave Coppola le guitariste/vocaliste et Tim Winson l’ « homme-machine ».

On peut décrire leur musique comme un mélange très réussi de black indus disons classique, avec un riffing incisif et agressif, une boîte à rythme savamment programmée aux rythmiques frénétiques (les fameux « buzz beats ») et souvent syncopées, d’ambient et de noise.

Plutôt que de proposer ici un album complet, on y trouve cinq nouvelles compositions suivies de leur cinq remixes respectifs.
Le son est meilleur que sur leur premier album, plus puissant tout en restant aussi équilibré.
Les morceaux sont très variés, entre du black indus pur jus aux plans imprévisibles et au sampling récurrent (The Sidewinding, They’re Everywhere), les passages plus ralentis et atmosphériques (Hourglass…) et ce qui aurait pu être un morceau simplement black metal avec un riff principal imposant (Void Of Community).

Les remixes sont très différents des originales et oscillent entre l’atmosphérique, la drum/drill & bass violente et l’ambient/noise cataclysmique.
Une réussite à chaque fois, toujours dans le même esprit de haine anti-cléricale cultivée par le duo américain.

Une sortie assez originale, il faut bien le dire. Et une très bonne idée de la part d’Invertia d’avoir fait appel à des camarades de leur label Ohm Resistance (pas mal trouvé, celui-là) pour des remixes. Au final, on a l’impression d’avoir affaire à un album de dix titres avec une moitié plus metal et une autre plus indus.
Avis aux amateurs de mélange électro/metal, une sortie des plus intéressante.

Tracklist d’Another Scheme Of The Wicked :

01. The Sidewinding
02. Cross-Eyed Christ
03. Void of Community
04. Hourglass Without Sand
05. They're Everywhere
06. The Sidewinding (Justin K. Broadrick Remix)
07. Cross-Eyed Christ (End.user Remix)
08. Void of Community (TranZi3nt Remix)
09. Hourglass Without Sand (Submerged Remix)
10. They're Everywhere (R3TRD Remix)

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Radial Covenant
Radial Covenant
Prix : EUR 32,74

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5.0 étoiles sur 5 "The Sorcerer", 21 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Radial Covenant (CD)
Après Christian Muenzner, c’est au tour de Hannes Grossmann de monter son projet solo en marge d’Obscura avec des invités prestigieux ; invités qui sont d’ailleurs sensiblement les mêmes que sur l’album de celui-là, visez un peu : Jeff Loomis (Jeff Loomis, ex-Nevermore), Per Nilsson (Scar Symmetry), Tom Geldschläger (ex-Cerebric Turmoil), Danny Tunker (Aborted), Ron Jarzombek (Blotted Science) et bien sûr Christian Muenzner. Voilà pour les gratteux, ça promet du shred à gogo.
Le claviériste de session est Jimmy Pitts, anciennement dans un groupe de metal prog nommé Scholomance.
Vocalement, on a V. Santura et Morean, tous deux dans Dark Fortress, qui s’autorisent en plus des growls quelques passages en chant clair du meilleur effet. V. Santura a également produit l'album.
Et enfin, le bassiste n’est autre que le jeune et talentueux Linus Klausenitzer d’Obscura.

Tout ce beau monde pour un album de death technico-progressif extrêmement proche d’Obscura –Grossmann étant le compositeur principal dans les deux projets- avec un peu plus de démonstration.
Eh bien moi qui suit tellement allergique aux shredders, j’ai énormément apprécié de disque, sorti modestement en indépendant par le biais d'un crowdfunding.
Si les solos (fabuleux) sont légions, ils n’occultent à aucun moment la musicalité de l’ensemble des compos très ambitieuses, qui sont basées sur un riffing immédiat même si technique.
Rythmiquement, Grossmann n’en fait pas des tonnes non plus –il ne fait d’ailleurs pas de solo, alors qu’il en est largement capable, j’en suis témoin- et reste précis et efficace tout en proposant son (large) panel rythmique habituel. Il est aussi crédité en tant que guitariste.
Le claviériste a fréquemment son mot à dire et pond des solos magnifiques sur des sons de clavier divers et variés, dont une superbe reprise instrumentale d’Obscura au piano en dernière plage.

Grossmann, à l’instar de Muenzner, vient de l’école Necrophagist et a su progresser dans sa propre voie en devenant un redoutable technicien (auteur de l’ouvrage Extreme Metal Drumming) doublé d’un compositeur de haute volée.
Un album chaudement recommandé aux aficionados de death technique à la Necrophagist/Obscura et aux fans et suiveurs des musiciens précités.

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