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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
Classement des meilleurs critiques: 530
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

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Passion:the Album Vol.2
Passion:the Album Vol.2
Prix : EUR 17,76

5.0 étoiles sur 5 Indecent Psychic Noise, 13 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Passion:the Album Vol.2 (CD)
Enhanced a sorti deux compilations "Passion" en 2011: le premier volet mixé par Lange et Genix et le deuxième que voici, l’œuvre de John 00 Fleming et Brian Kerney.

Le premier offre comme d'habitude un savant mélange de prog et psy trance. La première moitié du set est dédié à la dark prog trance avec ces titres qui font froid dans le dos et qui semblent avoir été composés pour 00. On retrouve notamment Moshic -le même que celui de "Nightstalker", produit avec Shlomi Zidan en 2001-, l'excellent et prolifique allemand Relaunch et Airwave avec son remix breakbeat d'"Aurora" qui a aussi été du goût d'Oakenfold sur son "Never Mind the Bollocks".
Petit à petit le set évolue vers des sonorités plus psy, seconde partie qui atteint son paroxysme sur un morceau de 00 Fleming, l'hallucinant "Finding Ganesha".

Depuis que j'avais entendu son "More to Life" de 2007, je rêvais d'entendre un set de Bryan Kearney, vraiment! Voici mon vœux exaucé et je dois dire que ça faisait longtemps que je n'avais pas pris une telle claque.
Bryan Kearney opte pour un set tech trance, avec un grand T pour Tech parce que ça envoie du lourd! En effet, il n'hésite pas à compiler trois morceaux de l'espagnol David Moleon qui pratique encore la techno comme il y a dix ans: up tempo, puissante et linéaire.
La première moitié du set est donc très pauvre en instru mélodiques, on est loin des standards uplifting d'Enhanced et plus proche de sets énergiques comme Sean Tyas ou JOC savent en faire.
L'irlandais s'offre même une session psy avec un de ses remixes.
Du reste, on retrouve des références Enhanced, Discover, Defcon et son propre label Kearnage pour la plupart avec des artistes comme JOC, Jamie Walker, Mark Leanings. Le mix est on ne peut plus dynamique, avec des transitions expéditives mais bougrement efficaces.

Une excellente sortie, parmi les meilleures de 2011 qu'on apprécie d'autant plus avec le recul.

La playlist:

Disc One: John '00' Fleming

1. Moshic - Peace Can Be Maintain (Original Mix)
2. Relaunch - Eternal Light (Original Mix)
3. Domased Electronica feat. Venes - Dark & Light (Original mix)
4. John '00' Fleming featuring Sascha Cooper - Fight The Darkness (Subtara Progressive Remix)
5. Airwave - Hello World (Michael & Levan and Stiven Rivic Remix)
6. Ivan Nikusev - Aurora (Airwave Breaks Remix)
7. Spektre - Harpoon (Alex Di Stefano remix)
8. DuoTekk - Zlow (Original Mix)
9. Cosmithex - Alchemy (Original Mix)
10. The Digital Blonde - Rain Song (Original Mix)
11. John '00' Fleming - Finding Ganesha (Original Mix)
12. E-Clip - Existence (Original Mix)
13. Burn In Noise - Vuuv Festival Celebration (Original Mix)

Disc Two: Bryan Kearney

1. Bryan Kearney - Our Deepest Fear (Intro)
2. Pe & Ban - Remake Yourself (Original Mix)
3. Lee Haslam - Crash, Bang, Wallop (Reaky Remix)
4. Gary Maguire - Puns (Original Mix)
5. David Moleon - Monotension (Original Mix)
6. David Moleon - Ovalo (Original Mix)
7. David Moleon - Tinitu (Original Mix)
8. Mark Leanings - Dropshot (Bryan Kearney Remix / JOC Playma Edit)
9. Andrew Candid & John Dopping - Savannah (Indecent Noise Remix)
10. Peter Plaznik - The Werewolf (Original Mix)
11. Jamie Walker - Mind Games (Original Mix)
12. Bryan Kearney presents KARNEY - Ridiculous (Mark Young & Damo Kay Remix)
13. John O'Callaghan - Raw Deal (Original Mix)
14. John Dopping - Cognition (Bryan Kearney's Heads Down Remix)
15. Man With No Name - Teleport (Nick Sentience Remix)
16. Bryan Kearney & Jamie Walker - We'll Never Die (Original Mix)
17. Mark Leanings - Guiding Light (Original Mix)
18. Daniel Kandi pres. 147 - Insert Generic Title (Original Mix)
19. John O'Callaghan - Psychic Sensor (Original Mix)
20. Ronny K - Unstoppable (5YAMC Anthem)
21. TrancEye - Uriel (Original Mix)
22. Defcon Audio feat. Julie Harrington - Lost In You (Jamie Walker Remix)
23. Monada - Sunny Day (Original Mix)


For a Glory of All Evil Spirits, Rise for Victory (UK Import)
For a Glory of All Evil Spirits, Rise for Victory (UK Import)
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 33,20

4.0 étoiles sur 5 "Calling From The Past", 13 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : For a Glory of All Evil Spirits, Rise for Victory (UK Import) (CD)
Contemporain de Behemoth, Christ Agony, Pandemonium ainsi que d’un homonyme de Gdansk à l’existence très brève, Mastiphal est fondé en 1991 à Katowice en Pologne.
Tout comme la scène black metal grecque apparue un peu plus tôt, l’équivalente polonaise est sous l’emprise de la première vague black metal, crue et primitive, influence à laquelle s’ajoute une forte tendance mélodique notamment de par l’utilisation de claviers, instrument encore peu présent à l’époque dans le style.
C’est certainement l’influence symphonique norvégienne qui parle ici, car on retrouve les mêmes accents wagnériens et épiques que sur les premières réalisations d’Emperor ou Limbonic Art. Le titre de l’album parle d’ailleurs de lui-même.
A cela, on ajoute une touche mélancolique avec ces sonorités désuètes et même parfois kitsches, qui revêtent tout de même un certain charme que les amateurs de black à l’ancienne ne manqueront pas d’apprécier.

Peut-être un peu moins ambitieux que son homologue Christ Agony, en tout cas moins prolixe, Mastiphal offre quand même des compos de qualité et élaborées, avec une emphase sur les atmosphères épiques, mystiques et occultes avec ce chant versatile et les interludes ambient parsemés çà et là.

Initialement sorti en 1995 sur la structure polonaise Baron Records – disparue depuis -, puis réédité sans réelle promotion par l’encore plus obscur Nocturn Records et figurant sur la compilation Damnatio Memoriae (Witching Hour, 2009) avec divers démos et live, For A Glory… fait ici l’objet d’une réédition CD/LP par NWN!, ce qui le fera à juste titre sortir de l’oubli ; car il s’agit là d’une très belle pièce de black metal épique.

Le groupe a sorti un deuxième album en 2011, Parvzya, que je n’ai pas eu l’occasion d’écouter jusqu’ici.

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Into the Eye of Satan
Into the Eye of Satan
Prix : EUR 18,17

3.0 étoiles sur 5 "Red Dragon Of Chaos", 13 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Into the Eye of Satan (CD)
Deiphago, trio philippin en activité depuis 1989, est sans doute l’un des combos de black bestial les plus chaotiques qui soient. C’est simple, on ne comprend jamais ce qui se passe sur leurs albums, à part que ça file à toute vitesse. Les riffs sont bruitistes et inintelligibles, le chant est inarticulé, les compos semblent toutes se ressembler.
Même pour un initié comme votre serviteur, j’avoue que j’ai eu beaucoup de mal la première fois que j’ai écouté Filipino Antichrist ; je crois bien que je n’ai jamais pu l’écouter jusqu’au bout.
Dans leur disco, il y a peut-être Satan Alpha Omega que j’ai trouvé un peu moins bordélique et du coup plus « accrocheur ».
Même s’il y avait peu de chances que leur formule change avec ce dernier-né, j’ai souhaité jeter de ne serait-ce qu’une oreille sur l’objet.

Ils ont travaillé pour la première fois avec Colin Marston (de Krallice, Gorguts notamment), habitué à dompter ce style de musique chaotique (Mitochondrion, Antediluvian, Vasaeleth). De ce côté, c’est vrai que le son est meilleur que sur les premiers albums.
Après, c’est toujours la même chose : du gros black bestial incompréhensible, qui va à fond la caisse avec la précision chirurgicale d’un barbier en sevrage d’alcool.
Ceci dit, comme pour le précédent Satan Alpha Omega, il y a un je-ne-sais-quoi qui m’a plus interpellé que sur ceux d’avant. J’ai sans doute plus accroché à l’ambiance de celui-ci, malgré ce côté toujours hermétique. J’ai l’impression de mieux comprendre la trame des morceaux, d’y percevoir une certaine dynamique, comme sur (6 x 6 x 6) / 3 qui montre une certaine maîtrise, mine de rien.
Ce que je recommande vivement – je dirais même que c’est indispensable -, c’est d’écouter cet album au casque. Car à moins d’avoir une chaîne ultra performante – la mienne est déjà pas mal mais pas encore suffisante -, vous risquez de ne percevoir qu’une bouillie sonore indigeste.

La musique de Deiphago se veut jusqu’au-boutiste dans le chaotique, c’est comme ça et ça ne saurait être autrement. A vous de voir si ça vous parle ou pas.
Personnellement, je ne me mettrai pas ce disque tous les jours, mais j’y ai trouvé suffisamment d’intérêt pour certainement y revenir à l’occasion.

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Edge - Naissance et Apogée des Empires
Edge - Naissance et Apogée des Empires
Proposé par Ludocortex
Prix : EUR 55,00

4.0 étoiles sur 5 Un jeu de civilisation "léger", 12 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Edge - Naissance et Apogée des Empires (Jouet)
Derrière ce nom à rallonge ronflant se cache un très bon jeu de civilisation et un des jeux les plus abordables de Martin Wallace.
En effet, ceux qui connaissent un peu le style du gus savent à quel point l'apprentissage de ses jeux peut être fastidieux. Mais comme souvent, on est récompensés de nos efforts.

Pour 2 à 5 joueurs (optimal à mon avis pour 4-5), il s'agit d'un jeu de placement, développement, conquête avec un peu de gestion pour une durée d'une demi-heure par joueur. Le but étant d'accumuler des points de victoire tout au long de la partie.
Le mécanisme intéressant ici est celui des actions : le jeu est divisé en trois ères et chacune deux tours (tour A et tour B) ; à son tour, chaque joueur va effectuer une action parmi un choix assez vaste (prendre des tuiles progrès, cité, territoire, faire du commerce, s'étendre sur la carte en se fritant avec les autres joueurs ou pas) et pose pour ce faire un disque de sa couleur sur l'échelle d'actions dans la ligne correspondante. Une fois toutes les actions (6) de chaque joueur jouées, on passe au tour B qui consiste tout simplement à enlever un par un les disques qu'on a posés au tour A, en effectuant les mêmes actions si on le peut et/ou le souhaite.

Les défauts de ce jeu sont sa mise en place très fastidieuse, avec tous ces empilements de tuiles qu'on révèle au fur et à mesure que le jeu avance. La lisibilité du plateau en pâtit lourdement. Le graphisme est tout simplement hideux, le jeu n'est vraiment pas sexy du coup.
Pour ces raisons, j'ai enlevé une étoile à ma notation.

Mais du reste, ce jeu est excellent et donne vraiment envie d'y revenir. Les règles et mécanismes sont somme toute très simples, le jeu est rapidement fluide même lors de la première partie.
Un des meilleurs Wallace, pour moi.


Opprobrium
Opprobrium
Prix : EUR 18,16

3.0 étoiles sur 5 "Tyrants Condemnation", 9 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Opprobrium (CD)
Depuis que j'avais découvert ce groupe sur leur split avec Throneum, je m'étais un peu penché sur leur discographie, notamment sur leur album Nailed.
Pas mal, mais ils avaient déjà perdu en sauvagerie par rapport à leurs premiers EP, à l’époque où Jarro Raphael était dans le groupe, comme le bestial Brutal Desecration ou le nerveux Nuclear Storm, carrément black/thrash dans l’esprit et la forme à l’instar du split avec Bestial Mockery – qui est aussi un groupe à tendance black/thrash.

Avec les albums, on a comme l’impression qu’ils « s’assagissent ».
Façon de parler, parce que ça reste quand même extrême ; c’est juste moins barbare qu’avant.

Opprobrium est beaucoup moins long que son prédécesseur, qui aurait effectivement gagné à être un peu raccourci, les compos n’en auraient été que plus percutantes.
L’album démarre sur un trompeur doom tempo, mais le naturel revient rapidement au galop dès une minute trente : c’est toujours un blackened death/thrash au tempo enlevé auquel on a affaire.
Les morceaux s’enchaînent de manière assez linéaire, chacune comportant néanmoins son lot de passages accrocheurs, alternant mid et blast tempo de manière régulière.
Ici, un titre sort clairement du lot : le dernier, Forever The Blood Shall Flow. Déjà parce qu’il fait presque neuf minutes. Ensuite parce qu’il est mieux branlé que le reste, tout simplement. Le début est lent et lance un arpège qui est repris en up tempo juste et trémolo après ; s’ensuivent des riffs bien nerveux pour un final acoustique du meilleur goût.

Au total, un seul morceau à retenir vraiment de ce disque. Car le reste m’a paru assez générique bien que globalement correct. La bestialité de leurs débuts fait cruellement défaut, à mon sens.
Mais la couverture de Mark Riddick vaut son pesant d'or, tout à fait d’actualité.

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Cannibal Crematorium
Cannibal Crematorium
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 "Human Pork Bun", 30 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cannibal Crematorium (Téléchargement MP3)
Après The Grotesquery, c’est au tour de Bone Gnawer de proposer un nouvel album.
Ces deux groupes sont des projets montés à la base par Kam Lee et Rogga Johansson et évoluent dans le style horror death metal old school.
Rogga a quitté le groupe depuis 2014, pour se consacrer à ses (nombreux) autres projets.
Le line-up comprend également Morgan Lie, ancien membre de Naglfar, et Ronnie Björnström qui accompagne souvent Rogga Johansson dans ses projets.

Tout comme le premier album, Cannibal Crematorium offre un death metal bien old school avec un gros son, truffé de samples de films d’horreur (Massacre A La Tronçonneuse, notamment).
Comme on avait pu le constater avec The Grotesquery, Kam Lee est en grande forme et beugle comme une vache folle.
Le riffing est franc et direct, et plutôt incisif. C’est sans doute ce qui fait que j’ai une petite préférence pour celui-ci par rapport à Curse Of The Skinless Bride.
Niveau concept, c’est par contre moins fouillé (ça parle de cannibalisme, essentiellement), mais ils savent cultiver leurs ambiances ; mention spéciale à Chainsaw Carnage, assorti des fameux cris de Marilyn Burns dans le film de Tobe Hooper, et à l’interlude hilarant Il Sesso Bizarro…

J’ai trouvé ce disque très sympa. Il y a bien entendu une certaine redondance dans toutes les sorties de la paire Lee/Johansson, mais celle-ci a son lot de riffs efficaces qui donne envie d’y revenir.
Je ne m’appesantirai pas sur les guests en pagaille de ce disque ; je ne trouve pas que ça apporte grand-chose, car Kam Lee se suffit à lui-même le plus souvent. J’espère juste que ça lui a fait plaisir d’inviter tous ses potes.

Tracklist de Cannibal Crematorium :

01. Anthropophagist Inferno
02. Modern Day Cannibal (Featuring Sly Goregnome of Fondlecorpse)
03. Chainsaw Carnage (Featuring Adam Scott & Tom Knizer of Cardiac Arrest)
04. Horrors In The House Of Human Remains (Featuring Matt Witchclan of Deadman’s Blood & Witchclan)
05. Chawed, Mauled & Gnawed (Featuring Noel Kemper of Gruesome Stuff Relish & Altar Of Giallo)
06. Il Sesso Bizzarro Di Cannibali (Featuring Miss Desideria Gabreiella Annuziata)
07. Chrome Skull (Featuring Vincent Crowley of Acheron)
08. Below A Murder Of Carrion Crows (Featuring Patrick Bruss of Crypticus)
09. Carnivore Beneath (Featuring Dave Ingram of Dead Among The Dead Men)
10. Untold Story: Human Pork Bun (Featuring Mark Riddick of Fetid Zombie)
11. Cannibal Crematorium (Featuring Dany Dead of Dead)

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Doder laeger alle sar
Doder laeger alle sar
Prix : EUR 20,75

3.0 étoiles sur 5 "Radbrækket", 30 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Doder laeger alle sar (CD)
Groupe de Copenhague apparu en 2008 et faisant suite à Realm Of Chaos, Undergang cultive un death metal résolument old school, plutôt brutal et surtout très lourd. Autant Realm Of Chaos était clairement influencé par le crust, autant Undergang est tourné vers le doom.
Autre changement assez radical, la voix : Realm Of Chaos avait une vocaliste (Hellena) et un growler (Mathias) en soutien, Undergang a opté pour un vocaliste au chant ultra guttural.

A l’instar de ce qu’ils ont fait auparavant, on retrouve encore les influences crust de leur précédente incarnation, avec ce d-beat terriblement paresseux. Pour synthétiser, Undergang prend énormément du death old school britannique (Bolt Thrower en tête de liste, Benediction et même des touches death/grind à la Prophecy Of Doom) mélangé avec une dose conséquente de doomed death blasphématoire nord-américain.
Cette lourdeur pachydermique et ce tempo oscillant entre mid et doom font que l’ambiance est particulièrement pesante, sur des compos qui dépassent allègrement les cinq minutes à maintes reprises.
Ce Døden Læger… reprend la même formule que les deux albums précédents, regroupant la lourdeur du premier avec le son gras du second ; ce vrombissement de basse, c’est quelque chose !

J’aime bien ce disque avec son death lourdingue comme pas deux. Mais le problème, c’est que ça paraît long, tant c’est linéaire et sans relief.
Ce n’est pas pour rien si ce que je préfère dans leur disco, c’est leur mini Søm Til Din Ligkiste : le format court leur réussit très bien, en ce qu’on en prend pour son grade niveau lourdeur tout en conservant une certaine efficacité et une concision de mise, dès lors qu’on n’a pas besoin d’écouter dix longs morceaux pour comprendre où ils veulent en venir.

Undergang est au demeurant un groupe que j’apprécie beaucoup, car il possède finalement une signature sonore que beaucoup d’autres peuvent lui envier. C’est juste que cinquante minutes pour ce qui est proposé, c’est un peu trop.

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Anjunadeep 06
Anjunadeep 06
Prix : EUR 20,18

4.0 étoiles sur 5 "Hollow Talk", 26 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anjunadeep 06 (CD)
Je ne m'étais plus penché sur la série Anjunadeep depuis que Jaytech avait supplanté par Jody Wisternoff (moitié de Way Out West, actif depuis la fin des années 80 pour mémoire).
Désormais, il n'y a plus tellement de distinction entre les deux sets, James Grant et Jody Wisternoff étant tous deux impliqués de la même manière.

Le premier mix est le plus intéressant des deux, en ce qu'il y a pas mal de titres intéressants et mémorables.
Déjà l'intro Only You Can Tell vous met à genoux devant tellement de beauté, avec son instru saturée et sa voix éthérée.
Malgré un début très lent (114-118 bpm), le set est assez dynamique, de par la richesse rythmique des morceaux. Les instrus aériennes se suivent, se ressemblent quelque peu, mais apportent douceur et fraîcheur à l'ensemble, toujours dans ce style deep prog qu'Anjunadeep affectionne tant.
Diamonds de l'Allemand Lane 8, Dusky et son techy 4T4, le grand retour de Martin Roth aux plaisirs de fans et le poignant Crash Reel des Journeyman sont autant de moments forts de ce superbe set.

Le second manque franchement de dynamique. On a l'impression que les morceaux s'enchaînent sans réelle logique.
Pour ceux qui étaient habitués aux sets plus pêchus de Jaytech -comme moi-, c'est un peu déconcertant de se retrouver avec un second mix deep et à peine plus rapide que le premier.
Toujours est-il qu'il y a des choses à retenir ici, tout de même. Les morceaux intéressants se situent surtout en fin de set : l'entraînant Only You (une collaboration d'Oliver Smith et Tom Belton sous d'étranges pseudos), le relativement puissant Tell Me et le superbe final Only The Winds.
Globalement, le set offre plus de moments soulful/garage, tech et funk que de progressive.
L'apparition de Dave Angel s'avère finalement assez décevante ; celle de Martin Stimming est plus intéressante, toujours dans son style bien à lui. Le morceau du duo de Londoniennes Eli & Fur est sympa, mais le remix de Journeyman est meilleur à mon avis.

Au final, un premier set de qualité, dans la lignée de ce que produit Anjunadeep habituellement. Le second m'a un peu déçu par son manque de dynamique, même s'il y a quelques morceaux à retenir au final.

La playlist :

CD1
01. Croquet ClubCroquet Club Only You Can Tell
02. John MonkmanJohn Monkman feat. Liz Cass Open Frontier
03. Cubicolor Soul Chords
04. Steve Huerta Say It Wasn’t
05. Danalog Click, Search (Jody Wisternoff Remix)
06. Vincenzo & Florian Kruse feat. Raquel Quińones If He Runs
07. Cubicolor Still Linger In My Dreams
08. Lane 8 Without You
09. Lane 8 feat. Solomon Grey Diamonds
10. 16 Bit Lolitas Deep In My Soul
11. Clancy feat. Eli & Fur I Wanna Know
12. Dusky 4T4
13. Martin Roth Maya
14. Journeyman Crash Reel
15. 16 Bit Lolitas Premium Emo

CD2
01. Aquilo Part Of Your Life (Croquet Club Remix)
02. Choir Of Young Believers Hollow Talk (Jody Wisternoff, James Grant and Lane 8 Remix)
03. Cubicolor Got This Feeling
04. Eli & Fur Feel The Fire
05. Dave Angel Quartz
06. Beckwith feat. Natalie Conway Take Me Home
07. Lancelot feat. Antony & Cleopatra Givin’ It Up (Isaac Tichauer & Nibc Remix - Jody Wisternoff & James Grant Edit)
08. HVOB Lion (Stimming Remix)
09. Shingo Nakamura vs Jody Wisternoff & James Grant Another Tone
10. Shur-i-kan My Love
11. Ashworth Rebound
12. Meramek & Tropixx Only You
13. Jody Wisternoff Paramour
14. Leftwing & Kody Tell Me
15. Universal Solution Bandur
16. Ólafur Arnalds Only The Winds (Ryan Davis’ A Letter From Far Away Variation)


Live In South Beach - Bedrock At The Treehouse
Live In South Beach - Bedrock At The Treehouse
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Gardens Of God", 11 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live In South Beach - Bedrock At The Treehouse (CD)
Après le superbe Toronto, voici le dernier live de Diggers, capturé le 28 mars 2015 au Treehouse lors de la Bedrock Miami Party.
Autant le dire de suite : avec ce triple set, Diggers livre une nouvelle référence dans sa discographie, après London.

Le premier set est comme toujours lent et deep, mais réserve quelques surprises tout de même.
Déjà, il est étonnamment très vocal, ce qui n'est pas dans les habitudes du maître ; ce qui est finalement très plaisant, puisque les parties vocales sont très bien choisies et interprétées (le plus souvent par des voix masculines) et que ça donne du relief à ce très bon set de démarrage.
Ensuite, on relève un morceau un peu peak time dès le troisième morceau : le sublime remix d'Agoria de Vermillion, avec son instru prog très appuyée en deuxième moitié de titre, parfaitement arrangée avec la partie vocale.
Un set au rythme assez tranquille et assez homogène, qui termine sur l'acid de Robert Babicz.

Le second poursuit l'aventure sur des tonalités de plus en plus progressive et mélodiques.
Le premier moment fort est certainement l'enchaînement des deux versions de Tonii : le remix de Dixon n'étant pas vraiment différent de l'originale, on a droit à la même instru sur presque un quart d'heure avec une petite pause de transition entre les deux versions.
La suite est beaucoup plus minimaliste et tech et les mélodies ne reprennent qu'avec le remix de Kollektiv Turmstrasse, un peu avant le peak time de David Squillace & Plugger : un titre sinistre et hypnotique, avec un sample vocal spectral, complètement hallucinant.
La tension monte encore d'un cran avec le final Soul Dynamic, remixé par le duo de choc vénézuélien Fur Coat. Excellent.

C'est le dernier set qui vaut le détour à lui seul et qui m'a fait encore plus apprécier cette compilation.
On démarre déjà par Tourist Trap, fameuse (et improbable) collaboration entre Guy Gerber et P. Piddy ; le trio américain Visionquest (Ryan Crosson, Lee Curtiss, Shaun Reeves) en livre tout simplement la meilleure version, deep et hypnotique avec le sample vocal idéalement transformé. Une excellente intro qui met directement dans le bain.
La session acid arrive assez tôt avec les deux titres suivants, et précède la tornade des cinq titres suivants : une dynamique tech, des instrus aériennes et répétitives avec une tension qui monte crescendo, une suite synergique qui rend complètement dingue et qui culmine avec le sublime Snobiety de Pedro Aguiar. Ça faisait très longtemps qu'on n'avait pas entendu quelque chose de semblable dans un set de Diggers.
Après une petite transition deep tech signée Nicole Moudaber, c'est Nick Warren & Guy Mantzur qui offrent un deuxième grand moment avec le funky Sad Robot à l'instru éthérée et compressée.
Puis nouvelle coupure, avant un troisième peak time : Ba Beat Da Boxx, version Marc Romboy, très hypnotique.
Les trois derniers morceaux ont des rythmiques plus appuyées, sont plus tech dans l'esprit. Mais ce sont tous trois des perles : le brutal VCA, l'imposant remix de Jel Ford pour Fitzpatrick à l'instru obsédante, la collaboration Mayer/ Voigt avec son gimmick mélodique irrésistible.

Trois sets superbement construits, aux ambiances distinctes qui se suivent de manière logique comme toujours. Mais de très grands moments sur le troisième set, une véritable synergie entre les morceaux pour un build up extraordinaire, même pour du Digweed.
Une nouvelle référence dans une discographie qui n'en manque pas.

La playlist :

CD1
01. Zulu - Gardens of God
02. Olaf Stuut - Spirograph - PHM Remix
03. Damian Lazarus & The Ancient Moons - Vermillion - Agoria Remix
04. Beacon - Fault Lines - Dauwd Remix
05. Of Norway feat. Lois - It's You feat. Lois - The Drifter Remix
06. Omid 16B - Heart of Silence
07. Solaris Heights - Nightfall
08. Squire feat. Forrest - Midnight Gardens
09. Squire - City Cemetery
10. Digitaria - Little Boy
11. Cosmic Cowboys - Capricon
12. Cosmic Cowboys - Tell Me How
13. Robert Babicz - Density Disrupted

CD2
01. Snilloc - Magratea
02. Alex Arnout - In My Soul - Asadinho Remix
03. Rampue - Sephiroth
04. Love Over Entropy - Tonii - Dixon Retouch
05. Love Over Entropy - Tonii
06. John Belk - Silver Surfer
07. Montel - I Can't Remember
08. Jules & Moss - Head Juice - Locked Groove Remix
09. Super Flu feat. Dortmunder Philharmoniker, Philipp Armbruster - Volkwein - Kollektiv Turmstrasse Remix
10. Kyle E - Arp For Your Heart - Christian Burkhardt Remix
11. Davide Squillace & Plugger - Waxoline - Night Edit
12. Of Norway feat. Lois - It's You feat. Lois - Eric Volta I'll Always Remember Norway With You Mix
13. Ruede Hagelstein - Soul Dynamic - Fur Coat Remix

CD3
01. Guy Gerber & Puff Daddy - Tourist Trap - Visionquest Remix
02. And. Id - Live Life
03. Nax Acid & Giogio Gigil - Death Perception
04. Mateo Murphy - Steam
05. Mateo Murphy - Apex - Dub Mix
06. Pedro Aguiar - Snobiety (Darkroom Dubs)
07. Luna Semara - Arp Choir
08. BOg - Rakuten
09. Nicole Moudaber feat. Skin - Organic Love
10. Nick Warren & Guy Mantzur - Sad Robot
11. Marek Hemmann - Alice
12. Laurent Garnier - Ba Beat Da Boxx - Marc Romboy Bon Soir At Warehouse '94
13. Alberto Ruiz & Oscar Aguilera - VCA
14. Alan Fitzpatrick - For An Endless Night - Jel Ford Remix
15. Michael Mayer & Reinhard Voigt - Transparenza
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 16, 2015 9:29 PM MEST


The architects of extermination
The architects of extermination
Prix : EUR 17,29

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "Acquisition Of Power", 10 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The architects of extermination (CD)
Ça faisait un moment que je ne m’étais penché sur une sortie de cet excellent label qu’est Aeternitas Tenebrarum Musicae Fundamentum, ATMF pour les intimes.
Troisième album de Kommandant, second chez ATMF, The Architects Of Extermination est ma première rencontre avec ce groupe américain à l’esthétique assez particulière.

Au point que ça mérite une petite explication.
En fouillant dans les pages de leur site officiel, on tombe fatalement sur une note explicative de leur idéologie et état d’esprit.
Non, ils n’ont rien de fasciste, nazi ou totalitaire. Ils se réclament plutôt d’une contre-culture, qui serait en quelque sorte le véritable reflet de ce que sont les Etats-Unis aujourd’hui ; autrement dit, tout le contraire de l’image qu’ils véhiculent de démocratie florissante, où tout le monde est beau, riche et heureux.
Et quoi de mieux que le metal extrême comme bande son pour accompagner ce concept.

La musique de Kommandant est un savant mélange de black et de death, avec un riffing assez complexe et souvent atonal, des rythmiques variées et parfois martiales qui collent tout à fait au concept et à l’imagerie du groupe. Et on se doit de s’appesantir un peu sur le chant hautement versatile de Marcus Matthew Kolar (qui a officié en tant que bassiste chez Nachtmystium et Krieg auparavant) : entre des growls vomitifs, des cris plaintifs, des grognements à la Attila Csihar et des chœurs fantomatiques, il propose un panel extrêmement large qu’il maîtrise à la perfection.

Je trouve par contre que ce disque manque de violence. Je me serais attendu à quelque chose de plus extrême encore. Le son manque de patate, les riffs ne sont pas assez appuyés. J’aurais imaginé un truc encore plus étouffant, avec des influences indus, un peu à la Autokrator.
Par ailleurs, les morceaux sont assez homogènes et certains sont limite interchangeables ; ça manque un peu de relief.

Du reste, il y a quand même pas mal de bons moments sur ce disque. L’ambiance est assez apocalyptique et plutôt prenante. Je gage qu’en radicalisant un peu plus leur musique, ils gagneraient en qualité tout en collant complètement à leur concept de départ.
Et sur scène, ça doit être vraiment sympa, vu leur dégaine.

La tracklist de base comporte sept titres. Un huitième (Killing Word) a été ajouté à la version digipack, limitée à six cents exemplaires.

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