undrgrnd Cliquez ici KDPContest nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici
Profil de Emmanuel Gautier > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
Classement des meilleurs critiques: 508
Votes utiles : 714

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

Afficher :  
Page : 1-10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21-30
pixel
Rotting
Rotting
Prix : EUR 45,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Sex, Drinks And Metal", 8 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rotting (Album vinyle)
A l’instar du mythique I.N.R.I., Greyhaze réédite ce Rotting, EP (paradoxalement plus long que le premier album) qui a suivi en 1989 et sorti initialement chez Cogumelo.

Avec cet EP, Sarcófago s’éloignait sensiblement de la bestialité de son premier méfait vers des horizons plus thrash, techniques et avec un enregistrement plus professionnel. Le line-up a été remanié, Incubus et Antichrist ayant récruté Manuel 'Jocker' Henriques au poste de batteur (beaucoup plus précis que D.D. Crazy).
Zeder 'Butcher', que Wagner 'Antichrist' décrivait comme le plus extrême de la bande, n’était plus dans Sarcófago depuis 1987 et ça se ressent. Nightmare, titre composé par lui pour I.N.R.I., a été réenregistré sur ce mini dans une version moins sauvage et plus longue, avec un tempo légèrement ralenti et des nappes de claviers au début ; du coup, elle dépareille beaucoup moins avec le reste du mini.
On sent que le groupe a souhaité évoluer : les riffs sont plus recherchés, les compos beaucoup moins expéditives (c’est le moins qu’on puisse dire).
Je préfère quand même le Sarcófago plus bestial et spontané, bien que ce disque soit d’une qualité indéniable.

Pour parler spécifiquement de cette réédition, il s’agit d’une version remasterisée, vinyle avec un superbe feuillet contenant le graphisme original ; une version limitée contient un vinyle vert avec une espèce de brouillard noir. Il existe parallèlement une version CD/DVD en digipack, dont la date de sortie n’est pas encore déterminée.

Pour finir, une petite anecdote concernant la couverture : l’artiste brésilien Kelson Frost aurait refusé d’appliquer à la lettre les directives du groupe et un détail prévu initialement n’apparaît pas sur la version finale, la couronne d’épine, détail qu’il a jugé trop choquant. Et du coup, on ne sait pas vraiment qui se fait lécher la joue par Skeletor, hahaha !
N’empêche que ça n’a pas évité la censure pour la sortie du disque aux Etats-Unis… Peu de groupes avaient une imagerie aussi ouvertement anti-chrétienne à l’époque.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com"


Cold (Remixed)
Cold (Remixed)
Prix : EUR 6,99

4.0 étoiles sur 5 "Conscious Burning", 6 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cold (Remixed) (Téléchargement MP3)
Le label ukrainien Svarga Music a semble-t-il récupéré les droits pour rééditer les vieux albums de Khors. Voici donc la nouvelle édition du second album du groupe, Cold.
Pour les présenter brièvement, il s’agit d’un quatuor ukrainien fondé en 2004 par d’anciens membres d’Astrofaes et Hate Forest ; ils partagent également un guitariste avec Nokturnal Mortum depuis peu.
Contrairement à ces groupes célèbres notamment pour leur passé idéologique un peu sulfureux, Khors s’est toujours déclaré comme apolitique et ses textes ne font aucunement allusion à une quelconque forme d’idéologie douteuse.

La musique de Khors (dieu slave du soleil et de la lumière) est également très différente de celle des groupes précités : il s’agit de black metal atmosphérique, aux ambiances mystiques voire spatiales du fait de ce clavier prédominant, sur un mid tempo majoritaire. On sent également quelques colorations dark metal, qui ont été développées dans la suite de leur discographie.
C’est une musique apaisante, qui invite à l’évasion de l’esprit avec ses lignes mélodiques et ses solos heavy aériens. Le son est remarquablement équilibré, car malgré l’omniprésence du clavier, riffs de guitare et lignes de basses sont toujours audibles tout au long des morceaux. Sur un titre comme Conscious Burning par exemple, on assiste à un démarrage très entraînant, basé plus sur le riff de guitare subtilement souligné par une ligne de clavier en fond ; la tendance s’inverse par la suite, avec des claviers plus en avant, parfois avec des sonorités un peu kitsches mais qui font leur petit effet quand même.

Par ailleurs, Khors parvient à envoûter son auditoire tout en restant concis et en évitant les longueurs préjudiciables et récurrentes dans le style pratiqué.

Pour cette réédition, l’album a fait l’objet d’un remastering et remixage complets et ressort en format digipack avec une nouvelle couverture –pas très différente de celle d’origine, ceci dit. Pas de titre bonus au programme, par contre.

Depuis que j’avais découvert ce groupe il y a quelques années, j’avais déjà beaucoup apprécié ce disque, qui n’a pas la prétention d’un chef-d’œuvre mais qui constitue un album de qualité dans un genre où les daubes sont légion.
Profitez donc de cette réédition pour vous intéresser à cette formation qui mérite qu’on s’y attarde.
A noter qu'ils viennent de sortir leur tout dernier album en parallèle chez Candlelight.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com"


Adoration of Blasphemy & War
Adoration of Blasphemy & War
Prix : EUR 18,89

3.0 étoiles sur 5 "Fisting Mary. Amen", 6 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Adoration of Blasphemy & War (CD)
Je ne m’attendais à avoir de sitôt des nouvelles de Goatblood, après leur split avec Nuclear Perversions.
Le duo allemand pond ici son tout premier album longue durée, chez Dunkelheit donc.

Ne vous laissez pas impressionner par le nombre de morceaux, le disque dépasse à peine la demi-heure.
Pas de surprise au programme, c’est toujours du black bestial sale et primitif, à la production anémique et au riffing linéaire et simpliste. Les vociférations infectes de Satanic Death Vulva (mmh, charmant patronyme !) sont toujours un régal à entendre.
C’est très direct et même assez bas de plafond du côté des paroles (allez jeter un œil sur Metal Archives, c’est à se pisser dessus !).

On a affaire à un black bestial extrêmement lourd et poisseux ici, tant les blasts sont paresseux, les guitares baveuses, le chant abyssale et caverneux. A ce titre, Deluge In Heaven et Bombing Blood me font penser à une version décélérée de Naked Whipper, avec ce même esprit punk et destroy.
Côté ambiance, j’avoue que ça envoie pas mal. Pas le truc le plus haineux que j’aie entendu, mais un album qui fait montre d’une certaine maîtrise de la crasse, sans en faire de trop. Goatblood se veut certes chaotique, mais pas à en devenir inaudible ni indistinct.

Quelque bons points pour ce groupe qui remonte un peu dans mon estime ; car leur partie du split n’était pas aussi convaincante. Mais bon, ça n’est pas génial non plus, ni particulièrement original. Il y a encore du boulot pour arriver à l’excellence.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com"


Current Mouth -Digi-
Current Mouth -Digi-
Prix : EUR 15,61

4.0 étoiles sur 5 "Angels Death", 6 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Current Mouth -Digi- (CD)
Ah, Vorum. Un des meilleurs représentants actuels de la NSOOSDM (New School Of Old School Death Metal). C’est simple, chacune de leurs sorties m’a atomisé la gueule : le redoutable EP Grim Death Awaits et leur album Poisoned Void ; je n’ai pas mis la main sur le split avec Vasaeleth, mais le titre figure sur l’album et est de qualité.

Avec un démarrage sur les chapeaux de roue, confirmé par un full length absolument convaincant, le combo finlandais réserve encore quelques surprises avec ce petit EP.
En effet, Vorum offrait jusqu’ici des sorties à la production assez puissante et relativement propre, malgré un son de guitare baveux. Avec Current Mouth, attendez-vous à un petit choc : c’est super crado, à la limite d’un son de démo.

Mais les gaillards semblent plus déchaînés que jamais. Ça fonce à toute berzingue sur de l’up tempo frénétique, des riffs variés et plutôt recherchés avec des colorations death/thrash délectables, un chant sauvage et possédé.
Ce côté très spontané et décomplexé leur va à ravir, on se régale.
On peut dire qu’avec Current Mouth, Vorum a opéré une certaine forme de régression ; à tel point qu’on en viendrait presque à se demander s’il s’agit du même groupe que sur les précédentes sorties.

Le seul bémol, c’est cette couverture qui ne ressemble à rien… D’autant plus en comparaison du fin graphisme de celle de l’album.

Ces mecs sont complètement à contre-courant de ce qui se fait actuellement, et ils s’en cognent royalement. Je pense que leur cote de popularité au sein des amateurs de « true death metal » va encore grimper d’un cran.
Pas la peine de tergiverser : écoutez-moi cet EP et prenez-vous une bonne mandale dans la tronche.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com"


Desecrated Toughts
Desecrated Toughts
Prix : EUR 18,17

4.0 étoiles sur 5 "The Invocation Of The Lost Souls", 3 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Desecrated Toughts (CD)
Encore un de ces nombreux groupes de doom/death bataves.
Formé autour de René Arts au début des années 90 et nourri des mêmes influences Venom, Celtic Frost, Slaughter, Samael et consorts que leurs confrères d'Asphyx, Pentacle et Goresfest notamment, Morthra n'aura hélas pas dépassé le stade de la démo.

La compilation contient l'intégralité de leurs enregistrements studio, dont la terrible démo Birth Of Damnation (1993) qu'ils ont réussi à enregistrer en gagnant le premier prix d'un concours metal à Deventer : une journée d'enregistrement dans un studio professionnel, en l'occurrence le Popmuziek Nederland à Amsterdam.
C'est hargneux et brutal avec un riffing assez inspiré, un produit typique de cette époque.
Les cinq derniers morceaux sont des titres enregistrés lors d'un concert en février 1992 ; le son est plutôt bon et la plupart des titres sont inédits.

Très bon choix de Vic Records que d'éditer une telle compilation. Pour les amoureux du death old school batave, chaudement recommandé.


Trance Nation / Mixed By Lange
Trance Nation / Mixed By Lange
Prix : EUR 6,96

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Absolute Resurection", 1 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trance Nation / Mixed By Lange (CD)
Matt Lange est un Dj/production qu'on ne présente plus, tant on a l'impression qu'il fait partie du paysage trance depuis toujours.

Ce double set pour Trance Nation de Ministry Of Sound est assez contrasté, dans la mesure où l'on a affaire à un premier relativement deep -ou mou, c'est vous qui voyez- et à un second pour ainsi à l'opposé, beaucoup plus dynamique.

En effet, le premier CD commence par des morceaux assez peu entraînants, mais aussi peu marquants en ce qui me concerne. Il y a éventuellement la collaboration Kyau & Albert with Stoneface & Terminal qui relève un peu le niveau, entre la voix superbe de Steven Moebius que l'on connaît bien et la dynamique des instrus des seconds ; ou encore le remix assez pêchu de Popov pour Cosmic Gate.
Mais à mon avis, ce n'est qu'à partir du morceau de Bobina remixé par Andy Duguid -plus puissant que ses morceaux habituels- que les choses sérieuses commencent. Là, on a droit à une série de titres super efficaces, qui culmine avec le mashup Absolute Electric/ResuRection, fort bien construit, et surtout la nouvelle version de Follow Me, LE morceau à retenir de ce set.
Pour le reste, ce sont des titres assez cheesy et sans grand intérêt.

Le second commence sur les chapeaux de roue, avec un titre trance à tendance electro/dubstep intelligemment amenée, qui précède une série de titres prog/electro trance avec force instrus saturées. C'est assez linéaire, car on ne note pas tellement de cassure jusqu'au titre de Ferry Corsten, à mi-chemin entre trance et EDM ; par contre, c'est ultra efficace.
A partir de là, ce sont des productions avec beaucoup de caractère qui se suivent : entre le terrible Storm Chaser, sombre et puissant, le violent Seek & Destroy, les choses se corsent.
On revient sur des "instrus rasoir" sur les deux titres suivants, avant d'amorcer le peak time avec le second mashup de la compilation -moins intéressant que sur le premier set- et surtout Violetta, bien mieux amené que sur le Universal Religion d'Armin.
Downtime poursuit dans la même veine peak time, un morceau tout à fait dans le style Markus Schulz avec son instru criarde.
Hold That Sucker Down -version revisitée du tube de Jerome Isma Ae- termine le set en beauté.

Un double set très sympathique, qui comporte quelques-uns des titres essentiels de 2013, à côté d'autres qui le sont beaucoup moins, surtout sur le premier set. Vu que l'année 2013 ne fut pas vraiment exceptionnelle, cette compilation conserve donc une place de choix dans ce cru.

La playlist :

CD 1
01 Yahel & Liya I Dive
02 Passenger 75 Contact
03 Kyau & Albert With Stoneface & Terminal We Own The Night
04 Lange Our Brief Time In The Sun
05 Cosmic Gate Feat. Myon & Shane 54 And Aruna All Around You Alexander Popov Remix
06 Super8 & Tab The Way You Want
07 Rank 1 Floorlifter
08 Arty Believe In Me Instrumental Mix
09 Lange Feat. Stine Grove Crossroads Estiva Remix
10 Andy Moor & Betsie Larkin Love Again Andrew Rayel Remix
11 Lange Feat. Hysteria! Unfamilar Truth
12 Bobina & Betsie Larkin No Substitute For You Andy Duguid Remix
13 Tomas Heredia Alchemist
14 Lange Destination Anywhere
15 Rikkaz The Great Migration
16 Planet Perfecto Knights Vs Craig Connelly Absolute ResuRection Lange Mashup
17 Lange Feat. The Morrighan Follow Me 2013 Rework

CD 2
01 Alexx Rave Man Who’ll Save The Earth
02 Tangle & Matuesz Omega
03 Lele Troniq Feat. Simona Barbieri Sirio
04 ilan Bluestone & Jerome Isma- Ae Under My Skin
05 Mark Eteson Aventus
06 Stephen Kirkwood Mars One
07 Alex Larichev Feat. Invi Tado Leave Me Behind
08 Heatbeat #BOOM
09 Ferry Corsten F The Bull$h1t
10 Cosmic Gate Storm Chaser Extended Mix
11 Rex Mundi Seek & Destroy
12 Lange Presents LNG Harmony Will Kick You In The Ass Chris Schweizer Remix
13 Daniel Kandi & Jack Rowan Arigatou
14 Shogun Vs Ana Criado & Ronski Speed Supernova Afterglow Saf Mashup – Lange Edit
15 Orjan Nilsen Violetta
16 Stuart Mclellan Downtime
17 Lange Hold That Sucker Down


The Last Sodomy Of Mary
The Last Sodomy Of Mary
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 22,15

4.0 étoiles sur 5 "Tribe Of The Moon", 30 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Last Sodomy Of Mary (CD)
Après leur tournée sur cinq états américains en compagnie d’Excruciating Pain, culminant avec un show au Death Metal Fest à Hollywood, Goatlord rentre au bercail en principe pour enregistrer la suite de Reflections Of The Solstice.
Malgré une renommée qui ne cesse de croître, le groupe se démotive et finit par se séparer fin 1992. Quelques nouveaux morceaux avaient tout de même été écrits et enregistrés en démo ; il y en a en fait sept, à des stades plus ou moins avancés, qui figurent sur cette compilation.

On voit le groupe revenir à un blackened death/thrash plus frénétique et rapide, Goatlord abandonnant les éléments doom qui le caractérisaient auparavant ; un peu comme s'ils revenaient au stade de leur première démo. On sent plus que jamais qu'Ace Still est parti.
Certes, le groupe a perdu une partie de son âme, mais la foi et l’esprit evil sont toujours présents. Gans n’est pas Still, mais il apporte tout de même une contribution intéressante à la musique de Goatlord.

En plus de ces sept morceaux, la compilation contient également quelques raretés –avec une qualité sonore entre catastrophique et médiocre, il faut bien le dire- dont des morceaux live et la toute première version d’Unholy Black Slut, enregistrée lors d’un show radio.

The Last Sodomy Of Mary porte vraiment bien son nom : c’est le dernier coup de maître –jusqu’ici, du moins- du grand Goatlord, un groupe a l’existence brève mais essentiel dans l’histoire de l’extrême, ayant légué un héritage inestimable. Et là encore, une superbe couverture de Thorncross, qui fait écho à celle de l'album.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com"


Reflections of the...
Reflections of the...

4.0 étoiles sur 5 "Join The Acid Orgy", 30 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Reflections of the... (CD)
Parmi les offres de contrat proposées par les labels suite à la sortie des démos, Frankulin décide de se fier à la division allemande de JL Turbo. Après avoir signé, Goatlord rentre en studio en 1991 pour enregistrer ce qui aura été leur unique album, Reflections Of The Solstice.

Après le départ d’Ace Still, le groupe recrute Mitch Harris, aussi de Las Vegas et qui jouait à l’époque dans ses projets death/grind Righteous Pigs et Defecation en plus d’avoir été recruté de l’autre côté de l’Atlantique chez Napalm Death.
On imagine qu’il y a eu une version de l’album uniquement avec les parties vocales de Harris ; mais, ce de manière totalement improbable, Ace Still est réapparu lors des sessions d’enregistrement et a posé sa voix sur l’intégralité des morceaux. Et c’est sa version qui est restée, Harris n’apparaissant au final qu’en backing sur quelques morceaux (Sacrifice, notamment).

Les premiers essais en studio s’avérèrent infructueux, le groupe n’arrivant pas à obtenir le son voulu.
Suite à une suggestion de Mitch Harris, Jeff Nardone décida de jouer sur des pads plutôt que sur une vraie batterie, arguant que le son était plus profond et puissant. Sauf qu’après le mixage, le rendu n’était pas tout à fait à la hauteur de ce qu’il espérait…
Il y en a qui disent que ça donne une autre dimension aux morceaux, spatiale.
Moi, j’ai encore et toujours du mal avec ce son pourri. Heureusement que les compos originales sont dantesques. Du coup, je me rabats plus souvent sur les démos.
Malgré tout, Goatlord demeure une des incarnations les plus extrêmes du metal en ce qu’ils en ont capté la substantifique moelle, l’essence maléfique, et ce quoiqu’on dise de cet album. C’est avant tout une question d’atmosphère créée et non pas de technicité ou de dextérité.

Il n’y a aucun nouveau morceau ici, toute la tracklist figurait déjà sur les démos. L’ordre des titres a été changé par rapport à Sodomize The Goat, quelques morceaux ont une structure un peu différente (Blood Monk et Distorted Birth, notamment) et quelques bruitages ont été ajoutés : les mythiques cris de poule sur Chicken Dance, le vent sur The Fog. Les mecs n’étaient vraisemblablement pas tout à fait nets au moment de l’enregistrement, Acid Orgy est aussi là pour nous le rappeler.

Et la couverture de Thorncross est devenue emblématique du groupe et du metal extrême en général, au même titre que de nombreuses autres réalisations du Français.

La sortie de cet album a engendré des réactions inespérées : des sollicitations de tous les viviers extrêmes du moment, des demandes d’interview à gogo, des lettres en tous genres.
Malgré cela, il était clair que le label n’avait pas l’intention de partager les profits générés par ce phénomène : ils n’ont jamais versé les dividendes au groupe comme stipulé dans le contrat. Réclamer et faire un procès aurait impliqué plus d’effort et de frais que ce qu’ils auraient jamais pu récupérer ; ils ont donc préféré laisser tomber. A peu près à la même époque, Turbo avait aussi entubé un certain Beherit (ce qui fera l’objet d’une autre chronique).

Goatlord s’est donc tourné vers un autre label, JL America, pour enregistrer une nouvelle version de l’album et essayer de récupérer une partie de leurs pertes. Le remastering effectué n’apporte au final pas grand-chose apparemment et la version JL America (1992) est intitulée sobrement Goatlord –le label avait suggéré Ripped To Shreds, titre rejeté par le groupe- ; hormis l’ajout de Voodoo Mass, réenregistré pour l’occasion. La couverture et le logo ont été changés également. Et ce n’est plus Ace Still au chant, mais Chris Gans, recruté à cette occasion.
Personnellement, je n’ai jamais écouté cette version.

N’empêche que JL America a été beaucoup plus honnête que Turbo, Goatlord ayant pu bénéficier d’un enregistrement sans frais ou presque, d’une promotion conséquente et de dates de concerts par la suite. Une tournée a été organisée dans l’Ouest américain aux côtés d’Excruciating Pain avec cinq dates. Des shows de trente-cinq minutes durant lesquelles le groupe était systématiquement camé à mort, notamment Frankulin qui consommait régulièrement de la métanphétamine.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com"


Beyond Death
Beyond Death
Prix : EUR 17,98

3.0 étoiles sur 5 "Butcher Attack", 19 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beyond Death (CD)
Voici un petit duo norvégien qui pratique du death old school.
Fort d’un premier EP (2012) signé d’emblée chez Hells Headbangers, la suite a quand même un peu traîné puisqu’ils n’ont rien sorti d’autre avant ce premier album.

Beyond Death se situe dans la continuité de l’EP : du death bien crade, encore ancré dans ses racines thrash et crust et pas complètement distinct des débuts du grindcore.
C’est simple, vous prenez Autopsy en enlevant le doom, Repulsion en enlevant les blasts (il y en a quand même un peu), Impetigo avec moins de samples de films d’horreur, vous y ajoutez un peu de groove, d'n'roll et de désinvolture et vous obtenez ce disque.

Ça ne dure qu’une demi-heure, c’est entraînant, c’est plutôt bien joué et inspiré. Pas de prise de tête, pas besoin de l’écouter dix fois pour comprendre ce qui se fait.
Même si le son est moins crade que celui de l’EP, ça reste TRES organique. Et c’est ça qui est cool.
J’ai vraiment du mal à ne pas penser à Severed Survival et Horrified en écoutant ce disque, même le chant écorché de Christoffer Brathen évoque celui de Chris Reifert.

Une petite galette sympatoche donc, sans grande prétention mais qui remplit correctement son office. C’est fun et bien fichu, alors pourquoi s’en priver ?

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com"


Kaosmakt
Kaosmakt
Prix : EUR 17,33

4.0 étoiles sur 5 "Astrale Reiser", 10 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaosmakt (CD)
Avant de récupérer ce dernier album de Dodsfall, je connaissais ce groupe uniquement de nom et aucun de leurs précédents méfaits n’a particulièrement attiré mon attention.
Cependant, j’ai apprécié celui-ci dès la première écoute, sans pouvoir expliquer pourquoi dans un premier temps.
Quand je me suis replongé dans l’écoute de Kaosmakt, je me suis rendu compte que c’était parce qu'il était tout bonnement bien gaulé.

En effet, c’est déjà nickel au niveau du son : le tandem Devo Andersson/Tomas Skogsberg a fait un travail de production remarquable, au-delà de la publicité que la seule évocation de ces deux noms peut susciter.
Ensuite, parce que le riffing d’Ishtar est irréprochable ; il fait toujours mouche, rappelant tantôt du très bon black brutal à la suédoise, tantôt du black plus orthodoxe, entre la tendance norvégienne et du early Watain (la belle époque, quoi) ; franc et direct, mais plutôt élaboré et fort bien exécuté.
Le vocaliste Adramelech – qui, au moment où j’écris ces lignes, a quitté le groupe - n’est pas en reste non plus, et livre une prestation remarquable, de même que le batteur de Valkyrja, Jocke Wallgren.

Quarante minutes qui passent assez vite car on ne s’ennuie à aucun moment, la qualité des titres étant homogène bien que ceux-ci soient assez variés.
Même si on n’atteint pas le génie et que le combo n’a pas inventé l’eau tiède, faire un album correct et intéressant dans ce type de black metal tient de la gageure pour un bon nombre de groupes, il suffit de voir la qualité moyenne des sorties du style ces dernières années.

Cet album m’a sans doute plu parce que je n’en attendais rien, finalement. Toujours est-il que si vous avez envie de vous faire plaisir avec un album de black sans prise de tête et très bien fait, voici un disque de choix.
Sorti en digipack et CD normal, ainsi qu'en vinyle limité à quatre cents exemplaires.

Retrouvez cette chronique sur le site "auxportesdumetal.com"


Page : 1-10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21-30