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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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Nekromanteion - a collection of arcane hexes
Nekromanteion - a collection of arcane hexes
Prix : EUR 23,00

4.0 étoiles sur 5 "Lord Of The Abyss", 19 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nekromanteion - a collection of arcane hexes (CD)
Quand on évoque la scène black metal grecque des débuts, on pense à Rotting Christ et, immédiatement après, à Necromentia.
En effet, les deux groupes ont eu un dénominateur commun en la personne de George Zacharopoulos alias Magus Wampyr Daoloth ou plus simplement The Magus.

Ce dernier a commencé sa carrière musicale dans un groupe de death/thrash appelé Necromancy, qui n’a sorti que deux démos avant de splitter en 1989.
The Magus fonde alors Necromantia avec Baron Blood la même année ; leur collaboration perdure à ce jour.

Cette compilation réunit sur ce double disque tout un tas de vieilleries qui étaient sorties en marge des albums, à savoir chronologiquement :
-la démo Visions Of Lunacy de Necromancy
-la toute première cassette de Necromantia, de 1990
-le split avec Varathron
-un titre issu des sessions d’enregistrement de Scarlet Evil Witching Black
-les reprises de la compilation Covering Evil.
Certains titres étaient déjà apparus en bonus sur des rééditions des albums.

Necromancy et les débuts de Necromantia sont extrêmement primitifs et ne revêtent à mes yeux qu’une stricte valeur historique, tant le son est minable et la prestation médiocre. On sent quand même déjà la dévotion du combo à l’occulte et l’influence prédominante de la première vague black metal. Le morceau De Magia Veterum de dix minutes montre aussi l’ambition du groupe, mais sous une forme encore passablement grotesque.

Avec le split, on arrive à quelque chose de beaucoup plus pro (notamment grâce à la participation d’un batteur de session, Nick Adams, qui a joué sur le premier album de Septicflesh également) et l’identité sonore de Necromantia apparaît clairement, notamment le morceau Evil Prayers et son saxophone, devenu une marque de fabrique.

Spiritforms… et My World… sont des morceaux qui auraient été dignes de figurer sur Scarlet Evil Witching Black, comportant la même identité sonore et d’une qualité équivalente aux titres de l’album.

Quant aux reprises, Necromantia a su parfaitement s’approprier les originales en y ajoutant sa touche (très) personnelle. Le choix des artistes repris n’est pas spécialement surprenant, au vu des colorations mélodiques et épiques habituelles chez Necromantia.

Pour finir, l’objet propose un feuillet de seize pages, avec force photos, illustrations et notes historiques (de ce que j’ai lu, je n’ai pas pu le constater avec le format dont je disposais).

Musicalement assez hétérogène, comme vous pouvez le constater, cette compilation a néanmoins un intérêt certain pour tous les curieux historiens du metal et ceux qui ne disposaient que des albums du groupe pour avoir une idée de l’évolution de Necromantia depuis le death/thrash primitif des démos de Necromancy au black élaboré et subtil de Scarlet…

Tracklist d’A Collection Of Arcane Hexes :

CD 1:

Necromantia : Promo Tape 1990
01. Family of Dog (The Feast of Ghouls)
02. De Magia Veterum (The Dawn of Utter Darkness)
03. Faceless Gods
04. Evil Prayers
05. Lycanthropia
06. La Mort

The Black Arts / The Everlasting Sins (split avec Varathron, 1992)
07. Lord of the Abyss
08. The Feast of Ghouls
09. Evil Prayers
10. Lycanthropia

CD 2:

Necromancy : Visions of Lunacy demo 1989
01. Visions of Lunacy
02. Thrashifixion
03. Shattered Bodies
04. Outbreak of Evil (Sodom cover)
05. Forbidden Rites
06. Nocturnal Cry

Necromantia : The Scarlet Witching Evil Black sessions 1997
07. Spiritforms of The Psychomancer

Covering Evil 2001
08. My World, Your Hell
09. Death Rider (Omen cover)
10. The Number of the Beast (Iron Maiden cover)
11. The Demon’s Whip (Manowar cover)
12. Mordor (Running Wild cover)

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Scarlet Evil Witching Black
Scarlet Evil Witching Black
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 47,03

5.0 étoiles sur 5 "Scarlet Witching Dreams", 19 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scarlet Evil Witching Black (CD)
Grand activiste de la scène metal extrême grecque dès ses balbutiements dans les années 80, George Zacharopoulos dit The Magus reste associé principalement à son projet Necromantia, fondé avec Makis Baron Blood en 1989 suite à la disparition de Necromancy.

Dès ses premières sorties, Necromantia se démarque de tout ce qui pouvait se faire à l’époque en livrant un black metal profondément occulte et atmosphérique, initialement sans se focaliser sur des riffs accrocheurs au profit d’un climat sombre et habité qui montrait toute la dévotion du combo aux forces obscures.
Malgré un certain amateurisme, le groupe faisait déjà montre d’une forte identité dès ses débuts. Leur signature sonore, ils la doivent en grande partie au choix qu’ils firent de ne pas inclure de guitare rythmique dans leur propos : en effet, The Magus et Baron Blood sont en fait deux bassistes, le premier classiquement rythmique et le second faisant office de guitariste avec à la place une basse huit cordes fortement saturée.

Sur leur premier album, Crossing The Fiery Path (1993), se dégageaient des éléments épiques, limite symphoniques et une dimension cinématique assortis aux thèmes mythologiques, mystiques et occultes que Necromantia affectionnait.
Ce premier jet montre déjà un certain génie de composition, mais tend à s’éparpiller tout en manquant d’une réelle accroche, malgré une certaine maîtrise dans l’exécution et le travail de production.

Scarlet... corrige en quelque sorte le tir en amenant de l’efficacité à leur musique sans perdre en musicalité : dans un style très wagnérien (l’intro du second Pretender To The Throne parle d’elle-même), Necromantia pond des riffs au son caractéristique et indéniablement mémorables sur des morceaux comme Devilskin, Black Mirror ou le presque morceau titre, secondés par un clavier atmosphérique qui souligne la mélodie de manière tout à fait pertinente.
La batterie, complètement en retrait, est jouée par Fotis Benardo (toujours chez Necromantia et également chez Septicflesh).
Un autre élément particulier chez Necromantia, le saxophone qui fait une apparition brève mais remarquée sur le morceau The Arcane Light Of Hecate, un interlude sombre et imposant et aux atmosphères versatiles.

Comme de coutume, les paroles d’un des morceaux ont été écrites par une personne extérieure au groupe : après les poètes Charles Baudelaire et Émile Verhaeren, c’est Andrea Meyer (ex-femme de Samoth [ex-Emperor], auteur de nouvelles, romans graphiques et ouvrages sur l’occultisme et le paganisme) qui est créditée pour The Arcane… Choix judicieux, vu les centres d’intérêt de la dame en question.

A l’époque de la sortie de ce disque, The Magus venait de quitter Rotting Christ, dans lequel il officiait en tant que claviériste, suite à l’orientation plus gothique décidée par les frères Tolis ; il demeure néanmoins proche de Sakis par le biais de leur projet commun, Thou Art Lord.
The Magus a ceci d’admirable qu’il a toujours réussi à mener de front plusieurs projets dans des styles très différents, sans qu’il y ait de redondance. On citera à ce titre son association avec Mika Luttinen (Impaled Nazarene) pour le projet metal indus Diabolos Rising/Raism, contemporain de ceux précités.

Je demeure admiratif de Necromantia pour l’ensemble de leur œuvre, d’une qualité variable d’une sortie à l’autre mais conservant toujours cette très forte personnalité qui a fait d’eux des ténors au sein de la scène extrême grecque, pourtant prolifique et de qualité.
A l’instar de groupes comme Deinonychus, Mortuary Drape ou Master’s Hammer, Necromantia a su évoluer dans sa propre sphère black metal, conscient de son héritage tout en développant des subtilités inédites avec un style aussi inimitable qu’élaboré.

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Cursed Redeemer
Cursed Redeemer
Prix : EUR 16,18

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "A Veiled Remembrance", 13 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cursed Redeemer (CD)
Miasmal m’avait bien retourné les tripes avec leur album éponyme de 2011, sur le label Dark Descent : un death metal bien de Suède, avec un riffing classique et un son bien crados plein de réverb’, dont il émanait néanmoins une puissance maléfique des plus convaincantes pour un album qui comportait, de mon point de vue, son lot de petites perles de noirceur.

Seulement voilà, on va vers un plus gros label (Century Media), on se dote d’un gros son avec l’aide d’un certain Fredrik Nordström (producteur entre autres d’In Flames, Arch Enemy, Dimmu Borgir, Hammerfall) ; bref, ça sent l’arnaque.
Le résultat ne se fait pas attendre : bien que n’ayant changé finalement que très peu d’éléments de sa recette d’origine, Miasmal sonne très (trop) différemment par rapport à son premier jet ; plus groovy, plus puissant, moins sombre et malheureusement (du moins, pour moi) plus commun.
Du coup, à la première écoute j’ai un peu fait la gueule…

Bon, comme je n’ai pas mis une note catastrophique, vous vous doutez bien qu’il y a quand même quelque chose à en tirer.
A la base, les titres ont été écrits et enregistrés pour que le rendu soit le même que sur scène ; de ce côté-là, c’est plutôt réussi.
On se prend assez facilement au jeu, on tape du pied, on gigote de la tête, c’est sympa. En plus, le soliste est toujours aussi bon. L’énergie très death’n’roll ne faiblit pas tout au long de l’album et il y a quelques bons riffs assez accrocheurs à se mettre sous la dent.

Question profondeur, c’est autre chose ; le côté immédiat est un peu trop accentué et j’ai bien peur que même ceux à qui ça plaît se lassent au bout de quelques écoutes…
Je ne fais donc pas partie des personnes qui trouvent que ce disque est ce que Miasmal a fait de mieux jusqu’ici.
Je vais faire mon vieux con, mais « c’était mieux avant ».
Nonobstant ma déception, ce disque a attisé ma curiosité de les voir en concert ; m’est avis que ça doit rendre plutôt bien, et je rappelle que c’était leur but initial ici.

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The lucid collective
The lucid collective
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Join Us Beyond", 7 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The lucid collective (CD)
A l’écoute du premier album de ce quintet canadien, sorti en 2011 sur le label français Trendkill (label du dernier Mercyless), on sentait qu’il y avait de bonnes choses à exploiter dans le tas de riffs ultra techniques avec cette multiplication de plans en sweeping ; j’ai trouvé le disque finalement assez digeste, malgré un certain manque de cohésion et des velléités progressives un peu trop bridées.

Voyons voir si ce dernier jet a rectifié un peu le tir.
Premier point positif, l’album n’est pas surproduit : tous les instruments sont parfaitement audibles (condition sine qua non dans ce style, bien entendu) et on peut autant apprécier le timbre métallique de la basse que les gravity blasts aussi furieux que précis de la batterie.
Le groupe aime bien balancer des plans limite deathcore, groovy entre deux séries de blast ; ça introduit un peu de variété et ça marche plutôt bien chez eux, d'autant qu'ils n'en abusent pas.

Et là encore, bien que (très) technique, l’album passe assez bien, sans donner mal au crâne ou des nausées.
Ce qui manque chez eux, c’est cette prestance et cette aura imposante qu’ont certains de leurs compatriotes comme Augury ou Beyond Creation.
Une composition comme Fathom Infinite Depth a pourtant des éléments plus que convaincants : entre les plans directs et efficaces, le solo de guitare aux sonorités orientales et un passage en son clair court mais du meilleur effet, Archspire fait montre d’un certain sens de la musicalité avec parfois de faux airs d’Anata.

The Kairos Chamber, instrumental aux fines touches psychédéliques, est un autre très bon exemple des possibilités du groupe.

Je sens néanmoins qu’en multipliant les écoutes, l’album se dévoile petit à petit et laisse entrevoir une plus grande profondeur que chez son prédécesseur.
C’est pourquoi j’ai opté pour une note encourageante au final, pour un groupe qui finira, je gage, par surprendre car encore en pleine phase de progression.

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Choronzonic Chaos Gods
Choronzonic Chaos Gods
Prix : EUR 18,05

4.0 étoiles sur 5 "Misanthropic Luciferian Onslaught", 7 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Choronzonic Chaos Gods (CD)
Voici le premier véritable album de Centurian, toujours avec le même line-up que pour la démo et le même label Full Moon Productions. Il est initialement sorti en 1999.

Le disque sonne bien entendu plus pro avec un son moins cru que sur la démo.
C’est le début d’une suite de références à l’entité démoniaque Choronzon, si chère au mysticisme thélémique d’Aleister Crowley.

La musique reste la même : de l’excellent death thrashy avec son aura blasphématoire qui a conquis autant de fans de death metal que de black.
Le disque démarre sur le même riff que celui avec lequel s’achevait Of Purest Fire en outro : une entrée en matière percutante, à l’image de ce qui suit ; le gang de Rob Oorthuis livre des compos finement exécutées, à une vitesse sidérante et en gardant une intensité continue que le titre dure trois ou six minutes.

Soultheft, morceau de la démo, a pu bénéficier d’un nouvel enregistrement ici.
Les titres Hail Caligula !!! et Blood For Satan sont certainement les plus marquants : le premier déjà pour son intro faite de gémissements des victimes d’un bourreau sadique, puis par la variété de tempo qui casse un peu la linéarité qu’on retrouve sur d’autre morceau ; le second pour son riffing particulièrement hargneux et son refrain scandé à tue-tête.

La couverture, très moche j’en conviens, est l’œuvre de Rob Oorthuis ; il l’aurait même peinte avec son propre sang.

Un second jet de qualité, dans la continuité de la démo. L’ombre de Morbid Angel est toujours là, mais on sent que la personnalité du groupe s’affirme avec le temps. Oorthuis reste encore assez timide pour les solos.
Une assise confortable pour ce qui va suivre.

Là encore, pour la réédition Hell’s Headbangers, c’est le minimum syndical. Mais le disque devenait tellement rare qu’on peut accueillir comme il se doit ce nouveau pressage.
D’autant qu’une version vinyle l’accompagne, une première dans ce format pour cet album.

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Of Purest Fire
Of Purest Fire
Prix : EUR 18,12

4.0 étoiles sur 5 "Better Off Burning", 7 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Of Purest Fire (CD)
Formation hollandaise montée par Seth van Loo, Rob Oorthuis et Wim van der Walk en 1997, suite à la disparition d’Inquisitor, Centurian émerge avec cette première démo enregistrée à Utrecht fin 1997. D’abord sortie de manière indépendante en vinyle, la démo fera l’objet d’une édition CD chez Full Moon Productions dès 1998.
La naissance de Centurian est contemporaine de celle de Severe Torture, autre groupe de Seth van Loo et du bassiste Patrick Boleij, qui rejoint également Centurian pour ce premier jet.

Le registre de Centurian est cependant très différent de celui du death brutal pratiqué par ses congénères. En effet, la base de la musique du quatuor hollandais semble être tout simplement le titre qu’ils reprennent sur cette démo : Blasphemy, issu de l’éminent premier album de Morbid Angel ; reprise sans grand intérêt, d’autant plus qu’il n’y a pas de solo.
Un death metal au riffing thrashy et au feeling black metal (distinction qui, à l’époque de la sortie d’Altars Of Madness, était encore peu pertinente), ultra véloce tout en dégageant une impression de légèreté et d’aisance d’exécution, entouré d’une aura maléfique et blasphématoire tout comme leurs maîtres avant eux.

Plus qu’un simple clone du groupe de Trey Azagthoth, Centurian possède un riffing très particulier, dont le style commence à se développer dès ce premier jet : à la fois assez technique et avec des plans très distincts et accrocheurs, la patte Oorthuis va se préciser avec le temps pour devenir reconnaissable entre mille.
La production manque un peu de patate, mais c’est plutôt bon pour une première démo.

Cette galette passe très vite, avec un peu plus de vingt-six minutes au compteur. Le propos est certes assez linéaire, les tempos ne variant quasiment pas. Mais la musique reste captivante malgré tout, en grande partie grâce aux riffs lacérant d’Oorthuis.
Le guttural de Seth van Loo est souvent secondé par des effets de double voix, accentuant encore l’aura démoniaque du combo.
Centurian reprend aussi un morceau du répertoire du défunt Inquisitor.

Cette démo fait l’objet d’une réédition par Hell’s Headbangers. Il était devenu difficile à la trouver à un prix raisonnable et ce n’est que justice de la mettre à nouveau à l’ordre du jour.
Par contre, le CD est identique à sa première édition chez Full Moon : pas de nouvelle couverture, pas de titre bonus ; j’ignore si le feuillet est plus garni, mais je ne serais pas étonné que ce ne soit pas le cas. Une version vinyle est également prévue pour mai.
Le début d’une discographie passionnante.

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Trance Mission Mixed By Leon Bolier & Mike Shiver
Trance Mission Mixed By Leon Bolier & Mike Shiver
Prix : EUR 23,16

5.0 étoiles sur 5 "I Feel Invincible", 30 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trance Mission Mixed By Leon Bolier & Mike Shiver (CD)
Deux producteurs et Djs dont la cote de popularité était en pleine croissance à l'époque (surtout Leon Bolier, qui venait de composer l'hymne Trance Energy 2008 avec Joop et rentrait dans le prestigieux Top 100 de Dj Mag), réunis sur une double compilation !

Le hollandais Leon Bolier nous offre un set électro trance à la sélection sublime combinée à la précision du mix : le premier morceau vocal de Moonbeam rappelle "See the Difference", pour ceux qui ont écouté "In Search of Sunrise 6" ; Glenn Morrison toujours aussi bon producteur ; Marcus Schössow qui remixe les Duderstadt dans un style électro prog dont il a le secret ; Wardt van der Harst (Re-Ward, avant de monter le projet W & W avec Willem van Hanegem) pour un titre somptueusement mélancolique ; l'autre collaboration Amnesia/René, "Invincible", remixée par Sied van Riel, gros tube de cette année en prog trance ; pas mal de productions de Leon Bolier, avec Jonas Steur, Sied van Riel, j'avoue un faible pour les quatre derniers morceaux, absolument renversants, dont un remix de Joop "Prominent" qui est suivi de Bart Claessen "First Light", magnifique final vocal très bien amené.

Le mix du suédois Mike Shiver est moins homogène : électro prog pour l'intro et le superbe remix de "Helsinski scorchin'" par Michael Cassette, que je préfère à l'originale pour sa ressemblance avec "Zeppelin" (sur "Anjunabeats vol.5) ; une autre perle, le remix de "Undone" par Rank 1, sélectionné par toute la fine fleur trance, y compris Rank 1 et Nic Chagall ; Marcus Schössow frappe fort encore une fois en électro prog ; Nic Chagall remixe Markus Schulz à la perfection, break au piano suivi d'une ligne électro trance conventionnelle mais ô combien efficace ; le britannique Gareth Emery, encore une star montante, pour une remix électro trance de Menno de Jong feat. Re:Locate des plus convaincant ; Matan Zohar et son remix terrible de "Music for rich People" entament la session prog trance de la fin ; remix particulièrement réussi de "Clear blue Water" par Mike Shiver, dont la combinaison instru/voix fait son effet ; un titre déjà un peu daté mais toujours agréable à écouter, Acosta vs Shiver "The Apocalypse" ; deux titres tech trance pour finir, deux remixes de Mike Shiver, pour ceux qui doutaient encore de ses talents de producteur/remixeur.

J'ai une préférence pour le set de Leon Bolier, mais celui de Mike Shiver ne m'a pas laissé indifférent pour autant. De la trance des plus moderne, comme quoi on peut être excellent producteur ET excellent Dj.

La playlist :

CD1 - Mixed by Leon Bolier
01. Moonbeam - I Love Mornings
02. Glenn Morrison - Circles
03. Mathias Schwarzwald - Fluffy Clouds
04. Lange - Songless (Club Mix)
05. Smartminds - On Speaking Terms
06. Duderstadt feat. Kirsty Hawkshaw - Beautitude (Marcus Schössöw Remix)
07. Steur & Bolier - The Night Is Young
08. Wardt - Extensions
09. José Amnesia feat. Jennifer René - Invincible (Sied van Riel Remix )
10. Breakfast - Dancing In The Moonlight
11. Leon Bolier feat. Global Illumination - Portraits of Spain
12. Bolier & Van Riel - Malibeer
13. Sied van Riel - What You Want
14. Leon Bolier - Ocean Drive Boulevard
15. Joop - Prominent (Leon Bolier Remix)
16. Bart Claessen - First Light

CD2 - Mixed by Mike Shiver
01. Matias Lehtola - Longing For World Peace
02. Super8 & Tab - Helsinki Scorchin' (Michael Cassette Remix)
03. Sami Saari - Sweet
04. Anton Sonin & Amx featuring Sari - Undone (Rank 1 Remix)
05. Marcus Schössow - Swedish Beatballs
06. Mitiska & Medina - After-Hours Ensemble (David West Remix)
07. Above & Beyond - Far From In Love (Oliver Smith Remix)
08. Markus Schulz feat. Departure - Cause U Know (Nic Chagall Remix)
09. Menno de Jong feat. Re:Locate - Solid State (Gareth Emery Remix)
10. Perpetual feat. Fisher - Innocent
11. Soliquid - Music Is For Rich People (Mat Zo Remix)
12. Jorn Van Deynhoven - Godspeed (Joshua Cunningham Dub Mix)
13. Oceanlab - Clear Blue Water (Mike Shiver's Garden State Mix)
14. George Acosta Vs Mike Shiver - The Apocalypse (Mike Shiver Mix)
15. Marksun & Brian - Saturday
16. Seth Hutton feat. Judie Tzuke - Don't Look Behind You (Mike Shiver's Catching Sun Mix)
17. Store N Forward - Honeymoon (Mike Shiver's Catching Sun Mix)


The Infernal Hierarchies, Penetrating The Threshold Of Night [Explicit]
The Infernal Hierarchies, Penetrating The Threshold Of Night [Explicit]
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 "Under The Eclipse Of Tiphareth", 30 avril 2014
Pact est un trio de Pennsylvanie, avec déjà un album chez Moribund, datant de 2012.

Pour ceux qui connaissent ce premier jet, ce dernier The Infernal Hierarchies, Penetrating the Threshold of Night prend une autre direction.
The Dragon Lineage Of Satan cultivait un black occulte et limite bestial, avec une production assez crue.
Le dernier album est quant à lui beaucoup mieux produit et mise avant tout sur un black brutal et puissant, à décorner les bœufs (comme le vent du même nom).
Ceux qui aimaient la spontanéité et la bestialité occulte du précédent seront sans doute un peu déçus.
Pour ma part, ce disque m’a bien retourné les neurones : les compos sont longues et ambitieuses avec un riffing loin d’être linéaire et une basse qui bénéficie largement du mixage très équilibré, avec des lignes très intéressantes se démarquant admirablement bien des plans de gratte. On note une petite dose de dissonance dans les riffs, touche complètement dans l’air du temps.
Vocalement, c’est inhumain : à grand renfort d’effets à gogo, Hag beugle à tue-tête comme un possédé des paroles sataniques et occultes, comme on peut s’y attendre.
Il reste tout de même quelques touches d’occultisme dans ce magma brutal, à l’image du passage mid tempo au milieu d’Asmodeus Beast Of Judgement.

Rythmiquement, c’est aussi très varié et le groupe tire son épingle du jeu autant dans l’up que le mid tempo.
Comme les maîtres suédois du style black brutal (Dark Funeral, Setherial) sont avares de sorties ces derniers temps, on est obligé de se fournir ailleurs…

Un très bon disque à la brutalité salvatrice, pour un groupe qui a très bien su évoluer depuis son premier jet, de mon point de vue : plus professionnel, plus inspiré, plus percutant. Un must en black brutal cette année.

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A New Code of Morality
A New Code of Morality
Prix : EUR 8,99

4.0 étoiles sur 5 "Of Rutting Beasts And Drifting Herds", 30 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : A New Code of Morality (Téléchargement MP3)
Formé à Londres en 2004 en tant que projet parallèle de membres de Beef Conspiracy et Infected Disarray, Twitch Of The Death Nerve reste en sommeil après un unique split en compagnie de Corpse Carving et Bludgeon en 2005. Le style pratiqué est du même acabit que dans les projets annexes : du death brutal et gore.
C’est avec l’arrivée de Lille Gruber de Defeated Sanity que ça repart et voici donc le premier album, sorti chez Comatose et produit par le frontman Tom Bradfield.
Contre toute attente, j’ai été très agréablement surpris par la qualité de ce premier jet ; car, à l’écoute des différents autres groupes auxquels les géniteurs de Twitch sont affiliés, il était très probable qu’on aurait affaire à un produit brutal death lambda et sans grand intérêt.
Ce doit être la présence de Lille Gruber, batteur à la frappe caractéristique, qui a changé la donne.

En effet, c’est du death très brutal, très technique mais loin d’être dénué de subtilité ; en fait, c’est très proche de ce que fait Defeated Sanity : même complexité rythmique (forcément), riffing assez proche bien qu’un peu moins riche (encore que...), ambiance sombre et pesante avec quelques samples de films par-ci par-là. Il manque juste les plans de basse de Jacob Schmidt, en fait.
L’autre chose que j’ai beaucoup appréciée, c’est que la qualité des compositions est croissante au fur et à mesure que le disque avance. Les premiers morceaux sont très brutaux et laissent imaginer une suite linéaire et sans saveur à la violence stérile ; Scores Of Sores offre déjà des plans mid tempo d’une particulière lourdeur et les titres qui suivent offrent leur lot de riffs accrocheurs et mémorables par-dessus le marché. Le guitariste n’abuse pas des harmoniques, ni des plans slam, ni du typique « branlage de manche » incompréhensible, trouvant le juste équilibre entre complexité et accroche immédiate. Difficile de se retenir de headbanger sur un Well If The Turkey’s In The High Chair, qui en est une parfaite illustration.
Il y a même des passages un peu plus mélodiques, comme au milieu de The Pitezel Family Holiday, un des meilleurs titres de l’album avec son mid tempo ternaire redoutable.

Un petit mot sur la couverture, réalisée par Marco Hasmann (qui a travaillé avec Fleshgod Apocalypse, Visceral Throne, Beyond Creation, Septycal Gorge notamment) : dépliable, à l’illustration fine et pleines de détails sordides.

Reste à savoir si Twitch ne va pas demeurer dans l’ombre de Defeated Sanity justement, car leurs styles sont vraiment très (trop sûrement, pour certains) proches.
A mes yeux, tant que la qualité est là, je ne boude pas le produit ; la scène brutal death est tellement saturée de Suffocation-worshipers, de sous-Disgorge et de pastiches de Deeds Of Flesh sans avenir, qu’on ne peut que se réjouir que Defeated Sanity se tiennent en nouveau chef de file d’une légion de la qualité de Twitch Of The Death Nerve.

Retrouvez la chronique de cette pépite (et bien d'autres pépites) sur le site "auxportesdumetal.com"


Dj Club Series
Dj Club Series
Prix : EUR 12,16

3.0 étoiles sur 5 "Deep Inside", 28 avril 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dj Club Series (CD)
Deuxième compilation mixée pour le trio SOS (Omid 16b, Demi et Desyn Masiello) et dernière à ce jour, pour la nouvelle série Dj Club Series de Ministry Of Sounds.

Les deux sets sont radicalement différents, à tout point de vue.
Le premier est de très loin le meilleur des deux et offre une sélection entre house, prog house et tech house sur la fin, avec pas moins de vingt-sept titres globalement assez deep.
Le set avance tranquillement à 123 bpm mais cultive un groove imparable avec des rythmiques riches et dynamiques, le tout aidé par un mix d'une fluidité remarquable.
Ne serait-ce que l'enchaînement entre "Isabel", "Reality Check", l'antique "Deep Inside", "Overcast" et "Colours", tous plus ou moins imbriqués les uns dans les autres. Excellent !

Le second set est désespérément mou et s'enlise dans de la house/prog house assez minimalisme sur des titres interminables et répétitifs. C'est bien dommage, car on a là une série de productions de SOS et d'Omid tout seul, qui ont prouvé par le passé qu'ils étaient de très bons producteurs.
A mes oreilles, seuls les trois derniers morceaux valent le coup, dont le fabuleux "Acido" de Renato Cohen et Technasia, un titre tech house avec un ligne de basse entêtante et des effets de scratch qui aurait fait un excellent morceau de début/milieu de set.

Au final, il vaut mieux s'en tenir au premier CD, qui montre le trio très inspiré avec un mix d'une classe rare tout en étant irrésistiblement groovy.


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