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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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BORA BORA
BORA BORA
Proposé par L'Antre du Jeu
Prix : EUR 45,99

4.0 étoiles sur 5 Îles paradisiaques, 24 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : BORA BORA (Jouet)
J'ai enfin pu jouer à ce jeu que j'avais vu tourner à sa sortie.

Graphiquement, c'est le plus beau Stefan Feld auquel j'aie joué -vu les horreurs qu'il avait pondues, c'est pas difficile...
C'est un jeu de placement/gestion avec, classiquement, un nombre très limité d'actions (3 par tour, symbolisées par des dés) par rapport à tout ce qu'il faut faire, avec points de victoire, bonus à la fin, etc.
La thématique est encore une fois assez effacée ; mais ça ne nuit bien entendu en rien au plaisir qu'on éprouve à jouer, tant la mécanique est fluide et les règles, certes longues à expliquer, simples.
Comme toujours chez Feld, c'est une somme conséquente de petits mécanismes simples qui fait la richesse du jeu.

La mécanique que j'ai particulièrement appréciée, c'est le fait que, si l'on veut se placer sur une tuile action déjà occupée par un adversaire, il faille jouer un dé au résultat strictement inférieur. Ça entretient vraiment la tension stratégique du jeu.

Pour 2 à 4 joueurs, comptez bien deux bonnes heures pour une partie, sans les explications.


Converge, rivers of hell
Converge, rivers of hell
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "In Death's Gaping Jaws", 21 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Converge, rivers of hell (CD)
Plus qu’un split, cette offrande est un concept album réalisé par un seul homme, l’Australien Dis Pater. En effet, les trois noms sont en fait ses différents projets de black metal, chacun dans un sous-genre particulier.
Chaque morceau porte le nom d’un des fleuves des Enfers, et Charon est celui qui fait traverser les mortels dans sa barque.

D’après Dis Pater, ce « split » marque la fin de Tempestuous Fall et The Crevices Below, tandis qu’il se concentrera désormais sur Midnight Odyssey.

Pour moi qui ne connaissait aucun des projets de cet homme, ce fut une agréable surprise que cette invitation au voyage spirituel dans l’Hadès, brillamment mis en musique et conceptuellement abouti.

On retrouve un large panel de styles sur cet album de soixante minutes, soit dix minutes en moyenne par morceau.
The Crevices Below est le projet black symphonique proche des premiers albums de Limbonic Art, et aux influences parfois folk et atmosphériques comme sur le magnifique Lethe.
Dans Tempestuous Fall, il joue du black/doom funéraire et dans The Crevices Below, du black atmosphérique voire ambient.
Si le contraste entre ces projets est frappant sur les deux premiers morceaux dont les styles sont assez marqués, ils tendent à s’atténuer à mesure que l’on avance sur l’album ; car la voix claire de Dis Pater apparaît sur tous les morceaux, un chant tantôt grave, tantôt incantatoire qui donne une aura singulière et beaucoup de caractère à son œuvre. Les growls sont moins présents et sont toujours utilisés à bon escient.
Les claviers, dont le rôle est prédominant quel que soit le style pratiqué, apportent ce surcroît d’atmosphère onirique et occulte à grand renfort de mélopées sublimes et ingénieuses ; on sent que c’est l’instrument de prédilection du père Pater (niark!) car les lignes de guitare sont souvent en retrait et la batterie est programmée sur une boîte à rythme.
La musique se marie admirablement bien au concept, qui ne manquera de toucher l’auditeur averti, en questionnement sur cette Vie après la Mort. Je me suis imaginé en croisière aller simple sur le Styx, et le sentiment qui se dégage est plus proche de l’apaisement que la crainte de l’inconnu.

Au final, une fameuse découverte que ces projets. Dis Pater offre là une œuvre on ne peut plus ambitieuse et fichtrement bien ficelée. Pour les amateurs d’ambiances d’outre-tombe, de mélodies classieuses au clavier et de chants monastiques occultes, ce split conceptuel est une pièce de choix.

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Horns in the Dark
Horns in the Dark
Prix : EUR 19,71

4.0 étoiles sur 5 "Church Of The Fire", 11 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Horns in the Dark (CD)
Ça tombe bien qu’ils aient réédité ce seul album de Tyrant Goatgaldrakona –avouez que ce nom claque, bien que certes pas facile à scander en concert-, puisqu’il faisait partie de ma liste longue le bras des albums « à acheter un de ces jours ».
Pour les présenter, il s’agit d’un duo hongrois (pas banal, n’est-ce pas ?) composé de Grave Desecration And Sodomy et Hellfire Commander Of Eternal War And Pain.
Dit comme ça, on pense immédiatement à un combo de black bestial stéréotypé.
Il n’en est pour ainsi dire rien : si la musique de Tyrant G. a quelques relents black metal, les influences sont quelque peu fondues au profit d’un death metal d’une noirceur impitoyable ; au point qu’on pourrait les surnommer les Incantation hongrois.

C’est en effet l’influence américaine qui prime, avec quand même quelques colorations cadavériques suédoises, je dirais.

De prime abord, c’est un produit certifié conforme, avec un cahier des charges bien rempli, exécuté avec un côté scolaire et sans grande inventivité.
Mais c’est sans compter l’efficacité du bestiau : déjà, le guttural de Hellf’ m’a fait trembler les tripes, tant il est profond et caverneux ; un peu dans le style Craig Pillard. Les riffs sont aussi simples que meurtriers et ça martèle sans relâche même sur les plans mid tempo.
Certes, c’est linéaire et un poil répétitif, mais aussi d’une incroyable intensité avec des riffs qui restent dans le crâne à vouloir se les extirper par trépanation.
Des morceaux comme Dawn Of Decay, je me les mets trois fois de suite minimum avant de passer à autre chose.

L’album est sorti initialement chez Metalhit en 2013, soit il n’y a pas si longtemps. Il s’agit ici du premier pressage vinyle, qui ne contient pas de bonus mais propose une couverture bien plus sympa que l’originale –qui était aussi de Mark Riddick, mais que j’ai toujours trouvée un peu grotesque.

Donc, si vous cherchez un clone d’Incantation valable pour satisfaire vos besoins de noirceur brutale, opter pour ce Horns In The Dark me paraît être une solution idéale, tant le combo hongrois nous envoie la purée dans la tronche.

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Love Sorrow Doom
Love Sorrow Doom
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 56,95

3.0 étoiles sur 5 "Carnival Freak Show", 11 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Love Sorrow Doom (CD)
Bien que Doom Snake Cult soit fréquemment résumé à un projet parallèle de Goatlord, l’entité du Nevada co-existait au même moment et préalablement à l’arrivée d’Ace Still en son sein.
Leur unique album, Love, Sorrow, Doom réédité ici, a été enregistré une année avant Reflections Of The Solstice et représente en quelque sorte la volonté d’Ace Still de s’orienter vers des horizons plus doom psyché que ce qu’il faisait chez Goatlord.

Love, Sorrow, Doom est effectivement un album très influencé par la scène doom traditionnelle, avec la voix très particulière de Still qui lui donne également une dimension plus extrême. Rien à voir cependant avec Goatlord, bien plus malsain et blasphématoire ; Doom Snake Cult a ses moments de frénésie qui le rapprochent de son homologue, mais c’est avant tout la part hallucinatoire et psychédélique qui prime tout le long de l’album. Peut-être que ça vous a échappé, mais l’acronyme du titre est LSD, et ce n’est certainement pas un hasard.
On retrouve aussi de fortes influences Hellhammer/Celtic Frost et un petit côté ritualiste dans leur musique, comme chez Goatlord.

LSD, donc, est encore un de ces albums avec des problèmes de label : c’est originellement Torrid Records –label du fameux Bonded By Blood- qui devait le sortir en 1990 ; mais suite à sa disparition, Doom Snake Cult s’est rabattu sur JL America –tout comme Goatlord suite à leurs déboires avec Turbo Germany. C’est pourquoi le disque n’a vu le jour qu’en 1992, en formats CD et cassette.

LSD avait déjà fait l’objet d’une réédition en 2004, par le même NWN!, avec une couverture verdie toute moche d’ailleurs.
C’est heureusement un tout autre graphisme que l’on retrouve ici, plus coloré et tout à fait dans l’esprit psyché du disque, œuvre de Manuel Tinnemans.

Un album assez sympathique, à défaut d’être totalement passionnant. Il est clair pour moi qu’il souffre de la comparaison avec l’œuvre de Goatlord, qui a bien plus marqué les esprits.

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Rotting
Rotting
Prix : EUR 59,24

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Sex, Drinks And Metal", 8 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rotting (Album vinyle)
A l’instar du mythique I.N.R.I., Greyhaze réédite ce Rotting, EP (paradoxalement plus long que le premier album) qui a suivi en 1989 et sorti initialement chez Cogumelo.

Avec cet EP, Sarcófago s’éloignait sensiblement de la bestialité de son premier méfait vers des horizons plus thrash, techniques et avec un enregistrement plus professionnel. Le line-up a été remanié, Incubus et Antichrist ayant récruté Manuel 'Jocker' Henriques au poste de batteur (beaucoup plus précis que D.D. Crazy).
Zeder 'Butcher', que Wagner 'Antichrist' décrivait comme le plus extrême de la bande, n’était plus dans Sarcófago depuis 1987 et ça se ressent. Nightmare, titre composé par lui pour I.N.R.I., a été réenregistré sur ce mini dans une version moins sauvage et plus longue, avec un tempo légèrement ralenti et des nappes de claviers au début ; du coup, elle dépareille beaucoup moins avec le reste du mini.
On sent que le groupe a souhaité évoluer : les riffs sont plus recherchés, les compos beaucoup moins expéditives (c’est le moins qu’on puisse dire).
Je préfère quand même le Sarcófago plus bestial et spontané, bien que ce disque soit d’une qualité indéniable.

Pour parler spécifiquement de cette réédition, il s’agit d’une version remasterisée, vinyle avec un superbe feuillet contenant le graphisme original ; une version limitée contient un vinyle vert avec une espèce de brouillard noir. Il existe parallèlement une version CD/DVD en digipack, dont la date de sortie n’est pas encore déterminée.

Pour finir, une petite anecdote concernant la couverture : l’artiste brésilien Kelson Frost aurait refusé d’appliquer à la lettre les directives du groupe et un détail prévu initialement n’apparaît pas sur la version finale, la couronne d’épine, détail qu’il a jugé trop choquant. Et du coup, on ne sait pas vraiment qui se fait lécher la joue par Skeletor, hahaha !
N’empêche que ça n’a pas évité la censure pour la sortie du disque aux Etats-Unis… Peu de groupes avaient une imagerie aussi ouvertement anti-chrétienne à l’époque.

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Cold (Remixed)
Cold (Remixed)
Prix : EUR 6,99

4.0 étoiles sur 5 "Conscious Burning", 6 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cold (Remixed) (Téléchargement MP3)
Le label ukrainien Svarga Music a semble-t-il récupéré les droits pour rééditer les vieux albums de Khors. Voici donc la nouvelle édition du second album du groupe, Cold.
Pour les présenter brièvement, il s’agit d’un quatuor ukrainien fondé en 2004 par d’anciens membres d’Astrofaes et Hate Forest ; ils partagent également un guitariste avec Nokturnal Mortum depuis peu.
Contrairement à ces groupes célèbres notamment pour leur passé idéologique un peu sulfureux, Khors s’est toujours déclaré comme apolitique et ses textes ne font aucunement allusion à une quelconque forme d’idéologie douteuse.

La musique de Khors (dieu slave du soleil et de la lumière) est également très différente de celle des groupes précités : il s’agit de black metal atmosphérique, aux ambiances mystiques voire spatiales du fait de ce clavier prédominant, sur un mid tempo majoritaire. On sent également quelques colorations dark metal, qui ont été développées dans la suite de leur discographie.
C’est une musique apaisante, qui invite à l’évasion de l’esprit avec ses lignes mélodiques et ses solos heavy aériens. Le son est remarquablement équilibré, car malgré l’omniprésence du clavier, riffs de guitare et lignes de basses sont toujours audibles tout au long des morceaux. Sur un titre comme Conscious Burning par exemple, on assiste à un démarrage très entraînant, basé plus sur le riff de guitare subtilement souligné par une ligne de clavier en fond ; la tendance s’inverse par la suite, avec des claviers plus en avant, parfois avec des sonorités un peu kitsches mais qui font leur petit effet quand même.

Par ailleurs, Khors parvient à envoûter son auditoire tout en restant concis et en évitant les longueurs préjudiciables et récurrentes dans le style pratiqué.

Pour cette réédition, l’album a fait l’objet d’un remastering et remixage complets et ressort en format digipack avec une nouvelle couverture –pas très différente de celle d’origine, ceci dit. Pas de titre bonus au programme, par contre.

Depuis que j’avais découvert ce groupe il y a quelques années, j’avais déjà beaucoup apprécié ce disque, qui n’a pas la prétention d’un chef-d’œuvre mais qui constitue un album de qualité dans un genre où les daubes sont légion.
Profitez donc de cette réédition pour vous intéresser à cette formation qui mérite qu’on s’y attarde.
A noter qu'ils viennent de sortir leur tout dernier album en parallèle chez Candlelight.

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Adoration of Blasphemy & War
Adoration of Blasphemy & War
Prix : EUR 19,80

3.0 étoiles sur 5 "Fisting Mary. Amen", 6 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Adoration of Blasphemy & War (CD)
Je ne m’attendais à avoir de sitôt des nouvelles de Goatblood, après leur split avec Nuclear Perversions.
Le duo allemand pond ici son tout premier album longue durée, chez Dunkelheit donc.

Ne vous laissez pas impressionner par le nombre de morceaux, le disque dépasse à peine la demi-heure.
Pas de surprise au programme, c’est toujours du black bestial sale et primitif, à la production anémique et au riffing linéaire et simpliste. Les vociférations infectes de Satanic Death Vulva (mmh, charmant patronyme !) sont toujours un régal à entendre.
C’est très direct et même assez bas de plafond du côté des paroles (allez jeter un œil sur Metal Archives, c’est à se pisser dessus !).

On a affaire à un black bestial extrêmement lourd et poisseux ici, tant les blasts sont paresseux, les guitares baveuses, le chant abyssale et caverneux. A ce titre, Deluge In Heaven et Bombing Blood me font penser à une version décélérée de Naked Whipper, avec ce même esprit punk et destroy.
Côté ambiance, j’avoue que ça envoie pas mal. Pas le truc le plus haineux que j’aie entendu, mais un album qui fait montre d’une certaine maîtrise de la crasse, sans en faire de trop. Goatblood se veut certes chaotique, mais pas à en devenir inaudible ni indistinct.

Quelque bons points pour ce groupe qui remonte un peu dans mon estime ; car leur partie du split n’était pas aussi convaincante. Mais bon, ça n’est pas génial non plus, ni particulièrement original. Il y a encore du boulot pour arriver à l’excellence.

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Current Mouth -Digi-
Current Mouth -Digi-
Prix : EUR 12,84

4.0 étoiles sur 5 "Angels Death", 6 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Current Mouth -Digi- (CD)
Ah, Vorum. Un des meilleurs représentants actuels de la NSOOSDM (New School Of Old School Death Metal). C’est simple, chacune de leurs sorties m’a atomisé la gueule : le redoutable EP Grim Death Awaits et leur album Poisoned Void ; je n’ai pas mis la main sur le split avec Vasaeleth, mais le titre figure sur l’album et est de qualité.

Avec un démarrage sur les chapeaux de roue, confirmé par un full length absolument convaincant, le combo finlandais réserve encore quelques surprises avec ce petit EP.
En effet, Vorum offrait jusqu’ici des sorties à la production assez puissante et relativement propre, malgré un son de guitare baveux. Avec Current Mouth, attendez-vous à un petit choc : c’est super crado, à la limite d’un son de démo.

Mais les gaillards semblent plus déchaînés que jamais. Ça fonce à toute berzingue sur de l’up tempo frénétique, des riffs variés et plutôt recherchés avec des colorations death/thrash délectables, un chant sauvage et possédé.
Ce côté très spontané et décomplexé leur va à ravir, on se régale.
On peut dire qu’avec Current Mouth, Vorum a opéré une certaine forme de régression ; à tel point qu’on en viendrait presque à se demander s’il s’agit du même groupe que sur les précédentes sorties.

Le seul bémol, c’est cette couverture qui ne ressemble à rien… D’autant plus en comparaison du fin graphisme de celle de l’album.

Ces mecs sont complètement à contre-courant de ce qui se fait actuellement, et ils s’en cognent royalement. Je pense que leur cote de popularité au sein des amateurs de « true death metal » va encore grimper d’un cran.
Pas la peine de tergiverser : écoutez-moi cet EP et prenez-vous une bonne mandale dans la tronche.

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Desecrated Toughts
Desecrated Toughts
Prix : EUR 15,01

4.0 étoiles sur 5 "The Invocation Of The Lost Souls", 3 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Desecrated Toughts (CD)
Encore un de ces nombreux groupes de doom/death bataves.
Formé autour de René Arts au début des années 90 et nourri des mêmes influences Venom, Celtic Frost, Slaughter, Samael et consorts que leurs confrères d'Asphyx, Pentacle et Goresfest notamment, Morthra n'aura hélas pas dépassé le stade de la démo.

La compilation contient l'intégralité de leurs enregistrements studio, dont la terrible démo Birth Of Damnation (1993) qu'ils ont réussi à enregistrer en gagnant le premier prix d'un concours metal à Deventer : une journée d'enregistrement dans un studio professionnel, en l'occurrence le Popmuziek Nederland à Amsterdam.
C'est hargneux et brutal avec un riffing assez inspiré, un produit typique de cette époque.
Les cinq derniers morceaux sont des titres enregistrés lors d'un concert en février 1992 ; le son est plutôt bon et la plupart des titres sont inédits.

Très bon choix de Vic Records que d'éditer une telle compilation. Pour les amoureux du death old school batave, chaudement recommandé.


Trance Nation / Mixed By Lange
Trance Nation / Mixed By Lange
Prix : EUR 16,71

4.0 étoiles sur 5 "Absolute Resurection", 1 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trance Nation / Mixed By Lange (CD)
Matt Lange est un Dj/production qu'on ne présente plus, tant on a l'impression qu'il fait partie du paysage trance depuis toujours.

Ce double set pour Trance Nation de Ministry Of Sound est assez contrasté, dans la mesure où l'on a affaire à un premier relativement deep -ou mou, c'est vous qui voyez- et à un second pour ainsi à l'opposé, beaucoup plus dynamique.

En effet, le premier CD commence par des morceaux assez peu entraînants, mais aussi peu marquants en ce qui me concerne. Il y a éventuellement la collaboration Kyau & Albert with Stoneface & Terminal qui relève un peu le niveau, entre la voix superbe de Steven Moebius que l'on connaît bien et la dynamique des instrus des seconds ; ou encore le remix assez pêchu de Popov pour Cosmic Gate.
Mais à mon avis, ce n'est qu'à partir du morceau de Bobina remixé par Andy Duguid -plus puissant que ses morceaux habituels- que les choses sérieuses commencent. Là, on a droit à une série de titres super efficaces, qui culmine avec le mashup Absolute Electric/ResuRection, fort bien construit, et surtout la nouvelle version de Follow Me, LE morceau à retenir de ce set.
Pour le reste, ce sont des titres assez cheesy et sans grand intérêt.

Le second commence sur les chapeaux de roue, avec un titre trance à tendance electro/dubstep intelligemment amenée, qui précède une série de titres prog/electro trance avec force instrus saturées. C'est assez linéaire, car on ne note pas tellement de cassure jusqu'au titre de Ferry Corsten, à mi-chemin entre trance et EDM ; par contre, c'est ultra efficace.
A partir de là, ce sont des productions avec beaucoup de caractère qui se suivent : entre le terrible Storm Chaser, sombre et puissant, le violent Seek & Destroy, les choses se corsent.
On revient sur des "instrus rasoir" sur les deux titres suivants, avant d'amorcer le peak time avec le second mashup de la compilation -moins intéressant que sur le premier set- et surtout Violetta, bien mieux amené que sur le Universal Religion d'Armin.
Downtime poursuit dans la même veine peak time, un morceau tout à fait dans le style Markus Schulz avec son instru criarde.
Hold That Sucker Down -version revisitée du tube de Jerome Isma Ae- termine le set en beauté.

Un double set très sympathique, qui comporte quelques-uns des titres essentiels de 2013, à côté d'autres qui le sont beaucoup moins, surtout sur le premier set. Vu que l'année 2013 ne fut pas vraiment exceptionnelle, cette compilation conserve donc une place de choix dans ce cru.

La playlist :

CD 1
01 Yahel & Liya I Dive
02 Passenger 75 Contact
03 Kyau & Albert With Stoneface & Terminal We Own The Night
04 Lange Our Brief Time In The Sun
05 Cosmic Gate Feat. Myon & Shane 54 And Aruna All Around You Alexander Popov Remix
06 Super8 & Tab The Way You Want
07 Rank 1 Floorlifter
08 Arty Believe In Me Instrumental Mix
09 Lange Feat. Stine Grove Crossroads Estiva Remix
10 Andy Moor & Betsie Larkin Love Again Andrew Rayel Remix
11 Lange Feat. Hysteria! Unfamilar Truth
12 Bobina & Betsie Larkin No Substitute For You Andy Duguid Remix
13 Tomas Heredia Alchemist
14 Lange Destination Anywhere
15 Rikkaz The Great Migration
16 Planet Perfecto Knights Vs Craig Connelly Absolute ResuRection Lange Mashup
17 Lange Feat. The Morrighan Follow Me 2013 Rework

CD 2
01 Alexx Rave Man Who’ll Save The Earth
02 Tangle & Matuesz Omega
03 Lele Troniq Feat. Simona Barbieri Sirio
04 ilan Bluestone & Jerome Isma- Ae Under My Skin
05 Mark Eteson Aventus
06 Stephen Kirkwood Mars One
07 Alex Larichev Feat. Invi Tado Leave Me Behind
08 Heatbeat #BOOM
09 Ferry Corsten F The Bull$h1t
10 Cosmic Gate Storm Chaser Extended Mix
11 Rex Mundi Seek & Destroy
12 Lange Presents LNG Harmony Will Kick You In The Ass Chris Schweizer Remix
13 Daniel Kandi & Jack Rowan Arigatou
14 Shogun Vs Ana Criado & Ronski Speed Supernova Afterglow Saf Mashup – Lange Edit
15 Orjan Nilsen Violetta
16 Stuart Mclellan Downtime
17 Lange Hold That Sucker Down


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