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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
Classement des meilleurs critiques: 500
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

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Savage Mutiny
Savage Mutiny
Prix : EUR 17,78

4.0 étoiles sur 5 "Uncoiling Chaos", 22 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Savage Mutiny (CD)
Quatuor d’Uppsala, Suède, Degial a déjà sévi avec un premier album intitulé Death’s Striking Wings proposant un death metal très inspiré de Morbid Angel mais également avec cette sauvagerie et un talent d'écriture qui leur est propre.
J’ai eu l’occasion de les voir sur scène et je peux confirmer qu’ils ont de l’énergie à revendre.

Trois ans plus tard, il est temps de sortir une suite et c’est encore chez Sepulchral Voice que cela s’est fait ; un très bon label allemand qui a quelques excellentes sorties à son actif (Vorum, Drowned, Grave Miasma, Necros Christos,…).

Degial n’a pas changé son fusil d’épaule et il s’agit toujours de death metal d’obédience old school, la filiation avec Morbid Angel étant toujours apparente (Deathsiege, Pallor) ; leur sauvagerie rappelle aussi les premiers Merciless (Transgression). Le vocaliste Hampus Eriksson est toujours aussi possédé.
Savage Mutiny, le bien nommé, n’a pas grand-chose à envier à son prédécesseur, car si l’énergie y est aussi débordante, les Suédois savent composer et exécuter des morceaux aux riffs ciselés et précis. Violence débridée certes, mais pas chaotique pour autant.
J’ai un faible pour les morceaux Uncoiling Chaos et Revenants, aux riffings respectifs particulièrement entêtants.

Il manque peut-être à cet album un équivalent du morceau titre sur le premier album : un long morceau un peu plus posé et mélodique élaboré. Pallor aurait pu faire l’affaire, avec son intro à coups de tocsin et au tempo ralenti, mais ce titre n’est pas aussi ambitieux.

On a ici quelques invités prestigieux : Seit Teitan et Erik Danielsson de Watain (le premier pour des solos et une partie de chant, le second pour l'artwork), Pelle Åhman (ex-In Solitude) qui a donné un coup de main pour écrire les paroles.

Toujours est-il que vous avez là un très bon album de death metal d’une admirable intégrité, confirmant tout le bien qu’on pouvait penser de Degial après leur premier jet.

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Unholier Master
Unholier Master
Prix : EUR 17,08

4.0 étoiles sur 5 "All Existence Perishes", 18 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Unholier Master (CD)
Duo mexicain avec une seule démo à son actif, ayant d’ailleurs fait l’objet d’un split avec Trajeto De Cabra sur Morbid Metal Records, Sacrocurse livec sans plus tarder le premier album, sensiblement dans la même veine que la démo puisque trois titres y figurent également. Le potentiel qu’on décelait auparavant chez ce groupe se confirme bel et bien ici.
Le disque sort chez Iron Bonehead pour la version LP en Europe et sur Hell’s Headbangers pour le version CD et LP pour l’Amérique du Nord.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Sacrocurse ne ménage pas son auditoire : ils envoient la sauce d’entrée de jeu, un black bestial sale et ultra agressif qui vous vomit à la tronche des insanités blasphématoires avec une conviction sans faille.
Une réelle débauche d’énergie qui ne s’éteint pas avant la fin du disque.
Le groupe ne se cantonne pas à faire dans le bruitiste et l’inintelligible, il y a un lot de plans accrocheurs avec un riffing convaincant et très bien exécuté (comme sur Ripping Death Solution, aux riffs de tueur) ; les solos par contre sont à l’antithèse de toute forme de mélodie.

En terme d’ambiance, Sacrocurse mise avant tout sur la violence pure et dure ; c’est la haine plus que tout qui transpire de ses pores.
Les compos de la démo sont tout aussi meurtrières ici, et les nouveaux titres sont dans la même tendance ; rien qu’à écouter le morceau d’intro et l’éponyme, on sait qu’on va s’en prendre plein les oreilles tout au long de l’album, à grand renfort de blasts à tout va et de riffs tronçonneuse.

Franchement, j’adore. Encore des gars qui ont tout compris à l’esprit primitif du black bestial, un disque d’une sauvagerie libératrice. Pas de compromis, pas de retenue, le but étant de tout bousiller sur son passage. Et c’est réussi !

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Vejacion de la Bestia/Fosa Com
Vejacion de la Bestia/Fosa Com
Prix : EUR 14,89

3.0 étoiles sur 5 "Miles de cadáveres en tu puerta", 16 janvier 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vejacion de la Bestia/Fosa Com (CD)
Haha, excellent ! Une compilation de deux démos d’un groupe panaméen. J’en salivais rien qu’à l’annonce de ce machin.

Abatuar, c’est plus un seul mec en fait, en la personne de Cadaver, le bien nommé. Il s’entoure de musiciens de session quand le besoin s’en fait sentir. Le patronyme est bien trouvé, parce que c’est une véritable boucherie.

Vejación De La Bestia est sortie initialement en K7 en 2014. Là, c’est du gros son. On a affaire à un death/grind typiquement carcassien, avec en sus une bestialité propre aux groupes latinos. Cette démo est vraiment décapante, rien qu’en lisant les titres des morceaux j’étais déjà plié en deux. N’empêche que les trois titres tabassent comme il faut.

Avec Fosa Común (également une tape, à la base), on est plus dans du death/black et même bestial, avec une production beaucoup plus sale et un riffing extrêmement primitif qui rappelle les poncifs du genre ; à ce titre, Huésped portador… fait très Blasphemy.

Abatuar excelle également dans ce style, avec un rendu volontairement plus chaotique et sauvage.

L’ambivalence d’Abatuar est sans doute sa principale qualité, de mon point de vue : d’un côté, on a des titres typiquement goregrind, de l’autre le groupe véhicule une imagerie plus volontiers bestiale. Comme quoi, ces deux facettes sont parfaitement compatibles, même si elles ne sont finalement que rarement associées.
Bravo à Cadaver pour avoir osé aborder sans complexe ces deux tendances extrêmes. J’attends la suite avec impatience.

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Hole Below
Hole Below
Prix : EUR 21,46

4.0 étoiles sur 5 "Sodomistic Malevolence", 16 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hole Below (CD)
Voilà un groupe dont j’attendais la prochaine sortie avec une certaine impatience, étant donné le niveau qu’ils avaient sur l’album précédent, Patricidal Lust.

Toujours fidèle à 20 Buck Spin, le groupe de San Francisco livre une nouvelle offrande de death doomique. La production est claire mais suffisamment crasseuse et caverneuse, chargée en réverbération (on pourrait même dire qu’ils en abusent) pour coller à l’esprit old school qui les anime.

Lourdeur il y a, mais pas seulement : Vastum ne se contente pas de balancer des riffs simplistes et monolithiques comme tant de formations lambda, qui négligent la technique au profit d’une ambiance qui n’est pas toujours si travaillée que ça. Chez eux, il y a quelques plans un peu plus recherchés et même mélodiques, qui changent du sempiternel trémolo ou des riffs à la croche lourdingues. Et niveau ambiance, j’ai trouvé que c’était encore plus dense qu’avant, on a vraiment l’impression de patauger en plein cloaque, le sol jonché de cadavres en putréfaction. Exactement ce qu’est censé évoquer ce genre de death, en fait. Et pour la fin de l’album, ils ont concocté une outro glauquissime, ambient bruitiste à glacer le sang.

On apprécie toujours la dualité du chant : entre le growl caverneux de Daniel Butler et celui un peu moins grave (fatalement) de Leila Abdul-Rauf, les deux s’enchaînant de manière très fluide quand ils ne sont pas combinés pour un rendu encore plus abominable.
Par ailleurs, le format six titres est très bien : suffisant puisque les compos ont une durée conséquente, concis de manière à éviter les longueurs.
La couverture a été dessinée par Daniel Butler.

Vastum est un groupe qui a tout pour lui, qui sait clairement y faire dans le domaine. Un poids lourd de la scène doom/death, désormais. Pour accéder à un niveau encore supérieur, il leur manque une poignée de titres incontournables, aisément individualisables sur l’album. Mais du reste, ils ont tout compris.

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And When the Sky Was Opened
And When the Sky Was Opened
Prix : EUR 16,72

4.0 étoiles sur 5 "And So It Begins", 16 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : And When the Sky Was Opened (CD)
Voilà Serocs de retour deux ans après leur bon The Next. Le line-up est inchangé et je vous l’ai déjà présenté en détails.

Ce qui m’a marqué d’emblée sur ce disque, c’est qu’ils ont travaillé leur accroche musicale : si les plans sont toujours aussi complexes, la musique toujours aussi technique, ça se ressent peut-être un peu moins et, surtout, on arrive à trouver dès la première écoute des passages qui interpellent de suite, plus immédiats. C’est un premier très bon point car c’était un souhait que j’avais émis.

Pour l’originalité, ça commence à venir : on sent poindre une personnalité qui ne transparaissait pas tellement avant et qui s'affine au fil de l'album, j'y reviendrai.
Les compos sont vraiment béton, ils n’ont clairement rien perdu de leur niveau de maîtrise et leur capacité à enchaîner des plans rythmiques très différents en l’espace de quelques mesures et on constate qu’il y a bien plus de relief sur cet album : les titres sont de longueur très variable, allant de trente-trois secondes (l’interlude du milieu) à plus de huit minutes pour la subtile et ambitieuse When The Ground Swallows Us... Le morceau titre n’est pas en reste non plus, avec ses mélodies ciselées. Autant de morceaux qui me rappellent Anata (autre très bon point). En parlant de ces trois titres, on remarque que l’interlude et les deux titres qui l’entourent forment une espèce de triptyque. On se doute qu’il y a un concept dans tout ça, dont je ne pourrai vous parler n’ayant pas les éléments sous la main.
Les autres compos sont tout aussi denses et riches, surtout les dernières ; ça s'entend notamment sur les lignes de basse, assez géniales sur les deux derniers morceaux.

La très bonne production est le résultat du travail de Neil Kernon et Alan Douches. Ceci explique cela. Et là encore, ils ont quelques guests qui posent des solos sur quelques titres, dont Thomas Luijken du bon groupe hollandais Caedere.

Globalement, je trouve que Serocs se la joue plus fin, moins brutal que sur le précédent. Ils sont moins dans l’urgence comme auparavant et prennent le temps de poser des plans tout aussi élaborés mais beaucoup plus intelligibles ; le travail des ambiances est aussi plus poussé, même si ce n’est pas un élément primordial sur ce type de sortie.
Il faudra aussi consacrer du temps à cet album, pour en saisir toutes les nuances. Mais le travail sera moins laborieux et la récompense plus grande que sur The Next, m'est avis.
On n’a aucun mal à admettre qu’il s’agit de leur meilleur album à ce jour, comme le dit le pitch (pour une fois que c’est vrai). Plus sobre, plus maîtrisé, plus travaillé : ça s’appelle la sagesse.

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Nürnberger Spielkarten 4034 The Game Jeu de cartes
Nürnberger Spielkarten 4034 The Game Jeu de cartes
Prix : EUR 14,49

5.0 étoiles sur 5 Purement addictif, 13 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nürnberger Spielkarten 4034 The Game Jeu de cartes (Jouet)
Pour un à cinq joueurs, le jeu est expliqué en même pas cinq minutes.
On joue avec un tas de cartes numérotées de 2 à 99, les joueurs jouent ensemble contre le jeu. On distribue un certain nombre de cartes aux joueurs en début de partie (variable selon le nombre de joueurs), le reste constituant la pioche.
A son tour, chaque joueur doit poser au moins deux cartes qu'il a en main sur un ou plusieurs des quatre emplacements sur la table : deux qui vont en ordre croissant, deux en ordre décroissant. Les cartes sont posées les unes sur les autres de manière à ce qu'il n'y ait que quatre cartes visibles tout le temps (une par emplacement). Le joueur termine son tour en piochant autant de cartes que ce qu'il a joué.
Il y a un moyen de rattraper le coup si on est monté trop haut ou descendu trop bas sur un emplacement : mettre exactement 10 en-dessous ou au-dessus de la dernière valeur posée.
Comme c'est un coopératif, les joueurs ont le droit de parler mais pas de révéler le contenu de leur main : "ne jouez pas ici avant mon tour", "tu peux y aller, mais trop bas",...
Le jeu s'arrête si toutes les cartes sont posées (celles de la pioche + celle en main des joueurs), ce qui équivaut à une victoire de tous ; ou si un joueur ne peut pas poser le nombre minimum de cartes requis (deux cartes, ou une si la pioche est épuisée), ce qui équivaut à une défaite de tous.
Le jeu est rapidement joué et fun même tout seul.
Un des meilleurs jeux apéro auquel il m'ait été donné de jouer.


Visions of Apocalypse
Visions of Apocalypse
Prix : EUR 19,01

4.0 étoiles sur 5 "Dread The Dawn", 8 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Visions of Apocalypse (CD)
Insanity fait partie de ces groupes légendaires et cultes qui n’ont jamais vraiment connu la consécration, la faute à une série d’avatars qui leur ont fait louper le coche. On évoquera notamment le décès prématuré du vocaliste et membre fondateur Joe DeZuniga d’un infarctus en 1987, les ayant empêché de rejoindre l’écurie Nuclear Blast à l’époque. Leur démo mythique Live Rehearsal de 85 avait pourtant fait le tour de la planète chez les tape traders assidus, proposant un death/thrash rapide, sauvage et technique et préfigurait nettement ce qui allait devenir par la suite le death metal. Et leur unique album, Death After Death, sorti pourtant sur le tard (1994), avait mis une bonne claque à la communauté death metal.

Le groupe s’est reformé une énième fois en 2005, a priori pour un certain temps maintenant, autour du seul membre originel du groupe : Dave Gorsuch. Il est à noter que dans le line-up actuel figure Ivan Munguia au poste de guitariste ; le gaillard est plutôt connu pour ses prouesses techniques à la basse dans des combos comme Arkaik, Brain Drill ou Deeds Of Flesh).
Et les voilà avec un nouvel album, plus de vingt ans après le dernier (et unique) en date. Le processus d’écriture de cet album a été très long car il a commencé peu après la reformation en 2005. Une démo avec l’ensemble des titres avait même vu le jour en 2008. Entre temps, le batteur originel Bud Mills est mort d’un cancer de l’œsophage et d’autres membres ont eu pas de problèmes personnels et familiaux. Décidément, le sort s’acharne sur Insanity… Mais la détermination du sieur Gorsuch l’a emporté et Visions Of Apocalypse sort finalement en novembre 2015.

Un truc frappe d’emblée à l’écoute de l’album : on a l’impression de retourner vingt ans en arrière. La production est nickel, équilibrée et puissante, mais on retrouve ce côté chaleureux des prods d’antan, sans le côté clinique des sons actuels, parfois trop lisses et artificiels. C’est simple, en écoutant leur Death After Death et sans en connaître les morceaux, on a limite du mal à dire lequel des deux enregistrements est le plus ancien. C’est plutôt un bon point en ce qui concerne Insanity, ça leur va très bien.

Côté musique, le combo californien n’a rien changé à sa formule. Dave Gorsuch est quasiment seul à composer et largue des compos véloces et nerveuses, avec un côté très technique comme il le faisait à l’époque. Ça va toujours très vite, c’est carré et brillamment exécuté, avec des solos virtuoses et une énergie débordante, et ça fleure bon le death old school.
La nervosité et la sauvagerie des vieilles années sont demeurées intactes. Autre excellent point pour Insanity.
Le nouveau vocaliste, Falko Bolte, est excellent avec ses vociférations hargneuses et imposantes.
Le titre homonyme est celui qu’on isole le mieux ; déjà par sa longueur (presque neuf minutes), ensuite par son intro mélodique au clavier et ses samples, aussi par ses rythmiques particulièrement variées et remarquablement bien enchaînées, enfin par un riffing imparable et headbanguesque. A ce titre, j’ai aussi particulièrement apprécié Dread The Dawn.

Insanity signe là un retour fantastique, que les amateurs des premières périodes du groupe et de death old school en général ne doivent manquer sous aucun prétexte.

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Paradise Ends Here
Paradise Ends Here
Prix : EUR 13,00

3.0 étoiles sur 5 "Warriors Of The Wasteland", 8 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paradise Ends Here (CD)
Voilà un super groupe de doom/death en provenance des Pays-Bas. C’est un style dans lequel les Hollandais ont depuis toujours excellé, on peut citer un nombre conséquent de formations. On va d’ailleurs pouvoir le faire, puisque ce nouveau trio a quelques antécédents : on y retrouve A.J. van Drenth (qui a joué dans Asphyx, Beyond Belief et Throne), Pim Blankenstein (vocaliste chez Officium Triste et The 11th Hour) et Seth van Loo (l’intrus, puisqu’il joue habituellement dans des groupes rapides, comme Severe Torture, Infected Flesh ou Centurian).

Là, on est dans un death très lent et très old school. La production a été réalisée à l’Excess Studio de Rotterdam (comme les premiers albums d’Eternal Solstice) et le son est typique de cette vague revival old school. En gros, ça sonne bien mais sans trop d’artifices.

Même s’il n’y a que cinq titres et moins d’une demi-heure de musique, il s’agit bel et bien d’un full-length.

Sans rentrer dans les détails parce que ce n'est pas tellement utile, vous avez là un produit authentique, avec un riffing simple et bien lourd mais qui a son petit côté poignant. Le chant de Blankenstein est linéaire mais tout à fait adapté à la musique, un growl bien guttural et bien gras.
Rien de bien extraordinaire, mais on sent que les gars ont du métier derrière eux. Ils livrent un album très épuré, qui va bien avec le patronyme du groupe : pas de plan technique ni trop mélodique, pas de tendance gothique, surtout pas d’accélération.

Je ne sais pas si ce projet a beaucoup d’avenir. Ils ont eu finalement une bonne idée en faisant un album court, on n’a pas le temps de s’ennuyer.
Néanmoins, je pense que ce disque est réservé aux fans du style et aux nostalgiques.

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Disciples of the Inferno
Disciples of the Inferno
Prix : EUR 17,39

4.0 étoiles sur 5 "Immortalis Impietas", 8 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Disciples of the Inferno (CD)
Abysmal Lord revient seulement une année après son premier EP avec un line-up inchangé (leurs patronymes ont par contre été raccourcis) pour nous proposer une nouvelle offrande de black bestial infâme.

Bon, ils n’ont pas vraiment cherché à faire dans l’originalité, ce n’est apparemment pas leur créneau. Mais punaise, que c’est bon ! Un condensé de bestialité ultra evil avec un son de circonstance (moins chargé en basses que l’EP), un riffing agressif et rétrograde et un chant absolument dégueulasse ; ce dernier élément est à mon avis la force du combo de la Nouvelle Orléans. Avec un peu plus de chuchotements, on serait presque totalement dans du Beherit worship.
C’est simple, ce disque est une telle boucherie qu’ils peuvent se passer d’originalité. J’adore des morceaux comme Golgotha Crucifixion, Black Liturgy ou le morceau titre, avec leur riffing headbanguesque et obsédant.
J’aime aussi beaucoup les quelques interludes instrumentaux qui sont bien flippants.

Par rapport à l’EP, ils ont raccourci la durée moyenne des morceaux, ce qui fait qu’au final l’album est à peine plus long que l’EP, compte tenu du nombre de titres. On remarque aussi que ralentir le tempo, ce n’est plus trop leur truc. Il y a des passages à la Archgoat sur quelques titres, mais du reste ça blaste à fond les ballons.

Voilà, il n’y a rien de plus à dire. Un disque pareil, ça ne se raconte pas, ça se vit et intensément.
Ce serait peut-être pas mal qu’ils reviennent à des compos plus longues et variées à l’avenir, comme sur l’EP, histoire d’éviter une certaine redondance.

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Sepultus - EP
Sepultus - EP
Prix : EUR 5,94

4.0 étoiles sur 5 "Gift", 30 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sepultus - EP (Téléchargement MP3)
Encore un duo de sinistres inconnus au bataillon, qui sont forcés de cacher leur faciès qu’ils ont certainement ingrat.
Déjà auteurs d’une demo tape sur la petite structure suédoise Misanthropic Generaction Media en 2014, le tandem suédois enchaîne avec ce qui est bel et bien un premier album longue durée, comportant six titres pour une quarantaine de minutes.

Svärta fait du black metal au son assez raw, mais audible et intelligible, un peu à l’image de ce qui se fait dans le true black finlandais du style Horna et Sargeist.
Le pitch parle d’influences Ved Buens Ende et Dødheimsgard période Satanic Art. Mouais, pas des masses. J’ai du mal à retrouver le côté avant-gardiste et expérimental de ces deux formations.
Pour moi, c’est du black d’obédience orthodoxe pour la base, mais qui évolue assez vite en dehors de ce carcan pour proposer des ambiances mélancoliques et occultes sur des passages doom et en son clair du meilleur effet.

Dès les premières écoutes, ce disque a exercé une espèce de fascination sur moi : entre le chant torturé et criard qui exprime à la fois misanthropie et douleur profonde, le riffing poignant et finalement assez accrocheur et ce son de batterie tellement naturel qui nous fait souffrir à chaque coup de crache, la musique de Svärta ne laisse clairement pas indifférent. Ajoutez à ça les passages en doom tempo allant de pair avec de chœurs scandant on ne sait quoi mais qui donnent cette atmosphère de procession impie, vous obtenez une vraie perle de black metal authentique, garanti sans artifice.
Cet album se situe complètement dans la lignée de la démo, qui sonne exactement pareil ; mais le groupe a encore progressé au niveau de la composition.

Une très belle découverte, en ce qui me concerne. Typiquement le genre de produit qui a tout pour me plaire : à la fois raw, true, inventif, varié et excellant dans tout ce qu’il touche. On sent aussi qu’il y a une petite marge de progression et que le meilleur est sans doute encore à venir.

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