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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
Classement des meilleurs critiques: 498
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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Exterminate! annihilate! destroy!
Exterminate! annihilate! destroy!
Prix : EUR 20,00

3.0 étoiles sur 5 "Warriors Of The Deep", 15 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Exterminate! annihilate! destroy! (CD)
Suite des aventures de Rogga Johansson et Dave Ingram, avec le projet le plus crust de Rogga. Et n'oublions pas de mentionner Dennis Blomberg, qui occupe le poste de guitariste dans le groupe, tout comme chez Paganizer.

Ce second album est doté d’un son plus massif et démarre assez violemment sur un morceau purement death metal, néanmoins avec ce fameux d-beat hérité du crust.
On a plus l’impression d’avoir affaire à du death old school qu’à du vrai crust, du moins au début. Mais The Oncoming Storm vient remettre les pendules à l’heure, un pur moment de crust. On sent quand même que le penchant de Rogga pour le death metal reprend un peu le dessus, par rapport au premier album. Les moments purement crust ne sont plus tellement légion ici.
Certes, c’est du old school de chez old school ; mais la typicité de ce projet se perd un peu ici par rapport à l’album d’avant. On retrouve plus d’influences swedeath ou death floridien sur ce disque.
La reprise de Discharge parle d’elle-même : elle est largement « décrustisée » avec un tempo ralenti et on ne retrouve pas toute la haine et la fureur de l’originale ; le chant de Dave Ingram n’est à mon avis pas adapté, et les lignes de basse de l’originale ont été supprimées. Dommage.
Je ne dirai rien sur l’autre reprise, car elle est pour moi complètement hors sujet. J'aurais plus vu une reprise de Benediction.

Quant aux invités : pour Kam Lee, on comprend ; pour les deux autres, on ne sait pas de quel placard Rogga les a sortis… Pas vraiment de valeur ajouté pour aucun d’eux.

Ce n’est finalement pas très choquant quand on connaît les projets de Rogga – je ne vous fais pas la liste, elle est bien trop longue.
Je trouve juste dommage que Down Among The Dead Men peine désormais à se distinguer des autres, alors qu’à la base on n’avait aucun mal à l’extirper de la masse.
Le disque n’est pas désagréable à écouter, loin s’en faut. Mais j’aurais à la limite préféré que le projet vire au grind.
Chassez le naturel…

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Out of Respect for the Dead
Out of Respect for the Dead
Prix : EUR 25,90

3.0 étoiles sur 5 "Plain Pine Box", 15 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Out of Respect for the Dead (CD)
Onzième offrande de la bande à Ola Lindgren, Out Of Respect For The Dead a énormément de points communs avec son prédécesseur, Endless Procession Of Souls : il est sorti chez Century Media, il est illustré en couverture par Costin Chioreanu, il a été enregistré au studio du groupe (le Soulless à Stockholm). La musique de Grave est toujours la même, car elle n’a pas vocation à changer : c’est du swedeath, plus orthodoxe tu meurs.
On est toujours sur des titres de quatre, cinq minutes en moyenne avec une pièce plus longue en fin d’album, formule adoptée depuis quelques albums déjà.

Déjà de prime abord, ce dernier album de Grave ne se démarque pas spécialement de ce que le groupe propose depuis quelque temps.
Après, le fan apprécie toujours le côté franc et direct des compos, la variété des tempos avec quelques passages doom idéalement placés, le riffing acéré et efficace, idéalement mis en valeur par un son puissant et clair, ce tout en conservant un feeling old school délectable.
La bande à Lindgren ne semble pas encore en manque d’inspiration et livre une fois de plus un disque aux qualités indéniables.

Néanmoins, je ne peux pas dire que j’aie été sidéré à l’écoute de cet album, qui me paraît être juste un de plus dans une discographie qui a certes connu des bas mais qui comporte également des classiques inégalés à ce jour.
La fin du disque m’a paru peut-être un peu plus intense, avec un Deified qui sort un peu du lot avec ses riffs percutants en milieu de titre et le dernier titre particulièrement lourd (dans le bon sens du terme).

Out Of Respect For The Dead est donc un album de qualité, mais qui ne brille pas spécialement par rapport à ce que le groupe nous pond depuis quelques albums. Grave est parvenu à revenir à un niveau plus que correct après un passage à vide – que de nombreuses formations de la première heure ont connu, toutes n’ayant pas survécu à cette période de disette – et semble s’accrocher plus que jamais à sa formule qui a fait tant d’émules depuis.

A l’instar d’Endless Procession… (encore une similitude, décidément !), il y a une version limitée de l’album avec un second CD contenant l’EP Morbid Ascent (2013).

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Those Who Have Fallen Beyond..
Those Who Have Fallen Beyond..
Prix : EUR 13,01

3.0 étoiles sur 5 "The True Sin", 10 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Those Who Have Fallen Beyond.. (CD)
De Visceral Throne, trio de death technico-brutal de l’Indiana, je possède l’unique album Omnipotent Asperity qui m’avait surtout laissé le bon souvenir de sa couverture réalisée par Marco Hasmann. Du reste, c’était du death brutal assez standard bien que sympathique tout de même.

On aurait pu croire le groupe condamné à figurer parmi les one shot du brutal death américain ; mais que nenni, les voici de retour après trois ans avec un EP, pour lequel ils sont passés chez Comatose (le premier jet était sorti chez Brutal Bands).

Cet EP est conceptuel, me dit-on. C’est vrai que ça a l’air de tourner pas mal autour de thématiques religieuses. Par contre, on n’a pas accès aux paroles et essayer de comprendre ce qui se raconte, c’est coton.

Le truc qui frappe – et qui dérange – d’emblée sur ce skeud, c’est ce son de caisse claire tout pourave. On connaissait déjà leur goût pour les sons de batterie plutôt organiques, mais là c’est pousser le bouchon un peu trop loin. On a l’impression qu’il tape sur des casseroles. Et quand on joue aussi vite, notamment avec du gravity blast, un soupçon de retouche studio ne fait pas de mal ; en sus, elle est surmixée. Et ça contraste d’autant plus avec les grattes, qui elles ont un son nickel.
Bref, passons.

Musicalement, c’est toujours aussi bien fichu, le groupe assomme son auditoire à coup de gros riffs bien méchants, alternant passages bien lourds et accélérations frénétiques de manière totalement imprévisible. C’est particulièrement vrai sur The True Sin, qui contient des plans bien lourdingues à la Defeated Sanity.
Quant à la reprise d’Internal Suffering, je n’en vois pas vraiment l’intérêt : déjà, reprendre du brutal death en brutal death, c’est pas génial ; ensuite, recréer l’atmosphère chaotique d’un album comme Chaotic Matrix, c’est super balaise. Préférez donc l’originale à la copie.

Visceral Throne est à nouveau dans la place, c’est toujours ça de pris. S’ils refont un album comme Omnipotent Asperity à l’avenir, je suis preneur. Essayez juste de revoir un peu le son de batterie, s’il vous plaît les gars.

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Rabid armageddon
Rabid armageddon
Prix : EUR 17,68

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Suspended In Gore", 10 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rabid armageddon (CD)
Rabid Armageddon reprend bien entendu les choses là où l’EP homonyme les avait laissées naguère. Car ce groupe n’a pour vocation qu’à se replonger dans un death metal antique et rétrograde, tel qu’il se pratiquait à l’époque de la première incarnation du groupe, c’est-à-dire Nirvana 2002.

Le son est aussi crade que sur l’EP, ça fait vraiment plaisir.
Under The Church a toujours autant la rage, avec ses riffs percutants et ses rythmiques en d-beat, le tout présentant un feeling très autopsyien associé bien entendu à une forte orthodoxie swedeath.

Rabid Armageddon est d’une authenticité admirable et on se prend à headbanger de manière quasi automatique à maintes reprises.
Pulverised marque encore des points dans cette catégorie, après la surprise Bastard Grave – dont l’album est sorti le même jour.

Je pourrais encore disserter, mais ça n’ajouterait rien au plaisir que vous éprouverez à l’écoute de ce disque peu ambitieux mais d’une pureté death metal à toute épreuve. On sent à chaque seconde qu’il y a du métier derrière tout ça.
On ne peut que leur souhaiter de continuer ainsi.
Et cette couverture de Mattias Frisk fait partie de mes préférées de cette année.

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Entity of Malevolence
Entity of Malevolence
Prix : EUR 17,68

3.0 étoiles sur 5 "Buried Beneath Human Remains", 10 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Entity of Malevolence (CD)
Combo de Caroline du Nord sans antécédent particulier – j’omets volontairement le CD promo de 2014, dont les deux titres sont de toute façon repris ici -, Abhorrent Deformity livre ici son premier album et d’emblée chez Comatose, grand spécialiste en horreurs brutales en tous genres.

Avec des noms (de groupe et d’album) pareils, on s’attend à du bien gratiné : oui c’est brutal, oui c’est guttural, oui ça bourre à toute vitesse, oui ça slame sa mère. Le son est bien propre, les zicos sont bien carrés, tout est bien en place. La couverture est elle aussi tout à fait conforme – Marco Hasmann, qui en a fait un paquet.

Comme je l’ai déjà dit, je ne suis forcément un fan de slam.
Mais sur ce disque somme toute pas désagréable du tout d’autant qu’assez court, il y a quelque chose qui m’a un peu chiffonné, une impression récurrente à l’écoute des derniers disques du style : le slam death ne fait plus peur.

Franchement, quand on écoute les premiers Devourment, Mortician ou d’autres abominations plus récentes, genre Guttural Secrete, Putrid Pile ou Abominable Putridity, c’était autrement plus lourd, plus sordide que ce qu’on a ici. A l'écoute d'un Molesting The Decapitated, on avait quand même un peu plus les chocottes. En plus, Devourment allait beaucoup plus vite, quitte à abuser gentiment du gravity blast.

Bref, pour un groupe qui n’a pas de personnalité, pas de technique particulières, j’aurais au moins aimé entendre quelque chose d’un peu plus extrême, histoire de me faire fondre mes bouchons de cérumen. Ça reste correct, mais on est au minimum syndical.

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Slaughtering the Faithful
Slaughtering the Faithful

3.0 étoiles sur 5 "Baptized In Blasphemy", 30 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Slaughtering the Faithful (CD)
Suite à sa reformation en 2013, Pessimist a décidé d’exhumer ses albums, sortis initialement sur le label disparu Lost Disciple Records, en commençant par le plus récent (2002), ce Slaughtering The Faithful. Les deux autres rééditions arriveront courant 2016 sur le même Obscure Musick, en principe.

Groupe formé en 1993 à Baltimore, dans le Maryland, Pessimist faisait les premières parties de confrères comme Deicide, Suffocation ou Incantation à ses débuts ; puis, après la sortie des deux premiers albums, sa notoriété dans l’underground death metal a grandi au point qu’ils étaient sur les affiches de tous les grands festivals américains du style (Milwaukee Metalfest, March Metal Meltdown, New England Hardcore And Metal Fest, November To Dismember,…) aux côtés de Cannibal Corpse, Testament, Nile, Morbid Angel et Immolation notamment.
Le groupe a vu passer énormément de membres en son sein, toujours regroupés autour de Kelly McLauchlin (qui a aussi joué chez Diabolic, Angelcorpse, Possessed et Horror Of Horrors entre autres).

Pour en venir à cet album, il a été produit à l’époque par Erik Rutan, le remastering a été confié à Juan Gonzalez (ingé son live pour Nile et Morbid Angel), avec une couverture signée Jon Zig.
Il s’agit de death metal assez brutal et blackisant, avec un riffing et des plans rythmiques assez chaotiques et torturés, sur un tempo souvent assez véloce.
Bien qu’arrivé très tardivement par rapport aux pionniers du genre, Pessimist livre un album remarquable d’authenticité, avec quelques compos qui arrachent bien comme le morceau homonyme, qui suit l’intro et déboule comme une avalanche de noirceur implacable.
Côté influences, on se situe dans un registre très proche des premiers Krisiun (Black Force Domain et Apocalyptic Revelations), avec quelques touches old school à la Immolation.
La production n’est pas très puissante, surtout comparée à d’autres travaux d’Erik Rutan, mais il y a relief, clarté et profondeur suffisants pour ce type de produit, qui devait déjà sembler venir d’un autre temps même à l’époque de sa sortie (ce qui n’est pas un défaut en soi).

La réédition contient en bonus la version démo de Summoned To Suffer (2000) et quelques titres enregistrés à l’occasion d’une émission radio (le Hellhole Show de WNYU) avec intro et outro par un certain Dj Gabriel. Le son est de qualité médiocre, notamment au niveau de la voix qui est complètement saturée. Mais ça a le mérite d’être très brutal.

Je suis très content d’avoir pu découvrir ce groupe à l’occasion de cette réédition, car c’est tout à fait le genre de produit de consommation courante pour un amateur de death metal sombre et blasphématoire comme moi : pas très original mais d’une honnêteté à toute épreuve et exécuté par de bons musiciens. Il y a donc de fortes chances que je vous parle des prochaines rééditions.

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Enthrall to the Void of Bliss
Enthrall to the Void of Bliss
Prix : EUR 19,83

2.0 étoiles sur 5 "Arcanæ Manifestia", 28 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Enthrall to the Void of Bliss (CD)
Déjà un nouvel album d’Ævangelist ?! Il faut dire que depuis sa création en 2010, le groupe enchaîne les sorties à un rythme de stakhanoviste. Rien que pour cette année, on a deux EP et cet album à se mettre sous la dent.
Jusqu’ici, je ne me plaignais pas de cela, étant donné que la qualité était toujours au rendez-vous et que le groupe n’altérait en rien sa forte personnalité en délivrant à chaque offrande un nouveau cauchemar auditif dont ils ont le secret.

Comme vous pouvez le constater, on arrive ici à une sorte de faux-pas.
Le groupe n’a pas pour autant modifié quoi que ce soit dans sa formule, car il s’agit toujours de black metal chaotique et bruitiste, qui puise volontiers dans des sonorités indus et qui vise avant tout à horrifier le plus grand nombre de personnes possible.
Mais on sent clairement que le niveau d’inspiration subit une baisse vertigineuse.

Rien que pour le premier morceau, c’est assez criant : ça met deux minutes trente à démarrer, avec en guise d’intro un riff bidon avec ce qui semble être le fil rouge de l’album, à savoir du grattage de cordes de piano aléatoire ; ouais, le truc qu’on s’amuse à faire sur des pianos à queue ouverts pour faire « flippant ». Ben oui, ils en sont arrivés là… Et comme je dis, c’est un élément qu’on retrouve tout le long de l’album ; autant dire que ça devient vite agaçant.

Et puis il n’y a rien qui accroche l’oreille. On sent que ça a été vite fait mal fait, comme bâclé. On a l’impression d’écouter les rebus du dernier album. Les quelques bonnes idées sont noyées dans la médiocrité.

Les expérimentations metal/trip hop au milieu du disque et au début du dernier morceau auraient pu être intéressantes… mais non, c’est plat et sans intérêt, comme plaqué sans souci de cohérence et pour aérer l’album de manière totalement artificielle. Raté…

Du coup, l’album paraît long… et mou… Je n’ai pas eu le courage de l’écouter plus de deux fois.

Voilà, je vais arrêter d’en dire du mal, vous m’avez compris. Ævangelist s’est un peu précipité pour sortir la suite de Writhes In The Murk, ce qui est un tort parce qu’on avait largement de quoi patienter au moins jusqu’à l’année prochaine.
On pouvait s’en douter à l’écoute du plus récent EP, sorti chez Debemur Morti ; parce que c’était déjà pas terrible… Un peu pareil pour Abstract Catharsis, l’EP précédent, qui avait quand même le mérite d’être plus concis. Ils auraient dû s’en tenir à ce dernier pour limiter les dégâts.

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The full moon sessions
The full moon sessions
Prix : EUR 16,41

2.0 étoiles sur 5 "Bleeding Torment", 28 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The full moon sessions (CD)
Throne fut – et est à nouveau, semble-t-il – un projet fondé en 1995 par AJ van Drenth, Bob Bagchus et Eric Daniels, à l’époque où le premier était toujours dans Beyond Belief et où les autres étaient sans emploi suite à la séparation d’Asphyx (qui s’est bien entendu reformé plus tard, comme on le sait). Le but du projet étant de rendre hommage à ce qui est aujourd’hui appelé la première vague black metal.
Eric Daniels n’est pas resté très longtemps et ce ne fut rapidement que le duo van Drenth/Bagchus qui écrivit et enregistra les quelques titres présents sur cette compilation. Daniels n’est pas souvent crédité, mais il a fait partie de l’aventure.

Les morceaux ont fait l’objet d’un remastering par Berthus Westerhuis, bien connu des groupes de death hollandais.
La compilation contient l’ensemble des titres enregistrés par le projet lors de sa première incarnation, répartis sur trois démos réalisées en cette même année 1995.

On y retrouve une sorte de doom/death très inspiré de Hellhammer/Celtic Frost, avec un son de garage sur la plupart des morceaux. De plus, la voix de van Drenth n’est clairement pas encore au top ; ceux qui le connaissent par le biais de Temple – comme c’est mon cas – risquent d’être surpris…

L’intérêt de cette compilation me paraît quelque peu limité. Déjà parce que musicalement, ce n’est pas fameux : Asphyx et Beyond Belief ont fait du doom/death frostien bien meilleur. Après, parce que malgré la restauration, le son reste complètement pourri sur la plupart des morceaux. Il faut dire qu'il n'y a qu'un guitariste/vocaliste et un batteur ici, ça fait un peu décharné...
Il reste que le feuillet est apparemment assez garni, avec une couverture sympa (un bel hommage à Hellhammer, là encore).

Pour les férus d’histoire death métallique et de projets annexes, lâchez-vous !

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What Lies Beyond
What Lies Beyond
Prix : EUR 17,49

4.0 étoiles sur 5 "From The Depths", 28 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : What Lies Beyond (CD)
Avec en guise de blase un mix entre Bastard Priest et Grave, un logo à la Entombed et un titre d’album qui rappelle un certain premier album d’Unleashed, on sent venir le combo swedeath classique pas très original et pas forcément inspiré avec ce premier album ; même les titres des morceaux font penser à des noms déjà utilisés. Je passerai sous silence la couverture très moche.

Certes, ils n’ont pas inventé le fil à couper le beurre. C’est du swedeath tout ce qu’il y a de plus orthodoxe.
Mais mazette ! quelle efficacité ! quelle inspiration dans les riffs ! Ces mecs ont une patate d’enfer et te larguent des riffs qui tuent les uns à la suite des autres.

Rien qu’avec le premier morceau, j’étais déjà par terre, moi qui n’expire que du CO2 mélangé à de l’essence de swedeath depuis des années. Il en faut généralement pas mal pour me surprendre.
Mais écoute après écoute, pour confirmer que ce n’était pas qu’un coup de cœur hâtif survenu à un moment de faiblesse pour lequel l’enthousiasme se serait rapidement estompé une fois la bestiole digérée et cuvée, j’en arrivai à la conclusion que cet album avait vraiment du corps, de la consistance, de la structure, de la profondeur et une belle longueur rafraîchissante.

Corps et consistance, parce que les compos sont dynamiques et envoient du bois, même dans les passages plus mid tempo et quand on sort du d-beat classique.
Structure et profondeur, parce que les mélodies sont travaillées et finement exécutées, sans technique particulière mais avec une accroche terrible qui te met au tapis d’entrée de jeu. C’est bien agressif, mais toujours très maîtrisé ; un peu comme si les gars avaient déjà dix ans de bouteille.
Longueur rafraîchissante, parce que c’est le genre de disque qu’on aime à se repasser plusieurs fois de suite et que, même s’il n’y a rien de bien neuf dans tout ça, on a cette sensation de fraîcheur dans un genre complètement balisé et aux riffs ultra éculés.

J’ai jeté une oreille sur leur première démo (2014), dont les trois morceaux sont réenregistrés ici : franchement, il y avait du potentiel mais rien ne laissait imaginer que ce serait aussi bon.

Vous pouvez vous amusez à chercher les différentes influences, chaque riff pouvant faire penser à un groupe de swedeath classique qu’on connaît depuis des lustres. Mais on n’ôtera rien au côté complètement jouissif de cet album, véritable plaisir coupable pour les férus du death krisprolls bien gaulé. J’adore !

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Anareta
Anareta
Prix : EUR 21,00

5.0 étoiles sur 5 "The Nihilist", 28 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anareta (CD)
J’ai eu à peine le temps de digérer Ecdysis, ce chef-d’oeuvre qui fait rentrer Horrendous dans la cour des grands en ce qui me concerne, que revoilà déjà un nouvel album du groupe.

Comme on peut s’en douter vu le peu de temps séparant les deux albums, ils ne sont pas très différents : c’est au même Subterranean Watchtower Studios de Damian Herring (vocaliste/guitariste et producteur de renom à présent) que le disque a été enregistré – de manière plus condensée que les précédents albums, selon les dires des membres du groupe -, la couverture (pas géniale, mais bon…) est aussi signée Brian Smith, le style pratiqué est sensiblement le même. Et c’est bien entendu le même label.
En fait, on a l’impression de prime abord que ce sont les morceaux supplémentaires d’Ecdysis qu’on retrouve, ceux qui n’ont pas été inclus non pas pour leur moindre qualité mais pour des raisons de concision.

Car Anareta est aussi sensiblement du même niveau que son excellent prédécesseur : à peine les premiers morceaux écoutés, on se rend immédiatement compte que Horrendous reste exceptionnel dans son approche du heavy/death, avec cette touche très personnelle et ces mélodies élaborées, pour des morceaux équilibrés et exécutés à la perfection et sur lesquels la production fait honneur à tous les instruments.

Fort heureusement, le groupe n’a pas sombré dans un metal trop édulcoré, trop prog ou trop psyché et a conservé son agressivité. Horrendous demeure un groupe de metal extrême, qu’on se le dise.
Je reste bluffé et admiratif devant tant de talent, car ce disque recèle encore des perles mélodiques à donner des frissons, le groupe parvenant à insuffler une grande émotion dans ses morceaux parfois avec trois fois rien. Pour exemple (parmi bien d’autres), écoutez la fin d’Acolytes ou l’instrumental Siderea. C’est juste brillant, rien à dire de plus.

J’ai noté en-dessous du précédent, car il n’y a plus d’effet de surprise et je n’ai pas retrouvé de morceau du calibre de The Stranger – que j’ai sacré morceau de l’année 2014, à titre personnel.
Mais il faut prendre cet album comme un essai transformé, car le groupe de Damian Herring reste à son meilleur niveau depuis ses débuts, inégalé dans sa catégorie.

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