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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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Certain corpses never decay
Certain corpses never decay
Prix : EUR 19,26

3.0 étoiles sur 5 "Lain Hidden", 9 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Certain corpses never decay (CD)
Fondé à Stockholm par Stefan Lagergren, Anders Holmberg et Calle Fransson début 1988, Expulsion (préalablement River’s Edge) demeure intimement lié aux débuts de Treblinka/Tiamat, autant de par les membres partagés entre les deux entités que musicalement parlant : une espèce de version plus thrash et moins occulte de Treblinka, avec ce côté très primitif en commun.
Par la suite, l’EP et le premier album, sortis respectivement en 1993 et 1994 (donc assez tardivement, en raison de la dispersion des membres du groupe dans d’autres projets), restent proches du style de Tiamat : plus mélodique et plus doomy que la première mouture.
Expulsion disparaît après la sortie du second album, en 1997. Stefan Lagergren occupe depuis 2008 le poste de guitariste dans le groupe de swedeath Mr Death, fondé par l’ancien de bassiste de Treblinka/Tiamat, Jörgen Thullberg.

Cette compilation réunit les deux premières démos d’Expulsion ainsi que les deux morceaux enregistrés en 1990 avec Tomas Skogsberg qui n’avaient jusqu’ici jamais connu de sortie officielle.
Comme je l’ai dit plus haut, la musique d’Expulsion sonne comme un death metal assez primitif et pas vraiment mémorable sur ses premières démos ; les deux morceaux inédits sont à mon avis les plus intéressants : déjà parce que le son est meilleur, ensuite parce qu’on sent que le groupe a un fait un plus gros effort de composition et que le riffing est plus percutant. Bien que les touches atmosphériques qu’on retrouve sur certains morceaux des démos (Old Time Entombed et The Prophecy Of Doom notamment) soient moins présentes sur ces deux titres, ils correspondent davantage aux standards swedeath de ces années-là, avec un son de guitare beaucoup plus agressif (sans l’effet de phaser qui affaiblissait grandement les démos).

Quant au dernier morceau, qui donne son nom à la compilation, le son est tellement pourri que je n’ai même pas envie d’en parler… Il figurait sur la compilation Hymns Of The Dead (ça doit être le volume 2, car il n’y a pas de trace d’Expulsion sur le premier volet).

A en juger par l’histoire d’Expulsion, on peut estimer que le groupe n’était hélas pas destiné à briller, car toujours dans l’ombre des projets annexes de ses membres et notamment du grand Tiamat.
Pour les archéologues des débuts du death suédois, voici un ajout intéressant à votre collection, qui plus est illustré par Eric Danielsson de Watain en couverture.

Tracklist de Certain Corpses Never Decay :

Cerebral Cessation demo (1989)
01. Extreme Hypothermia
02. Whisper From The Abyss
03. Old Time Entombed
04. The Prophecy Of Doom
05. Cerebral Cessation (part I)
06. Innominadum (part II)

Veiled In The Mists Of Mystery demo (1989)
07. Darkside
08. Bastard Son Of God
09. Veiled In The Mists Of Mystery
10. Undersea (part III)

Titres exclusives enregistrés au Sunlight en 1990
11. Soul Upheaval
12. Lain Hidden

Extrait issu de la compilation Hymns Of The Dead
13. Certain Corpses Never Decay

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Dirges of elyzium
Dirges of elyzium
Prix : EUR 19,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Eternity Is Nigh", 9 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dirges of elyzium (CD)
Pour la énième fois dans sa carrière, Incantation a subi un changement de line-up cette année avec le départ d’Alex Bouks, un membre assez impliqué dans l’élaboration du précédent album. Le groupe se retrouve donc à nouveau sous forme de trio, comme avant 2007.
Kyle Severn a de son côté très récemment quitté Acheron pour se consacrer exclusivement à Incantation.

On constate avec plaisir que ce Dirges Of Elysium ne s’est pas fait attendre et que le groupe semble avoir repris sont ancien rythme de croisière d’une sortie toutes les années paires.
N’y allons pas par quatre chemins : voici un excellent nouvel album dans la disco déjà fournie du combo américain.
Le son est quasi le même, la formule n’a pas changé mais n’en est que plus efficace.
Le temps semble ne pas avoir de prise sur la bande à McEntee, qui cultive le même death metal aux colorations doom depuis plus de vingt ans sans broncher ni défaillir.
Ce disque reprend la recette à l’identique, assenant l’auditoire de riffs puissants et sombres à faire peur, entre les accélérations implacables alourdies par le double pédalage constant et les plans doom toujours aussi impressionnants. McEntee reste un frontman d’exception, avec son guttural toujours aussi profond et imposant. On a aussi droit à quelques passages de basse bien audibles (à la fin de Charnel Grounds et au milieu de Dominant Ethos notamment).

L’ensemble de ces commentaires peut être plaqué sur à peu près n’importe quel album d’Incantation. Et j’ai envie de dire que c’est ça qui fait leur force. Car peu de groupes peuvent se targuer de sortir x fois le même produit pour ainsi dire, sans qu’on ressente une certaine lassitude ou une panne d’inspiration.
Avec Vanquish In Vengeance, Incantation semblait avoir retrouvé une impulsion et une force qui s’étaient évanouies sur les deux albums précédents ; comme en témoigne ce dernier jet, l’énergie ne s’est pas encore tarie et tout en restant sur le même modèle, le groupe parvient encore à surprendre et à battre à plates coutures nombre de ses héritiers.

Si je devais citer un titre marquant, ce qu’on retiendra de ce dernier album, c’est probablement le final Elysium (Eternity Is Nigh) : un morceau doom au riffing varié sur ses seize minutes, qui n’évoque que la mort et la désolation ; à ceci près que, contrairement à son équivalent sur Vanquish…, il ne s’achève pas sur une agonie interminable mais sur un véritable riff d’anthologie, une dernière accélération annoncée quelques secondes auparavant par des roulements de batterie. Une structure simple mais qui fait son effet, pas de plus belle manière de terminer un tel album.

On peut dire ce qu’on veut sur Incantation, mais leur constance et leur foi inébranlable dans la cause Death Metal forcent l’admiration. Et comme je l’ai dit, faire toujours la même chose avec un tel niveau de qualité encore aujourd’hui, ce n’est pas donné à tout le monde.

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Trance Nation / Mixed By Ali and Fila
Trance Nation / Mixed By Ali and Fila
Prix : EUR 17,36

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Like they used to... and hopefully always will., 5 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trance Nation / Mixed By Ali and Fila (CD)
Après une longue attente depuis leur dernier double set, le second volet de Future Sound Of Egypt (FSOE), le duo égyptien Aly & Fila revient avec un double mix pour Ministry Of Sound et sa célèbre série Trance Nation.
L’attente en valait clairement la peine, puisqu’il s’agit tout simplement de leur meilleure sortie à ce jour, ni plus ni moins.

Le premier set est le meilleur des deux, et rendre dans le vif du sujet dès le premier morceau, amené à devenir un classique de FSOE, voire de la trance tout court : Erathia de Mohamed Ragad & DoubleV.
Comme on peut le constater en regardant les artistes et les labels représentés, c’est du lourd : le meilleur de la tech trance et uplifting pour votre plaisir, lâchant bombe après bombe dans une sélection d’anthologie. Rien que pour les Rocket remixé par Photographer, Like They Used To ou le final de JOC, ce CD vaut le détour.
Pas de temps mort, pas vraiment de remplissage, la tech trance à un niveau de compétition avec les colorations orientales habituelles et caractéristiques des sets du duo.

Le second set est moins intense et avec moins de titres marquants certes, mais ne démérite pas pour autant. On reste sur de l’up tempo uplifting, un peu plus deep et posé avec surtout une deuxième moitié de set moins entraînante, mais qui cache le final éblouissant Valyrian.

On constate avec plaisir que de nouvelles têtes sont apparues : Mohamed Ragab cité précédemment et le duo Fady & Mina (excellent remix du classique Beautiful Things), signés chez FSOE depuis quelques années déjà mais qui n’avaient pas été compilés jusqu’ici ; Ian Standerwick, appelé à devenir une valeur sûre, à en juger par les quelques perles qu’il nous livre ici.

Aly & Fila sont une valeur sûre, ça fait du bien de pouvoir le dire une fois de plus avec un album mixé aussi fabuleux. Trance Nation n’a pas fini de surprendre par la qualité de ses sorties.

La playlist :

CD1:

01. Mohamed Ragab & DoubleV - Erathia (Original Intro Mix)
02. James Dymond - Solidus (Original Mix) [Armada Music]
03. Amine Maxwell - Olusia (Original Music) [Alter Ego]
04. Kheiro & Medi Feat. Ameera - Hayati (Original Mix)
05. John Askew - Mechanism (Original Mix) [Mental Asylum]
06. Luke Bond feat Roxanne Emery - On Fire (Aly & Fila Remix) [Garuda]
07. UDM - Recollection (Original Mix) [Silent Shore Records]
08. Neptune Project - Lost All My Tears (The Noble Six Remix)
09. Andain - Beautiful Things (Fady & Mina 2014 Remix) [Blackhole]
10. Sneijder Vs Bryan Kearney - Next Level (Original Mix) [Subculture]
11. Aly & Fila feat. Sue McLaren - Quiet Storm (Aly & Fila Club Mix) [Armada]
12. Abstract Vision - Rocket (Photographer Remix) [Unique Sense Rexcords]
13. Aly & Fila Vs John O Callaghan - Your Heart Is Mine (Fady & Mina Remix) [Armada]
14. Ronski Speed - Fiero (Chris Metcalfe Remix) [Euphonic]
15. The Thrillseekers Vs Standerwick - Like They Used To (Original Mix) [WAO138]
16. Lostly - Never Forget (Dub Mix) [Discover]
17. Nick Callaghan & Craig Meicha - Rectify (Original Mix) [Kearnage]
18. John O'Callaghan - One Special Particle (Original Mix) [Subculture]

CD2:

01. Liam Wilson - Adventures In Stereo (Original Mix) [Discover]
02. Andres Sanchez VS Omar Sherif - Until Amnesia (Original Mix)
03. A & Z vs. Allen & Envy - Osiris (Original Mix)
04. Aly & Fila feat. Karim Youssef - Laily (Photographer Remix) [Armada]
05. Temple One - Unbreakable (Original Mix)
06. The Noble Six - Tapestry (Original Mix)
07. Neptune Project Feat. Polly Strange - In Your Mind (Original Mix)
08. Ferrin & Morris - Amatoria (Original Mix) [Transistic]
09. ReOrder & Ian Standerwick pres. SkyPatrol - Sailing Airwaves [In Memory Of Matt Trigle] (Original Mix)
10. Will Atkinson - Eternally (Original Mix)
11. A & Z - Invocation (Original Mix)
12. Cold Blue - Black Rock (Original Mix) [Monster Tunes]
13. Lange feat. Hysteria! – Unfamiliar Truth (John O’Callaghan Remix) [Lange Recordings]
14. Aly & Fila feat Sue McLaren - Where To Now (Will Atkinson Gold Mix) [Armada]
15. Aly & Fila feat. Rafif - Mother Nature (Bryan Kearney Remix) [Armada]
16. Indecent Noise - Daybreak (Original Mix) [Mental Asylum]
17. Standerwick - Valyrian (Original Mix)


Vinhos [Import allemand]
Vinhos [Import allemand]
Proposé par Buchhandlung Hoffmann
Prix : EUR 45,91

4.0 étoiles sur 5 Viticulteur en herbe, 5 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vinhos [Import allemand] (Jouet)
Voici probablement le jeu le plus complet sur le thème vin.

Pour 2 à 4 joueurs (préférez 4), il consiste à gérer son domaine matérialisé par un plateau individuel, en achetant des terrains dans les différentes régions du Portugal, en construisant des propriétés viticoles, en recrutant des œnologues et des experts pour valoriser son vin, des caves pour le faire vieillir. Le vin produit chaque année peut être vendu localement ou exporté, présenté à des concours ou utilisé pour courtiser des célébrités qui donnent en retour des services inestimables.

Ce jeu est extrêmement complet et complexe (pas loin d'une heure d'explication pour une première partie), mais s'avère assez linéaire et fluide une fois pris en main dès les premiers tours.

Son défaut réside dans certains mécanismes et éléments curieusement abstraits pour un jeu qui se veut aussi thématique : "défausser" des vins pour les utiliser, les cubes "renommée de région", les experts et leurs actions, les pions "caractéristiques des vins" et leur évolution.
Autant d'éléments qui ne manqueront pas de plonger certains joueurs dans un abîme de perplexité...

Du reste, le plateau est magnifique, la rejouabilité importante, il y a une tension bien entretenue avec des choix cruciaux à court, moyen et long terme à faire avec un système de points de victoire immédiat ou en fin de partie en fonction de placements.

Un jeu intéressant, fouillé et raisonnablement calculatoire qui manque de peu le statut de perle ludique en raison de mécanismes qui le compliquent sans apporter grand-chose à la thématique.


Tibi et Igni
Tibi et Igni
Prix : EUR 15,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Go To Hell !", 3 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tibi et Igni (CD)
La bande à Peter nous avait laissés sur un Welcome To The Morbid Reich impressionnant, après une longue période sans album particulièrement marquant (bien que tous valables). A titre personnel, je considérais même ce dernier comme le meilleur de toute leur discographie.
Tout ça pour dire que ce dernier Tibi Et Igni suscite pas mal d’attentes de la part des fanatiques du groupe.

Annoncé en avril par un 7’’ deux titres, enregistré dans les mêmes conditions que le précédent, au studio Hertz avec les frères Wieslawski, et illustré en couverture par le célèbre Joe Petagno, Tibi Et Igni repose sur les bases extrêmement saines de …Morbid Reich : après l’intro orchestrale habituelle, le combo polonais démarre fort sur un riff death/thrash ultra efficace et très prometteur pour la suite. Les ouvertures sont toujours un point fort chez Vader, celle-ci ne déroge pas à la règle.
La suite s’avère assez variée et on ne voit pas passer les quelque quarante-deux minutes du disque : les épiques Hexenkessel et The Eye Of The Abyss, avec leurs touches symphoniques bien intégrées leur donnant un côté cinématique du meilleur effet, contrastent délicieusement avec des morceaux plus épurés et directs, tels Light Reaper ou le thrashy Triumph Of Death et ses solos survoltés ; le final bien nommé The End est encore dans un autre délire, celui d’un death mélodique mid tempo et clôture idéalement l’album.
La paire Peter/Spider fonctionne à merveille, comme précédemment, entre riffs assassins et solos brillants.
Le nouveau bassiste, Hal, n’apporte pas de valeur ajoutée ; mais Vader n’est pas connu pour mettre en avant cet instrument.

J’ai vu (mais pas pu écouter) qu’il y avait deux titres bonus sur la version digipack : le morceau Necropolis ainsi qu’une reprise (habituel chez Vader) de… Das Ich ! Presque aussi improbable que celle de Depeche Mode sur Future Of The Past !

Tibi Et Igni est donc dans la continuité de …Morbid Reich, avec une plus grande emphase sur la partie symphonique tout en restant fidèle à ses racines speed/thrash.
S’il n’a pas l’aura de son prédécesseur, il demeure un excellent jet pour ce poids lourd de chez Nuclear Blast, et confirme que Vader est rentré dans une nouvelle période faste de sa très longue carrière.

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Imago
Imago
Prix : EUR 21,64

4.0 étoiles sur 5 "That Which Crawls", 3 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Imago (CD)
Mordbrand est un second couteau très sympatoche de swedeath tout à fait classique. Mené depuis le début par des membres de God Macabre, le groupe sévit dans l’underground depuis cinq ans, avec deux splits (respectivement avec Evoke et Bombs Of Hades) et trois EP, d’une qualité constante bien que ne sortant pas forcément du lot.

Je les suis depuis quelque temps et étais conséquemment curieux de voir ce que le groupe pourrait donner sur un album complet. Et voici la réponse : Imago sorti chez Doomentia et Deathgasm, illustré en couverture par Juanjo Castellano une fois de plus.

La formule est bien entendu la même : du death suédois à l’ancienne et à la production assez organique, avec ce son de guitare particulier qui permet d’identifier immédiatement le style au même titre que le d-beat en continu.
Passé ces stéréotypes, il y a vraiment du bon, voire du très bon sur ce skeud : un riffing classique mais assez brillant, il faut le dire, une grande efficacité tout le long du disque et quelques nouvelles idées intéressantes, comme le clavier sur le premier morceau (inédit chez eux jusqu’ici) ou l’interlude éponyme de l’album aux colorations doomy.
Les thèmes abordés sont eux aussi récurrents en swedeath, mais c’est tout à fait assorti à l’ambiance de mort créée par la musique.

A noter qu'il y a deux invités pour les solos de gratte : Eric Cutler d'Autopsy et CC DeKill de Gravehill.

Mordbrand reste fidèle à lui-même et n’a pas cédé à la tentation de donner dans le prog/psyché floydien tellement à la mode ou à se doter d’une production propre qui lui siérait bien mal.
Le choix de la constance non évolutive s’avère payant, c’est un album intéressant sur lequel tout swedeathster devrait se pencher que nous avons là.
Maintenant, je me demande si la nouvelle mouture de God Macabre sonnera pareil ; le risque de doublon existe. Mais ne nous alarmons pas trop vite, profitons de cette dernière offrande et jetons-nous sur la réédition de The Winterlong qui sort bientôt.

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Beyond the Veil of Flesh
Beyond the Veil of Flesh
Prix : EUR 15,63

3.0 étoiles sur 5 "Raise The Dead", 3 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beyond the Veil of Flesh (CD)
Initialement le projet solo d’Anders Härén depuis 2009, Gluttony est par la suite devenu un quatuor quand ses camarades de chez My Own Grave l’ont rejoint. Ils ont eu Johan Jansson (Interment, Dellamorte, ex-Centinex et Demonical) comme hurleur, supplanté en 2013 par Magnus Ödling, hurleur chez Setherial dans un registre vocal légèrement différent.
Et voici ce premier album produit par Daniel Mikaelsson (qui a déjà travaillé avec My Own Grave) et l’omniprésent Dan Swanö, illustré par Jeff Zornow (un dessin qui déchire, au propre comme au figuré) et sorti chez Vic.

Le son est excellent, les riffs sont gras à beurrer des tartines, le vocaliste a du coffre.
Ouais, mais j’ai l’impression d’avoir entendu ce disque mille fois auparavant : rien de bien neuf sur la planète swedeath de Gluttony, c’est du générique de chez générique.
Et puis j’ai toujours un peu de mal avec les prod’ trop propres (cf. la chro du dernier Miasmal).
Ce qui me gêne aussi, c’est que ce genre de groupe n’arrive pas vraiment à se décider entre un death metal sombre et morbide, un son groovy à la Entombed post-Clandestine et des tendances pseudo-mélodeath à l’ancienne.
Ça donne pour moi une espèce de pot-pourri sans grande saveur.
Ce d’autant qu’après pas mal d’écoutes, je n’ai finalement pas retenu grand-chose de ce disque…

C’est bien dommage, parce qu’il y a objectivement des qualités et l’album passe plutôt bien ; mais rien de bien passionnant.

Même pour un amateur, voire un fanatique de swedeath, il y a mieux à se mettre sous la dent ; surtout avec la saturation que le style a pu atteindre. Vous pouvez aller chercher votre bonheur ailleurs.

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Lamentations of the flesh
Lamentations of the flesh
Prix : EUR 18,00

3.0 étoiles sur 5 "Unearthly Cries", 3 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lamentations of the flesh (CD)
Second album du quatuor Entrapment, mené par le vétéran du death hollandais Michel Jonker, Lamentations Of The Flesh offre un death metal très influencé par la mouvance death’n’roll suédoise, avec des bases swedeath classique affirmées.
D’Entrapment, j’ai le souvenir d’une superbe couverture de Flesh Frisk, pour un album de 2012 pas aussi mémorable mais tout à fait authentique dans sa démarche et qui cultive un esprit « old school über alles » : c’est sale, rugueux et pernicieux, primitif et rétrograde.
Comme on pourrait s’y attendre, Lamentations… n’a pas suivi d’autre voie que celle-ci, c’est la raison d’être d’Entrapment.
Le riffing est néanmoins solide, assez varié et inspiré ; les musiciens se laissent aller vers des contrées parfois à la limite du heavy, en témoigne la deuxième partie « ballade » de The Faithless ; ou vers des territoires plus mélodiques comme sur les deux derniers morceaux avec leurs passages aux sonorités carcassiennes période Heartwork. Sans oublier les envolées thrashy en speed tempo avec les enchaînements de solos du duo de gratteux, et les ralentissements doomiques rampants à la Autopsy.

Aux premières écoutes, je n’étais pas conquis, ni spécialement intéressé par ce disque ; en approfondissant, j’ai trouvé qu’il avait un intérêt certain, que certains morceaux restaient même dans la tête et qu’une ambiance générale s’en dégageait.
Autrement dit, cet album remplit complètement le cahier des charges d’un disque old school death metal tout à fait honorable.
Et je reste sur cette impression pour le moment. Malgré sa relative longueur (quelque quarante-trois minutes), il passe très bien.

Même si j’ai un plus gros faible pour la brutalité débridée d’un Maim (combo suédois du même label Soulseller), il faut quand même admettre qu’Entrapment sait faire le boulot correctement et garde une certaine constance dans la qualité de ses sorties.

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Kadotetut
Kadotetut
Prix : EUR 8,99

4.0 étoiles sur 5 Culte macabre, 28 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kadotetut (Téléchargement MP3)
Groupe finlandais tout nouveau constitué d’un trio d’inconnus au bataillon, autobaptisés The Gravedigger, The Cantor et The Preacherman (du nom de personnages dont je parlerai plus loin), Vainaja fleure bon le concept mûrement réfléchi.
Un premier album chez Svart, masterisé par Dan Swanö, après seulement un deux titres pour des individus n’ayant pas d’antécédent, ça mérite d’y jeter une oreille.

Et c’est un très bon death doom auquel on a affaire, dans la tradition finlandaise d’un Hooded Menace avec un gros son équilibré pour des compos percutantes. En effet, Vainaja ne fait pas dans la fioriture et les prolongations inutiles (la preuve, en moins de quarante minutes c’est plié) ; car sitôt l’intro acoustique achevée, c’est du gros riff sombre, grave et lourd qui règne en maître sur une musique rampante qui pue la mort à plein nez. Les quelques nappes de claviers enrichissent le spectre sonore et renforcent de manière discrète mais déterminante le côté atmosphérique.

Le morceau le plus long, Viimeinen Tuomio, offre même une intro complètement psychédélique et évoque la désolation la plus totale avec son côté très épuré et minimaliste qui contraste avec une fin plus mélodique, que ne renierait pas le combo de Lasse Pykkö, au même titre que la superbe outro instrumentale.

Musicalement, l’identité de Vainaja n’est pas (encore) clairement affirmée.
Par contre conceptuellement, comme dit en introduction, c’est autre chose :
Les histoires racontées ici sont tirées de faits réels, survenus dans la Finlande rurale du XIXème siècle (ce qui justifie d’autant plus l’usage du finnois pour les paroles) ; un culte aurait été fondé par trois personnages traditionnellement connus sous les noms de Wilhelm le prêtre, Kristian le chantre et Aukusti le fossoyeur. Des individus pas très fréquentables qui pratiquaient des rituels impies au sein de leur propre paroisse : blasphèmes de toutes sortes, sacrifice humains, torture d’innocents par la suite enterrés vivants. Ils ont fini par être pris et condamnés au bûcher après avoir été écorchés vifs.
Les paroles de l’album exhument quelques détails du culte récemment découverts par des fouilles menées dans l’ancien manoir du chantre, notamment des détails sur leurs exactions et les paroles de cantiques écrits par le prêtre qui en étaient les préambules.
Sale histoire, s’il en est.

En ayant connaissance du concept dont il est question, il est d’autant plus aisé de se plonger dans l’univers terrifiant de Vainaja, parfaitement orchestré par des musiciens qui vont jusqu’au bout de leur délire.
J’espère juste qu’il y a une traduction des textes dans le feuillet, mes connaissances en finnois étant extrêmement limitées.
Au pire, la musique vaut le détour à elle seule, certes dans une moindre mesure vu l’absence d’originalité ; mais la puissance évocatrice est quand même là et le graphisme très réussi y contribue énormément.

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The post-apocalyptic servant
The post-apocalyptic servant
Prix : EUR 22,00

4.0 étoiles sur 5 "The Sculpture Of Insanity", 28 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The post-apocalyptic servant (CD)
Sinister est un groupe qui m’a toujours impressionné pour sa longévité au regard des changements incessants de line-up (au moins quinze personnes y sont passées), de la (certes courte) séparation et de l’implication limitée de son leader, Aad Kloosterwaard, dans la composition et l’écriture malgré une personnalité demeurée pour ainsi intacte au fil des années.
En parlant de constance, les Bataves sont rentrés dans une certaine routine depuis Legacy Of Ashes, en délivrant systématiquement un death metal sombre et violent, avec un riffing très coloré old school death thrash, avec une production qui envoie du chien. Pour autant, sans se renouveler aucunement, le groupe a réussi à proposer des sorties toujours très intéressantes.

Et c’est le cas avec ce dernier The Post-Apocalyptic Servant, qui affiche le même line-up que le précédent The Carnage Ending, ainsi que les mêmes producteur (Jörg Uken), illustrateur (Mike Hrubovcak) et label (Massacre Records) que les quatre albums précédents. La routine, vous dis-je.

Par contre, avec Sinister c’est une excellente routine, puisqu’une fois de plus les compos poutrent comme il faut. En ce moment, c’est Bastian Brusaard (qui suit également Aad dans Supreme Pain et Weapons To Hunt) qui compose, dans un style assez similaire que le gratteux précédent, Alex Paul.
L’usine à riffs Sinister semble inépuisable et constante dans la qualité et le style emprunté : un death thrashy sombre et haineux aux colorations old school parfaitement intégrées, aussi efficace en mid qu’en up-tempo.
Tout ceci est très bien illustré par des morceaux comme The Saviour ou The Burden Of Mayhem, particulièrement intenses.

Un mot sur les paroles, puisqu’il s’agit d’un concept album : nous sommes à des millions d’années de notre époque, dans un monde post-apocalyptique dirigé par des esprits malfaisants qui réduisent en esclavage des mutants, condamnés à souffrir sans espoir de délivrance ou rédemption sous le regard malveillant du Servant. L’histoire est racontée d’un point de vue différent à chaque morceau.
De vrais poètes, ces Néerlandais.

Ils nous offrent pas moins de trois reprises sur la version digipack limitée deux CD, ainsi qu’un clip du titre The Science Of Prophecy. La reprise la plus intéressante de mon point de vue étant celle d’Agent Steel, le style étant le plus éloigné de ce celui de Sinister. La reprise de Morbid Angel a d’autant plus sa place ici qu’une autre compo, le morceau titre en l’occurrence, fait fortement penser à un certain Rapture des maîtres floridiens.

Assurément une fine équipe qui entoure Aad Kloosterwaard en ce moment. J’ai légèrement préféré le prédécesseur de ce The Post-Apocalyptic Servant, que j’avais trouvé encore plus inspiré. Mais Sinister demeure à mes yeux synonyme de valeur sûre et de qualité, ce dernier album n’étant pas en reste dans leur discographie foisonnante.

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