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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
Classement des meilleurs critiques: 359
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

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Palemoon
Palemoon
Prix : EUR 17,68

4.0 étoiles sur 5 "Far Beyond The Light", 25 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Palemoon (CD)
Groupe du seul Nocturnus Horrendus (N.H.), Corpus Christii a toujours plus ou moins respecté les codes de l’orthodoxie black metal norvégienne, que ce soit dans ses périodes les plus primitives en début de discographie ou sur la trilogie Torment.
L’album qui s’est quelque peu écarté de ce modèle est Luciferian Frequencies, plus varié que ses prédécesseurs au niveau des tempos et du riffing, qui donnait fréquemment dans la dissonance ; un album sur lequel Corpus Christii sonnait à la fois plus épuré (fini les claviers épico-symphoniques, les boîtes à rythme au son trop synthétique et les tonnes de reverb sur la voix), plus ambitieux et plus personnel. En gros, le meilleur album à ce jour, à mon humble avis.

PaleMoon fait en quelque sorte un peu marche arrière, en revenant à des riffs plus directs, à du tempo plus linéaire.
La production n’est heureusement pas aussi raw que sur les premières sorties, même si la voix de N.H. n’a jamais sonné aussi naturelle.

Bien que le black de Corpus Christii soit revenu à une forme plus basique que sur Luciferian Frequencies, mais aussi moins ambiancée, N.H. a gardé un certain talent pour la composition et nous pond des morceaux bien accrocheurs et marquants, à défaut de posséder une certaine profondeur.

Le premier titre est tout à fait représentatif de cela et offre un contraste intéressant entre une apparente brutalité et un côté immédiat et un penchant mélodique et poignant.

Même si tous les morceaux sont un peu construits sur le même modèle, ce PaleMoon ne souffre pas tellement d’une linéarité trop pesante, car il y a sur chaque titre de quoi le distinguer des autres.

Mention spéciale pour les deux derniers morceaux qui sont légèrement au-dessus du lot, à mon goût.

Tout ça pour dire que j’aime bien ce dernier album de Corpus Christii, mais qu’il n’est peut-être pas aussi ambitieux qu’il aurait pu être, compte tenu de ce que proposait son prédécesseur. Il manque le côté atmosphérique et occulte avec cette touche de modernisme qui allaient très bien sur Luciferian Frequencies et qui marquaient une réelle évolution dans la musique de N.H.

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Peste Negra Muerte Negra
Peste Negra Muerte Negra
Proposé par MUSIC-2000
Prix : EUR 5,19

4.0 étoiles sur 5 "Venganza Obscura", 25 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Peste Negra Muerte Negra (CD)
Voici le quatrième album de ce groupe péruvien fondé en 1992 longtemps confiné dans l’underground.
Anal Vomit a pour habitude de nous livrer des offrandes au Malin à la crasse tenace, une musique directement dérivée des fondateurs du black/thrash –Sarcófago, principalement- avec ce côté chaotique et très approximatif, ainsi qu’une bonne dose de bestialité propre à la scène latino-américaine.

Pour Peste Negra…, ils ont opéré quelques changements, le moindre étant le changement de label.
Déjà, ils ont un nouveau batteur, Joe Hoyle, qui vient du brutal death ; autant dire qu’il est carrément plus rapide et plus précis que Toñín Destructor, et son jeu est également plus varié.
J’ai envie de dire que c’est positif, car ça met aussi en valeur le jeu des autres musiciens, qui ne sont pas complètement des manches à la base.
En conséquence, il faut un meilleur son ; et c’est le cas, car tout est plus audible et la crasse d’antan est moins d’actualité.

Mais alors, Anal Vomit a vendu son âme à l’Ange du Profit et fait de la soupe bon marché pour gotho-pouf en manque de sensations fortes ? Claro que no pues, huevon.
Les Péruviens sont toujours aussi convaincus de ce qu’ils racontent, tout en conservant ce second degré à toute épreuve et cette énergie punk/thrash dans leur musique démoniaque, le tout entouré d’une aura bestiale.
En plus, il n’y a jamais eu autant de morceaux en espagnol, langue qui va tout à fait au style pratiqué (cf. Morbosidad, Perversor et compagnie).

Au final, Peste Negra… est un album solide, doté d’un riffing inspiré et d’un jeu plus précis pour un groupe qui a conservé son authenticité et sa punktitude, toujours ancré dans la frange la plus evil et primitive du metal extrême. Le Pape est mort, Dieu est mort, il fait sombre et on fornique comme des cochons : tout va pour le mieux.

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Evil Proclaimed
Evil Proclaimed
Prix : EUR 19,43

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 "Black Mass Warfare", 25 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Evil Proclaimed (CD)
Ah, Abominator a encore frappé.
Pour mémoire, et pour ceux qui ne les connaissent pas, il s’agit d’un groupe australien dont les membres sont ou ont été partagés avec des formations du style Corpse Molestation, Bestial Warlust, Cemetery Urn, Denouncement Pyre.

Le problème d’Abominator, c’est qu’ils ont sorti des albums sympas, mais dont on peut totalement se passer. Ils pratiquent un black bestial avec des relents death, dans un style assez proche d’Angelcorpse et Impiety, mais on est très loin de l’énergie dévastatrice, haineuse et bestiale de ces deux-là.
Je possède un de leurs albums (Nuctemeron Descent) sur lequel je ne reviens qu’une fois que j’ai fait le tour de tout ce qu’il y a de mieux dans le style… c’est-à-dire, quasiment jamais.
Sans parler de leur album précédent, The Eternal Conflagration, qui avait un son minable avec sa batterie sous-mixée.

Bref, tout ça pour dire qu’Evil Proclaimed ne va malheureusement pas changer la donne.
En effet, Abominator est égal à lui-même et livre toujours un black/death qui manque cruellement de conviction.
Certes, c’est brutal ; il y a du gros son (déjà un net progrès par rapport au précédent) et on a l’impression à la première écoute que ça envoie du gros pain. Mais au final, ça ne va pas si vite que ça, on ne retient absolument aucun riff, car aucun n’accroche l’oreille malgré leur simplicité. Et le comble j’ai envie de dire, c’est que même les mid tempo, sur lesquels une lourdeur salvatrice pourrait permettre à Abominator de tirer son épingle du jeu, ne dégagent rien.

Après, ça s’écoute assez facilement, ce malgré quelques longueurs (ils ont cette fâcheuse manie de faire durer leurs morceaux sur cinq minutes en moyenne). Cet album n’est pas le plus désagréable de leur disco.
Hélas, c’est encore un de ces disques pas incontournables et qui fait pâle figure par rapport à ce que Perdition Temple et Archgoat notamment nous ont offert cette année.

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Eradicate Terrestrial Species
Eradicate Terrestrial Species
Prix : EUR 29,99

3.0 étoiles sur 5 "Inhuman Inoculation", 25 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eradicate Terrestrial Species (CD)
Troisième de cette formation du Minnesota menée par Jesse Watson (dont c’est le seul projet) -qui le dirige seul depuis qu’il s’est séparé du co-fondateur du groupe Scott Ellingboe-, Eradicating Terrestrial Species marque le début d’une collaboration d’Incinerate avec le label Comatose, alors qu’il était auparavant fidèle à Brutal Bands.
Jesse Watson s’est entouré d’une toute nouvelle équipe pour cet album, avec notamment deux musiciens basés au Canada.

La couverture de Jon Zig mettant l’eau à la bouche, on s’empresse de se lancer dans l’écoute de cette dernière galette.
Le brutal death proposé par Incinerate a ici beaucoup moins de patate au niveau du son que son prédécesseur, le très bon Anatomize ; c’est plus une production de death technique que de brutal death, à mon avis.
L’album est truffé de parties narratives, de samples et d’interludes bruitistes qui collent assez bien avec le concept des paroles ; concept qui semble se construire au fur et à mesure des morceaux –sauf peut-être le dernier titre, qui est en fait une version réenregistrée d’un morceau du premier album.

Eradicating… passe plutôt assez bien, surtout qu’il ne dure qu’une demi-heure.
Le manque de personnalité du groupe me paraît encore plus flagrant que sur Anatomize, ceci dit. Et le bassiste Sash Wilczynski a beau être très bon, il n’est pas Erlend Caspersen (en guest sur Anatomize) et ne tire pas aussi bien son épingle du jeu.
Et malgré tous les efforts déployés pour créer une ambiance futuriste apocalyptique, on a du mal à s’y croire.
Une sortie au final assez générique, bien réalisée mais que je pense hélas oublier assez vite.

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A plague through the heavens
A plague through the heavens
Prix : EUR 21,00

4.0 étoiles sur 5 Grail Of Sempiternal Bloodshed, 25 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : A plague through the heavens (CD)
Dark Descent nous sert un split avec une couverture sublime (signée par le grand artiste chilien Daniel Desecrator, auquel on doit quelques couvertures pour Blaspherian, Diocletian, Cruciamentum ou le dernier Unaussprechlichen Kulten) avec deux artistes que je n’aurais pas forcément imaginé ensemble.

Le premier est Maveth, un groupe finlandais typique de la NSOOSDM (New School Of Old School Death Metal), héritier du death metal d’antan, très axé sur le côté atmosphérique aux dépens de la technique.
Rien de ce que je connais d’eux ne m’avait spécialement marqué jusqu’ici, contrairement à leurs homologues de Desolate Shrine.
Leur partie comprend les quatre premiers titres du split, débutant par une intro assez sinistre et bruitiste, ponctuée d’un orgue et de chœurs funéraires.
Le son est excellent, assez puissant et caverneux avec une bonne dose de réverbération. Le registre est ici un death lourd et rampant, aux quelques blasts très paresseux et plutôt orienté vers du mid tempo avec un riffing essentiellement en trémolo grave, secondé par une voix gutturale à la profondeur abyssale.
Ce qui est réussi sur cette partie de la galette, ce n’est pas spécialement les compos qui ne s’embarrassent pas d’une quelconque originalité ; c’est plutôt le travail des ambiances qui, comme dit plus haut, est primordial sur ce type de sortie : la pesanteur du climat qui est instauré d’une part par le son vraiment lourd et les tempos peu véloces, mais également par les interludes ambient très bien placés et très travaillés qui cassent l’homogénéité des compos tout en enrichissant l’atmosphère générale de la musique.
Encore un bel exemple qui illustre le fait qu’on n’a pas besoin d’être particulièrement innovant pour faire de la musique de qualité.

Embrace Of Thorns est un groupe grec, grand habitué des splits, qui sévit depuis pas mal d’années dans un black/death assez brutal et maléfique à des lieues de la subtilité propre à la scène black metal grecque. Ils préfèrent tabasser plutôt que finasser, et c’est aussi bien comme ça.
Le son est très différent et frappe dès les premières secondes : plus épuré, plus organique, plus black dans l’esprit, le groupe ne faisant pas dans la fioriture. Là, ça va vite et ça tape fort.
Encore une fois, le riffing ne va pas pisser bien loin niveau technique, mais ça n’en sonne que plus evil au final.
On retrouve quand même les coupures ambient de la première partie, en plus expéditif ; ce mimétisme les dessert un peu, en ce qu’il diminue l’intensité et la violence de leur propos.

Le contraste entre le deux parties est intéressant, les deux groupes livrant ce qu’ils savent faire de mieux, l’un misant sur les ambiances avec un esprit doom et l’autre sur la violence pure et dure. Une galette sympatoche à écouter sans modération.

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Forever Is Not Eternal
Forever Is Not Eternal
Prix : EUR 8,99

4.0 étoiles sur 5 "Dreamers Lament", 29 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Forever Is Not Eternal (Téléchargement MP3)
Ceux qui s’intéressent à la scène death old school hollandaise savent à quel point elle fut prolifique dans les années 90 ; en particulier dans le sous-genre doom avec tous ces groupes qui ont suivi la voie d’un certain Sempiternal Deathreign, pionnier en la matière en ce qui concerne les Pays-Bas.
Dead End fait partie de ces nombreuses formations qui n’ont pas dépassé le stade de démo/EP. Comme le groupe s’est reformé il y a peu, ce fut l’occasion pour Vic Records d’exhumer leurs vieux enregistrements au même titre que ceux de Morthra un peu avant.

Dead End a la particularité d’avoir un violoniste/claviériste en son sein, ce qui incite immédiatement à faire le rapprochement avec leurs compatriotes de Phlebotomized, certes en moins progressif - et plus doom - mais développant le même genre d’ambiances sombres et teintées de mélancolie.
Dead End a même parfois des tendances gothiques, avec des plans qui rappellent les premiers Paradise Lost et My Dying Bride, dans une version plus brutale et directe.
Les colorations frostiennes sont bien entendues présentes, comme chez tous ces groupes hollandais, même si moins prononcées que chez un Asphyx ou un Delirium ; elle ne figure pas sur cette compilation, mais le groupe a fait une reprise de Dethroned Emperor sur leur première démo.
Ils ont semble-t-il connu un certain succès à l’époque dans le milieu underground, avec quelques tournées en compagnie des homologues de Pestilence, Gorefest entre autres.
Leur EP Wartime In Eden, dernière sortie avant la séparation du groupe, a même figuré sur une des compilations du label hollandais DSFA (label des premiers Within Temptation).

Le travail de restauration de Robin Cornelissen – qui s’est aussi occupé des rééditions de Morthra et Pentacle - est excellent : le son est équilibré, dynamique et puissant, surtout pour des démos.
Question contenu du feuillet, j’ignore s’il est fourni en photos et historique du groupe.

A titre personnel, j’adore ce genre de doom/death caverneux et ambiancé, avec ce qu’il faut de subtilité mélodique pour aérer un propos parfois étouffant.
Une chance qu’une telle compilation ait pu voir le jour, je serais sûrement passé complètement à côté de ce groupe autrement ; ce n’est pourtant pas faute de fouiller dans les archives du death old school, croyez-moi !
J’espère que l’œuvre de Sempiternal Deathreign fera l’objet d’une réédition similaire (pas sûr, le groupe ne s’est pas reformé), parce que les sorties d'époque se font rares et chères.

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The tempter's victorious
The tempter's victorious
Prix : EUR 17,68

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Scythes Of Antichrist", 29 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The tempter's victorious (CD)
Phallelujah ! Le dernier Perdition Temple est enfin sorti !
Probablement la sortie Hells Headbangers la plus attendue de l’année.

Palubicki nous avait bien mis l’eau à la bouche avec un petit EP qui montrait un combo en grande forme avec Bill Taylor à la seconde gratte et surtout Impurath au micro.
Le batteur Ron Parmer, qui vient plutôt du thrash, et le bassiste Gabriel Gozainy assurent la partie rythmique avec brio.

Perdition Temple est resté égal à lui-même, c’est-à-dire totalement dans la continuité du regretté Angelcorpse, cultivant ce death metal blackisant ultra véloce et bestial, avec les leads wah wah/tapping/vibrato délectables de Palubicki.
L’album présente bien entendu une certaine linéarité, avec ces riffs graves en trémolo qui filent à toute vitesse, secondés par une section rythmique agressive autant que précise qui matraque et piétine avec autant de conviction qu’un régiment assoiffé de sang lancé en pleine bataille.
Les quelques moments où le tempo ralentit, la musique de Perdition Temple n’en est pas moins écrasante, et c’est à ces moments-là que l’ombre de l’Ange Morbide se fait encore plus sentir (cf. la seconde moitié de Chambers Of Predation).

Il n’y a bien entendu rien à jeter sur ce disque, qui rappelle l’efficacité des Exterminate et The Inexorable, albums qui écrasaient tout sur leur passage sans pitié.

Impurath s’en sort vraiment bien au chant, bien qu’il n’ait pas tout à fait la même hargne que quand il chante chez Black Witchery –ce d’autant plus qu’il n’est pas avantagé par le mixage ; on aurait bien sûr rêvé que ce soit Pete Helmkamp au micro, mais bon…

Palubicki a abandonné son projet death/thrash Apocalypse Command et mis en pause Blasphemic Cruelty –dont un album était annoncé pour 2014-, ce qui fait de Perdition Temple l’unique héritier d’Angelcorpse pour le moment.
Album incontournable pour les fans de death metal blasphématoire et bestial et une nouvelle réussite au palmarès impressionnant du sieur Palubicki.

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Mature Necropsy
Mature Necropsy
Prix : EUR 21,00

4.0 étoiles sur 5 "From Plasma to Embalming", 22 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mature Necropsy (CD)
Formation du Nord-Pas-De-Calais apparue en 1991, Putrid Offal a eu une première existence très brève qui s’est achevée sans qu’un véritable album ne voie le jour ; à l’instar de ses confrères de Krhoma Death, Sepulchral et Dagon de la même région et avec lesquels le groupe avait partagé un split, Obscurum Per Obscurius, qui fut en quelque sorte leur fin à tous.
Contre toute attente, Putrid Offal est remis sur pied autour de deux de ses membres originels en 2013 et un EP digital sort en 2014 annonçant un premier album sur le label Kaotoxin.
Le disque a été enregistré par El Mobo au Conkrete Studio (We All Die [Laughing], Otargos) et sort conjointement avec la compilation Premature Necropsy (appréciez le jeu de mot) qui regroupe l’ensemble de leur discographie en première partie de carrière.
Les deux CD existent en coffret ou séparément.

Qu’en est-il de Putrid Offal version 2015 ?
C’est simple, c’est la tuerie.
Le son est massif, les compos dévastatrices, précises et inspirées. Le groupe officie toujours dans le death/grind carcassien comme autrefois, avec ce double chant caractéristique, ce blast beat infernal (c’est une boîte à rythme, mais ils ont maintenant un vrai batteur dans leur line-up) et les thématiques gore comme le laisse deviner la couverture classique du genre.
En fait, on retrouve la même efficacité que chez un General Surgery à ses meilleurs moments.

Mais Putrid Offal ne se contente pas de repomper bêtement Symphonies Of Sickness, et intègre sur quelques passages ses propres atmosphères ; on entend sur Garotting Way des chants monastiques et des fines nappes de clavier sur Rotted Flesh et l’outro, dont le mid tempo sont assez écrasants.

N’oublions les invités : Stéphane Buriez (Loudblast) et Frédéric Blauwblomme (ex-Krhoma Death) poussent la gueulante sur plusieurs morceaux et le premier livre même un petit solo sur Repulsive Corpse.

Voilà. Si vous cherchez un bon disque de grind à vous mettre sous la dent en ce premier trimestre 2015, ce Mature Necropsy est une pièce du boucher de choix pour les inconditionnels de l’indémodable grind carcassien. Mortel !

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Through Ancient Times
Through Ancient Times
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 Disentombed, 22 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Through Ancient Times (Téléchargement MP3)
Dans la tripotée des groupes death metal bataves des années 90, il y en a toujours à découvrir dont les discographies sont inhumées à l’occasion d’un réédition ou d’une compilation.
Vic Records le fait régulièrement et c’est aujourd’hui le tour de Mangled.

Malgré un départ sur les chapeaux de roue en 1989, la carrière de Mangled peine à démarrer et le groupe ne sort ses premières démos qu’en 1992 et 1993 ; un deal avec Wild Rags est signé, mais leur premier album ne sort qu’en 1998, après un EP faiblement diffusé à cause de son format K7.
Le problème d’Ancient Times, c’est qu’il est déjà horriblement daté au moment de sa sortie : calé sur un death complètement old school –l’expression pouvait déjà s’appliquer à l’époque-, entre la brutalité hollandaise et la mélodie suédoise, mid tempo et sans technique particulière, lâchant des compos pas spécialement géniales bien que solides, j’imagine que le groupe a eu du mal à trouver son public et à percer.
Je trouve que les plus anciennes compos, celles des démos et de l’EP, passent mieux que les plus récentes qui ont tendance à être un peu poussive et moins efficace. Les interludes mélodiques comme Era: Odium sont par ailleurs franchement dispensables.
En conséquence, on ne peut en vouloir à personne d’avoir fait l’impasse sur ce disque, malheureusement.

A la limite, les démos qui figurent sur le premier CD sont plus brutales et plus ambiancées. On sent davantage les influences doom/death typiques de la scène hollandaise.

Le groupe a disparu en 2006. Leur ancien guitariste Harold Gielen joue actuellement chez Legion Of The Damned.

Donc, si vous êtes un archéologue infatigable et bon public, ce double disque a un certain intérêt. Ceux qui cherchent des vieux classiques pourront par contre passer à autre chose, car il n’y a rien d’incontournable ici.

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Invoking the majestic throne of satan
Invoking the majestic throne of satan
Prix : EUR 19,71

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "For Lucifer My Blood", 22 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Invoking the majestic throne of satan (CD)
Après la réédition de leur premier album Into The Infernal Regions…, c’est au tour du second album d’Inquisition de subir un petit rafraîchissement chez Season Of Mist ; rafraîchissement qui se borne en fait à proposer une nouvelle couverture, dont Paolo Girardi est une fois de plus l’auteur, pour remplacer l’illustration originelle un peu kitsch d’Ana Vargas.

Le laps de temps relativement long depuis le premier album n’a pas pour autant altéré l’essence d’Inquisition, puisque Invoking… est d’une nature similaire à celle de son prédécesseur : un black metal inspiré de la scène norvégienne et doté néanmoins d’une patte typique du groupe, avec la voix monocorde immédiatement identifiable de Dagon et ce riffing simple et hypnotique tout aussi singulier.
Quand il ne donne pas dans l’occultisme et le mystique, Inquisition offre des passages épiques et mélodiques du meilleur effet comme sur Hail The King Of All Heathens qui évolue sur un tempo ternaire plutôt enjoué.

Il est clair que d’un album à l’autre, la musique d’Inquisition change très peu. Si vous aimez les autres albums de leur discographie, celui-ci devrait passer sans problème.
Comme je l’ai dit dans une chronique antérieure, les quelques éléments montrant une évolution notable chez la bande à Dagon et Incubus sont plutôt sur les derniers albums.

Pour info, l’outro est un extrait de l’hymne de la Garde De Fer, mouvement nationaliste roumain dans les années 20-30. Autant chez Marduk (cf. la fin de Nigthwing), j’ai envie de dire que ça colle ; autant chez Inquisition, c’est un peu surprenant…

La constance de ce groupe force toujours mon admiration, surtout à l’heure –cet album est sorti en 2002- où les parrains du black norvégiens commençaient à sortir du carcan orthodoxe et à explorer d’autres contrées… avec plus ou moins de succès sur le long terme.
Ceux qui désespéraient de récupérer un jour ce précieux album qui s’était fait rare et cher –ce qui était mon cas- peuvent se ruer sur cette réédition qui le remet au goût du jour.

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