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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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The lucid collective
The lucid collective
Prix : EUR 18,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Join Us Beyond", 7 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The lucid collective (CD)
A l’écoute du premier album de ce quintet canadien, sorti en 2011 sur le label français Trendkill (label du dernier Mercyless), on sentait qu’il y avait de bonnes choses à exploiter dans le tas de riffs ultra techniques avec cette multiplication de plans en sweeping ; j’ai trouvé le disque finalement assez digeste, malgré un certain manque de cohésion et des velléités progressives un peu trop bridées.

Voyons voir si ce dernier jet a rectifié un peu le tir.
Premier point positif, l’album n’est pas surproduit : tous les instruments sont parfaitement audibles (condition sine qua non dans ce style, bien entendu) et on peut autant apprécier le timbre métallique de la basse que les gravity blasts aussi furieux que précis de la batterie.
Le groupe aime bien balancer des plans limite deathcore, groovy entre deux séries de blast ; ça introduit un peu de variété et ça marche plutôt bien chez eux, d'autant qu'ils n'en abusent pas.

Et là encore, bien que (très) technique, l’album passe assez bien, sans donner mal au crâne ou des nausées.
Ce qui manque chez eux, c’est cette prestance et cette aura imposante qu’ont certains de leurs compatriotes comme Augury ou Beyond Creation.
Une composition comme Fathom Infinite Depth a pourtant des éléments plus que convaincants : entre les plans directs et efficaces, le solo de guitare aux sonorités orientales et un passage en son clair court mais du meilleur effet, Archspire fait montre d’un certain sens de la musicalité avec parfois de faux airs d’Anata.

The Kairos Chamber, instrumental aux fines touches psychédéliques, est un autre très bon exemple des possibilités du groupe.

Je sens néanmoins qu’en multipliant les écoutes, l’album se dévoile petit à petit et laisse entrevoir une plus grande profondeur que chez son prédécesseur.
C’est pourquoi j’ai opté pour une note encourageante au final, pour un groupe qui finira, je gage, par surprendre car encore en pleine phase de progression.

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Choronzonic Chaos Gods
Choronzonic Chaos Gods
Prix : EUR 15,92

4.0 étoiles sur 5 "Misanthropic Luciferian Onslaught", 7 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Choronzonic Chaos Gods (CD)
Voici le premier véritable album de Centurian, toujours avec le même line-up que pour la démo et le même label Full Moon Productions. Il est initialement sorti en 1999.

Le disque sonne bien entendu plus pro avec un son moins cru que sur la démo.
C’est le début d’une suite de références à l’entité démoniaque Choronzon, si chère au mysticisme thélémique d’Aleister Crowley.

La musique reste la même : de l’excellent death thrashy avec son aura blasphématoire qui a conquis autant de fans de death metal que de black.
Le disque démarre sur le même riff que celui avec lequel s’achevait Of Purest Fire en outro : une entrée en matière percutante, à l’image de ce qui suit ; le gang de Rob Oorthuis livre des compos finement exécutées, à une vitesse sidérante et en gardant une intensité continue que le titre dure trois ou six minutes.

Soultheft, morceau de la démo, a pu bénéficier d’un nouvel enregistrement ici.
Les titres Hail Caligula !!! et Blood For Satan sont certainement les plus marquants : le premier déjà pour son intro faite de gémissements des victimes d’un bourreau sadique, puis par la variété de tempo qui casse un peu la linéarité qu’on retrouve sur d’autre morceau ; le second pour son riffing particulièrement hargneux et son refrain scandé à tue-tête.

La couverture, très moche j’en conviens, est l’œuvre de Rob Oorthuis ; il l’aurait même peinte avec son propre sang.

Un second jet de qualité, dans la continuité de la démo. L’ombre de Morbid Angel est toujours là, mais on sent que la personnalité du groupe s’affirme avec le temps. Oorthuis reste encore assez timide pour les solos.
Une assise confortable pour ce qui va suivre.

Là encore, pour la réédition Hell’s Headbangers, c’est le minimum syndical. Mais le disque devenait tellement rare qu’on peut accueillir comme il se doit ce nouveau pressage.
D’autant qu’une version vinyle l’accompagne, une première dans ce format pour cet album.

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Of Purest Fire
Of Purest Fire
Prix : EUR 15,41

4.0 étoiles sur 5 "Better Off Burning", 7 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Of Purest Fire (CD)
Formation hollandaise montée par Seth van Loo, Rob Oorthuis et Wim van der Walk en 1997, suite à la disparition d’Inquisitor, Centurian émerge avec cette première démo enregistrée à Utrecht fin 1997. D’abord sortie de manière indépendante en vinyle, la démo fera l’objet d’une édition CD chez Full Moon Productions dès 1998.
La naissance de Centurian est contemporaine de celle de Severe Torture, autre groupe de Seth van Loo et du bassiste Patrick Boleij, qui rejoint également Centurian pour ce premier jet.

Le registre de Centurian est cependant très différent de celui du death brutal pratiqué par ses congénères. En effet, la base de la musique du quatuor hollandais semble être tout simplement le titre qu’ils reprennent sur cette démo : Blasphemy, issu de l’éminent premier album de Morbid Angel ; reprise sans grand intérêt, d’autant plus qu’il n’y a pas de solo.
Un death metal au riffing thrashy et au feeling black metal (distinction qui, à l’époque de la sortie d’Altars Of Madness, était encore peu pertinente), ultra véloce tout en dégageant une impression de légèreté et d’aisance d’exécution, entouré d’une aura maléfique et blasphématoire tout comme leurs maîtres avant eux.

Plus qu’un simple clone du groupe de Trey Azagthoth, Centurian possède un riffing très particulier, dont le style commence à se développer dès ce premier jet : à la fois assez technique et avec des plans très distincts et accrocheurs, la patte Oorthuis va se préciser avec le temps pour devenir reconnaissable entre mille.
La production manque un peu de patate, mais c’est plutôt bon pour une première démo.

Cette galette passe très vite, avec un peu plus de vingt-six minutes au compteur. Le propos est certes assez linéaire, les tempos ne variant quasiment pas. Mais la musique reste captivante malgré tout, en grande partie grâce aux riffs lacérant d’Oorthuis.
Le guttural de Seth van Loo est souvent secondé par des effets de double voix, accentuant encore l’aura démoniaque du combo.
Centurian reprend aussi un morceau du répertoire du défunt Inquisitor.

Cette démo fait l’objet d’une réédition par Hell’s Headbangers. Il était devenu difficile à la trouver à un prix raisonnable et ce n’est que justice de la mettre à nouveau à l’ordre du jour.
Par contre, le CD est identique à sa première édition chez Full Moon : pas de nouvelle couverture, pas de titre bonus ; j’ignore si le feuillet est plus garni, mais je ne serais pas étonné que ce ne soit pas le cas. Une version vinyle est également prévue pour mai.
Le début d’une discographie passionnante.

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Trance Mission Mixed By Leon Bolier & Mike Shiver
Trance Mission Mixed By Leon Bolier & Mike Shiver
Prix : EUR 22,89

5.0 étoiles sur 5 "I Feel Invincible", 30 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trance Mission Mixed By Leon Bolier & Mike Shiver (CD)
Deux producteurs et Djs dont la cote de popularité était en pleine croissance à l'époque (surtout Leon Bolier, qui venait de composer l'hymne Trance Energy 2008 avec Joop et rentrait dans le prestigieux Top 100 de Dj Mag), réunis sur une double compilation !

Le hollandais Leon Bolier nous offre un set électro trance à la sélection sublime combinée à la précision du mix : le premier morceau vocal de Moonbeam rappelle "See the Difference", pour ceux qui ont écouté "In Search of Sunrise 6" ; Glenn Morrison toujours aussi bon producteur ; Marcus Schössow qui remixe les Duderstadt dans un style électro prog dont il a le secret ; Wardt van der Harst (Re-Ward, avant de monter le projet W & W avec Willem van Hanegem) pour un titre somptueusement mélancolique ; l'autre collaboration Amnesia/René, "Invincible", remixée par Sied van Riel, gros tube de cette année en prog trance ; pas mal de productions de Leon Bolier, avec Jonas Steur, Sied van Riel, j'avoue un faible pour les quatre derniers morceaux, absolument renversants, dont un remix de Joop "Prominent" qui est suivi de Bart Claessen "First Light", magnifique final vocal très bien amené.

Le mix du suédois Mike Shiver est moins homogène : électro prog pour l'intro et le superbe remix de "Helsinski scorchin'" par Michael Cassette, que je préfère à l'originale pour sa ressemblance avec "Zeppelin" (sur "Anjunabeats vol.5) ; une autre perle, le remix de "Undone" par Rank 1, sélectionné par toute la fine fleur trance, y compris Rank 1 et Nic Chagall ; Marcus Schössow frappe fort encore une fois en électro prog ; Nic Chagall remixe Markus Schulz à la perfection, break au piano suivi d'une ligne électro trance conventionnelle mais ô combien efficace ; le britannique Gareth Emery, encore une star montante, pour une remix électro trance de Menno de Jong feat. Re:Locate des plus convaincant ; Matan Zohar et son remix terrible de "Music for rich People" entament la session prog trance de la fin ; remix particulièrement réussi de "Clear blue Water" par Mike Shiver, dont la combinaison instru/voix fait son effet ; un titre déjà un peu daté mais toujours agréable à écouter, Acosta vs Shiver "The Apocalypse" ; deux titres tech trance pour finir, deux remixes de Mike Shiver, pour ceux qui doutaient encore de ses talents de producteur/remixeur.

J'ai une préférence pour le set de Leon Bolier, mais celui de Mike Shiver ne m'a pas laissé indifférent pour autant. De la trance des plus moderne, comme quoi on peut être excellent producteur ET excellent Dj.

La playlist :

CD1 - Mixed by Leon Bolier
01. Moonbeam - I Love Mornings
02. Glenn Morrison - Circles
03. Mathias Schwarzwald - Fluffy Clouds
04. Lange - Songless (Club Mix)
05. Smartminds - On Speaking Terms
06. Duderstadt feat. Kirsty Hawkshaw - Beautitude (Marcus Schössöw Remix)
07. Steur & Bolier - The Night Is Young
08. Wardt - Extensions
09. José Amnesia feat. Jennifer René - Invincible (Sied van Riel Remix )
10. Breakfast - Dancing In The Moonlight
11. Leon Bolier feat. Global Illumination - Portraits of Spain
12. Bolier & Van Riel - Malibeer
13. Sied van Riel - What You Want
14. Leon Bolier - Ocean Drive Boulevard
15. Joop - Prominent (Leon Bolier Remix)
16. Bart Claessen - First Light

CD2 - Mixed by Mike Shiver
01. Matias Lehtola - Longing For World Peace
02. Super8 & Tab - Helsinki Scorchin' (Michael Cassette Remix)
03. Sami Saari - Sweet
04. Anton Sonin & Amx featuring Sari - Undone (Rank 1 Remix)
05. Marcus Schössow - Swedish Beatballs
06. Mitiska & Medina - After-Hours Ensemble (David West Remix)
07. Above & Beyond - Far From In Love (Oliver Smith Remix)
08. Markus Schulz feat. Departure - Cause U Know (Nic Chagall Remix)
09. Menno de Jong feat. Re:Locate - Solid State (Gareth Emery Remix)
10. Perpetual feat. Fisher - Innocent
11. Soliquid - Music Is For Rich People (Mat Zo Remix)
12. Jorn Van Deynhoven - Godspeed (Joshua Cunningham Dub Mix)
13. Oceanlab - Clear Blue Water (Mike Shiver's Garden State Mix)
14. George Acosta Vs Mike Shiver - The Apocalypse (Mike Shiver Mix)
15. Marksun & Brian - Saturday
16. Seth Hutton feat. Judie Tzuke - Don't Look Behind You (Mike Shiver's Catching Sun Mix)
17. Store N Forward - Honeymoon (Mike Shiver's Catching Sun Mix)


The Infernal Hierarchies, Penetrating The Threshold Of Night [Explicit]
The Infernal Hierarchies, Penetrating The Threshold Of Night [Explicit]
Prix : EUR 8,01

4.0 étoiles sur 5 "Under The Eclipse Of Tiphareth", 30 avril 2014
Pact est un trio de Pennsylvanie, avec déjà un album chez Moribund, datant de 2012.

Pour ceux qui connaissent ce premier jet, ce dernier The Infernal Hierarchies, Penetrating the Threshold of Night prend une autre direction.
The Dragon Lineage Of Satan cultivait un black occulte et limite bestial, avec une production assez crue.
Le dernier album est quant à lui beaucoup mieux produit et mise avant tout sur un black brutal et puissant, à décorner les bœufs (comme le vent du même nom).
Ceux qui aimaient la spontanéité et la bestialité occulte du précédent seront sans doute un peu déçus.
Pour ma part, ce disque m’a bien retourné les neurones : les compos sont longues et ambitieuses avec un riffing loin d’être linéaire et une basse qui bénéficie largement du mixage très équilibré, avec des lignes très intéressantes se démarquant admirablement bien des plans de gratte. On note une petite dose de dissonance dans les riffs, touche complètement dans l’air du temps.
Vocalement, c’est inhumain : à grand renfort d’effets à gogo, Hag beugle à tue-tête comme un possédé des paroles sataniques et occultes, comme on peut s’y attendre.
Il reste tout de même quelques touches d’occultisme dans ce magma brutal, à l’image du passage mid tempo au milieu d’Asmodeus Beast Of Judgement.

Rythmiquement, c’est aussi très varié et le groupe tire son épingle du jeu autant dans l’up que le mid tempo.
Comme les maîtres suédois du style black brutal (Dark Funeral, Setherial) sont avares de sorties ces derniers temps, on est obligé de se fournir ailleurs…

Un très bon disque à la brutalité salvatrice, pour un groupe qui a très bien su évoluer depuis son premier jet, de mon point de vue : plus professionnel, plus inspiré, plus percutant. Un must en black brutal cette année.

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A New Code of Morality
A New Code of Morality
Prix : EUR 8,99

4.0 étoiles sur 5 "Of Rutting Beasts And Drifting Herds", 30 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : A New Code of Morality (Téléchargement MP3)
Formé à Londres en 2004 en tant que projet parallèle de membres de Beef Conspiracy et Infected Disarray, Twitch Of The Death Nerve reste en sommeil après un unique split en compagnie de Corpse Carving et Bludgeon en 2005. Le style pratiqué est du même acabit que dans les projets annexes : du death brutal et gore.
C’est avec l’arrivée de Lille Gruber de Defeated Sanity que ça repart et voici donc le premier album, sorti chez Comatose et produit par le frontman Tom Bradfield.
Contre toute attente, j’ai été très agréablement surpris par la qualité de ce premier jet ; car, à l’écoute des différents autres groupes auxquels les géniteurs de Twitch sont affiliés, il était très probable qu’on aurait affaire à un produit brutal death lambda et sans grand intérêt.
Ce doit être la présence de Lille Gruber, batteur à la frappe caractéristique, qui a changé la donne.

En effet, c’est du death très brutal, très technique mais loin d’être dénué de subtilité ; en fait, c’est très proche de ce que fait Defeated Sanity : même complexité rythmique (forcément), riffing assez proche bien qu’un peu moins riche (encore que...), ambiance sombre et pesante avec quelques samples de films par-ci par-là. Il manque juste les plans de basse de Jacob Schmidt, en fait.
L’autre chose que j’ai beaucoup appréciée, c’est que la qualité des compositions est croissante au fur et à mesure que le disque avance. Les premiers morceaux sont très brutaux et laissent imaginer une suite linéaire et sans saveur à la violence stérile ; Scores Of Sores offre déjà des plans mid tempo d’une particulière lourdeur et les titres qui suivent offrent leur lot de riffs accrocheurs et mémorables par-dessus le marché. Le guitariste n’abuse pas des harmoniques, ni des plans slam, ni du typique « branlage de manche » incompréhensible, trouvant le juste équilibre entre complexité et accroche immédiate. Difficile de se retenir de headbanger sur un Well If The Turkey’s In The High Chair, qui en est une parfaite illustration.
Il y a même des passages un peu plus mélodiques, comme au milieu de The Pitezel Family Holiday, un des meilleurs titres de l’album avec son mid tempo ternaire redoutable.

Un petit mot sur la couverture, réalisée par Marco Hasmann (qui a travaillé avec Fleshgod Apocalypse, Visceral Throne, Beyond Creation, Septycal Gorge notamment) : dépliable, à l’illustration fine et pleines de détails sordides.

Reste à savoir si Twitch ne va pas demeurer dans l’ombre de Defeated Sanity justement, car leurs styles sont vraiment très (trop sûrement, pour certains) proches.
A mes yeux, tant que la qualité est là, je ne boude pas le produit ; la scène brutal death est tellement saturée de Suffocation-worshipers, de sous-Disgorge et de pastiches de Deeds Of Flesh sans avenir, qu’on ne peut que se réjouir que Defeated Sanity se tiennent en nouveau chef de file d’une légion de la qualité de Twitch Of The Death Nerve.

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Dj Club Series
Dj Club Series
Prix : EUR 14,61

3.0 étoiles sur 5 "Deep Inside", 28 avril 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dj Club Series (CD)
Deuxième compilation mixée pour le trio SOS (Omid 16b, Demi et Desyn Masiello) et dernière à ce jour, pour la nouvelle série Dj Club Series de Ministry Of Sounds.

Les deux sets sont radicalement différents, à tout point de vue.
Le premier est de très loin le meilleur des deux et offre une sélection entre house, prog house et tech house sur la fin, avec pas moins de vingt-sept titres globalement assez deep.
Le set avance tranquillement à 123 bpm mais cultive un groove imparable avec des rythmiques riches et dynamiques, le tout aidé par un mix d'une fluidité remarquable.
Ne serait-ce que l'enchaînement entre "Isabel", "Reality Check", l'antique "Deep Inside", "Overcast" et "Colours", tous plus ou moins imbriqués les uns dans les autres. Excellent !

Le second set est désespérément mou et s'enlise dans de la house/prog house assez minimalisme sur des titres interminables et répétitifs. C'est bien dommage, car on a là une série de productions de SOS et d'Omid tout seul, qui ont prouvé par le passé qu'ils étaient de très bons producteurs.
A mes oreilles, seuls les trois derniers morceaux valent le coup, dont le fabuleux "Acido" de Renato Cohen et Technasia, un titre tech house avec un ligne de basse entêtante et des effets de scratch qui aurait fait un excellent morceau de début/milieu de set.

Au final, il vaut mieux s'en tenir au premier CD, qui montre le trio très inspiré avec un mix d'une classe rare tout en étant irrésistiblement groovy.


Wormcult Revelations
Wormcult Revelations
Prix : EUR 17,51

3.0 étoiles sur 5 "Devotion's Final War", 28 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wormcult Revelations (CD)
Encore un trio américain, d’Alabama celui-ci.
Un premier album indépendant est déjà sorti en 2011, dont voici la suite : Wormcult Revelations, premier chez Moribund.

Wormreich développe un propos black metal résolument orienté vers l’occultisme sous une forme assez moderne. La production est claire et puissante, les tempos sont variés, le riffing est dissonant.
La reprise de Deathspell Omega (DSO) n’est pas là par hasard, on sent clairement l’influence des Poitevins dans leur musique, bien que leurs plans soient bien moins tordus.

L’atmosphère est très prenante, notamment grâce aux nombreux plans en mid tempo, aux interludes et aux instrumentaux de claviers, chants monastiques et divers samples çà et là. C’est là que réside toute l’âme du groupe, entièrement voué à l’occulte et au ritualisme satanique. En regardant les noms des morceaux, on constate que Wormreich a voulu se doter d’un concept fort, à défaut d’être original.
Cet album a des allures d’EP de par sa durée qui dépasse à peine les trente-cinq minutes (qualificatif utilisé sur certains sites, mais qui n’est pas l’information que j’ai reçue) ; néanmoins, EP ou longue durée, la concision de l’album m’a semblé être une de ses qualités.

En ce qui concerne la reprise de DSO, elle reprend les riffs de l’originale mais interprète plus librement le final initialement bruitiste, en lui substituant des samples assez sinistres (des halètements et des chœurs inversés du meilleur effet), plus en accord avec le reste du disque. Elle clôt idéalement l’album, tout comme l’originale sur Si Monumentum.

La couverture de Rafael Tavares est particulièrement réussie et colle très bien au concept et à la musique.

Wormreich livre une œuvre occulte intéressante, au rendu assez différent de ce qu’on peut entendre de la part d’autres maîtres américains comme Nightbringer ou Averse Sefira, deux entités à la personnalité très forte. Wormreich n’a pas encore une aura équivalente, mais on sent tout de même une conviction très forte dans leur propos.

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The Talas of Satan
The Talas of Satan
Prix : EUR 5,99

3.0 étoiles sur 5 "Coq Au Vin", 28 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Talas of Satan (Téléchargement MP3)
Groupe monégasque signé chez Apathia, label français avec des groupes comme Pryapisme et Wormfood, HAH (on va les appeler comme ça, c’est plus mignon) font honneur à leur bannière : ils pratiquent un metal extrême fourre-tout, entre éléments électro, grind déjanté, samples et scratch de tout et n’importe quoi, et surtout une bonne dose de second degré.

Leur troisième album que voici se situe dans la lignée de ce qu’il proposaient auparavant, et on prend plaisir à retrouver les structures syncopées et les plans successifs imprévisibles dont ils ont le secret.
En voyant la couverture, on a l’impression que des colorations orientales vont dominer ; c’est le cas sur le morceau d’intro et à plusieurs autres reprises tout au long du disque. Mais rien ne domine jamais vraiment chez HAH, hormis l’humour à toute épreuve.
En parlant d’humour à toute épreuve, j’ai cru entrevoir une pointe de moquerie sur KRR et 한오백년, qui me semblent pasticher respectivement le brutal death ultra technique et la musique traditionnelle coréenne. Il y a bien d'autres moqueries disséminées un peu partout.

La recette du jour est le Coq Au Vin, pour ceux qui ne savent pas quoi manger.

Pas le temps de s’ennuyer sur ce disque de vingt-deux minutes et des brouettes, durée suffisante pour ce genre de délire.
On sent quand même qu’il y a une certaine maîtrise des instruments, qui leur permet de faire tout ce qui leur passe par la tête.
Il y a largement de quoi se poiler un bon coup et ça fait toujours le plus grand bien… avant de retourner à quelque chose de plus sérieux, bien entendu.

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Thrones
Thrones
Prix : EUR 8,99

4.0 étoiles sur 5 "Sumon The Storms", 28 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Thrones (Téléchargement MP3)
L’hiver normand doit être réellement terrible pour que des entités comme Aurvandil puissent en émerger.
En effet, j’ai rarement entendu un groupe hors Scandinavie dont la musique évoque à ce point froid, solitude et désolation.

Aurvandil, au nom d’inspiration mythologique scandinave, est à la base seul aux commandes de ce projet, et s’est récemment offert les services d’un batteur permanent, notamment pour ce dernier Thrones.

Depuis sa signature chez Eisenwald Tonschmiede, un « mini » (de plus de quarante minutes, quand même) et un album ont vu le jour (nuageux et à la lumière blafarde) avant celui-ci.

En termes de ressenti, je situerais le black metal d’Aurvandil à mi-chemin entre la solitude Burzumienne, la nostalgie Drudkhienne et le vide de Hate Forest.
Sur Thrones, Aurvandil retourne à une production assez primitive, mettant en avant un riffing monolithique secondé par une basse vrombissante et une batterie linéaire, qui laissent à peine entendre un voix plaintive et distante, qui résonne comme un faible cri de désespoir dans une plaine enneigée.

Quatre compositions de douze à dix-huit minutes, toutes plus poignantes les unes que les autres. Le penchant atmosphérique est moins prégnant que sur le précédent album, Yearning, mais les passages acoustiques sont toujours de mise, essentiellement en introduction des morceaux et amènent un surcroît de froideur au tout.
Le côté répétitif des structures est inhérent à la longueur des morceaux, qui proposent néanmoins un minimum syndical de variété rythmique ; sans pour autant parler de cassure, on passe régulièrement du blast de base au mid tempo ternaire et même à des passages sans batterie, ce qui permet de distinguer des mouvements au sein des morceaux.

Quoiqu’il en soit, ce disque parlera surtout à ceux qui veulent bien écouter ce qu’il a à dire, comme souvent pour ce type de projet solo et minimaliste.
Néanmoins, il est frappant de constater à quel point Aurvandil réussit à passer pour ce qu’il n’est pas ; car si l’on me l’avait présenté comme un obscur ermite norvégien retiré dans sa masure de campagne pendant six longs mois d’hiver pour composer assidûment ce quatuor, fruit de la douleur engendrée par l’abandon et l’isolement, j’y aurais cru.

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