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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
Classement des meilleurs critiques: 505
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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Endless Elysian Fields
Endless Elysian Fields
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 "The Cosmic Cold", 28 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Endless Elysian Fields (Téléchargement MP3)
Projet d’un ancien guitariste de Saturnus (Mattias Svensson), associé au vocaliste de Skald (Henrik Kindvall), Soijl sort directement un premier album sur le label russe Solitude Productions, référence en matière de doom tout venant.

C’est sans surprise que ce qu’on retrouve sur cette première galette s’apparente à un doom/death mélodique et mélancolique, avec un gros son et une tendance atmosphérique tout à fait de mise.
N’étant pas connaisseur de Skald, c’est mon premier contact avec la voix de Henrik Kindvall, qui est ma foi doté d’un chant guttural des plus convaincants, contrastant idéalement avec le côté aérien des passages les plus mélodiques ; il évite judicieusement le chant clair bancal, préférant déclamer de temps à autre les paroles sur un ton solennel.

Mattias Svensson gère l’intégralité des instruments et s’est également chargé de la production.
Il est difficile de ne pas penser à Saturnus à l’écoute de cet album, tant le style, les arrangements mélodiques et l’ambiance s’en rapprochent.

Soijl compense en quelque sorte son manque d’originalité par une certaine ingéniosité dans la composition. De ce disque émanent des atmosphères poignantes, qui tiennent en haleine l’auditoire sur des morceaux dépassant les huit minutes de moyenne, avec quelques passages mémorables, comme la deuxième moitié de Dying Kinship, avec des plans que n’aurait pas renié un My Dying Bride. Quand le groupe balance des riffs plus incisifs et monte en puissance, on pense plus à Indesinence.
Le clavier n’est pas envahissant et ne se fait entendre que quand il faut, ajoutant une judicieuse touche atmosphérique à l’ensemble.

Très classique dans sa forme, influencé par différents groupes du style mais en ayant pour ainsi dire pris le meilleur de chacun, Soijl contentera aisément les férus de doom/death mélodique à tendance gothique ; car ce premier jet est d’une qualité homogène et propose des compositions fort bien construites, le tout enrobé d’une ambiance prenante du début à la fin.

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Macabre Kingdom
Macabre Kingdom
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 24,95

4.0 étoiles sur 5 "Universal Devourer", 12 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Macabre Kingdom (CD)
Enorme !
Collaboration entre l'infatigable Rogga Johansson (projets old school death metal trop nombreux pour être cités) et Dave Rotten (Avulsed, patron d'Xtreem) au guttural impressionnant, aidés aux fûts par Brynjar Helgetun et à la prod' par Patrick Buss (tous deux dans Crypticus).
Un riffing old school plus caverneux tu meurs, un gros son bien gras et un feeling old school à faire headbanger les morts avec des morceaux brutaux et accrocheurs, voilà le programme.
Plutôt qu'Avulsed ou qu'un autre projet de Rogga J, optez pour Putrevore : satisfaction garantie.


Split
Split
Prix : EUR 16,48

4.0 étoiles sur 5 Shattered Obsequies, 11 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Split (CD)
Eye Of Solitude est décidément un groupe sur lequel on peut compter en termes de régularité : il ne se passe pas une année sans qu’on entende parler d’eux, jusqu’ici.
Après une tournée en compagnie de Faal, groupe néerlandais de doom/funéraire de l’écurie Ván Records, en juin 2014 est né ce projet de split que vous aurez, je l’espère, entre les mains.

La partie Eye Of Solitude est proche dans l’esprit de ce que faisait le groupe sur Sui Caedere, à savoir un doom/death d’aspiration funéraire, avec le seul guttural de Daniel Neagoe – toujours aussi imposant – en guise de chant et une musique assez épurée malgré la longueur du morceau, avec cette lenteur et langueur constante. La seule variation qu’on constate, c’est ce passage de piano et violon en milieu de parcours, qui apporte idéalement ce surcroît de mélancolie qui sied parfaitement au morceau, en plus de l’aérer pertinemment.

Je ne suis pas connaisseur de l’œuvre de Faal – mais ça risque de changer - mais je situerais leur partie dans le même style que celui d’Eye Of Solitude, également avec des thèmes peu nombreux mais très travaillés, de manière à ne pas ennuyer l’auditoire surtout sur une durée de treize minutes. C’est toujours le challenge d’un groupe de doom/death et funéraire, et il faut reconnaître qu’ils l’ont ici relevé. Le titre est moins linéaire, offrant quelques contrastes entre des périodes d’accalmie sur un riffing en son clair et des passages plus denses et violents en son saturé, sur lesquels les parties vocales sont également plus appuyées.
La seconde partie du titre est plus éthérée, avec de douces mélopées de guitares sur un tempo encore plus lent qu’au début pour une fin toute en puissance et qui s’évanouit d’un seul coup.

Un bon split pour ma part, assez classique mais très bien exécuté dans l’ensemble. Chacune des deux formations tire habilement son épingle du jeu car, bien qu’officiant dans le même genre, on distingue aisément les deux parties grâce aux personnalités respectives des groupes. J’ai peut-être une préférence pour le morceau de Faal, mais ça se joue à peu de choses.

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Manifest Rebellion
Manifest Rebellion
Prix : EUR 16,88

4.0 étoiles sur 5 "Thanatognomonic", 8 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manifest Rebellion (CD)
Ayant décelé chez ce combo chilien un gros potentiel à l’écoute de leur premier EP, je me suis par conséquent rué sur leur tout premier album, pour lequel ils sont passés chez Memento Mori.

On remarque d’emblée que leur son est plus propre et moins brutal qu’auparavant : si l’on compare par exemple les deux versions de Fire Forces Of Hate (celle du split avec Abrekadaver de cette année et celle de l’album), c’est assez flagrant qu’ils la jouent ici quelques demi-tons au-dessus et que le son est moins cru.
Au final, ça n’a pas tellement d’importance car lors de l’écoute intégrale du disque, on en prend plein la poire du début à la fin.

L’essence evil du groupe est demeurée intacte et ils ont du bon riff à foison à proposer. Il faut dire que cet album est copieux, avec une durée moyenne de cinq minutes par titre. Mais c’est à coup de gros riffs death/thrash avec une aura blackisante et de variations de tempo que les Chiliens arrivent à tenir la route sur des compos aussi longues, ce tout en conservant une énergie et une intensité homogènes. Il y a même quelques solos éparses, courts mais diablement bien exécutés.
Les derniers titres présentent un surcroît d’intensité, notamment Venomous Tyranny et Rise The Witchpower avec son passage épique au milieu.

Ce qui les prive du statut d’incontournable du style, c’est ce cruel manque de personnalité. Ils ont certes réussi à garder un gros niveau et à pondre des morceaux suffisamment intéressants pour susciter au moins la curiosité chez le connaisseur, mais ils n’ont pas pour autant accouché d’une œuvre au caractère suffisamment trempé pour s’inscrire durablement dans les mémoires.
Le niveau de violence est cependant très satisfaisant et il y a de quoi passer un très bon moment. Je crois que je vais continuer à suivre ce groupe de près.

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Aeons in Tectonic Interment
Aeons in Tectonic Interment
Prix : EUR 19,16

5.0 étoiles sur 5 "Sunless Deluge", 8 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aeons in Tectonic Interment (CD)
Le voilà, le dernier Tyranny, qu’on attend depuis dix ans. Avec les derniers Shape Of Despair et Skepticism, on a droit à la grande année du doom funéraire finlandais.
Tyranny, duo composé notamment de Matti Mäkelä (Corpsessed, Profetus), avait marqué les esprits avec un premier EP sorti chez Firebox – label qu’on associe à l’école doom funéraire du même nom, disparu entre temps -, suivi l’année d’après d’un premier album, le superbe Tides Of Awakening.
A l’écoute de ces disques, j’avais été puissamment envoûté par la musique de Tyranny, qui incarnait – et encore actuellement – le cauchemar lovecraftien dans sa forme la plus réussie. En effet, Tyranny joue un doom funéraire particulièrement rampant et dense, monolithique comme il se doit et doté surtout des growls terrifiants des deux protagonistes.

Bref, parlons peu, parlons bien : cet album s’impose pour moi sans doute comme la sortie funéraire de l’année.
Le groupe a non seulement repris les bases saines de l’album précédent, mais a modernisé son son et surtout travaillé encore plus l’album dans sa progression logique.
Il commence par un morceau somme toute assez classique, qui constitue en quelque sorte une mise en bouche pour ce qui suit ; même si c’est déjà un sacré morceau de dix minutes, mais en funéraire on a le temps. Le second morceau est déjà plus imposant, plus intense et inclut un passage d’une minute trente environ d’ambient ; passage qui aère judicieusement le morceau, plutôt que d’en faire une plage à part comme c’était le cas avec le dernier morceau de Tides Of Awakening.

La procession funéraire est bien lancé, et voilà qu’arrive le troisième titre, le plus court mais aussi le plus ambitieux et novateur de l’album, avec sa tendance limite indus et ses bruitages glauques parsemé tout le long du titre. Cauchemardesque ! Une pièce idéalement placée au milieu de l’album.
Le disque suit son court jusqu’au dernier morceau, sur lequel semble renaître un espoir avec cette ligne mélodique qui en constitue la principale accroche. On note aussi un superbe passage au piano en deuxième moitié, un peu à la Murkrat.

Cet album m’a stupéfié, car Tyranny réussit ce tour de force de livrer une musique lancinante, léthargique, à tout moment pesante tout en fournissant à l’auditoire une accroche, une spécificité à chaque morceau et ce dans une logique de progression tout à fait pertinente. Dans ce sens, il apparaît comme moins opaque et surtout moins linéaire que son prédécesseur.
Pour un groupe qui tire ses racines du doom funéraire le plus traditionnel qui soit, sa personnalité s’en retrouve raffermie, affinée.
Aeons In Tectonic Interment cultive la folie, l’horreur, la désolation avec un imparable brio et une élégance rare. Je gage qu’avec les années, cet album deviendra un nouveau classique du doom funéraire.

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Dark Future
Dark Future
Proposé par CDdisc
Prix : EUR 17,30

5.0 étoiles sur 5 "To Live In Gloom Of The Beyond", 3 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dark Future (CD)
Énorme surprise que cet album du groupe tchèque Destroying Divinity, une claque de death metal brutal et d'une noirceur indescriptible.
Un riffing élaboré qui a tendance à fuir toute forme de mélodie agréable à l'oreille, des influences de Morbid Angel, Hate Eternal et Immolation, un tempo véloce quasi constant, un guttural à réveiller les morts.
Un des disques les plus intenses des dernières années, qui n'a finalement pas grand-chose à voir avec les sorties Brutal Bands habituelles, qu'il surclasse largement pour la plupart.
Les amateurs de death à ambiance sombre prégnante se doivent de jeter une oreille à ce bijou. Frissons assurés !


Subversions of the Psyche [Explicit]
Subversions of the Psyche [Explicit]
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 "Cognitive Dissonance", 28 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Subversions of the Psyche [Explicit] (Téléchargement MP3)
Initialement pas très alléché par ce disque, j’ai quand même fini par me convaincre d’y jeter ne serait-ce qu’une oreille. Il faut dire que ça fleurait bon le brutal death caca-boudin-pas beau au ras des pâquerettes. Et quand on écoute l’EP de ce groupe britannique, Compelled By Perverse Immorality (2012), on se dit que sur « full length » (le disque ne dure même pas vingt-neuf minutes) ça peut vite devenir relou.

Mais, comme vous pouvez le constater avec ma note, il n’en est rien.
Ce groupe est moins pataud que prévu ; je suis (volontairement) très dur, l’EP est loin d’être dégueu. Mais le risque de tomber sur un énième groupe de brutal death proposant des plans slam à gogo entrecoupés de riffs à harmoniques sans accroche particulière était grand, il faut l’admettre.

Au lieu de ça, Iniquitous Savagery joue un death certes brutal, mais finalement assez fin – tout est relatif -, plutôt technique sans être démonstratif et dosant habilement les éléments précités dont certaines formations abusent outrageusement.
Côté technique, on citera le très bon bassiste, qui ne joue pas dans les infra basses comme certains et qui a ses moments de gloire : sur le titre homonyme de l’album – le meilleur, à mon avis -, il mène un peu la danse entre l’appel en intro, le super riff à l’accélération et le passage mélodique un peu jazzy au milieu. Sobre et très bien exécuté. Le batteur n’est pas en reste, avec des rythmiques très variées tout en restant sur des plans intelligibles à tout moment, avec un mid tempo prédominant sur le blast. Le vocaliste emprunte différents registres, du guttural rugueux, au pig squeal en passant par quelques hurlements aigus du meilleur effet. Côté gratte, rien d’époustouflant, mais ça joue vite et précis.
Il faut aussi dire que la production de Jörg Uken (Defeated Sanity, Despondency, Sinister) est nickel chrome, avec un son propre et parfaitement équilibré.

A défaut d’une personnalité véritablement marquée, Iniquitous Savagery possède un savoir-faire indéniable et propose un album très intéressant pour tout connaisseur du style brutal death, sans lourdeur péjorative ni longueur, aux compos ciselées avec précision et une dose de finesse tout en livrant son quota de violence débridée.
Le travail graphique de Tom Bradfield (Twitch Of The Death Nerve, Repulsive Dissection dont je vous parlerai également), qui pousse la gueulante sur un morceau, est également à saluer.

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Ripping terror '91
Ripping terror '91
Prix : EUR 20,00

3.0 étoiles sur 5 "False Prediction", 19 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ripping terror '91 (CD)
Vic a une fois de plus exhumé une antique démo complètement oubliée : le seul enregistrement de l’éphémère Monastery en 1991, décliné en un EP et deux splits par la suite.

Le projet a été formé lors de la tournée européenne Entombed/Disharmonic Orchestra/Sinister en 1991, autour de Ron van ve Polder (Sinister), Aad Kloosterwaard (Sinister) et Lars Rosenberg (Entombed). Après avoir écrit quelques morceaux vite fait bien fait, ils se réunirent pour des séances de répétitions avant d’enregistrer la démo à Rotterdam en mars 1991.

Monastery sonne comme une version plus crue, plus violente de Sinister ; Ron van de Polder était à l’époque guitariste et compositeur principal chez Sinister et on reconnaît son style sur les compos de Monastery, avec un côté un peu plus groovy et des accélérations grind ultra brutales.

Le son n’a pas été tellement remanié, ça fait vraiment brut de décoffrage et authentique comme à l’époque.

Voilà un petit plaisir dont les fanatiques de sons old school auraient tort de se priver. Il faut prendre cette démo pour ce qu’elle est : un délire entre potes de tournée, un projet qui n’avait pas vocation à perdurer, mais qui fut un bon moment d’éclate totale.

La couverture d’origine, dessinée par Roberto Toderico, a été conservée ici.

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Mysterium
Mysterium
Prix : EUR 7,92

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Lord Of Knowledge And Death", 19 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mysterium (Téléchargement MP3)
Deux ans après Verses Of Fire, Temple Of Baal remet le couvert avec un nouveau jet, toujours chez Agonia.
Un petit changement de line-up est à noter, avec l’apparition au poste de gratteux de Saroth, qui officie également chez les homologues d’Order Of Apollyon notamment.

Enregistré dans les mêmes conditions que son prédécesseur (aux Hybreed Studios avec Andrew Guillotin), Mysterium a pourtant un son autrement plus massif qui colle tout à fait au style pratiqué par le combo francilien. Premier bon point, qu’on remarque d’entrée de jeu qui plus est.

Temple Of Baal reste sur la même formule qu’auparavant : un black death puissant et d’une noirceur particulièrement intense, avec un côté ritualiste et des compos à rallonge – le durée moyenne atteint presque les sept minutes cette fois-ci.
Le groupe est par ailleurs très à l’aise sur les changements de dynamiques et de rythmes, passant sans problème d’un tempo lent et lourd avec des arpèges à des blasts ou à un dynamique thrashy en l’espace d’une mesure, changements souvent abrupts mais qui ont le mérite de conserver l’attention de l’auditoire, condition sine qua non pour proposer des morceaux aussi longs.

Certes, des longueurs il y a ; rien que pour l’intro, on attend une plombe que ça démarre enfin. Mais ça fait partie du jeu, on le sait avant même de poser l’oreille sur une galette de Temple Of Baal. Ils ont aussi le chic pour pondre des fins interminables, comme sur Divine Scythe.
Du reste, le riffing et les ambiances sont prenants et on est toujours rappelé à l’ordre dès qu’une certaine torpeur semble s’installer. Le groupe dose habilement ses moments léthargiques avec des passages plus directs et à la violence salvatrice.

Pour moi, ce disque est sensiblement du même niveau que son prédécesseur, qui est sans doute inférieur à cause du son mais qui avait un peu plus de passages marquants, de mon point de vue. Ce qu’il faut retenir, c’est que si vous avez aimé Verses Of Fire, Mysterium s’imposera sans problème comme une œuvre de qualité pour un groupe à la constance admirable.

A noter que la version vinyle contient un titre de plus, une reprise de Bathory (The Golden Walls Of Heaven).

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Distorted Birth:the Demos
Distorted Birth:the Demos
Prix : EUR 29,38

4.0 étoiles sur 5 Unholy Black Acid Orgy, 15 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Distorted Birth:the Demos (CD)
L’histoire de Goatlord commence en 1985, en plein milieu du désert Mojave, dans la fameuse ville de Las Vegas. La scène de l’époque se compose essentiellement de groupes de punk et hardcore.
Goatlord se forme autour d’Ace Still au chant, Joe Frankulin à la gratte, Jeff Nardone à la batterie et Hal Floyd à la basse, rapidement remplacé par Jeff Schwab.

Leur première démo ne sort qu’en 1987 et contient quatre morceaux, qui furent réenregistrés par la suite et même rebaptisés (notamment Possessed Mutants Of War devenu Possessed Soldiers Of War), principalement pour leur seul album, Reflections Of The Solstice.
La musique est très inspirée par le thrash et le death naissant à l’époque sur des morceaux plutôt up tempo. Figure l’emblématique Sacrifice, titre qui figure sur presque toutes les sorties du groupe.

Par la suite, Goatlord, sous l’influence de groupes comme Saint Vitus et Pentagram, va sérieusement ralentir le tempo, et obtenir cette forme inédite de thrash/death/doom/black qui a fait leur renommée.
Les morceaux de la Rehearsal ’88 sont manifestement plus lents et par conséquent beaucoup plus longs que les premières versions. Ces versions étaient inédites jusqu’ici. De même que les deux titres bonus, des versions de pré-production pour l’album Reflections...

Voilà donc un superbe double LP des débuts de Goatlord, sous sa forme la plus primitive. La couverture originale (moche, c’est sûr) de la première démo a été reprise ici.
Dans le doom/death, Goatlord est certes postérieur à Dream Death qui avait déjà sorti son premier album en 1987, le fameux Journey Into Mystery ; mais la musique du groupe d’Ace Still est infiniment plus malsaine et possédée et en cela leur œuvre a atteint sans conteste son rang de culte au fil du temps.

En 1988, au moment où Goatlord sort sa seconde démo intitulée Sodomize The Goat, le groupe a quelque peu affiné son style pour arriver à une approche inédite au sein de la scène extrême américaine de l’époque.
Une chose marquante d’emblée, c’est cette fameuse couverture, naïve mais au message anticlérical on ne peut plus clair ; son côté primitif renvoie à celui de la musique, influencée par les maîtres Bathory, Hellhammer ou Sodom, une parfaite synthèse d’influences black, thrash et death alliées au doom d’un Pentagram ou d’un Saint Vitus.

Ce sont douze morceaux enregistrés avec un Vestafire quatre pistes, dont une grande partie figurait déjà sur les premières sorties du groupe, mais dans une version ici ralentie.
L’ambiance de cette démo est unique : c’est evil comme pas possible avec ces riffs possédés et cette basse vrombissante, et parfois tellement lent qu’on a l’impression de tout est en train s’écrouler ; Ace Still livre sa meilleure performance vocale, complètement habité par le Malin. Goatlord a trouvé un juste équilibre entre les parties doom régulièrement entrecoupées par des accélérations qui apportent une certaine frénésie et d’autant plus de haine dans leur musique. A ce titre, le morceau Sacrifice est édifiant et se présente comme une synthèse parfaite de tout cela ; et on saisit aisément à quel point le groupe a progressé en comparant avec les anciennes versions.

Les paroles traitent de satanisme, bien entendu, mais également de rituels vaudous, le tout entouré d’une aura hallucinatoire et psychédélique –cet élément qu’Ace Still a développé par la suite dans un autre projet parallèle, dont je vous parlerai également.

Cette démo est une sorte d’aboutissement pour Goatlord, c’est vraiment ce que je préfère dans leur discographie.
Avec le recul, Joe Frankulin dit qu’ils se sont un peu emballés à ralentir le tempo à ce point, ce qui a tendance à rendre les morceaux interminables. Mais je trouve que c’est justement ça qui bonifie les morceaux : Twilight Rem, avec ces dix minutes et plus, se présente comme une lente agonie subtilement accélérée sur un pont vers six minutes ; interlude finalement assez bref car le titre repart sur son rythme de départ après ça. Par rapport à la version précédente, il est aussi joué quelques tons plus bas, ce qui rend l’ambiance encore plus sombre et malsaine.

Après la sortie de cette démo, des tensions commencent à naître au sein du groupe : entre Ace Still, désireux d’explorer des univers plus psychédéliques et doom, et Frankulin qui souhaite poursuivre dans une voie plus death et thrash avec plus d’accélérations. Ce qui amène au départ de Still pour le projet Doom Snake Cult.

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