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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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Lamentations of the flesh
Lamentations of the flesh
Prix : EUR 18,00

3.0 étoiles sur 5 "Unearthly Cries", 3 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lamentations of the flesh (CD)
Second album du quatuor Entrapment, mené par le vétéran du death hollandais Michel Jonker, Lamentations Of The Flesh offre un death metal très influencé par la mouvance death’n’roll suédoise, avec des bases swedeath classique affirmées.
D’Entrapment, j’ai le souvenir d’une superbe couverture de Flesh Frisk, pour un album de 2012 pas aussi mémorable mais tout à fait authentique dans sa démarche et qui cultive un esprit « old school über alles » : c’est sale, rugueux et pernicieux, primitif et rétrograde.
Comme on pourrait s’y attendre, Lamentations… n’a pas suivi d’autre voie que celle-ci, c’est la raison d’être d’Entrapment.
Le riffing est néanmoins solide, assez varié et inspiré ; les musiciens se laissent aller vers des contrées parfois à la limite du heavy, en témoigne la deuxième partie « ballade » de The Faithless ; ou vers des territoires plus mélodiques comme sur les deux derniers morceaux avec leurs passages aux sonorités carcassiennes période Heartwork. Sans oublier les envolées thrashy en speed tempo avec les enchaînements de solos du duo de gratteux, et les ralentissements doomiques rampants à la Autopsy.

Aux premières écoutes, je n’étais pas conquis, ni spécialement intéressé par ce disque ; en approfondissant, j’ai trouvé qu’il avait un intérêt certain, que certains morceaux restaient même dans la tête et qu’une ambiance générale s’en dégageait.
Autrement dit, cet album remplit complètement le cahier des charges d’un disque old school death metal tout à fait honorable.
Et je reste sur cette impression pour le moment. Malgré sa relative longueur (quelque quarante-trois minutes), il passe très bien.

Même si j’ai un plus gros faible pour la brutalité débridée d’un Maim (combo suédois du même label Soulseller), il faut quand même admettre qu’Entrapment sait faire le boulot correctement et garde une certaine constance dans la qualité de ses sorties.

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Kadotetut
Kadotetut
Prix : EUR 8,99

4.0 étoiles sur 5 Culte macabre, 28 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kadotetut (Téléchargement MP3)
Groupe finlandais tout nouveau constitué d’un trio d’inconnus au bataillon, autobaptisés The Gravedigger, The Cantor et The Preacherman (du nom de personnages dont je parlerai plus loin), Vainaja fleure bon le concept mûrement réfléchi.
Un premier album chez Svart, masterisé par Dan Swanö, après seulement un deux titres pour des individus n’ayant pas d’antécédent, ça mérite d’y jeter une oreille.

Et c’est un très bon death doom auquel on a affaire, dans la tradition finlandaise d’un Hooded Menace avec un gros son équilibré pour des compos percutantes. En effet, Vainaja ne fait pas dans la fioriture et les prolongations inutiles (la preuve, en moins de quarante minutes c’est plié) ; car sitôt l’intro acoustique achevée, c’est du gros riff sombre, grave et lourd qui règne en maître sur une musique rampante qui pue la mort à plein nez. Les quelques nappes de claviers enrichissent le spectre sonore et renforcent de manière discrète mais déterminante le côté atmosphérique.

Le morceau le plus long, Viimeinen Tuomio, offre même une intro complètement psychédélique et évoque la désolation la plus totale avec son côté très épuré et minimaliste qui contraste avec une fin plus mélodique, que ne renierait pas le combo de Lasse Pykkö, au même titre que la superbe outro instrumentale.

Musicalement, l’identité de Vainaja n’est pas (encore) clairement affirmée.
Par contre conceptuellement, comme dit en introduction, c’est autre chose :
Les histoires racontées ici sont tirées de faits réels, survenus dans la Finlande rurale du XIXème siècle (ce qui justifie d’autant plus l’usage du finnois pour les paroles) ; un culte aurait été fondé par trois personnages traditionnellement connus sous les noms de Wilhelm le prêtre, Kristian le chantre et Aukusti le fossoyeur. Des individus pas très fréquentables qui pratiquaient des rituels impies au sein de leur propre paroisse : blasphèmes de toutes sortes, sacrifice humains, torture d’innocents par la suite enterrés vivants. Ils ont fini par être pris et condamnés au bûcher après avoir été écorchés vifs.
Les paroles de l’album exhument quelques détails du culte récemment découverts par des fouilles menées dans l’ancien manoir du chantre, notamment des détails sur leurs exactions et les paroles de cantiques écrits par le prêtre qui en étaient les préambules.
Sale histoire, s’il en est.

En ayant connaissance du concept dont il est question, il est d’autant plus aisé de se plonger dans l’univers terrifiant de Vainaja, parfaitement orchestré par des musiciens qui vont jusqu’au bout de leur délire.
J’espère juste qu’il y a une traduction des textes dans le feuillet, mes connaissances en finnois étant extrêmement limitées.
Au pire, la musique vaut le détour à elle seule, certes dans une moindre mesure vu l’absence d’originalité ; mais la puissance évocatrice est quand même là et le graphisme très réussi y contribue énormément.

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The post-apocalyptic servant
The post-apocalyptic servant
Prix : EUR 17,49

4.0 étoiles sur 5 "The Sculpture Of Insanity", 28 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The post-apocalyptic servant (CD)
Sinister est un groupe qui m’a toujours impressionné pour sa longévité au regard des changements incessants de line-up (au moins quinze personnes y sont passées), de la (certes courte) séparation et de l’implication limitée de son leader, Aad Kloosterwaard, dans la composition et l’écriture malgré une personnalité demeurée pour ainsi intacte au fil des années.
En parlant de constance, les Bataves sont rentrés dans une certaine routine depuis Legacy Of Ashes, en délivrant systématiquement un death metal sombre et violent, avec un riffing très coloré old school death thrash, avec une production qui envoie du chien. Pour autant, sans se renouveler aucunement, le groupe a réussi à proposer des sorties toujours très intéressantes.

Et c’est le cas avec ce dernier The Post-Apocalyptic Servant, qui affiche le même line-up que le précédent The Carnage Ending, ainsi que les mêmes producteur (Jörg Uken), illustrateur (Mike Hrubovcak) et label (Massacre Records) que les quatre albums précédents. La routine, vous dis-je.

Par contre, avec Sinister c’est une excellente routine, puisqu’une fois de plus les compos poutrent comme il faut. En ce moment, c’est Bastian Brusaard (qui suit également Aad dans Supreme Pain et Weapons To Hunt) qui compose, dans un style assez similaire que le gratteux précédent, Alex Paul.
L’usine à riffs Sinister semble inépuisable et constante dans la qualité et le style emprunté : un death thrashy sombre et haineux aux colorations old school parfaitement intégrées, aussi efficace en mid qu’en up-tempo.
Tout ceci est très bien illustré par des morceaux comme The Saviour ou The Burden Of Mayhem, particulièrement intenses.

Un mot sur les paroles, puisqu’il s’agit d’un concept album : nous sommes à des millions d’années de notre époque, dans un monde post-apocalyptique dirigé par des esprits malfaisants qui réduisent en esclavage des mutants, condamnés à souffrir sans espoir de délivrance ou rédemption sous le regard malveillant du Servant. L’histoire est racontée d’un point de vue différent à chaque morceau.
De vrais poètes, ces Néerlandais.

Ils nous offrent pas moins de trois reprises sur la version digipack limitée deux CD, ainsi qu’un clip du titre The Science Of Prophecy. La reprise la plus intéressante de mon point de vue étant celle d’Agent Steel, le style étant le plus éloigné de ce celui de Sinister. La reprise de Morbid Angel a d’autant plus sa place ici qu’une autre compo, le morceau titre en l’occurrence, fait fortement penser à un certain Rapture des maîtres floridiens.

Assurément une fine équipe qui entoure Aad Kloosterwaard en ce moment. J’ai légèrement préféré le prédécesseur de ce The Post-Apocalyptic Servant, que j’avais trouvé encore plus inspiré. Mais Sinister demeure à mes yeux synonyme de valeur sûre et de qualité, ce dernier album n’étant pas en reste dans leur discographie foisonnante.

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The killing gods
The killing gods
Prix : EUR 20,00

4.0 étoiles sur 5 "Thieves Of The New World Order", 28 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The killing gods (CD)
Misery Index, quatuor fondé pour mémoire suite au départ de tous les membres de Dying Fetus sauf John Gallagher, peut se targuer de faire partie des combos à la discographie jusqu’ici irréprochable, que ce soit au niveau des albums ou des EP et splits.
Par ailleurs, ils ont graduellement évolué vers un death/grind de plus en plus ambitieux techniquement, ajoutant désormais au fameux jeu de batterie d’Adam Jarvis des riffs de plus en plus complexes, perdant petit à petit le côté primaire du grindcore ; d’où le terme que je préfère utiliser de « grinding death » pour décrire leur musique.
Le précédent album, Heirs To Thievery, se situait dans cette veine, et constituait à mes yeux l’album le plus abouti du combo jusqu’ici.

Fidèles depuis leur deuxième album au célèbre label de référence Relapse, ils ont préféré changer pour ce dernier The Killing Gods, Season Of Mist étant une structure plus grande et de fait plus indiquée pour répondre à leurs besoins actuels (aux dires de Mark Kloeppel, vocaliste/guitariste).
Pour la production, Misery Index reste avec Steve Wright, qui avait travaillé sur les deux albums antérieurs ainsi que sur les dernières sorties de Dying Fetus.

Musicalement, The Killing Gods se situe dans la lignée du précédent : du death percutant avec une bonne dose de groove, avec des riffs aussi ingénieux qu’efficaces et immédiats ; on retrouve plus d’une invitation au headbang furieux sur ce disque.
Misery Index sait savamment doser le death puissant, des mosh parts lourdes et groovy, des accélérations grindesques et même un côté mélodique complètement assumé notamment grâce à de nombreux solos tout à fait pertinents. En clair, on retrouve autant de death metal et de grindcore que de hardcore sur ce disque.

Malgré la relative longueur du disque, qui dépasse pour la première fois les quarante minutes, l’intensité de tous les instants est de mise et il y a toujours du riff de tueur à se mettre sous la dent.
Le changement de label n’a finalement rien changé à la formule que proposent les Ricains depuis leurs débuts.

Le thème central, au cas où ça vous aurait échappé, est la religion. Un bon gros glaviot à la tronche des icônes religieuses et des personnes utilisant la religion à des fins de manipulations, un cri de colère presque cathartique prônant la contre-culture dans l’esprit grind et hardcore.
Le graphisme est plus épuré que d’habitude, et a été réalisé par Gary Ronaldson.

Côté invités, Misery Index s’est cette fois cantonné à convier John Gallagher à pousser la gueulante sur Colony Collapse.

Une nouvelle œuvre dont le combo de Baltimore peut être fier : une musique toujours aussi personnelle, efficace et irrésistiblement headbanguesque, alliant des éléments du death, du grind et du hardcore dans un condensé cohérent chargé en énergie et haine farouche.

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Gesundrian
Gesundrian
Prix : EUR 14,94

4.0 étoiles sur 5 "Cleaved Asunder", 26 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gesundrian (CD)
L’attente est finalement terminée, voici le retour de l’innommable gang d’Auckland, Nouvelle-Zélande.
Pour mémoire, Diocletian est formé de membres de groupes officiant dans ce qui se fait de pire en matière de bestialité dans le coin : Vassafor, Heresiarch, Witchrist.

Ils ont subi il y a quelque temps le départ de Phil Kusabs, frontman et tête pensante de l’infâme Vassafor.
En contrepartie, un des membres fondateurs et vocaliste originel, Logan Muir, a refait surface depuis 2011.

On en était resté (du moins en ce qui concerne les albums) au fabuleux War Of All Against All, une véritable baffe de brutalité chaotique et bestiale comme pas deux. Leur dernière sortie, le split avec Weregoat, se situait dans la continuité de l’album.
L’extrait posté il y a quelque temps sur leur Bandcamp dévoilait une musique encore plus martiale, mais avec une production plus soignée et des riffs plus distincts, et on sentait une légère tendance à la « débestialisation ».

Eh bien, ça ne trompe pas : l’album est moins black metal et affirme des colorations plus blackened death metal, dans un style assez proche des « anti-riffs » Portaliens à de nombreuses reprises.
J’ai envie de dire que l’évolution opérée ici se rapproche un peu de celle de Heresiarch sur leur dernier mini.
Dans un sens, ça marche plutôt pas mal : à l’écoute de Beast Atop The Trapezoid, le morceau le plus long, on se dit qu’ils n’ont pas perdu au change en terme de puissance feu ; le riff principal est plus carré que ce dont on a l’habitude chez eux, mais d’autant plus meurtrier ; on sent une certaine progression dans le morceau, entre le début rapide qu’on associe au cœur de la bataille et la final doom tempo où l’on imagine un amoncellement de cadavres déchiquetés au milieu d’un paysage dévasté.

Au final, qui aime bien châtie bien : à ce stade de mes écoutes, c’est une semi déception, car autant la puissance et la haine restent de mise, autant le chaos sonore qui a fait le succès des deux précédents jets n’est plus au rendez-vous, ce qui nuit quelque peu au magnétisme du groupe à mes yeux. J’ai tendance à croire que c’est le départ de Kusabs qui a provoqué ce changement d’orientation.
A ce titre, le dernier album de Vassafor m’avait autrement plus secoué, bien que se situant dans un registre un peu différent.
Ne nous alarmons cependant pas, Diocletian reste authentique sur ce dernier album et demeure une redoutable machine de guerre.

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Nekromanteion - a collection of arcane hexes
Nekromanteion - a collection of arcane hexes
Prix : EUR 23,00

4.0 étoiles sur 5 "Lord Of The Abyss", 19 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nekromanteion - a collection of arcane hexes (CD)
Quand on évoque la scène black metal grecque des débuts, on pense à Rotting Christ et, immédiatement après, à Necromentia.
En effet, les deux groupes ont eu un dénominateur commun en la personne de George Zacharopoulos alias Magus Wampyr Daoloth ou plus simplement The Magus.

Ce dernier a commencé sa carrière musicale dans un groupe de death/thrash appelé Necromancy, qui n’a sorti que deux démos avant de splitter en 1989.
The Magus fonde alors Necromantia avec Baron Blood la même année ; leur collaboration perdure à ce jour.

Cette compilation réunit sur ce double disque tout un tas de vieilleries qui étaient sorties en marge des albums, à savoir chronologiquement :
-la démo Visions Of Lunacy de Necromancy
-la toute première cassette de Necromantia, de 1990
-le split avec Varathron
-un titre issu des sessions d’enregistrement de Scarlet Evil Witching Black
-les reprises de la compilation Covering Evil.
Certains titres étaient déjà apparus en bonus sur des rééditions des albums.

Necromancy et les débuts de Necromantia sont extrêmement primitifs et ne revêtent à mes yeux qu’une stricte valeur historique, tant le son est minable et la prestation médiocre. On sent quand même déjà la dévotion du combo à l’occulte et l’influence prédominante de la première vague black metal. Le morceau De Magia Veterum de dix minutes montre aussi l’ambition du groupe, mais sous une forme encore passablement grotesque.

Avec le split, on arrive à quelque chose de beaucoup plus pro (notamment grâce à la participation d’un batteur de session, Nick Adams, qui a joué sur le premier album de Septicflesh également) et l’identité sonore de Necromantia apparaît clairement, notamment le morceau Evil Prayers et son saxophone, devenu une marque de fabrique.

Spiritforms… et My World… sont des morceaux qui auraient été dignes de figurer sur Scarlet Evil Witching Black, comportant la même identité sonore et d’une qualité équivalente aux titres de l’album.

Quant aux reprises, Necromantia a su parfaitement s’approprier les originales en y ajoutant sa touche (très) personnelle. Le choix des artistes repris n’est pas spécialement surprenant, au vu des colorations mélodiques et épiques habituelles chez Necromantia.

Pour finir, l’objet propose un feuillet de seize pages, avec force photos, illustrations et notes historiques (de ce que j’ai lu, je n’ai pas pu le constater avec le format dont je disposais).

Musicalement assez hétérogène, comme vous pouvez le constater, cette compilation a néanmoins un intérêt certain pour tous les curieux historiens du metal et ceux qui ne disposaient que des albums du groupe pour avoir une idée de l’évolution de Necromantia depuis le death/thrash primitif des démos de Necromancy au black élaboré et subtil de Scarlet…

Tracklist d’A Collection Of Arcane Hexes :

CD 1:

Necromantia : Promo Tape 1990
01. Family of Dog (The Feast of Ghouls)
02. De Magia Veterum (The Dawn of Utter Darkness)
03. Faceless Gods
04. Evil Prayers
05. Lycanthropia
06. La Mort

The Black Arts / The Everlasting Sins (split avec Varathron, 1992)
07. Lord of the Abyss
08. The Feast of Ghouls
09. Evil Prayers
10. Lycanthropia

CD 2:

Necromancy : Visions of Lunacy demo 1989
01. Visions of Lunacy
02. Thrashifixion
03. Shattered Bodies
04. Outbreak of Evil (Sodom cover)
05. Forbidden Rites
06. Nocturnal Cry

Necromantia : The Scarlet Witching Evil Black sessions 1997
07. Spiritforms of The Psychomancer

Covering Evil 2001
08. My World, Your Hell
09. Death Rider (Omen cover)
10. The Number of the Beast (Iron Maiden cover)
11. The Demon’s Whip (Manowar cover)
12. Mordor (Running Wild cover)

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Scarlet Evil Witching Black
Scarlet Evil Witching Black
Proposé par CDdisc
Prix : EUR 17,30

5.0 étoiles sur 5 "Scarlet Witching Dreams", 19 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scarlet Evil Witching Black (CD)
Grand activiste de la scène metal extrême grecque dès ses balbutiements dans les années 80, George Zacharopoulos dit The Magus reste associé principalement à son projet Necromantia, fondé avec Makis Baron Blood en 1989 suite à la disparition de Necromancy.

Dès ses premières sorties, Necromantia se démarque de tout ce qui pouvait se faire à l’époque en livrant un black metal profondément occulte et atmosphérique, initialement sans se focaliser sur des riffs accrocheurs au profit d’un climat sombre et habité qui montrait toute la dévotion du combo aux forces obscures.
Malgré un certain amateurisme, le groupe faisait déjà montre d’une forte identité dès ses débuts. Leur signature sonore, ils la doivent en grande partie au choix qu’ils firent de ne pas inclure de guitare rythmique dans leur propos : en effet, The Magus et Baron Blood sont en fait deux bassistes, le premier classiquement rythmique et le second faisant office de guitariste avec à la place une basse huit cordes fortement saturée.

Sur leur premier album, Crossing The Fiery Path (1993), se dégageaient des éléments épiques, limite symphoniques et une dimension cinématique assortis aux thèmes mythologiques, mystiques et occultes que Necromantia affectionnait.
Ce premier jet montre déjà un certain génie de composition, mais tend à s’éparpiller tout en manquant d’une réelle accroche, malgré une certaine maîtrise dans l’exécution et le travail de production.

Scarlet... corrige en quelque sorte le tir en amenant de l’efficacité à leur musique sans perdre en musicalité : dans un style très wagnérien (l’intro du second Pretender To The Throne parle d’elle-même), Necromantia pond des riffs au son caractéristique et indéniablement mémorables sur des morceaux comme Devilskin, Black Mirror ou le presque morceau titre, secondés par un clavier atmosphérique qui souligne la mélodie de manière tout à fait pertinente.
La batterie, complètement en retrait, est jouée par Fotis Benardo (toujours chez Necromantia et également chez Septicflesh).
Un autre élément particulier chez Necromantia, le saxophone qui fait une apparition brève mais remarquée sur le morceau The Arcane Light Of Hecate, un interlude sombre et imposant et aux atmosphères versatiles.

Comme de coutume, les paroles d’un des morceaux ont été écrites par une personne extérieure au groupe : après les poètes Charles Baudelaire et Émile Verhaeren, c’est Andrea Meyer (ex-femme de Samoth [ex-Emperor], auteur de nouvelles, romans graphiques et ouvrages sur l’occultisme et le paganisme) qui est créditée pour The Arcane… Choix judicieux, vu les centres d’intérêt de la dame en question.

A l’époque de la sortie de ce disque, The Magus venait de quitter Rotting Christ, dans lequel il officiait en tant que claviériste, suite à l’orientation plus gothique décidée par les frères Tolis ; il demeure néanmoins proche de Sakis par le biais de leur projet commun, Thou Art Lord.
The Magus a ceci d’admirable qu’il a toujours réussi à mener de front plusieurs projets dans des styles très différents, sans qu’il y ait de redondance. On citera à ce titre son association avec Mika Luttinen (Impaled Nazarene) pour le projet metal indus Diabolos Rising/Raism, contemporain de ceux précités.

Je demeure admiratif de Necromantia pour l’ensemble de leur œuvre, d’une qualité variable d’une sortie à l’autre mais conservant toujours cette très forte personnalité qui a fait d’eux des ténors au sein de la scène extrême grecque, pourtant prolifique et de qualité.
A l’instar de groupes comme Deinonychus, Mortuary Drape ou Master’s Hammer, Necromantia a su évoluer dans sa propre sphère black metal, conscient de son héritage tout en développant des subtilités inédites avec un style aussi inimitable qu’élaboré.

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Cursed Redeemer
Cursed Redeemer
Prix : EUR 16,18

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "A Veiled Remembrance", 13 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cursed Redeemer (CD)
Miasmal m’avait bien retourné les tripes avec leur album éponyme de 2011, sur le label Dark Descent : un death metal bien de Suède, avec un riffing classique et un son bien crados plein de réverb’, dont il émanait néanmoins une puissance maléfique des plus convaincantes pour un album qui comportait, de mon point de vue, son lot de petites perles de noirceur.

Seulement voilà, on va vers un plus gros label (Century Media), on se dote d’un gros son avec l’aide d’un certain Fredrik Nordström (producteur entre autres d’In Flames, Arch Enemy, Dimmu Borgir, Hammerfall) ; bref, ça sent l’arnaque.
Le résultat ne se fait pas attendre : bien que n’ayant changé finalement que très peu d’éléments de sa recette d’origine, Miasmal sonne très (trop) différemment par rapport à son premier jet ; plus groovy, plus puissant, moins sombre et malheureusement (du moins, pour moi) plus commun.
Du coup, à la première écoute j’ai un peu fait la gueule…

Bon, comme je n’ai pas mis une note catastrophique, vous vous doutez bien qu’il y a quand même quelque chose à en tirer.
A la base, les titres ont été écrits et enregistrés pour que le rendu soit le même que sur scène ; de ce côté-là, c’est plutôt réussi.
On se prend assez facilement au jeu, on tape du pied, on gigote de la tête, c’est sympa. En plus, le soliste est toujours aussi bon. L’énergie très death’n’roll ne faiblit pas tout au long de l’album et il y a quelques bons riffs assez accrocheurs à se mettre sous la dent.

Question profondeur, c’est autre chose ; le côté immédiat est un peu trop accentué et j’ai bien peur que même ceux à qui ça plaît se lassent au bout de quelques écoutes…
Je ne fais donc pas partie des personnes qui trouvent que ce disque est ce que Miasmal a fait de mieux jusqu’ici.
Je vais faire mon vieux con, mais « c’était mieux avant ».
Nonobstant ma déception, ce disque a attisé ma curiosité de les voir en concert ; m’est avis que ça doit rendre plutôt bien, et je rappelle que c’était leur but initial ici.

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The lucid collective
The lucid collective
Prix : EUR 19,77

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Join Us Beyond", 7 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The lucid collective (CD)
A l’écoute du premier album de ce quintet canadien, sorti en 2011 sur le label français Trendkill (label du dernier Mercyless), on sentait qu’il y avait de bonnes choses à exploiter dans le tas de riffs ultra techniques avec cette multiplication de plans en sweeping ; j’ai trouvé le disque finalement assez digeste, malgré un certain manque de cohésion et des velléités progressives un peu trop bridées.

Voyons voir si ce dernier jet a rectifié un peu le tir.
Premier point positif, l’album n’est pas surproduit : tous les instruments sont parfaitement audibles (condition sine qua non dans ce style, bien entendu) et on peut autant apprécier le timbre métallique de la basse que les gravity blasts aussi furieux que précis de la batterie.
Le groupe aime bien balancer des plans limite deathcore, groovy entre deux séries de blast ; ça introduit un peu de variété et ça marche plutôt bien chez eux, d'autant qu'ils n'en abusent pas.

Et là encore, bien que (très) technique, l’album passe assez bien, sans donner mal au crâne ou des nausées.
Ce qui manque chez eux, c’est cette prestance et cette aura imposante qu’ont certains de leurs compatriotes comme Augury ou Beyond Creation.
Une composition comme Fathom Infinite Depth a pourtant des éléments plus que convaincants : entre les plans directs et efficaces, le solo de guitare aux sonorités orientales et un passage en son clair court mais du meilleur effet, Archspire fait montre d’un certain sens de la musicalité avec parfois de faux airs d’Anata.

The Kairos Chamber, instrumental aux fines touches psychédéliques, est un autre très bon exemple des possibilités du groupe.

Je sens néanmoins qu’en multipliant les écoutes, l’album se dévoile petit à petit et laisse entrevoir une plus grande profondeur que chez son prédécesseur.
C’est pourquoi j’ai opté pour une note encourageante au final, pour un groupe qui finira, je gage, par surprendre car encore en pleine phase de progression.

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Choronzonic Chaos Gods
Choronzonic Chaos Gods
Prix : EUR 17,89

4.0 étoiles sur 5 "Misanthropic Luciferian Onslaught", 7 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Choronzonic Chaos Gods (CD)
Voici le premier véritable album de Centurian, toujours avec le même line-up que pour la démo et le même label Full Moon Productions. Il est initialement sorti en 1999.

Le disque sonne bien entendu plus pro avec un son moins cru que sur la démo.
C’est le début d’une suite de références à l’entité démoniaque Choronzon, si chère au mysticisme thélémique d’Aleister Crowley.

La musique reste la même : de l’excellent death thrashy avec son aura blasphématoire qui a conquis autant de fans de death metal que de black.
Le disque démarre sur le même riff que celui avec lequel s’achevait Of Purest Fire en outro : une entrée en matière percutante, à l’image de ce qui suit ; le gang de Rob Oorthuis livre des compos finement exécutées, à une vitesse sidérante et en gardant une intensité continue que le titre dure trois ou six minutes.

Soultheft, morceau de la démo, a pu bénéficier d’un nouvel enregistrement ici.
Les titres Hail Caligula !!! et Blood For Satan sont certainement les plus marquants : le premier déjà pour son intro faite de gémissements des victimes d’un bourreau sadique, puis par la variété de tempo qui casse un peu la linéarité qu’on retrouve sur d’autre morceau ; le second pour son riffing particulièrement hargneux et son refrain scandé à tue-tête.

La couverture, très moche j’en conviens, est l’œuvre de Rob Oorthuis ; il l’aurait même peinte avec son propre sang.

Un second jet de qualité, dans la continuité de la démo. L’ombre de Morbid Angel est toujours là, mais on sent que la personnalité du groupe s’affirme avec le temps. Oorthuis reste encore assez timide pour les solos.
Une assise confortable pour ce qui va suivre.

Là encore, pour la réédition Hell’s Headbangers, c’est le minimum syndical. Mais le disque devenait tellement rare qu’on peut accueillir comme il se doit ce nouveau pressage.
D’autant qu’une version vinyle l’accompagne, une première dans ce format pour cet album.

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