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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
Classement des meilleurs critiques: 505
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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Anjunadeep 05
Anjunadeep 05
Prix : EUR 17,48

4.0 étoiles sur 5 "Deep In", 14 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anjunadeep 05 (CD)
Après le départ de Jaytech de la série Anjunadeep pour laquelle il a réalisé trois très bons sets, c’est au tour du vétéran de Bristol Jody Wisternoff, moitié de Way Out West avec Nick Warren, de prendre les commandes pour le second set de la série.
James Grant débute cette cinquième session avec un set absolument superbe, qui je l’avoue ne m’a pas forcément interpellé aux premières écoutes.
C’est au fur et à mesure qu’on se rend compte à quel point de morceaux comme Cardigan (du Français Croquet Club) avec son riff de piano sublime, Osheen (de l’Anglais Gavin Holland) deep et envoûtant avec ses nappes éthérées, The Bay 6 ( David Khandjian, qui avait déjà brillé avec sa relecture du classique Two Months Off sur Anjunadeep 03) sombre et planant, qui s’imbrique parfaitement avec le titre suivant de Tom Middleton (qui a déjà lui aussi fourni de très bons titres pour la série), l’interlude broken beat Mr Man (par la paire Dusky, qui avait sorti son premier album sur le label en 2011) au sample vocal hypnotique, le subtil Way You Know de Matt Lange avec sa vocalise ensorcelante, sont autant de morceaux excellents qui forment un ensemble cohérent, construit et d’une qualité exceptionnelle. Des ambiances sombres voire mélancoliques règnent sur ce set, qui est sans doute un des plus réussis par l’A&R d’Anjunadeep.
Jody Wisternoff fait une entrée en scène assez imposante, en ce qu’il a produit ou remixé dix titres sur les quinze de la sélection.
J’avoue que je suis beaucoup moins fan de son style ici, deep house soulful plus que prog, avec ces morceaux peu entraînants et longuets qui contrastent avec les sélections habituelles de Jaytech, aux morceaux beaucoup plus entraînants.
Il y a quand même quelques titres intéressants. Je pense notamment au remix d’Alchemy, downpitché au point qu’on ne reconnaît absolument pas la voix de Zoë Johnston qui sonne ici presque masculine ; il y a aussi le très classieux Only You de Matt Lange, là encore ; et puis le dernier morceau, à la ligne de basse sourde mais irrésistible groovy.
Il n’empêche que malgré tout, le style de Jody W. colle tout à fait à l’esprit Anjunadeep, bien que ça manque de patate.

La sélection :
CD1
1. Croquet Club "Cardigan"
2. Vincenzo & Aram "Let Go"
3. Andrew Bayer & James Grant "Living"
4. Beckwith feat. Catherine Porter "Back To Love"
5. Universal Solution "Yukon"
6. Universal Solution "Osheen"
7. DAVI "The Time Has Come"
8. Jody Wisternoff & Jonathan Mendelsohn "Out Of Reach" (Alfred Taylor Remix)
9. Dusky "Nobody Else"
10. DAVI "The Bay 6"
11. Tom Middleton "WYV AUW CHU"
12. Dusky "Mr Man"
13. Matt Lange feat. Tania Zygar "Way You Know"
14. The Presets "It's Cool" (Andrew Bayer & James Grant Remix)
15. Solarity "Symbols"

CD2
1. The Peacemaker Project "Ich Lass« Dich Nicht ZurŸck" (Jody Wisternoff Remix)
2. Lane 8 "Be Mine" (Jody Wisternoff's Deep 05 Reshape)
3. Skanna vs. Jody Wisternoff "This Way"
4. Jody Wisternoff feat. Pete Josef "We Are Heroes"
5. Alfred Taylor "Kuza"
6. Beckwith "Townsend Sling"
7. Above & Beyond feat. Zoë Johnston "Alchemy" (Jody Wisternoff Remix)
8. Rashid Ajami "Coming For You" (Jody Wisternoff Remix)
9. Kahwe "Driving Me Wild" (Jody Wisternoff's Deep 05 Reshape)
10. Leftwing & Kody "Deep In" (Jody Wisternoff's Deep 05 Reshape)
11. Meramek "Feeling"
12. Jody Wisternoff "Macbeth"
13. Matt Lange "Only You"
14. Andre Sobota "Move Into Tokyo Dawn" (Jody Wisternoff's Deep 05 Blend)


Orgies of Abomination
Orgies of Abomination
Prix : EUR 18,68

3.0 étoiles sur 5 "Mass Grave Orgy", 14 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orgies of Abomination (CD)
En provenance de Portland, Oregon, Cemetery Lust cultive l’héritage du brutal thrash/proto-black des années 80 des scènes allemande, sud et nord-américaine.

Ici, pas d’artifice, c’est du tout cru sans effets et autres bidouillages de studio. Le groupe sonne comme s’il jouait dans ton salon.
En jetant une oreille sur leur précédente galette, j’ai pu constater que leur formule n’avait guère changé ; ce qui ne les empêche pas de demeurer extrêmement virulents avec leur attitude « blasphème, sexe & rock’n’roll ».

Malgré les douze titres que compte ce disque, ça défile très vite pour un total de moins de trente-neuf minutes au compteur.
L’album est très linéaire et on se rend compte que Cemetery Lust brille surtout sur des morceaux courts et expéditifs, à l’image du bestial Devils Grave Disturbance aux growls vomiques ignobles ; ceci venant sans doute du fait que les compos ne sont pas spécialement élaborées.

L’énergie maléfique est tout de même là, et maintenue tout au long de l’album ; c’est ce qui fait la qualité de ce disque, à mon avis.

Affublé en plus d’une couverture fort sympatoche, ce second album de Cemetery Lust sent la sueur de la veille, le sang de bouc et le foutre à plein nez. Les amateurs de blasphèmes en tous genres en auront pour leur argent, c’est certain.

Retrouvez cette chronique sur le webzine auxportesdumetal.com


Techno Club 44
Techno Club 44
Prix : EUR 19,48

4.0 étoiles sur 5 Remember Amelia, 14 octobre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Techno Club 44 (CD)
Le set de Talla commence en douceur, entre l’entrée en matière prog trance de l’Italien Gai Barone, l’électro trance d’Omnia puis Ben Gold. Je n’aime décidément pas Andrew Rayel, qui représente pour moi ce que la mauvaise tendance du label Armada ces derniers temps, dont les dernières productions ont perdu énormément en élégance. Mais passons.
Le set devient réellement intéressant passés les tubes Remember This et You Once Told Me, au remix de Manuel Le Saux dans une veine plus tech trance. Ce morceau et le suivant, remix de l’excellent Photographer, dynamisent le set de façon très efficace, de même que le titre psy bizarre d’Eddie Bitar, avec son court passage en ternaire, et les deux très bonnes références Enhanced (Europa et Horizon).
Un coup de cœur avec RAMelia, morceau extrêmement touchant d’autant plus quand on sait qu’il a été écrit suite au décès d’Amelia, l’épouse de RAM.
La dernière partie du set est moins marquante mais plutôt bien construite, toujours dans un style tech trance et uplifting.
Les morceaux de Talla sont bons mais en-dessous de son meilleur niveau.

Le set de JOC, leader de la prolifique et très saine scène britannique, livre enfin son offrande pour Techno Club, conjointement avec un Subculture : The Residents extraordinaire la même année.
Le set commence par une des intros les plus marquantes que j’aie entendues sur un set Techno Club, un morceau beatless à la mélodie éthérée et enchanteresse ; fait assez rare pour être souligné. Les deux titres suivants sont également excellents et dynamiques et constituent clairement une entrée en matière idéale pour un set déjà très prometteur.
Après le remix de M.I.K.E., il y a une relative accalmie avec le titre de Sneijder et le remix de JOC, mais le set repart de plus belle avec le très Folding Your Universe.
Le remix de Mark Sherry d’une référence Mental Asylum tabasse autant que ce à quoi on pourrait s’attendre, avec son ralenti au moment du break et son instru hybride hard/psy trance.
Le set ne comporte qu’un seul titre vocal, I Believe, qui n’est pas des plus éblouissants.
Ellis & Suckley s’en sortent également très bien avec leur Take No Prisonners, avec une instru épique digne des meilleures références Subculture.
On termine par deux morceaux bien pêchus également, dont Tibetan Wind, du talentueux et prolifique Polonais Mike Van Fabio, qui sonne comme une parfaite conclusion uplifting.
La sélection comporte une majorité de référence Subculture et quelques-unes d’Armada également. JOC n’est pas connu pour avoir une technique de mix exceptionnelle, mais le set est plutôt fluide dans l’ensemble. Il n’y a pas vraiment de morceau ultime ici, mais la qualité varie tout de même du bon à l’excellent. Je retiens surtout un début de set mémorable. Mention très honorable pour l’Irlandais.

La sélection :

CD1: Talla 2XLC
01. Talla 2XLC – Almost Human (Intro)
02. Gai Barone – Voices In My Head (Original Mix)
03. Omnia feat. Everything by Electricity – Bones (Original Mix)
04. Ben Gold – Kinetic (Original Mix)
05. Andrew Rayel – Dark Warrior (Original Mix)
06. Talla 2XLC, Mind-X and Snowman – Straight Boom Rush (Mind-X & Snowman Mix)
07. Markus Schulz – Remember This (Original Mix)
08. Andain – You Once Told Me (Agnelli & Nelson Remix)
09. Fred Baker – Jump (Manuel Le Saux Remix)
10. Bluefire – Dreamnasia (Photographer Remix)
11. Damian Wasse – Europa (Original Mix)
12. Eddie Bitar – Captain Charlie (Original Mix)
13. Cold Rush – Horizon (Original Mix)
14. RAM & Susana – RAMelia (Tribute To Amelia) (Original Mix)
15. Talla 2XLC – Never Look Back (Original Mix)
16. Acid Test – Accentuate (Original Mix)
17. Lostly – When I Close My Eyes (Original Mix)
18. Astuni – Follow Me (Original Mix)

CD2: John O’Callaghan
01. John O’Callaghan – 2 Alien Craft Departing (Intro)
02. Agnelli & Nelson pres. A&N Project – New Light (Protoculture Remix)
03. Liquid Soul – Nirvana (Activa Remix)
04. Greg Downey – Vivid Intent (Will Atkinson Remix)
05. Chris Metcalfe – High Altitude (M.I.K.E. Remix)
06. Sneijder – Remember Me (Original Mix)
07. Aly & Fila feat. Jaren – End Of The Road (John O’Callaghan Remix Dub)
08. ReOrder & Ian Standerwick presents SkyPatrol – Folding Your Universe (Original Mix)
09. Will Atkinson – Hermosa (Original Mix)
10. Indecent Noise & Eddie Bitar – Poltergeist (Mark Sherry Remix)
11. James Rigby – Indigo Delta (Thomas Bronzwaer Remix)
12. John O’Callaghan featuring Erica Curran – I Believe (Giuseppe Ottaviani Remix)
13. Adam Ellis – Take No Prisoners (Original Mix)
14. Aly & Fila – Tula (The Noble Six Remix)
15. Mike van Fabio – Tibetan Wind (Original Mix)


MMXV
MMXV
Prix : EUR 1,99

3.0 étoiles sur 5 "Vortex Pyramid", 7 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : MMXV (Téléchargement MP3)
Voici la première démo, sobrement intitulée MMXV, des Espagnols d’Altarage. Je ne peux pas vous raconter grand-chose d’eux, pour la bonne et simple raison qu’on n’en sait pas des masses. Ce seraient apparemment des vétérans de l’underground, d’après le pitch mis gracieusement à ma disposition.

En tout cas, ça poutre : un death rétrograde et bestialisant avec un son de gratte bien baveux, pour compenser des parties vocales complètement étouffées en contrepartie. Un riffing bruitiste et atonal, comme on en entend dans les scènes australiennes et canadiennes homologues et le gros son qui va avec.

Deux morceaux, c’est peu, mais ça permet de se faire une idée assez claire de la puissance de feu du combo espagnol.
Bon, ceci dit, tout reste à affiner : les compos, somme toute assez basique et entendues mille fois, la personnalité forcément, la couverture (franchement pas jouasse), la voix (complètement noyée dans le magma des riffs).

Mais on a quand même envie de rester attentif à ce qu’ils vont sortir la prochaine fois, en espérant que ce soit plus copieux et ambitieux. En attendant, vous pouvez vous faire plais’ pour deux euros balles sur leur Bandcamp, ça les vaut.

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Christbait
Christbait
Prix : EUR 20,00

3.0 étoiles sur 5 "Past Belief Cession", 7 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Christbait (CD)
Blood, avec son patronyme qui ne va pas pisser bien loin, est néanmoins un des premiers (voire le premier tout court) groupe de death/grindcore allemand. Un véritable pionnier, quoi.

Au départ, ils faisaient plutôt un genre de punk extrême, genre noisecore, avec quelques démos à leur actif dans la seconde moitié des années quatre-vingt. Avec l’arrivée du batteur Ventilator, leur style a commencé à s’affiner vers quelque chose de plus extrême, de plus metal.

Leur premier album, Impulse To Destroy, sorti chez Wild Rags en 1989, fait ainsi figure de précurseurs dans le style death/grind et fait effectivement partie de ces classiques des débuts de la scène, bien que ce ne soit pas un chef-d’œuvre ultime surtout à cause des compos assez basiques et d’un son un peu trop brut de décoffrage.
Christbait, le second album qui est ici réédité, montre une évolution vers un son plus death metal, encore pas mal ancré dans le grind quand même en ce qu’il combine plutôt habilement la lourdeur du death et les accélérations frénétiques du grind, avec un rendu proche de ce qui se faisait au sein de la scène britannique à l’époque.
Même si le son n’est pas exceptionnel – on est loin des productions maîtrisées d’un Colin Richardson -, l’ensemble fait tout de même plus maîtrisé comparé à la sauvagerie du premier album ; ce notamment au niveau du chant, un growl posé et imposant en comparaison des cris hystériques sur Impulse To Destroy.
Le format court du grindcore est conservé pour les morceaux, qui ne dépassent que rarement les trois minutes.

Bien qu’on sente qu’ils ont moins fait dans le spontané anarchique, je trouve que ce disque manque de profondeur dans ses ambiances. En comparaison, je préfère le Beyond The Veil de leurs compatriotes de Torchure (il faut dire que le clavier, ça aide), enregistré la même année et dans les mêmes conditions (avec S. L. Coe au Dust Music Studio).

La version CD a toujours compté cinq titres de plus que la version vinyle, j’ignore pourquoi ; surtout qu’ils semblent provenir de la même session d’enregistrement.

Blood n’a jusqu’ici jamais cessé d’exister, mais n’a rien sorti depuis fort longtemps.

La réédition Vic a surtout le mérite de proposer un feuillet plus garni, avec des notes historiques et des photos rares du groupe.
A défaut d’être un véritable incontournable, je pense qu’il est juste de le considérer comme un classique que tout amateur de death et grind à l’ancienne devrait posséder.

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Marrow Veil
Marrow Veil
Prix : EUR 24,77

4.0 étoiles sur 5 "Iron Laurels, Woven In Rust", 7 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marrow Veil (Album vinyle)
Bizarrerie parmi les bizarreries, Howls Of Ebb m’avait bluffé l’an dernier avec leur premier album.
Ceci n’est pas un nouvel album, mais plutôt un EP, pas mal garni cependant puisqu’on retrouve trois compos pour une demi-heure de musique inégalement répartie : on a en fait un premier morceau de presque vingt minutes, suivi d’un interlude de deux minutes trente et une pièce finale de plus de douze minutes.
Curieuse répartition pour un groupe qui ne l’est pas moins.

Si vous connaissez déjà l’album – ce que je vous souhaite de tout cœur, dans le cas contraire il n’est pas trop tard -, cet EP risque de vous désarçonner tout comme moi à la première écoute.
En effet, bien que l’effet de surprise fasse indéniablement partie de cet extravagant groupe qu’est Howls Of Ebb, les compositions présentées ici sont pour le moins étonnantes.

En ce qui me concerne, Vigils Of The 3rd Eye, bien qu’atypique, contenait un certain nombre de riffs assez accrocheurs autant que dissonants et étranges au premier abord.
Ici, le groupe n’a pas misé sur les riffings mais sur une ambiance "plus glauque tu meurs". On pourrait même parler de "death ambient", tant les passages sans guitare sont longs et déterminants dans l’atmosphère des morceaux.
Lors des passages disons plus "normaux", on reconnaît clairement le groupe de l’album, avec ces riffs sournois et cette voix rauque de psychopathe en pleine décompensation.
L’interlude s’intègre de manière tout à fait logique entre les deux très longs titres et, loin de constituer une pause, a plutôt tendance à renforcer le sentiment de malaise déjà bien instauré par Standing On Bedlam…
Le dernier morceau est construit sur le même modèle que le premier, avec cette alternance léthargie/nervosité et cette prédominance ambient qui fait froid dans le dos.

Au premier abord, il est possible que l’on soit décontenancé par le contenu de cet EP, finalement encore moins orthodoxe et surtout moins agressif que Vigils… Mais cette nouvelle facette du groupe me paraît a posteriori tout aussi fascinante et le format EP se prête fort bien à ce nouvel exercice de style pour un groupe qui ne manque pas d’audace et de créativité.

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Hubris in Excelsis
Hubris in Excelsis
Prix : EUR 16,42

5.0 étoiles sur 5 "Penultimate Truth Ultimate Deceit", 29 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hubris in Excelsis (CD)
Les amis, voilà un groupe qui mérite toute votre attention – s’il ne l’a pas déjà.
En effet, c’est le meilleur projet de S. Vrath, aussi impliqué dans Crom Dubh, Sepulchral Temple et l’excellent Craven Idol.
Avec sa discographie, qui démarrait sur les chapeaux avec la démo Suffering To The Conquered…, continuait avec un premier album hargneux en 2009 (To Those Who Stand Against Us…) et un petit split avec Kawir pour un seul morceau mais qui synthétisait tout leur talent en six minutes trente, Scythian fait partie des cadors de cette fameuse New School Of Old School Death Metal britannique.

Hubris In Excelsis n’apporte finalement pas grand-chose de neuf, en ce qu’il se « contente » de répéter la même formule que précédemment.
A savoir un death metal teinté de brutal thrash à l’ancienne, rapide et au niveau technique assez élevé, avec un riffing à s’en dévisser la tête et un côté evil et belliqueux qu’ils ont clairement hérité du thrash teuton. Et surtout, la spécificité du groupe : des colorations épiques très marquées, avec des passages en guitare sèche et des chœurs viking et guerriers à la Bathory (période viking, bien entendu) ; car ce n’est pas un hasard si le groupe a repris Holocaust sur sa démo.

Même si ce dernier album a un peu moins de patate que le premier, semble moins agressif avec un son plus lisse, l’identité de Scythian est toujours aussi forte et les mélodies sont plus travaillées. Jouant toujours sur cet équilibre permanent entre riffs incisifs et véloces et passages plus aériens et mid tempo, entre violence pure et souffle épique, le groupe parvient une nouvelle fois à proposer un album aux titres mémorables ; comme le côté rentre-dedans et immédiat du morceau titre contrastant avec le plus varié et travaillé Apocalyptic Visions, pour citer un exemple.

Encore un grand album pour Scythian, qui affiche toujours autant de personnalité allant de paire avec des compos béton armé pouvant satisfaire autant les assoiffés de brutalité et les amateurs d’ambiance épiques.
En concert, ça doit être la folie, on imagine sans problème l’effet que cette musique peut faire sur une foule acquise à leur cause.

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Hengen Tulet
Hengen Tulet
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 "Tämä Maailma Odottaa", 29 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hengen Tulet (Téléchargement MP3)
Après Sargeist l’année dernière, c’est au tour de Horna, autre grand projet trve black de Shatraug, de sortir un album (doit-on s'attendre à voir un nouveau Behexen l'année prochaine ?) ; ce bien que le groupe n’ait pas cessé d’être productif depuis Askel… (2013), avec pas moins de trois splits – dont le plus récent avec Acherontas, cette année, assez saisissant de contraste entre les deux parties - lâchés en deux ans en vrai pilier de l’underground qu’il est.

Ce qui est marrant chez Horna – le mot est peut-être mal choisi, mais bon… -, c’est qu’on ne sait jamais trop à quoi s’attendre avec un nouvel album. Avec Horna, ce n’est jamais la même chose sauf que c’est toujours pareil : si le groupe de Shatraug garde une identité bien marquée et identique à chaque album, la présentation (nombre de morceaux, durée moyenne), le son et le riffing peuvent énormément varier d’une sortie à l’autre. Les détracteurs voient juste le même disque répété à l’infini, alors que les adorateurs se délectent des variations que peut proposer le groupe avec un black metal pourtant épuré à l’extrême.
Le Horna d’Askel… est celui du black metal assez immédiat, au son bien crados et aux riffs assez accrocheurs pour des compos qu’on imagine bien tourner sur scène. Même si j’ai fini par apprécier cet album, ça m’a pris un peu de temps dans la mesure où ce n’est pas le Horna que je préfère.

Pour en arriver à ce Hengen Tulet, je dirais qu’il emprunte la même voie que son prédécesseur.
Immédiat et rentre-dedans, pour ça il l’est ; et pour cause, il n’y a même pas d’intro comme sur le précédent, ça taille direct dans le gras. C’est qu’ils ne sont pas là pour enfiler des perles, les bougres.
Chose frappante d’entrée de jeu, Spellgoth est moins en voix qu’avant, sans doute à cause d’un léger sous-mixage.
Les morceaux défilent et ça bourre toujours autant, à l’exception des mid tempo ternaires de Tämä Maailma… et Hurmos et de l’intro funèbre à l’orgue sur le long Puhdas.
Au final, je n’ai pas retenu grand-chose de ce disque aux premières écoutes ; le moment est plutôt agréable malgré sa relative longueur (plus de quarante-sept minutes) et il y a une bonne dynamique, par moments même black ‘n’ roll (Sodan Roihu).

Je pense qu’à l’instar d’Askel…, il va me falloir un peu de temps pour l’apprécier à sa juste valeur.
J’ai une nette préférence pour le Horna plus hypnotique, celui de la période Corvus avec les Ääniä Yössä (2006) et [titre palindromique] (2005). Ce dernier n’est pas du tout dans le même délire : c’est plus violent, plus accrocheur certes, mais moins profond et moins marquant à mes oreilles.
Si l’on compare au dernier Sargeist, les riffs sont aussi moins prenants et mémorables.

Même s’il apparaît que c’est une déception, je m’attendais un peu à ce qu’il soit de cette teneur, vu ce qu’il y avait sur le dernier split.
C’est tout de même avec plaisir que je retrouve à chaque fois un Horna intègre et toujours ancré dans un black metal crasseux et authentique.
En somme, un album qui ne restera pas dans les annales en ce qui me concerne mais qui a le mérite de confirmer la droiture et la détermination d’un groupe dont la réputation n’est plus à faire.

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Coldharbour Sessions 2004 [Ger
Coldharbour Sessions 2004 [Ger
Prix : EUR 25,97

4.0 étoiles sur 5 Tranquility By Your Side, 23 septembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coldharbour Sessions 2004 [Ger (CD)
J'ai fini par mettre la main sur cette compilation, sans doute la première de la longue série qui semble s'être interrompue l'année dernière, Markus Schulz ayant été le grand absent de l'exceptionnel cru 2014. Ce que nous autres fans déplorons au plus haut point...
Donc, en attendant la prochaine Trance Nation mixée par le maître américain, il est de bon ton de se repencher sur cet ancestral joyau discographique.

Première compilation pour Armada, on note d'emblée le style du label, de la trance progressive de grande classe, avec la touche Schulz par dessus le marché, sombre et mélancolique.

Le premier set contient quelques perles, mais manque un peu de rythme et de dynamique, avec des morceaux sous-exploités par rapport à ce qu'ils furent dans d'autres compilations ; je pense en particulier au sublime Satellite remixé par ses soins avec brio et By Your Side de Miro, qui sont tellement mieux mis en valeur sur l'indispensable Positive Ways 3 de Ronski Speed.
Je regrette également que le remix de Tranquility ne soit pas plus différent du morceau original, qui du coup est un peu redondant avec A State Of Trance 2004, compilation sur laquelle le titre fonctionnait divinement bien en intro.
Il y a quand même un bloc de dix-sept minutes de bonheur absolu : l'enchaînement d'Afterlife (par Mind, association de Robert Nickson et Perry O'Neil) et du remix époustouflant de Lady Blue, qui occulte d'avantage la provenance du thème utilisé par Airwave (la musique d'Eric Sera pour le Grand Bleu, pour rappel) et transcende complètement l'originale.

Le second set s'impose par contre comme un modèle du genre, parfait du début à la fin.
Il excelle d'autant plus quand on constate qu'on y retrouve des morceaux aussi classiques que Beautiful Things, As The Rush Comes et Perfect Wave ; pour les deux premiers, les remixes sont extraordinaires, très différents des versions connues, encore plus élégants et hypnotiques. Quant à Perfect Wave, il a juste été mieux exploité ici que sur ASOT 2004.
Özgür Can livre un titre puissamment hypnotique, dans son style assez reconnaissable de l'époque, et Luke Chable brille lui aussi avec un remix des plus touchants de Dreamer, qui porte du coup vraiment bien son nom.
Si le premier set est assez peu vocal, le second l'est encore moins. Ce côté plus épuré n'en est que plus jouissif.

Il s'agit sans doute de la compilation la plus personnelle de Markus Schulz, car il a retravaillé quasiment la moitié des morceaux ; ce qui nous montre à quel point Markus est un producteur/remixeur extraordinaire.
Une première compilation d'une longue série qui a atteint à plusieurs reprises l'excellence et même la perfection, et qu'on espère voir reprendre prochainement.

La playlist :

CD1
01. Intro
02. Christian Rush - Numb
03. Taxi - Glistening
04. Oceanlab - Satellite (Markus Schulz remix)
05. Pinkbox Special - Simple
06. Mark Otten - Tranquility (Markus Schulz remix)
07. San Mehat - Morning Star (San's Sho-Road mix)
08. Mind - Afterlife
09. Airwave - Lady Blue (Markus Schulz remix)
10. Miro - By Your Side (Sonorous mix)
11. Markus Schulz presents Elevation - Somewhere [Clear Blue] (Markus Schulz mix)

CD2
01. Whirlpool - Under The Sun (Markus Schulz Intro remix)
02. Austin Leeds & Kobbe - Fusing Love (Markus Schulz & Austin Leeds remix)
03. Thomas Penton - Dominica
04. Andrew K. presents Junk Science - Jataka
05. Özgür Can - Sometimes
06. Andain - Beautiful Things (Markus Schulz mix)
07. A. Matsumoto & Dj Yoshi - Dreamer (Luke Chable remix)
08. Motorcycle - As The Rush Comes ( Perry O'Neil instrumental mix)
09. Peter Martin presents Anthanasia - Perfect Wave
10. George Hales - Autumn (Alucard vs Markus Schulz remix)
11. Outro


Antiliv (Deluxe Edition)
Antiliv (Deluxe Edition)
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 "Demonic Supremacy", 22 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Antiliv (Deluxe Edition) (Téléchargement MP3)
Quatre ans déjà depuis le retour de Tsjuder après une courte séparation, avec un Legion Helvete qui fut loin d’être convaincant en ce qui me concerne. Je n’ai pas vraiment aimé leur tournant plus black/thrash, surtout avec les riffs peu inspirés qu’ils proposaient.
Tout ça pour dire que je n’attendais pas non plus de merveille avec ce dernier album.

Avec Tsjuder, ça démarre toujours au quart de tour, sans fioriture. C’est donc évidemment le cas avec Kaos, qui entame les hostilités de la plus brutale des manières. On retrouve cette tendance thrashy, mais l’album s’annonce d’emblée comme plus virulent.
Ce qui est d’ailleurs confirmé par la suite, car on sent qu’ils ont plus de niaque, même avec le second morceau plus mid tempo et qui dure sept minutes.

Même si Tsjuder n’a pas retrouvé la brutalité de Kill For Satan ou l’efficacité de Desert Northern Hell, au moins deux morceaux m’ont sérieusement accroché l’oreille : Djevelens Mesterverk, avec sa dynamique black/thrash et son riffing rentre-dedans qui reste dans la tête, un peu à la manière d’un Ghoul sur Desert Northern Hell ; et surtout le morceau titre, le plus long mais aussi le plus intense, avec son final assez marquant, juste avant l’outro ambient.

Deux morceaux pour huit au total, ça paraît léger. Mais le reste est constitué de morceaux, certes pas ultimes, mais de qualité suffisante pour ne pas avoir à s’en plaindre.
Pas vraiment de nouvel hymne de bataille pour Tsjuder sur cet Antiliv. Juste un album correct de black norvégien.

Il existe une version digipack avec des titres bonus, des versions rehearsal de certains morceaux et deux reprises (une de Mayhem et une de Beherit).

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