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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
Classement des meilleurs critiques: 501
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Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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An Antidote for the Glass Pill
An Antidote for the Glass Pill
Prix : EUR 9,99

5.0 étoiles sur 5 "The Illness Named Imagination", 24 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : An Antidote for the Glass Pill (Téléchargement MP3)
La suite des aventures du projet Lychgate, fondé, pour mémoire, par Vortigern (The One) et devenu une espèce de supergroupe depuis.
Aran a quitté le projet et a été remplacé à la basse par le multi-instrumentiste Alan Webb (Ancient Ascendant, Navigator) et un certain S.D. Lindsley s’est ajouté au poste de guitariste. On note également la présence d’un pianiste et d’un organiste.

A l’écoute de ce second album, on reconnaît les traits de caractère (très prononcés) du premier album, les intros étant quasi similaires : un black metal dense et riche, avec des composantes atmosphériques, doom, mélodiques voire symphoniques, avec cette utilisation tout à fait inédite des claviers qui donne une ambiance surnaturelle, digne d’une musique de film d’épouvante gothique.

Le travail de composition s’est apparemment déroulé sur deux années complètes (2012 et 2013) et on ne peut que constater à quel point leur musique a encore progressé.
Même si ça n’apparaît pas à la première écoute – encore que… -, une étude plus approfondie révèle des arrangements plus poussés, une plus forte présence des claviers – en particulier de l’orgue.
De fait, Vortigern s’est encore un peu plus inspiré de la musique classique, ainsi que des musiques de films des années 60, mais également de la musique concrète et de la musique contemporaine. Malgré l’étonnante complexité à laquelle ce mélange a abouti, tout est orchestré de main de maître par les protagonistes, sans que cette évolution de taille dénature en quoi que ce soit l’essence de ce qu’était le groupe à son premier album.
Les arrangements et mélodies possèdent cette dualité entre une forme classique, dans tous les sens du terme, et cette dissonance propre au black metal évolué et moderne auquel Lychgate s’est voué. Et pour cet album, ils ont même osé chant clair et chœurs : c’est très réussi, bien assorti et ils n’en abusent pas.
La musique a donc clairement gagné en profondeur sans pour autant perdre sa clarté et sa ligne directrice initiales.
An Antidote… s’avère donc encore plus passionnant que son prédécesseur, encore plus ambitieux.
Lychgate rivalise sans problème avec les compositions les plus complexes d’un Emperor ou d’un Abigor.

Au niveau rythmique, Tom Vallely a aussi monté le niveau d’un cran, ce depuis qu’il joue également en tant que percussionniste dans un orchestre classique.

Un petit mot sur le concept de l’album : il s’inspire de la théorie de Jeremy Bentham du Panopticon, le modèle de prison dans laquelle une personne surveille tous les prisonniers sans que ceux-ci puissent se savoir observés ; concept qui a été extrapolé dans certains modèles sociétaux, comme c’est le cas dans le fameux livre de George Orwell, 1984.
Le titre de l’album et les paroles font même référence à deux dystopies, aussi inspirées du Panopticon : Nous de Yevgeny Zamyatin et Insatiabilité de Stanisław Ignacy Witkiewicz.

Même si je m’attendais clairement à quelque chose d’élaboré, je dois dire que je fus tout de même bluffé par ce disque, tant il représente un travail colossal à tout point de vue.
Derrière cette étiquette cache-misère d’avant-gardiste – que je n’aime guère mais qui est commode pour désigner ce genre de produit - se cache une musique d’une richesse et d’une ingéniosité peu communes, plus personnelle que jamais. Bien que ça reste du metal extrême autant dans l’intention que dans l’exécution, An Antidote… va bien au-delà et propose une brillante synthèse d’influences multiples et variées autant qu’elles sont bien assimilées.

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Infernus
Infernus
Prix : EUR 9,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "La Tempestad", 24 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Infernus (Téléchargement MP3)
Le voici enfin, un des albums les plus attendus de l’année en death metal : le dernier-né de la bande à Erik Rutan.
Pour ceux qui ne connaissent pas Hate Eternal – une faute impardonnable qu’il va falloir corriger illico -, ce combo basé en Floride fait partie de l’élite du style, de ceux qui ont donné un bon coup de pied au cul quand il le fallait à la fin des années 90, histoire de relancer un peu la machine : plus brutal, plus technique, plus rapide que la formule classique et éculée, Conquering The Throne – le bien nommé – est de ces albums qui ont fixé les nouveaux codes du death metal, tel qu’on le connaît actuellement.
Par ailleurs, Hate Eternal a vu passer en son sein quelques musiciens prestigieux : Doug Cerrito (ex-Suffocation), Tim Yeung (ex-Morbid Angel), Shaune Kelley (ex-Ripping Corpse, premier groupe de Rutan), le batteur de génie Derek Roddy (une chiée de groupes), Eric Hersemann (Gigan), Alex Webster (Cannibal Corpse) et le regretté Jared Anderson notamment.
Le line-up actuel comprend J.J. Hrubovcak (frère de Mike, vocaliste chez Monstrosity, Divine Rapture et Vile notamment) au poste de bassiste et Chason Westmoreland (batteur live pour The Faceless et Fallujah, c’est dire le niveau du mec).

Bon, autant l’annoncer d’entrée de jeu : cet album est un nouveau classique dans la discographie irréprochable de la bande à Rutan, pour moi le meilleur depuis les deux premiers.
Le son est made in Mana Studios, donc impeccable : la section rythmique est surpuissante, entre la batterie qui fracasse à toute vitesse et le son métallique jouissif de la basse ; les lignes de guitare et le chant sont à l’équilibre avec le reste, malgré l’étonnante complexité de celles-ci.
La couverture, réalisée par Eliran Kantor (et non plus par Paul Romano, dommage), est étrangement ressemblante à celle d’un autre album sorti récemment. Mais bon, passons.

Musicalement, Infernus est plus intense, plus inspiré, plus efficace que son néanmoins très bon prédécesseur, Phoenix Amongst The Ashes.
On reconnaît cette patte Hate Eternal inimitable, ce death sombre, brutal et à la vitesse ahurissante, avec ces plans de guitare tortueux enchevêtrés avec génie qui donnent à leur musique une aura des plus imposantes. Même si les premières écoutes laissent l’impression que ça blaste à fond la caisse en permanence, les écoutes approfondies révèleront de nombreux changements de tempo, des ralentissements bienvenus qui aèrent efficacement ce maelstrom de violence.
Au niveau de l’intensité, Infernus se rapproche de Fury & Flames, mais dans une version plus lisible et plus mélodique.
Comment rester de marbre en écoutant les arpèges de The Stygian Deep ou la superbe fin mélodieuse du morceau titre.
Quant à O’Majestic Being…, c’est sans doute le morceau le plus ambitieux, qui clôt idéalement ce nouveau chef-d’œuvre.
Erik Rutan livre quelques excellents solos dont il a le secret, autre marque de fabrique du groupe.

Plus je l’écoute, plus je suis convaincu qu’il s’agit d’un des albums de l’année. Hate Eternal n’a clairement pas déçu, malgré les attentes qu’on pouvait avoir à juste titre.
Excellent à tous les niveaux, ce disque a de très beaux jours devant lui et saura satisfaire durablement l’amateur averti.

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Passion:the Album Vol.2
Passion:the Album Vol.2
Prix : EUR 15,61

5.0 étoiles sur 5 Indecent Psychic Noise, 13 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Passion:the Album Vol.2 (CD)
Enhanced a sorti deux compilations "Passion" en 2011: le premier volet mixé par Lange et Genix et le deuxième que voici, l’œuvre de John 00 Fleming et Brian Kerney.

Le premier offre comme d'habitude un savant mélange de prog et psy trance. La première moitié du set est dédié à la dark prog trance avec ces titres qui font froid dans le dos et qui semblent avoir été composés pour 00. On retrouve notamment Moshic -le même que celui de "Nightstalker", produit avec Shlomi Zidan en 2001-, l'excellent et prolifique allemand Relaunch et Airwave avec son remix breakbeat d'"Aurora" qui a aussi été du goût d'Oakenfold sur son "Never Mind the Bollocks".
Petit à petit le set évolue vers des sonorités plus psy, seconde partie qui atteint son paroxysme sur un morceau de 00 Fleming, l'hallucinant "Finding Ganesha".

Depuis que j'avais entendu son "More to Life" de 2007, je rêvais d'entendre un set de Bryan Kearney, vraiment! Voici mon vœux exaucé et je dois dire que ça faisait longtemps que je n'avais pas pris une telle claque.
Bryan Kearney opte pour un set tech trance, avec un grand T pour Tech parce que ça envoie du lourd! En effet, il n'hésite pas à compiler trois morceaux de l'espagnol David Moleon qui pratique encore la techno comme il y a dix ans: up tempo, puissante et linéaire.
La première moitié du set est donc très pauvre en instru mélodiques, on est loin des standards uplifting d'Enhanced et plus proche de sets énergiques comme Sean Tyas ou JOC savent en faire.
L'irlandais s'offre même une session psy avec un de ses remixes.
Du reste, on retrouve des références Enhanced, Discover, Defcon et son propre label Kearnage pour la plupart avec des artistes comme JOC, Jamie Walker, Mark Leanings. Le mix est on ne peut plus dynamique, avec des transitions expéditives mais bougrement efficaces.

Une excellente sortie, parmi les meilleures de 2011 qu'on apprécie d'autant plus avec le recul.

La playlist:

Disc One: John '00' Fleming

1. Moshic - Peace Can Be Maintain (Original Mix)
2. Relaunch - Eternal Light (Original Mix)
3. Domased Electronica feat. Venes - Dark & Light (Original mix)
4. John '00' Fleming featuring Sascha Cooper - Fight The Darkness (Subtara Progressive Remix)
5. Airwave - Hello World (Michael & Levan and Stiven Rivic Remix)
6. Ivan Nikusev - Aurora (Airwave Breaks Remix)
7. Spektre - Harpoon (Alex Di Stefano remix)
8. DuoTekk - Zlow (Original Mix)
9. Cosmithex - Alchemy (Original Mix)
10. The Digital Blonde - Rain Song (Original Mix)
11. John '00' Fleming - Finding Ganesha (Original Mix)
12. E-Clip - Existence (Original Mix)
13. Burn In Noise - Vuuv Festival Celebration (Original Mix)

Disc Two: Bryan Kearney

1. Bryan Kearney - Our Deepest Fear (Intro)
2. Pe & Ban - Remake Yourself (Original Mix)
3. Lee Haslam - Crash, Bang, Wallop (Reaky Remix)
4. Gary Maguire - Puns (Original Mix)
5. David Moleon - Monotension (Original Mix)
6. David Moleon - Ovalo (Original Mix)
7. David Moleon - Tinitu (Original Mix)
8. Mark Leanings - Dropshot (Bryan Kearney Remix / JOC Playma Edit)
9. Andrew Candid & John Dopping - Savannah (Indecent Noise Remix)
10. Peter Plaznik - The Werewolf (Original Mix)
11. Jamie Walker - Mind Games (Original Mix)
12. Bryan Kearney presents KARNEY - Ridiculous (Mark Young & Damo Kay Remix)
13. John O'Callaghan - Raw Deal (Original Mix)
14. John Dopping - Cognition (Bryan Kearney's Heads Down Remix)
15. Man With No Name - Teleport (Nick Sentience Remix)
16. Bryan Kearney & Jamie Walker - We'll Never Die (Original Mix)
17. Mark Leanings - Guiding Light (Original Mix)
18. Daniel Kandi pres. 147 - Insert Generic Title (Original Mix)
19. John O'Callaghan - Psychic Sensor (Original Mix)
20. Ronny K - Unstoppable (5YAMC Anthem)
21. TrancEye - Uriel (Original Mix)
22. Defcon Audio feat. Julie Harrington - Lost In You (Jamie Walker Remix)
23. Monada - Sunny Day (Original Mix)


For a Glory of All Evil Spirits, Rise for Victory (UK Import)
For a Glory of All Evil Spirits, Rise for Victory (UK Import)
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 196,77

4.0 étoiles sur 5 "Calling From The Past", 13 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : For a Glory of All Evil Spirits, Rise for Victory (UK Import) (CD)
Contemporain de Behemoth, Christ Agony, Pandemonium ainsi que d’un homonyme de Gdansk à l’existence très brève, Mastiphal est fondé en 1991 à Katowice en Pologne.
Tout comme la scène black metal grecque apparue un peu plus tôt, l’équivalente polonaise est sous l’emprise de la première vague black metal, crue et primitive, influence à laquelle s’ajoute une forte tendance mélodique notamment de par l’utilisation de claviers, instrument encore peu présent à l’époque dans le style.
C’est certainement l’influence symphonique norvégienne qui parle ici, car on retrouve les mêmes accents wagnériens et épiques que sur les premières réalisations d’Emperor ou Limbonic Art. Le titre de l’album parle d’ailleurs de lui-même.
A cela, on ajoute une touche mélancolique avec ces sonorités désuètes et même parfois kitsches, qui revêtent tout de même un certain charme que les amateurs de black à l’ancienne ne manqueront pas d’apprécier.

Peut-être un peu moins ambitieux que son homologue Christ Agony, en tout cas moins prolixe, Mastiphal offre quand même des compos de qualité et élaborées, avec une emphase sur les atmosphères épiques, mystiques et occultes avec ce chant versatile et les interludes ambient parsemés çà et là.

Initialement sorti en 1995 sur la structure polonaise Baron Records – disparue depuis -, puis réédité sans réelle promotion par l’encore plus obscur Nocturn Records et figurant sur la compilation Damnatio Memoriae (Witching Hour, 2009) avec divers démos et live, For A Glory… fait ici l’objet d’une réédition CD/LP par NWN!, ce qui le fera à juste titre sortir de l’oubli ; car il s’agit là d’une très belle pièce de black metal épique.

Le groupe a sorti un deuxième album en 2011, Parvzya, que je n’ai pas eu l’occasion d’écouter jusqu’ici.

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Into the Eye of Satan
Into the Eye of Satan
Prix : EUR 18,12

3.0 étoiles sur 5 "Red Dragon Of Chaos", 13 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Into the Eye of Satan (CD)
Deiphago, trio philippin en activité depuis 1989, est sans doute l’un des combos de black bestial les plus chaotiques qui soient. C’est simple, on ne comprend jamais ce qui se passe sur leurs albums, à part que ça file à toute vitesse. Les riffs sont bruitistes et inintelligibles, le chant est inarticulé, les compos semblent toutes se ressembler.
Même pour un initié comme votre serviteur, j’avoue que j’ai eu beaucoup de mal la première fois que j’ai écouté Filipino Antichrist ; je crois bien que je n’ai jamais pu l’écouter jusqu’au bout.
Dans leur disco, il y a peut-être Satan Alpha Omega que j’ai trouvé un peu moins bordélique et du coup plus « accrocheur ».
Même s’il y avait peu de chances que leur formule change avec ce dernier-né, j’ai souhaité jeter de ne serait-ce qu’une oreille sur l’objet.

Ils ont travaillé pour la première fois avec Colin Marston (de Krallice, Gorguts notamment), habitué à dompter ce style de musique chaotique (Mitochondrion, Antediluvian, Vasaeleth). De ce côté, c’est vrai que le son est meilleur que sur les premiers albums.
Après, c’est toujours la même chose : du gros black bestial incompréhensible, qui va à fond la caisse avec la précision chirurgicale d’un barbier en sevrage d’alcool.
Ceci dit, comme pour le précédent Satan Alpha Omega, il y a un je-ne-sais-quoi qui m’a plus interpellé que sur ceux d’avant. J’ai sans doute plus accroché à l’ambiance de celui-ci, malgré ce côté toujours hermétique. J’ai l’impression de mieux comprendre la trame des morceaux, d’y percevoir une certaine dynamique, comme sur (6 x 6 x 6) / 3 qui montre une certaine maîtrise, mine de rien.
Ce que je recommande vivement – je dirais même que c’est indispensable -, c’est d’écouter cet album au casque. Car à moins d’avoir une chaîne ultra performante – la mienne est déjà pas mal mais pas encore suffisante -, vous risquez de ne percevoir qu’une bouillie sonore indigeste.

La musique de Deiphago se veut jusqu’au-boutiste dans le chaotique, c’est comme ça et ça ne saurait être autrement. A vous de voir si ça vous parle ou pas.
Personnellement, je ne me mettrai pas ce disque tous les jours, mais j’y ai trouvé suffisamment d’intérêt pour certainement y revenir à l’occasion.

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Edge - Naissance et Apogée des Empires
Edge - Naissance et Apogée des Empires
Proposé par Ludocortex
Prix : EUR 55,00

4.0 étoiles sur 5 Un jeu de civilisation "léger", 12 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Edge - Naissance et Apogée des Empires (Jouet)
Derrière ce nom à rallonge ronflant se cache un très bon jeu de civilisation et un des jeux les plus abordables de Martin Wallace.
En effet, ceux qui connaissent un peu le style du gus savent à quel point l'apprentissage de ses jeux peut être fastidieux. Mais comme souvent, on est récompensés de nos efforts.

Pour 2 à 5 joueurs (optimal à mon avis pour 4-5), il s'agit d'un jeu de placement, développement, conquête avec un peu de gestion pour une durée d'une demi-heure par joueur. Le but étant d'accumuler des points de victoire tout au long de la partie.
Le mécanisme intéressant ici est celui des actions : le jeu est divisé en trois ères et chacune deux tours (tour A et tour B) ; à son tour, chaque joueur va effectuer une action parmi un choix assez vaste (prendre des tuiles progrès, cité, territoire, faire du commerce, s'étendre sur la carte en se fritant avec les autres joueurs ou pas) et pose pour ce faire un disque de sa couleur sur l'échelle d'actions dans la ligne correspondante. Une fois toutes les actions (6) de chaque joueur jouées, on passe au tour B qui consiste tout simplement à enlever un par un les disques qu'on a posés au tour A, en effectuant les mêmes actions si on le peut et/ou le souhaite.

Les défauts de ce jeu sont sa mise en place très fastidieuse, avec tous ces empilements de tuiles qu'on révèle au fur et à mesure que le jeu avance. La lisibilité du plateau en pâtit lourdement. Le graphisme est tout simplement hideux, le jeu n'est vraiment pas sexy du coup.
Pour ces raisons, j'ai enlevé une étoile à ma notation.

Mais du reste, ce jeu est excellent et donne vraiment envie d'y revenir. Les règles et mécanismes sont somme toute très simples, le jeu est rapidement fluide même lors de la première partie.
Un des meilleurs Wallace, pour moi.


Opprobrium
Opprobrium
Prix : EUR 18,32

3.0 étoiles sur 5 "Tyrants Condemnation", 9 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Opprobrium (CD)
Depuis que j'avais découvert ce groupe sur leur split avec Throneum, je m'étais un peu penché sur leur discographie, notamment sur leur album Nailed.
Pas mal, mais ils avaient déjà perdu en sauvagerie par rapport à leurs premiers EP, à l’époque où Jarro Raphael était dans le groupe, comme le bestial Brutal Desecration ou le nerveux Nuclear Storm, carrément black/thrash dans l’esprit et la forme à l’instar du split avec Bestial Mockery – qui est aussi un groupe à tendance black/thrash.

Avec les albums, on a comme l’impression qu’ils « s’assagissent ».
Façon de parler, parce que ça reste quand même extrême ; c’est juste moins barbare qu’avant.

Opprobrium est beaucoup moins long que son prédécesseur, qui aurait effectivement gagné à être un peu raccourci, les compos n’en auraient été que plus percutantes.
L’album démarre sur un trompeur doom tempo, mais le naturel revient rapidement au galop dès une minute trente : c’est toujours un blackened death/thrash au tempo enlevé auquel on a affaire.
Les morceaux s’enchaînent de manière assez linéaire, chacune comportant néanmoins son lot de passages accrocheurs, alternant mid et blast tempo de manière régulière.
Ici, un titre sort clairement du lot : le dernier, Forever The Blood Shall Flow. Déjà parce qu’il fait presque neuf minutes. Ensuite parce qu’il est mieux branlé que le reste, tout simplement. Le début est lent et lance un arpège qui est repris en up tempo juste et trémolo après ; s’ensuivent des riffs bien nerveux pour un final acoustique du meilleur goût.

Au total, un seul morceau à retenir vraiment de ce disque. Car le reste m’a paru assez générique bien que globalement correct. La bestialité de leurs débuts fait cruellement défaut, à mon sens.
Mais la couverture de Mark Riddick vaut son pesant d'or, tout à fait d’actualité.

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Cannibal Crematorium
Cannibal Crematorium
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 "Human Pork Bun", 30 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cannibal Crematorium (Téléchargement MP3)
Après The Grotesquery, c’est au tour de Bone Gnawer de proposer un nouvel album.
Ces deux groupes sont des projets montés à la base par Kam Lee et Rogga Johansson et évoluent dans le style horror death metal old school.
Rogga a quitté le groupe depuis 2014, pour se consacrer à ses (nombreux) autres projets.
Le line-up comprend également Morgan Lie, ancien membre de Naglfar, et Ronnie Björnström qui accompagne souvent Rogga Johansson dans ses projets.

Tout comme le premier album, Cannibal Crematorium offre un death metal bien old school avec un gros son, truffé de samples de films d’horreur (Massacre A La Tronçonneuse, notamment).
Comme on avait pu le constater avec The Grotesquery, Kam Lee est en grande forme et beugle comme une vache folle.
Le riffing est franc et direct, et plutôt incisif. C’est sans doute ce qui fait que j’ai une petite préférence pour celui-ci par rapport à Curse Of The Skinless Bride.
Niveau concept, c’est par contre moins fouillé (ça parle de cannibalisme, essentiellement), mais ils savent cultiver leurs ambiances ; mention spéciale à Chainsaw Carnage, assorti des fameux cris de Marilyn Burns dans le film de Tobe Hooper, et à l’interlude hilarant Il Sesso Bizarro…

J’ai trouvé ce disque très sympa. Il y a bien entendu une certaine redondance dans toutes les sorties de la paire Lee/Johansson, mais celle-ci a son lot de riffs efficaces qui donne envie d’y revenir.
Je ne m’appesantirai pas sur les guests en pagaille de ce disque ; je ne trouve pas que ça apporte grand-chose, car Kam Lee se suffit à lui-même le plus souvent. J’espère juste que ça lui a fait plaisir d’inviter tous ses potes.

Tracklist de Cannibal Crematorium :

01. Anthropophagist Inferno
02. Modern Day Cannibal (Featuring Sly Goregnome of Fondlecorpse)
03. Chainsaw Carnage (Featuring Adam Scott & Tom Knizer of Cardiac Arrest)
04. Horrors In The House Of Human Remains (Featuring Matt Witchclan of Deadman’s Blood & Witchclan)
05. Chawed, Mauled & Gnawed (Featuring Noel Kemper of Gruesome Stuff Relish & Altar Of Giallo)
06. Il Sesso Bizzarro Di Cannibali (Featuring Miss Desideria Gabreiella Annuziata)
07. Chrome Skull (Featuring Vincent Crowley of Acheron)
08. Below A Murder Of Carrion Crows (Featuring Patrick Bruss of Crypticus)
09. Carnivore Beneath (Featuring Dave Ingram of Dead Among The Dead Men)
10. Untold Story: Human Pork Bun (Featuring Mark Riddick of Fetid Zombie)
11. Cannibal Crematorium (Featuring Dany Dead of Dead)

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Doder laeger alle sar
Doder laeger alle sar
Prix : EUR 21,00

3.0 étoiles sur 5 "Radbrækket", 30 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Doder laeger alle sar (CD)
Groupe de Copenhague apparu en 2008 et faisant suite à Realm Of Chaos, Undergang cultive un death metal résolument old school, plutôt brutal et surtout très lourd. Autant Realm Of Chaos était clairement influencé par le crust, autant Undergang est tourné vers le doom.
Autre changement assez radical, la voix : Realm Of Chaos avait une vocaliste (Hellena) et un growler (Mathias) en soutien, Undergang a opté pour un vocaliste au chant ultra guttural.

A l’instar de ce qu’ils ont fait auparavant, on retrouve encore les influences crust de leur précédente incarnation, avec ce d-beat terriblement paresseux. Pour synthétiser, Undergang prend énormément du death old school britannique (Bolt Thrower en tête de liste, Benediction et même des touches death/grind à la Prophecy Of Doom) mélangé avec une dose conséquente de doomed death blasphématoire nord-américain.
Cette lourdeur pachydermique et ce tempo oscillant entre mid et doom font que l’ambiance est particulièrement pesante, sur des compos qui dépassent allègrement les cinq minutes à maintes reprises.
Ce Døden Læger… reprend la même formule que les deux albums précédents, regroupant la lourdeur du premier avec le son gras du second ; ce vrombissement de basse, c’est quelque chose !

J’aime bien ce disque avec son death lourdingue comme pas deux. Mais le problème, c’est que ça paraît long, tant c’est linéaire et sans relief.
Ce n’est pas pour rien si ce que je préfère dans leur disco, c’est leur mini Søm Til Din Ligkiste : le format court leur réussit très bien, en ce qu’on en prend pour son grade niveau lourdeur tout en conservant une certaine efficacité et une concision de mise, dès lors qu’on n’a pas besoin d’écouter dix longs morceaux pour comprendre où ils veulent en venir.

Undergang est au demeurant un groupe que j’apprécie beaucoup, car il possède finalement une signature sonore que beaucoup d’autres peuvent lui envier. C’est juste que cinquante minutes pour ce qui est proposé, c’est un peu trop.

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Anjunadeep 06: Mixed By Jody Wisternoff
Anjunadeep 06: Mixed By Jody Wisternoff
Prix : EUR 20,20

4.0 étoiles sur 5 "Hollow Talk", 26 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anjunadeep 06: Mixed By Jody Wisternoff (CD)
Je ne m'étais plus penché sur la série Anjunadeep depuis que Jaytech avait supplanté par Jody Wisternoff (moitié de Way Out West, actif depuis la fin des années 80 pour mémoire).
Désormais, il n'y a plus tellement de distinction entre les deux sets, James Grant et Jody Wisternoff étant tous deux impliqués de la même manière.

Le premier mix est le plus intéressant des deux, en ce qu'il y a pas mal de titres intéressants et mémorables.
Déjà l'intro Only You Can Tell vous met à genoux devant tellement de beauté, avec son instru saturée et sa voix éthérée.
Malgré un début très lent (114-118 bpm), le set est assez dynamique, de par la richesse rythmique des morceaux. Les instrus aériennes se suivent, se ressemblent quelque peu, mais apportent douceur et fraîcheur à l'ensemble, toujours dans ce style deep prog qu'Anjunadeep affectionne tant.
Diamonds de l'Allemand Lane 8, Dusky et son techy 4T4, le grand retour de Martin Roth aux plaisirs de fans et le poignant Crash Reel des Journeyman sont autant de moments forts de ce superbe set.

Le second manque franchement de dynamique. On a l'impression que les morceaux s'enchaînent sans réelle logique.
Pour ceux qui étaient habitués aux sets plus pêchus de Jaytech -comme moi-, c'est un peu déconcertant de se retrouver avec un second mix deep et à peine plus rapide que le premier.
Toujours est-il qu'il y a des choses à retenir ici, tout de même. Les morceaux intéressants se situent surtout en fin de set : l'entraînant Only You (une collaboration d'Oliver Smith et Tom Belton sous d'étranges pseudos), le relativement puissant Tell Me et le superbe final Only The Winds.
Globalement, le set offre plus de moments soulful/garage, tech et funk que de progressive.
L'apparition de Dave Angel s'avère finalement assez décevante ; celle de Martin Stimming est plus intéressante, toujours dans son style bien à lui. Le morceau du duo de Londoniennes Eli & Fur est sympa, mais le remix de Journeyman est meilleur à mon avis.

Au final, un premier set de qualité, dans la lignée de ce que produit Anjunadeep habituellement. Le second m'a un peu déçu par son manque de dynamique, même s'il y a quelques morceaux à retenir au final.

La playlist :

CD1
01. Croquet ClubCroquet Club Only You Can Tell
02. John MonkmanJohn Monkman feat. Liz Cass Open Frontier
03. Cubicolor Soul Chords
04. Steve Huerta Say It Wasn’t
05. Danalog Click, Search (Jody Wisternoff Remix)
06. Vincenzo & Florian Kruse feat. Raquel Quińones If He Runs
07. Cubicolor Still Linger In My Dreams
08. Lane 8 Without You
09. Lane 8 feat. Solomon Grey Diamonds
10. 16 Bit Lolitas Deep In My Soul
11. Clancy feat. Eli & Fur I Wanna Know
12. Dusky 4T4
13. Martin Roth Maya
14. Journeyman Crash Reel
15. 16 Bit Lolitas Premium Emo

CD2
01. Aquilo Part Of Your Life (Croquet Club Remix)
02. Choir Of Young Believers Hollow Talk (Jody Wisternoff, James Grant and Lane 8 Remix)
03. Cubicolor Got This Feeling
04. Eli & Fur Feel The Fire
05. Dave Angel Quartz
06. Beckwith feat. Natalie Conway Take Me Home
07. Lancelot feat. Antony & Cleopatra Givin’ It Up (Isaac Tichauer & Nibc Remix - Jody Wisternoff & James Grant Edit)
08. HVOB Lion (Stimming Remix)
09. Shingo Nakamura vs Jody Wisternoff & James Grant Another Tone
10. Shur-i-kan My Love
11. Ashworth Rebound
12. Meramek & Tropixx Only You
13. Jody Wisternoff Paramour
14. Leftwing & Kody Tell Me
15. Universal Solution Bandur
16. Ólafur Arnalds Only The Winds (Ryan Davis’ A Letter From Far Away Variation)


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