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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
Classement des meilleurs critiques: 552
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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Anareta
Anareta
Prix : EUR 17,68

5.0 étoiles sur 5 "The Nihilist", 28 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anareta (CD)
J’ai eu à peine le temps de digérer Ecdysis, ce chef-d’oeuvre qui fait rentrer Horrendous dans la cour des grands en ce qui me concerne, que revoilà déjà un nouvel album du groupe.

Comme on peut s’en douter vu le peu de temps séparant les deux albums, ils ne sont pas très différents : c’est au même Subterranean Watchtower Studios de Damian Herring (vocaliste/guitariste et producteur de renom à présent) que le disque a été enregistré – de manière plus condensée que les précédents albums, selon les dires des membres du groupe -, la couverture (pas géniale, mais bon…) est aussi signée Brian Smith, le style pratiqué est sensiblement le même. Et c’est bien entendu le même label.
En fait, on a l’impression de prime abord que ce sont les morceaux supplémentaires d’Ecdysis qu’on retrouve, ceux qui n’ont pas été inclus non pas pour leur moindre qualité mais pour des raisons de concision.

Car Anareta est aussi sensiblement du même niveau que son excellent prédécesseur : à peine les premiers morceaux écoutés, on se rend immédiatement compte que Horrendous reste exceptionnel dans son approche du heavy/death, avec cette touche très personnelle et ces mélodies élaborées, pour des morceaux équilibrés et exécutés à la perfection et sur lesquels la production fait honneur à tous les instruments.

Fort heureusement, le groupe n’a pas sombré dans un metal trop édulcoré, trop prog ou trop psyché et a conservé son agressivité. Horrendous demeure un groupe de metal extrême, qu’on se le dise.
Je reste bluffé et admiratif devant tant de talent, car ce disque recèle encore des perles mélodiques à donner des frissons, le groupe parvenant à insuffler une grande émotion dans ses morceaux parfois avec trois fois rien. Pour exemple (parmi bien d’autres), écoutez la fin d’Acolytes ou l’instrumental Siderea. C’est juste brillant, rien à dire de plus.

J’ai noté en-dessous du précédent, car il n’y a plus d’effet de surprise et je n’ai pas retrouvé de morceau du calibre de The Stranger – que j’ai sacré morceau de l’année 2014, à titre personnel.
Mais il faut prendre cet album comme un essai transformé, car le groupe de Damian Herring reste à son meilleur niveau depuis ses débuts, inégalé dans sa catégorie.

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The confessional of the black penitents
The confessional of the black penitents
Prix : EUR 14,11

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Utter Blackness", 28 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The confessional of the black penitents (CD)
Même si j’ai un peu saqué leur dernier en date, j’ai le plus grand respect pour Varathron, qui représente actuellement le plus fidèlement le son black hellénique des années 90 ; surtout que le groupe de Stefan Necroabyssious n’a sorti son chef-d’œuvre ultime que sur le tard, le splendide Stygian Forces Of Scorn pour mémoire.

Voici en tout cas un EP qui va remettre les pendules à l’heure chez moi, parce que c’est du lourd.
Après une belle et digne intro en grandes pompes, au souffle épique et ambiancée comme il se doit, Varathron propose deux superbes morceaux dans la veine de ce qui s’est fait sur l’album précité. A savoir, un black metal mélodique et épique, varié et au riffing élaboré, porté par la voix imposante de Stefan, éminent frontman et seul rescapé de la formation originelle.
Tout en finesse, avec une production puissante de circonstance, les deux morceaux nous emmènent dans l’univers si particulier de Varathron, peuplé de monstres mythologiques, d’horreurs lovecraftiennes et d’apparitions démoniaques en tout genre. On sent déjà les hymnes de concert en puissance, surtout pour Utter Blackness qui contient des riffs particulièrement marquants dignes des meilleurs morceaux de Stygian Forces…

En parlant de concert, ce sont quatre morceaux live (tirés de deux concerts récents en Grèce) qui font le « remplissage » pour le reste de l’EP. J’emploie ce terme dans la mesure où je ne trouve généralement pas d’intérêt à cet ajout, préférant évidemment d’autres nouveaux morceaux. Néanmoins, il faut leur rendre justice : déjà la sélection est excellente, et par ailleurs l’énergie live est parfaitement retranscrite ; ceux qui ont eu la chance de les voir pourront le constater. Et puis ça marque aussi le coup pour le retour du groupe sur scène en 2014.

Pour info, la couverture est une œuvre de Carlos Schwabe, un peintre suisse symboliste, qui a déjà été utilisée il y a quelques années pour la compilation de Gorement.

L'EP est disponible dans différents formats, dont un vinyle limité.

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Endless Elysian Fields
Endless Elysian Fields
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 "The Cosmic Cold", 28 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Endless Elysian Fields (Téléchargement MP3)
Projet d’un ancien guitariste de Saturnus (Mattias Svensson), associé au vocaliste de Skald (Henrik Kindvall), Soijl sort directement un premier album sur le label russe Solitude Productions, référence en matière de doom tout venant.

C’est sans surprise que ce qu’on retrouve sur cette première galette s’apparente à un doom/death mélodique et mélancolique, avec un gros son et une tendance atmosphérique tout à fait de mise.
N’étant pas connaisseur de Skald, c’est mon premier contact avec la voix de Henrik Kindvall, qui est ma foi doté d’un chant guttural des plus convaincants, contrastant idéalement avec le côté aérien des passages les plus mélodiques ; il évite judicieusement le chant clair bancal, préférant déclamer de temps à autre les paroles sur un ton solennel.

Mattias Svensson gère l’intégralité des instruments et s’est également chargé de la production.
Il est difficile de ne pas penser à Saturnus à l’écoute de cet album, tant le style, les arrangements mélodiques et l’ambiance s’en rapprochent.

Soijl compense en quelque sorte son manque d’originalité par une certaine ingéniosité dans la composition. De ce disque émanent des atmosphères poignantes, qui tiennent en haleine l’auditoire sur des morceaux dépassant les huit minutes de moyenne, avec quelques passages mémorables, comme la deuxième moitié de Dying Kinship, avec des plans que n’aurait pas renié un My Dying Bride. Quand le groupe balance des riffs plus incisifs et monte en puissance, on pense plus à Indesinence.
Le clavier n’est pas envahissant et ne se fait entendre que quand il faut, ajoutant une judicieuse touche atmosphérique à l’ensemble.

Très classique dans sa forme, influencé par différents groupes du style mais en ayant pour ainsi dire pris le meilleur de chacun, Soijl contentera aisément les férus de doom/death mélodique à tendance gothique ; car ce premier jet est d’une qualité homogène et propose des compositions fort bien construites, le tout enrobé d’une ambiance prenante du début à la fin.

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Macabre Kingdom
Macabre Kingdom
Proposé par tws-music-eu
Prix : EUR 14,25

4.0 étoiles sur 5 "Universal Devourer", 12 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Macabre Kingdom (CD)
Enorme !
Collaboration entre l'infatigable Rogga Johansson (projets old school death metal trop nombreux pour être cités) et Dave Rotten (Avulsed, patron d'Xtreem) au guttural impressionnant, aidés aux fûts par Brynjar Helgetun et à la prod' par Patrick Buss (tous deux dans Crypticus).
Un riffing old school plus caverneux tu meurs, un gros son bien gras et un feeling old school à faire headbanger les morts avec des morceaux brutaux et accrocheurs, voilà le programme.
Plutôt qu'Avulsed ou qu'un autre projet de Rogga J, optez pour Putrevore : satisfaction garantie.


Split
Split
Prix : EUR 14,00

4.0 étoiles sur 5 Shattered Obsequies, 11 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Split (CD)
Eye Of Solitude est décidément un groupe sur lequel on peut compter en termes de régularité : il ne se passe pas une année sans qu’on entende parler d’eux, jusqu’ici.
Après une tournée en compagnie de Faal, groupe néerlandais de doom/funéraire de l’écurie Ván Records, en juin 2014 est né ce projet de split que vous aurez, je l’espère, entre les mains.

La partie Eye Of Solitude est proche dans l’esprit de ce que faisait le groupe sur Sui Caedere, à savoir un doom/death d’aspiration funéraire, avec le seul guttural de Daniel Neagoe – toujours aussi imposant – en guise de chant et une musique assez épurée malgré la longueur du morceau, avec cette lenteur et langueur constante. La seule variation qu’on constate, c’est ce passage de piano et violon en milieu de parcours, qui apporte idéalement ce surcroît de mélancolie qui sied parfaitement au morceau, en plus de l’aérer pertinemment.

Je ne suis pas connaisseur de l’œuvre de Faal – mais ça risque de changer - mais je situerais leur partie dans le même style que celui d’Eye Of Solitude, également avec des thèmes peu nombreux mais très travaillés, de manière à ne pas ennuyer l’auditoire surtout sur une durée de treize minutes. C’est toujours le challenge d’un groupe de doom/death et funéraire, et il faut reconnaître qu’ils l’ont ici relevé. Le titre est moins linéaire, offrant quelques contrastes entre des périodes d’accalmie sur un riffing en son clair et des passages plus denses et violents en son saturé, sur lesquels les parties vocales sont également plus appuyées.
La seconde partie du titre est plus éthérée, avec de douces mélopées de guitares sur un tempo encore plus lent qu’au début pour une fin toute en puissance et qui s’évanouit d’un seul coup.

Un bon split pour ma part, assez classique mais très bien exécuté dans l’ensemble. Chacune des deux formations tire habilement son épingle du jeu car, bien qu’officiant dans le même genre, on distingue aisément les deux parties grâce aux personnalités respectives des groupes. J’ai peut-être une préférence pour le morceau de Faal, mais ça se joue à peu de choses.

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Manifest Rebellion
Manifest Rebellion
Prix : EUR 16,66

4.0 étoiles sur 5 "Thanatognomonic", 8 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manifest Rebellion (CD)
Ayant décelé chez ce combo chilien un gros potentiel à l’écoute de leur premier EP, je me suis par conséquent rué sur leur tout premier album, pour lequel ils sont passés chez Memento Mori.

On remarque d’emblée que leur son est plus propre et moins brutal qu’auparavant : si l’on compare par exemple les deux versions de Fire Forces Of Hate (celle du split avec Abrekadaver de cette année et celle de l’album), c’est assez flagrant qu’ils la jouent ici quelques demi-tons au-dessus et que le son est moins cru.
Au final, ça n’a pas tellement d’importance car lors de l’écoute intégrale du disque, on en prend plein la poire du début à la fin.

L’essence evil du groupe est demeurée intacte et ils ont du bon riff à foison à proposer. Il faut dire que cet album est copieux, avec une durée moyenne de cinq minutes par titre. Mais c’est à coup de gros riffs death/thrash avec une aura blackisante et de variations de tempo que les Chiliens arrivent à tenir la route sur des compos aussi longues, ce tout en conservant une énergie et une intensité homogènes. Il y a même quelques solos éparses, courts mais diablement bien exécutés.
Les derniers titres présentent un surcroît d’intensité, notamment Venomous Tyranny et Rise The Witchpower avec son passage épique au milieu.

Ce qui les prive du statut d’incontournable du style, c’est ce cruel manque de personnalité. Ils ont certes réussi à garder un gros niveau et à pondre des morceaux suffisamment intéressants pour susciter au moins la curiosité chez le connaisseur, mais ils n’ont pas pour autant accouché d’une œuvre au caractère suffisamment trempé pour s’inscrire durablement dans les mémoires.
Le niveau de violence est cependant très satisfaisant et il y a de quoi passer un très bon moment. Je crois que je vais continuer à suivre ce groupe de près.

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Aeons in Tectonic Interment
Aeons in Tectonic Interment
Prix : EUR 19,16

5.0 étoiles sur 5 "Sunless Deluge", 8 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aeons in Tectonic Interment (CD)
Le voilà, le dernier Tyranny, qu’on attend depuis dix ans. Avec les derniers Shape Of Despair et Skepticism, on a droit à la grande année du doom funéraire finlandais.
Tyranny, duo composé notamment de Matti Mäkelä (Corpsessed, Profetus), avait marqué les esprits avec un premier EP sorti chez Firebox – label qu’on associe à l’école doom funéraire du même nom, disparu entre temps -, suivi l’année d’après d’un premier album, le superbe Tides Of Awakening.
A l’écoute de ces disques, j’avais été puissamment envoûté par la musique de Tyranny, qui incarnait – et encore actuellement – le cauchemar lovecraftien dans sa forme la plus réussie. En effet, Tyranny joue un doom funéraire particulièrement rampant et dense, monolithique comme il se doit et doté surtout des growls terrifiants des deux protagonistes.

Bref, parlons peu, parlons bien : cet album s’impose pour moi sans doute comme la sortie funéraire de l’année.
Le groupe a non seulement repris les bases saines de l’album précédent, mais a modernisé son son et surtout travaillé encore plus l’album dans sa progression logique.
Il commence par un morceau somme toute assez classique, qui constitue en quelque sorte une mise en bouche pour ce qui suit ; même si c’est déjà un sacré morceau de dix minutes, mais en funéraire on a le temps. Le second morceau est déjà plus imposant, plus intense et inclut un passage d’une minute trente environ d’ambient ; passage qui aère judicieusement le morceau, plutôt que d’en faire une plage à part comme c’était le cas avec le dernier morceau de Tides Of Awakening.

La procession funéraire est bien lancé, et voilà qu’arrive le troisième titre, le plus court mais aussi le plus ambitieux et novateur de l’album, avec sa tendance limite indus et ses bruitages glauques parsemé tout le long du titre. Cauchemardesque ! Une pièce idéalement placée au milieu de l’album.
Le disque suit son court jusqu’au dernier morceau, sur lequel semble renaître un espoir avec cette ligne mélodique qui en constitue la principale accroche. On note aussi un superbe passage au piano en deuxième moitié, un peu à la Murkrat.

Cet album m’a stupéfié, car Tyranny réussit ce tour de force de livrer une musique lancinante, léthargique, à tout moment pesante tout en fournissant à l’auditoire une accroche, une spécificité à chaque morceau et ce dans une logique de progression tout à fait pertinente. Dans ce sens, il apparaît comme moins opaque et surtout moins linéaire que son prédécesseur.
Pour un groupe qui tire ses racines du doom funéraire le plus traditionnel qui soit, sa personnalité s’en retrouve raffermie, affinée.
Aeons In Tectonic Interment cultive la folie, l’horreur, la désolation avec un imparable brio et une élégance rare. Je gage qu’avec les années, cet album deviendra un nouveau classique du doom funéraire.

Retrouvez cette chronique et d'autres lourdeurs pachydermiques sur le webzine auxportesdumetal.com


Dark Future
Dark Future
Proposé par CDdisc
Prix : EUR 17,30

5.0 étoiles sur 5 "To Live In Gloom Of The Beyond", 3 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dark Future (CD)
Énorme surprise que cet album du groupe tchèque Destroying Divinity, une claque de death metal brutal et d'une noirceur indescriptible.
Un riffing élaboré qui a tendance à fuir toute forme de mélodie agréable à l'oreille, des influences de Morbid Angel, Hate Eternal et Immolation, un tempo véloce quasi constant, un guttural à réveiller les morts.
Un des disques les plus intenses des dernières années, qui n'a finalement pas grand-chose à voir avec les sorties Brutal Bands habituelles, qu'il surclasse largement pour la plupart.
Les amateurs de death à ambiance sombre prégnante se doivent de jeter une oreille à ce bijou. Frissons assurés !


Subversions of the Psyche [Explicit]
Subversions of the Psyche [Explicit]
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 "Cognitive Dissonance", 28 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Subversions of the Psyche [Explicit] (Téléchargement MP3)
Initialement pas très alléché par ce disque, j’ai quand même fini par me convaincre d’y jeter ne serait-ce qu’une oreille. Il faut dire que ça fleurait bon le brutal death caca-boudin-pas beau au ras des pâquerettes. Et quand on écoute l’EP de ce groupe britannique, Compelled By Perverse Immorality (2012), on se dit que sur « full length » (le disque ne dure même pas vingt-neuf minutes) ça peut vite devenir relou.

Mais, comme vous pouvez le constater avec ma note, il n’en est rien.
Ce groupe est moins pataud que prévu ; je suis (volontairement) très dur, l’EP est loin d’être dégueu. Mais le risque de tomber sur un énième groupe de brutal death proposant des plans slam à gogo entrecoupés de riffs à harmoniques sans accroche particulière était grand, il faut l’admettre.

Au lieu de ça, Iniquitous Savagery joue un death certes brutal, mais finalement assez fin – tout est relatif -, plutôt technique sans être démonstratif et dosant habilement les éléments précités dont certaines formations abusent outrageusement.
Côté technique, on citera le très bon bassiste, qui ne joue pas dans les infra basses comme certains et qui a ses moments de gloire : sur le titre homonyme de l’album – le meilleur, à mon avis -, il mène un peu la danse entre l’appel en intro, le super riff à l’accélération et le passage mélodique un peu jazzy au milieu. Sobre et très bien exécuté. Le batteur n’est pas en reste, avec des rythmiques très variées tout en restant sur des plans intelligibles à tout moment, avec un mid tempo prédominant sur le blast. Le vocaliste emprunte différents registres, du guttural rugueux, au pig squeal en passant par quelques hurlements aigus du meilleur effet. Côté gratte, rien d’époustouflant, mais ça joue vite et précis.
Il faut aussi dire que la production de Jörg Uken (Defeated Sanity, Despondency, Sinister) est nickel chrome, avec un son propre et parfaitement équilibré.

A défaut d’une personnalité véritablement marquée, Iniquitous Savagery possède un savoir-faire indéniable et propose un album très intéressant pour tout connaisseur du style brutal death, sans lourdeur péjorative ni longueur, aux compos ciselées avec précision et une dose de finesse tout en livrant son quota de violence débridée.
Le travail graphique de Tom Bradfield (Twitch Of The Death Nerve, Repulsive Dissection dont je vous parlerai également), qui pousse la gueulante sur un morceau, est également à saluer.

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Ripping terror '91
Ripping terror '91
Prix : EUR 19,26

3.0 étoiles sur 5 "False Prediction", 19 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ripping terror '91 (CD)
Vic a une fois de plus exhumé une antique démo complètement oubliée : le seul enregistrement de l’éphémère Monastery en 1991, décliné en un EP et deux splits par la suite.

Le projet a été formé lors de la tournée européenne Entombed/Disharmonic Orchestra/Sinister en 1991, autour de Ron van ve Polder (Sinister), Aad Kloosterwaard (Sinister) et Lars Rosenberg (Entombed). Après avoir écrit quelques morceaux vite fait bien fait, ils se réunirent pour des séances de répétitions avant d’enregistrer la démo à Rotterdam en mars 1991.

Monastery sonne comme une version plus crue, plus violente de Sinister ; Ron van de Polder était à l’époque guitariste et compositeur principal chez Sinister et on reconnaît son style sur les compos de Monastery, avec un côté un peu plus groovy et des accélérations grind ultra brutales.

Le son n’a pas été tellement remanié, ça fait vraiment brut de décoffrage et authentique comme à l’époque.

Voilà un petit plaisir dont les fanatiques de sons old school auraient tort de se priver. Il faut prendre cette démo pour ce qu’elle est : un délire entre potes de tournée, un projet qui n’avait pas vocation à perdurer, mais qui fut un bon moment d’éclate totale.

La couverture d’origine, dessinée par Roberto Toderico, a été conservée ici.

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