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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
Classement des meilleurs critiques: 255
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

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Peace was never an option
Peace was never an option
Prix : EUR 13,79

4.0 étoiles sur 5 "Hiding In Plain Sight", 19 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Peace was never an option (CD)
Pour ce quatrième album, les écossais de Man Must Die ont quitté Relapse pour Lifeforce, label allemand plus versé dans le death et la mélodeath que le grindcore.

Et ça ne trompe pas, car même si la couverture suggère le contraire, Man Must Die s’est encore un peu plus éloigné du death grind -contrairement à ce qu’on peut lire, ça ne ressemble pas du tout à du Napalm Death ou du Misery Index- pour opter pour un death metal moderne, aux accents technico-mélodiques prononcés et à la production très propre. Il n’y a guère que la voix qui demeure assimilable à leurs influences antérieures.
Les paroles restent par contre très contestataires.

Bien que le mélodique ait tendance à fréquemment prendre le pas sur le technique ou la brutalité purs, Man Must Die évite habilement l’écueil de la mièvrerie et du chant clair (vous en entendrez un peu sur The Hell I Fear, mais c’est très rocailleux) intempestif et inadapté. On a droit à quelques riffs assez gimmick, comme sur The Price You Pay qui mise davantage sur l’accessibilité aux dépens de la technique. Pour contrebalancer, on se prend des On The Verge Of Collapse, plus virulent et véloce à grand renfort de double pédale.
En fin de compte, l’album m’a paru fort bien équilibré.
L’intervention de Max Cavalera sur Abuser Friendly n’a pas vraiment de valeur ajoutée, d’autant que le titre n’est pas spécialement orienté néo thrash ni hardcore.

Si je ne suis habituellement que peu touché par ce genre de death, un peu trop plastique à mon goût, je dois admettre que le travail est ici fort bien fait. Les musiciens sont très compétents et livrent des compos qui le montrent parfaitement. Pas si fâché de leur évolution au final.

Retrouvez cette chronique (et d'autres encore) sur le site "auxportesdumetal.com"


Towards eschaton
Towards eschaton
Prix : EUR 20,75

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Sworn Upon The Styx", 19 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Towards eschaton (CD)
Craven Idol est un groupe anglais fondé en 2005 qui sort ici son tout premier album chez Dark Descent. Ils avaient déjà au compteur deux démos et un EP en 2010, que j’ai personnellement trouvé plutôt inconsistant.

Par contre, ce Towards Eschaton est à placer parmi les meilleures sorties black/thrash de cette année.
D’une agressivité fulgurante car aidé par une production en béton armé, cet album montre un groupe inspiré et déterminé dans sa démarche sincère et très professionnelle.
Il y a du riff qui tue au kilo sur cette galette et l’intensité demeure constante de bout en bout.

L’intro met déjà bien en selle, avec un riff mélodique secondé par des chœurs monastiques du meilleur effet sur un mid tempo qui s’accélère avec l’arrivée du chant rugueux et puissant du frontman, Immolator Of Sadistik Wrath.
Que ce soit sur des compos de deux ou six minutes, l’efficacité prime toujours et il y a suffisamment de thèmes et plans différents pour éviter les longueurs.
Sous ses allures de groupe générique, Craven Idol offre quelque chose d’extrêmement convaincant, à l’image de l’excellent Craven Atonement avec son riff principal à la Angelcorpse, ses solos pertinents et les variations de thèmes et tempos proposés. Un exemple parmi d’autres, ici nombreux.

Craven Idol surprend par sa qualité, et se hisse presque au niveau d’un Theomachia, de son compatriote de Spearhead, qui avait frappé très fort en 2011 dans un style similaire.
Même dans ce genre de black/thrash où l’on pourrait croire que ça tourne en rond, il reste de bonnes choses à découvrir.
Enfin, un mot sur la couverture de Paolo Girardi, cette année très coté (Nocturnal Graves, Cauchemar, Prosanctus Inferi, Inquisition entre autres) : dans son style très personnel et immédiatement identifiable, une œuvre cataclysmique fort bien assortie à la musique, sa version du Triomphe de la Mort.

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Evil prevails
Evil prevails
Prix : EUR 18,30

3.0 étoiles sur 5 "Reborn In Chaos", 13 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Evil prevails (CD)
Issu de la première vague death metal du début des années quatre-vingt-dix, mis en sommeil en 1994 et ressuscité en 2012, Convulse sort cette année sont troisième album après un mini intitulé Inner Evil, tous deux sur le label finlandais Svart Records.
Deux des membres actuels sont issus de la formation originelle, dont le chanteur/vocaliste Rami Jämsä.

Ce produit reste profondément ancré dans le death old school dont le groupe est issu et qu’il a contribué à façonner. Car pour ceux qui l’ignoreraient, les premières formations finlandaises sont quasi contemporaines de leurs homologues suédois d’Entombed, Grave ou Carnage.
Le son est caverneux et brut, les riffs assez simples et relativement percutants.
La musique est bien moins brutale cependant que sur World Without God (1991) et on a un peu perdu de cette ambiance d’outre tombe si caractéristique des grands classiques de l’époque.
Par contre, le groupe a gagné en richesse de composition, et s’autorise quelques passages mélodiques aérant de manière pertinente les morceaux encore autrefois axés sur l’agressivité pure et dure. A ce titre, vous apprécierez certainement l’interlude acoustique sur Unholy War qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, l’intro de God Is Delusion le morceau le plus mélodique et le mieux fichu du disque en ce qui me concerne, la fin magnifique de Days Are Dark.
A signaler également qu’ils ont un batteur très compétent, qui offre pas mal de variations de tempo dans son jeu, simple mais fort bien exécuté, avec une prédominance du fameux d-beat hérité du punk/crust.

J’ai bien aimé le côté très old school de ce disque, qui aurait sûrement été plus percutant s’il était sorti à la place du Reflections de 1994 (une tentative de reconversion pas très réussie). Les amateurs de vieux death et les anciens fans du groupe savoureront tout de même ce retour pas en grande pompe mais sympathique quand même.
Personnellement, j’aurais aimé quelque chose de plus énergique, à l’image du dernier Grave par exemple. La production old school m’a paru être à la fois témoin de la force de caractère du groupe et la limite de l’impact que peut avoir ce disque aujourd’hui.

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com"


aura
aura
Proposé par hachehache
Prix : EUR 19,00

5.0 étoiles sur 5 "Coronal Mass Ejaculation", 13 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : aura (Album vinyle)
Ce petit EP de chez Iron Bonehead est un objet que j’ai tout d’abord négligé, ce à tort je m’en rends compte maintenant.
Il faut dire que ce groupe (un duo en fait) sort un peu de nulle part (de Suisse en fait) et n’a à son actif qu’une démo en plus, malgré ses cinq ans d’existence.
L’EP a été mixé et masterisé par Cameron Sinclair et illustré en couverture par Alexander Brown, tous deux chez Witchrist. Du coup, Okoi Ketzer, un des deux membres de Bölzer, chante aussi chez les Néo-Zélandais depuis cette année.

Mais parlons peu, parlons bien : c’est simple, ce modeste EP est un bijou.
A la fois ancré dans un black/death bien rétro et apportant un brin de fraîcheur dans ce style sclérosé (c’est la son essence, en même temps).
D’une durée confortable de vingt-trois minutes au total, les trois morceaux dévoilent une musique très personnelle aux sonorités assez inédites. Commençant par un black/death bien rampant comme on a l’habitude d’en entendre sur le label allemand, ne tarde pas à apparaître pour seconder les lignes de guitares une nappe de clavier bizarre sonnant comme une section de cuivres et donnant une dimension épique à la musique.
Ceci est accentué par le chant versatile de Ketzer, entre growls profonds et chant scandé comme une prière adressée aux dieux martiaux en pleine bataille.
Les compos sont vraiment bien construites, tout d’abord avec d’excellents riffs (celui qui démarre sur Entranced By The Wolfshook est tout bonnement prodigieux) fort bien exécutés et variés, une section rythmique qui alterne up et mid tempo de manière tout à fait fluide et ce chant puissant déjà évoqué plus haut. L’équilibre entre les instruments est parfait et la production largement à la hauteur.

Le dernier morceau, de dix minutes, est le plus atmosphérique ; néanmoins, il ne mise pas sur des plans hypnotiques et répétitifs comme on pourrait le craindre mais conserve le même équilibre que sur les deux autres morceaux. Il est simplement plus riche et plus ambitieux, et finit en outro ambient tout à fait de circonstance.

Iron Bonehead propose tellement de choses de ce style qu’il est facile de passer à côté sans se douter qu’il s’agit en fait d’un des meilleurs produits de l’année dans ce format en black/death. Fort bien composé et interprété, original et au travail d’élaboration admirable, cet EP dévoile une formation pleine d’avenir et pour laquelle on attend la suite avec beaucoup d’impatience.

Retrouvez cette belle surprise (et d'autres surprises encore) sur le site "auxportesdumetal.com"


...from the Bloodline of Cain
...from the Bloodline of Cain
Prix : EUR 24,86

3.0 étoiles sur 5 "Iron Command", 13 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : ...from the Bloodline of Cain (CD)
Nocturnal Graves est un groupe australien fondé en 2004, qui s’est séparé entre 2010 et 2012. Dans la première partie de leur carrière, on retrouve quelques splits, EP et démos et un album, Satan’s Cross, sorti chez Nuclear War Now! en 2007.

Cet album est leur première sortie depuis leur reformation de 2012.
Pendant ce hiatus de deux ans, les membres du groupe ne sont pas restés inactifs étant donné qu’ils se sont impliqués dans de nombreux autres projets : Denouncement Pyre, Impious Baptism, Hunters Moon, Razor Of Occam, Coffin Lust, projets tous plus ou moins black/thrash/death à l’ancienne.
Ceux qui étaient restés sur Satan’s Cross retrouveront un Nocturnal Graves plus orienté blackened brutal thrash que black/thrash stricto sensu (à vous d’apprécier la subtile nuance), avec une production un peu moins bulldozer.
Il y a du bon riff et du bon solo à la pelle, avec une première série assez marquante sur les Promethean War, Slave Annihilation et The Conqueror’s Flame qui offrent de très bons moments, rapides et d’une précision chirurgicale.

La suite est du même tonneau : violence débridée, intensité homogène et gros riffs parfaitement maîtrisés. J’ai particulièrement apprécié la deuxième moitié d’Iron Command, avec ce riff en trille headbanguesque au possible.
Au final, les Nocturnal Graves restent sur de très bons acquis, ce qui limite un peu leur impact sur la scène black/thrash en général. En effet, il ne faut pas s’attendre à des surprises ici, juste à un groupe bien rôdé et une musique parfaitement exécuté.

…From The Bloodline Of Cain remplit le cahier des charges d’un album de black/thrash de qualité : pas exceptionnel ni particulièrement original, juste très bien fait. Une grosse demi-heure qui passe sans problème.
A vous de voir si ça vous suffit. Personnellement, j’ai légèrement préféré les derniers Denouncement Pyre et Impious Baptism.

Et sinon, ils se sont encore plantés avec la couverture: c'est normalement une illustration du talentueux Paolo Girardi.

Retrouvez la chronique de ce groupe somme toute générique (et d'autres moins génériques) sur le site "auxportesdumetal.com"


Black death horizon
Black death horizon
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Old School Crown, 13 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black death horizon (CD)
Obliteration est un groupe norvégien de Kolbotn, à l’instar de Darkthrone et Aura Noir.
Leur première démo de 2004 et l’EP qui suit en 2005 attirent l’attention de Nocturno Culto (Darkthrone) et de son label Tyrant Syndicate (sub-division de Peaceville) ; c’est donc sur ce label que sort leur premier album Perpetual Decay en 2011. Ce premier jet offrait un death metal très old school, calqué sur les classiques de Morbid Angel, Vader avec quelques touches de l’école Suffocation/Pyrexia et une production assez crado.
Le deuxième album, sorti sur un autre label (Fysisk Format), dévoilait un death doomique et crasseux, très Autopsyien.

Et voici donc le dernier en date, sorti chez Indie Recordings - même label que pour Nekromantheon, groupe de thrash avec lequel ils ont deux membres en commun -, que Fenriz (Darkthrone également) n’a pas hésité à qualifier de « death metal masterpiece » en disant qu’Obliteration était arrivé à réaliser l’ambition de Darkthrone sur Soulside Journey et Goatlord. Rien que ça ! Cette affirmation si catégorique a attisé ma curiosité à l’égard de cette objet à couverture pas très aguicheuse, il faut le reconnaître.
Pour dédramatiser tout ça, je dois dire que je n’ai pas senti l’aura sombre de Soulside Journey, ni le côté cru et « improvisé » de Goatlord.
Black Death Horizon est de toute autre nature, témoignant d’abord d’un travail conséquent de composition et de production (certes crade mais pas minimaliste pour autant) et d’une volonté d’Obliteration de faire la synthèse de ces précédentes réalisations pour en tirer quelque chose de plus personnel.
En effet, on retrouve du doom, du death, du black, du thrash et même du punk sur ce disque, avec cette impression de revenir vingt-cinq ans en arrière, à l’époque où tous ces styles se mélangeaient sans complexe. Pour faire simple, je dirai qu’il s’agit d’un death metal légèrement blackisant avec une emphase particulière sur les plans doom.
On ne va pas faire un titre par titre, mais sachez que chaque morceau est aisément individualisable du reste car à aucun moment le groupe ne fait dans la linéarité ; et c’est une grande force de l’album, dont les morceaux font quand même plus de six minutes en moyenne.
La production est comme je l’ai dit assez « true » mais très équilibré, chaque instrument y trouve sa place : du riffing nerveux de la guitare, au grondement métallique de la basse en passant par le martèlement précis et varié de la batterie et ce chant très versatile mais toujours possédé.

Un disque vraiment evil et old school, l’expérience acquise depuis les deux premiers albums a porté ses fruits. La Norvège n’est pas grande pourvoyeuse de disques death metal marquants, mais en voici un sur lequel il est raisonnable de se pencher. Brillante synthèse de ce qui s’est fait de mieux dans le style : vicieux, malsain et difficilement prévisible.
Il faut à mon avis pas mal d’écoutes pour rentrer vraiment dedans, c’est le prix à payer pour une récompense qui en vaut largement la peine.

Retrouvez la chronique de ce groupe old school (et d'autres old school aussi) sur le site "auxportesdumetal.com"


Cadaver christi
Cadaver christi
Prix : EUR 19,76

3.0 étoiles sur 5 "Divers Of Death", 8 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cadaver christi (CD)
Formation allemande très récente et ayant signé déjà une première démo chez FDA Rekotz, Harm officie dans un death à l’ancienne, influencé en très grande partie par l’école suédoise, avec le d-beat et le son de gratte caractéristiques et cette production sale qui va bien.

Le death rétro de Harm est malheureusement très générique et, outre un propos anti-chrétien manifeste –l’illustration de Juanjo Castellano en couverture est assez explicite dans ce sens - sans grande originalité ni finesse, les compos de l’album sont très linéaires. Il manque ce relief salvateur dans ce genre de sortie ; il n’y a pas de morceaux incontournables, avec lesquels on pourrait immédiatement identifier le groupe et l’album. Comme on sait, pas mal de formations d’un peu partout se sont engouffrées dans cette brèche du retour aux fondements du death ; mais certaines l’ont fait avec plus de brio.

J’ai quand même passé un bon moment avec cet album qui rentre dans la catégorie des sorties de qualité qui ont fait la renommée du label allemand. Le groove des compos est assez délectable et elles transpirent l’authenticité par tous les pores. Peut-être aurais-je aimé quelque chose de plus implacable, à l’image d’un Morbider ou d’un Cryptborn, pas plus novateurs mais tellement plus efficaces.

Vu le genre emprunté, leur potentiel d’évolution me paraît limité. Mais gageons tout de même qu’ils réaliseront quelque chose de plus marquant la prochaine fois.

Retrouvez cette chronique rétro (et d'autres plus rétro encore) sur le site "auxportesdumetal.com"


Kapitulation 2013
Kapitulation 2013
Prix : EUR 14,53

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Abschied, 8 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kapitulation 2013 (CD)
Il est de coutume d’être dur avec les groupes qu’on affectionne le plus, le fameux adage « qui aime bien, châtie bien ». Endstille est de ceux à qui on peut l’appliquer.
La formation allemande de Lars Wachtfels a touché la perfection du bout des doigts avec des albums comme Operation Wintersturm, Dominanz ou Endstilles Reich (mon préféré de leur discographie), albums incontournables dans ce style de black metal guerrier.

Hélas, depuis Verführer, l’inspiration et le génie des premiers albums n’est plus de mise et le groupe propose des albums toujours aussi personnels mais beaucoup moins passionnants qu’auparavant. Il manque ces hymnes qui ont fait leur gloire, des Monotonous (II, III), Jesus Christ, The One I Hate.

Kapitulation 2013 n’est pas l’album qui va faire remonter la pente à Endstille, c’est déplorable mais aussi assez prévisible.
Le riffing unique de Wachtfels est toujours là, c’est rassurant mais pas suffisant.
J’ai trouvé ce disque moins pénible à écouter que le précédent Infektion 1813, qui souffrait par trop de ses longueurs.
Les paroles insistent une fois de plus sur les horreurs de la guerre et des atrocités perpétrées par les Nazis, toujours en prenant soin de se dédouaner vis-à-vis d’une quelconque idéologie extrémiste qu’on pourrait leur allouer (le groupe se dit apolitique).

Malgré plusieurs écoutes attentives, je n’ai pas trouvé de plan ou riff véritablement marquant ou obsédant, un morceau à écouter en boucle. Les titres se suivent et se ressemblent avec une monotonie (c’est le cas de le dire) et une mollesse déconcertantes.
Leur reprise de Sodom est très énergique, mais à mon avis hors sujet sur ce disque.

Dommage pour ce groupe, que je continue d’aimer et de suivre malgré le tout. Le mérite de cet album aura été de m’inciter à me replonger dans leurs anciens méfaits.

Retrouvez cette chronique décevante (mais pas trop d'autres déceptions, en principe) sur le site "auxportesdumetal.com"


Valonielu
Valonielu
Prix : EUR 20,10

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tuerie psychédélique, 4 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Valonielu (CD)
Oranssi Pazuzu est actuellement un des combos black progressif les plus intéressants à mon goût. Les Finlandais proposent depuis leur premier album, Muukalainen Puhuu (2007), leur recette bien à eux mélangeant black metal et sonorités prog, psyché, stoner et shoegaze.
Après deux albums magnifiques que je vous encourage à vous procurer, voici leur dernier en date, Valonielu, illustré en couverture par l’artiste versatile Costin Chioreanu.

De prime abord, ce dernier jet m’a paru plus accessible et plus immédiat que son prédécesseur, Kosmonument, dont les morceaux mettaient du temps à démarrer. Ici, on va droit à l’essentiel avec un riffing plus accrocheur comme en témoigne le premier morceau, très stoner dans l’esprit.
Le travail des claviers est la véritable nouveauté sur cet album et propose des sonorités inédites jusqu’ici chez Oranssi Pazuzu, proches de la trance sur certains morceaux. Entre nappes feutrées et lignes plus criardes, on a droit à un panel large de sons toujours aussi ensorcelants.
L’équilibre et la variété sont plus que jamais de mise, avec la plage purement psyché instrumentale habituelle (ici, Reikä Maisemassa) et le final somptueux qui démarre en douceur pour monter en crescendo au bout de cinq minutes et se lancer dans une spirale shoegaze infernale et interminable sur quinze minutes en tout. Du grand art.
La section rythmique mérite également d’être citée pour sa grande richesse, optant tantôt pour des rythmes rock, en blast ou tribaux.

Les forces de cet album sont sa remarquable concision (six plages pour quarante-six minutes), sa densité mélodique et sa variété. Aucun morceau ne se ressemble, chacun ayant sa propre logique de progression.
Mon préféré de la bande finlandaise à ce jour et une des meilleures sorties en black psyché/prog cette année, à mon avis de très loin.

Retrouvez cette chronique psychédélique (et d'autres encore) sur le site "auxportesdumetal.com"


Condemnation
Condemnation
Prix : EUR 26,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Miseries Upon Imprecation", 30 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Condemnation (CD)
Temple Nightside est un jeune groupe australien composé de deux membres, IV et Basilysk : le premier, Mitchell Keepin de son vrai nom, est impliqué dans de nombreux projets dont Nazxul et ses deux projets solo black metal, Ill Omen et Perdition Oracle ; le deuxième, Yonn McLaughlin, officie également en tant que batteur dans de nombreux groupes.
Temple Nightside a pour le moment sorti un EP, Prophecies of Malevolence, en 2011 et un split avec les Canadiens d’Antediluvian en 2012 sorti sur le label grec Nuclear Winter.
Et c’est sur ce même label que voit le jour leur premier album (distribué par Dark Descent aux Etats-Unis), Condemnation.
La couverture est réalisée par Haasiophis d’Antediluvian, avec toujours ce même graphisme énigmatique, et l’album est produit par Phil Kusabs de Vassafor qui joue aussi un (très bon) solo à la fin de Dagger of Necromantic Decay.

Temple Nightside joue un black/death à première vue calqué sur les groupes précités, comme sur le premier titre Shrine of Summon. C’est en fait le seul titre up tempo de l’album, le reste des morceaux présentant de fortes colorations doom qui rendent la musique encore plus étouffante que sur leurs précédentes réalisations, plus axées black metal. On les rapprocherait même d’un groupe comme Encoffination (Dagger of Necromantic Decay).
La production est parfaitement adaptée à ce style de musique régressive et malsaine : des guitares grésillantes, une batterie légèrement sous mixée avec une grosse caisse sourde, une voix caverneuse légèrement en retrait et surtout beaucoup de réverbération sur l’ensemble.
Les Australiens retranscrivent en ce sens particulièrement bien une ambiance occulte et ritualiste qui séduit au fil des écoutes. Pour ça, les deux plages ambient/noise (les Commune, comme sur l’EP) et les interludes intercalés çà et là y participent largement. Le manque de technique et la linéarité des riffs en trémolo permanent n'ont donc rien de rédhibitoire pour apprécier l’art noir de Temple Nightside. A ce titre, le final agonisant Miasma en est l’exemple édifiant.

Si l’identité du groupe ne saute pas forcément aux yeux, les musiciens réussissent néanmoins à captiver leur auditoire sur les quarante-quatre minutes de leur propos de par la force des ambiances créées ; ce qui en soit est déjà un petit exploit. Un groupe à suivre.

Retrouvez la vraie couverture de cet album (et pas celle-ci qui est erronée et moche de surcroît) sur le site "auxportesdumetal.com"


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