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Contenu rédigé par Koyolite Tseila
Classement des meilleurs critiques: 1.323
Votes utiles : 110
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Commentaires écrits par Koyolite Tseila
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Une saga foisonnante et divertissante, 7 février 2012
Les Humains et les Ildirans sont ressortis vainqueurs de la guerre contre les Hydrogues, mais leurs pertes sont lourdes. Et malheureusement pour eux, aucun répit ne leur est accordé. Les robots klikiss, menés par Sirix, ont juré d'exterminer les Humains jusqu'au dernier, en commençant par les planètes peuplées par d'innocents colons. Lors de l'un de ces raids au moyen de sa petite flotte, Sirix va cependant avoir la mauvaise surprise de tomber nez-à-nez avec les Klikiss, leurs créateurs, contre lesquels les robots noirs s'étaient retournés jadis. Ils pensaient les avoir tous anéantis, mais les robots s'étaient trompés. Non seulement leurs créateurs sont de retour, mais en plus, ils ont la ferme intention de détruire les machines et de reprendre les mondes qui leur appartenaient. Ces derniers étant à présent occupés par les colonies humaines, c'est tout simplement l'horreur qui attend ces pauvres gens. Les Klikiss vont les parquer comme du bétail dans des enceintes, en attendant le moment propice pour les' assimiler ! Du côté de l'empire ildiran, ça va également très mal. Rusa'h, ex-dissident ildiran, est devenu l'incarné des Faeros, créatures de feu. En fusionnant avec celles-ci, il a une arme redoutable pour se venger de l'empire qui l'a rejeté. C'est en sévissant au sein du thisme, en brûlant les liens qui forment ce réseau qui unit les âmes des Ildirans les unes aux autres, que l'incarné des Faeros va les décimer. Mais pire que cela, Rusa'h a également trouvé le moyen de s'introduire au cœur du télien pour s'attaquer directement à la forêt monde... En résumé, les vies de milliers d'Humains et d'Ildirans ne tiennent plus qu'à un fil, tandis que les entités ancestrales (Verdanis, Faeros, Wentals) s'affrontent et se détruisent avec hargne. Et à l'écart de toute cette pagaille, il y a les terribles et à priori invincibles Klikiss qui se reconstruisent et reprennent des forces de jours en jours. Vous l'aurez donc compris, l'ambiance est sombre et rien ne va plus dans le Bras spiral de notre galaxie' Au début de chaque tome, on pourra apprécier que l'auteur, Kevin J. Anderson, fasse le point sur l'histoire. Comme il faut à chaque fois attendre une année pour la sortie de chaque livre, cet avant-propos est plutôt le bienvenu et permet de se replonger rapidement dans le bain. De même que le lexique en fin d'ouvrage se révèle fort utile tout au long de la lecture. Avec ce space opera qui s'étend sur 7 tomes, Kevin J. Anderson s'est lancé dans une saga ambitieuse, riche en univers et en personnages, dont certains sont fort bien développés (surtout Basil, Peter et Jora'h). Alors que l'on pourrait penser que l'auteur a atteint les sommets de l'imaginable, il ne cesse de surprendre en ajoutant continuellement de nouveaux éléments. Son imagination est sans limite, parfois même un peu trop tirée par les cheveux, ce qui pourrait donner la dérangeante impression qu'il est payé pour écrire au kilomètre. Son style d'écriture est simple et fluide, même si quelques répliques sont totalement superflues (exemple p. 319 : « Ouah ! fut le seul mot qu'il parvint à articuler »). Des chapitres courts permettent une narration rythmée. Chaque chapitre porte le nom d'un personnage de la saga, et c'est au travers du regard du personnage dont il est question dans le chapitre que l'on vit l'histoire. Cela offre donc des points de vue différents sur les événements. C'est intéressant et fort bien pensé. Dans ce sixième tome, il y a vraiment beaucoup d'intervenants, ce qui fait que les chapitres sont archi courts (146 chapitres, d'une moyenne de 3 pages chacun). Ici c'est presque un désavantage, car le rythme s'en retrouve trop haché. Comme « La Saga des sept Soleils » touche bientôt à sa fin, c'est aussi pour Kevin J. Anderson le moment de mettre un peu d'ordre, chose qu'il fait en supprimant assez rapidement une foultitude de personnages. Ainsi, au fur et à mesure du livre, les chapitres ne sont pas plus longs, mais au moins, il y a moins de protagonistes, ce qui permet une narration moins saccadée. Cette œuvre, dans son ensemble, est fortement influencée par d'autres œuvres de science-fiction (Star Wars, Dune, Stargate, Galactica, Hypérion'). L'auteur arrive cependant à mixer le tout pour en faire une histoire de son propre crû, et ma foi, il faut le dire, le résultat est réussi. C'est n'est pas un chef-d'œuvre, mais on peut dire de « La Saga des sept Soleils » qu'elle présente l'avantage d'être foisonnante et divertissante à souhait. C'est une lecture qui me convient bien et je suis très curieuse de voir comment tout cela va se terminer dans le dernier tome, même si, pour l'heure, je n'en vois pas vraiment la solution. En tout cas une chose est sûre, ça va mal finir, très mal'
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
De cette lecture, on peut en ressortir que plus enrichi !, 5 février 2012
« C'est bien souvent à travers la trame du passé que l'on déchiffre les arcanes du présent. » Estonie, été 1338. Le jeune chevalier Lanz von Malberg n'aspire qu'à une seule chose : intégrer les rangs de l'Ordre Teutonique. Convaincu qu'ici est sa voie, il est prêt à renoncer à tout pour ce faire. Mais la vie réserve parfois bien des surprises et est truffée d'inattendus. Ainsi, son rêve le plus cher partira en fumée lorsqu'il fera la connaissance de la belle et mystérieuse Yrmeline... Ce roman est un chef d'œuvre qui mêle harmonieusement épopée médiévale, amour, histoire, science-fiction et fantastique. Son scénario exceptionnellement riche est original, et très bien écrit. L'auteure, Bleuette Diot, l'a rédigé entièrement dans le style de langage de l'époque à laquelle il se déroule. Ceci confère un charme exceptionnel à cette histoire et ne rend que plus crédible le récit. Mais d'un autre côté, il faut aussi dire que cette prose lyrique peut demander aux lecteurs un certain lapse de temps pour s'y adapter. La trame fait référence à des faits historiques, auxquels l'auteure ajoute sa note personnelle en imaginant une histoire passionnante. Il est à noter que cet ouvrage est fort bien documenté : on trouve en fin de livre un lexique très utile, qui permet non seulement de comprendre des mots de ce vocabulaire médiéval, mais qui, également, offre la possibilité au lecteur de s'instruire pour mieux connaître les références culturelles dont il est question dans cet ouvrage. J'apprécie le fait que ces notes soient placées en fin de livre, car ainsi, les pages de lecture ne s'en retrouvent pas alourdies. Bleuette Diot est passionnée d'histoire et a réalisé un travail de titan pour étoffer son premier roman. Le résultat est impressionnant. Il est intéressant de remarquer que tout au long de ce tableau médiéval, l'auteure profite - au travers de personnages - de développer et de nous livrer son point de vue personnel - fort bien argumenté d'ailleurs ! - sur le « mystère » de nos origines. Ses hypothèses sont troublantes, déconcertantes. Je me suis donc documentée à mon tour afin de mieux pouvoir appréhender les faits historiques présentés, et je me suis amusée à essayer de deviner à partir de quel moment l'auteure y intègre une part de fiction' Difficile à déterminer, tant ces insertions sont subtiles et se prêtent bien au contexte ! Dans ce roman, on peut se régaler de descriptions somptueuses. Je pense notamment au passage qui décrit la forêt dense aux arbres gigantesques au cœur de laquelle Yrmeline et Lanz vont se rencontrer. On s'y croirait ! Pour ma part, c'est d'ailleurs à partir de ce moment-là que je me suis vraiment immergée dans le récit pour ne plus pouvoir en ressortir, tant il est captivant. La partie qui précède - quoiqu'un peu longue - est très bien aussi, mais elle n'atteint jamais une telle intensité que par la suite. En effet, c'est plutôt une mise en place des événements à venir' Et croyez-moi, ils sont de taille ! Au sujet des personnages principaux, je dois dire que j'ai été surprise par leur profondeur de caractère. On s'y attache très vite. Quels que soient leurs intentions ou leurs buts, ils sont tous très bien développés et imprégnés d'une part de mystère. Yrmeline, l'héroïne de cette saga, est une femme à la fois forte et douce, courageuse et fragile. Ses origines lui confèrent un statut - presque - unique, qui s'avèrent être un fardeau, dont cependant elle est prête à en assumer le poids, au prix de douloureux sacrifices. Je pense qu'elle nous réserve encore bien des surprises, car ses dons sont puissants. Son ami Lanz von Malberg est généreux, téméraire et passionné. Pour elle, il renoncera à tout, ses convictions les plus profondes y comprises. Ces deux protagonistes me rappellent fortement Tristan et Iseut (j'aime ce conte d'amour et de mort !), un couple dont l'histoire d'amour, bien que passionnée au-delà de tout, semble impossible. Konwoïon, le mentor d'Yrmeline, est un vieux sage qui dégage une aura de bienveillance autour de lui. Toujours de bon conseil, son rôle est cependant flou. En effet, il détient un secret vieux de plusieurs millénaires, qu'il rechigne à partager, même avec ses proches. De ce fait, on a parfois l'impression de lui qu'il tire les ficelles de ses marionnettes de sorte à les faire évoluer selon ses plans dans un grand théâtre dont toutes ignorent les desseins. Quant au Bellator Rex, quel antagoniste ! Ce n'est pas le grand méchant banal de bien des histoires. Oh non, cet ennemi est l'incarnation du Diable en personne ! Il séduit, pour mieux piéger. Sa beauté n'a d'égal que sa cruauté. Il peut se montrer aussi délicat que brutal. Il agit avec intelligence et subtilité, pour évincer ou exterminer ses adversaires sans pitié. Calculateur et manipulateur, il sait utiliser des arguments de taille pour soumettre à sa cause ceux qu'il désire avoir à ses côtés. Le Bellator Rex est de loin le personnage le plus fascinant de ce récit. Piotr, lui, est une victime plus qu'un bourreau. Je crois que ce pauvre bougre n'est pas vraiment méchant, mais il est un pion qui a été manipulé par le Bellator Rex. Ses aspirations les plus intimes l'ont conduit à l'aveuglement, et lorsqu'il a réalisé que le chemin sur lequel il s'était engagé n'avait plus rien à voir avec ses buts, il était déjà trop tard pour faire marche arrière' En conclusion, je dirais qu'« Yrmeline et le Chant des Pierres » est une histoire captivante dont le suspens va en crescendo. Les dernières pages sont d'une intensité presque insoutenable, à donner le vertige ! Je ne peux que vous recommander cet ouvrage, car de cette lecture, on peut en ressortir que plus enrichi !
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Solaris
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| DVD ~ George Clooney |
| Proposé par plusdecinema |
| Prix : EUR 8,90 |
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3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Un excellent somnifère, mais un mauvais film de SF, 5 février 2012
Je n'ai pas du tout aimé ce film. Ces "évènements surnaturels" au coeur de l'espace me dérangent (trop bizarres), de même que le côté "aspect psychologique" de la chose m'est trop lourd. Le film est ennuyant au possible et, au final, c'est plus un film d'amour que de SF. Dites à James Cameron qu'on n'est plus à bord du Titanic, bon sang ! Il m'aurait été plus réaliste de voir George Clooney se préparer une tasse de Nespresso à bord de la station, plutôt que de le suivre dans ses hallucinations aux allures de rédemption. En résumé : un excellent somnifère, mais un mauvais film de SF.
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Une histoire très romancée de la légende de Tristan et Iseut, 5 février 2012
Il s'agit de l'histoire très romancée de la légende de Tristan et Iseut. C'est un beau film d'amour et d'aventure, avec de magnifiques décors et de belles batailles. Personnellement, même si le film m'a beaucoup plu, je pense qu'il faut vraiment être intéressé par l'Irlande et les Cornouailles, ainsi que par la fameuse légende, pour bien l'apprécier. Sans quoi, il pourrait paraître un peu long.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Un film idéal pour se changer les idées, 5 février 2012
George (James Purefoy), preux chevalier de retour des croisades, s'apprête à mener une existence paisible bien méritée. Mais voilà qu'une princesse disparaît et qu'il lui faut la retrouver ! Se faisant, il nouera d'amitié avec Garth (Patrick Swayze), qui n'est autre que le futur époux de la princesse. Et lorsque George la retrouvera, il sera loin d'être au bout de ses surprises. En effet, la jeune femme s'est mis martèle en tête de protéger un œuf de' dragon ! Entre les caprices de mademoiselle, les mercenaires qui les poursuivent, le prétendant jaloux et un œuf de dragon à trimbaler, George se retrouve bien malgré lui emporté dans une aventure qui est très loin de la vie tranquille qu'il s'était imaginée pour sa retraite. Ce film est un divertissement total, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Il est plein d'humour et d'action, et absolument pas sérieux. J'ai le sentiment que les acteurs se sont bien marrés en jouant leur rôle et que cette bonne humeur se transmet au téléspectateur, au point qu'on en oublie que d'histoire, il n'y en a pas vraiment. Tout est prévisible, et on se doute bien de l'issue finale. Malgré cela, j'ai quand même passé un bon moment derrière ma TV, et j'ai bien rigolé. C'est le genre de film idéal pour se changer les idées sans se prendre la tête.
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2.0 étoiles sur 5
Sans Peggy le film serait plat !, 5 février 2012
Gonzo se sent très seul lorsqu'il constate que tous ses amis ont des semblables, alors que lui il est l'unique être de sa race. Cette solitude lui pèse affreusement sur le moral, au point d'en faire des cauchemars. Alors qu'un matin il mange un bol de céréales, celles qui sont tombées sur la table à côté de son assiette s'animent soudainement et lui délivre un message : « regarde le ciel ». Gonzo est certain que ce message lui est destiné personnellement et qu'il provient des siens. C'est donc muni d'une longue vue qu'il se met en quête de scruter les cieux dans l'espoir de voir arriver les siens. Gonzo va même jusqu'à laisser un message à leur intention, visible depuis l'espace. Il va tondre le gazon et écrire : « je suis là ». Comme en parallèle des signaux extraterrestres sont captés un peu partout dans le monde, le message de Gonzo ne pas inaperçu auprès des scientifiques, dont un particulièrement méchant. Ce ne sont pas les extraterrestres qui enlèveront Gonzo, mais le vilain scientifique aux allures de Lex Luthor. Ce sont donc tous les amis de notre infortuné héros qui vont se mettre à la tâche pour le libérer de cet infâme complexe où il est retenu contre son gré. J'aime beaucoup les Muppets, donc je me réjouissais de voir ce film, surtout qu'ici il était visiblement question d'espace et de science-fiction. Alors en effet, on trouve quelques allusions marrantes à des œuvres de SF. Mais il faut savoir que contrairement à ce que le titre laisse penser « Les Muppets dans l'Espace », dans cette histoire, les Muppets ne vont pas du tout dans l'espace. L'action se déroule sur notre bonne vieille Terre. Le film n'est pas mauvais, mais il ne casse pas la baraque non plus. Il est un peu trop sérieux à mon goût, voire même triste par moment, et il manque passablement d'humour. Je suis un peu déçue, parce que ce n'est pas vraiment ce que j'attendais d'un film avec les Muppets. Si on compare avec « L'Ile au Trésor des Muppets » par exemple, c'était beaucoup plus rigolo et léger. Ici il manque l'esprit « Muppet Show » et c'est dommage. La seule personne dont j'ai apprécié les interventions, c'est Peggy, car sans elle, le film serait plutôt plat.
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Killing Sharks
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| DVD ~ Leighanne Littrell |
| Proposé par [mediapromo] |
| Prix : EUR 8,30 |
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Un bon divertissement, 5 février 2012
Bien que le synopsis semble assez médiocre, le film n'était pas trop mal, si on aime le genre, bien sûr. Il mélange les genres « fantastique » et « horreur ». Les cinq premières minutes sont un peu bizarres et je me suis prise à fortement espérer que ça allait s'améliorer. Heureusement, ce fut le cas. Bien vite, j'ai été prise par l'action de ce film, qui n'est pas sans rappeler Abysse ou encore Sphère par certains aspects. Ici pas d'hémoglobine à gogo, ni de boucherie (ouf !). La peur est plutôt psychologique. Il en ressort un mélange d'émerveillement, de respect et de crainte face aux créatures préhistoriques émergeant de cette partie oubliée et cachée de l'océan... Un océan parallèle, imaginez un peu ! En conclusion, je dirais ceci : des acteurs médiocres et des personnages stéréotypés, mais finalement, c'est quand même un bon divertissement avec une fin qui laisse songeur...
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Aspect désuet au charme extraordinaire !, 5 février 2012
Après avoir donné une interview à des journalistes, curieux de la nature des projets sur lesquels il travaille, le professeur Charles Meacham quitte Washington D.C. à bord d'un petit avion pour se rendre loin de la ville, dans un laboratoire secret dans lequel il mène des expériences sur les propriétés de l'atome. Alors qu'il s'apprête aux manœuvres d'atterrissage, soudain, les commandes de son avion ne répondent plus. Il est sur le point de s'écraser quand alors il se produit un phénomène mystérieux : son appareil est englobé par une étrange lumière verte et se pose tout en douceur sur l'aérodrome. Le même jour, alors qu'il est dans son laboratoire et procède à une expérience, Charles Meacham s'aperçoit qu'en lieu et place de ce qu'il avait commandé, il a reçu d'étranges condensateurs miniaturisés' Il les teste et découvre avec stupeur ' et grand intérêt ! - leur puissance. Lorsque Charles Meacham s'enquiert auprès de son collègue de la provenance de ces petits objets, ce dernier déclare l'ignorer. Il a commandé la marchandise auprès de la société où ils se fournissent habituellement, mais visiblement, leur commande a été interceptée par quelqu'un d'autre qui lui a fourni ces condensateurs. La curiosité de Charles Meacham est piquée à vif. Mais il n'est pas au bout de ses surprises' Un colis lui est délivré contenant un guide de montage d'un curieux appareil. Poussé par la curiosité et une intarissable soif de connaissances, Charles Meacham commande les pièces nécessaires à sa fabrication. Une fois monté, l'extraordinaire artefact s'avère être un appareil de vidéotransmission très sophistiqué, appelé « Interociter ». Sur son écran de forme triangulaire apparaît un étrange personnage, un savant du nom d'Exeter. Ce dernier fait une brève ' mais convaincante - démonstration à Charles Meacham des technologies qu'il détient et l'invite à travailler pour lui' Une offre à laquelle le professeur Meacham ne peut résister ! *** attention spoilers *** La première partie du film se déroule sur Terre. Charles Meacham va travailler en compagnie d'autres savants ' dont la belle Ruth Adams ' dans l'étrange complexe d'Exeter. Mais très vite, Charles et Ruth vont tenter de fuir lorsqu'ils réaliseront que non seulement ils sont prisonniers, mais qu'en plus, Exeter est un extraterrestre aux intentions douteuses. Ils sont déjà loin lorsque le centre de recherche est pulvérisé et leurs collègues, assassinés' Mais Exeter les retrouve et les enlève à bord de sa soucoupe volante, pour les ramener avec lui sur Metaluna. Dans la seconde partie du film, le cadre change totalement. L'action se déroule à bord du vaisseau extraterrestre et sur Metaluna. *** fin des spoilers *** Ce film réalisé par Joseph N. Newman est une œuvre culte qui a marqué à tout jamais la SF des années 50. Loin des thèmes manichéens et maccarthistes de l'époque, le scénario du film est presque à caractère philosophique. Le ton est pessimiste. Il nous montre la lente agonie de la planète Metaluna (présentée comme un être vivant qui se meurt), ainsi que la fin dramatique de ses habitants, victimes de leur trop grande suffisance, une arrogance qui a ouvert les hostilités avec leurs voisins belliqueux. Si dans la première moitié du film, les deux terriens sont clairement les héros et Exeter le cruel méchant, la situation change par la suite. Tandis que dans la seconde moitié du film les deux terriens n'ont plus que des rôles de témoins, le personnage d'Exeter, lui, évolue de manière subtile et intéressante. C'est un être paradoxal, au profil psychologique complexe. Le scénario est intelligemment construit, parce qu'à aucun moment il est question d'imposer un point de vue. Le film est neutre. Le choix est laissé au téléspectateur de se forger sa propre idée sur la situation et les agissements d'Exeter et de son peuple. Si dans les années 50 les effets spéciaux de ce film étaient de bonne qualité, il faut savoir qu'aujourd'hui, ça tient plus du bricolage que de la réussite visuelle. Et comme c'était la mode à l'époque, le film a son monstre, un monstre aux allures plus ridicules que méchantes. Pour la petite anecdote, il faut savoir que son crâne a été moulé sur' le buste aux formes généreuses d'une actrice de l'époque ! Il est aussi à noter que le film est en couleurs et que les décors sont beaux et soignés, et qu'ils ont été une référence pour bien des films sortis plus tard. En conclusion, j'ai beaucoup aimé ce film. Son aspect quelque peu désuet lui confère un charme extraordinaire. Mais ce qui m'a le plus frappée, c'est la qualité de son scénario. Je pense que tout fan de SF devrait l'avoir vu, car c'est une œuvre qui en a inspirée bien d'autres. J'espère donc que vous aurez tout autant de plaisir à le visionner que moi j'en ai eu.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Une BD qui a toute sa place dans la collection d'un fan de SF, 5 février 2012
Je n'ai pas été déçue par cette lecture, mais je n'en ai pas non plus perdu mon latin. Cette histoire est une uchronie. L'intrigue tourne autour du personnage de John Dashwood, et le mystère du financement de ses projets sert clairement de fil conducteur au récit, ce qui relègue un peu au second plan la conquête spatiale, sur laquelle - je trouve - on passe un peu vite. Même s'il est bien construit, le scénario aurait pu être un peu plus creusé. Arrivé à la fin de la BD, il faut absolument la relire à nouveau pour en découvrir toutes ses subtilités. Les dessins de Chris Weston sont superbes et les couleurs de Laura Martin, sublimes. Chaque image mérite qu'on s'y attarde pour y observer les détails. Sinon, l'introduction par Mark Millar n'est vraiment pas nécessaire, car elle n'apporte rien à la BD. Comme il n'avait visiblement pas envie de se coller à cette tâche, à la rigueur, il aurait pu s'en passer. Je trouve son « humour » limite douteux. Par contre, en fin de BD, on trouve quelques pages écrites par l'auteur Warren Ellis qui sont fort intéressantes. Il nous explique comment l'idée du scénario de Royal Space Force lui est venue à l'esprit et nous en dévoile les coulisses. En conclusion, c'est une BD qui a toute sa place dans la collection d'un fan de SF.
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Un avis mitigé, malgré une explosion d'originalité, 5 février 2012
Au départ, dans un prologue de 5 pages, l'ouverture d'un ficher d'archives datées du 19 mars 2126 relatant une brutale invasion extraterrestre dans notre système solaire. Au-travers de ces documents, on apprend que trois vaisseaux coloniaux interstellaires, équipés de moteurs transluminiques et programmés par des intelligences artificielles (I.A.), sont lancés dans ' je cite ' « l'étrange sous-réalité de l'hyperespace » (qu'est-ce donc que cela?). A leur bord, une partie de l'humanité échappant à l'ennemi, en route pour coloniser d'autres mondes ; une sorte d'Arche de Noé. Fin du fichier. L'histoire démarre 150 ans plus tard sur la planète Darien. Que s'est-il passé entre le départ des colons et les événements actuels ? On ne le saura jamais vraiment en détail ' même si on s'en doute un peu -, car là n'est point le sujet de cet ouvrage. A présent, le monde de Darien est le nouveau foyer des colons humains du vaisseau Hypérion. Cet endroit, ils le partagent avec les Uvovos, des indigènes pacifiques, au mode de vie régit par leurs croyances. Tout le monde mène une vie bien paisible jusqu'au jour où un vaisseau en provenance de la Terre annonce son arrivée au gouvernement de Darien. La réaction des colons est mitigée : ils sont contents de voir d'autres êtres humains, mais en même temps ils ne comprennent pas pourquoi la Terre a mis plus de 150 ans avant de les recontacter. A bord de l'appareil, il y a des humains équipés d'I.A. sous forme d'implants. Mais il y aussi des membres de l'Hégémonie, la nouvelle alliée des Terriens, avec son représentant de la race des Sendrukas : Kuros. Les colons de Darien (et les lecteurs aussi) comprendront bien plus rapidement que les Terriens que l'Hégémonie n'est pas vraiment aussi bienveillante que ce qu'elle veut bien laisser croire, et que Kuros a de sombres desseins pour l'humanité' « Le Feu de l'Humanité » est la première incursion de Michael Cobley dans le domaine du space opera, avec ses qualités et ses défauts. L'inventivité de l'auteur est sans limite. En effet, Michael Cobley maîtrise parfaitement les multiples personnages et niveaux d'univers qu'il a créés. Si lui sait de quoi il parle, il semble par contre avoir oublié que le lecteur, lui, n'a pas les mêmes bases lorsqu'il s'attaque à cette histoire. Le sentiment est un peu le même que si l'on attrapait au passage un train lancé à pleine vitesse : il faut s'accrocher. Dans les univers imaginés par Michael Cobley, le décor et les personnages sont posés d'office, alors que le lecteur souhaiterait peut-être savoir pourquoi il en est ainsi' Quand l'auteur vous donne une explication, c'est une seule et unique fois. Après quoi, comme le train, il poursuit sur sa lancée et ne revient pas en arrière. De plus, il place à profusion de nouveaux personnages, races extraterrestres, concepts, structures politiques et militaires, mouvements dissidents et idéalistes, hiérarchies, guerres actuelles et passées, ' Les mots inconnus foisonnent de toute part. J'aime beaucoup cela, que de richesse ! Mais avec autant d'informations, il aurait été agréable de pouvoir consulter un lexique en fin d'ouvrage avec toutes ces références et une courte description pour rappel. Je préconiserais donc de prendre des notes au cours de la lecture, sans quoi les 150 premières pages pourraient paraître laborieuses, ou du moins, jusqu'à ce que les divers termes-idées-concepts soient bien assimilés. Michael Cobley a structuré son roman selon ce que j'appelle « la méthode Kevin J. Anderson » pour La Saga des sept Soleils. En effet, chaque chapitre porte le nom d'un personnage, que l'on retrouve régulièrement. Tout au long de l'histoire, on suit les aventures de chacun d'eux, et petit à petit, les multiples trames se recoupent pour ne former plus qu'une. Mais, tandis que Kevin J. Anderson présente des chapitres très courts et rythmés, ceux de Michael Cobley sont longs. De ce fait, il est parfois difficile de ne pas perdre de vue le fil conducteur de l'histoire. Par contre, cet auteur n'écrit pas au kilomètre et ne livre pas de passages superflus. Tout est bien calculé et réfléchi. La rédaction est concise (malgré la longueur des chapitres), et son écriture, soignée. Il est talentueux, sait de quoi il parle, et va droit au but. Ce qui manque peut-être, c'est un peu de dynamisme dans son écriture : d'abord pour tenir le lecteur en haleine, et ensuite pour faire en sorte que certains évènements soient un peu moins prévisibles. En conclusion, mon avis sur cet ouvrage est un peu mitigé, parce qu'en raisons des points mentionnés ci-dessus, je n'ai pas tiré de cette lecture tout le plaisir que j'en attendais. J'ai également plusieurs questions qui restent sans réponse. Malgré ceci, je m'incline devant cette éclatante explosion d'originalité. Respect. De plus, ma curiosité a été fortement réveillée dans le dernier tiers du livre où il est question de divers niveaux de l'hyperespace. Je me demande donc ce que réserve le tome suivant. Mais je dois dire aussi que si l'auteur ne fait pas un petit résumé des éléments de ce premier tome, il va être difficile de reprendre cette lecture, surtout si plusieurs mois s'écoulent avant la parution du tome 2. Au final, donc : une lecture laborieuse, mais intéressante.
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