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Contenu rédigé par Koyolite Tseila
Classement des meilleurs critiques: 3.427
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Koyolite Tseila

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BIENVENUE SUR DELICIOSA
BIENVENUE SUR DELICIOSA
Prix : EUR 1,48

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une histoire originale et intrigante, 16 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : BIENVENUE SUR DELICIOSA (Format Kindle)
Bienvenue sur Déliciosa ! Son complexe « Paradise Resort » offre à ses joyeux résidents toutes sortes de délices ! John, Eva, Tom et Lilia font partie des « bien chanceux » qui ont réussi chacun à se procurer (ou à se faire offrir) un des rares billets disponibles – et hors prix - pour un voyage vers la planète Déliciosa, un aller simple, pour un séjour inoubliable, placé sous le signe de la détente. Mais ils s’apercevront rapidement que chez leurs hôtes, l’image de la beauté et du bonheur est une obsession qui se cultive par la goinfrerie… transformant ainsi leur rêve de farniente en une astreignante corvée de bouffe.

Que cache en réalité ce centre de vacances derrière ses aspects paradisiaques ? Pourquoi les touristes y sont-ils gavés et engraissés comme des oies ? Pourquoi les résidents sont-ils observés jour et nuit par des caméras de surveillance ? Pourquoi n’est-il pas possible de sortir du complexe ?

L’auteur Bernard Viallet emmène son lecteur au cœur d’une histoire pour le moins intrigante et très bien construite, tout en maintenant un suspense continu du début à la fin. Tout en suivant le parcours de John, Eva, Tom et Lilia, on ne pourra manquer de s’interroger sur leur sort, et de compatir aux épreuves qu’ils affronteront sur Déliciosa, mais aussi de rire des situations plutôt cocasses et peu ordinaires dans lesquelles ils se trouveront parfois. On appréciera aussi de les voir se rebeller contre un système que trop tyrannique et arbitraire.

La plume de Bernard Viallet est fluide et voluptueuse. Son style est simple, mais efficace, car il va droit au but sans se perdre dans des descriptions ou explications superflues. Dès les premières pages, on est dans le bain. Bernard Viallet dit ce qu’il a à dire, et le fait même avec humour et ironie. J’aime bien ça. De plus, ce récit original porte une réflexion intéressante sur la place de l’être humain au sein du système. Les noms choisis pour les personnages ou les lieux peuvent faire sourire le lecteur, mais pour ma part, j’en ai apprécié leur double-sens, ainsi que les clins d’œil à d’autres références.

Malgré ses nombreuses qualités, ce livre n’est pas parfait : il subsiste encore quelques fautes d’orthographe. Et à mon goût, il y a un peu trop d’anglicismes, ce qui m’a parfois fait grincer des dents. Du point de vue de la narration, le seul petit reproche que j’aurais à faire, concerne la présentation des quatre personnages principaux. Au lieu d’avoir à lire en bloc le curriculum vitae de chacun, j’aurais préféré découvrir leur vécu au gré de l’histoire, pas à pas.

En conclusion, j’ai bien apprécié cette lecture, très exotique, originale et pour le moins intrigante. De bout en bout, je n’ai cessé de m’interroger sur le rôle de Déliciosa, allant jusqu’à échafauder toutes sortes de théories. Le dénouement n’est pas celui auquel j’avais pensé, mais il m’a beaucoup plu ! « Bienvenue sur Déliciosa » est un ouvrage que je recommande chaudement aux amateurs du genre « science-fiction ».


Trilogie des Tripodes, tome 1 : Les Montagnes blanches
Trilogie des Tripodes, tome 1 : Les Montagnes blanches
par John Christopher
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un ouvrage de qualité, 9 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trilogie des Tripodes, tome 1 : Les Montagnes blanches (Poche)
Cette histoire se déroule dans un monde médiéval post-apocalyptique. Depuis des centaines d'années, les Tripodes, gigantesques machines de métal à trois « pattes », ont asservi les Humains, de sorte que ces derniers ne se souviennent pas - ou plutôt ne se posent pas la question de savoir - qui ils étaient auparavant et comment vivaient leurs ancêtres. La tradition veut que les enfants qui ont atteint l'âge de 15 ans soient présenté (soumis) à la Cérémonie : un Tripode les enlève en son sein, leur greffe une résille sur le crâne et les relâche. L'opération est sans douleur et le « candidat » ne garde aucun souvenir de son passage au cœur du Tripode. Tous les adultes étant déjà Coiffés d'une résille (moyen de contrôle des pensées), pour eux cette procédure est normale. C'est même un honneur pour les jeunes que de pouvoir enfin être Coiffés.

Mais il arrive que parfois la Cérémonie échoue. Pour on ne sait quelle raison, certaines personnes deviennent complètement folles après avoir subi cette intervention. Leur cerveau étant irrémédiablement abîmé, ces gens sont condamnés à errer de villages en villages, enfermés dans leur folie. On les appelle : les Vagabonds.

Will Parker est un garçon de 14 ans, dont le cousin Jack, d'un an son aîné, vient d'être Coiffé. Mais voilà, Will se rend compte que depuis la Cérémonie, son cousin n'est plus le même' Il est froid, distant, et semble avoir perdu de sa jovialité. Cette constatation rend Will triste et l'amène à se poser des questions au sujet du bien fondé de ladite Cérémonie, surtout que pour lui l'heure est proche. Il commence à avoir des doutes'

C'est alors que le jeune Will va faire la connaissance d'un curieux Vagabond, qui en réalité, n'en est pas un. Cet homme s'appelle Ozymandias et porte une fausse résille ! Il va alors révéler à Will qu'il existe des rebelles cachés très loin d'ici dans les Montagnes Blanches, des gens qui ont fui la domination des Tripodes. Il va également expliquer au garçon comment ces monstrueuses machines, il y a des centaines d'années de cela, ont détruit de grandes cités modernes, tués des millions des gens et réduit les êtres humains à l'esclavage.

Dès lors, il n'en faudra pas plus à Will pour le convaincre de fuir et d'entreprendre un long périple par-delà la mer en direction des Montagnes Blanches où vivent les hommes libres'

Le premier livre de la trilogie « Les Tripodes » - Les Montagnes Blanches - fut écrit en 1967 par l'auteur John Christopher (Sam Youd de son vrai nom). En 1966, on lui demande d'écrire des livres pour la jeunesse, et deux ans plus tard, il termine cette trilogie de science-fiction. Celle-ci connaîtra un franc succès, et les deux premiers tomes seront même adaptés en série télévisée dans les années 80 : The Tripods (Les Tripodes). Les Tripodes de John Christopher sont naturellement inspirés de ceux de « La Guerre des Mondes » de H.G. Wells.

Le style de John Christopher est simple, c'est très bien écrit, et il n'y a pas de temps mort ou de descriptions pompeuses. Je pense que c'est un ouvrage de qualité, que l'on peut recommander à de jeunes lecteurs, pour leur faire découvrir la littérature de science-fiction, ainsi que le plaisir de lire sans que cet exercice soit rébarbatif.

Pour ma part, j'ai adoré suivre les aventures de Will et de ses amis Henry et Beanpole, dans leur quête pour trouver les Montagnes Blanches. J'ai aimé voyager dans ce monde post-apocalyptique pour y découvrir les vestiges de notre passé. Et je suis fortement impressionnée par les Tripodes : ils sont juste' terrifiants ! Pour l'heure, il est impossible de dire s'il s'agit de moyen de locomotion ou de machines intelligentes, ni de déterminer leur origine. De même, on ignore pourquoi ces engins ne peuvent pas s'aventurer dans les Montagnes Blanches. Le mystère qui les entoure est total. J'ai donc hâte de lire la suite, en espérant y trouver des réponses.


Imprésario du Troisième Type
Imprésario du Troisième Type
par John Scalzi
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Des E.T. qui se rabattent sur le monde du show business, fallait y penser !, 29 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Imprésario du Troisième Type (Broché)
Le saviez-vous ? Des extraterrestres nous observent discrètement depuis des dizaines d'années ! C'est au travers de nos programmes TV que les Yherajks ' c'est ainsi qu'ils se nomment ' ont appris à mieux nous connaître avant de tenter un premier contact. Ils ont été prudents et discrets, car l'existence du programme SETI montre que les Terriens ont le désir de communiquer avec d'autres être vivants dans l'univers. Mais les films de science-fiction, eux, laissent à penser que les êtres humains sont hostiles à tout contact, de peur de voir la Terre envahie par des peuples venus d'ailleurs. Le souci des Yherajks, c'est que lorsque les aliens de fiction sont violents ou méchants, c'est à eux, les Yherajks, qu'ils ressemblent. Et ceci les perturbe grandement. En effet, dès lors, comment se présenter sous leur meilleur jour aux humains ? La solution s'impose à eux comme une évidence : les Yherajks, qui se sont abreuvés des années durant de nos émissions TV, en déduisent qu'il leur faut faire appel à' un imprésario !

Mais quel plaisir que de lire à nouveau un roman de John Scalzi, un auteur dont j'ai dévoré la trilogie « Le vieil Homme et la Guerre ». Cet ouvrage « Imprésario du troisième Type » est très bon. Il est excellent même !

Cette histoire est narrée avec beaucoup d'humour ' qui tient sur la longueur - et l'on reconnaît bien la plume légère et cynique de John Scalzi. Le scénario est à la fois complètement improbable et très imaginatif : des E.T. qui se rabattent sur le monde du show business, fallait y penser !

Mais que l'on ne s'y trompe pas : premièrement John Scalzi ne fait jamais dans le ridicule, et deuxièmement, derrière cette histoire loufoque, il y a une réflexion profonde. Et là où John Scalzi fait fort, c'est que finalement, on y croit et se dit que c'est possible.

En conclusion, pour ma part, j'ai adoré cette lecture. De l'humour, des situations cocasses, de l'action, et une bonne dose d'originalité, font de ce roman un excellent crû, que je vous recommande de découvrir au plus vite !


Le monde perdu sous la mer
Le monde perdu sous la mer
par Arthur Conan Doyle
Edition : Poche
Prix : EUR 4,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une aventure agréable, mais dont la lecture ne laissera pas un souvenir impérissable, 13 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le monde perdu sous la mer (Poche)
Voici un petit roman (184 pages) écrit en 1928 par Sir Arthur Conan Doyle. Je me le suis procurée, parce que j'étais très curieuse de découvrir ce que le « papa » de Sherlock Holmes écrivait en dehors des enquêtes de son personnage mythique.

Dans « Le Monde perdu sous la Mer » (connu aussi sous le titre « Le Gouffre Maracot »), l'auteur nous emmène au fond de l'océan Atlantique en 1926, dans une aventure entreprise par de courageux anglo-saxons. Lors d'une descente dans « une cage d'acier avec des vitres de cristal » pour observer les fonds marins, le câble qui la relie au bateau de l'expédition rompt (je vous laisserai le plaisir d'en découvrir la raison). La petite « cage » tombe alors au fond l'océan et se pose sur le sol à des profondeurs encore jamais atteintes précédemment. Les trois malheureux hommes à son bord, emprisonnés dans leur chambre d'acier, sont donc condamnés à mourir lentement dans ces sombres abysses. Mais alors qu'ils sont à l'agonie, ils font une bien étrange rencontre' Au-dehors, à travers les hublots, ils aperçoivent des individus qui nagent tout autour d'eux ! Recueillis, nourris et logés, les trois rescapés découvriront que leurs sauveurs ne sont autres que' les descendants de la civilisation atlante, dont la cité a été engloutie il y a des milliers d'années de cela !

Nous avons ici un roman épistolaire, car c'est au moyen de lettres (et même de messages dans une « bouteille ») et de notes consignées dans un carnet de bord, qu'Arthur Conan Doyle nous narre les aventures de ses personnages. Cette forme est assez sympathique, car elle donne vraiment l'impression au lecteur de se lancer à son tour dans une aventure. La désuétude du style et les attitudes très « gentleman » des personnages (quoi de plus naturel que de boire une tasse de thé au fond de l'océan ?), confèrent- je trouve - un charme fou à cet ouvrage. Par contre, au vu du nombre de noms scientifiques que le Docteur Maracot énumère lorsqu'il observe la faune et la flore aquatique, on pourrait avoir l'impression que l'auteur a voulu nous en mettre plein la vue. En effet, je vous mets au défi de me dire ce qu'est un « gastrostomus globulus » ou encore une « cutleria multifida » !

Tout au long de cette histoire, on n'échappe à des clichés à la fois charmants et rigolos. Le peuple atlante, maîtrisant des technologies très modernes et sophistiquées en comparaison aux êtres humains du « dessus », est séduit par la culture britannique du XXème siècle. Toujours concernant les habitants de l'Atlantide, les femmes sont à la fois splendides et dociles, tandis que les « mâles », eux, sont nobles et valeureux. Et finalement, tout est bien qui finit bien : le Bien triomphe du Mal, et les intrépides explorateurs anglo-saxons ramènent plein de richesses de leur aventure.

En résumé, je dirai de cette lecture qu'elle est plaisante et divertissante. Il est intéressant de découvrir Sir Arthur Conan Doyle dans un genre lancé par LE maître, Jules Verne : le roman d'aventure. Par contre, je trouve qu'il manque un peu au premier la légèreté (style) et l'humour du second, ainsi que - bien sûr - son sens de l'anticipation. « Le Monde perdu sous la Mer » est donc un ouvrage sympa à découvrir, mais je ne pense pas que sa lecture laissera un souvenir impérissable.


Hunger Games, Tome 3 : La révolte
Hunger Games, Tome 3 : La révolte
par Suzanne COLLINS
Edition : Broché
Prix : EUR 18,15

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un véritable tour de force, 2 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hunger Games, Tome 3 : La révolte (Broché)
« Je m'appelle Katniss Everdeen. J'ai dix-sept ans. J'ai grandi dans le district Douze. Je participais aux Hunger Games. Je me suis sauvée. Le Capitole me hait. Peeta a été fait prisonnier. On suppose qu'il est mort. Il est sûrement mort. Sans doute vaut-il mieux qu'il le soit' »

Cet ouvrage est sombre. Après la révolte, voici venu le temps de la guerre, dans toute son horreur. Il y a beaucoup de morts et de destruction. Que ce soit du côté des rebelles ou de celui du Capitole, la violence est présente tout au long du récit. C'est oppressant. Par moments, il est même difficile de déterminer qui sont finalement les « bons » ou les « méchants », tant la rage qui anime les deux camps est forte. Cet aspect est intéressant.

On pourra également découvrir le mode de vie des habitants du District 13, un endroit où tout est planifié et structuré, et où la discipline règne en maître. Un peu tout ce qui m'horripile en fin de compte'

Les événements font que les personnages principaux changent radicalement, ils évoluent et ne seront plus jamais les mêmes. De ce fait, ils y gagnent en crédibilité et en maturité.

*** spoilers ***

Katniss est détruite. Sous morphine, elle tente de se remettre de ce que les Jeux de la Faim lui ont infligé comme séquelles physiques et morales, sans vraiment y parvenir. Défaitiste et abattue, elle baisse les bras et n'assume plus son rôle de « geai moqueur ». Elle se sent d'autant plus inutile que l'emblème de la rébellion n'a plus vraiment de raison d'être : les rebelles ' avec ou sans elle - marchent vers le Capitole pour l'affronter. Katniss se renferme donc sur elle-même, s'apitoie sur son sort et devient infecte avec son entourage. La vaillante et combative jeune femme que nous connaissions n'est plus. Le changement est intéressant, mais je dois dire aussi que certains passages d'introspection tirent un peu en longueur'

Peeta est métamorphosé lui-aussi. Parfois même, il est carrément effrayant. Mais d'un autre côté, on sent qu'il a plus que jamais besoin du soutien de Katniss. Après tout ce qu'il a fait pour elle, on pourra s'étonner de la manière ingrate dont elle le traite. J'ai parfois ressenti l'envie de lui administrer une bonne paire de claques pour la secouer un peu...

Quant à Gale, il devient un véritable combattant prêt à sacrifier des innocents pour la cause qu'il défend. On le sent s'éloigner petit à petit de Katniss et on comprend que leur amitié d'antan, devenue fragile dernièrement, est à présent en train de se briser à jamais'

Je crois que mon personnage préféré est Cinna, le styliste de Katniss lors des jeux. Bien que ce dernier soit mort, dans ce troisième volume il est très présent dans les pensées de Katniss. On s'aperçoit qu'il avait bien caché son jeu. En effet, il était depuis le début du côté des rebelles, et on pourra découvrir tout ce qu'il avait préparé à l'attention de Katniss pour l'aider dans sa tâche.

J'ai beaucoup aimé cette trilogie, bien qu'elle m'ait laissée un léger arrière goût amer. D'abord, je pense que le sacrifice de certains personnages auxquels on s'était attachés, n'était pas nécessaire (Cinna, Finnick, Prim'). Ensuite, j'ai le sentiment que certains faits ont été résolus un peu trop vite. Par exemple, lorsque Katniss s'effondre devant le Capitole, le rideau tombe, alors qu'on est dans le feu de l'action. Ce n'est qu'à son réveil - et sans autre détail - que l'on apprendra que le Capitole a été vaincu. Et puis, une question reste sans réponse : Pourquoi et comment Katniss a-t-elle été acquittée après avoir tué de sang froid la Présidente Coin ?

*** fin des spoilers ***

En résumé, je dirais d'Hunger Games que c'est une trilogie passionnante, qui devient de plus en plus sombre à chaque tome. A noter que les personnages et les lieux de cette Amérique post-apocalyptique sont très bien travaillés. J'ai apprécié que l'auteure ne termine pas son dernier chapitre sur une note trop guimauve (comme ce fut le cas pour la saga Harry Potter). A mon avis, Suzanne Collins a livré la conclusion la plus adaptée qui soit : une fin, mais pas une « happy end ». Je suis également contente ' soulagée même - que Suzanne Collins ait bouclé cette histoire en 3 tomes, car le concept des Jeux de la Faim, bien qu'intéressant, peut vite devenir répétitif et lassant.

« Hunger Games » est une trilogie que je vous recommande. Cependant, je crois qu'un peu de répit s'impose entre chaque livre, histoire de pouvoir évacuer le stress accumulé après la lecture de chaque pavé. En effet, on subit avec Katniss tout ce qu'elle endure, et c'est lourd, psychologiquement parlant. En même temps, l'auteure réussit là un véritable tour de force.


Le dernier voyage de l'Albatros
Le dernier voyage de l'Albatros
Prix : EUR 7,69

4.0 étoiles sur 5 Une belle découverte, 3 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le dernier voyage de l'Albatros (Format Kindle)
Critique du livre (format papier) :

Passionné de planétologie et intéressé par les sciences en général, Marc Feuermann est titulaire d'un doctorat en biologie moléculaire. « Le dernier Voyage de l'Albatros » est son premier roman et j'ai le privilège de vous en livrer la première critique.

Au travers de ce livre, Marc Feuermann nous offre une vision de l'avenir que je trouve des plus réalistes. On sent que l'auteur a de solides connaissances en astronomie. La perspective de construire des cités sous des dômes sur la Lune, sur Mars, mais aussi sur les lunes des planètes externes - pour autant que l'on puisse parcourir le système solaire - n'est de loin pas irréaliste. Il a même envisagé des cités souterraines pour les lieux qui présentent des conditions très rudes ! Il a donc pensé à tout et maîtrise son sujet.

Il est à noter également que dans cet ouvrage, on ne trouvera pas de technologies révolutionnaires ou improbables, mais plutôt une vision futuriste du développement de nos technologies actuelles, comme par exemple la fusion de l'hydrogène :

Chapitre 2, p.13 : « L'hydrogène, c'était la grande ressource énergétique des Mondes Extérieurs, où les rayons du Soleil étaient si faibles. C'est lui qui fournissait l'énergie pour chauffer les villes, fabriquer de l'électricité pour l'éclairage, les transports, le fonctionnement de n'importe quel appareil, du plus simple au plus complexe. Il servait aussi de carburant pour les grands vaisseaux interplanétaires. Depuis la découverte et la maîtrise de la fusion thermonucléaire par les humains, c'était devenu l'un des éléments les plus utilisés, et encore plus particulièrement sur les Mondes Extérieurs privés de l'énergie du Soleil. »

L'univers de Marc Feuermann est d'entrée bien posé. Après l'âge d'or de l'humanité (ou si vous préférez : son expansion à travers tout le système solaire), on baigne dans une structure politique simple, mais efficace : une Confédération Terrienne composée de 6 états dirigés par 6 gouverneurs, des empereurs régnants sur les Mondes Extérieurs, des colonies isolées, et le vaisseau Albatros. Ce dernier, d'ailleurs, est presque un monde à lui tout seul ! Il pourrait même rappeler une certaine « Arche de Noé », puisque son Capitaine, l'Amiral Tulk, recueille à son bord des orphelins et des fugitifs. Cette organisation pourrait donc continuer de fonctionner à merveille si quelqu'un ou quelque chose n'en avait pas décidé autrement'

Cette aventure nous conduit d'un bout à l'autre du système solaire : Terre, Mars, Uranus, Jupiter, Saturne, Ariel, Triton, Vesta, Titan' Le voyage est passionnant ! Ca m'aurait plu de trouver en fin d'ouvrage des cartes schématiques des planètes et surtout de leurs satellites naturels, afin de bien pouvoir situer les différents lieux où l'action se déroule (pour être sûre de l'emplacement de certaines lunes, j'ai dû sortir mon livre d'astronomie !). Je précise que c'est un souhait que j'émets ici, en aucun cas un reproche.

Les personnages de cette histoire sont variés et bien travaillés. C'est avec plaisir que j'ai suivi leur évolution, à commencer par celle de Victor, le héros aux airs de antihéros, de même que celle de Virginia Enora, Atama, Aménor, Maya, etc. Et puis j'ai également été séduite par cette part de mystère qui flotte autour de Tulk, des Uranoptères (créatures mythiques qui auraient été aperçues dans les profondeurs d'Uranus), de « Je » (entité ou conscience) et des conspirateurs du « plan ». Il est également à noter que Marc Feuermann utilise intelligemment ses personnages pour véhiculer ' avec parcimonie - ses propres idées et opinions sur la religion, la politique et la race humaine.

Voici quelques exemples que j'ai appréciés :

« Le pouvoir corrompt, l'ambition et la cupidité finissent toujours par prendre le dessus sur la morale. C'est ça la nature humaine. » (Virginia Enora)

« L'homme n'a pas besoin d'un dieu pour se sentir bien, il lui suffit de se découvrir lui-même ['] L'homme n'a pas compris sa vraie nature. Il est en train de s'autodétruire alors qu'il est en fait un prodige de l'évolution. C'est un être conscient. Le seul que l'on connaisse actuellement dans l'univers. Il fait partie de l'univers, il est composé de ses atomes. C'est par l'homme que l'univers a conscience de sa propre existence. Notre rôle est d'accumuler des connaissances sur nous même et sur le reste de l'univers afin que l'univers apprenne à se connaître. » (Sandmeyer, philosophe)

« La grande majorité des humains ne servent qu'à assurer le renouvellement, la continuité de la population. De temps en temps dans le lot, un individu sort du lot et se place dans la catégorie des arpenteurs du savoir ! » (Munstersen)

Je retiendrai tout particulièrement l'expression « arpenteurs du savoir », à laquelle je mets la motion : excellente !

J'en viens maintenant au texte. L'écriture de Marc Feuermann est fluide. Le récit est bien rythmé. Il n'y a pas de temps morts, ni de dialogues ou de descriptions superflus. Il en résulte une lecture agréable, mais' le roman souffre de petits défauts. Il y a parfois une mauvaise utilisation des temps des verbes et des coquilles subsistent dans le texte, malgré la relecture par un agent littéraire ! On pardonnera donc volontiers à l'auteur ces petites imperfections, car il nous sert une histoire suffisamment intéressante pour qu'on ne s'y attarde pas, mais en revanche, pas au professionnel qu'il a payé pour les corrections...

En conclusion, le roman de Marc Feuermann est pour moi une belle découverte, accompagnée d'un coup de théâtre sur la fin qui donne une nouvelle dimension au récit. Je n'ai rien vu venir et j'en ai pris plein la vue ! J'ai bien aimé cet effet. « Le dernier Voyage de l'Albatros » est donc une lecture que je vous recommande. Une suite est prévue pour bientôt et j'ai hâte de la lire.


Yrmeline et le Château du Graal
Yrmeline et le Château du Graal
par Bleuette Diot
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une écrivaine confirmée, 3 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Yrmeline et le Château du Graal (Broché)
Il n'y a plus de douce Yrmeline qui tienne ! Après avoir pris pleinement conscience de sa nature anunnaki et du rôle qui lui est destiné, Yrmeline devient une femme impitoyable et violente, au grand dam de Lanz, qui peine à la comprendre et désespère de se voir ainsi rejeté de son existence. Tandis qu'Yrmeline va mettre sa propre vie en jeu dans le but de piéger le mortel et séduisant Bellator Rex, Lanz lui, rejoint la conjuration de l'Aube et découvre des secrets hors du commun.

Ce second tome emmène le lecteur loin dans le temps et dans l'Histoire. En effet, grâce à une machine anunnaki (sorte de transporteur temporel), Lanz va se retrouver propulsé 10'000 ans dans le passé au cœur de l'île de Falias, pour y découvrir une vérité historique des plus renversantes.

Cette passionnante épopée médiévale est un savant mélange de faits historiques et de légendes, teintés de science-fiction et de fantasy. L'auteure, Bleuette Diot, possède un impressionnant bagage historique et joue, tout au long du récit, à incorporer de la fiction à ces éléments. C'est bluffant ! Sa plume est vive, son écriture, fluide et poétique. Ses écrits sont complétés par des cartes et des notes très utiles, que l'on pourra trouver en fin d'ouvrage. Je n'ose imaginer la quantité de documents amassés et de recherches historiques effectuées pour arriver à un si beau résultat.

Il est également à noter le travail remarquable effectué sur certains personnages. Je pense tout particulièrement à Yrmeline et au Bellator Rex, dont les personnalités atteignent des sommets rarement aussi bien décrits en littérature. En présence l'un de l'autre, la nature anunnaki sauvage et mortelle de ces deux êtres est attisée. De ce fait, certains passages sont très forts en intensité. Ces deux personnages ont donc tendance à éclipser tous les autres. Mais Bleuette Diot a su trouver la parade en conférant à Lanz et à son maître, messire Konwoïon, un statut particulier en leur donnant la possibilité de se lancer dans la quête du Graal. De ce fait, il subsiste un bon équilibre entre les rôles des différents protagonistes.

En conclusion, après un premier livre qui relève du chef-d'œuvre, j'étais très curieuse de voir ce que cette suite me réserverait. Le moins que l'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçue. Ce voyage dans le temps n'est pas pour me déplaire. De plus, le fait que les personnages aient autant évolué est une agréable surprise. Au final, le récit gagne encore plus en profondeur et ouvre sur une nouvelle dimension des plus intéressantes. Bleuette Diot est non seulement une femme cultivée, mais en plus, c'est une écrivaine confirmée, comme nous le prouve sa saga « Yrmeline ». J'attends donc impatiemment la parution du troisième tome, car « Le Château du Graal » se termine sur un fort suspens.


Percy Jackson : Le Voleur de Foudre
Percy Jackson : Le Voleur de Foudre
DVD ~ Logan Lerman
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 7,04

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Divertissant, 31 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Percy Jackson : Le Voleur de Foudre (DVD)
Après avoir subi les cinq premières minutes du film, ma patience a presque atteint ses limites et j'ai bien failli arrêter là. Il faut dire aussi que les super-héros et moi, on n'est pas très copains...

Puis, vient le générique, et le décor change, en même temps que mon intérêt reprend pour ce qui m'est présenté. Je finis même par me caler confortablement dans mon fauteuil et les 2 heures du film passent comme une lettre à la poste. Bien que certaines répliques soient assez prévisibles (ou même parfois totalement bêtes et superflues), le thème est original, les personnages sont attachants, l'histoire ne manque pas d'humour et en plus, elle est accompagnée de bonnes musiques (Highway to Hell, A Little less Conversation, ...). J'ai en particulier un coup de coeur pour la virée à Las Vegas, où je me suis bien marrée !

Au final, j'ai passé un moment divertissant, et bien que ce ne soit pas le film du siècle, j'ai bien aimé cette histoire.


2. Hunger Games
2. Hunger Games
par Suzanne COLLINS
Edition : Broché
Prix : EUR 18,15

5.0 étoiles sur 5 Un second tome encore meilleur que le premier !, 31 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : 2. Hunger Games (Broché)
Chose assez rare pour une trilogie, l'auteure Suzanne Collins nous livre ici un second tome encore meilleur que le premier !

Moi qui pensais que Katniss pourrait respirer un peu après sa victoire aux Jeux de la Faim, je me trompais. Visiblement, elle a gravement offensé le Capitole, qui attribue le geste de sa victoire à une provocation à son encontre. En effet, Katniss ' associée désormais à l'oiseau de sa broche : le geai moqueur - est devenue le symbole de la rébellion. Cette flamme de la révolte va embraser les districts de Panem comme des torches de paille...

Mais pour rappeler aux districts qu'il est le plus fort, le Capitole va lancer de lourdes représailles. Et le pire, c'est qu'il va se montrer plus cruel que jamais en créant les Jeux de l'Expiation, un piège qui regroupe tous les anciens gagnants des jeux précédents pour les faire s'entretuer dans l'arène. Katniss et Peeta se retrouvent ainsi à nouveau plongés dans des jeux plus terribles que jamais, car cette fois-ci, ils ne pourront pas gagner tous les deux'

Ce second tome est incroyable. Il ne nous laisse pas une minute pour souffler, tant il est passionnant. En lisant dans le résumé que Katniss et Peeta retourneraient dans l'arène, je craignais un peu de trouver des répétitions par rapport au premier livre. Mais il n'en est rien. Suzanne Collins entretient bien le suspens, en nous offrant de beaux revirements de situation et de surprenants coups de théâtre. Le ton est plus sombre que précédemment et la tension monte d'un cran.


Frey, T1
Frey, T1
par Chris Wooding
Edition : Poche
Prix : EUR 8,00

2.0 étoiles sur 5 Beaucoup de points forts, mais tout autant de faiblesses..., 18 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Frey, T1 (Poche)
Cet ouvrage est un intéressant mélange de science-fiction, piraterie, fantasy et d'aventures. Je me suis plongée agréablement dans cette histoire originale, dans laquelle les personnages, à priori fades au départ, sont dévoilés petit à petit. Le mystère qui entoure chacun d'eux est bien entretenu, les révélations tombent au compte-gouttes. Je me suis attachée à eux au fil du récit, exception faite de Frey, le héros, qui me laisse de marbre, car beaucoup trop caricaturé à mon goût.

Il est également à noter que le style (choix du vocabulaire et tournures de phrases) utilisé par l'auteur est bien adapté à ce type de récit tournant autour de la piraterie : bien corsé, bien crû, et teinté d'humour. Jugez-en plutôt par vous-même :

« Rogin était sale, devenait chauve, avait un nez bosselé et une couperose sur les joues : pas vraiment un régal pour les yeux. Ni pour les narines, d'ailleurs. Il avait l'odeur aigre aux nuances de chou-fleur d'un homme ayant l'habitude de mijoter dans ses propres pets. »

Mais je me dois aussi de dire que la version iBook comprend un nombre important de fautes d'orthographes et d'accords de verbes (la faute au traducteur ?), et que la césure des mots est mal faite. Ca fait franchement mal aux yeux. Qu'en est-il de la version « papier » ? De même, la présentation des chapitres est bizarre, parce que chaque chapitre comporte plusieurs titres : ça fait plus « notes/repères d'auteur » que professionnel. J'ai également relevé quelques incohérences dans la narration, qui m'ont dérangée.

Au sujet du scénario, lors des 100 premières pages (5 chapitres), je me suis posée la question quant à savoir où l'auteur voulait nous emmener, et si lui-même savait quelle direction donner à son histoire. En effet, tout comme l'équipage de la Ketty Jay, on bourlingue d'une région à l'autre sans savoir où l'on va vraiment et pourquoi, tout en sautant du coq à l'âne. C'est un peu déroutant. Ce n'est qu'à partir du chapitre 6 qu'un fil conducteur se dessine enfin et que la sauce prend.

Comme je l'ai dit, l'univers dans lequel se déroule cette histoire est très original, sauf que... l'auteur ne va pas assez au fond des choses. Eveilleurs, Fléau, Grandâme, Démonistes, Manes, etc. Ce sont des concepts qui semblent intéressants, mais ils ne sont pas assez développés/expliqués, ce qui fait que je ne comprends pas vraiment de quoi il s'agit.

Quant aux lieux... impossible de m'orienter. Quelle est cette planète, si ça en est une ? Où sont situées les villes ? Y'a-t-il des continents ? Ou bien est-ce que ce sont des mondes différents ? Une carte de ces endroits aurait vraiment été la bienvenue pour pouvoir m'aider à mieux situer l'action. De même, cela m'aurait aussi peut-être permis de comprendre pourquoi les équipages se déplacent d'un lieu à l'autre en vaisseaux, alors que ces engins ne vont pas dans l'espace...

En conclusion, mon avis est mitigé : beaucoup de points forts, mais tout autant de faiblesses. J'ai beaucoup aimé l'histoire, pleine d'originalité et d'humour, mais je regrette de ne pas avoir pu me représenter le décor dans lequel évoluent les personnages. La toile de fond n'a pas du tout été posée par l'auteur et c'est tout à fait dommage ! Après 900 pages de lecture, je reste totalement sur ma faim quant à cet univers et ses concepts. Et c'est frustrant !


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